La VUB assigne Paul Jorion devant le Tribunal du travail

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La Vrije Universiteit Brussel a l’intention de m’assigner devant le Tribunal du travail pour demander à celui-ci de mettre fin au contrat qui nous lie. La VUB entend arguer que je ne suis pas le chercheur de haut niveau en science économique qu’elle avait cru nommer, la preuve en étant que durant les trois années durant lesquelles j’ai été détenteur de la chaire « Stewardship of Finance », j’ai été incapable de publier un seul article (à l’exception d’un texte de quatre pages) dans une des grandes revues de science économique.

Il est encore dit que la médiocre qualité de mon enseignement et de mes travaux a porté discrédit à la VUB qui réclamera, à titre provisionnel, 1 euro de dommages-intérêts et 1.320 euros couvrant les frais d’assignation.

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203 réflexions sur « La VUB assigne Paul Jorion devant le Tribunal du travail »

      1. Si la VUB ne vous a pas demandé vos diplôme s en papier lors de l’embauche elle l’a dans l’os. Elle l’aura d’autant plus que vous enseigniez sur le fond non la forme : cad sur la morale et l’éthique, non les mécanismes. Pour moi, la Vub vous assigne « pour la gloire ». Elle montre enfin qu’elle n’y voit goutte à l’éthique économique…

    1. Ces mêmes revues sont elles-mêmes contaminées par le fric. Voilà ce qu’un bon avocat démontrera, justifiant que Paul Jorion préfère l’activité scientifique. Par ailleurs, il faudrait peut-être aussi envisager d’occuper la VUB. C’est Bloomberg qui le recommande implicitement …
      Bloomberg : « S’en prendre au patron sont des outils incroyablement efficaces »
      A déguster ici: http://wp.me/p5oNrG-f1h

    2. Il existe des revues marxistes, neo-marxistes, de très grande qualité et très bien rankées.

      Le pb, c’est de ne rien publier qui soit conforme à ce qui constitue désormais la norme des exigences de la recherche en sciences sociales, indépendamment du camps choisi.
      Bien sûr, il est tout à fait certain qu’ils auraient quand même avancé la même excuse si Paul avait publié dans ces revues non orthodoxes (mais reconnues).
      Evidemment, une théorie neuve en sciences sociales, qui n’entre dans aucun cadre préexistant, n’a pratiquement aucune chance d’être publiée dans aucune revue.
      Mais on trouvera toujours un guignol pour vous dire que la découverte de l’ADN a bien trouvé à être publiée, et que comme elle tient en 3 pages pas plus, développer une thèse sur 300 pages ne se justifie plus (sic)…
      La plupart du temps, on vous engage désormais comme professeur à la condition expresse que vous vous engagiez à publier au moins X articles par an, et à ne pas enseigner/développer d’autres activités en dehors de l’institution elle-même.
      Paul peut mettre ses ouvrages dans la balance, le dernier sur Keynes n’étant pas un ouvrage de vulgarisation à proprement parler, ainsi que son rôle dans la commission (qui lui a pris du temps), les deux participant à la renommée de la VUB davantage qu’aucun article publié ne sauraient jamais le faire.

    3. Monsieur Jorion,
      Je profite de cette occasion pour vous faire part de mon soutien d’après vos déboires avec cette noble institution la VUB.

      Ne sachant pas comment vous adresser un mail personnel par le biais de votre site, je profite de cette tribune pour vous suggérer comment continuer à prodiguer vos enseignements à tous ceux qui aimeraient se nourrir d’une véritable réflexion allant bien au-delà de la doxa universitaire distillé telle qu’un catéchisme dit universel et impossible de remettre en cause.

      Travaillant quelque temps dans le e-Learning, j’ai découvert il y a déjà quelques années, que l’Université de Liège avait mis au point une plateforme d’enseignement sécurisée, par le biais de laquelle vous avez la possibilité d’offrir des cours aussi bien en individuel qu’en groupe car cette plateforme dispose d’un dispositif de vidéoconférences pouvant réunir plusieurs participants à la fois.

      Les nouvelles technologies n’ayant pas de secrets pour vous il me semble que les étudiants désireux de se forger un jugement personnel, au delà de formatages conventionnels, trouveront un apport précieux par le biais de ce support qui plus est, vous permettrait de continuer à apporter votre précieuse contribution au plus grand nombre dans votre combat pour rétablir la véritable place de l’économie politique dans l’enseignement supérieur.

      Le nom de cette plateforme est « Claroline » et elle est libre des droits.

      Cette alternative vous permet de vous adresser à des personnes quelque soit leurs lieu de résidence et bien sûr, en employant aussi bien l’anglais, le français, l’allemand.

      Vous souhaitant un courage sans failles devant l’obstination égocentrique et idolâtre de cette bourgeoisie sclérosée et pantouflarde, permettez moi de vous adresser toute mon admiration pour ce que vous fait et pour ce que vous êtes.

      Bien à vous Monsieur,

      Ricardo LIEBBE

    4. Les vraies questions à mon humble avis c’ est  » A quel titre avez-vous été engagé et votre formation et diplômes y correspondent ils et avez-vous failli à votre mission? »

      le reste ne sera à mon avis pas recevable devant une juridiction.

      J’ ai toujours compris que votre formation est l’ anthropologie, me trompe je?

      Bien à vous

    5. Monsieur Jorion
      « les cons ça osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnait », dixit Saint-Augustin revisité par Michel Audiard.
      Mais quand le con est doublé d’un salaud, ce qui n’est pas rare, il n’hésitera pas à atteindre son adversaire en lui assénant une blessure d’injustice qui distillera son venin pour mieux vous emporter.
      La VUB n’a que faire de vous assigner, bien certaine d’être déboutée, elle semble d’ailleurs que menacer pour l’instant, mais l’important n’est pas là, l’important est de vous blesser à mort, hatez-vous d’oter ce dard de l’injustice de votre coeur et protégez vous derrière un bouclier de juristes et d’avocats, ces mercenaires sont là pour ce combat…
      Si besoin nous irons nous aussi…
      Jean-Claude

  1. Un niveau d’anglais insuffisant, des étudiants délaissés, de nombreuses plaintes…et semble t-il…une escroquerie sur la qualité du personnage…
    Des gens censés en former d’autres qui se montrent incapables d’assumer le moindre choix et de produire un argumentaire censé…ils n’ont besoin de personne pour se discréditer.

  2. Un bon avocat et le tour est joué! De plus ils ne pouvaient pas ignorer qui tu étais quant ils t’ont recruté: tu passais sur France culture trois fois par mois ou plus…. difficile à capter à Bruxelles il est vrai.

      1. Pour connaître très bien les avocats…
        …à moins de prendre un spécialiste ! C’est vous Paul, qui allait amener les billes, l’avocat ne les jouant que pour vous si besoin.
        Je crois que vous n’avez pas à vous en faire.

    1. « Quelle va être votre ligne de défense dans cette affaire ? » Il vaut bien mieux ne pas l’évoquer! Le net est déjà suffisamment une grande source à indiscrétions sans devoir encore se livrer la corde au cou!

  3. La VUB va t’elle se ridiculiser longtemps?
    Il semblerait que oui.
    J’espère que la justice du travail Belge fonctionne correctement dans des delais raisonnables et qu’elle sera juste en ce qui vous concerne.
    Attention a ne pas y laisser plus d’énergie que nécessaire. C’est peut être ça le but recherché principalement: vous faire taire par épuisement psychologique dans une telle procédure.
    Bon courage,
    Arnaud

    PS:

      1. Il n’y a pas que l’épuisement psychologique, malheureusement. Celui-ci, bien entouré et avec un bon mental, on peut y faire face. Il y a les multiples frais de procédure, d’appel, d’avocats qui peuvent vite devenir importants. C’est la méthode qui fut utilisée contre Denis Robert.

        Cet acharnement de la V.U.B. semble à première vue inutile : il leur suffisait de virer Monsieur Jorion, s’ils voulaient s’en débarrasser.

        A force de voir des saloperies, on devient parano sans doute, mais je soupçonne que derrière la VUB, il y a quelque lobby pour qui vos ouvrages et votre notoriété deviennent gênants, et qui cherche vraiment à vous faire taire, en vous harcelant par tous les moyens possibles. (Et sur ce coup-ci, j’espère de tout coeur que ce n’est que de la parano).

  4. Personnellement, je trouvais tout à fait étonnant qu’un « économiste non orthodoxe » puisse faire son trou dans un « établissement respectable » comme la VUB.
    Il faut être courageux pour montrer l’imposture de la « science économique », mais il est toujours risqué de mettre en évidence que le roi est nu.
    Bien vu ! l’argument du manque de publications dans des revues à comité de lecture par des pairs, mais certainement pas en librairie en tout cas, ni sur le blog, ni dans différents médias.
    Mais bon… Comme le dit l’adage : qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage.
    Bon courage en tout cas !

      1. Monsieur Jorion, vous êtes coupable de ne pas avoir respecté l’étiquette qui s’impose dans les instances éducatives, et à tous les niveaux : chacun ne doit enseigner que selon les diplômes obtenus dans sa discipline. Il n’est ainsi pas tolérable de soumettre un diplômé en sciences économiques aux critiques d’un diplômé en anthropologie ‘ comme un « homo economicus » primaire ? comme un pêcheur de l’île de Houat ?) Wikipedia donne comme exemple flagrant de manquement à l’étiquette ceci: » Par exemple, porter un pyjama à un mariage dans une cathédrale peut être une expression de la liberté de l’invité, mais peut également pousser les mariés à soupçonner l’invité de se moquer d’eux ou du sérieux de leur engagement ».

        Votre futur procès me rappelle celui intenté à Brancusi au début du XXeme siècle, pour définir si son célèbre « oiseau » était bien une oeuvre d’art selon le consensus de l’époque, c’est à dire l’image identifiable d’un certain oiseau  » Si vous étiez chasseur, vous tireriez dessus ? » demanda le juge…

  5. Bonjour Monsieur Jorion,

    En première analyse, on pourrait dire que c’est juste, comme on dit, le réponse du berger à la bergère. Mais j’ai dans l’idée que c’est non pas un reproche sur votre enseignement et vos compétence mais bien d’avantage une tentative de vous discréditer. Comme dit le sage poète : « S’ils trouvent une corde à leur goût, ils me la passeront au cou. » ( http://www.dailymotion.com/video/xe8zi_brassens-la-mauvaise-reputation_news )

    Bon courage à vous !

    SL

  6. Leur charge ne tiendra pas la route, c’est plus un écran de fumée pour dire qu’il faut enseigner la « science économique » d’une seule façon sous peine d’être condamné et d’être stigmatisé d' »incompétent » !

    Il faut garder courage, de plus, plusieurs personnes vous supporteront jusqu’au bout !

  7. Monsieur Jorion.

    Il y a quelques mois je vous avais mis en garde contre les médias  » chiens de gardes enragés « qui feraient tout pour avoir votre peau. Je mes suis trompé d’ennemi, c’est directement la  » finance » qui s’est chargée de l’affaire. Vous m’aviez répondu d’une façon assez ironique.
    Quand au manque de publication, ces gens ne savent sans doute pas lire. A l’instant où je vous écris, il y a à gauche de mon écran tous les livres que vous avez publiés. Maintenant il se peut que vos idées ne soient pas conformes à l’orthodoxie ultralibérale et que certains se trouvent gênés de défendre une idéologie aussi pourrie. Je ne suis pas grand chose, un retraité ancien prolo, mais je vous assure de tout mon soutien et surtout continuez à dire ce que vous avez à dire, c’est instructif et bon à entendre.

  8. C’est marrant comment à la première lecture j’ai cru un instant que la VUB était une entreprise qui réclamait sont manque à gagner sur un investissement…Il me semblait que les buts premiers d’une université était l’instruction et la recherche, non ? Quand les universités et soit disant « grandes écoles » arrêterons de se comporter comme des centres de profits, l’enseignement y sera peut être plus émancipateur que doctrinal…enfin c’est que mon avis…

    1. non. ce n’est pas comme ça que ca fonctionne!
      .une ecole est un label, rien de plus, signifiant « bon pour tel ou tel genre de service ».
      .l’école est le plus souvent financée par les entreprises qui viennent ensuite y recruter les futurs salariés dont elles auront besoin, et non par les sommes payées par les étudiants.
      .les étudiants choisissent l ecole en fn de ses sponsors (et non pas pour être « instruits ». Personne ou presque ne s’interesse à la recherche de la connaissance pour elle-même!, en dehors de quelques marginaux – evidemment les meilleurs en général).
      .les entreprises choisissent les ecoles dans lesquelles elles investissent en fn de la réputation de l’école.
      . la réputation de l’école dépend de la réputation de chercheurs qu’elle arrive à recruter (pensez mercato et equipe de foot). la réputation des chercheurs dépend de leurs publications. le recrutement dépend du marché: combien êtes vous prêt à payer pour m’avoir moi comme enseignant, étant donné mon pédigrée (mes publications passées et mon nombre de citations)?

      enfin voilà comment ca marche, en gros…
      .

      1. je suis très bien placer pour le savoir, faisant partis du CA d’un organisme paritaire « finançant », à mon grand regret, des centres de profits de ce genre au travers de reconversion de salarié(e)s…mon propos était ironique^^

        Le souci de ce genre de pratique, c’est que « l’école » (si on peut encore appeler ça comme ça) n’est finalement qu’une simple carte de visite et quand le fraichement diplômé/formaté débarque de toutes sont incompétence mais avec arrogance, c’est toute l’entreprise qui y perd…la aussi pour parlé d’un vécu (jeune cadre gavé au Lean Manufacturing, six sigma, 5S, QRQC, fast 8D…mais qui sait pas dire « bonjour », « s’il vous plait » et « merci »)

        PS: les écoles sont peu financé directement par les entreprises mais plus par les orientations que donne le Medef (CGPME et UPA aussi) au travers du FPSPP et OPCA…l’argent de ces organismes paritaires étant de la collecte obligatoire, il est préférable pour le Medef de le faire aller là où il a de l’interêt. Si l’entreprise finance directement c’est une dépense supplémentaire à la collecte obligatoire donc du profits en moins…

  9. Ce n’est qu’une nouvelle version du plafond de verre et de son corollaire, l’entre soi et la corruption qui ne manque pas de s’y glisser. Pas seulement un plafond de verre mais une cage de verre qui protège contre les intrus qui risqueraient de déranger les fragiles équilibres aristocratiques en place et toute une hiérarchie qui ne se sent plus si sécurisée. Et ce jour même on distribue un pseudo prix Nobel d’économie!

    1. La loi du marché du plus fort sans doute
      En automne les gros sponsors font les budgets 2016

      Bon courage pour la suite mais l’essentiel est ailleurs.
      Merci pour tout ce qui a été accompli et ce qui le sera.
      zebulon

      1. Revenez nous voir dès que vous aurez pu capturer un bout d’essentiel , pour nous en faire profiter .
        Au revoir et merci .

  10. Je ne comprends pas trop leurs arguments! La VUB a-t-elle coutume d’engager pour enseignants des passants sur simple base de leurs assertions sans aucune autre contrainte que de « passer par là »? Et d’autre part, votre contrat prévoyait-il la rédaction et la publication d’articles dans des revues dites spécialisées et si oui, dans un délai imposé par l’institution? Sauf si le tribunal du Travail est noyauté par la clique de la VUB, un avocat un peu habile aura vite fait de la débouter! Un contrat se rompt sur des faits avérés quand il y a rupture effective des termes du contrat… Et votre lettre de licenciement comportait d’autres arguments, non? Anglais rudimentaire, écoliers mécontents (depuis la sauce bolognaise le terme « universitaire » a été en grande partie vidé de sa substance tout comme celui d’ « université » d’ailleurs) et travailleurs en reprise de savoir, abandonnés à leur triste sort ! Etrange affaire! Je n’avais déjà que peu de sympathie pour les traditions doctrinaires de l’ULB, mais cela ne s’arrange visiblement pas! Les grands donneurs de leçon humanistes ne semblent guère avoir le goût pour la « Libre pensée » dont ils se revendiquent pourtant à toutes les sauces.

  11. Tout cela est si grave et votre incompétence est si grande…..
    La moindre des choses serait qu’ils virent aussi celui qui vous a embauché ! 🙂

  12. Çà craint
    Est-ce que au moins votre poste de conseiller auprès du Ministre des Finances tient bon la route ?

    (et si ce n’est pas en tant qu’économiste, c’est à quel titre ?)

      1. Ah, oui, ben est-ce que le jasmin n’était pas plutôt un chèvrefeuille ? (honeysuckle ? ). Si l’avocat de la VUB l’apprend, attention, hein !

      2. QUOI un jardinier qui ne parle même pas un mot d’anglais ? 😉

        Les arbres ne seront pas d’accord …..surtout le Tea tree……

        Trois ans pour discerner et réaliser : A renowned social anthropologist
        sont vraiment fatigués à la VUB……
        mais bien sur….
        Foutaises, prenez un bon avocat.

  13. Si le discrédit porté à la VUB vaut un euro ,on se demande à combien va se monter le discrédit porté par la VUB à la justice belge si une procédure est effectivement engagée .

    Fallait il que vous fussiez filou pour abuser ainsi , il y a trois ans , des esprits aussi formés et éminents que ceux qui président à la destinée de la VUB . Ou que l’entraîneur sélectionneur soit carrément nul .
    Amis de la VUB ( s’il en reste ) , virez votre entraîneur sportif qui a gravement nui à la réputation de sérieux de votre institution !

  14. Révoltant, absurde, inepte, inqualifiable !
    Ils ont dû abandonner l' »argument » sur l’anglais mais comme les autres commentateurs le soulignent, ils sont assez stupides et nuls dans leur recrutement : réaliser après trois ans que tu n’es pas un vrai »économiste » ! Au fond ils osent n’importe quoi (aller jusqu’au bout du ridicule), sans vergogne mais pour achever leur basse besogne. Cette triste histoire va devenir un cas d’école…
    Nous serons tous ici , tes si nombreux amis, entièrement solidaires avec toi. Il faut maintenant réfléchir concrètement ce que nous pourrions faire — sans interférer bien sûr avec les autres actions tels que les recours légaux.

  15. « Quand on veut noyer son chien, on l’accuse de la rage. »
    Dans votre cas, le motif de ne pas être « le chercheur de haut niveau en science économique qu’elle (la VUB) avait cru nommer (…) incapable de publier un seul article (à l’exception d’un texte de quatre pages) dans une des grandes revues de science économique. » est assez ahurissant !
    Sur la page officielle de votre chaire à la VUB on lit pourtant que vous êtes anthropologue pas économiste!
    http://www.vub.ac.be/leerstoel/stewardship-finance
    Comment ne pouvaient-ils donc pas savoir qui ils engageaient puisque cela figure clairement sans tromperie aucune sur leur propre site ?
    Par surcroît, les autorités de la VUB sont-elles à ce point médiocrement ignorantes du monde des publications scientifiques pour ne pas anticiper quelque peu qu’un anthropologue ne parviendra à faire accepter que fort rarement un article dans une revue d’économie?
    En début octobre, les autorités de l’université francophone de Bruxelles (ULB) 176e dans le classement international Times Education (2014) justifiaient leur chute de 150 places en 2015 par une forme de contamination/confusion avec la VUB (275e en 2014).
    Ces classements sont certes contestables et font trop la part belle aux sciences dures et à des quantités plutôt que des qualités mais enfin j’avais soupçonné les autorités de l’ULB d’exagérer un peu cette « contamination » d’une relative médiocrité de la position de la VUB. Mais exagéraient-ils cette médiocrité ?
    Mais enfin, dans la mesure où vous bénéficiez d’une audience internationale, ont peut imaginer que vous avez par la publicité de vos enseignements fait connaître la VUB positivement à bon nombres de personnes qui n’en avaient jamais entendu parler auparavant . Je crois me souvenir que les futurs (ou déjà) souverains belges ont assisté à l’un de vos cours. Cela est-il si banal à la VUB ?
    Paradoxalement, ne serait-ce pas l’annonce de votre licenciement brutal et avant terme et la déception des personnes qui auraient voulu suivre vos cours cette année qui porte internationalement discrédit à la VUB bien davantage que pourrait le faire (à la rigueur) votre enseignement lui-même ?

  16. « je ne suis pas le chercheur de haut niveau en science économique qu’elle avait cru nommer, ». Votre contrat qualifiait-il les termes de cette « hauteur » ? Du genre : « L’employeur entend par haut niveau en trucmuche économique … blablabla ».
    Ah la foi! Elle fait renverser les montagnes… ou en tomber!

  17. Seulement 1€ de dommage-intérêts? Pour une telle escroquerie?
    Trois années d’usurpation de poste et face à de telles incompétences et escroqueries constatées, je ne comprends pas que la VUB ne réclame pas davantage…
    Ce monde est fou.
    Bon courage pour ce nouveau combat!

      1. Je prends le pari qu’ils vous proposeront « une commission d’arbitrage  » afin de vous empêcher de bénéficier d’une « tribune »

    1. 1 € c’est à leur yeux, le juste prix du symbolique, pas plus, pas moins. cela leur suffit comme à d’autres, le « 1% artistique ». 1 € , c’est la balle tirée dans un corps. Une seule parfois peut suffire. Cela dépend du cuir, des idées et du fil à retordre.

  18. Si je comprends bien, la VUB a engagé un faux économiste, qui n’est pas fichu d’écrire dans une revue sérieuse, dont l’anglais est, au mieux, approximatif et qui a déplu massivement à ses étudiants, probablement masochistes puisqu’ils remplissaient l’auditoire à chaque session.
    La VUB est donc aveugle au point d’avoir laissé durer cette comédie pendant trois ans !
    Je suis inquiet : combien d’autres farceurs incompétents se cachent-ils dans son corps professoral?

  19. Permettez-moi de joindre ma protestation à toutes les autres contre cette décision injuste. La « science économique » ne serait servie que par une élite qui pense toute de la même manière? Ne faut-il pas justement remettre en question sa prétendue « scientificité » pour mieux orienter nos choix de citoyens? C’est tout à votre honneur Paul Jorion d’avoir ouvert des voies en ce sens. Je vous soutiendrai dès lors comme un libre penseur.

  20. Bon courage à vous, Monsieur Jorion.
    J’attends avec impatience les éléments factuels montrant que vous avez porté discrédit à la VUB. Ce devrait être à mourir de rire ! Des noms ! Des noms ! Des témoignages accablant !
    Combien deviez vous publier d’articles par an selon votre contrat, combien de livres ?
    Ne vous épuisez pas, la procédure peut être longue.
    Amicalement.

  21. Ils sont un peu suisse sur les bords ( c’est pas votre 1er année) ou ils se ridiculisent eux même , ça c’est plutôt belge . Alors là , Mr Paul Jorion sans avocat c’est à pleurer de rire.

  22. N’oubliez pas de leur dédicacer votre prochain livre « Le dernier qui s’en va est prié de fermer la lumière » car tout ceci est bien le signe annonçant une débâcle. Si les garants du système partent ainsi en quenouille c’est bien que le système est aux abois et fuit à tout va.
    Vous trouverez gentiment les arguments et la formule qui convient pour ces messieurs en pareilles circonstances.
    Alléluia ! Réjouissons-nous.

    Je suis persuadé que vous avez avec vous, derrière vous plus de monde que vous ne pensez.

  23. Le problème c’est que vous avez un blog et que vous pouvez avoir le sens de la formule, du coup l’université est ridicule aux yeux de dizaines de milliers de lecteurs, plus que d’étudiants en leurs murs. C’est ça qui les dérange.
    Pour être économiste libéral il ne faut écrire que des conneries libérales, sinon, t’es rayé des listes. Vous devriez faire un méa culpa et leur dire comme il est important pour vous que les rues soient un jour privatisées.

  24. C’est la VUB qui aurait potentiellement porté durant ces trois années discrédit à votre travail. Certains lecteurs ont pu considérer que vous pactisiez avec l’ennemi. Peut-être un manque à gagner!

  25. Le procès peut être l’occasion d’un grand raoût:
    « yes, we can defeat orthodox economy »
    avec « Hart boven bart » par exemple pour le tam tam en flamand.
    Paul Jorion en Giordano Bruno face au néolibéralisme, ce ne serait pas rien (et puis ce sont eux qui périront sur le bûcher des vanités, c’est bien ce qui inquiète même le primé_de_Suède du jour, Angus aussi angoisse sur les inégalités parait-il) !

  26. Cher Paul JORION,
    Je découvre votre titre , son contenu…il semble qu’il s’agit (encore?) d’une intention?? de votre (ex?)-employeur occasionnel(?).
    Vous publiez …..donc (je) nous réagis(sons) de façon aveugle puisque la lecture attentive des interventions précédentes (les vôtres + celle-singulier concrète pragmatique <b<d'allure semi-professionnelle qui a abordé les détails de la loi belge sur la rupture des liens employeur-employé dans les articles précédents) indique que vous souhaitez à la fois le buzz(ça se comprend dans un certain type d’espérance du probable préjudicié) et le vrai conseil PRO (qu’on ne peut imaginer vous faire défaut , sauf à vous considérer comme d’esprit hors-sol , grave, très grave affection pour quelqu’un qui veut agir sur les événements du RÉEL..).

    POUR RAPPEL….VOUS avez écrit..récemment.. :
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    Le Grand Plan Social et moi
    Eh oui ! tout cela me touche de très près ! À moi aussi après tout on vient de retirer son gagne-pain. Et pour moi aussi dans le cadre d’un « plan social » : le Grand Plan Social de punir, d’humilier et de faire taire ceux qui n’arrivent pas à comprendre qu’il vaudrait mieux pour eux qu’ils apprennent à la fermer.
    Ah ! ce n’est pas la première fois ! Et ça ne se compte même plus sur les doigts d’une seule main ! Une chose est sûre cependant, je vous rassure Amis lecteurs du Blog de Paul Jorion : je n’ai toujours pas appris à fermer ma gueule !

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    ET AUSSI :
    Bonjour, nous sommes le jeudi 1er octobre 2015, et quelqu’un me posait la question récemment en disant : « Comment ça avance cette histoire de votre licenciement à la VUB ? », je lui répondais, je disais : « Ce sont les ancêtres qui s’en occupent. ». Et comme il ne comprenait pas ce que je voulais dire précisément, je lui dis : « Ce sont les morts, ce sont les gens qui sont morts qui s’occupent de cette affaire !». Ça reste encore un petit peu mystérieux, mais ce que je veux dire c’est que : c’est l’histoire qui s’occupe maintenant de cela. Et l’histoire, c’est quoi ? Eh bien c’est mon grand-père qui est mort, il y a très longtemps, dans les années 60, c’est mon père qui est mort en 2002, c’est moi, il y a très très très longtemps, voilà, qui s’occupent de cette affaire.
    Et qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que – comment dire – il y a des [pesanteurs], il y a des choses qui sont là, il y a des inerties dans les systèmes, il y a de vieux systèmes de clivages, des regroupements d’affinités, qui n’ont pas grand chose à voir avec la manière dont les choses se sont redistribuées récemment. Et je crois que c’est typique des périodes de changement, des grandes périodes de transition. Ce qui est une bonne chose ! Il faut que nous soyons en transition.
    …………..((????))
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    Je laisserai sagement à votre interlocuteur-concret-semi-pro-du-droit social-belge , s’il le juge utile et s’il voit votre article , le soin de vous donner son appréciation et , s’il échet , ses conseils.

    Par contre , AUJOURD’HUI , en forme d’ESPOIR pour la prise de décision.. , et en forme de CLIGNOTANT dans votre cas pour le contenu de fond de l’économiste récompensé par le « NOBEL » d’Economie , je vous livre quelques-unes de ses RÉCENTES considérations… :
    Angus Deaton, Nobel d’Economie 2015, dans son livre « The Great Escape » (Princeton University Press, septembre 2013) :

    « Le danger existe que la croissance rapide des plus hauts revenus s’auto-alimente en raison de l’accès aux politiques que l’argent leur procure. Les règles ne sont pas édictées dans l’intérêt de la population, mais dans l’intérêt des riches, qui utilisent ces règles pour devenir encore plus riches et plus influents.
    […]
    L’égalité politique exigée par la démocratie est menacée en permanence par les inégalités économiques, et plus les inégalités économiques sont extrêmes plus grande est la menace envers la démocratie.
    […]
    Les très riches ont très peu besoin d’une éducation ou de soins de santé fournis par l’état ; ils ont toutes les raisons du monde de soutenir les coupes dans le programme Medicare, ainsi que de combattre toute augmentation des impôts. Ils ont encore moins de raisons de soutenir une assurance santé pour tous, ou de s’inquiéter de la piètre qualité des écoles publiques constatée dans la quasi totalité du pays [Les USA – NDT]. Ils s’opposeront à toute régulation des banques qui restreindrait leurs profits, même si cette régulation aide ceux qui ne peuvent plus rembourser leurs prêts hypotécaires, ou si elle protège la population de pratiques d’emprunt prédatrices, de publicités trompeuses, ou même de la répétition du crash financier.
    […]
    S’inquiéter des conséquences des inégalités extrêmes n’a rien à voir avec le fait d’être envieux des riches. Cela a tout à voir avec la crainte qu’une croissance rapide des revenus les plus haut ne soit une menace pour le bien-être de tous les autres
    . »

    Avec toute ma considération et mon appui sans faille.

  27. De Thomas Perso, qui n’arrive pas à mettre en ligne son commentaire à partir de l’appli iPhone :

    Je ne comprends pas, il n’y a plus de fonction « ajouter commentaire » sur votre appli iPhone. Une mise à choir défectueuse ?
    Du coup merci de rajouter le mien si vous le pouvez :
     » cette manœuvre qui consiste à réclamer bille en tête des dommages et intérêts, signe le ridicule achevé de ces doctes pantins qui ont perdu toutes leurs facultés. Plus ils attaquent, plus ils se ridiculisent. Cela doit leur être insupportable.
    Attention cependant à prendre l’assignation au sérieux car les roquets de loi ont souvent les crocs acérés. Quitte à ce qu’ils capitulent en rase campagne juste avant audience.
    La question est donc : et quoi maintenant ?

    1. Quel brouet malodorant que cette VUB !
      Vous savoir en sortir est au final un honneur pour vous et un déshonneur pour eux. Ils ne peuvent se soustraire à ce fait.
      Il vous faut de toute urgence tirer une chasse d’eau sur ce purin d’orthodoxie comptable et dogmatique.
      Pour une fois, ces belges idiots sont à la hauteur de la réputation douloureuse qu’on leur prête ici en France et c’est heureux pour leurs congénères brillants et savoureux qui sont si nombreux.

  28. En gros, la VUB vous fait part de son désamour et considère que vous en êtes responsable alors que c’est bien elle qui vous a recruté selon un processus que j’ignore mais dont elle est responsable. Il lui revenait de demander une copie de vos diplômes et éventuellement de mettre un terme à cette aventure au bout d’une période d’essais raisonnable (en principe 6 mois) si elle estimait que vous ne faisiez pas l’affaire. Trois ans me semble être un délais qui pose question. Cela correspond plus au temps qu’il aura fallu à l’oligarchie économique bien pensante pour réagir et faire pression sur la VUB pour vous évincer. Paul Jorion est Paul Jorion, on aime ou on aime pas, mais vu le blog qui est bien antérieur au poste à la VUB, il est difficile de prétendre qu’ils ne savaient pas qui ils recrutaient. Difficile aussi de demander à être dédommagé d’un discrédit dont la VUB est responsable, puisque c’est bien la VUB qui a engagé Paul Jorion pour sa notoriété, même si elle estime aujourd’hui s’être trompée. Pour terminer, il semble que c’est bien Paul Jorion qui supporte un préjudice dans cette affaire. On aurait voulu porter atteinte à sa notoriété, que l’on ne s’y serait pas pris autrement.
    Cordialement,
    Pascal Salomé
    Syndiqué à la CFDT

    1. Le blog devrait d’ailleurs demander une rétribution ,en tant qu’agent commercial ,à la VUB , pour avoir rendu lisible un sigle aussi peu évocateur .

      1. J’approuve, ajoutant que personellement j’ai découvert l’existence de la VUB grâce à la «publicité» que Mr Jorion en a faîte, amusant !…

  29. C’est quand même incroyable, on en est là. J’ai parfois le sentiment que tout ce qui concerne l’administration devient de plus en plus malsain, et même répugnant. Jamais je n’aurais entendu parlé de la vub sans M. Jorion, alors le discrédit ils le doivent surtout à eux-mêmes, ces pignoufs. Bon courage!

  30. Cette assignation est d’une stupidité sans nom : Paul agit de façon tout à fait transparente. Il suffit d’acheter ses livres et de les lire, de parcourir son blog, de récupérer ses interviews pour tout savoir sur son activité et sur ce qu’il pense. Que la VUB n’invente pas ne pas avoir su ce qui l’attendait en lui confiant une chaire ! E

  31. C’est une honte.
    Qu’on ne demande pas aux étudiants d’être intelligents.
    Procès Socratique, tenter d’être juste dans un système injuste, c’est LA voie…

  32. Bon ils ce prennent aux sérieux (je suis pas sur qu’ils ce sentent ridicules, on a déjà vu que ce type d’argument marche pour un nommé de la banque de Suède et le bouquin de Supio n’y changera pas grand chose, car son estime ne le sera que pour des acquis à la cause du « tout n’est pas quantifiable », à moins d’un krach bien sur), alors il faut prendre leurs arguments avec sérieux, car le « il y a pas de fumé sans feu » est assez redoutable s’il arrive à porter le discrédit sur votre personne (et vous semblez pas porter sur le masochisme 🙂 )

  33. Une HONTE de la part de la clique des oligarques corrompus (Cf. Vincent Peillon , et/ou Pinçon-Charlot…) ,engeance tueuse ou très dangereuse pour le moins…!!
    Preuve en est faite,particulièrement au cours des Dix dernières années (journalistes ,lanceurs d’alertes…)
    Et cependant,grâce à des Paul Jorion, Diacrisis de Berruyer,Sapir..et beaucoup d’esprits libres , un courant de fond ,qui prend des formes diverses et qui se rejoignent silencieusement,se répand en profondeur.
    Au delà des brailleurs de la dernière heure,qui ,en réalité est aux abois, les « Vrais Gens »,l’Espèce Humaine en un mot, diverge de ces gens là qu’elle a reconnu comme étant la source de tous nos malheurs.
    Et ces Gens ,ces Vrais Gens,cette Espèce Humaine opère un retournement salutaire spectaculaire qui,sans plus tarder désormais,va éclore et provoquer enfin ce Réveil et l’arrivée d’une autre Société fraternelle.

    1. Euh… Antoine Peillon plutôt que le frérot Vincent, grand fan de l’âge républicain de Quinet et Léon Bourgeois, certes, mais moins en pointe sur la corruption.

  34. Encore un peu d’acharnement et vous serez bientôt, Paul Jorion, affublé du qualificatif de « controversé ».

    Ceci dit, nous avons en France, quelqu’un à qui ce même qualificatif réussit plutôt bien :-)))

  35. Il y a pire : Paul Jorion est accusé de crime de lèse-majesté, en ayant exposé ses théories fumeuses à des têtes couronnées, lesquelles, enfumées, se sont laissées aller à le questionner ! (et il paraît qu’elles ont tout compris … horreur …)
    Qu’on l’écartèle, qu’on le brule, qu’on l’embastille, qu’on le …
    Ah, non, c’est plus possible ?

    Qu’on l’assigne, qu’on le dommage et intérise !!

    1. Si sa tête est en Jeu, la seule parade est d’arborer une tenue criarde avec des clochettes et de jouer le rôle du Fou, mais cela n’aide pas à créditer sa pensée 🙂
      Le QE produit vraiment des effets, ils croient à leurs propres sottises…, mais en même temps j’ai été sot de n’avoir pas perçût l’intérêt psychologique du truc, c’est ça le problème avec une approche trop pragmatique de la monnaie, on oublie toujours que pour d’autres elle a une valeur intrinsèque.

    2. Au moins on pourra dater le début d’une ère, celle d’un sain renouvellement du savoir académique et le renouveau anthropologique de l’économie : A l’automne 2015, au tribunal où la VUB assigna Paul Jorion.

  36. je crois que les premiers a blâmer , ce serait la VUB pour incompétence d’avoir engager un prof sans vérifier qu’il correspond bien a ce qu’ils souhaitent , nan ?
    de la a faire le rapport avec une banque qui prête a un client insolvable , il n’y a qu’un pas que je franchi allègrement

  37. Cher Paul Jorion,

    J’avoue une fois encore ma stupéfaction et mon effarement devant la tournure des événements dans le conflit que la VUB a visiblement ouvert avec vous.

    Au-delà de cela, si vous le voulez bien, je partage avec vous et les contributeurs de votre blog les réflexions que votre situation suscite dans mon esprit. Deux caveat :
    – je ne suis pas professionnelle du droit social belge, même si je le connais assez bien au niveau du secteur privé belge et assimilé (les contractuels du service public).
    – je me base sur ce que je sais de l’affaire qui vous touche, à savoir ce que vous avez publié sur votre blog, et l’un ou l’autre article des « échos » sur le sujet.

    Je résume l’essentiel des « épisodes précédents » en matière de litige juridique :
    1) Vous avez été employé par la VUB pour tenir la chaire Stewardship of Finance, sous le régime d’un contractuel dans le secteur public (plus précisément académique, mais ce qui compte, c’est que vous dépendiez du droit appliqué aux employés du privé). La durée de tenue de cette chaire était prévue pour 5 ans.
    2) Vous avez reçu en septembre 2015 une lettre vous signifiant que votre chaire vous était retirée, avec trois raisons de « licenciement » : votre « maîtrise insuffisante de l’anglais », l’abandon d’étudiants « laissés à eux-mêmes », et des « plaintes d’étudiants ».
    3) Cette « lettre de licenciement » ne comprenait pas les éléments obligatoires prévus dans la loi du 3 juillet 1978 régissant le contrat de travail entre travailleur et employeur, à savoir : la date de début du préavis, et la durée du préavis (si celui-ci est presté) ou, à défaut, le montant du préavis (si celui-ci n’est pas presté). La durée/le montant du préavis devant obligatoirement répondre aux prescrits légaux (formule de calcul simple liée à votre ancienneté à la VUB, et combinée au faut que votre contrat de travail a débuté avant le 01/01/2014).

    De ces éléments, et de l’inexactitude (pour ne pas dire fausseté) évidente d’au moins deux des reproches qui vous ont été signifiés par écrit (les plaintes d’étudiants étant pour moi un motif invérifiable et donc impossible à faire valoir par la VUB faute d’écrits authentifiés et opposables devant le tribunal du travail), j’ai déduit qu’il y avait un gros problème dans la démarche de fin de collaboration (c’est le terme hypocrite/rassurant/euphémisme en vigueur) de la VUB. Pour moi, c’est simple, votre licenciement n’était simplement pas formellement réel, et je ne comprenais pas comment une institution (une entreprise…) telle que la VUB pouvait commettre des fautes aussi grossières en matière de RH.

    Voici que la VUB vous assigne devant le tribunal du travail pour un euro symbolique de dommages et intérêt. Elle invoque comme raison le fait que vous ne soyez pas un « chercheur de haut niveau » et en veut pour preuve le fait que vous n’ayez pas publié un seul article dans de grandes revues économiques, ainsi que la « médiocrité de la qualité de votre enseignement ». Deux réflexions immédiates :
    – la 1ère raison invoquée n’a strictement rien à voir avec les griefs présentés dans la lettre que vous avez reçue. La 2ème raison est impossible à prouver devant le tribunal, faute de disposer de registres de plaintes et de témoignages d’un nombre massif d’étudiants disposés à ce que leurs témoignages soient déposés officiellement devant un tribunal… L’incohérence de l’employeur me semble donc aisément démontrable devant le tribunal du travail.
    – que signifie « grande revue économique » ? Que des clauses de votre contrat aient comporté la publication d’un nombre minimal d’article dans des revues de type académique me semble une pratique relativement normale dans le milieu universitaire. Ceci étant, il faut encore définir ce qu’est une revue économique ou académique. Qu’est-ce que ce terme recouvre ? Quelle est l’acceptation générale ? Si votre contrat ne liste pas les revues ou ne les définit pas, on ne peut que revenir à une acceptation communément admise (que vous connaissez sans aucun doute mieux que moi). Même si je fais l’hypothèse que ces revues étaient clairement et nommément citées (très improbable, mais je fais cette supposition pour l’exemple), il me semble qu’il est tout aussi démontrable devant le tribunal du travail que vous avez envoyé des papiers/articles/essais/… à ces revues pour publication, ainsi que les notifications de refus de publication, avec les raisons (ou leur absence) invoquées par les éditeurs desdites revues. Et c’est sans compter les invitations auxquelles vous avez répondu tant à la radio qu’à la télévision (plus probablement françaises que belges, j’imagine), ou les articles/carte blanches publiés dans les journaux certes « non académiques », mais qui peuvent montrer à mon sens sassez aisément que vous avez continué à incarner un interlocuteur de référence dans votre domaine.
    J’ajoute que la VUB vous offre une tribune pour démontrer le biais totalement A-scientifique desdites revues, qui ne publient que ce qui rentre « dans la ligne de la pensée dominante », aux antipodes de ce qu’elles sont censées être. Ce constat est également partagé par nombre de praticiens des sciences « humaines »/« sociales », chercheurs en sociologie, en histoire, etc.

    Sachant en outre qu’en droit belge, comme je l’avais écrit précédemment, un employeur peut licencier qui il veut quand il veut, pour autant qu’il respecte quelques exigences de forme et paie ce qui est dû au travailleur licencié, qu’en outre on ne réintègre jamais (si le licenciement est déclaré abusif, par exemple après apport de faute lourde dans le chef de l’employeur, le travailleur pourra prétendre à des indemnités complémentaires), et qu’en plus de cela la somme qui vous serait réclamée serait purement symbolique – donc ne couvrant pas du tout le dommage prétendument subi par la VUB (les frais de justice seront à charge de la partie qui aura perdu, donc leur mention n’a pas d’importance en soi) – je ne peux comprendre la démarche d’assignation de la VUB que de 2 manières :
    – votre contrat avec la VUB était un contrat de type durée déterminée, ou de mission nettement définie avec une durée clairement écrite. Dans ce cas, si vous aviez un contrat de 5 ans et qu’on veut vous licencier après 3 ans, le montant du préavis auquel vous avez droit est suffisamment important (à savoir le montant de la rémunération qui vous aurait été due jusqu’au terme du contrat) pour que cela justifie que la VUB tente de faire casser le contrat qui vous lie par le tribunal du travail en vous désignant comme fautif pour éviter de payer le préavis qu’elle vous doit. Cela me semble cependant tellement mesquin et minable que j’ai peine à le croire (quoique, les plus grandes institutions n’occupent pas toujours le haut du pavé sur le plan éthique ou moral)
    il s’agir pour la VUB d’opérer une manœuvre de type « intimidation », son objectif étant que les choses se tassent et qu’il n’y ait pas/plus de remous médiatiques autour de cette affaire. Elle proposerait dès lors un accord à l’amiable qui l’assurerait d’une « tranquillité » et en contrepartie retirerait/annulerait son assignation devant le tribunal du travail. Ici aussi, ce genre de pratique me sidérerait (mais bon…).

    Une information, et un conseil (les conseilleurs n’étant pas les payeurs…) :
    le tribunal du travail est composé de 3 juges : 1 juge professionnel, 1 juge « amateur » issu d’une organisation syndicale représentative (FGTB, CSC ou CGSLB, mais rarement le 3ème), et 1 juge « amateur » issu d’une organisation patronale représentative (FEB, AGORIA, etc). Ces 3 juges cherchent généralement un consensus entre eux lorsqu’ils sont appelés à statuer. Ils mesurent aussi la gravité du dommage subi ou encouru par chacune des parties avant de se prononcer.
    – s’il vous est possible de contacter une délégation syndicale au sein de la VUB (même si je suppose que l’affiliation à une organisation syndicale n’est pas une pratique courante pour le « corps professoral académique », une délégation syndicale digne de ce nom DOIT recevoir un membre du personnel qui demande à la voir, que cette personne soit ou non affiliée), je pense qu’il pourrait être intéressant pour vous de le faire, ne serait-ce que pour rassembler le plus d’informations et d’éléments possibles pour votre défense (n’y a-t-il pas eu d’autres cas ? Peuvent-ils vous mettre en relation avec d’autres personnes auxquelles on reproche un manque de publication parmi les chercheurs, doctorants, chargés de cours, etc.?)

    Je termine avec une dernière suggestion : le problème de publication dans les « grandes revues » (donc « dans la ligne dominante ») est quelque chose que j’ai déjà entendu souvent dénoncer dans des séminaires organisés au niveau d’organisations syndicales. Peut-être pourriez-vous y trouver des alliés ? Je vous cite un nom : le CEPAG (http://www.cepag.be/), organisme de formation et de réflexion de la FGTB Wallonne. À toutes fins utiles…

    De tout cœur avec vous !

    1. voilà une intervention qui me tire les mots du clavier .
      Il reste à pourvoir aux moyens matériel d’une bonne défense.
      Je pense qu’ il serait utile de se pencher sur une forme de financement participatif . KissKIssbankbank prends 10% , Une autre idée ?

    2. Ca y est, je viens de comprendre ! Ca saute aux yeux et je ne l’avais pas vu ! La VUB qui était un machin inexistant jusqu’à l’embauche de P. Jorion, escomptait grandement monter dans les classements et la notoriété grâce à ce dernier. Et à moindre frais…
      Que ne l’eut-elle dit plus tôt ? Elle attendait donc beaucoup de la renommée du blogueur invétéré pour exister, elle qui demeurait inconnue ou presque depuis 1834…
      Wikipedia nous dit ceci :
      (lien =>> https://fr.wikipedia.org/wiki/Vrije_Universiteit_Brussel)
      « Certains cours de droit furent donnés en néerlandais à l’ULB dès 1890, mais il fallut attendre 1963 pour que presque toutes les facultés organisent des cours en néerlandais. La VUB se sépara finalement de l’ULB le 1er octobre 1969, et fut constituée par une loi le 28 mai 1970 en entité séparée du point de vue légal, administratif et scientifique. »

      Tout s’éclaire :
      1) ils ont eu la notoriété escomptée
      2) mais leurs pairs – toujours en retard d’un métro – leur a reproché l’absence de « substance » orthodoxe (les articles !!) sur laquelle est fondée toute leur pompeuse morgue.
      3) maintenant, ils tentent la notoriété par le conflit, histoire d’attirer un peu les projecteurs sur leur « rigorisme » académique.

      C’est à hurler de rire !
      C’est encore plus pitoyable que les discours dépassés des recteurs en 1968. Eux au moins affirmaient leurs convictions, fussent-elles dépassées !

  38. HA HA HA HA MDR 🙂
    Désolé Monsieur Jorion, mais j’ai simplement éclaté de rire à la lecture votre post. Comme quoi publier des bouquins traitant de l’économie et de ses corollaires c’est pas sérieux…
    Désolé, mais j’en rigole encore.
    Mais soyons sérieux, ils n’espèrent tout de même pas gagner leur procès?
    Si?
    Je ne dis pas le ridicule et comment la réputation de cette université va en prendre un coup!

    1. C’est ça même !!

      J’attends avec impatience de pouvoir publier les « attendus que » du procès et ses conclusions. Un vrai feu d’artifice en perspective.

      Ah merci, merci, la VUB !
      Vous au moins êtes à la hauteur de la réputation humoristique des belges : vous allez franchement nous faire rire, re-rire, pouffer, sourire, nous moquer, nous donner des sujets de blagues et des raisons de pastiche. On pourrait même monter un sketch ou deux, je vois bien le genre muppet-show avec un conseil d’universitaires cacochymes tâchant de prendre une vague décision en bâillant et tout étonné des pluies de réactions.

  39. Bonsoir Paul,

    Je découvre l’information et suis à peine surpris…

    Paul, votre densité crève le plafond ! M’enfin ! 😉

    C’est bon signe ! Regardez :

    dPJ = ρPJ / ρVUB (ils ne font plus le poids)

    dABPJ = ρABPJ / ρVUB (là encore moins)

    En fait, ils vous rendent service !

    Reposez-vous, n’y pensez plus, laissez faire votre avocat.

    Philippe.

  40. A se demander même si Paul est encore le vrai enjeu de cette dernière facétie pathétique. A croire que la VUB a besoin en forçant encore le trait de montrer ça parfaite allégeance à une instance de l’ombre. Une instance si puissante que la VUB craint plus encore que de se ridiculiser dans ce dernier caprice. A croire qu’on l’oblige à payer, à faire acte de contrition pour avoir donner la parole à l’hérétique !

  41. Le cloisonnement du savoir universitaire est un vieux problème. Il n’y a peut-être pas tant de complot « ordolibéral » dans la réaction de la VUB qu’une simple expression de l’arrogance de ce genre d’institution. Elle donne à voir une expression nue et nette de l’impasse intellectuelle de la catégorisation des savoirs, qui n’a peut-être d’autre rôle que de pouvoir instituer une hiérarchie bien ordonnée. Ce n’est pas un cas particulier qui est en jeu mais bien le fonctionnement de la plupart des institutions du savoir estampillable. J’espère que d’autres personnes dans cette situation apporteront leur soutien.

  42. Je lis et les bras m’en tombent. Consternant. Il y a au moins un fait certain qui vous donne raison. Un fait qui ces dernières décennies restait feutré ou caché : l’expression en toute lumière du rapport de force. Il est ici pleinement exercé. Hélas ! oui, contre vous et les commanditaires du lynchage ne font pas dans la dentelle, visiblement. Ils ont sorti la Grosse Bertha ! L’attaque est véritablement insane et pathétique. Je me souviens que vous n’aviez pas voulu à l’époque faire constater par huissier le fait que l’on vous empêchait de travailler … J’avais compris le côté « gentleman » de votre décision finale, celle qui vous y avait fait renoncer. Mais… mais au vu de la récente actualité, on se dit qu’il aurait fallu répondre aux premières attaques avec la massue voire avec un fléau moyen-âgeux et écraser l’infâme le plus rapidement possible. Il est vraiment triste de voir une université dite « libre » jouer à ce sombre jeu de dupes. La « bunkerisation » accélérée de « l’Élite » suit donc son cours. Si la guerre vous est déclarée, alors vous n’avez plus le choix ; il va falloir utiliser l’artillerie lourde. Vous ne serez pas seul, comme vous le savez, dans ce noble combat et dans cette entreprise de salut public. Bonne chance à vous, bonne chance à nous tous – vos soutiens – dans cette heureuse épreuve. Ô les cœurs ! Puisqu’ils le désirent et qu’ils l’ont cherché, qu’ils rendent gorge. Amen !

  43. C’est hallucinant ! Mais somme toute peu étonnant. N’aviez-vous pas indiqué en 2012 qui étaient le sponsors de cette chaires, des assureurs entre autres ? Votre point de vue les a énervé et ils veulent votre peau. Il ne faut pas se laisser faire ; nous serons derrière vous, non avec vous !

  44. En droit français, on appel ça un licenciement sans cause réelle et sérieuse. En sus d’une indemnisation pour le préjudice, vous pourriez éventuellement demander votre réintégration. Mais bon, là on est en Belgique alors ….

    1. C’est la VUB qui est une instance sans cause réelle et sérieuse.

      Elle va retomber dans l’oubli, aussi vite qu’elle est apparue sous les feux de la rampe. Dommage, j’aimais bien cet obscure abréviation pour le francophone que je suis. Ca sonnait comme une pub ou cube. Bref, ça véhiculait un peu d’imaginaire. Alors que VUBexit ne restera pas dans les annales.

  45. Pascal Salomé ( syndiqué CFDT ) dit :  » Il semble que c’est bien Paul Jorion qui supporte un préjudice dans cette affaire. On aurait voulu porter atteinte à sa notoriété, que l’on ne s’y serait pas pris autrement ».

    M.Salomé a parfaitement raison. J’imagine que votre avocat y aura pensé aussi. Faites-leur sortir leur carnet de chèque, M.Jorion. Pas d’hésitation. Demandez de lourds dommages et intérêts pour atteinte à votre notoriété et atteinte au droit du travail. Qu’ils paient leur lâcheté et leur goujaterie au PRIX fort !

  46. Bon-Jour et Merci
    Voilà ce qui m’est venu :

    « Dédicace VUB »

    La VUB cherche encore la formule
    Pour se montrer plus ridicule
    Dans un Monde fini qui recule
    En attendant quelque pilule !

    Pour inverser notre tendance
    A la terrible décadence
    Nous ne cherchons plus dans la science
    Mais dans l’humaine bienveillance !

    Nous savons grâce à Paul Jorion
    Qu’il y a de bonnes solutions
    Qui toutes remettent en questions
    L’inutile reproduction !

    Reproduction de faux modèles
    Inadaptés dans leur échelle
    Incapables de faire la part belle
    Sinon aux mêmes ritournelles !

    Signature : luami CREER
    « Un médiateur d’ l’innovation
    Qui allie raison et passion
    Pour mieux vivre le temps restant
    Et en partager les instants ! »

    Bon voyage dans la Vie !
    http://luami.viabloga.com

  47. Terrible aveu de faiblesse de la part de la VUB qui reconnaît par là que les arguments opposés au motif de licenciement sur le blog par Paul Jorion et d’autres ont d’ores et déjà terni l’image de la VUB, qu’ils n’étaient donc pas négligeables. D’où cette surenchère, cette tentative désespérée pour discréditer l’empêcheur de tourner en rond.
    La VUB prend des risques inconsidérés avec cette action en justice, car même si le tribunal ne juge pas sur le fond, à savoir ce qu’est ou n’est pas la science économique, celui-ci peut d’un point de vue simplement logique considérer que l’intitulé de la Chaire, « Stewardship of finance » impliquait dés le départ une conception non orthodoxe de l’économie, en tant qu’elle implique une conception sociale de l’économie, renouant le fil cassé d’une science économique d’avant la bifurcation quand la science économique était encore l’économie politique, et que cette conception les employeurs ne pouvaient ignorer ou alors ‘à l’insu de leur plein gré’ !
    M’enfin, une finance au service de la communauté, c’est forcément politique, c’est forcément social. Et faire de la science économique digne de ce nom c’est faire en sorte que toute la réalité empirique soit prise en compte, et donc tout ce qui fait société, dont l’économie et la finance ne peuvent être extraites à moins de leur accorder le statut de principe transcendant.

    Je vois surtout beaucoup de bêtise et d’ignorance chez ces employeurs qui n’avaient manifestement pas compris la démarche de Paul Jorion auquel ils ont attribué cette chaire à l’intitulé inédit. Sans doute l’avaient-ils compris, au sens où ils connaissaient bien le sens de chaque mot composant l’intitulé, mais sans en comprendre véritablement la signification globale. Ils n’que ont conçu l’économie et la finance comme le champs clos d’une « discipline » imperméable à toute réalité sociale alors même que les objets d’études de la science économique la plus orthodoxe concernent des réalités sociales. Mais des réalités sociales travesties sous le masque de modèles mathématiques dont les prémisses logiques ne tiennent pas compte des rapports de force. Les réalités sociales sont ainsi masquées par un dogme qui justifie les intérêts d’une classe privilégiée. En matière de réalité sociale, les employeurs ne pouvaient d’ailleurs ignorer la liste des ouvrages consacrés par Paul Jorion à la crise des subprime où sont explicités des mécanismes sociaux donnant lieu à des conséquences désastreuses visibles par tous.

    Quant à la pratique qui consiste à produire et publier des articles pour des revue ad hoc de « science économique » où les pairs reconnaissent les pairs principalement d’après le critère d’adhésion à une conception univoque de la science économique, elle tient beaucoup plus du rituel religieux que d’une reconnaissance de scientificité.

    1. Ce qui est le plus important dans cette affaire n’est pas d’évaluer envers qui s’est produit un préjudice. Mais c’est l’occasion donnée de dénoncer l’erreur grossière consistant, en France comme en Belgique semble-t-il , à évaluer la qualité des enseignants-chercheurs au nombre de publications dans des revues spécialisées à cet effet. Si bien que beaucoup peuvent être tentés de publier pour leur avancement de carrière, au détriment de la rigueur scientifique exigée dans leur domaine spécifique, quel qu’il soit.
      Par contre Paul Jorion prend le risque de nombreuses publications, en passant par un éditeur. Ce qui n’est pas facile non plus: l’édition libre exerce une censure sous une autre forme.

  48. La VUB vous donne une occasion inespérée de démultiplier votre auditoire, et de vous offrir de confortables dommages et intérêts.
    Surtout qu’ils y aillent au tribunal, en plus on va bien rigoler!

    (enfin, si la justice belge est indépendante…, qu’en est il d’ailleurs ?)

    1. La justice belge est tout aussi indépendante (ou non, ou tout ce qu’il y a entre 0 et 1) que la justice française.
      La particularité du tribunal du travail belge est d’avoir 3 juges qui siègent lorsque l’affaire concerne un licenciement (et d’autres domaines de plaintes):
      – un juge professionnel
      – un juge amateur, dit « juge social » issu d’une des 3 organisations syndicales représentatives belges (au nombre de 3 en Belgique: FGTB, CSC & CGSLB – respectivement de tendance socialiste – au sens propre du terme et non hollando-vallsien – de tendance chrétienne, et de tendance libérale)
      – un juge amateur, dit « juge social » issu d’une organisation patronale représentative

      Ces trois juges recherchent normalement toujours le consensus entre eux. Le juge social issu d’un syndicat peut tout à fait être un délégué d’une entreprise.

      J’ajouterais qu’en Belgique comme en France, les accointances corporatistes, ça existe, et le domaine de la justice ne fait pas exception. La question serait alors de savoir comment les pontes des facultés de droit de la VUB et de l’ULB se positionnent – s’ils se positionnent – dans cette affaire.

      Un élément que j’ai oublié: le fait que ce soit la VUB l’employeur, et non l’ULB. Cela veut dire que les éléments d’influence à rechercher du côté de l’employeur sont néerlandophones, flamands, ce qui a une importance certaine en termes de considération politique. Cela veut dire aussi qu’il faut prêter une réelle attention au régime linguistique du tribunal du travail. A moins que vous ne maîtrisiez PARFAITEMENT le néerlandais (y compris le jargon juridique), pouvez-vous demander d’aller devant un tribunal du travail francophone ?

  49. « Il est encore dit que la médiocre qualité de mon enseignement et de mes travaux a porté discrédit à la VUB qui réclamera, à titre provisionnel, 1 euro de dommages-intérêts et 1.320 euros couvrant les frais d’assignation. » Paul Jorion.
    ………………………………
    La décision de la VUB illustre encore une fois ce triste constat de Watzlawick:
    « Le monde de la guerre, comme tout monde qui utilise la violence totalitaire, est en lui-même déséquilibré; et la raison y devient une manifestation de folie ou de malfaisance… Les valeurs humaines et les lois de la communication sont mises la tête en bas. »

    En attendant que la tête soit remise en haut, il faut économiser son souffle et ne pas se laisser éreinter par ces girouettes qui s’emballent parce qu’elles ne savent plus de quel côté vient le vent; d’où, à moyen terme, l’effondrement probable de l’édifice qui leur sert de support.

  50. Si cette chaire vous a été proposé pour tenter de vous endormir par le confort et la sécurité , alors votre livre sur Keynes doit être vécu par certain comme un déchiquetage de leurs chemises , au moins .

  51. La VUB va se couvrir de ridicule.
    Comment évalue-t-elle la qualité des publications de ses chargeur?
    Juste par le rang des revues corrigé du facteur d’impact des papiers?

    Et quel est le terme dominant alors, sachant que le facteur d’impact des papiers peut être looooooong à se manifester?

    Quand je pense que Paul Dirac n’a quasiment rien publié avant d’obtenir la Lucasian Chair à Cambridge.

    Cela l’autorisa alors à ne plus publier du tout!

  52. Navrant et révoltant !
    Coupable Paul Jorion de ne pas plier face à la débilitante Pseudo-Science écono-comique. Coupable, d’expliquer depuis près de 8 ans les véritables raisons de la faillite du système. Coupable de dénoncer les multiples et répétées fraudes des cols blancs banquiers/traders/patrons de multinationales.
    Coupable Jorion d’alerter les consciences, et de replacer au centre des nos préoccupations la valeur contre le Dieu argent.
    Faire taire cette voix qui s’élève parmi d’autres pour répéter inlassablement : « Cela suffit ! ».
    Je suis écoeurée. Mais on ne vous laissera pas tomber Paul, Votre travail, votre acharnement ne resteront pas lettres mortes, partout vos ouvrages circulent, et nous sommes nombreux-SES ici à vous tendre une main (l’autre est un poing levé !). Bon vent, tiens bon la barre Paul.

  53. Je le reçois comme un gage de qualité pour le blog de Paul JORION. Pas une consécration, mais quelque chose du label.
    Je suis encore un élève médiocre mais j’apprécie depuis 8 ans maintenant la qualité de votre enseignement.
    J’utilise un peu votre blog comme une base de donnée de qualité. Je suis loin d’avoir tout lu et tout écouté mais je sais que c’est là, et j’y reviens quand les circonstances s’y prêtent.
    Merci à vous, François et indirectement merci à tous les donateurs occasionnels et fidèles de me permettre d’avoir accès à des idées, pensées et critiques plus sérieuses que dans la quasi totalité des médias.

  54. Mon très cher Paul,

    Un procès en incompétence : c’est habile comme tentative de déstabilisation de la part d’un employeur quelque qu’il soit.

    La ligne de défense est extrêmement simple : trouver parmi vos pairs ou plutôt parmi ceux qui pourraient être considérés comme de vrais professeurs d’économie (où qu’il soient) par la VUB des témoignages de compétence-estime… basés sur vos cours et uniquement vos cours à la VUB.

    Quant à l’attaque qui doit résonner personnellement sur votre égo, prenez la avec le sourire du sage qui peut désormais toiser son adversaire à sa juste hauteur.

    Vous êtes trop nécessaire à la salubrité du débat.

    Keep fighting
    Gérard

    1. Euh, avec des positions officielles :
      Steve Keen, Yanis Varoufakis, Gael Giraud, J F Gayraut, James K Galbraith (faut pas hésiter), Jo Stiglitz, Christine Lagarde (cherchez l’intrus).
      Tiens, une preuve indirecte que quelque chose ne va pas chez les orthodoxes est que peu de femmes non hétérodoxes se fassent un nom. Deux plafonds de verre, c’est plus dur qu’un. L’ADN patronal a son mécanisme d’auto-réparation, dirait les Nobels de Chimie de l’année.

  55. Hier, vos étudiants pouvaient être fiers de vous avoir comme prof.
    Aujourd’hui pour qui doivent-ils se faire passer pour ne pas avouer qu’ils sont étudiants à la VUB ?

      1. [[ …Pour être plus clair , vu l’intérêt de la question… :
        ——- un coup à droite : une « heureuse » promotion..
        ——- un coup à gauche : un « malheureux » licenciement.. ]]
        Qui perd gagne ?? ( et/ou inversément )

  56. En gros vous êtes accusé de n’avoir pas vaincu scientifiquement les ténèbres aux yeux des compagnies d’assurances.

    http://www.vub.ac.be/home/historiek.html
    Extrait :
    « …en basisfilosofie

    De Vrije Universiteit Brussel heeft als enige Vlaamse universiteit het principe van ‘Vrij Onderzoek’ in haar statuten ingeschreven. Dit principe is gebaseerd op een tekst van de Franse wiskundige en natuurfilosoof Henri Poincaré (1854-1912) die zegt dat :

    Het denken mag zich nooit onderwerpen,
    noch aan een dogma,
    noch aan een partij,
    noch aan een hartstocht,
    noch aan een belang,
    noch aan een vooroordeel,
    noch aan om het even wat,
    maar uitsluitend aan de feiten zelf,
    want zich onderwerpen betekent het einde van alle denken.

    VUB ZegelHet is dan ook niet verwonderlijk dat het VUB-zegel de spreuk ‘scientia vincere tenebras’ (door wetenschap de duisternis overwinnen) draagt. »

    Six insurance companies have agreed to support the chair: AG Insurance, Allianz, Baloise Insurance, Belfius Insurance, Ethias and P&V

  57. Y a t il quelque chose de pourri au royaume de belgique ?,
    je m’interroge ; à la vub manifestement oui . Comment se
    débarasser d’un empécheur de tourner en rond en usant
    de pretextes bidons . Vous savez ce qui vous reste à faire paul .

  58. De quoi en Maître d’économie-politique vous plaindre en retour à l’arroseur, et démontrer en acte juridique qu’un prix s’annonce objectif pour une valeur subjective et non l’inverse comme la VUB vous l’affiche ! L’affaire coûtera plus cher au contribuable belge qu’à l’illettré malentendant de service, qui n’y laissera pas plus sa chemise que l’autre DeRcHe.

  59. Je me demande de qui de quoi a peur la VUB pour vouloir mordre aussi bêtement fort ? Qu’une parole ait pu se faire entendre pour produire de l’autre chez les autres ? Il y a entre la déception et la colère, la seule réaction possible: continuer votre travail créatif, car le vôtre l’est vraiment; celui de VUB n’est que figé dans des croyances et dans le passé. Vous appartenez à un mouvement vital. Une saine subversion.

  60. Si on commence à virer tous les enseignants qui font une publication tous les trois ans ou moins, il va y avoir beaucoup de postes à pourvoir dans les universités.

    De ce que j’imagine, soit c’est écrit dans le contrat, soit ça n’y est pas. Je ne pense pas que ça y soit. Quand à prouver une dissimulation là dessus, je vois tellement de problèmes énormes à soutenir une affirmation aussi extraordinaire que je doute que ça aille très loin.

    A vrai dire dès que les « motifs » commencent à changer en cours de route, on est assez éclairé sur l’honnêteté de l’accusation.

    Ce qui est beaucoup plus probable, c’est que les conséquences de cette affaire seront surtout pour l’image de la VUB et du milieu universitaire économique en général. D’un point de vue du public, c’est probablement encore plus intéressant/édifiant que les cours donnés, mais évidemment il faut souhaiter que Paul retombe sur ses pattes. Bon courage. D’ici là je sors le pop corn: jusqu’où la VUB va-t-elle descendre ?

  61. Mis sur l’estrade, devant même des membres de la famille royale qui aujourd’hui, devenus roi et reine, ont écouté vos leçons et suivi avec attention le travail de vos étudiants.

    Aujourd’hui jeté dehors avec le désir manifeste de vous humilier.

    Je m’interroge. Quel vent s’est mis à souffler ? Le vent du Nord ? Qui passe par Anvers ? Vous humilier, c’est aussi humilier la famille royale en quelque sorte.

    La Belgique aujourd’hui, à travers une de ses universités, révèle à quel point elle est en plein déclin sur le plan intellectuel, comme beaucoup d’autres pays européens endoctrinés par la religion libérale.

  62. Cher Monsieur Jorion.
    Pardon de m’insinuer dans ce concert de lamentations!
    Toute institution, et ceci quelque soit sa taille, possède son « Exécuteur des Basses Oeuvres », qui n’aura pas crainte (parfois même gratuitement) de se salir les mains et pourquoi pas de se ridiculiser pour protéger son cher employeur dès lors que certains tabous sont seulement évoqués.
    Vous venez d’en faire vous-même les frais…
    …quelqu’en soit la taille, tout groupe humain, ou animal fait de même.
    Même le blog de Paul Jorion dispose déjà du personnel adéquat parmi ses fidèles pour ces tâches ingrates…
    … j’en ai moi- même fait les frais.
    Quand on enseigne l’art d’élaguer les branches pourries , il convient de s’assurer qu’on est pas assis sur l’une d’elle.
    Je me console personnellement, en me félicitant de ma sincère naïveté.
    Je suis sûr que vous ferez de même en vous rendant compte qu’ heureusement, la branche n’était pas aussi haute que la flatterie qui vous y a fait grimper.
    Avec mon plus profond respect. Amicalement, Eric.

    1. Ce qui est surtout consolant , c’est que même les branches pourries,coupées et à terre remuent encore .

      Ce qui est triste c’est qu’il serait impossible de faire naître de nouveaux rameaux sur un tronc trop pourri .

      Lambotte : est ce qu’on peut faire pousser de nouveaux arbres à partir de branches plus ou moins esquintées mais pourvues d’ADN mutant ?
      PS : content de constater que , même encore un peu chagrin , vous êtes toujours vivant

  63. Excusez-moi de ne pas me joindre à tous dans ce concert de réactions outragées.

    Pourquoi? Ce n’est pas parce que je ne suis pas d’accord avec la plupart de vos analyses. Je les partage pour la plupart.

    Mais il y a deux raisons à cela.
    Votre article (sans doute à raison) est très court, et ne donne que peu de données sur le fond du dossier. Je ne sais pas et je ne peux juger donc celui-ci est étayé.
    Si effectivement il ne l’est pas, il faut effectivement s’interroger sur les motivations réelles de ceux qui vous poursuivent.
    Si l’ensemble du dossier ou au moins quelques éléments le sont, quelle est votre ligne de défense, et vos erreurs éventuelles. (Errare humanum est) Discréditent-elles votre enseignement ou sont-elles simplement montées en épingle.

    La 2ème raison, c’est simplement que j’ai toujours eu du mal avec un ensemble de commentaires qui encensent (dans ce cas-ci) ou qui détruisent un article et son auteur. Nous avons là une vague de réactions qui manquent peut-être de recul (peut-être, car il est possible qu’en réalité je me montre moi-même du doigt) et sauf erreur de ma part où personne n’interroge vraiment M.Jorion sur la possibilité qu’il y ait un fond de vérité.

    Si c’est le cas, il y aurait un problème. Si cela n’est pas, il sera alors temps de s’offusquer.

    1. Je crois pouvoir dire que la manière dont j’ai assuré mon enseignement et géré mes rapports avec les étudiants au cours de ces trois années serait jugée selon les critères habituels, « irréprochable ».

      Alors qu’on me demandait de recenser pour l’année 2014-15 en quelles occasions j’avais pu mettre en avant le nom de la VUB, j’avais pu dresser une liste de 75 articles. J’imagine que je devais être détaché du peloton de mes collègues.

      1. Merci de votre réponse
        Si c’est le cas, l’initiative de la VUB n’a pas de base objective.
        Je souhaite en tout cas que cette malheureuse histoire aura une fin rapide et ne vous prendra pas trop de forces.

        Je me risque à quelque chose. Je comprendrais que vous ne vouliez pas répondre. Est-ce que la présence de la NVA au gouvernement fédéral pourrait avoir une influence quelconque. Je m’explique.
        1. Le fait que vous soyez un orateur francophone dans une faculté néerlandophone (même si ces cours se déroulent en anglais, choses fréquentes des les pays du nord)
        2. Le côté très libéral de ce parti nationaliste

        Bien à vous

  64. Antoine Peillon et ses pairs de Mediapart, avec par ailleurs Gael Giraud (Jésuite ancien trader de très haut niveau) et d’autres,nombreux,
    devraient écrire ,d’une manière ou d’une autre,se manifester,MANIFESTER face à une telle démesure.

  65. in cauda venenum…
    A prendre très au sérieux cette action de la VUB, puisqu’on voit bien qu’elle doit en cacher une autre, comme le licenciement cachait cette volonté d’atteinte à votre honneur.
    Une des questions primordiale sera l’attitude de vos étudiants de la VUB. Il est difficile d’en attendre un soutien indéfectible car les pressions sur leurs têtes seront énormes, mais il ne faut jamais désespérer de la jeunesse, ni d’ailleurs de ses collègues (??).
    Avec toute mon admiration et mon soutien

  66. Il est des détails qui ne peuvent se dire qu’au tribunal. Étant donnée l’opacité dans cette affaire, l’issue judiciaire est la meilleure qui soit. Les commentaires en attendant les débats et le jugement sont, au mieux, absolument vains.
    Ps : toujours pas un étudiant de la VUB pour témoigner ici ?

      1. Sur cette vidéo de Charly Chaplin, y’a un truc qui me dérange.

        C’est vrai que dans chaque humain, il y a une part sensible, qui a de la compassion, qui se sent petite et blessée et qui cherche donc des stratégies de coopération.

        Mais, et là je rejoins un post précédent de Paul sur la psychanalyse. J’y avais pas répondu, quoi dire … Je fais une psy moi-même pourtant. Sur le fait de la nécessité de se changer soi-même, le sujet est tellement vaste.

        Donc, pour revenir à cette vidéo, elle occulte le fait que dans les humains, outre la part de beau, il y a bien une part de mal. L’ego, omnipotent et narcissique, qui veut triompher sur les autres, les écraser, se sentir supérieur et se placer comme toujours meilleur que son prochain.

        Et je pense que toute solution viable doit prendre en compte cette réalité, et non l’occulter. Toute occultation de cette réalité ne mènera qu’à l’échec (cf le communisme qui a eu besoin de créer un homme nouveau et qui s’est planté parce que justement les humains ne pouvaient pas rentrer dans cette case).

      2. @Flo

        « Et je pense que toute solution viable doit prendre en compte cette réalité, et non l’occulter. Toute occultation de cette réalité ne mènera qu’à l’échec (cf le communisme qui a eu besoin de créer un homme nouveau et qui s’est planté parce que justement les humains ne pouvaient pas rentrer dans cette case). »

        Entièrement d’accord, de l’Esprit : INRI, Igne Natura Renovatur Integra. ce n’est pas un feu « physique », quoi que…..mais il est trés efficace.

        Amicalement votre.

    1. @Vigneron

      « Il est des détails qui ne peuvent se dire qu’au tribunal. Étant donnée l’opacité dans cette affaire, l’issue judiciaire est la meilleure qui soit »
      ————-
      Je suis d’accord avec vous ! Et j’irai même plus loin parce que, que je sache, le tribunal n’a toujours pas été saisi.

      Je connais très bien la profession d’avocat pour l’ avoir fréquentée régulièrement dans le cadre de ma profession de fonctionnaire.

      Quand deux personnes en litige désignent chacune (c’est fait, que je sache) un avocat pour défendre leur intérêt, ce sont les avocats qui correspondent entre eux et non plus les clients entre eux. Si j’étais l’avocat de Paul Jorion, je ne serais pas très content que mon client porte à la connaissance du public des informations puisées dans des correspondances de la partie adverse, qui doivent rester confidentielles aussi longtemps que le litige n’est pas vidé.

      Pourquoi « pas très content » ? Parce que cela ne va pas faciliter la tâche de l’avocat de Paul Jorion dans la recherche d’une transaction amiable avec la VUB (c’est, que je sache, ce qui est en train d’être négocié à l’heure qu’il est), car il vaut toujours mieux un mauvais arrangement qu’un beau procès.

      Ceci dit, il est évident que, sur le fond, je soutiens entièrement le combat de Paul Jorion ! Même si je désapprouve la tactique de médiatisation qu’il adopte, et qui, selon moi. pourrait être contreproductive.

      1. oui et non, je ne suis pas vraiment d’accord : dans le cadre d’un litige ou négociation d’un litige en cours, Jorion montre aussi « ses muscles » de quoi il est capable, de la notoriété du blog etc…il s’agit d’un combat, il utilise une arme, la sienne, et je ne suis pas certain que, au contraire, cela n’aide pas son avocat …mais je ne connais pas tout les détails du dossier.

    2. Où l’on apprend que Vigneron a au moins confiance en une chose : la justice belge .
      Moi aussi , mais faut il être condamné à être trainé en justice et par qui , pour tenter de dire des choses qui ont des chances d’être « justes » ?
      Mais sur le fond et pour les temps futurs , même non rémunérés :
      VUB mon cul ! comme dirait Zazie .

      1. Comme l’a dit récemment Erri De Luca, le problème ce n’est pas la justice, mais c’est la législation.
        Ne perdez pas trop de temps avec vos anciens employeurs et avec les procéduriers de tous bords, car en ces temps de guerres, nous avons besoin de vous.

    3. D’accord avec Vigneron.
      – J’ai interrogé mon moteur de recherche détesté pour voir quels sites parlaient de l’affaire. Le résultat fut plutôt maigre !
      – Dommages & intérêts : à évaluer au préjudice réel s’il vous plait et pas au rabais. Vous trouverez bien un moyen de faire un don à la bonne cause une fois le procès gagné. Vous font-ils des cadeaux, non, alors ! (Tapie vaut même pas1 € et certainement pas 1 Md €).
      – Un bon avocat, oui c’est indispensable. Connaissez-vous Thierry de Montbrial qui a défendu l’un des 3 cadres Renault licenciés puis réintégrés suite à l’affaire chinoise ? Certains avocats défendent de bonnes causes sans prendre d’honoraires pour la renommée.
      Pas d’autres idées pour ce soir. Bonne nuit.

  67. Si tous les autres programmes de masters ou doctorats de la VUB sont aussi visiblement sous influence , on comprend qu’il n’y a que le programme « néerlandais » que l’on peut y prendre au sérieux .
    Reste à savoir ce qui gouverne vraiment les membres de son conseil d’administration .
    Bel exemple en tous cas de ce que peut devenir la liberté de l’accès au savoir en économie libérale .
    Ça doit faire rêver Madame Pécresse .

    1. « Reste à savoir ce qui gouverne vraiment les membres de son conseil d’administration .
      Bel exemple en tous cas de ce que peut devenir la liberté de l’accès au savoir en économie libérale . »

      +1 Merci !
      on ne devrait pas tarder à le savoir…

  68. Pourquoi s’étonner de l’attitude de la VUB? Comme tout système organisé et en principe puissant, représentant symbolique et porte parole d’une doxa universelle omnipotente, il exclue quand cela lui chante, mais cela ne suffit pas avec M. Jorion. Il doit être légitime face à un homme connu et respecté. Il tente donc très maladroitement d’écraser, qui est effacer. Avec un intellectuel, il suffit de dénoncer l’ incompétence de celui que l’on veut abattre. L’enjeu sera en l’occurrence bien incertain, M. Jorion n’étant pas le premier pékin venu. Mais peu importe: aux yeux du petit monde hiérarchisé et haineux, peu sûr de lui derrière une superbe façade administrative si politique, qui veut pour cette dernière raison la peau de toute contestation de son pouvoir, « des fois que », il faut, solennellement, rappeler « sa règle ». Qui ici se confond avec le fond du discours, celui de l’oligarchie dominante, mis en cause par celui que l’on veut discréditer aujourd’hui. Quasiment un crime de lèse majesté. Et peu importe ce que pensent réellement de cela les individus responsables de cette déplorable affaire dont les méthodes paraissent peu vertueuses. Un pouvoir sûr de lui n’aurait pas agi de la sorte. Ces gens, sans doute affaiblis, ou au moins se vivant affaiblis pour des raisons qui les concernent, ne se sentent sans doute pas légitimes, et flairent le danger de leur mise en cause, peut-être pour le même motif qu’ils brandissent à l’encontre de M. Jorion. Que n’ont-ils réfléchi au sens profond de la présence d’une voix dissonante en leur sein avant d’inviter ce dernier à les rejoindre? Voilà sans doute une preuve accessoire de leur profonde incompétence.

  69. « La Vrije Universiteit Brussel a l’intention de m’assigner devant le Tribunal du travail pour demander à celui-ci de mettre fin au contrat qui nous lie. »

    Tenez bon Paul !

    La VUB n’exprime qu’une intention de mettre fin au contrat qui vous lie. C’est donc qu’elle considère qu’il n’est pas rompu, ce qui vous laisse peut-être la possibilité de reprendre l’avantage.

  70. Cher Monsieur Jorion, un soutien de plus!
    Puisque la VUB croit utile, malgré les griefs qu’elle a à votre encontre, de vous réclamer 1 € symbolique, j’espère que votre avocat ne manquera pas, lui, de réclamer la condamnation de votre ex-employeur – avec publication à ses frais dans les journaux – des dommages-intérêts qui ne seront pas symboliques, histoire de rappeler que l’on ne saurait impunément porter atteinte à l’honneur et à la considération de quelqu’un sur la base d’arguments irrecevables quand ils ne sont pas fallacieux.
    Courage ( dont vous ne manquez pas), le succès est au bout!

  71. C’est tellement gros que ça ne laisse de place qu’à deux options.

    Première option : Non content d’avoir viré le trublion hétérodoxe Paul Jorion, sûr de leur bon droit, imprégnée de logique gestionnaire et ayant abdiqué tout sens du ridicule, les instances dirigeantes de la VUB ne veulent pas payer ce qu’elles doivent, en plus de vouloir une victoire absolue.

    Deuxième option, plus complotiste (ce que je n’aime pas par principe, mais dans le cas présent…) : C’est une opération de billard à trois bandes, elle va durer longtemps, car elle vise à insinuer le doute dans l’esprit des médias et à décrédibiliser Paul Jorion. En particulier, si le Comité sur l’avenir de la finance en Belgique suivait une partie de vos recommandations (on peut toujours rêver) ou si vous émettiez des réserves par rapport au document final.

    Les deux ne sont pas incompatibles.

    Reste à espérer que les tribunaux ne suivront pas…

      1. Cuisine flamando-flamande:
        Dans le même ordre d’idée que le post de Michel Leis, ci-dessus; il se pourrait que vous soyez « un fusible » victime de probables tensions internes à l’intérieur du parti nationaliste flamand NVA.
        Ce parti avait attiré une partie des électeur du Vlaamse Belang, (extrême droite qui vient d’inviter Marine Le Pen au parlement flamand).
        Actuellement, d’après les sondages, ce dernier parti reprend nombre de voix à la NVA et le ministre des finances est NVA.

    1. « les instances dirigeantes de la VUB ne veulent pas payer ce qu’elles doivent, en plus de vouloir une victoire absolue. »…

      Bien vu Michel !

      Vous allez ( peut-être…. ) finir par comprendre l’arrogance des « nouveaux » flamands incompétents qui pensent cependant qu’ils sont devenus le centre de la gare de Perpignan …Des cons qui osent tout que nous devons nous farcir tous les jours au nom de ce non pays…
      Et bienvenue également à Paul dans notre non pays qu’il a quitté il y a bien longtemps, il est grand temps que lui aussi,comme nous fasse les frais d’un rude retour a une certaine réalité bien éloignée de l’ideale belchique …Je l’avais cependant prévenu le jour où j’étais tombée de ma chaise quand j’avais appris qu’il se produisait avec Colmant sur….RTL ! :-)))

      Martine- concierge à BXL

  72. Citons Chamfort:
    « La société, les cercles, les salons, ce qu’on appelle le monde est une pièce misérable, un mauvais opéra, sans intérêt, qui se soutient un peu par les machines, les costumes et les décorations. »

    La VUB peut entrer dans cette définition !

  73. « …La VUB entend arguer que je ne suis pas le chercheur de haut niveau en science économique qu’elle avait cru nommer, la preuve en étant que durant les trois années durant lesquelles j’ai été détenteur de la chaire « Stewardship of Finance », j’ai été incapable de publier un seul article (à l’exception d’un texte de quatre pages) dans une des grandes revues de science économique. … »
    Qu’appellent-ils de « grandes » revues économiques et pourquoi seraient-elles « grandes » ? Comme le fil conducteur de votre enseignement est justement de démontrer l’erreur fondamentale du credo qui sous-tend les dites revues, l’argument ne tient pas .
    Oseront-ils traiter d’imbéciles les éminents personnages qui sont venus demander à un enseignant aussi « incompétent  » de participer au comité de réflexion sur le futur de la finance belge ?
    Pour continuer votre enseignement, la solution liégeoise de votre ami LIEBBE est à considérer , ainsi que la prolongation des réunions du jeudi au Vicomte, même si la fatigue et le coût des déplacements ne vous permet plus d’y participer physiquement toutes les semaines : le grand écran réservé, dans les cafés, aux coupes du monde de foot pourrait être installé à votre emplacement en bout de table au Vicomte et vous pourriez participer à la discussion-repas « spaghettis » du Vicomte depuis chez vous PAR VISIOCONFERENCE, dégustant de votre côté avec vos amis bretons une excellente platée de spaghettis « Jorion » . D’autres cafés parisiens et provinciaux de lieux où vos conférences ont cartonné pourraient se joindre à la discussion-repas du jeudi par le même système de l’écran géant et de la visioconférence, en attendant, quelques semaines plus tard, votre participation physique au débat . C’est aux « disciples » (j’allais dire « aux apôtres » ) de tout organiser ( les photos de vos sympathiques repas au Vicomte avaient un petit air « Cénique ») . Bon courage, Mr Jorion, pour continuer vos cours et vos réunions par d’autres moyens s’il le faut !

    1. Mianne, heureuse proposition, j’adhère à la conférence spagettis vidéo. Let me, permettez moi de vous féliciter pour ce projet cool et spontané!

  74. La VUB n’attaque-t-elle pas avant d’être attaquée par vous-même ? Il me semble qu’en Justice on ne peut juger qu’une fois à propos d’un conflit. Ténébreuse affaire en tous cas. Tenez bon M. Jorion.

  75. J’ai le sentiment qu’une volonté de montrer patte blanche face aux grands de l’économie dominante pousse la VUB à vouer aux gémonies toute voix dissidente…

  76. En voulant jeter l’opprobre sur Paul Jorion, la VUB s’est elle-même discréditée. Encore un signe décadent de  »l’évolution de l’espèce » !

    Avec tout mon soutien depuis l’étranger.

  77. Quito, Ecuador, le 13 octobre 2015

    1. C´est frappant de voir que Paul Jorion, la personne qui est et qui sera tellement en ligne avec la défense des intérets des pauvres, comparable avec par example Angus Deaton, venant de gagner le prix Nobel de l´économie, a été puni par une construction dans laquelle Allianz figure parmi les financiers de sa chaire.

    En plus, c´est particulierement Angus Deaton qui vient d´alerter l´opinion publique ici en Ecuador, disant que les enquetes sur la pauvreté en Amérique Latine ne valent RIEN. Que ni les enquetes, ni les enqueteurs/euses, ni les réponses ne valent rien.

    Rien, il l´a bien dit, je repete, RIEN.

    Paul Jorion nous a dit cela depuis ses études en Bretagne, étudiant la formation de prix.

    C´est précisément LA ou il y a ce choque des relations de forces, comme Jorion nous a dit depuis de decennies.

    2. C´est tres illustratif, pour cette raison, de bien lire une publication récente d´Allianz… lisez la bien svp… cette grande peur des pauvres… cette lutte fanatique de defendre les intérets de la classe quasi magique moyenne… cette meme peur qui alimente Hillary Clinton et tous ces clowns de la troisieme voie, n´étant rien autre qu´une forme plus trompeuse, plus menteuse du néo-libéralisme. (cfm les avertissements d´Immanuel Wallerstein).

    Lisez la bien cette publication d´Allianz, ce mépris ouvert de la pauvreté, ce rejet, lisez la construction séductrice et intelligente de ´window dressing´ du coté de cette multinational Allemande.

    https://www.allianz.com/en/press/news/company/point_of_view/151013-too-many-people-are-left-behind/

    Soyez le bienvenu en Amérique Latine, cher et estime Paul Jorion.

    Bien a tous,
    JL

  78. PJ:  » La VUB entend arguer que je ne suis pas le chercheur de haut niveau en science économique qu’elle avait cru nommer  »

    Dans leur logique , un chercheur de haut niveau en science économique , nobélisable de surcroît , se caractérise par sa capacité à expliquer le lendemain , dans les médias adéquats, pourquoi il s’est lamentablement planté la veille dans ses prévisions avec ses modèles mathématiques fonctionnant modulo la bonne volonté de la puissance publique( <= parce qu'il faut quand même exhiber un coupable ) .

    Vous avez dû les décevoir ! Fallait pas l'inviter 😉

  79. Sur le fond, je suis également entièrement d’accord avec les propos de Vigneron. Mais, nous ne sommes pas dans un cabinet d’avocat et nous ne débattons pas de la ligne de défense qui sera adoptée et nous n’avons absolument pas à débattre de cela sur le blog, c’est clair. Il me semble qu’il s’agit plus effectivement d’échanges, de reflexions et de messages de soutiens à M Jorion. Un bon juriste sait faire la part des choses, rien n’est tanké, mais il faut être prudent effectivement à l’avenir, qui connait les spécifités du droit belge sur ce blog ?
    Oui, entièrement d’accord, un arrangement à l’amiable est toujours préférable à un procès…. Et oui, prudence, attention, trop de publicité peut effectivement devenir contre productif. C’est à M Jorion de prendre conseil auprès de son avocat, et de décider de la ligne de défense qui lui paraitra le mieux adapté en fonction de l’évolution de la situation.

  80. Je perçois que vous êtes touché par cette nouvelle injustice du système universitaire.
    Dans tous les cas sachez que je prends plaisir à m’instruire auprès de vous.
    Accrochez vous et ne désespérez pas.
    Cordialement.

  81. Bonsoir Paul, je viens d’apprendre la nouvelle de ton assignation par la VUB.
    Donc, soit la justice belge se discrédite en donnant raison à la VUB et à ses arguments absurdes et fluctuants, soit elle discrédite la VUB en la déboutant…
    Comme disent les québécois « les cornichons ne sont pas tous dans des pots ! »

  82. Alors ça, ça me la coupe !!
    La VUB recruterait n’importe qui, sans savoir, sans se renseigner? et demander à la Justice d’avaliser cette carence me paraît un risque… calculé ?
    C’est dire le sérieux de cet organisme, universitaire de surcroit !
    Je crois que les vraies raisons, que l’on découvrira à la lecture des archives dans cinquante ans [!] sont tout autres, et les universitaires se grandiraient en les donnant, parce qu’on a bien dû discuter de tout ça avant de prendre la décision de licenciement, à l’initiative de qui, sur quels arguments, comme ça, clandestinement ?
    Et puis, derrière les acronymes, il doit bien y avoir des êtres humains, avec des noms, que l’on pourrait interroger.

    La VUB révèle là un comportement qui n’a rien d’universitaire, mais qui est tellement répandu dans la « Caste »… C’est dire l’état de ce monde … morticole…
    Des universitaires auraient débattu, auraient entamé un dialogue, avancé des arguments, autre qu’un argument d’autorité.

    « Tricherie, Mensonge, Corruption(s)*, Cynisme et… Bonne Conscience » sont les principes qui agitent ce monde, c’est peut-être pourquoi il va si mal…
    [*par (s), j’entends au delà de la corruption par l’argent, les corruptions : culturelle, politique, philosophique et morale]

    À suivre…

    1. Je me demande sans, être paranoïaque, s’il ne faudrait pas rapprocher ce qui se passe à la VUB de l’action du prix dit Nobel de sciences économiques de 2014, qui restera moins célèbre par ses travaux que par ce qu’il a écrit à Madame Fioraso en décembre 2014 qui était la secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur : il a réussi à empêcher que soit créée une seconde section d’économie (plus tournée vers les sciences humaines, moins « scientiste » et non moins scientifique), à coté de celle des économistes académiques (je préfère « pompiers », dans tous les sens du terme), allant quasiment jusqu’à traiter ses confrères d’obscurantistes :
      « Il est impensable pour moi que la France reconnaisse deux communautés au sein d’une même discipline.
      Il est indispensable que la qualité de la recherche soit évaluée sur la base de publications, forçant chaque chercheur à se confronter au jugement par les pairs. C’est le fondement même des progrès scientifiques dans toutes les disciplines.
      Chercher à se soustraire à ce jugement promeut le relativisme des connaissances, antichambre de l’obscurantisme. » etc.
      Quand on sait que la très grande majorité des postes est tenue dans l’université française par les économistes scientistes, qui donc jugent leurs collègues, leurs travaux, leurs avancements… on voit très bien l’enjeu : la disparition de l’économie « hétérodoxe ».
      C’est une attaque qui participe au nettoyage scientifique de toutes les têtes qui dépassent en économie, on se croirait revenu en URSS aux bons vieux temps de Lyssenko.
      Bernard Maris avait écrit « Les théoriciens de l’économie industrielle sont une secte, dont l’obscurantisme et le fanatisme donnent froid dans le dos. Il n’est pas difficile de repérer le taliban sous l’expert, et le fou de Dieu sous le fou de l’incitation. »
      Cette secte est évidemment internationale…
      http://www.marianne.net/quand-nobel-francais-economie-pete-plomb-290115.html

      1. @Troncal

        Jamais vu un prix Nobel avec aussi peu d’aura au delà de son prés carré de compétences sur lequel je suis incompétent pour me prononcer. Je n’en danserais plus la tyroliénne ! Blague facile mais qui ne fait que traduire mon exaspération vis à vis de qui vous savez !

  83. Attention, en justice ce ne sont pas des faits qui sont jugés, mais des preuves de ces faits, présentables dans la forme et selon les procédures recevables par la justice. Aussi inepte que cela puisse paraître, il faut par exemple prouver que vous parlez anglais, et cela ne va pas de soi… même se mettre à parler un anglais parfait à l’audience ne prouve rien, surtout si le président ne le parle pas ou peu… et s’il n’est pas entièrement de bonne foi (ce qui est rare bien sûr).
    Pareil pour les autres « faits » reprochés, je pense qu’il faudrait accumuler toutes les preuves matérielles possibles : copies des vidéos des cours et des mails etc.

    1. Ce que la fac avancera peut-être comme argument majeur: que Paul Jorion n’ait pas publié beaucoup d’articles au nom de la fac. Je sais que les profs d’université publient énormement, de qualité très variable, pour se faire une réputation ou pour la cimenter. Faudrait voir si un objectif en terme de publications est stipulé dans le contrat.

    2. Attention à la charge de la preuve : c’est d’abord à la VUB d’apporter les preuves, si elle ne le fait pas (et si au surplus Jorion montre le contraire) c’est bien la VUB qui risque de payer des dommages-intérêts (et pas que 1 euro s’agissant d’un prof ! ).

  84. Ce que je ne comprends pas: ladite Université connaissait vos travaux, vos points forts, vos centres d’intérêt…..Elle ne vous a jamais parlé d’un mécontentement vous concernant?
    « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage »
    Molière, « Les femmes savantes »

  85. Une raison plausible (parmi d’autres) serait que la VUB essaie simplement de se sortir d’une situation délicate dans laquelle elle s’est mise sans vraiment s’en rendre compte ; il devient certainement très délicat de vous garder vu le discours que vous portez sans compromis ; elle tente peut-être simplement de sauver les meubles, en espérant par ces méthodes en venir à un accord à l’amiable qui (si c’est comme en droit français) vous obligerait à ne plus dire aucun mal de l’établissement.
    Autrement, pourquoi en effet ne pas vous auraient-ils pas simplement licencié sans procès ?
    « Un bon accord vaut mieux qu’un mauvais procès », certes pour M. tout le monde.
    Vous, vous avez une importante notoriété et (j’aime à croire) influence.

    1. Blob
      je ne vois vraiment pas à quel genre de compromis Paul Jorion pourrait être amené. Clairement la balle est dans le camp de la VUB.
      Paul Jorion devrait-il dire qu’il parle moyennement bien l’anglais, qu’il regrette de ne pas avoir publié dans les bonnes revues, ou même qu’il aurait dû mettre une sourdine à son blog, qu’il aurait du se raser la barbe pour ne pas rappeler la figure d’un illustre révolutionnaire ? 😉
      La VUB au lieu de sauver les meubles s’enfonce un peu plus.
      Les syndicalistes qui accompagnent ceux qui font l’objet de procédures de licenciement vous diront souvent : un patron qui licencie pour un motif acadrabrantesque après avoir commis une première erreur, dans la précipitation, l’absence de recul, en commet ensuite souvent une seconde ou même plusieurs.

      Au lieu d’en être resté aux motifs fantaisistes de licenciement l’employeur met en cause maintenant purement et simplement la compétence du titulaire de la Chaire, plus seulement pour l’anglais, mais pour le contenu de l’enseignement lui-même en alléguant que Paul ne serait pas un chercheur de haut niveau. Le droit c’est le droit, mais que je sache il n’échappe pas à la logique la plus élémentaire. Et Paul des preuves du caractère scientifique de sa démarche, il peut en apporter à la pelle.

      L’enjeu c’est pas qu’il soit dit du mal ou pas de la VUB, l’enjeu c’est oui ou non Paul a-t-il fait le job pour lequel il a été payé à la VUB. Si Paul Jorion peut être rangé dans la catégorie de ceux qui font de la science.
      Paul n’a plus grand chose à perdre, tout à gagner (sauf hélas sa réintégration), la VUB, elle, peut encore aggraver son cas.

      Il me semble aussi qu’au point où on en est, au delà de la question simplement de droit on se situe maintenant sur un terrain symbolique. Et là la VUB s’expose encore un peu plus en venant sur ce terrain dont elle elle évalue sans doute très mal les contours, étant incapable de raisonner autrement que dans le cadre étroit du dogme.

      1. Ce qui est visé avant tout : faire taire l’intellectuel, le lanceur d’alertes, Paul Jorion, en utilisant tous les moyens, même les plus sordides. « On » veut casser sa réputation, lui enlever tout crédit et l’éloigner de tous les média.

        « On » a décidé en hauts lieux, qu’il constituait un danger et tout est mis en oeuvre. Même la réputation de la VUB est considérée comme secondaire. Il est même possible que des forces obscures cherchent à punir la VUB d’avoir engagé Paul Jorion. La liberté d’expression, la recherche de la vérité, oui mais pas trop, juste assez pour faire illusion ou pour mobiliser les diplômés apeurés derrière des chefs d’Etat.

  86. Il est certes possible que « des forces obscures en haut lieux » regardent le dossier de Paul de prêt et tente de le faire taire, mais il me semble bien plus probable que ce soit de l’auto-censure de la part VUB pour rester dans le rang (peut-être après une petite remarque extérieure).

    Dans cette hypothèse, j’entends que la VUB essaie de sauver ses meubles à elle, sans ménagement pour l' »employé », avec un bluff par tentative d’intimidation.
    Dans cette hypothèse la balle serait plutôt du coté de Paul, les arguments de la VUB étant ridicules.
    Le choix que Paul peut faire (j’imagine), c’est de demander sa réintégration, vu l’impact qu’aurait une telle décision si elle était prise par le tribunal, et de l’importance de son enseignement (bien qu’à la VUB qui a sali sa réputation).

  87. À part ça, t’as des nouvelles d’Annie Le Brun ?
    ___________________________________________________

    « Ô Paresse, mère des arts et des nobles vertus, sois le baume des angoisses humaines ! »
    Paul Lafargue

  88. Cher Paul,
    Ils n’ont rien compris, et leur conduite les ridiculise.
    Je côtoie le milieu ULB VUB et le gigantesque reproche dirimant qui t’est fait est : « il ne publie pas ses sources », ce qui reste à prouver. Donc VUB n’a pas capté que tu n’étais pas économètre, n’a pas capté que tu étais anthropologue, n’a pas compris la source essentielle de ton jugement, qui est -comme moi- d’être tombé dans le chaudron de la finance quand tu étais petit. Et surtout tu te permets d’être doublement outrecuidant : d’abord parce que tu as raison dans tes analyses, ensuite parce que tu ne mâches pas tes mots vis-à-vis de la profession. Et tu as raison sur toute la ligne. On esste fait paces: d’aelle tque ta bain de finance . Et n’a pas, de nerégu

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