NICOLAS HULOT : Osons !, par Philippe Soubeyrand

Billet invité.

Ce mercredi 7 octobre 2015 se tenait au Grand Rex à Paris la conférence exceptionnelle de Nicolas Hulot entouré d’un certain nombre de personnalités et de représentants de la société civile.

Un manifeste, présentant 12 propositions à l’attention des décideurs politiques ainsi que 10 engagements individuels, a même été édité pour l’occasion et est intitulé « OSONS !, Plaidoyer d’un homme libre », Nicolas Hulot, aux éditions Les Liens qui Libèrent, octobre 2015, 94 pp.

Une pétition nous permettant de soutenir l’appel lancé par la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, intitulé « Chefs d’Etat, soyez à la hauteur. Entrez dans l’histoire. Osez ! » est également accessible depuis ce site officiel : Osons agir pour le climat.

Enfin, parce que seulement 13% des jeunes savent ce qu’est la COP21, Nicolas Hulot surprend son auditoire en dévoilant en fin de conférence, une vidéo pleine d’humour qui fait en ce moment même un carton sur le Net : Break The Internet – Nicolas Hulot.

Sur la forme, il faut reconnaitre à Nicolas Hulot sa très grande qualité d’orateur. La salle du Grand Rex a fait le plein pour l’occasion, et le public présent a applaudi généreusement chacune des citations clés. La salle semblait hier soir convaincue par la nécessité d’une lutte acharnée contre le réchauffement climatique, et c’est tout ce qui compte ; le show, ça sert aussi à ça après tout !

Sur le fond par contre, Nicolas Hulot prend le risque de brandir le mot vérité. La vérité étant unique, cela sous-entendrait que le Grand Rex se serait transformé l’espace d’une soirée en lieu d’expression de cette vérité ? Pas si sûr. Car si sur les causes et les conséquences du réchauffement climatique, ainsi que l’urgence de la situation, l’essentiel a bel et bien été dit, sur les solutions par contre, le doute est permis quant à la pertinence et la justesse du paradigme proposé. En effet, de nombreuses questions qui fâchent n’ont pas été soulevées et demeurent pourtant entières, telles que par exemple, la question de la propriété…

Alors. Vérité ou pensée unique ?

Telle est la question que nous serions tous en droit de nous poser avant d’oser…

13Shares

48 réflexions sur « NICOLAS HULOT : Osons !, par Philippe Soubeyrand »

  1. « En effet, de nombreuses questions qui fâchent n’ont pas été soulevées et demeurent pourtant entières, telles que par exemple, la question de la propriété… »

    Les 2 questions principales ne seront pas posées car taboues:
    1) Peut-on continuer à augmenter notre pouvoir d’achat ?
    2) La planète peut elle assurer ce pouvoir d’achat à 7 milliards d’hommes et plus?

    Quant à la propriété, je ne vois pas le rapport: en quoi un avion ‘public’ brûle t il moins de kérosène qu’un avion privé ?

    1. Je ne voudrais pas être lourdingue, mais lisez ça Hadrien :

      http://myreader.toile-libre.org/uploads/My_56150980bea2d.pdf

      Pour ce qui est de la propriété de l’avion, peu importe en effet.(quoique). C’est le pétrole l’important:

      Si le gaz oil est propriété publique, le public peut décider qu’il est préférable de ne pas bruler de gaz oil dans les avions, et de le réserver a des utilisations plus nobles et non polluantes.

      Alors que si le pétrole est privé, on peut le gaspiller et polluer à gogo, sauf à interdire, ce qui est plus compliqué, et moins fiable, que de gérer directement.

      1. «  »Si le gaz oil est propriété publique, le public peut décider qu’il est préférable de ne pas bruler de gaz oil dans les avions, et de le réserver a des utilisations plus nobles et non polluantes. » »
        Oui, le public peut, mais le fera-t-il? Rien n’est moins sûr.
        Quelle soit public ou privée, la propriété ne changera rien au fait de polluer ou non, c’est la création de sa rente qui brûle l’énergie fossile.

      2. Michel,

        « le public le fera t’il ?

        Y’a pas le choix. Le privé ne le fera surement pas.

        C’est comme laisser des enfants jouer avec des allumettes, on a beau leur dire de faire gaffe, on sait comment ça finit.
        Il faut un « adulte » qui prenne la responsabilité des allumettes.
        Il est évident qu’il faut changer ce système électoral qui nous met des irresponsables au pouvoir…

        Avez vous lu mon dernier papelard, dont le lien est au dessus de votre post, je parle justement de la sélection des dirigeants…

      3. La question de la propriété privée est essentielle, et c’est Paul Jorion qui met le mieux le doigt sur ce problème.
        En partant du principe que nous consommons 1.6 planète et que donc il faut réduire notre consommation à 1 planète, vous conviendrez qu’il faut engager la décroissance.

        Or la croissance est absolument nécessaire au capitalisme par le biais du taux d’intérêt; pour payer le taux d’intérêt, il faut créer de la richesse.

        A l’inverse, la décroissance est mortelle au capitalisme et elle interdit même la propriété privée.
        Pourquoi:
        Partons de la définition que propose PJ du capital: « le capital c’est l’argent là où il manque », ce qui veut dire que nous avons besoin de déplacer le capital.
        Habituellement, le détenteur de capital consent à déplacer son argent (investir) car cela lui permettra d’en gagner plus (profit, taux d’intérêt).
        Si le taux d’intérêt disparaît (ce qu’oblige la décroissance) il faudra alors bien réquisitionner le capital (fin de la propriété privée), car je vois mal comment convaincre un capitaliste (le détenteur de capital) de bien vouloir déplacer son argent (investir) pour en perdre (puisque par hypothèse le PIB décroit, soit une perte richesse).

      4. Ben oui, la logique financière rejoint la logique basique.
        Il « suffirait » que la collectivité rachète par création monétaire (c’est mieux que par rien du tout), l’ensemble du Capital Terre (à commencer par le foncier!) pour en tirer les moyens de réparer la Planète.

        En fait, c’est tout bête. Seulement ça risque d’en faire gueuler quelques uns… Mais c’est ça ou le désastre absolu.

        Privatiser la Terre, est aussi stupide que de privatiser une maison en une infinité de proprios qui seraient libres de faire des trous partout, sans aucune réflexion globale. C’est complètement dingue.

        Il y a 1 siècle, la Terre était assez grande pour résister à la bêtise humaine, mais aujourd’hui, comment nos « plus brillants cerveaux » font ils pour ne pas voir ça ? Un enfant de 3ans pourrait comprendre…

        Ils sont complètement scotchés par la sacralisation de la propriété privée. Ah, les cons. 🙁

      5. « Quelle soit public ou privée, la propriété ne changera rien au fait de polluer ou non, c’est la création de sa rente qui brûle l’énergie fossile. »

        Michel, vous répétez sans cesse que la rente c’est le mal, mais ça prouve surtout que vous ne comprenez pas ce que vous dites.

        Explication:

        – Brûler du pétrole est nocif.
        – Utiliser du pétrole, pour faire des plastiques qui seront recyclés, n’est pas nocif.

        Dans les 2 cas on en tire une rente, ou un profit, sinon on le ferait pas.
        – Utiliser cette rente pour subtiliser des Ressources qui manqueront à l’économie c’est nocif. (ce que font les friqués) (c’est à ça que vous faites référence en disant que la rente c’est le mal)

        Par contre:

        – Utiliser cette rente pour investir ou consommer est bon pour l’économie,
        et c’est bon, ou mauvais, pour la planète selon la finalité de ces investissements ou consommation.

        – Si cette rente finance l’extraction de pétrole bitumineux en Alaska (c’est un exemple), c’est mauvais.
        – Si cette rente finance la réparation de la planète, c’est excellent! Et donc il est faux de dire que par principe la rente est mauvaise!

        Est ce ok, ou allez vous continuer à dire que « le problème c’est la rente » ? 🙁

      6. @Dominique
        J’aurais dû écrire: c’est la création de sa rente « financière » qui brûle l’énergie fossile.
        Je n’ai jamais dit que la rente était nocive, mais comme le rapelle Jerome la croissance est nécessaire pour sa création, et c’est là le problème.
        Il faut changer la représentation de la rente pour qu’enfin on arrive à vivre mieux avec moins, mais là je reconnais que je cale et n’ai pas encore trouvé le système qui pourrait motivé les citoyens à investir sans intérêt dans ce mieux-être avec moins.

      7. Michel,

        Mais c’est très simple!

        Effectivement la croissance est indispensable à la rente, … sauf à tirer la rente ailleurs!
        et là il y a 2 solutions:

        1 – On la prend sur les revenus du travail (solution choisie depuis 45ans. Un grand merci au passage à Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkosy, Hollande, et leurs amis), et la rente va toujours aux mêmes,

        2 – On la prend sur le Capital, c’est à dire que la collectivité (l’état) nationalise le Capital, du moins les Ressources primaires… et la Rente va alors à la collectivité!

        Cette rente pourra être tirée d’une croissance 100% écologique!

        En faisant ça on inverse tout simplement le système actuel:

        La gestion des ressources n’est plus privée, mais publique,
        La rente ne bénéficie plus au privé, qui en fait n’importe quoi,
        mais à la collectivité, qui désormais est seule à décider (à la place de millions de proprios qui se tirent dans les pattes, à qui va ramasser le plus) de ce qu’elle en fera!

        Et il devient alors possible, en sélectionnant des dirigeants pas trop cons (ça c’est de notre responsabilité, hein), d’utiliser la Rente au financement de la remise en état de la planète.

        Et ça va créer un tas de vrais emplois, (pas du bénévolat précaire)…

        (si je dis des bêtises qu’on me corrige)

      8. Hadrien, pourquoi « comme à Tchernobyl »?

        Vous avez si peu d’imagination ?

        Sinon, il y a aussi:

        Former des gouvernements de Sages démocratiquement sélectionnés et élus. Écarter les personnages avides de pouvoir… et mettre plein de sécurités (l’informatique permet des miracles) pour pas se faire embobiner…

    2. « 1) Peut-on continuer à augmenter notre pouvoir d’achat ?
      2) La planète peut elle assurer ce pouvoir d’achat à 7 milliards d’hommes et plus? »

      Cela dépend évidement de « acheter quoi ? » !

      Du pétrole pour le bruler, c’est évidement non, il faudrait même l’interdire.

      Si c’est de la terre, de la paille, des cailloux pour construire des maisons, la vous pouvez y aller!

      Déjà dit, mais vous ne parvenez pas a vous extraire du « cadre »…
      Or la solution est en dehors du cadre du système économique actuel. Si vous voulez absolument rester dedans, vous ne trouverez pas de solution.

      Il faut TOUT reconsidérer, avec pour finalité, la protection de la planète, et que 7 milliards d’individus puissent s’y épanouir.
      Indice: les avions, les voitures à pétrole, tout ce qui brûle du pétrole et autre en fait, ne servent à rien pour ça, et sont à mettre de suite au musée. Question de vie ou de mort.
      Il faut donc se réorganiser pour s’en passer.

      Idem pour plein de choses…

  2. Comme une seconde chance, un commentaire que je n’avais pas réussi à placer en écoutant l’émission!
    Nicolas Hulot – France Inter 8h 15 – Sortir des impasses? Mais nous n’avons aucun chance d’en sortir: la société est organisée pour cela en sélectionnant des gardiens qui évitent de se poser les bonnes questions!
    Ecologie, capitalisme et cohésion sociale = la République n’a pas fait son boulot mieux que les religions, et les politiques sont aussi vides de sens !
    Faute de lutter contre différentes formes de corruption humaines, – si humaines par facilité – vous détruisez simultanément Démocratie et République et vous déroulez le tapis rouge à la « famille » Le Pen, – et il faudrait s’’y résigner ? Hum, … comment Badiou appellerait-il ce penchant paresseux ? Du travail de néo-philosophe ? Cherchez, vous trouverez un qualificatif mieux approprié.

    La forme de corruption la plus sournoise qui dégoûte du politicard, est la défense de castes, de groupes, d’associations et de corporations diverses qui ont en commun cette manière de procéder : les lois républicaines (forcément républicaines !) qui définissent les « valeurs » ou les qualités intrinsèques du dit-groupe, ne sont pas celles qu’il applique vis à vis de l’extérieur. Tant que vous êtes extérieurs à un groupe vous êtes forcément suspects et mécréants ; dès que vous faites partie de la famille, il va de soi que le laissez aller et les petites combines sont le quotidien « entre soi ». C’est un vrai travail de sape de la destruction de la démocratie et de la République chronique et mortel.

    Dans le même ordre d’idée (entre-soi, plafond de verre et corruption à tous les étages), il y avait le même jour sur France Culture :
    http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-la-bureaucratie-consequence-paradoxale-du-liberalisme-2015-10-0

    http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-la-laicite-une-idee-depassee-2015-10-08
    Bonne écoute

  3. Personnellement je n’aime guère ces grandes messes, avec devant l’autel, un mec médiatique. Je n’ai pas envie d’écouter une fois plus le même discours. C’est pour moi comme un coup d’épée dans l’eau. C’est depuis les années 70 du siècle dernier que j’entends parler d’écologie, de la nécessité de protéger l’environnement, etc. On en est même arriver à créer un marché pour les droits de polluer. C’est tout dire.

    L’être humain est un prédateur qui doit être dissuadé d’imposer sa force sur son environnement.

    Pourquoi le dissuader ? Parce qu’à force de vouloir exercer sa toute-puissance, un concours d’éléments va probablement le faire disparaître de l’univers, cet être humain qui se croit supérieur : il suffit d’une erreur dans un programme informatique élaboré par un membre de la « technostructure », dans un secteur présentant des risques énormes comme le secteur nucléaire et …. pschitt

    Comment le dissuader ? Je ne sais pas. Je suis en recherche. J’avoue que je suis un peu pessimiste. Je me demande ce que pensent les orques et les dauphins, du comportement de l’être humain ? Ils attendent peut être sa disparition…

    1. Idem. Tout va trop bien chez nous, pour susciter un changement de cap…Tant que l’idée n’est pas mûre, tous les shows et les COP ceci celà n’y changeront rien.
      On économisera sans doute ici en occident, le carbone qu’on cramera là bas (« développement » du continent africain entre autres joyeusetés bétonnantes) Cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Jevons , connu depuis plus de cent ans….
      Allez donc jardiner, c’est le moment de préparer un bon sol pour le printemp prochain 🙂

      1.  » Allez donc jardiner, c’est le moment de préparer un bon sol pour le printemp prochain  »

        et plantez-y des arbres, pour les printemps des générations suivantes 😉

        L’arbre:
        a-t-on trouvé mieux que lui?
        1. ne serait-ce qu’en tant que transformateur d’énergie solaire
        2. … longue liste à compléter !

  4. Comment pouvez vous soutenir cette thèse du réchauffement climatique, vous qui êtes si bien informé des excès de la finance, de leur méthode de persuasion, de subversion ?. N’importe quel climatologue indépendant vous démontrera en 5 arguments les incohérences de mesure et de calcul pour établir au forceps ce réchauffement. Il y a bien des changements climatiques ( le nord se réchauffe mais le sud se refroidit ), mais le bilan facilement accessible sur le site http://data.remss.com/msu/monthly_time_series/RSS_Monthly_MSU_AMSU_Channel_TTT_Anomalies_Land_and_Ocean_v03_3.txt montre, si vous entrez ces valeurs dans un tableau capable de produire une courbe, un léger refroidissement depuis 2000. Le moindre scientifique connait ce satellite dédié au relevé des températures globales depuis 1977, ainsi que la simple capacité de la vapeur d’eau de produire un effet de serre au moins 60 fois supérieur à celle du CO2 qui en outre nourrit toute végétation pour se développer. Un email publié sur de nombreux médias (dont le Figaro) a dévoilé que le GIEC viraient ou évitaient d' »introniser » les scientifiques ayant émis le moindre doute sur ce réchauffement. Voici par exemple 22 raisons de ne pas souscrire aux données du GIEC, avec parmi elles des éléments de 1ère année de physique : http://www.contrepoints.org/2014/06/03/167818-climat-22-verites-qui-derangent
    Ce réchauffement arrange deux idéologies :
    La première est d’inculquer aux consciences des masses qu’elles sommes trop nombreuses sur cette planète étant donné qu’elles n’accepteront vraisemblablement pas de diminuer massivement leur « train de consommation ».
    La deuxième consiste à faire signer sous la contrainte du FMI etc. les pays en développement une charte qui les taxera de manière importante dès qu’ils auront recours aux énergies fossiles simples à extraire et à mettre en œuvre, ce qui continuera à donner l’avantage aux pays plus « modernisés » ayant le nucléaire, les énergies renouvelables dont le bilan objectif est lui aussi à discuter, percevant eux indirectement ses taxes, …
    Cherchez par vous même qui se cache derrière ce « réchauffement », quels conseillers de l’ONU, quelles fondations, quelles ONG, et vous comprendrez comme moi assez rapidement quels sont leurs premiers intérêts..
    Il est possible qu’en révélant au grand jour cette escroquerie planétaire, cela ne facilite pas le plan de redressement économique des puissances financières qui misent dessus, peut-être parce que lui aussi se fonde sur une énorme escroquerie qui est la création monétaire « sur-croissante » et dont notre Hulot national, chef de compagnie d’hélicoptères, ayant un véritable palais comme résidence secondaire, feint toujours d’aborder…
    Les réseaux sociaux sont à l’œuvre, ils informent, ils « éclairent » à leur façon .:.
    Merci de laisser accessible ce commentaire qui n’offense personne, qui émet un simple avis.
    @loindevant

    1. Merci de laisser accessible ce commentaire qui n’offense personne,

      Je sais bien que le bon sens n’est pas une personne, mais il est sacrément offensé après lecture de votre gloubi-boulga.

      1. Le bon sens n’étant pas là pour se défendre, vous pourriez éviter de parler à sa place, c’est la moindre des choses.

        Il n’a déjà pas son mot à dire face à l’écologisme montant qui trahit constamment l’écologie. Un écologisme politisé, pourri par les conflits d’intérêt.

        Puis, recourir au bon sens, c’est exactement comme recourir à l’évidence. Mieux vaut examiner les faits, car ils sont bavards, le problème étant qu’on essaye tout le temps, là aussi, de parler à leur place et de leur faire dire ce qu’on a envie d’entendre.

        Je reste sur ma position et trouve toujours aussi dramatique que tous les problèmes environnementaux soient systématiquement ramenés à celui du réchauffement, parce que celui-ci est facilement instrumentalisable, et instrumentalisé, sans même entrer dans le débat de son existence et de son origine, sur lequel trop de pseudo-certitudes sont en permanence mises en avant au détriment d’autres arguments, et de faits nettement plus complexes, ambigus, dont les nuances sont souvent manipulées dans un sens ou dans un autre.

        Cela n’en est que plus dramatique. Comme on fait semblant d’agir contre le méchant carbone, on donne l’impression d’une prise de conscience globale, alors que l’ifnormation est fausse, orientée, et créera une grande désillusion dans quelques décennies, quant à « nos » véritables intentions, et notre véritable attitude vis à vis de l’environnement, qui est toujours autant perçu comme simple fournisseur de ressources. En bref, le climato-hystérisme sert d’écran de fumée à la poursuite des mêmes objectifs, selon l’impeccable logique néo-libérale qu’incarne le développement durable.

        Plus on vous parle du climat, moins on s’attaque aux vrais problèmes environnementaux.

      2. Ceci étant , il est effectivement imprudent de ne penser que climat quand on se soucie d’équilibre biologique et de la vie sur terre , mais il faut parfois faire court et aller à l’essentiel du moment pour emporter le reste ..qui n’est pas qu’un reste .

    2. @loindevant (ou derrière)

      Il faut vite arrêter de faire FIXETTE sur le H2O et le CO2… le CO2 servant d’équivalent. Faire FIXETTE c’est aussi passer à côté de l’essentiel… et cela conduit aux prédicats faux !

      Vous voulez des vérités qui dérangent ? Des vraies ? Celles que les médias et les réseaux sociaux se gardent bien de vous relayer ?

      En voici deux :

      – Il y a plus de 70 gaz à effet de serre d’ores et déjà rejetés dans notre atmosphère depuis le début de la révolution industrielle (oxydes d’azote compris) !

      – Certains d’entre eux ont un PRG (potentiel de réchauffement du gaz à effet de serre) compris entre 22000 et 32000 après 500 ans passé dans l’atmosphère !

      Vous lisez bien, 32000 après 500 ans ! On est loin du PRG propre à l’H2O là…

      Et le témoin encore aujourd’hui de la présence résiduelle de toute cette merde malgré les accords de Montréal, c’est notre couche d’ozone située en stratosphère, notre cote de maille contre les UV-B et C (responsables des cancers de la peau, notamment en Amérique du sud du fait de la faiblesse de l’intensité du champ magnétique terrestre dans cette région, notre bouclier, de l’extinction des amphibiens, etc.), avec un trou dans l’hémisphère sud qui se maintient toujours autour de 20 millions de km² , contre 100000 km² en 1970, en étant passé par 26,6 millions de km² en 2006 !

      Pas de quoi crier victoire… mais plutôt TOUT STOPPER !

    3. @loindevant

      Je reproduis, ci-après, un des 22 arguments avancés par les climatosceptiques : »1. La TMAG (température moyenne annuelle globale) est stable depuis 1997, malgré une augmentation continue du taux de CO2 : comment alors soutenir un rapport de causalité entre croissance de concentration du gaz carbonique et température ? »

      L’explication de ce phénomène est la suivante suivant les deux auteurs (Ch. Bonneuil et J.-B. Fressoz) de l’ouvrage « L’événement anthropocène » :  » (…) le réchauffement climatique de ces dernières décennies a été limité par les émissions urbaines et industrielles de dioxyde de souffre (aérosol réfléchissant les rayons du soleil), et (…) ce sont notamment les émissions d’aérosols soufrés de l’Asie qui ont permis cela dans la décennie passée (…) » (page 43).

  5. COP 21
    Se sera la poursuite illusoire de la recherche de la technologie miracle qui devrait permettre de continuer la croissance ultralibéral mondial.
    Le problème est global, l’ensemble de nos activités ont fait que nous nous retrouvons dans la situation environnementale périlleuse actuelle.
    Quelle est cette situation? Pour faire court ce sont les changements climatiques, mais pas seulement, c’est aussi la pollution chimique de l’eau de l’air et l’épuisement par surexploitation des ressources suite et résultant de l’ensemble des activités humaines.
    S’ attaquer à limiter les conséquences de nos activités, c.à.d. trouver une nouvelle technologie fera en sorte que c’est même activités vont accroitre davantage.
    Pourquoi? Au bout de l’usine polluante vous ajouterez une autre bâtisse pour abriter la nouvelle technologie, de l’énergie supplémentaire pour faire fonctionner le tout, plus la main d’œuvre humaine ou robot peu importe.
    Même chose pour la voiture ou l’avion.
    En bout de ligne vous augmenterez le total des activités humaines donc ponction des ressources supplémentaires déjà en voie d’épuisement et dommage tout autant de pollution.
    Comment? Ici un exemple réel. Boeing et/ou Bombardier ont récemment développé chacun un nouvel avion réputé consommé 20% moins de carburant, c’est bien par unité produite mais il est prévu doubler le trafic aérien d’ici quelques années alors que le sixième avion qui s’ajoute au cinq premiers vient annuler le gain de ces derniers, zéro gain environnementale au contraire davantage de pollution.

    La seule façon que les nouvelles technologies soient performante c’est quelles soient reliés à une diminution d’activités dans le domaine ou elles sont appliqués

    1. Erreur de boutons, je continue.
      Autre arnaque que vous verrez suite au COP21. Les cibles de diminutions du CO2 sont reliés au niveau des émanations de 1990 Kyoto alors que le PIB mondial (les activités humaines) ont probablement triplé depuis cette époque.
      Tous objectifs de diminution résultant du COP21 devra être globalement multiplié par trois pour être d’une certaine efficacité, évidemment en tenant compte qu’il devra toujours y avoir une diminution global de nos activités sinon c’est l’emballement qui continue, exponentielle…..

  6. Pourquoi qui parle d’emploi le sieur Hulot ?
    Non d’une pipe ! Il la voit ou il la voit pas la violence capitaliste ?
    La propriété lucrative et le marché du travail ça lui cause oui ou non ?
    Et la guerre des classes ? ça n’existe pas pour lui ?
    Allez, basta son show et son égo !

  7. L’écologie, il y a ceux qui en parlent et ceux qui en font, et je crois plus volontiers aux seconds qu’aux premiers. Ce ne sont pas de grandes déclarations qui font baisser les émissions de polluants (effet de serre ou autre) mais les actes concrets. Hulot, le COP21, tout ça n’est que la continuation du Spectacle (celui que décrit Debord), jusqu’à l’absurde.

  8. Info Hors-sujet de dernière minute ! : Volkswagen aurait dés les premiers jours de l’affaire limogé son ingénieur en chef Gérard Majax.

  9. « l’essentiel a bel et bien été dit, sur les solutions par contre le doute est permis quant à la pertinence et la justesse du paradigme proposé ».
    Je suis pleinement d’accord avec ce billet. Ma remarque porte seulement sur l’emploi du terme passe-partout qu’est devenu le mot  » paradigme », employé continuellement sans aucune précision de ce à quoi on se réfère en tant que modèle ou imagerie paradigmatique.
    Définition:« Le terme paradigme est utilisé dans deux sens différents. D’une part, il représente tout l’ensemble de croyances, de valeurs reconnues et de techniques qui sont communes aux membres d’un groupe donné.
    [ il convient donc de préciser un tel ensemble! Ce dont on ne se donne que rarement la peine!]
    D’autre part, il dénote un élément isolé de cet ensemble: les solutions d’énigmes concrètes qui, employées comme modèles ou exemples, peuvent remplacer les règles explicites en tant que bases de solutions pour les énigmes qui subsistent dans la science normale. » (Kuhn, 1972)
    Si, ici, c’est le concept de « vérité » qui est seulement proposé en tant que paradigme, en effet on reste vraiment dans le flou.

  10. Moi, j’ai choisi de me croiser les bras en attendant que l’on réponde à quelques questions simples. De temps à autre pour me détendre un peu, je me tapote le menton. Questions pour l’instant demeurées sans réponses : Les humains (7 milliards d’individus ) disposent-ils d’une planète dont les ressources et la capacité à se régénérer leur permettent de vivre ainsi qu’ils le font depuis près de deux siècles ? La planète Terre pourrait-elle permettre à l’ensemble de l’humanité de vivre dans le superflu ? Le Terre est-elle un support approprié pour la mise en place d’un système capitaliste fondé sur la mondialisation sauvage, sur la concurrence entre les hommes, sur la propriété individuelle des terres et des ressources mises gratuitement à leurs dispositions, sur la prééminence de l’argent, sur la spéculation, sur la perception d’intérêts, sur la croissance, sur la surproductions de certains secteurs, sur le gaspillage, sur la détérioration et l’empoisonnement de l’air, de l’eau et des sols, sur les déchets, sur la dérégulation…
    Je ne vois pas bien comment on peut continuer à projeter de vivre dans un monde dont on ne connaît pas les limites exactes. Comment on peut penser un monde dont on ne considère qu’une seule dimension à la fois.
    Lorsque le mythe du progrès des sciences et de la technique, Lorsque l’illusion de la croissance infinie et de l’illimitation ne pourront plus constituer le paradigme dans lequel l’humanité trouvera à justifier sa présence au monde… De quoi, alors, sera faite sa vie, de quoi la remplira-t-elle ? La nécessité d’une démarche spirituelle et culturelle apparaîtra sans doute rapidement. Pour l’instant je croise les bras et je médite. Même s’il ne s’agit pas d’une position orthodoxe…

  11. « Le Terre est-elle un support approprié pour la mise en place d’un système capitaliste fondé sur la mondialisation sauvage, sur la concurrence entre les hommes, sur la propriété individuelle des terres et des ressources mises gratuitement à leurs dispositions, sur la prééminence de l’argent, sur la spéculation, sur la perception d’intérêts, sur la croissance, sur la surproductions de certains secteurs, sur le gaspillage, sur la détérioration et l’empoisonnement de l’air, de l’eau et des sols, sur les déchets, sur la dérégulation… »

    Ben voila. Et comme par hasard, aucun « expert » ne s’aventurera a y répondre…

    C’est dingue.

  12. Laissons Nicolas faire son show. Au fond, je le pense sincère même si certains lui reprocheront de s’allier avec des multinationales pour faire passer son message.
    Ceci dit, je me demande si il faut encore continuer à lutter contre le réchauffement climatique. Je m’explique, on sait tous, du moins à peu prés tous ;-), que le changement climatique est dû à notre modèle économique à savoir le capitalisme or la COP21 ne s’attaque jamais à ce modèle. Elle propose tout juste des ajustements à la marge mais jamais, au grand jamais, elle ose affirmer: Eh ! oh! votre système basait sur le fric , faudrait peut être arrêter vos conneries????Non???
    La majorité des dirigeants de la planète ne veulent pas s’attaquer à ce modèle et au fond on les comprends puisque ils sont plutôt bien placés dans la pyramide sociétale . Eh oui! Si demain, on change les règles du jeu, nos élites le resteront elles? Faudrait pas les prendre pour des demeurés quand même!!!Ils vont pas scier la branche sur laquelle ils sont assis!!!!!
    C’est pourquoi, je pense que le réchauffement climatique et autres horreurs environnementales sont une chance. Oui, oui une chance! L’homme ne change que quand il se prends une bonne baffe!!! C’est comme çà!! On se dit évolué mais au fond on a le même instinct qu’un chat au bord d’un baignoire rempli d’eau, il faut qu’il y tombe pour ensuite bondir en hurlant et s’accrocher à vos rideaux en y faisant au passage une bonne estafilade!!!! Quelque part l’homme est à la fois intelligent et….. très con aussi…c’est pour cela qu’on s’aime bien au fond….
    Donc laissons la nature faire son boulot! Quand on sera allé trop loin, elle se rappellera à notre bon souvenir en nous donnant une bonne leçon. Attention, je suis pas un partisan de l’extinction de l’espèce humaine, la vie est puissante. Si la terre change radicalement de climat, des hommes sauront survivre et je vous garantie que ces survivants seront mais alors très différents de nous….Ils nous détesteront peut être mais au fond ils nous pardonneront. Et ils se diront autour d’un feu mais qu’est ce qu’ils étaient cons nos ancêtres???

    1. Tout à fait d’accord avec Pierre sur l’idée qu’on s’attaque à un symptôme environnemental (peut-être imaginaire) parmi d’autres (tout à fait indéniables pour la plupart), sans s’attaquer au problème de fond, à la source de tous ces symptômes. Il va de soi qu’on court à la désillusion, et donc dans le mur, et donc que les choses changeront quand il sera déjà trop tard (si ce n’est déjà le cas) et que nos modes de vie seront tout bonnement devenus impossibles.

      Mais comme on n’en est pas encore tout à fait là, on continue, on met des pansements sur des jambes de bois, et on se donne bonne conscience.

      L’épuisement des ressources minières et fossiles indispensables à la société de consommation comme les terres rares et certains métaux en voie de disparition pourrait très bien être le point de non retour de notre civilisation. Ce qui implique encore quelques décennies de pente raide avant la chute libre.

  13. Un exemple de désastre écologique : La sécheresse en Californie.
    – Le lac Owens est à sec depuis des décennies.
    – Les californiens ont détourné la quasit totalité des rivières de la Sierra Nevada pour irriguer à tout va.
    – Depuis des années ils importent de l’eau pour produire encore plus.
    – Des usines de désalinisation tournent à fond les manettes depuis des lustres; Résultat : Il n’y a plus d’eau. Quand on modifie la géographie d’un territoire, on finit par modifier le régime des vents, des pluies et in fine seulement la température ressentie. Est-ce que la COP 21 avec sa fixette sur le CO2 pourrait changer quelque chose à l’alimentation délirante des humains carnivores ?
    Non, ils créeront de nouvelles taxes et des impôts, la preuve, le remplaçant de Mr Pachauri est économiste (!) et en Australie le type chargé de l’impôt climat est un ancien de Goldman Sachs. Avec des toto pareil, je n’ai aucun doute sur juste le prix du CO2. La COP21 n’est plus de l’écologie, c’est de la manipulation des foules et des petits fours pour carnivores trop riches.

  14. A propos du billet sur les craintes du FMI, de François Leclerc;

    Qu’est ce qui nous dit que la BCE n’est pas reliées aux bourses, pour soutenir aux cas ou… Un PC caché dans le bureau de Draghi…
    Ce serait pas bête, non?
    La BCE fait ce qu’elle veut, du moment que ça ne se sait pas.
    Et comment le savoir ?

  15. Sur le climat: à quand un débat sur l’intérêt ou non d’un réchauffement climatique? Autrement dit, si réchauffement climatique il y a, ne pourrait ce être bénéfique pour nous, les humains?

    Sur Nicolas Hulot: je me souviens seulement que je zappais lorsqu’il apparaissait à la télé comme animateur d’émissions grand-public (avant de mettre ma télé au rebut en 2005). Ce monsieur s’est-il déjà excusé d’avoir crâmé davantage d’énergie fossile que des milliers de fois la consommation d’un humain moyen? Et d’avoir donné envie à toute une génération de (jeunes) français de faire la même chose?

    1. Et deux petits exemples pour insister lourdement.

      Mon amie ira un jour visiter le delta de l’Okavango, mais à cheval, hein? pour ne pas déranger les animaux ni polluer… Attention: à cheval uniquement dans le delta! Bien entendu pas à cheval pour faire les milliers de kilomètres A/R depuis l’Europe, tout le monde aura compris.

      Et moi, j’irai un jour faire du bateau ou rouler sur le lac Baïkal, grâce à Jules Verne, innocent car il ne connaissait rien au réchauffement climatique, mais aussi et surtout à cause d’un autre Nicolas: merci Nicolas Vanier de m’avoir donné cette envie.

      C’est bien pour la croissance, toutes ces envies!

      1. Envies, j’ai écrit envies? J’aurais du écrire BESOINS. Donc merci à ces deux Nicolas de nous avoir inoculé ces besoins!

    2. @ Arnould

      Sur le climat: les humains ont pu s’adapter aux grandes variations climatiques de la préhistoire en raison de leur nomadisme. Depuis l’agriculture et la sédentarisation, la question est beaucoup plus complexe et les équilibres plus fragiles. Il ne suffit pas de dire on plantera des oliviers à Lille et des pommes de terre au Groenland, il y a aussi la question des sols.
      Les analogies historiques sont limitées dans la mesure où, avant l’ère industrielle, les périodes chaudes ont plutôt été bénéfiques aux latitudes moyennes et les périodes froides catastrophiques. Or, il semble que nous nous trouvons face à une situation inédite, un risque de période « anormalement » chaude.

  16. « Et si vous doutiez du fait que l’ultralibéralisme tue, pas seulement à l’étranger mais chez nous … »

    EXACT ! « traverser » ce « pont » est trés délicat…

    Mais, accepter cette douloureuse « transformation » voire « renaissance » exige de la patience et de la douceur et de l’humilité vis à vis de SOI MEME…..

    Il y a une vie après le burn-out

    Pas un échec
    « Accepter de reconnaître son état d’épuisement est néanmoins très douloureux car, in fine, cela revient à s’avouer qu’on ne peut tout maîtriser, à faire le deuil de la toute-puissance. « C’est cependant le prix pour se reconstruire, donner du sens à sa souffrance », insiste Patrick Mesters. »

    « Selon lui, une chose est sûre : il faut du courage pour réussir son burn-out. Mais ce sont généralement des gens courageux qui en sont victimes. Il faut en outre de l’humilité, arrêter de se juger et de se blâmer. « Tout un travail d’accompagnement est nécessaire pour leur faire comprendre qu’ils ne vivent pas une situation d’échec, mais que la vie leur envoie un signal dont ils peuvent tirer profit », affirme le neuropsychiatre.  »

    « Pour que le burn-out marque un tournant vers une vie meilleure, il faut réussir à en détecter le sens. « Il est indispensable pour la personne en épuisement professionnel de pouvoir compter sur quelqu’un qui a le recul nécessaire pour l’aider à mettre des mots sur ce qu’elle ressent, l’aider à retrouver des valeurs et des priorités dans son existence, souligne Patrick Mesters. Qu’est-ce qui est essentiel et qu’est-ce qui ne l’est pas ?… Il faut savoir se poser la question, se resituer dans sa vie personnelle. »

    « Alors, certains finiront par considérer que leur burn-out a été une chance. Les uns vous diront : « J’ai redécouvert les plaisirs de la vie de famille », d’autres : « J’ai retrouvé la joie des plaisirs simples »…

    http://www.levif.be/actualite/sante/il-y-a-une-vie-apres-le-burn-out/article-normal-92267.html

    Les valeurs , revenir à l’essentiel !

    Amicalement votre.

Les commentaires sont fermés.