COP21 : Innover plus pour vivre mieux plutôt que pour maximiser la croissance du PNB et les profits, par Jean-Paul Vignal

Billet invité.

On a parlé beaucoup d’environnement à l’approche de la COP21. Trop disent ceux qui estiment qu’il est des sujets plus importants pour l’avenir, le plus essentiel restant de mettre fin au règne sans partage d’une finance courtermiste sur l’économie qui tue l’avenir à petit feu et vide de sens toute réflexion sur la transition vers une économie plus respectueuse de l’environnement parce qu’elle entrave, de fait, le financement des infrastructures qui sont indispensables à cette transition. Le problème est de taille, mais il n’est pas le seul sur ce sujet essentiel à être passé sous silence.

Dès que l’on parle d’environnement, il est clair en effet que l’idéologie l’emporte presque toujours sur le raisonnement lucide et informé, faute de disposer des connaissances qui permettraient de prévoir et d’évaluer avec un minimum de précision les conséquences futures des décisions prises. Nous n’avons encore en effet qu’une connaissance très imparfaite de ce qu’elles sont localement, et il faut des catastrophes naturelles (cyclones, éruptions volcaniques, incendies etc.) ou humaines (accident nucléaire ou industriel, marées noires, introduction mal pensée de matériel génétique nouveau dans un écosystème, etc.) majeures, – bien sûr non souhaitables -, pour que nous en prenions simplement conscience.

En attendant que ces connaissances scientifiques indispensables soient acquises, et les solutions technologiques pour en  minimiser les effets néfastes soient identifiées et mises en place, on ne peut qu’assister, incrédule, au combat douteux pour le moment très asymétrique entre d’une part les tenants du marché, défenseurs acharnés de la croissance du PIB pour elle-même et regroupés en général sous l’étiquette de climato-sceptiques, et les écologistes défenseurs d’une activité humaine sans impact sur la biosphère, que leurs opposants regroupent pour l’occasion sous la bannière des carbocentristes. La confrontation est d’autant plus difficile à suivre que la frontière entre ces deux groupes est très floue : nombre de sociétés industrielles et commerciales ayant parfaitement compris que leur activité polluante pouvait nuire à leur image, et donc à leurs ventes, ont rallie le camp des carbocentristes. L’un des exemples les plus caractéristiques de ce flou est le World Business Council for Sustainable Development, un forum de grands industriels basé en Suisse, unanimement salué internationalement pour son action en faveur de l’environnement, mais qui a été créé par Stephan Schmidheiny, le propriétaire du groupe Eternit, spécialiste mondialement connu de l’amiante, et qui regroupe une bonne partie des multinationales les plus pollueuses de la planète. Nul n’ignore par ailleurs que nombre d’organisations non gouvernementales actives dans le domaine de la protection de l’environnement comptent ces mêmes multinationales parmi leurs principaux sponsors financiers.

Aussi longtemps que ce débat essentiel ne sera pas clos de façon irréfutable, la logique du principe de précaution voudrait que l’on s’abstienne d’engager tous les moyens disponibles sur la réduction des émissions de CO2, à une réserve tres importante près cependant : outre le fait que l’épuisement des ressources énergétiques fossiles est inévitable à terme (quelques siècles au mieux, beaucoup moins pour les experts de la collapsologie), la nocivité des émissions de CO2 pour l’homme et pour la biosphère est par contre abondamment prouvée et documentée comme le souligne par exemple Guillaume Sainteny dans son livre « Le climat qui cache la forêt » paru récemment : la pollution de l’eau, de l’air et des sols qu’elles impliquent, dont le coût social (maladies), écologique (pollution) et politique (forte dépendance de pays instables et/ou hostiles) n’est pas chiffré avec précision, mais certainement de l’ordre de plusieurs points du PNB mondial et donc du trillion de $ ou plus (on cite souvent 100 milliards d’euros pour les seules dépenses de santé induites pour la France).

La taxation du carbone est une des solutions envisagées par de nombreux carbocentristes, sincères ou intéressés, pour éviter la fournaise finale. Affirmer comme ils le font qu’il suffit de tirer argument des conséquences potentielles aussi mal connues que potentiellement dévastatrices pour créer un marche mondial unique des émissions de carbone qui résoudra tous les problèmes par la main magique des marchés n’est cependant pas aussi évident qu’ils le laissent entendre. On peut certes concevoir techniquement que ce prix puisse être incorporé au prix du brut et du gaz naturel, et transformer ainsi les producteurs et les traders en percepteurs globalisés, mais rien ne garantit que cela sera suffisant pour résoudre les problèmes que pose le réchauffement incontestable de certaines régions du globe, pour au moins 3 raisons :

– On peut douter que les acteurs des marchés auront la volonté d’entreprendre et de financer les recherches extrêmement complexes qui pourraient seules permettre de savoir si le réchauffement est uniquement d’origine anthropique, et donc de déterminer rationnellement ses causes et les investissements à réaliser pour les réduire en espérant un jour les éliminer. Pour faire court, la recherche scientifique dite fondamentale qui doit sous-tendre une telle recherche n’est en général pas la tasse de thé favorite des traders,

– Le fonctionnement actuel des marchés implique qu’il n’y a aujourd’hui plus de marché possible sans spéculations massives sur les anticipations de l’évolution de l’offre et de la demande réelle, dont les variations sur le terrain orientent au mieux en partie les cours dans la longue durée, mais qui servent surtout de prétexte à des variations infinies à très court terme (on parle ici en nanosecondes) génératrices d’écarts de cours et donc de revenus ou de pertes infinies pour les traders, dont le solde négatif, – charité bien ordonnée commençant toujours par soi même -, est bien plus souvent à la charge du secteur non financier qu’à celle du secteur financier

– Les marchés sont incapables de prendre en compte l’intérêt général, car ce n’est pas leur fonction, qui est principalement d’optimiser à un instant donné des intérêts particuliers. Or le devenir de la biosphère est la quintessence de l’intérêt général, et ne peut par nature être déterminé par des marchés dont le but constant est par ailleurs de convertir la dégradation de la biosphère en externalités négatives prises en charge par la collectivité.

Il est parfaitement logique que la perspective des profits potentiels alléchants que permettrait ce marché mondial unique des émissions de CO2 excite l’appétit du capitalisme financier multinational et, partant, de la science économique qu’il entretient pour lui servir de caution intellectuelle. Mais, outre que la spéculation sur la santé des bronches et la qualité de vie de nos descendants qui en résulterait semble être d’un goût douteux sur le plan éthique, on peut craindre par ailleurs que cette mondialisation « privée » de la gestion de l’environnement par le capitalisme financier, ne soit en fait pour une petite élite qu’une tentative de faire entrer par la grande porte vertueuse du salut du monde, une gouvernance économique et politique mondiale, qui serait idéalement réglée par des accords de type « Investor-State Dispute Settlement », qu’il est de plus en plus en plus difficile d’imposer ouvertement, les peuples victimes du chaos déstabilisateur qu’elle entraîne y devenant de plus en plus méfiants et réticents. L’opposition « vent debout des principaux pays émergents » à cette gouvernance écologique par l’argent n’est sans doute pas un hasard.

L’idée de confier aux forces vives de l’économie non financière la recherche des solutions les plus performantes pour la transition énergétique ne doit cependant pas être rejetée, bien au contraire, il s’agit simplement de ne pas se tromper de « marché » et de ne pas confondre le casino douteux des marchés financiers actuels, avec le marché fluide et transparent de la démocratie en économie.

Une façon de le faire serait sans doute de créer un marché physique de troc de quotas. Dans un tel système, on ne pourrait pas vendre une tonne de carburant fossile sans prouver au préalable avoir investi directement dans l’équivalent de la production de x kg d’énergie renouvelable (avec x par exemple < 100 au début, mais augmentant ensuite) de l’équivalent d’une tonne de pétrole prise comme référence, ou dans l’économie de x kg de l’équivalent d’une tonne de pétrole. Un réseau informatique de type Visa, qui permet déjà, entre autres, de suivre à la trace nos achats et de les transmettre à qui veut en connaître pour optimiser son fonds de commerce devrait pouvoir permettre de gérer ce genre de procédure sans créer trop de soucis pour les utilisateurs.

Cette procédure serait sans doute par ailleurs une bonne façon d’inciter à innover les principales entreprises productrices ou utilisatrices d’énergie fossile confortablement installées sur leur marché global. On parle de plus en plus d’innovation comme du sésame universel, capable de ramener la croissance et d’amorcer la pompe de la transition énergétique. Ces incantations tiennent en fait surtout du « demain on rasera gratis » pour le moment. Tous les praticiens savent depuis longtemps, en France comme ailleurs, que la croissance ne peut en effet venir que de trois sources principales : la croissance démographique, la mercantilisation d’activité gratuites, et l’innovation, l’innovation étant la plus féconde de ces trois sources, car, quand elle est technologique, elle crée plus de valeur à quantité d’intrants égale

Mais les experts savent aussi qu’à de rares exceptions près, – il faut bien confirmer la règle -, toute organisation ayant pignon sur rue est par nature averse au risque et donc réticente à l’innovation. On ne peut pas décréter l’innovation, ni contraindre à redécouvrir l’avenir des décideurs qui ne pensent qu’au résultat comptable à 3 mois, – hors prise en charge de toutes les externalités négatives environnementales et sociales -, qui va déterminer leur bonus. Mais on peut faire en sorte que l’avenir devienne un point de passage obligé du fonctionnement de leur entreprise.

On sait par ailleurs que les startups, ces petites structures créées pour promouvoir un produit ou un service nouveau, sont les vecteurs privilégiés de l’innovation, pour une raison simple : quand on part de zéro, le risque majeur n’est pas de perdre des parts de marché, mais de rester sur la ligne de départ. Ce serait une bonne chose qu’elles puissent s’appuyer sur des marchés créés par les grandes entreprises pour se lancer commercialement. Et ce serait encore mieux si les états acceptaient parallèlement de créer des « zones franches fiscales et réglementaires d’innovation énergétique », comprenant notamment une interprétation moins tatillonne du très castrateur principe de précaution, afin de faciliter la mise en marché de toute innovation liée aux économies d’énergies ou aux énergies nouvelles.

On peut toujours rêver.

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143 réflexions sur « COP21 : Innover plus pour vivre mieux plutôt que pour maximiser la croissance du PNB et les profits, par Jean-Paul Vignal »

  1. Ils et elles changent le monde
    Prix Nobel : la médecine chinoise traditionnelle récompensée.
    Ce Nobel de médecine est le premier attribué à une femme chinoise d’une part, et qui de plus a fondé sa réussite sur la pharmacopée traditionnelle chinoise millénaire.
    Youyou Tu, la chercheuse qui a mélangé les médecines ancestrale et moderne.
    Elle a découvert un traitement particulièrement efficace contre le paludisme grâce à un extrait de la plante armoise annuelle ou absinthe chinoise (Artemisia annua).
    Le traitement le plus sûr et le plus efficace contre le paludisme, maladie qui touche près de 200 millions de personnes par an, et en tue plus de 500.000.
    Pour ce faire, cette scientifique s’est plongée dans les recettes de la médecine ancestrale.
    Elle épluche plus de 2000 recettes de remèdes traditionnels… Cette médecine ancestrale, considérée comme une mine d’or pharmacologique, n’a pas encore livré tous ses secrets.
    80% des habitants de l’Asie ont recours à cette médecine.
    http://www.huffingtonpost.fr/2015/10/05/prix-nobel-medecine-chinoise-traditionnelle-recompensee-travaux-tu-youyou-paludisme_n_8243698.html

  2. « Hum ! Ce truc demande au moins une « vocation » particulière… »

    oui comme d’être caissière, balayeur, gynécologue, éboueur, proctologue, chirurgien, pompier, policier, manutentionnaire, gastro entérologue, une vraie vocation d’être au service de l’humanité….va chercher bonheur..;ou pognon.;;ou les 2, des fois ça arrive…. de moins en moins parait il…j adore vos certitudes..

    menfin la vocation il parait que , entre 4 murs et avec la robe de bure, ça le fait mieux, mais que ça ne les empêche pas de se mettre sur le pif non plus…en douceur..cela va sans dire…

    1. Si on élimine tous les gogos et les charlatans il reste malgré tout de vrais sages qui connaissent la nature bien mieux que beaucoup de chercheurs et leurs éprouvettes du genre transhumanistes Research. Ce n’est pas pour rien si les gros labos vont discuter avec les papous et les sorciers.
      Les chamans des Samoa savent quelles plantes utiliser pour soigner la fièvre jaune et ce sont des missionnaires qui sont partis les écouter pour comprendre les coutumes et la sagesse des populations indigènes, au lieu de les traiter de débiles, voire de les exterminer.
      Conclusion ? La perspective des médecins de 2020 et au delà : redécouvrir la sagesse des chamans. Pas besoin de robe de bure pour autant ;=)

      1. « La perspective des médecins de 2020 et au delà : redécouvrir la sagesse des chamans. Pas besoin de robe de bure pour autant ;=) »
        ——————————–

        James vous êtes encore et toujours dans l’incantation bisounoursienne.

        Les médecins doivent se conformer aux injonctions du Système : ce qu’on leur a appris, ce que leur dise les labos pharmaceutique, et la sécu.

        Tout est dicté par notre Système qui n’a rien à voir avec celui des tibétains et autres.
        Le problème est que vous êtes inconscient (comme la plupart) nous en sommes prisonniers. Tout est fait pour.

        Sortez la tête du bocal!

      2. « Si on élimine tous les gogos et les charlatans il reste malgré tout de vrais sages qui connaissent la nature bien mieux que beaucoup de chercheurs et leurs éprouvettes du genre transhumanistes Research. Ce n’est pas pour rien si les gros labos vont discuter avec les papous et les sorciers.
        Les chamans des Samoa savent quelles plantes utiliser pour soigner la fièvre jaune et ce sont des missionnaires qui sont partis les écouter pour comprendre les coutumes et la sagesse des populations indigènes, au lieu de les traiter de débiles, voire de les exterminer. »

        +1, et aussi pour les m^mes raisons, que comme complément à leur pratique, beaucoup de médecins occidentaux vont faire des formation en Chine à la médecine traditionnelle chinoise. Le problème vient aussi de l’ignorance et du mélange des genre avec des charlatans et des pseudo thérapeutes, discerner l’information sérieuse et rigoureuse reste un challenge et tout comme en occident les « formations certifiées » ne garantissent pas toujours la compétence

    2. Hello Gudule…
      « Vocation » n’a pas toujours un sens religieux !
      Et l’on peut exercer son métier avec beaucoup d’application, amenant la satisfaction et le goût d’y retourner…
      Si vous me lisez, vous cesserez d’adorer les certitudes que je n’ai pas 😉
      Mais j’en ai d’autres !

      Mon père, quand il bêchait son jardin, me disait qu’il aimait chaque botte de terre qu’il retournait.
      Ça n’a rien à voir… quoique…

  3. « Le désenchantement est la marque de fabrique des contents pour rien. »

    +1, entièrement d’accord , et il est aussi la marque de fabrique des aigris.

    1. Oui, les grincheux sans répit sont persuadés qu’ils sont les seuls à avoir traversé le désert sans assistance et que les autres vivent tous dans des palaces 5 étoiles à manger des langues de rossignols aux airelles et des truffes de foie gras entre deux siestes

  4.  » Je suis fâché avec tout le monde ou presque »

    et si vous essayiez le dialogue au lieu de « harponner » et de « tacler » quelqu’un dès qu’il n’est pas de votre avis dominique, arrêter de « mordre » pour rien, c’est casse pied à la fin…, ce n’est pas par ce qu’on est pas un pit ni de votre avis qu’on est un « bisounours », enlevez vous ça de la t^te, c’est du grand n’importe quoi…..

    1. Oui, je sais Gudule. Il faudrait une patience à la mesure des incompréhensions, c’est à dire infinie. Et j’ai pas…

      1. « Oui, je sais Gudule. Il faudrait une patience à la mesure des incompréhensions, c’est à dire infinie »

        ben moi non plus, la preuve….mdrrr;
        merci dominique ! Je vois bien que vous n’êtes pas méchant..pas plus que Dupont bis Jducac..

        bon, ça ne doit pas nous empêcher d’essayer….

        dominique, ce dont je vous parlais, c’est surtout d’apprendre a être un peu plus tolérant et à l’écoute des autres plutôt que de faire une fixette sur votre proposition et de la « marteler » , à force le problème c’est que plus personne n’a envie de vous écouter par ce que ça saoule. Essayez aussi de faire l’effort d’être attentif aux autres et à leur sensibilité, au lieu de leur imposer votre credo, on a tous nos soucis, alors, tout doux l’ami…….l’échange n’en sera que plus enrichissant …..

        amicalement votre

      2. Oui, je sais Gudule. Il faudrait une patience à la mesure des incompréhensions, c’est à dire infinie

        Ce qui requiert surtout une patience infinie, c’est la modération (et donc la lecture in extenso) des blabla-tourne-en-rond-et-se-regardent-écrire qui occupent désormais la très large majorité des commentaires de ce blog. Oui, oui, faites les comptes – Gudule, Adoque, Dominique Gagnot, Juan Nessy, Jducac, James Bernard – il n’y a plus que vous comme commentateurs. Et moi comme lecteur !

        Sur ce billet-ci, comme Jean-Paul est lui-même intervenu, il y a eu un petit appel d’air : vous ne totalisez à vous six « que » 78 des 129 commentaires. Sur le billet de Dominique Temple, 126 commentaires à vous 6…

        Patience, patience… Avez-vous remarqué qu’en dépit de vos « performances », aucune de vos contributions n’a jamais été publiée comme billet invité sur le blog ? Does that ring a bell?

      3. Désolé Julien, je vais au piquet.
        Je promet d’être moins bavard, mais jducac y fait rien que de m’énerver. James aussi.
        x 100fois

      4. @ Julien Alexandre dit : 2 décembre 2015 à 23:37

        Pardonnez- moi Julien de brouter plus que mon compte sur les terres du blog de Paul Jorion. Votre rôle est aussi ingrat que celui du berger qui veille à contenir un troupeau de chèvres vigoureuses dans les limites autorisées.
        Vous n’avez pas affaire à des moutons qui se laissent manger la laine sur le dos, mais vous avez le pouvoir de réfréner ceux qui s’égarent trop loin. Si je suis de ceux-là n’hésitez pas à sévir.
        Merci pour tout ce que vous faites !

  5. « et tout comme en occident les « formations certifiées » ne garantissent pas toujours la compétence à 100%, en cas de doute , mieux vaut s’informer auprès d’un médecin traditionnel bien informé
    et à l’esprit ouvert ou s’abstenir.

  6. Je viens de lire le texte de Stéphane-Samuel Pourtalès.
    Un homme doit savoir s’empêcher.
    Sur le fond je suis assez d’accord et en même temps je ne puis m’EMPECHER de penser à un livre lu récemment, dont le titre est:Dans le jardin de la bête.C’est la relation du séjour à Berlin de William E. Dodd .Nommé ambassadeur en 1933,il débarque dans la capitale en plein été, avec un préjugé favorable.Il est germanisant,il garde un souvenir ému d’une année à l’université de Leipzig.Il pense qu’en responsabilité, le moustachu et ses sbires vont se calmer. Très progressivement, il prend conscience que quelque chose ne tourne pas rond et le fait savoir.Il est rappelé aux usa en 1937.
    Comparaison n’est pas raison,l’histoire ne se répète pas,reste que je suis troublé.

  7. « « Vocation » n’a pas toujours un sens religieux !
    Et l’on peut exercer son métier avec beaucoup d’application, amenant la satisfaction et le goût d’y retourner…
    Si vous me lisez, vous cesserez d’adorer les certitudes que je n’ai pas » »

    merci adoque, j’entends bien et je suis d’accord, je pense juste que garder la « vocation » pour une caissière doit devenir un peu ardu avec le temps…..

    Soyez rassuré, j’ai encore, moi aussi, des illusions et des certitudes, heureusement ! Plus noire est la nuit, plus brillantes sont les étoiles…. 😉

    1. Gudule 🙂
      Oui oui, prenons le temps de nous acclimater à l’obscurité…
      nous découvrirons des « choses » presque noires sans recours aux guirlandes à laides…

      Et 355/113, il nous a été raconté qu’ « il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens »…
      Propagande. Il y a bien des métiers, nombreux dont on se passerait bien. Il y a aussi de sottes gens pour nous faire accepter de larbiner toute une vie.
      J’ajouterai, et c’est contradictoire avec ce que je viens d’écrire, qu’il m’est arrivé, adolescent, de faire des travaux « sans intérêt aucun » et de m’en trouver bien: j’avais l’occasion de naviguer dans mes pensées 😉

  8. @Michel Lambotte
    Il est vrai que mon père cultivait son jardin sans avoir reçu de formation et peut-être même utilisait-il dix fois plus d’engrais au mètre-carré qu’un industriel ?!
    Mais il aimait bien faire ce qu’il faisait… croyant bien faire !
    et il aimait les vers de terre !
    S’il avait su !
    Déjà qu’il méditait en jardinant, il aurait médité en faisant la sieste, bercé par les bruits de la terre vivante …….

  9. Julien Alexandre dit : 2 décembre 2015 à 23:37
    Tout ce petit monde a fait vraiment connaissance ce jour il me semble, alors merci aux modérateurs pour l’hospitalité, même si ce rôle implique de faire la vaisselle, aussi. On va retourner bêcher nos lopins de terre de ce pas et essayer d’y faire pousser des fleurs.

  10. « Patience, patience… »

    Toutes mes excuses JA, je reconnais avoir pas mal perdu patience aussi, marre de me faire « épingler » au moindre commentaire . Mon but est plus simple que ce que tu évoques : l’apprentissage et l’émancipation cf « l’économie pour les nuls », et l’échange et le partage, bien sur, qu’il faut savoir ….modérer.
    Merci !

  11. A l’ami du CAC40. ( du 3 décembre 2015 à 11:21 )

    Vous êtes bien le seul à croire que, depuis au moins 30 ans, l’étiquette signe la politique.
    Depuis au moins 30 ans, nous n’avons connu que des politiques de droite, ou orientée à droite, ou d’extrême droite, quelque soient les étiquettes.

    Je note avec satisfaction que vous qualifiez à bon droit cette politique de catastrophique. Elle l’est en effet, mais pas pour ceux qui s’en goinfre, en particulier vos amis cotés au marché des actions d’occasion dit cac40.

    Je ne désespère pas de vous voir ôté la taie qui empêche votre fond, généreux et compassionnel, de venir en pleine lumière. Vous le méritez et nous aussi.
    Cependant, je ne comprends pas votre timidité à condamner la fraude fiscale. La question n’a rien de complexe ou difficile à comprendre. Ceux qui privent le budget de notre État d’environ 40 à 60 milliards d’Euro annuellement commettent un crime contre la collectivité. L’État dispose normalement de services chargés de la répression de cette atteinte à l’ordre publique.
    Le fait que ce crime soit si massif et constant, établi dans la durée et basé sur un fond historique – Les nobles ne consentent pas à l’impôt- montre bien que les services de l’État sont instrumentalisés.
    Ils vérifient la maxime selon laquelle  » Tout gouvernement tend à faire échapper à l’impôt ceux de sa classe sociale. » De droite donc…

    1. @ daniel dit : 3 décembre 2015 à 18:05

      « A l’ami du CAC40. ( du 3 décembre 2015 à 11:21 ) »
      Je n’ai aucune relation avec le Cac 40.

      Vous vous faites des illusions, vous fantasmez sur mon compte, ce qui prouve que vous êtes un homme prêt à croire plutôt qu’à vous appuyer sur des faits, de les analyser et d’en déduire des actions correctives à introduire pour orienter l’évolution des choses dans le sens favorable à la sauvegarde de l’espèce humaine.

      « Depuis au moins 30 ans, nous n’avons connu que des politiques de droite, ou orientée à droite, ou d’extrême droite, quelques soient les étiquettes. »

      Sincèrement, vous manquez d’objectivité, le début de mandat de Mitterrand en 81 de ainsi que celui de Hollande en 2012 ont déployé des politiques de gauche visant à récompenser ceux qui leur ont permis d’accéder au pouvoir.
      Hélas, ces politiques étaient incompatibles avec la situation économique d’un pays qui, depuis 40 ans dépense plus qu’il ne gagne et qui, de plus, n’investit pas suffisamment pour rester compétitif et se maintenir dans le lot des pays qui ne régressent pas.

      « Je note avec satisfaction que vous qualifiez à bon droit cette politique de catastrophique. »

      Ce sont ces politiques de gauche, conduites en début de mandat, que je qualifie de catastrophiques à tel point que les correctifs apportés ensuite par la gauche ou la droite, ont été incapables de réparer les dégâts réalisés aux débuts de ces 2 mandats de présidents socialistes, donc de gauche.
      Il suffit de voir l’accroissement de l’endettement et du chômage enregistrés entre début et fin de ces mandats.

      « Ceux qui privent le budget de notre État d’environ 40 à 60 milliards d’Euro annuellement commettent un crime contre la collectivité. L’État dispose normalement de services chargés de la répression de cette atteinte à l’ordre publique. »

      Je condamne la fraude fiscale et je dis que le parti socialiste qui a fait élire un président de la république promettant une « république irréprochable » est mal placé pour agir dans ce domaine dès lors qu’il a lui-même mis en place un ministre en charge de lutter contre la fraude alors qu’il était lui-même fraudeur.

      Ce sont les parlementaires qui sont chargés de contrôler le travail du gouvernement.
      Mais que peut-on faire quand les parlementaires eux-mêmes ne sont pas dignes de leurs électeurs ?
      Comme par hasard ce sont 2 parlementaires de gauche qui se sont fait épingler…….

      http://www.20minutes.fr/politique/1440511-20140910-video-affaire-thevenoud-tout-comprendre-revelations-ephemere-secretaire-etat

      Soyez objectif, vous serez plus crédible.
      Cahusac et Thévenoud ne sont quand même pas de droite puisqu’ils se sont présentés à gauche.

      Le cas Thévenoud est intéressant puisque sont attitude personnelle est typiquement de gauche, en ce sens qu’elle démontre que quand on est de gauche, on est nullement gêné de dépenser plus que ce qu’on gagne et pour ce faire, prêt à reporter à plus tard les efforts à fournir, quitte à les laisser aux suivants…… ? A la droite et aux jeunes générations qu’on laisse dans le chômage puisqu’on n’a pas investi de façon à ce qu’elles soient performantes et pourvues de moyens de production au top.

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