59 réflexions sur « Getch Gaëtano – Notre futur »

      1. Honk honk
        Incroyable!
        Je ne savais pas qu’ils allaient à la pêche ensemble ces deux-là
        2 – 0

    1. On peut penser , sans trop se forcer , que le choix était plutôt guidé par la nature ( et qualité linguistique aussi ) du texte porté par une musique d’ailleurs pas si médiocre que ça .

      Au delà , cet artiste messager, comme la société encore à ce jour , ne porte « que » le décryptage et la mise en mots de notre mal , pas encore la solution .

      Le chant de refus sinon d’indignation , n’est pas encore un chant de combat et de revendications ,elles aussi exprimées et mises en mots .
      Car la Marseillaise , le Chant du départ ou l’Internationale ont d’abord été initiés par le rassemblement et le passage à l’acte des plus abandonnés quand ils sont devenus « trop » nombreux .

      J’ai déjà écrit ( chez Attali qui a fermé l’accès à son blog) il y a trois quatre ans, que je redoutais que Hollande devienne Monsieur Thiers et pour les mêmes raisons , ce monsieur Thiers qui a fait tirer sur des manifestants ( qui « assassine la France » disait Jean Ferrat ). Il s’agissait déjà de « rembourser » la dette ( de guerre à … l’Allemagne).
      Que Thiers présent ou à venir soit de gauche ou de droite , pourvu qu’il n’y ait pas lieu de chanson pour honorer des morts !

      PS : je me demande pourquoi il y a tant de noms en O parmi les chanteurs belges .

      1. Foutriquet, Adolphe le Petit, César en raccourci, petite hyène, Général Boum, on peut sur ces sobriquets de Thiers – bourgeois orléaniste chimiquement pur selon Maurice Agulhon, le type même du bourgeois cruel et borné qui s’enfonce sans broncher dans le sang, selon Clemenceau – on peut s’amuser à se faire peur comme le fait si souvent Attali, et plaquer les visages des affiches de 2017. (Quel surnom trouver à Attali dans cette fantasmagorie? )
        Je n’y crois pas parce que Jules Ferry principalement. Fort heureusement La Liberté ou la Mort n’est pas un drapeau à ressortir ici.
        Revoir http://www.lemonde.fr/proche-orient/video/2016/03/18/le-syrien-qui-voulait-la-revolution-1-7-les-manifestations_4885716_3218.html
        Fort heureusement aussi aucun Kessel ou Druon d’aujourd’hui n’écrit Le Chant des Partisans.
        Mais de grâce pitié avec ces « messagers » du nous, des eux, des ils et des on, de l’anecdote de « tonton capital » et du « grand supermarché où l’on viendrait acheter ses rêves comme des zombies tout névrosés. » De quelle qualité linguistique parlez-vous? J’ai honte quand j’entends ça pour faire la rime : « la pauvreté est une machine à enrichir tous ces qb », a moins que ce soit cubés? Ou pire. Réécoutez.
        Fort heureusement il y a des poètes, des artistes, des auteurs et des musiciens extraordinaires comme Prince ou ce jeune chanteur belge dont le nom finit en O comme Jacques Brel ou Julos Beaucarne puisqu’il s’appelle Karim Gharbi.
        Écoutez cela
        https://m.youtube.com/watch?v=fgPzs4q-yjo
        La finesse de son chant et sa sensibilité infinie se firent d’abord connaître par cette interprétation
        https://m.youtube.com/watch?v=YTaUAQnqP1g

      2. Thiers hélas comme Hugo hélas, c’est lui et pas un autre qui a fait le siècle. Comme Furet on aurait préféré Tocqueville ou Guizot (ou comme en GB un Disraeli et un Gladstone), sauf que non, c’est Thiers.

      3. @Charles :

        Je reconnais volontiers que ces deux prestations de Kharim Gharbi ( que je ne connaissais pas ) valent le détour , même si c’est grâce à Getch Gaëtano (que je ne connaissais pas ) que je le découvre !

        Sur les « messagers » , si vous m’aviez lu avec moins de passion, vous auriez compris qu’avec moins de certitude tranchante , je suggère le même jugement que vous .

        Sur le rapprochement potentiel entre Thiers et Hollande( qui était de mon seul fait) , au delà des individus qu’ils sont , c’est le rapprochement entre les contraintes financières sur la France et le bouillonnement social qui était mon propos , même si les mêmes situations historiques ne donnent pas automatiquement les mêmes suites .

        Votre rebond sur Attali , qui n’était pas le sujet et qui vous a peut être brouiller la vue , me classe dans la même incompréhension que celle de Charles Petitjean sur les développements trop vite donnés à son billet .

        Merci en tous cas de m’avoir présenté Karim Gharbi , même si pour moi il est aussi d’abord « messager » , comme tous les artistes , par raison d’être .
        Mes références musicales en chansons sont le plus souvent plus triviales que celle ci , et Brel m’accompagne depuis le début de sa carrière ( 1953 je crois) .
        Pour les noms en O , c’est Adamo que j’avais en tête !

      4. Ne vous méprenez pas. En vous répondant je reprenais mon propos de départ. J’ai lu, et entre les lignes, vos propos. Seulement, je vous le dis dans le creux de l’oreille, depuis le temps que je viens ici il est rare que je partage les goûts musicaux de notre hôte. Cela dit sans vouloir vexer personne. Mais on a sa petite susceptibilité. Le jugement qu’il a exprimé sur Prince montre ses limites dans ce domaine. Je ne lui en veut pas de ne pas être allé le voir en concert, ni de ne pas avoir entendu une manifestation d’agriculteurs reprendre en chœur « Pur Purin », un grand moment de poésie futuriste. Mais quand on sait pas on se tait.
        Il ne me semble pas qu’on puisse sérieusement faire un parallèle entre la situation de 1870 et celle d’aujourd’hui.
        Je ne vois pas de Thiers à l’horizon, mais je crains une société guidée par un petit chien trouillard, dont Netanayou serait le modèle.
        Content de vous avoir fait découvrir Karim Gharbi.
        Adamo et Arno.

    2. Je suis peut être un peu moins désarçonné que vous dans l’ensemble mais effectivement la petite phrase (fielleuse?) que vous mettez en exergue m’est aussi restée en travers de la gorge.
      Mais bon…

  1. « Je ne veux pas que nos enfants soient nés morts vivants. »

    On y va tout droit, mais ce constat dépasse le rapport gauche droite, on se trompe de cible en ne voyant que les riches comme responsables.
    Le pouvoir de changer les choses est entre nos mains et nos neurones, nous ne l’utilisons pas, nous attendons bêtement l’hypothétique sauveur.

    1. Croyez vous que ceux qui produisent de la pub, des armes, du pétrole, des avions, des autos, et quasiment tout le reste, vont démissionner, pour sauver la planète ?

      Il semble que vous ne voyez toujours pas que le système capitaliste est en lui même dévastateur. Et qu’on ne peut agir que à sa marge, dérisoire.
      Ce ne sera pas faute de le répéter!

      1. « Croyez vous que ceux qui produisent de la pub, des armes, du pétrole, des avions, des autos, et quasiment tout le reste, vont démissionner, pour sauver la planète ? »

        Non, mais ils en vendront de moins en moins faute de croissance pétrolière et par conséquent de PIB.
        Et ce n’est pas une brève de comptoir
        https://www.youtube.com/watch?v=9G5KH9lxNWU
        Notre devoir est de nous sortir de là et savoir comment nous allons nous organiser. Point barre.

      2. Michel,

        Sauf que si ils n’en vendent plus, c’est que nous seront totalement fauchés.
        Il nous restera les dettes, nous obligeant à vendre maisons et potagers!

        On fera quoi à ce stade?

        Tout ça pour rerereredire qu’il n’y a pas d’autre choix que de reprendre la Propriété des Ressources primaires…

      3. Les méga riches auront toujours les moyens d’extraire du pétrole (même très cher à extraire), ou de construire les mégas générateurs électriques, qui leur seront nécessaire.

        Et comment vous, Michel, envisagez vous de fabriquer rien que des générateurs électriques ? …
        Retour à la bougie, donc.

    2. Brève de comptoir:
      Si tu meurs pas mort-né, tu mourras vivant. C’est pas mieux.

      Le problème avec les neurones c’est qu’ils servent aussi bien au raisonnement qu’aux pulsions. Surtout aux pulsions.

    3. Ceux qui sont riches (parce que puissants) et puissants (parce que riches) ne sont-ils pas en train de s’organiser pour se passer des pauvres qui finalement s’avèrent inutiles et rendent la planète invivable?

      1. Il faut être sourd et aveugle, pour ne pas le voir.

        Tout est fait pour réserver les Ressources aux 1%, et en exclure l’accès aux autres.

        Le jour ou : plus d’industrie, plus de salaires, plus de retraite, plus de sécu, plus d’alloc, plus d’hôpitaux (sauf pour les 1%),
        et qu’on leur aura vendu ce qu’on possède encore pour payer les dettes,
        la planète sera alors (peut être) sauvée… pour le plus grand bonheur des 1% (ou 0,1% ?)

        C’est ce à quoi vous aspirez Michel ?

      2. Ça crève les yeux. La preuve ? Ils les empoisonnent avec du Coca, des pétubateurs anormaux, du guilifosate, des vaXXins et des zogéhèmes.

      3. Il se foutent des pauvres, mais pas des Ressources qu’ils épuisent, et qu’ils entendent bien se réserver.
        Ceci dit, faut que ce soit fait avec suffisamment de douceur pour que ça ne se remarque pas trop.
        On peut dire que vous les gâtez.

  2. Zero-Hedge, moins Zero-Head que jamais.

    Fuite informatique dans une banque du Golf.
    La conclusion est alléchante:

    Contrairement au Panama Papers qui ont été accueillis en fanfare, pratiquement aucun des médias n’a rapporté le piratage de la banque du Qatar, ce qui nous suggère que les données sont beaucoup plus pertinentes et sensibles. L’attention du public doit être détournée à tout prix.
    http://www.zerohedge.com/news/2016-05-01/british-spies-among-thousands-names-exposed-following-massive-leak-largest-mid-east-

    1. Contrairement au Panama Papers qui ont été accueillis en fanfare, pratiquement aucun des médias n’a rapporté le piratage de la banque du Qatar, ce qui nous suggère que les données sont beaucoup plus pertinentes et sensibles. L’attention du public doit être détournée à tout prix.

      Même si tu ne parles que de suggestion ici, faudra vraiment penser un d’ces quatre à prendre un petit cours de logique élémentaire, Daniel ; avant la fin.
      https://youtu.be/1c1jZQ9Bkq0

      1. Je me suis demandé à l’écoute de ce petit chef d’oeuvre pédagogique si Paul Jorion retrouvait dans le duo déduction/induction son schéma Corps/Imagination , ou si le premier duo était du sel domaine de l’imagination .

    2. « Contrairement aux Panama Papers qui ont été accueillis en fanfare, pratiquement aucun des médias n’a rapporté le piratage de la banque du Qatar, ce qui nous suggère que les données sont beaucoup plus pertinentes et sensibles. L’attention du public doit être détournée à tout prix. »
      Ce copié-rectifié-collé n’est pas de moi.

      Je ne sais pas si la revendication ( plus pertinent et sensible que les Panama…) est vraie.
      En revanche j’ai noté la censure de fait, comme beaucoup d’autres. Les médias mentent y compris par abstention, une preuve de plus.

  3. Sur Google, on tape « nuit debout Hessel » çà ramène des textes intéressants, par exemple :
    http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2016/04/les-attentats-salafistes-en-fr.html

    Dans un registre différent parmi bien d’autres :
    http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/comprendre-nuit-debout
    http://www.telerama.fr/monde/nuit-debout-ca-flotte-bien-sur-que-ca-flotte-mais-en-face-ca-flotte-aussi,140741.php

    Ce qui m’intéresse, ce n’est pas l’indignation, c’est la révolte. Peut on espérer que « nuit debout » la réveillera ?

  4. Pfff!
    Encore un bobo-écolo à gratte sèche assis sur sa chaise qui pleurniche sa chanson engagée en milieu humide ( ne manquent que les algues vertes!).
    Mais je pressens là une mini-apocalypse implicite qui n’a rien à voir avec les subprimes ou le réchauffement climatique:
    La marée, qui est bonne travailleuse, celle des pêcheurs de l’Ile d’Houat par exemple, va bientôt recouvrir l’artiste, sa guitare et sa cage vide.
    Alors qu’il lui suffirait de bouger son cul… Ou de suivre son oiseau échappé et d’aller plutôt gémir au bord de la Méditerranée…
    Mais l’oiseau est sans doute mort, asphyxié ou irradié!
    La faute au Capital qui l’a mis sur le sable…
    Quel beau message…
    On en pleurerait presque!
    Condoléances, Eric.

    1. Merveille
      Karim Gharbi vous a entendu

      https://m.youtube.com/watch?v=kg9AILhv5Zg

      Poisson d’or, poisson mal venu
      Nage, vers des soleils pendus

      Hippocampe, migrant, héros des crues
      Du courage, il t’en aura fallu

      Tu rames, tu rêves, la mer emmène ton fils, ta femme, transits, escales, passeurs, sirènes, si loin le phare, les bras devant, ta chair, ton sang, tenter le tout, maison tordue, t’as tout quitté t’as tout vendu !
      Le vent se lève, la mer s’agite, raclée salée, ça tangue, ça glisse, tenir la barre, espoir devant, muscle saillant, gifle d’écume, la barque flanche, se relayer pour vider l’eau, pour vider l’eau, les pieds mouillés, jusqu’aux genoux, avoir du cran, dormir debout, l’estomac flanche, tenir, tenir, tenir encore, ne plus jamais se retourner, désert derrière, soleil noyé, plus de palmiers, plus de fennecs, tout droit devant, le Nord, la France, l’orage, le vent, le vent qui crache à la figure, c’est la tempête, demain peut-être, demain sûrement, une vie nouvelle, c’est beau l’orage, ça fait rêver, ça fait rêver comme dans les films, avec des éclairs au réveil, estomac vide, estomac creux, estomac ivre, avec des projets pleins les yeux, une vie nouvelle, une vie nouvelle avec des projets pleins les yeux, une vie nouvelle !!

      Poisson d’or
      Poisson retrouvé nu

      1. Un peu d’humour ça ne fait pas de mal, mais l’ironie, la dérision, le cynisme et la nostalgie à deux balles, le chant de l’anecdote depuis trente ans que ça dure, c’est lassant.
        Dans un entretien Mediapart avec Bernard Stiegler posté sur le blog il y a quelques années, Olivier Todd faisait remarquer que si l’on excepte les gens qui sortent de l’école sans le bagage minimum et ceux qui vont former l’élite, tous les autres peuvent être qualifiés de bobos.

        Depuis trente ans : depuis Allo maman… Bobo.

      2. Puisque vous êtes là Getch, éclairez ma lanterne:
        « La pauvreté est une machine à enrichir tous ces ___ »
        Il me manque un mot. J’ai beau réécouter, je ne comprends pas.
        Merci.

      3. Bonjour Gaetano,
        A l’ecoute de votre chanson , le club des cons , je me suis encore une fois fait la remarque que, à l’origine le terme : BoBo semblait designer une partie de la bourgeoisie, les  » bourgeois bohemes ».
        lorsque un jour , un de mes amis se qualifia lui meme de Bobo lors d’une discussion avec moi, alors qu’il n’etait pas lui meme un bourgeois,( à peine pouvait -il pretendre au titre de  » petit bourgeois précarisé…) , je me suis dit qu’il « se la petait un peu » ou du moins qu’il s’identifiait peut-etre à son « sustrat culturel nouricier » ,des bobos, qui subventionnaient son activité litteraire..

        En discutant avec un autre ami ( ouvrier précarisé) de politique , celui ci fit me fit part de sa defiance envers les capacités des biens pensants de gauche à pouvoir (et sans doute vouloir…) faire quoique ce soit en faveur des gens comme lui.

        Je ne sais pas ce que va donner le mouvement « nuit debout » mais je trouve que c’est interessant d’y trouver, parait-il une majorité de jeunes eduqués de l’enseignement superieur qui ont reagis contre une loi portant sur le travail , ceux là qui se sonts mobilisés ainsi, signalent peut-etre le fait que  » bourgeoisie boheme » c’est aussi une identification qui semble de plus en plus inaccessible.

        Lorsque vous regrettez la « disparition » des prolos , c’est à ces deux amis que votre chanson me fait penser.
        peut-etre ces deux amis ne sont-ils pas si eloignés l’un de l’autre qu’ils sonts conduits à le penser.

        C’est d’ailleurs un fait remarquable qu’en tant qu’individus vivant dans cette société déclinante globalement ( qui les atomise), ils soient conduits à s’identifier à des » constructions idéologiques » qui les opposent.

        Comme vous , il me reste à dire pour finir, que moi aussi je fait partie du lot… des bobos ? des prolos ? des egos ? des egaux ?

      4. Getch
        encore un commentaire sur votre chanson , le club des cons.
        par mes perigrinations sur le net , j’ai eu l’impression de deceler un nouveau mouvement psychologique » d’auto-accusation du bobo », quelquefois couplé à une critique exacerbée de toute nouvelle possibilité d’action politique venant de ce coté là…

        Peut-etre cela resulte t il de la complicité de ces bobos à accompagner cosmetiquement de leurs » valeurs vertueuses » la marche destructive du capitalisme contemporain ?

        Peut-etre que que les bobos qui s’auto-denigrent ainsi, commencent à realiser qu’ils ne fonts plus partie du club jouisseur et protégé,protecteur, et que leur destin individuel devient d’etres eux aussi de futurs laissés pour comptes…reduits comme beaucoup d’autres avant eux à rester sur le quai et à voir s’eloigner sans eux , le navire sauveur…de l’etat predateur…partant en croisiere avec quelques happy-few ?

        Peut-etre cet auto critique signale-t-elle un assentiment ,aux critiques de droite et d’extreme-droites qui on depuis quelques années pris, symboliquement, la defense des oprimés (pas de tous…) et exclus du systéme, avec une certaine efficacité politico-psychologique ?

        Peut-etre est-ce un reflexe defensif contre la droite populiste, preludant à une mutation vers une gauche populiste … (et quel mépris dans l’usage de ce mot « populiste »…)

        ou annonçant, in fine, un reveil  » du peuple », transcendant le clivage droite-gauche, clivage lui méme mis à mal par les partis institutionnels ? et lui repondant de maniere generique…

        je termine ces commentaires interrogatifs , par ce constat subjectif ( que je fais en ce moment) de constater que ces dernieres années je nous ai vu beaucoup (mes proches et moi meme), favorisés ou non, refermer prestement la porte ( de la relative securité de notre isolement reciproque ) sur toute possibilité de creer quelquechose de mieux que notre assentiment » raisonnable » à l’impuissance commune… j’en viens à penser que nos esprits ont étés « organisés » bien plus que nous ne le pensions … nous nous sommes habitués à laisser à d’autres le soin d’agir ( la scene mediaticopolitique , internet inclus…) sur nos esprits…et avec quelle morosité nous nous sommes laissés aller au role de spectateurs, desabusés et quadrillés, colonisés, par tout les marchands du cynisme , de l’impuissance, du renoncement,du festif et de la saoulographie, du pré-carré-isme,du declinisme, de l’amertume et de l’apocalypse.

        Peut-etre que par leurs critiques dissolvantes et conformistes, ces docteurs es impuissance, auront-ils été sans le savoir, plus loin que leurs visées recuperatrices…peut-etre ont ils sciés la branche sur laquelle nous etions tous assis ?

      5. Merci 2Casa,

        https://m.youtube.com/watch?v=lUzXKJcieIw

        Pat,
        Quand Stiegler parle de l’idéologie il parle d’un leurre qui désigne comme une cause du mal (d’une crise, d’une mutation par exemple) ce qui est un effet du mal. Le substrat culturel nourricier?
        Olivier Todd fait une analyse en décrivant chez les moins de 35 ans une pyramide de l’éducation qui reposerait sur sa pointe.
        Tout en bas les moins éduqués, puis un grand nombre de gens qui sortent du technique, puis un nombre équivalent de gens qui sortent de l’enseignement supérieur, qui malgré leurs stages pourris etc sont les bobos d’aujourd’hui (ceux dont se moque cette chanson).
        La pyramide de l’éducation des plus de 60 ans repose sur sa base : beaucoup de gens peu éduqués et très peu de gens dans l’enseignement supérieur.
        La grande différence à ses yeux c’est qu’auparavant, avec le travail, on regardait vers le haut, tandis que maintenant on regarde vers le bas avec la peur de décrocher.
        Ces deux paroles s’interpénètrent pour moi.
        Stiegler note qu’en 2012, juste avant l’élection d’Hollande, une majorité de français étaient favorables aux idées du FN: une majorité relative mais une majorité.
        Todd note pour sa part que les jeunes éduqués de l’enseignement supérieur ne votent pas FN, alors qu’ils auraient toutes les raisons de le faire (et que c’est ce qui se passe dans d’autres pays européens).
        Il me semble que ça explique cette tension entre vos deux amis.
        Le vrai bobo, le bobo à l’ancienne, celui qui achetait un loft de 300m2 dans l’est parisien plus deux studios pour les enfants, qui allait en scooter à l’agence à Boulogne et en Range Rover dans la maison familiale dans le golfe du Morbihan faire de la voile, on l’appelle comment?

      6. Bonsoir,

        Vraiment pas de quoi, mon intervention un peu brusque, était à la mesure de la déception ressentie à l’écoute.
        Je ne connais pas grand chose à la musique.
        Mais je sais qu’un sujet pertinent ne fait pas forcément une bonne chanson, et je ne pense pas me tromper en affirmant que vous vous êtes ennuyé ferme à la chanter (ou à l’écrire?), tant y pèse votre volonté désespérée de bien faire…
        Mais hélas, votre talent d’interprète n’a rien à y voir, puisque le texte, à portée résolument politico-économique, ne véhicule aucun idéal auquel s’accrocher…
        C’est désespérant mais c’est un travers neurasthénique très actuel, même sur ce blog!
        Et pour une chanson c’est fatal.
        Relisez « foule sentimentale » transcrite un peu plus bas, chacun peut s’y reconnaître, même une brute épaisse qu’elle soit de droite ou de gauche… Là est le secret.
        Je suis certain que vous avez beaucoup mieux dans votre guitare (et à coup sûr, vos tripes à vous!).
        Cessez l’auto critique, les critiques de vos semblables suffisent.
        On est tous le con de quelqu’un!
        Avec tous mes encouragements, Eric.

    2. « Alors qu’il lui suffirait de bouger son cul… »
      ( et sur le total de la prestation seulement cette idée)

      Comme Paul l’a rappelé, l’individualisme est une erreur.
      Nous, c’est-à-dire nous tous, avons besoin d’ actions d’ensemble. Un individu seul qui suivrait tous les préceptes ne sauvera personne, pas même lui. Sa santé et celle de ses proches sera meilleure et sa goutte apportée à la mer est toujours utile, mais le monde – la nature ,la biosphère- a besoin de 7 ou 8 milliards d’individus agissant ensemble pour un but commun. C’est évidemment politique. La politique, guidée par les sciences, ça a une autre gueule que la politicaillerie franchouaillarde-rase-bitume, avec ou sans programme, non ?

  5. Dans ce registre de morts-vivants, nous avions déjà le succès hélas incompris de Souchon en 1993:

    « Oh la la la vie en rose
    Le rose qu’on nous propose
    D’avoir les quantités d’choses
    Qui donnent envie d’autre chose
    Aïe, on nous fait croire
    Que le bonheur c’est d’avoir
    De l’avoir plein nos armoires
    Dérisions de nous dérisoires car

    Foule sentimentale
    On a soif d’idéal
    Attirée par les étoiles, les voiles
    Que des choses pas commerciales
    Foule sentimentale
    Il faut voir comme on nous parle
    Comme on nous parle

    Il se dégage
    De ces cartons d’emballage
    Des gens lavés, hors d’usage
    Et tristes et sans aucun avantage
    On nous inflige
    Des désirs qui nous affligent
    On nous prend faut pas déconner dès qu’on est né
    Pour des cons alors qu’on est

    Des

    Foules sentimentales
    Avec soif d’idéal
    Attirées par les étoiles, les voiles
    Que des choses pas commerciales
    Foule sentimentale
    Il faut voir comme on nous parle
    Comme on nous parle

    On nous Claudia Schieffer
    On nous Paul-Loup-Sulitzer
    Oh le mal qu’on peut nous faire
    Et qui ravagea la moukère
    Du ciel dévale
    Un désir qui nous emballe
    Pour demain nos enfants pâles
    Un mieux, un rêve, un cheval

    Foule sentimentale
    On a soif d’idéal
    Attirée par les étoiles, les voiles
    Que des choses pas commerciales
    Foule sentimentale
    Il faut voir comme on nous parle
    Comme on nous parle »

    Et avant lui les « No futur » des Sex Pistols…

    1. C’est amusant, le succès incompris d’Alain Souchon, qui passe en boucle depuis 20 ans dans tous les centres commerciaux de la francophonie!
      Ce que j’y comprends pour ma part c’est :
      On nous Alain Souchon
      On nous prend tous pour des cons…

    2. Je comprends rien aux textes des chansons. En général c’est heureux.

      Quand je lis celui de celle de Souchon, c’est pas mal, mais couvert par une musique à 2 balles, c’est totalement indéchiffrable.

  6. Joli timbre, joyeusement cadencé malgré le propos, oui, le futur se décline lui aussi selon les âges et les générations.
    Mes dernières plongées par petites immersions successives dans la lecture de Houellebecq, « La possibilité d’une île » me laisse sur la grève, comme seul rescapé du grand naufrage… NO FUTUR, là.

    1. Merci du lien, c’est énorme ce qu’elle propose.

      ça revient – par la loi – à faire tomber le cœur du Système !

      Journalistes et juges d’investigation unis pour faire le boulot que ne font pas les politiques.

      Ils seraient ensuite parfaits pour mettre en place un Autre système!… à suivre.

      1. Ce pourrait être la leçon d’Alain Supiot –> suivez la loi, on comprend tout.
        (qui la fait ? pour qui ? contre qui ? ce que ça change…)

  7. Mélodie agréable, paroles dans l’air du temps.
    Damien SAEZ avait déjà sorti, il y a quelques années, une chanson dénonçant de manière plus ‘hard’ les travers de notre société de consommation: « j’accuse ».

    1. Très impressionné.
      Une pensée qui dégraisse
      Une réthorique implacable
      Elle me fait peur
      Le pur esprit, le pur loi
      Efficace, productive
      C’est quand même dommage que dans ce journal elle n’aie pas de réflexion sur les moyens de l’existence de sa pensée, l’argent.
      La pensée seule, la prise de conscience, et même plus, la prise de conscience qu’il existe quelque chose préalable à la conscience, permet par l’éducation de faire comprendre qu’il y a « une vie bonne » meilleure quand le profit n’est pas central.
      Elle a peut-être mille ans d’avance ?
      C’est long mille ans.
      Surtout qu’on en est qu’au début…

    1. Les Dingues Et Les Paumés

      Les dingues et les paumés jouent avec leurs manies
      Dans leurs chambres blindées leurs fleurs sont carnivores
      Et quand leurs monstres crient trop près de la sortie
      Ils accouchent des scorpions et pleurent des mandragores
      Et leurs aéroports se transforment en bunkers
      A quatre heures du matin derrière un téléphone
      Quand leurs voix qui s’appellent se changent en revolvers
      Et s’invitent à calter en se gueulant come on

      Les dingues et les paumés se cherchent sous la pluie
      Et se font boire le sang de leurs visions perdues
      Et dans leurs yeux mescal masquant leur nostalgie
      Ils voient se dérouler la fin d’une inconnue
      Ils voient des rois fantômes sur des flippers en ruine
      Crachant l’amour-folie de leurs nuits métropoles
      Ils croient voir venir Dieu ils relisent Hölderlin
      Et retombent dans leurs bras glacés de baby-doll

      https://www.youtube.com/watch?v=RHKW8Gyl8gE

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