Que nous reste-t-il ? Nous n’avons qu’une force, celle du nombre, par AncestraL

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Que faire ? Sommes-nous entendus ? Si oui, sommes-nous compris ?

Quand je pense à ce qu’il me faudrait faire pour que les choses changent (et il faut d’abord se changer soi-même pour cela) voilà ce que je constate : tout a déjà été dit, écrit, prononcé, démontré, dénoncé. On ne peut donc que reprendre, reformuler, donner du style : nous sommes dans le port-modernisme depuis que l’on ne sait plus inventer. Paraphraser en faisant du neuf avec du vieux, voilà ce que l’on fait depuis mai 68. Ce que je veux dire par là, c’est qu’à chaque fois que je me dis : « voilà ce que je dois étudier afin d’obtenir ceci », je réfléchis, j’observe et je vois que, d’une manière ou d’une autre, un autre que moi l’a déjà fait avant, parfois bien avant, parfois encore plus loin dans le temps – et que cela n’a, pratiquement parlant, pas beaucoup fait bouger les lignes de front, même si tout avait été très bien pensé et écrit.

La guerre des classes est une réalité (« La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter » nous conte Warren Buffet (et le buffet est servi !). Les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. « C’est normal, les pauvres, c’est fait pour être très pauvre, et les riches, très riche » nous apprend De Funès. Qu’on se l’avoue ou non, chacun sait bien ce qu’il en est, et du rapport de force à notre désavantage, et de la situation catastrophique de l’économie réelle. Alors, tout ça a été décortiqué de mille façons depuis des lustres. Et, les lignes de front bougent-elles ? C’est une « drôle de guerre » là aussi dirais-je.

Que nous reste-t-il ? Nous n’avons qu’une force, celle du nombre. Les pauvres très pauvres sont très nombreux face aux riches très riches.

Je ne suis pas du tout satisfait de ce monde. Je suis honteux pour ma fille qu’elle ait pris naissance dans un tel univers.

Pour vivre mieux, il me faudrait pourtant m’en contenter. Ce serait donc accepter que le monde soit ainsi. Je pourrais me ficher que tout parte dans le mur à 100 à l’heure. Je pourrais profiter du présent et vivre à crédit, sur le bon dos de notre vieille Terre. Je pourrais très bien vivre au jour le jour, sans penser au lendemain, et vivre égoïstement, polluer à foison, vivre en courbant l’échine, en ayant troqué ma dignité pour vivre cette vie selon les règles des puissants.

Mais, ce n’est pas ça « la vie ». Lennon voulait, devenu adulte, « être heureux ».

Car ce petit tableau que j’ai dressé, c’est simplement un scénario, une servitude volontaire.

Nous sommes, dans notre immense majorité, écrasante majorité, des moutons. On ne s’est pas saisi de notre vie pour la vivre. Par contre, certains se sont saisis de nos vies pour faire de nous leurs ouvriers, leurs employés, leurs outils. Nous sommes, très jeunes, devenus des morts-vivants, alors que le petit héros du Géant de Fer nous dit bien à la fin « tu es celui que tu choisis de devenir »… Que sommes-nous donc ? Que sommes-nous devenus ? Qu’allons-nous devenir ?

D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? questionne Gauguin.

Que Spencer Cathcart essaie de nous montrer la voie à suivre ou que Pablo Servigne et Raphaël Stevens nous dressent le constat que Tout peut s’effondrer, nous avons peu bougé et cela, uniquement mentalement.

Écrire des livres et des billets, lire des livres et des billets, c’est bien un moment, mais ça n’entraîne pas la foule dans les rues pour qu’elle refasse la Révolution (peut-être devrions-nous faire un stage à la CIA pour mieux comprendre cela). Spartacus a prit le problème à bras le corps et je crois que nous n’avons plus que cet exemple-là pour que les choses changent et se transforment selon le mode de vie que nous souhaitons : sain, solidaire, humain, posé, lumineux.

Nos existences se déroulent dans un univers confortable, avec toutefois une épée de Damoclès au-dessus de la tête – mais pas comme dans le reste du monde non-occidentalisé. Ainsi l’on nous fait comprendre qu’à la moindre incartade, l’épée tombe et nous coupe du confort. Notre confort est relatif : en effet, chacun le sent, ce « malaise dans la civilisation ». Tout empire, on le sait, alors on se bouche les yeux, les oreilles, la bouche…

Or, nous n’avons qu’une vie et nous devons la mettre en danger, prendre des risques, pour que nos enfants soient fiers de nous et que nous ne leur léguions pas que des dettes et une planète dans un état misérable, ainsi qu’un « Meilleur des Mondes » exécrable où nous vaudrons moins que des robots. Nous ne devons pas attendre que la CIA nous concocte le scénario et la storyline de notre Révolution : non, c’est à nous de l’écrire, et c’est à nous de la mettre en œuvre. Voilà notre travail ! On ne peut pas attendre de connaître la famine ou d’être à la rue pour se bouger le popotin.

Voyez ce que dit Wikipedia de la révolution : « Une révolution est un renversement brusque d’un régime politique par la force. Elle est aussi définie par le Larousse comme un « changement brusque et violent dans la structure politique et sociale d’un État, qui se produit quand un groupe se révolte contre les autorités en place, prend le pouvoir et réussit à le garder »

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux » nous éclaire Benjamin Franklin…

Étudions comment une Révolution se met en marche. Écrivons là notre Révolution puis mettons-la en œuvre.

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131 réflexions sur « Que nous reste-t-il ? Nous n’avons qu’une force, celle du nombre, par AncestraL »

  1. C’est vrai que tout est dit…
    Vous ajoutez, AncestraL, que le nombre peut renverser la situation, mais le système a tout bien verrouillé, bien conscient que le nombre créait le danger. Alors il continue de se défendre en empêchant le nombre de s’unir, l’empêchant d’agir, entre autres, en créant des divisions et aussi en infiltrant les communautés animées des meilleures intentions.
    Le système utilise dans le cadre de ces cercles une arme imparable: le mépris des gens ordinaires.
    Pourtant ces gens sont partie prenante.
    Tant qu’ils seront exclus, rien ne pourra changer, sauf lors du collapse majeur qui ne pourra que survenir.
    Observer les comportements pousse à n’envisager que cette dernière issue 🙁

    1. Le système est verrouillé certes, mais c’est surtout notre mental qui est verrouillé. Nous pourrions mettre le système à genoux très simplement: il « suffirait » d’arrêter de consommer « superflu ».
      Satisfaisons uniquement nos besoins vitaux: eau, nourriture, chaleur, santé, sécurité, et mettons le reste à la poubelle.

      Les deux premiers guillements indiquent toute la difficulté de l’exercice. Personne ne peut ni ne veut arrêter de consommer superflu. Consommer superflu signifie, entre autres: plus de restaurants, plus de voyages, plus de jouets, plus de parcs d’attractions, etc.

      Parce que toutes ces activités requièrent de l’énergie, donc du pétrole, on retirerait de la pression sur les compagnies pétrolières… Mais quelle vie morne, c’est-ce pas? Sans compter les nombreux licenciements qui en découleraient.

      Il n’y aura pas de révolution, mais une convergence vers l’effondrement final, qui espérons-le interviendra le plus tôt possible et de manière rapide, comme bien expliqué par Carlos de Castro: http://www.15-15-15.org/webzine/2015/04/26/en-defensa-de-un-colapso-de-nuestra-civilizacion-rapido-y-temprano/

      1. Mais ça ne dérangerait pas du tout ceux qui détiennent le Pouvoir, c’est à dire les Hyper Friqués du haut de la Pyramide.

        Car le Pouvoir EST dans la Propriété des Ressources primaires, c’est à ça qu’il faut s’attaquer. Le reste ils s’en moquent.

    1. Le message subliminal c’est :

      Une révolution, brrrr…. , c’est fatalement comme à Alep…
      Inutile de réfléchir brave gens, c’est vigneron qui vous le dit!

    2. Ce qui est curieux ou remarquable, Vigneron, c’est qu’en suivant votre lien, pointant un forum grand public, il n’y ait pas un seul commentaire, à cette heure du moins…

  2. Certains ont des propositions assez claires… Mais ça a toutes les chances de rester lettre morte. Seuls les gros médias ont le pouvoir d’influencer, mais pour que rien ne change.

    Paul Jorion, tel un missionnaire, prêche la bonne parole, mais au rythme ou vont les choses…

    En pratique donc, à l’occasion d’un prochain cataclysme, ça va partir en un gros bordel imprévisible, par définition.
    Désolé de faire ainsi part de mon enthousiasme, mais qui dit mieux?

    1. J’oubliais le Mouvement pour la 6èm République, qui ambitionne d’écrire une nouvelle Constitution.

      https://www.m6r.fr/

      Ça a 1 an d’existence, et 100 000 adhérents ce qui est bien peu.

      Cette initiative est excellente, encore pas mal brouillon, mais en constante amélioration.

      Je ne vois pas d’autre moyen qu’un tel mouvement, pour avancer dans le concret, et la légitimité.

      Si vous n’avez encore adhéré allez y !

      https://www.m6r.fr/

      1. Votre proposition (comme bien d’autres, vous n’êtes pas personnellement en cause), c’est justement ce qui fait le désespoir d’AncestraL. Les débats mobilisent du temps, beaucoup de temps, et les résultats de ce genre de projets, si jamais ils apparaissent, se concrétisent sur le long terme.
        Comme disait quelqu’un que Paul affectionne particulièrement, « à long terme, nous serons tous morts… ».
        Avec tous les nuages qui s’amoncellent, le long terme pourrait s’avérer beaucoup plus court que prévu.

      2. Y a de quoi trouver ça long… 40 ans que ça dure, à cause d’une dispersion incroyable des énergies, sur des sujets secondaires,
        les inégalités, le chômage, les allocations chômage, la création d’emploi, l’âge de la retraite, le salaire à vie, le Revenu d’existence, le cumul des mandats, la privatisation de la santé, l’écologie, l’agriculture bio, la protection des animaux, les énergies renouvelables, la publicité, les travailleurs pauvres, la précarité, l’exploitation du tiers monde, les gaz de schistes, les forages en Alaska, la protection des ours, des loups, les golden parachutes/Hello, la rémunération des grands patrons, la répartition capital/travail, les banques, la pollution, l’entretien des réseaux secondaires, ………… bref.
        Sans compter ceux qui se perdent à lire Marx et autres.

        Pendant qu’on parle de ça, on ne parle pas du point commun à tout ça: La Propriété privée des Ressources primaires, qui permet tout ce que j’évoque au dessus.

        Le problème est que les bonnes idées (je ne dis pas que les miennes sont bonnes, ce n’est pas à moi de juger), sont noyées dans un bruit permanent, qui fait que personne ne les distingue. C’est le drame de la gauche.

        Cela fait 30 ans que j’observe ça, et je comprends que quand cette saloperie de système vous tiens la tête sous l’eau on trouve le temps long.
        Tenir bon, tenir bon, par tous les moyens que l’on a à sa portée, dans l’espoir que ça se termine.
        Et ça ne va plus durer. C’est une question de mois, car ça craque vraiment de partout…

    2. Il faut essayer de toucher les jeunes ….communiquer sur FB etc expliquer et parler comme eux ….je sais que c’est difficile on dirait que ça ne les intéresse pas….

      1. j’ai horreur de face de book et pourtant je remplie ma page qui était encore vierge il y a quelques mois de messages et de liens pour éveiller, c’est pas gagné voir les dernières vidéos de l’agence info libre qui comme ici fait appel au don et quand à radio ici maintenant ça reste vraiment très parisien. Même si la toile est la plus puissante théoriquement , inévitablement le men stream ou mine le moral: télé radio presse qui n’appartient qu’aux 10 plus riches ; reste le gagnant de ce jeu de dupe!
        Alors oui on nage dans le scatologique le plus total et seul 0.001% s’exprime et le peu qui se lève disparaît très vite.

      2. Fcebook c’est la dissolution du vrai dans le faux, dixit Henri Atlan
        S’il ne reste que FB pour sauver le dernier pré carré, ça sent le roussi !

  3. « Écrire des livres et des billets, lire des livres et des billets, c’est bien un moment, mais ça n’entraîne pas la foule dans les rues pour qu’elle refasse la Révolution ».
    C’est insuffisant, d’accord, mais c’est indispensable. Le blog, les livres, les billets, notamment celui-ci…c’est indispensable pour préparer le terrain idéologique d’une nouvelle révolution. Et il y a du travail à faire, après le désastre et l’imposture du « socialisme réellement existant ».
    Après, il faut créer le rapport de force, c’est clair. Par le nombre, sans doute, et c’est même une question de légitimité démocratique, mais aussi par la force de ce nombre, ce qui implique, face à un appareil d’Etat de plus en plus violent, un bon degré disons « d’organisation ».
    L’espoir est bien là, toujours à notre portée, comme démontré ici: http://wp.me/p5oNrG-cWF

    1. Il faut essayer de parler au jeunes…c’est ce que les gardiens du temple essayent d’éviter…..licenciement de Paul…éliminer les cours des sciences humaines » etc

    2. Anti K ou le NPA, c’est bien, mais je ne me souviens pas avoir vu de proposition de système économique réaliste, alternatif au capitalisme des rentiers.

      En fait, je ne comprends pas pourquoi ils militent si ce n’est contre le système actuel, et pour de belles idées, dans lesquelles on se noie, encore et encore.

      Marx et Engels c’est bien, mais le contexte actuel n’est plus du tout celui de cette époque…

      1. Dominique Gagnot a raison: il faut résister, ce que font les Anti-K, et d’autres d’ailleurs…mais il n’y aura que des petites victoires partielles et de grandes défaites globales sans alternative globale au capitalisme, autrement dit sans la perspective d’une révolution sociale. Il en trace lui-même quelques contours plus bas. Les Anti-K, NPA et autres le font aussi, dans la théorie comme dans la pratique. Voir par exemple ici: http://www.anti-k.org/category/socialismecommunisme/

  4. Une chose est sûre, le système n’a pour force que notre faiblesse. Comme disait Coluche, « il suffit que personne n’achète pour que cela ne se vende plus ». Utilisons cette arme non létale et rapidement les choses bougeront d’elles même.
    Par le bouche à oreille, par l’acte quotidien, nous avons de quoi faire changer le monde. Une chose est sûre, aucun « grand leader » ne nous sauvera. Nous pouvons nous mettre en route. Une check liste à conseiller ?
    * Achat hors grande surface, 3*6 et non 6*3, trois steack à 6€ du boucher en lieu et place de 6 steacks à 3 € de grand distributeur…
    * Usage d’AMAP si possible ou cours des halles, si cela existe encore.

    1. Je n’y crois pas du tout. Ce peut être efficace marginalement, et localement, mais certainement pas pour faire trembler le système.

      Les grandes surfaces pourraient toutes fermer, que ça ne dérangerait aucunement les Hyper riches du haut de la pyramide.

      Même si toute l’économie du pays s’arrêtait, la France ou la Belgique, seraient un nouveau tiers monde, et alors ?
      Ben rien.

    2. C’est le piège classique du « citoyen consommateur ». Ce n’est pas en jouant là-dessus qu’on va faire bouger quoi que ce soit, pas plus qu’en répartissant ses déchets dans 36 poubelles ou en prenant des douches plus courtes.

  5. On sait que ça va craquer mais on ne fait rien parce que pour le moment c’est encore à peu près suportable et qu’on ne sait pas quand ça va finir par craquer! (un résumé un peu brutal de l’article ci-dessous)

    [strong]L’effroyable surprise des catastrophes certaines[/strong] – Jean-Pierre Dupuy -http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2015/09/22/l-effroyable-surprise-des-catastrophes-certaines_4766826_3234.html

    C’est un article à propos des climato-sceptiques et des climato-convaincus mais il s’applique aussi bien à la prochaine crise financière et à toutes les crises qu’on voit venir sans rien faire d’autre que d’en parler.

    Quand à ce que dit Wikipedia de la révolution, ça ne concerne qu’un État alors que les choses à changer en concernent beaucoup à la fois (mais il faut peut-être beaucoup de jacqueries avant d’arriver à un véritable changement?)

  6. Est-ce que ce genre d’initiative peux porter ces fruits ?
    http://stoppaying.wesign.it/fr
    Malheureusement, pas beaucoup de signataires à ce jour 🙁

    Ensuite comme evoqué précédemment, le M6R ?

    J’ai le sentiment que le peuple détient réellement le pouvoir, et que les élites (média, finance, politique) savent très bien le manipuler pour se l’accaparer.
    Si demain nous arrêtons tous de payé nos impôts, et de consommer du superflue (se contenter de se nourrir et se déplacer?), cela ne pourrait il pas forcer (même un peu) les élites a changer de fusil d’épaule…?
    Sorte de désobéissance civile ?…

    1. « Est-ce que ce genre d’initiative peux porter ces fruits ? »

      Mais ce ne sont que de belles idées.

      Avant de vouloir ne plus payer les dettes, ou quoi que ce soit d’autres, il faut être au pouvoir! Ce qui est un autre problème…

  7. Je ne sais pas si « révolution » est le bon mot pour ce que vous voulez faire de votre vie.
    Comme dit Maho « La révolution n’est pas un dîner de gala…….elle ne se fait pas comme une œuvre littéraire, un dessin ou une broderie….. La révolution, est ….un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre. »
    Et donc…ben si c’est vraiment ce que vous souhaitez, ne vous grillez pas en étalant vos projets ici…..

    1. Sachant que le Pouvoir réel EST dans la Propriété des Ressources primaires,
      voila un projet, que j’ai déjà présenté. Mais comme vous posez la question revoici:

      Supposons que le nouveau président de la République (que nous aurions portés au pouvoir) change la constitution, pour ceci (qui est à discuter…) :

      Nommer un collège de Sages, (et non de bronquignols assoiffés de pouvoir) dont le processus de sélection reste à définir, les quels Sages se préoccupent déjà de l’avenir du pays en particulier, et du monde en général.
      Ces personnes ne sont pas nécessairement connues. Il faut trouver le moyen de les dénicher. (on en connait un qui anime un blog…)

      Ce collège aurait la responsabilité de réorganiser l’administration du pays tout entier. Je ne rentre pas dans les détails, y-en a trop.

      Les premières mesures (ce n’est qu’une proposition, hein) seraient :

      – Contrôler de nouveau la circulation des marchandises et capitaux. (sortir de l’Europe des dingos, et s’associer avec ceux qui voudraient pour former une nouvelle zone économique)

      – Émettre une nouvelle monnaie. ça c’est un point essentiel.
      Elle permettrait à la collectivité de racheter les Ressources primaires, car c’est la Propriété de ces choses là qui fait le Pouvoir réel!

      Dont le foncier, les immeubles anciens, les entreprises qui structurent l’économie, les entreprises stratégiques, les réseaux de communications télécommunications, énergie, évidement les banques, les gros médias, etc.

      – Mettre sur pied une administration pour gérer ça.
      Elle aurait à vendre ou louer des droits d’usage (il ne s’agit pas d’en décider directement de l’utilisation!).

      Ainsi, par exemple, nous ne serions plus propriétaires, mais locataires à durée indéterminée, de nos logements, et avec les même libertés d’usage que celles d’un proprio.
      Ces revenus financeraient un Revenu d’existence, dont une partie couvrirait les bas loyers.

      Ces nationalisations rapporteraient une rente gigantesque, (de l’ordre de grandeur des revenus du capital)
      Permettant de financer quantité d’entreprises d’intérêt général…, et non plus financer les délires d’Hyper riches, qui eux ne possèderaient plus que de la monnaie, inutilisable pour accumuler des Ressources primaires, dont auparavant ils captaient la rente.

      Par contre cette monnaie leur permettrait d’investir dans de nouvelles entreprises répondant aux besoins du pays…
      ou acheter des Rolex, si ça les amuse.

      Mais impossible, pour eux, de faire du fric avec du fric. Seul l’état aurait ce privilège, puisqu’il détiendrait les Ressources primaires…

      L’économie, ainsi restructurée, repartirait dans les objectifs que notre gouvernement se serait fixé, comme minimiser l’impact écologique de l’économie, satisfaire les besoins réels, sociaux, humains, et remise en état de l’écosystème.

      Autrement dit, il s’agirait de donner au public le pouvoir que le privé a réussi à s’accaparer ces 40 dernières années, pour en faire des choses intelligentes, et non plus des délires privés …

      C’est juste un exposé grossier, hein.
      Mais je ne connais personne qui n’ait encore proposé quelque chose sur ce sujet. (?)

      1. Je m’étonne de l’absence de réaction, quelles quelles soient, face aux propositions. Sans dialogue je ne vois pas trop comment on peut avancer.

        Je ne crois pas du tout aux « penseurs de gauche » « traditionalistes », englués dans Marx et Engel.
        Bernard Friot est une référence en la matière. Il vit en 1946.

        Tous nous servent des torrents de prose remplies de références d’un autre âge. Et ça fait 40 ans qu’on fait du surplace.

      2. C’est plus facile à le comprendre en le disant:
        Rendre impossible de faire de l’argent avec de l’argent -argent compris avec tous les degrés de virtualité possibles- c’est interdire la spéculation nue.

        Pour le reste, vous la savez, continuez !

        Une question: Cantona avait recommandé de boycotter les banques – perso, çà me gênerait, vu que mon compte est débiteur dès le milieu du mois, parfois avant-
        Son propos, selon le Monde, était de créer une « panique bancaire ».
        Sur ce blog, cette idée a été jugée disons « inconvenante ».
        Pourquoi ?
        Une « panique bancaire » me semble pourtant un bon début dans la remise en cause d’une institution fondamentale et sensible, donc fragile, d’une part et malfaisante jusqu’à la caricature, d’autre part.
        Imagine-t-on une révolution, pacifique naturellement, ne pas remettre en cause notre confort ? ou dépasser ses buts ?

      3. Dominique Gagnot, j’irais dans votre sens mais, « Tiers monde » c’est un peu vite dit. Par ailleurs, vous parlez un peu plus loin de votre « projet »; avant de pouvoir mettre en œuvre vos propositions, le système actuel devra s’effondrer.

        Imaginons cette perspective d’effondrement, ne la craignons pas. Tout nous dit que ça arrivera, partons de ce postulat et travaillons là-dessus. Affrontons-la, même virtuellement, pour nous y préparer au mieux. La Sécurité Civile, fait des exercices grandeur nature pour des catastrophes réelles, inscrivons-nous dans cette même optique : Que faisons-nous pour parer à un :
        – effondrement monétaire, financier,
        – effondrement institutionnel (législatif, exécutif, judiciaire)
        – effondrement sanitaire, soins, hygiène publique,…
        – effondrement du fonctionnement des infrastructures, maritimes-fluviales, ferroviaires, aériennes, routières.
        – effondrement de la production énergétique
        – effondrement du tissu productif industriel
        – effondrement du flux de la complexe chaîne alimentaire
        – j’en oublie ?

        Il y a de part le monde des spécialistes dans tous les domaines, des gens et des équipes capables de gérer ça, de montrer la voie, dont ceux de passage sur ce blog. Il s’agit de les trouver et de les fédérer autour d’un plan, non pas alternatif, mais parallèle. Alternatif voudrait qu’un système s’arrête pour en voir un autre démarrer, peut-être…Parallèle devrait permettre une transition plus fluide, faire cohabiter ce nouveau paradigme avec l’actuel, les amap, les artisans, les scops, le travail collaboratif, l’entraide, le bénévolat, les financements alternatifs et j’en oublie, ne sont-ils pas déjà un petit – certes modeste et clairsemé – bout de ce nouveau paradigme. Il ne s’agit pas d’affronter vainement le système en place, mais de s’en détacher. L’intelligence, la créativité, l’audace, le savoir faire, une culture de la connaissance, sont des remparts difficiles à annihiler et ne sont pas l’apanage des ultra riches. Nous ne nous laisserons pas tiers-mondiser si facilement. Et nous avons plutôt intérêt à pousser le système actuel au clash, au vu du vampirisme environnemental qu’il pratique, le temps presse.

      4. @Dominique Gagnot(19h42) qui écrit à 21:38 :

        « Je m’étonne de l’absence de réaction, quelles quelles soient, face aux propositions. Sans dialogue je ne vois pas trop comment on peut avancer« . éalement avec un grand H

        En voici une qui vaut ce qu’elle vaut….
        Le problème , c’est qu’en FRANCE , il « leur » faut un homme ( idéalement avec un grand H..) ….une sorte de « rézoutou » qui « rézoujamaisrien »……tiens , ..zauront peut-être bientôt un femme ( pas de grand f..).
        Vos idées sont clairement à discuter ( en particulier la tangente à l’héritage qui chatouille fort la conscience , fût-elle révolutionnaire..! ce qui se comprend , même si je pense , moi , pouvoir tomber d’accord avec vous!)
        Sur ce , une bonne nuit.

      5. @Dominique.
        J’ai déjà réagit à vos propositions, à quelques reprises mais pas continuellement.
        Je suis d’accord pour dire que votre proposition est définitivement la voie à suivre en terme de changement radical, cependant je ne suis pas d’accord avec le principe de la rente, dans une saine gestion des ressources et dans le contexte dans lequel nous sommes la rente oblige, comme l’intérêt sur emprunt, à prélever en surplus du nécessaire des ressources pour payer la rente, comme nous sommes en phase d’épuisement des ressources ce n’est pas une bonne gestion, il faut consommer moins……….et travailler moins…..
        Il faut limiter la propriété privé (excluant le primaire)et non l’abolir……
        Nouvelle monnaie, oui, émit par l’état dans tout les domaines, revenu universel entre autres, prêts aux entreprises qui équivaut à une autorisation avec les liquidités nécessaires pour faciliter les opérations d’une entreprise dans un secteur jugé essentiel à la collectivité…….
        Cependant il y a urgence en la demeure……..
        Changements climatique(CO2), épuisement des ressources, pollution de l’eau de l’air et des terres arables(d’où épuisement et on ne peut se le permettre……).
        Le total(toutes,essentielles comme superflues)des activités humaines est directement responsable de cette état de fait, nous n’avons qu’un choix éliminer le superflue……..
        Philippe Soubeyrand lors d’un de ses billets a dit :  »IL FAUT TOUT ARRÊTER » oui, sauf l’essentiel pour préserver un minimum de qualité de vie et cela se fera par une gestion serrée des ressources sinon c’est l’effondrement social……..
        Évidemment un changement de mentalité, des valeurs et une ouverture de conscience nouvelle sera nécessaire…….pas évident à ce jour.
        C’étaient quelques remarques en vrac bien sûr qui demanderaient d’être élaborés ailleurs que sur un blog, faudrait trouver la formule sinon on tourne en rond et rien n’aboutit……..

      6. Maxfriend, oui, vous avez raison.
        Il faut penser cette transition comme vous le faites, pour limiter les dégâts, et disposer de bases pour repartir.

        Ce qui suppose de mettre rapidement sur pied une organisation économique globale, un système,
        avant que de gros malins ne reprennent le pouvoir – et la propriété des Ressources – (comme lors de l’effondrement de l’URSS).

        ! Ne pas oublier que ces enflures n’auront pas disparues !

        Compter sur l’effondrement, au point ou nous en sommes, c’est en effet le plus réaliste.
        Que des spécialistes de chaque domaine imaginent l’urgence, et partout géographiquement.
        Il existe certainement beaucoup d’initiatives isolées, ou de potentialités, et il faudrait les répertorier…
        (le net est si vaste que ça existe peut être ?)

      7. daniel, créer une panique bancaire suppose de mobiliser une grande partie de ceux qui ont du fric, et qui donc se portent généralement trop bien pour marcher dans la combine…

      8. Alain Audet,

        Il y a une grosse incompréhension de ce que je propose, à propos de la rente.

        La rente a les effets délétères que vous dénoncez, lorsqu’elle est utilisée n’importe comment, par le secteur privé.

        Mais si la rente est perçue pour justement réparer les dégâts, elle est pleine de vertus!

        Exemple, la rente foncière:
        Aujourd’hui elle sert le privé, qui cherchent, si l’on peut dire, à racketter les locataires, pour l’utiliser à l’encontre de l’intérêt général. C’est désastreux.

        Si le foncier était propriété collective, tous nous serions locataires, y compris les Hyper riches.

        Les loyers des Hyper riches et des riches (je schématise) rapporteraient des fortunes à la collectivité, permettant de financer la remise en état de l’écosystème, générateur de nombreux emplois payés grâce à cette rente !

        La rente n’est pas néfaste en elle même, ça dépend de ce qu’on en fait. Si elle est redistribuée, ce n’est plus une rente!

        Ne pas abolir la propriété privée des Ressources primaires, c’est laisser du pouvoir à ses propriétaires.
        Comment s’assurer que ceux ci sont bien intentionnés ?

      9. Sinon, oui il ne faut pas abolir la propriété privée de ce qui est sans conséquence néfaste, et surtout celle qui aurait des conséquences positives, telles les nouvelles entreprises privées…

      10. A propos des nouvelles entreprises privées :

        Elles auraient pour objet de répondre aux besoins du marché, (rien à voir avec l’actuel) qui serait essentiellement de répondre aux besoins sociaux et écologiques,
        puisque cette demande serait formulée par la collectivité, et financée …. par la rente!

      11. En fait l’idée de base de « ma » proposition est très simple:

        C’est le principe du système actuel, mais en y en permutant public (qui est sans pouvoir) et privé (qui a tous les pouvoirs) !

        Si le Pouvoir actuellement privé (dans les faits) est mis au service de l’intérêt général, ça change tout!

      12. @ Dominique Gagnot dit :
        23 septembre 2015 à 10:51
        Votre réponse est un compromis acceptable dans le cadre d’une transition entre le système actuel et un nouveau…….
        Une fois la transition(hypothétique) accomplit la rente ne serait plus nécessaire puisque l’économie serait, en principe, uniquement basé sur l’essentiel durable et l’argent émit par l’état comme je le suggère………
        La gestion des ressources devra être serré pour un temps indéfini, tant et aussi longtemps que les indicateurs(climat, pollution,etc.) ne passeront pas au positif…….

      13. Alain,
        « La gestion des ressources devra être serré pour un temps indéfini, tant et aussi longtemps que les indicateurs(climat, pollution,etc.) ne passeront pas au positif »

        Mais la rente n’empêche pas une gestion serrée!
        Ce sont 2 choses indépendantes.

        En fait je ne comprends pas ce que vous ne comprenez pas.

        Pourriez vous expliquer le problème que vous y voyez, éventuellement avec un exemple ?

      14. La rente est néfaste dans le cas de la propriété privée, mais pas dans le cas d’une propriété collective, puisqu’elle est intégralement redistribuée!

        Dans le cas de la propriété privée, la rente est une fin en soi, qui exige croissance, etc.

        Dans le cas d’une propriété collective, c’est très différent!
        Elle n’est pas une fin en soi.
        Elle est redistribuée à tous, car tous nous serions proprios du capital, et mieux encore : pour investir dans la décroissance si on le souhaite!

      15. @Dominque
        23 septembre 2015 à 15:50
        Je comprends très bien votre point de vue, il est très valable, c’est une question de nuance. La rente appartient au système actuel,tout simplement, c’est comme une taxe, l’intérêt sur emprunt ou un dividende de compagnie.
        Dans le cas où c’est l’état(collectivité) qui émet l’argent selon ses priorités, la rente devient une tracasserie administrative inutile.
        Cependant une rente ou une taxe dissuasive dans la période transitoire d’un système à l’autre permettrait plus rapidement d’éliminer les activités superflues…….

      16. @Alain Audet,

        Vous soulevez une question importante.

        En effet, la rente demanderait une administration pour la prélever. Supposons qu’on la remplace par une simple émission monétaire permanente.

        Qu’est ce qui décidera que untel habitera la ou il y a une superbe vue, dans les beaux quartiers, dans un bel hôtel particulier, plutôt que la ou c’est nettement moins bien ?
        (c’est un exemple, il y en aurait d’autres moins connotés)

        Si l’état ne cesse d’en émettre pour se financer, la valeur de la monnaie ne cesse de s’affaiblir, et devient inutilisable.
        Une autre monnaie stable, mais non contrôlée par notre état prendrait la place. Tandis que la nôtre ne vaudrait plus rien. L’état serait alors sans ressources!

        On peut simplifier beaucoup de choses, mais la monnaie doit hélas obéir à des règles comptables, et contraignantes.
        A moins d’un monde ou personne (il suffit d’un seul pour que ça foire) ne chercherait à défendre ses intérêts avant ceux des autres, comment faire autrement?

      1. Pourvu qu’on ne fomente pas celle du criquet. Car une fois sorti de son isolement et en contact avec ses congénères, ensemble, ils déciment tout alentour !

  8. Merci AncestraL pour ce billet, dont je partage le constat, ce qui nous attend et ce que nous devons faire.
    Nous sommes formatés depuis notre plus jeune âge à obéir et nous devenons donc rapidement des moutons craintifs, manipulables et manipulés.
    Nous laissons la situation du plus grand nombre se dégrader en pensant à sauver notre peau : le chacun pour soi et Dieu pour tous.
    Mais de plus en plus de citoyens se rendent compte que l’étau se resserre chaque jour et que demain viendra leur tour d’entrer dans la spirale infernale : chômage, précarité, pauvreté, exclusion, divorce…
    Le constat est là, les perspectives effrayantes si nous ne changeons pas radicalement de trajectoire.
    L’espoir, à mon sens, est qu’il n’y a pas de fatalité et que le champ des possibles est ouvert, à nous de définir la nouvelle trajectoire.
    Vous avez donné la clé : NOUS AVONS LE NOMBRE.
    Demain , le « système » s’arrête si les salariés arrêtent de travailler. Les « maîtres » ne sont que quelques milliers, nous sommes des millions.
    Nous avons le pouvoir mais les « maîtres » ont réussi à faire croire, comme des illusionnistes, aux citoyens que ce sont eux qui l’ont.
    Comme nos gouvernants agissent avec les dirigeants d’autres pays, nous devons d’abord utiliser la diplomatie par le référendum.
    Si malheureusement, nos gouvernants restaient sourds à notre demande, ils créeraient eux-mêmes les conditions de revendications non-diplomatiques.
    « A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes. JFK

    1. « Demain , le « système » s’arrête si les salariés arrêtent de travailler. Les « maîtres » ne sont que quelques milliers, nous sommes des millions. »

      Encore faut il prévoir une alternative, sinon cela ferait comme en 1968, quand on a plus de sous, on retourne au boulot!

      Les Hyper riches du haut de la pyramide s’en amusent d’ailleurs beaucoup, d’autant que très peu de monde suffit à les servir.

      1. C’est sûr que les hyper riches ont de quoi se marrer, ça leur permet de montrer leurs belles dents.
        La grève générale peut déboucher sur une révolution, mais on fait souvent grève pour une augmentation de pouvoir d’achat, pas vraiment pour défier nos maîtres. Pour atteindre nos maîtres, il me semble qu’il faille aussi virer leurs valets que sont les politiques, ne serait-ce que parce qu’ils organisent la répression par le « maintien de l’ordre ». Donc ne plus travailler et aussi ne plus voter, il faut créer non pas un parti, mais plutôt une amicale des abstentionnistes, pour ne pas aller dans l’isoloir mais plutôt débattre sans à priori politique et sans tous ces représentants ambitieux.

  9. Pour qu’il y ait une réelle insurrection et non un simple grondement en sourdine, même pertinent, il n’y a que la perte du minimum vital qui peut faire bouger les masses. Les gouvernants aux ordres de l’ultra libéralisme déguisé en sociale démocratie le savent et pour l’instant se gardent bien de trop réduire le sacro-saint pouvoir d’achat des ménages. Et en ce qui concerne les plus jeunes, moins conscientisés ou informés, pour beaucoup la révolte ne viendra que lorsque l’usage du smartphone ou autres gadgets à la mode leur sera devenu inaccessible financièrement. Bref le petit confort, le petit train-train, la petite vie du petit mouton à l’abri du troupeau croyant dur comme fer que le loup ne le croquera pas.

    1. Tout à fait d’accord.
      Ajoutons que l’inconvénient du grand nombre est la diversité des mobiles, qui sont enracinés dans la pelote des idées et affects que chacun possède dans son esprit, et que les maîtres du monde joueront sans le moindre doute de l’hétérogénéité du grand nombre. Quant à laisser se développer une révolution du type d’autrefois, ils ont toutes les armes pour en empêcher le développement. Les conditions favorables à l’avènement d’une révolution généreuse et « intelligente » me semblent difficiles à imaginer actuellement, sauf en cas d’effondrement du système. Et encore, est-ce qu’une telle révolution ne serait pas balayée par un mouvement autrement plus important d’égoïsme, de nationalisme et de repli sur soi ?

  10. Le taux d’abstention autrefois m’inquiétait, aujourd’hui il me rassure. En dessous d’un certain seuil, la question de la légitimité finira par être posée, même si elle devrait déjà l’être. Et le vote obligatoire, sous peine d’amende, il ne manquait plus que ça, bien sûr c’est le parti des traîtres qui renient tous leurs engagements qui nous le proposent en France. Les partis, bien que ne comptant que très peu d’encartés, ne doivent leur influence qu’aux médias, ils n’existent qu’en période d’élections, sinon nous entendons parler d’eux à propos de sombres histoires de corruption et de succession. Pendant plusieurs mois je n’ai pas suivi une seule interview politique, ça m’a fait du bien, c’est très malsain la politique, à éviter.
    Notre seule force, c’est le nombre, donc pas de clivages. Certains ici sont fiers de se revendiquer de gauche, mais ça ne mène nulle part, si ce n’est d’en rendre d’autres fiers d’être de droite ou d’extrême droite. L’affrontement droite gauche doit être dépassé, en tout cas ne plus être un motif de discorde entre gens de bonne volonté. Quant à la guerre des classes, ils peuvent dire qu’ils ont gagné, ça ne veut pas dire que nous n’allons plus nous battre. Mais si nous sommes plus nombreux, il y en a trop qui veulent rejoindre l’ennemi.

    1. D’où l’utilité de lire des livres comme celui de Piketty, pour dire que non, vous n’allez pas devenir riche, vous pouvez juste rêver de l’être, c’est votre liberté de rêver…

    2. Quel seuil? Quelle légitimité. Un début de remue ménage est de se déplacer et de voter blanc dès lors qu’aucun des programmes ne semble satisfaisant au citoyen. Imaginez 35% de votes blanc la tête de nos communicants habituels habitués des soirées électorales. Un chiffre blanc plus important que n’importe quel parti ou représentant « majoritaire ». Je rêve de cette secousse.

    3. Quelle abstention ? Si l’on prend la France et le seul scrutin qui y compte vraiment, le scrutin présidentiel, le taux de participation se maintient au-delà ou autour des 80% depuis 1965 (hormis en 1969…). Qui dit mieux ici-bas ? Pas les Grecs en tout cas.

      1. Valérie Pécresse a pourtant dit ,lors d’Agora, que le pouvoir passait par les communes et les régions !
        Si les abstentions sont faibles lors des présidentielles, c’est sans doute que nous avons vaguement l’intuition qu’il n’y a plus guère qu’à ce niveau, que nous pouvons nous affirmer comme peuple . Je ne suis plus vraiment sur que le président dispose encore assez des pouvoirs qu’on lui prête ,dans le système financier tel qu’il est , afin de porter efficacement cette espérance déléguée.
        C’est tout l’enjeu du souverainisme rêvé , phantasmé , jamais pur , (trop) vertical quand l’horizontal gagne(trop) le terrain .
        Vieille équation pour passer du je au nous , du local au mondial , sur laquelle les anarchistes se sont en grande partie cassé les dents .
        Je n’imagine pas qu’il suffise de faire nombre pour faire juste et bien . Le politis tient davantage de l’art culinaire que de la quantité de denrées dans le garde manger .
        Mais le patron du restaurant , qui en est aussi le client, ne peut être que le peuple via sa Constitution , qui définit la bonne taille du restaurant et les règles qui s’y imposent .
        Les efforts et cogitations sur les progrès institutionnels à faire pour que les marmitons soient écoutés et respectés , ont leur prix , mais ils sont vains et voués à l’échec , si ,simultanément, le système monétaire et financier mondial reste figé, et si « l’assiette » ( la taille) du resto n’est pas pertinente . C’est dans cette « taille » que le « nombre » peut faire sens et force .
        Et si on ne va pas chatouiller et revisiter cette propriété sacralisée dans notre ( les ) constitution(s) .

      2. @Juannessy(10:37)

        Sorry ( « foutu système »..!..) mon commentaire précédent (14:52) s’adressait à « notre » VIGNERON.

      3. @Otromeros :
        La clarté et la fulgurance , c’est comme les éclairs d’orages : il y en a de très brefs qui arrivent en même temps que la foudre , des verticaux de bas en haut , des coups de foudre annoncés de haut en bas , des effluves d’été qui durent presque trois secondes.
        Depuis que j’ai pris la foudre tout petit sur une biche à lait en revenant de la ferme , j’aime pas trop la foudre , mais j’aime bien les éclairs .

  11. Bonsoir à tous.

    Révolutionnaire, c’est comme entrepreneur politique: c’est un métier!
    Pourquoi ne pas demander à nos révolutionnaires professionnels bien connus quand est ce qu’il s’y mettent? Je te parle d’Alain Krivine, de D Cohn Bendit, de Régis Debray, d’Arlette , du Méluche? Il ont 40 ans de métier; nous nous ne sommes que des amateurs! Et tu vois bien avec la Syrie, que même avec beaucoup de dollars, de la CIA et des Qataris à tous les coins de rue, la révolution c’est pas gagné d’avance!
    Il faut un catalyseur pour débloquer les masses….. aujourd’hui, je ne verrais que l’interdiction des matchs de foot et des feuilletons à la télé…..
    Lorsque les hébreux étaient en exil à Babylone, ils soupiraient en espérant un nouveau Moïse avec ses miracles et tout et tout ( si tu ne veux pas t’embêter à lire la Bible tu peux écouter Nabucco de Verdi, y a le scénario) jusqu’à ce qu’un prophète vienne les secouer en leur gueulant : « retournez au désert, prisonniers de l’espérance! »
    En modern’ propre ( laïque): l’histoire ne repasse pas les plats!
    Alors laisse tomber toutes tes images à la Potemkine! La révolution, littéralement, si tu observes bien ta roue de vélo quand elle tourne, fait un retour complet au point initial après beaucoup de bruit et de fureur en passant justement par un fuhrer! Est vraiment cela que tu souhaites?
    Sinon, le plus rapide et efficace c’est de devenir Larry Ellison ou Bill Gates pour inventer de nouveaux trucs révolutionnaires et avoir vraiment les moyens de les mettre en place!

    Cordiales salutations.

    1. @Steve(20:17)….et à tous , VIGNERON compris…(mais lui je suis sûr qu’il l’a lu , sans jamais vouloir en parler car il hait ce type…Why??)

      Il FAUT lire ceci (traduction française) :

      http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m/250815/yanis-varoufakis-frangy

      … »Un Spectre hante l’Europe – le Spectre de la Démocratie.
      Toutes les puissances de la vieille Europe ont conclu une Sainte Alliance pour exorciser ce Spectre: les banquiers parrainés par les États et l’Eurogroupe, la Troïka et le Dr Schäuble, les héritiers du legs politique de Franco, le leadership berlinois du SPD, les gouvernements baltes qui ont soumis leurs populations à une récession terrible et inutile, et l’oligarchie grecque en pleine résurgence
      « … °(^!^)°
      °(■!■)°

    2. @Stève et à tous …y compris VIGNERON…(mais lui je suis sûr qu’il l’a déjà lu… mais n’en parlera jamais car il hait ce type…Why??)

      Il FAUT lire: (traduction française)
      http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m/250815/yanis-varoufakis-frangy
      dont j’extrais , pour appâter le chaland :

      … »Un Spectre hante l’Europe – le Spectre de la Démocratie.
      Toutes les puissances de la vieille Europe ont conclu une Sainte Alliance pour exorciser ce Spectre: les banquiers parrainés par les États et l’Eurogroupe, la Troïka et le Dr Schäuble, les héritiers du legs politique de Franco, le leadership berlinois du SPD, les gouvernements baltes qui ont soumis leurs populations à une récession terrible et inutile, et l’oligarchie grecque en pleine résurgence
      « …

  12. C’est le découragement ou l’urgence pressée qui ne sont pas neufs !
    http://www.areopage.net/a173.htm

    Pour ce qui est de l’agir , ce blog ne peut qu’essayer ( et il y parvient de façon remarquée ) de dire le pourquoi , en quoi , avec la créativité de nouveaux concepts, et dans quel jeu d’acteurs .

    Pas le comment ( sauf peut être sur le terrain de la communication et des media ) .

    1. « Pas le comment ( sauf peut être sur le terrain de la communication et des media )  »

      Si. Je propose un « comment » ici et ailleurs, depuis des mois.
      Mais peut être que ce que je dis c’est du chinois. (?)

      1. Non. Ce que tu proposes ici – et ailleurs- depuis des mois n’est que ce qu’il « faudrait faire », pas comment le faire.
        Nuance.

      2. Oui, je ne me suis guère étendu sur le comment, mais il n’y a que 2 voies légitimes:

        – faire élire notre candidat aux présidentielles, pour qu’il change la constitution (c’est pourquoi le m6r existe)

        – attendre que le système s’effondre, et de suite reprendre les commandes avant que d’autres, moins désintéressés, ne s’en occupent.

        Cela manque évidement de précision, mais je me vois mal, seul, aller plus loin.

      3. Un « quoi » et un « comment »

        Dominique Gagnot
        Ben voui mais pour prendre des décisions et changer ne serait-ce qu’une organisation, il faut convaincre (?), renverser le rapport de force (?), autre ?
        En tout cas c’est pas gagné du tout cette histoire.

      4. Parfois, les hommes ont tous la même aspiration en même temps. « Aspiration », le mot est drôle. Et ceci à l’air de se faire dans l’intimité avec soi-même.
        Ce qui nous surprenait toujours au temps où je travaillais dans un théâtre, c’est que chaque concepteur graphique conservait jalousement son idée d’illustration des programmes annuels. Et chaque année, chacun s’apercevait que beaucoup de « ses concurrents » (c’est comme ça qu’on dit aujourd’hui) avaient eu la même idée.

      5. @Armelle:
        Ça ( merci Le Terrible) doit être pour ça que Vladimir Tchernine a le sentiment que AncestraL lui a visité la tête , et que Dominique Gagnot s’extasie d’entendre sur France Inter des propos qu’il se pensait réservés .
        Sans doute ce qu’on appelle « l’air du temps » , et que Tolstoï énonçait comme  » l’état de plus grande dépendance où l’on se trouve à l’égard d’autrui « .
        C’est aussi, a contrario, la trace qu’on n’échappe en partie au déterminisme et à la décision par le corps ,que par une petite arme de « conscience » pour favoriser des rameaux, après beaucoup d’incertitudes et de tentatives avortées .
        Et que la force est plus possiblement là que dans le nombre .

      6. « Dominique Gagnot s’extasie d’entendre sur France Inter des propos qu’il se pensait réservés . »

        Non, c’est pas ça.
        D’autres que moi pensent la même chose, et depuis tout le temps. Rien de neuf de ce coté là.
        Nous étions bien seuls, on passait pur des ahuris.
        Il suffit d’ailleurs de lire vos premières réactions à mes propos, qui montrent que vous ne compreniez rien de ce que je racontais, et ça ne date que d’il y a un an !

        Aujourd’hui nous ne sommes plus pris pour de doux dingues.
        Et on entend ça (enfin pas encore tout à fait, mais on tourne autour) sur France inter a une heure de très grande écoute. Certains propos d’auditeurs ne font pas dans la dentelle.
        Il y a quelques mois seulement, ça ne serait jamais passé.
        Comme quoi ça bouge, en ce moment.

      7. Sinon, je ne connais encore personne dire qu’il faut collectiviser les Ressources primaires, de sorte à les préserver, et en tirer une rente qui permette de financer l’entretien de la Planète.

        Sans doute que ce n’est pas encore dans l’air du temps, mais ça viendra. Hier soir sur France inter, on avait trouver l’entrée du chemin qui mène à ça.

    2. « Pas le comment ( sauf peut être sur le terrain de la communication et des media ) . »

      et ben fouala…..ze rézzo is our friend….more than you can imagine… 😉

    3. En parlant de comment , de média , et de communication , je signale à notre modérateur préféré que je ne visais pas à faire se déclencher , dès l’ouverture sur la page d’accueil actuel , le podcast du dernier passage de Paul Jorion à France culture !
      John Meynard Keynes commence à me résonner dans le cerveau comme une ritournelle de contine .

  13. Bonsoir,
    Et malheureusement au milieu de tout ceci il y a la classe moyenne. Pas assez riche, ni assez pauvre, qui au final paye pour les pauvres et les riches ou en partie.
    Et tant qu’il y aura cette différence de classe justement , la révolution aura du mal à se lancer. Car les pauvres n’auront pas envie défendre les riches, les riches n’auront pas envie de défendre les pauvres, et la classe moyenne n’aura envie de défendre que ça pomme !
    Après, bloguer, et pousser son coup de gueule, quelque part c’est déjà un début de révolution, et je pense d’ailleurs qu’internet est le meilleur moyen ! Il n’y a qu’à voir à quel point les « rassemblements » via réseaux sociaux fonctionne, et à quelle vitesse.
    Mes amitiés, Christianne.

    1. Les classes moyennes sont elles riches?lorsqu’elles voient leur intérêt dans la préservation du capitalisme financier,elles adhérent à la psychologie diffusée par celui-ci. Lorsqu’elles constatent la destruction des services publics,elles ont tendance à refléter le point de vue des « pauvres ». Les classes moyennes sonts et riches et pauvres.mais évidemment tant qu’il n’y a pas péril,elles restent classe moyennes.les avez vous vues investir les rues après les attentats de janvier ? Quelle levée en masse! Et quelle ambiguïté… Le sentiment partage de devoir agir, se mobiliser pour répondre a une menace et soutenir et la liberté d’expression (un bon droit qu’il faut défendre jusqu’au sacrifice,ex charb) et le travail de la police (applaudissements). Réaction émotionnelle et sécuritaire. Les vrais  » sacrifiés » de la « société » n’étaient pas dans la manifestation (ou si peu),à part peut-être les jeunes…peut-être eux mêmes friands d’émotions et de sécurité, comme des vieux réactionnaires déguisés en progressistes…alors quoi ? Que faire ? Je suggere :Que ceux qui ont vraiment du coeur continuent à faire ce qu’ils peuvent et de mieux en mieux…tandis que les egoistes continueronts de leur côté… Quel sera le résultat ? Nous ne pouvons pas le savoir. Mais ceux qui auront eu du coeur auront j’en suis sur vécu une vie plus digne que ceux qui n’auront agis que par peur et par égoïsme. Pour finir,une citation d’un chef indien: qu’est ce qu’un homme noble? un homme sobre.

      1. A propos de gaffe:

        Par manque de conscience professionnelle (ça m’arrivait parfois, quand c’était sans conséquence grave), je m’étais raté, et un collègue s’était trouvé dans une situation embarrassante. Qu’il me pardonne.

        Il me fait donc un reproche justifié. Du tac au tac je lui réponds « mais qu’est ce t’en as à foutre… ».
        Lui: – mais si tu t’en fous, pourquoi t’es là ?
        Moi: – parce que j’ai rien trouvé de plus intelligent à faire…

        Avec le chef du service à coté, qui ne savait s’il devait rire ou me convoquer dans son bureau…
        Bref, parfois c’était chaud.

        Je reconnais qu’ils étaient plutôt sympas avec moi. Je les remercie de m’avoir supporté, mais la réciproque serait tout aussi justifiée.

    2. La classe moyenne, il faudrait l’appeler la stagnation permanente.
      Je plains beaucoup ceux qui sont tombés dans cette ignominie.
      Le temps passe heureusement.
      _____________________________________

      Ça n’a rien à voir, mais je tenais beaucoup à faire partager cette vidéo, l’homme qui chante – à la guitare – a fait de son mieux, un hymne à la beauté, à mon avis.

      Nina Simone – Black Is The Color Of My True Love’s Hair

      1. « La classe moyenne, il faudrait l’appeler la stagnation permanente. »

        Oui. Hélas il faut s’y fondre pour ne pas être exclu, ce qui est un conflit mental permanent lorsqu’on adhère pas à ses vues.
        Mais il n’y a guère de choix, sauf de rigoler (en douce) de tous ces collègues qui se prennent au sérieux!
        Ce n’est pas toujours simple, et sujet à gaffe. (Je parle d’expérience…)

      2. A propos de gaffe:

        Par manque de conscience professionnelle (ça m’arrivait parfois, quand c’était sans conséquence grave), je m’étais raté, et un collègue s’était trouvé dans une situation embarrassante. Qu’il me pardonne.

        Il me fait donc un reproche justifié. Du tac au tac je lui réponds « mais qu’est ce t’en as à foutre… ».
        Lui: – mais si tu t’en fous, pourquoi t’es là ?
        Moi: – parce que j’ai rien trouvé de plus intelligent à faire…

        Avec le chef du service à coté, qui ne savait s’il devait rire ou me convoquer dans son bureau…
        Bref, parfois c’était chaud.

        Je reconnais qu’ils étaient plutôt sympas avec moi. Je les remercie de m’avoir supporté, mais la réciproque serait tout aussi justifiée.

      3. Une autre gaffe rigolote. Elle est pas de moi mais d’un collègue dont les vues étaient assez proches:

        C’était dans le service ou on concevait le cœur de décodeurs TV à péage, des années 90. C’étaient des « modules » qui étaient vendus à ce qu’on appelle des « intégrateurs », qui mettent ça dans une boîte, avec leur nom dessus (c’est d’ailleurs toujours comme ça aujourd’hui)

        Mon collègue était en relation avec ces gens là, pour les questions techniques.
        Un client, intégrateur chinois ou coréen, je ne sais plus, lui pose des questions un peu trop confidentielles. Normalement on doit y répondre que c’est « confidentiel », point.
        Lui il a répondu:
        « Ah ça, je ne peux pas vous dire, car nous sommes en guerre économique »!
        J’étais à coté, écroulé de rire.

        Comme quoi y a quand même de bons moments dans ce bordel à la con.

  14. Le temps qu’il fait!

    Un vent frais souffle en ce début d’automne. Une fenêtre mal fermée, située au fond d’une salle de classe de Lycée s’ouvre et provoque un courant d’air mauvais. Mais, aucun des nombreux élèves présents dans cette salle de cours ne bouge ni ne bronche. Apparemment, tous sans exception ont décidé de supporter ce léger vent froid et humide.
    – Qu’attendent-ils donc pour aller fermer cette satanée fenêtre ? se dit le professeur…
    Ils attendent et espèrent en silence, en inventant toutes sortes de petites mines tristes, que ce vieux professeur de philosophie, assis derrière son bureau va finir par se lever de sa chaise, traverser toute la pièce pour la refermer, enfin. Mais, le professeur a bien compris leur petit stratagème, plutôt mesquin, et décide à son tour de ne pas bouger, faisant semblant de ne pas être dérangé par ce courant d’air. Certains pourtant commencent à éternuer et sortent des petits mouchoirs en papier. Maintenant, la fenêtre se met à claquer sans arrêt sous la pression du vent qui se met à tournoyer de plus en plus fort. La porte d’entrée grince. Mais le vieux professeur persiste dans son attitude de ne rien entendre.
    Pendant ce bref temps supplémentaire, de plus en plus d’élèves commencent à s’agiter sur leurs chaises. Enfin, le professeur constatant que rien décidément ne fera sortir ses élèves de leur profonde léthargie, pousse un grand soupir, quand enfin il voit se lever au milieu de la pièce sa plus jeune élève, Georgina pour la nommer, qui se lève soudainement toute souriante, et va, en faisant des petits pas de danse fermer cette grande et blanche fenêtre…

    Le professeur :
    Bon! Veuillez s’il vous plait prendre note du prochain devoir à me rendre dès vendredi prochain :
    Qu’est-ce qui nous pend au bout du nez, si nous ne réagissons pas plus dès aujourd’hui ?
    Georgina :
    Aujourd’hui, une goutte d’eau! Demain…, une goutte de sang ?…

    1. @Sirènes(22:52) et aux lecteurs du (long mais passionnant) texte proposé dans mon post de 23:16…

      I.V. , le mal-aimé termine ainsi :
      … »Le modèle des partis nationaux qui forment des alliances fragiles au Parlement européen est obsolète. Les démocrates européens doivent se réunir d’abord, former un réseau, établir un programme commun, et ensuite trouver des façons de se connecter avec les communautés locales et au niveau national.

      Le réalisme exige de notre nouveau réseau européen de chercher les moyens d’adapter les institutions européennes existantes aux besoins de nos peuples. D’être modestes et d’utiliser les institutions existantes de façon créative. D’oublier, au moins pour l’instant, les modifications des Traités et les mesures fédérales : elles ne pourront suivre que lorsque nous, et le spectre de la démocratie, aurons mis fin à la crise.

      Prenez les quatre domaines où la crise de l’Europe se déroule. La dette, les banques, l’insuffisance des investissements et la pauvreté. Ils sont tous les quatre actuellement laissés dans les mains des gouvernements qui sont impuissants à agir sur eux. Européanisons les!

      Que les institutions existantes gèrent une partie de la dette des États-membres, placent les banques en faillite sous une juridiction européenne commune, donnent à la BCE la tâche d’administrer un programme pan-européen de récupération de l’investissement.
      Et, enfin, utilisons les bénéfices comptables accumulés dans le Système européen de banques centrales pour financer un programme de lutte contre la pauvreté partout en Europe – y compris en Allemagne.

      J’appelle cela un programme primordial d’européanisation décentralisée car il européanise nos problèmes communs, mais ne propose ni trésor fédéral, ni perte de souveraineté, ni transferts fiscaux, ni garanties allemandes ou françaises pour la dette irlandaise ou grecque, ni modifications des traités, ni nouvelles institutions. Il donne plus de liberté aux gouvernements élus. Il limite leur impuissance. Il rétablit le fonctionnement démocratique de nos parlements.

      Il y a quelques années, Michel Rocard a défendu cette proposition, et en a même écrit la préface. Ce peut être le point de départ des réflexions de notre réseau paneuropéen réunissant la gauche française, la gauche radicale grecque, une société allemande plus confiante, et même les conservateurs qui reconnaissent que les dispositions actuelles empoisonnent la démocratie et font dérailler nos économies.

      Nous ne sommes pas d’accord sur tout. Démarrons avec l’idée commune que la zone euro doit être démocratisée.

      °(^!^)°…On m’affirme que cet homme est mondialement connu et qu’il est désireux d’ainsi s’impliquer personnellement….Il a l’air d’avoir beaucoup de liberté pour l’instant…On me dit qu’il aime et recherche les contacts… »What else »..?..°(^!^)°

      1. Oui, sauf qu’il faut commencer par renverser son propre gouvernement dans son propre pays.
        Dans ce cas on peut aussitôt changer sa propre Constitution, avant même s’occuper de l’Europe.

        A défaut de gouverner chez soi, quelle légitimité vis à vis de « l’Europe » ?

  15. Maxfriend écrit:
    http://www.pauljorion.com/blog/2015/09/22/que-nous-reste-t-il-nous-navons-quune-force-celle-du-nombre-par-ancestral/#comment-582096
    et conclut ainsi:
     » … Et nous avons plutôt intérêt à pousser le système actuel au clash, au vu du vampirisme environnemental qu’il pratique, le temps presse. »

    Que pourrions-nous espérer en repoussant le clash ?
    Sans doute une prolongation de la vie du système malade, ce qui reste intéressant pour ceux qui en profitent, apparemment.
    Seulement, dans sa phase terminale, beaucoup de fonctionnalités, décrites par Maxfriend, se détériorent, et d’autre part les ressources continuent d’être pillées.

    La mise en œuvre de structures post-effondrement s’en trouvera(rait) considérablement pénalisée… Il vaut mieux reconstruire en ayant, encore, à disposition, des infrastructures utilisables, opérationnelles: eau, électricité, voies de communication…

    En peu de mots, il est préférable de ne pas passer par une catastrophe apocalyptique: l’effondrement total du système dominateur-prédateur est suffisant.

  16. Comme j’aime à le rappeler, il y a les 1% des plus riches, il y a aussi les 1% de ceux qui pensent (car ils ont le bagage intellectuel, le temps de se renseigner, les deux au mieux).
    Beaucoup de gens sont acculés dans leur vie par ce que nous dénonçons ici, sans avoir idée de ce qui ne va pas. Ils attendent qu’on leur apporte la solution, sans effort supplémentaire, ils attendent de nos politiques de le faire, et c’est leur rôle, mais ils ne le feront pas, pour les raisons qu’on sait.
    Comment apporter une solution alors ? Une solution facile, à mettre en place dès demain ?
    Refuser ce qu’on critique et transmettre le message, tout autour de nous, expliquer, débattre pour convaincre, ou pas.
    C’est ce que fait Paul Jorion. Ce travail de fourmi, à droite et à gauche, au nord et au sud, toujours cette répétition, cette explication…c’est nécessaire et utile, ça ne suffit peut-être pas.
    Je partage cette idée qu’il n’y a de changement possible qu’a partir d’une prise de conscience de chacun et que chacun s’investisse localement dans sa politique, et dans la politique : quels choix faisons-nous, quels sacrifices et pour quel avenir.
    Les sujets pratiques ne manqueront pas : les ordures, l’énergie, l’alimentation, l’entraide, l’auto-fabrication …
    C’est à nous qui y croyons de mettre en place un projet commun et de prendre la parole, personne ne le fera à notre place.
    Nous pouvons aussi rejoindre et participer à ceux qui ont commencé : 6° république, colibris, Paul Jorion…

      1. 99% ??
        Savoir s’ils « vont être contents de l’apprendre » est une autre question.
        Les faits montrent qu’une certaine proportion se satisfait de suivre la pensée du leader qui a su les convaincre. C’est tout à fait confortable et explique l’inertie.
        De temps à autre, ils sont fiers d’exercer leur de/pou-voir en allant confier carte blanche à un des leaders proposés.
        Cela leur va, les « contentent »…

  17. Pour info, ce compte rendu (ci-dessous) d’un livre que je n’ai pas lu et qui ne recouvre sans doute pas mon point de vue, mais qui ne me semble pas inintéressant en regard de la contribution d’Ancestral.

    Eric Hazan, La dynamique de la révolte. Sur des insurrections passées et d’autres à venir, La Fabrique, 2015. ISBN 978-2-35872-071-7. 140 pages.

    Comment se déclenchent les révoltes? [compte rendu] par Natacha MARGOTTEAU :

    Résumé : Un essai documenté et stimulant qui, par une analyse comparatiste des mouvements insurrectionnels, tente de faire du passé un instrument pour l’avenir.

  18. L’image de l’ordre et de la vertu (à propos de vw)
    Souvent, un article de presse nous parle d’un homme ou d’une femme qui roule depuis plusieurs décennies sans permis, cela fait la « Une ».
    Mais jamais on ne vous parlera de ceux là, qui ont leur permis depuis quarante ans, et ont eu plusieurs accidents graves dont ils sont responsables.
    Ce que nous préservons ainsi c’est l’image de l’ordre et de la vertu.
    Idem pour ceci :
    « VW contourne la loi anti pollution US. » Wouarf !
    Au pays où les pétroles non conventionnels coulent à flot, où la chaine de montagne des Appalaches est rasée pour récuperer le charbon, où le moindre pécore roule en pick up V 10 sur cinquante bornes pour rejoindre le fast food…et ben ils poussent des cris de vierges effarouchées contre VW ??
    Loi – Antipollution – US : Trouvez l’intrus dirait Pierre Desproge !

    Ne perdez pas votre temps avec les hors la loi : les plus grands crimes et destructions sont parfaitement légaux et leurs auteurs sont, comme on dit, « au delà de tout soupçon » …

      1. c’est triste mais j’utilise le seul outil qui touche le plus grand nombre tout en sachant qu’il est corrompu , que c’est la mentale à table.

  19. « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux » nous éclaire Benjamin Franklin

    Pour moi tout est dit, « mérite » est assez dur, disons plutôt : ne se rends pas compte qu’il finit par perdre les deux.
    Nos mots, blogs, colères, votes sont tant de demandes et de remises dans les mains d’autrui ce que nous pouvons changer nous même.
    Chercher un boulot « bonne planque  » et rester enfermé une journée entière a faire qq chose qui ne nous plait pas ou au pire qq chose qui représente une goutte dans la chaine de destruction de notre planète…. par exemple le comptable de VW. Coupable de rien… et pourtant il est sans doute entré à son poste avec le désir d’être libre du risque de ne pas avoir d’emploi de ne plus devoir chercher de sens à sa vie ni de faire ce qu’il aimait vraiment.
    je ne reproche rien , c’est juste comme ça. Comme humain je désire en faire le moins et j’aime croire les promesses de ceux qui m’assurent que c’est possible… en réalisant leur rêve à eux.
    Belle journée et une petite video en plus d’une jolie musique.
    https://www.youtube.com/watch?v=Jld7sqnS4Ew

    1. Le comptable de chez VW…

      Volkswagen va donner 5900€ de bonus pour l’année 2014 à chacun de ses 115 000 employés allemands. La prime est belle mais moins élevée que celles des trois années précédentes.

      Les travailleurs des six usines d’outre-Rhin ont reçu en 2011, 2012 et 2013 plus d’argent. Les bonus s’élevaient à 7500€ , 7200€ et 6200 €. Le chef du comité d’entreprise du géant allemand s’est exprimé à ce sujet. D’après l’homme, la somme attribuée pour 2014 est plus élevée que le chiffre calculé par l’accord de négociation collective. La société a pour habitude de verser environ 10% des profits liés à l’exploitation de la marque.

      Le directeur des ressources humaines Horst Neumann a de son côté déclaré que : « malgré les conditions économiques difficiles que tout le monde traverse, nos employés sont toujours aussi performants. Ils forment une équipe forte que Volkswagen essaie de récompenser de manière équitable ».

      Un « employé performant » primé chez VW est donc nécessairement un employé travaillant sur le sol allemand.

      1. Tant que la prime n’est pas réservée aux allemands « de souche »..
        Je me demande s’il y a aussi tricherie sur les Porsche Cayenne , Scania , Suzuki , Maruti.
        Et si la bourse de Frankfurt va apprécier .

  20. Le triptyque attribué à Gauguin n’est il pas plutôt celui de Kant ?
    Qui , déjà , avait relevé que la plus difficile des questions est la dernière.

    1. Wharffff… :-))

      Bah oui. Faut lire Piketty. C’est une question d’optique (illusion d’optique). On regarde les 10 % « les plus riches », et on occulte les 1 % et surtout les 0,1% encore plus riches

      J´suis snob… J´suis snob
      J´suis ravagé par ce microbe
      J´ai des accidents en Jaguar
      Je passe le mois d´août au plumard
      C´est dans les p´tits détails comme ça
      Que l´on est snob ou pas
      J´suis snob… Encor plus snob que tout à l´heure
      Et quand je serai mort
      J´veux un suaire de chez Dior!
      Boris Vian

      1. Ben relis Piketty alors: en France c’est en 1961 que les 1℅ en croquaient le plus, 10% du revenu national… pas en 2007, encore moins 2013.

      2. Et plutôt que de parler du revenu national, pourquoi pas considérer le patrimoine national ?
        Car là, c’est terrible, avec les privatisations à gogo…

      3. @ Vigneron

        1/ Le tutoiement pour discréditer un interlocuteur ne fait pas partie de ma panoplie et ne donne aucun poids à vos « arguments »

        2/ Dixit Piketty: « En France et au Japon, la part du millime supérieur passe d’à peine 1,5% du revenu national au début des années 1980 à environ 2,5% au début des années 2010, soit un quasi doublement ». C’est à la page 506.

  21. !!! je viens d’écouter « le téléphone sonne » , 19h20 sur France inter, la Cop 21.

    ça fait des lustres que je n’écoutais plus la radio, mais les progrès sont fulgurants.

    On y a pas encore parlé de retirer les Ressources primaires des griffes de la propriété privée, on a tourné autour du pot pendant 1/2 h, mais ça y était presque!

    Bon ok. On a pas encore trop remis en question le fait que nous sommes gouvernés par des bronquignols, plutôt que par des Sages, mais ça pourrait être le sujet d’une prochaine émission s’ils ne changent pas de trajectoire.

    Il y avait Dominique Bourg, comme invité principal. Il a tout compris ce gars là, vraiment super.

    On y a même parlé des délires de l’économie!

    Écoutez ça. Un cap a été franchi pour que de tels propos soient tenus sur cette antenne…

      1. Philippe Soubeyrand ne comprends pas notre ignorance.

        Bon dieu, mais c’est pourtant bien simple! comme disait le commissaire Bourrel! (incarné par Raymon Souplex, sur la 1ère (et unique) chaine TV des années 60)

        Car devinez quoi :
        La propriété privée des Ressources primaires a décidé, en 1790, que ses intérêts passeraient avant ceux de la Nature, et des autres humains d’ailleurs, qui seraient ignorés. C’est une décision. C’est elle qui décide, non?

        Dans notre système économique capitaliste, la Terre entière, avec tout ce qu’il y a dessus, (sauf les humains, et encore) EST propriété privée. Et vous n’êtes pas contre la liberté quand même? ;/

        Rien, sinon des lois aussi tordues qu’inefficaces, ne peut limiter ses caprices. Ses intérêts sont au dessus de tout.

        Par ailleurs, comment voulez vous que Monsieur Wolswagen, Bernard Arnault, Lilianne Bettancourt, Bill Gates ou Warren Buffet et tous les autres fassent le lien leurs intérêts financiers, et les catastrophes que vous évoquez ? Il n’y en pas puisque personne ne les a mis en équations !

        Alors que si.
        Ces catastrophes sont les conséquences directes globales d’une activité globale dont la finalité est l’enrichissement sans limite, de ces irresponsables fortunés.
        Cela a été démontré dans un rapport de 1972, soigneusement rangé aux oubliettes de l’histoire, puisque contraire aux intérêts des sus nommés.

        Si vous voulez être efficace, Philippe Soubeyrand, dénoncez la propriété privée des Ressources primaires, militez avec votre talent d’écrivain pour un système économique radicalement différent, dont le but ne serait plus l’enrichissement de quelques bipèdes malpropres, bouffis de suffisance et fascinés par leur tas d’or,
        mais la remise en état de l’éco-système.

        Car la solution est là. Il ne suffirait pas d’arrêter les bêtises du système actuel, puisqu’en quelque sorte c’est sa raison d’être.
        Mais il faut les corriger, en mettant sur pied son exact contraire.

        J’ai par ailleurs exposé ici (succinctement)
        http://www.pauljorion.com/blog/2015/09/22/que-nous-reste-t-il-nous-navons-quune-force-celle-du-nombre-par-ancestral/#comment-582076
        un moyen d’y parvenir… (peut être)

      2. juste pour Dominique qui me semble très investi avec ou sans e .le recul est pour moi la meilleur façon de regarder l’ensemble dont nous faisons tous parti en dehors des partis.

      3. @justebienlibre

        Absolument! Le recul permet d’embrasser la situation dans sa totalité. D’un seul coup d’œil on voit là où nous sommes, et là où il faudrait être.

        Nombreux sont ceux qui cherchent un chemin pour quitter le système dans lequel nous sommes embourbés, mais sans trop se préoccuper de la destination finale.
        A l’aveuglette, en somme. On bouge un peu, on observe si c’est mieux ou moins bien, de là on continue ou on recule…
        A ce rythme on a toutes les chances de se faire rattraper par les impitoyables lois de la Nature.
        J’avoue que ça me laisse perplexe.

  22. « La gouvernance par le nombre » que dénonce Alain Supiot renvoie à la ploutocratie.
    « La gouvernance par le nombre » d’AncestraL renvoie à la démocratie.
    Nous vivons en ploutocratie. Emmanuel Macron, qui n’a,

      1. Oui! Juste mon doigt qui a enregistré mon commentaire avant de l’avoir complètement formulé (pas de touche « modifier »). Et la flemme de terminer une argumentation droit devant du genre « légalité » vs « légimité ».

  23. juannessy
     » 1% ôté de 100% , ça fait bien 99% ?  »

    J’ai vérifié, deux fois, c’est exact 😉
    Mais vous avez semé un doute…
    Je reprends le propos de Le Borgne:
     » il y a les 1% des plus riches, il y a aussi les 1% de ceux qui pensent »
    Dans le premier cas, ça ne fait pas beaucoup, 0.0…01%
    dans le second, on ne sait pas combien pensent, supposons presque tous, alors cela fait un peu moins de 1%.
    En somme, le compte est bon, par accident 😉

    En dehors de la taquinerie… mon commentaire ne tient pas debout, puisque je déduisait, trop vite, que 99% ne pensaient pas, d’une part, et d’autre part… bref les chiffres nous emmêlent les pinceaux.

    Question subsidiaire: à quoi pensent (?) « les 1% des plus riches » ?

    1. Question subsidiaire: à quoi pensent (?) « les 1% des plus riches »

      Par ces temps ci ? A se faire le plus discrets possible.

      D’ailleurs on ne voit plus jducac dont je salue le papa car, de toute évidence, c’est un personnage de fiction!

    2. @Adoque
      Question subsidiaire: à quoi pensent (?) « les 1% des plus riches » ?

      Sur cent projets d’un riche, il y en a quatre-vingt-dix-neuf pour le devenir davantage. (dicton)

      Donc 1 % des plus riches s’en fout d’être plus riche encore, voire rêverait d’être pauvre ? Non p’têt pas quand même

  24. Zinquiétez pas la Révolution est commencée.
    Et comme vous parlez du nombre, « ils » sont plus nombreux.
    Les plus nombreux dont je parle ne sont pas ceux engoncés dans leur confort de plus en plus restreint, qui se satisfont du cocon minimal fourni par le Pain (bouffe industrielle à seulement 30% de matière réelle) et les Jeux (Les centaines de chaines et canaux de divertissements calibrés). Ceux là comme la grenouille cuiront tranquilles dans la marmite.
    Les plus nombreux dont je parle sont ceux des Tiers Mondes qui n’ont rien à perdre sinon la vie (pour ce qu’elle vaut par chez eux) et qui traversent et traverseront encore nos limes et qui fatalement et naturellement détruiront l’Empire Romain pour « le meilleur des avenir et la perpétuation de l’espèce ».
    Je ne sais pas moi même s’il faut prendre cette phrase pour de l’humour (grinçant), une prédiction ou un souhait. A chacun de voir.
    Mais ce qui est sûr, c’est que ceux qui bougent sont ceux qui font avancer les choses. On peut toujours laisser les autres décider et faire à notre place, quitte à gueuler (si on est encore vivant) contre le résultat. On peut aussi bouger son cul, à son niveau, individuellement et sur chaque petite chose du quotidien. Amen.

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