Lettre à Paul Jorion, celui qui nous éclaire pour éteindre la lumière, par Bastien Lombaerd *

* Bastien Lombaerd, 21 ans, étudiant en droit (ULB). Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Il y a des livres dont rien que le titre nous fait déjà rêver. Des titres qui nous emportent sur une autre planète, sans que nous ayons pu en lire un paragraphe de son contenu. Le dernier qui s’en va éteint la lumière, voici le titre du livre de Paul Jorion.

C’est d’ailleurs un livre dont je n’ai lu que le titre. Je ne connaissais ni l’auteur, ni l’existence du livre lui-même. Comme quoi, les médias font beaucoup ! On préfère aujourd’hui parler de la sortie du livre d’une ex-ministre fédérale belge où le titre, qui dans ce cas ne fait pas du tout voyager, comprend le mot « merde », que de parler de livres d’auteurs, pas forcément moins connus, mais dont le sujet est sensible de ne pas intéresser tout le monde. Et pourtant, avec un titre si porteur !

Pourquoi, dès lors, vous parler d’un livre dont je ne connaissais, avant sa découverte, ni l’auteur ni l’existence même de son livre ?

Il y a de ça deux mois, lors des journées du patrimoine wallon, je me suis rendu dans l’église d’Yves-Gomezée, un petit village de la Province namuroise où l’une de mes anciennes professeures de secondaire y exposait ses œuvres…

Cette femme de livres et de lettres enseignait le français à ses élèves d’une manière digne des plus grands professeurs universitaires. Certes, tout comme ces grands intellectuels, elle avait une idéologie politique qu’elle faisait sentir et passer, tout en permettant la (re)mise en question de celle-ci. Une idéologie qui était plutôt fondée à gauche qu’à droite. Et parfois même, sur certains sujets, elle était beaucoup plus réactionnaire, voire novatrice, que ses jeunes étudiants à qui elle ouvrait pourtant la sphère la plus belle du monde, celle de la réflexion philosophique et littéraire, et par là même, elle nous invitait à ouvrir une deuxième sphère, celle de la réflexion politique.

C’est sans doute grâce à elle qu’aujourd’hui, j’aime le débat et la démocratie, mais c’est encore une autre histoire qui mériterait un autre papier.

J’aurais pu, en tant que simple étudiant, la garder dans le creux de ma mémoire, placée comme une relique, dans une espèce de musée imaginaire, dans la salle des anciens professeurs. Ce genre de relique qu’on ressort aux grandes occasions, lors de grandes discussions… Mais je n’ai pas opté pour cette direction, voyant en elle la possibilité de m’ouvrir encore plus sur le monde et sur la réflexion qu’elle nous apprenait si bien, mais que je devais pourtant quitter pour la grande aventure qui m’attendait dès lors : celle de l’université.

J’ai donc décidé, un beau soir, non pas d’été, mais d’hiver, de lui adresser un mail dans lequel je lui expliquais mon entrée dans le monde universitaire et le fait de vouloir avoir des nouvelles d’elle… Elle qui entamait sa toute dernière année d’enseignement avant de prendre une retraite ô combien méritée.

De mail en mail, d’année en année, de fil en aiguille jusqu’à encore aujourd’hui, nous échangeons nos points de vue. Tantôt sur la Vie, tantôt sur le Temps, tantôt sur la Politique, tantôt sur des ouvrages récemment lus…

Un jour, elle m’invita à cette fameuse exposition dans cette fameuse église du fameux village d’Yves-Gomezée où elle y exposait de fameuses œuvres. Des tableaux qu’elle disait « bruts et naïfs – ou faussement naïfs – , rien de réaliste, rien de joli, rien de raffiné, rien de classique ; souvent à la frontière entre l’abstrait et le figuratif ». Tout en rajoutant : « il est probable que tu n’aimes pas du tout ce que je peins ».

Elle m’avait donné un défi – si je peux parler de défi – celui de la reconnaitre parmi les artistes, elle peignait sous un pseudonyme. Mais avec une telle auto-description de ses œuvres, je n’eus pas beaucoup de mal à la repérer parmi la dizaine d’artistes.

Des œuvres en effet abstraites mais parlantes, criantes et crevantes de réalisme au travers d’interrogations proposées sur notre monde et, à l’image de Wendrix – son pseudonyme d’artiste – des œuvres penchant vers une certaine idéologie philosophique voire politique.

Une des œuvres, peinte dans un camaïeu de gris bleuâtre, s’intitulait Le dernier qui s’en va éteint la lumière. Une œuvre inspirée directement du livre de Paul Jorion, livre qui était d’ailleurs exposé aux côtés du tableau, permettant au passant d’en faire la découverte et pourquoi pas l’incitant à l’acheter par la suite.

Une œuvre qu’on pourrait donc qualifier « d’inspirante » qui amène, d’office, à la réflexion. À la fois sur l’œuvre en elle-même et sur son titre… Et donc sur le livre auquel ce titre fait référence.

Voilà mon premier contact avec Paul Jorion et son livre.

Il fut question, à la suite de cette exposition, dans nos mails, de ce livre de Paul Jorion, Le dernier qui s’en va éteint la lumière sur l’extinction de l’humanité. Un livre présenté comme « essai » par l’auteur lui-même.

L’extinction de l’humanité, un sujet d’intérêt général traité, comme me le disait ma professeure – que je nommerai Wendrix – non pas en réunissant des articles divers au sens propre, mais nourri de nombreuses lectures d’ouvrages spécialisés – notamment en matière d’économie.

Ayant cette vieille habitude, chaque fois qu’elle prend un livre en main, de prendre en même temps un bloc de papiers et de quoi écrire… elle me fit part, de ce qu’on pourrait appeler une « fiche de lecture » du livre de Paul Jorion.

Vous recopier cette fiche de lecture ne serait, ni pour moi ni pour vous, quelque chose d’utile. Mais ce que je pourrais dire, avant lecture, c’est que ce livre traite de politique, d’économie, d’économie politique, de notion de démocratie, de notion de pouvoir d’argent, de l’environnement, d’intérêt général, de finance, de multinationale… et de pouvoir.

À la lecture du document et des sujets abordés, j’avais premièrement réagi en disant ceci :

« Le sujet abordé a l’air très technique mais pourtant si courant et d’actualité. Les affaires de transparence qui ne cessent d’éclore suite aux Panama papers, Luxleaks – et l’on pourrait rajouter à l’heure où je vous écris ce billet les « Footballeaks » – prouvent en effet que le monde, ou l’humanité, est en mutation.

Mais de quelle mutation parlons-nous ? Une mutation qui mettra fin à l’humanité pour toujours ou, tel le Phoenix, pour la faire renaître de ses cendres autrement ? Une mutation qui donnera suite à un réel changement de la pensée générale de/sur l’humanité ? »

Je disais que le droit devait évoluer tout comme le système politique. D’ailleurs, l’un et l’autre sont liés puisque c’est le politique qui donne naissance au droit. Le droit doit davantage évoluer avec son temps et ses mœurs. Comment faire en sorte que les multinationales ne gâchent ni la vie de leurs employés, ni celles de leurs clients, ni celles des petits commerçants qui sont en voie de disparition nette ?

Je pense, en tant que jeune, qu’il faut davantage s’intéresser à l’avenir plutôt qu’au présent et affronter les problèmes avant qu’ils n’arrivent. En droit pénal, par exemple, il faudrait repenser le système des peines. Mais même quand on le modifie, il ne semble pas correspondre aux mœurs citoyennes et éthiques.

Non, je reste convaincu que ce n’est pas logique de permettre aux riches d’outrepasser les règles que les pauvres doivent suivre (cf. Khazakgate).

Pour elle et comme pour l’auteur de l’essai, s’intéresser au futur plutôt qu’au présent n’était pas la bonne solution.

« Les choses vont si vite, plus le temps passe, plus les problèmes s’amplifient, se multiplient… Les reporter à plus tard, n’est-ce pas une façon de s’en débarrasser et de les laisser aux suivants ? Avec le risque qu’il soit trop tard… »

« Le moment où je parle est déjà loin de moi » disait Boileau.

Chaque nouvelle parole est déjà du passé, l’avenir est à chaque instant rogné par le présent… Le présent grignote l’avenir et le fait basculer dans le passé…

Dans son livre, Paul Jorion dit que les générations futures sont des entités abstraites. Il a tout-à-fait raison ! Qui pourrait dire le contraire ? L’avenir est une entité abstraite… sur laquelle nous n’avons aucune prise réelle, aucune vision concrète. C’est maintenant, aujourd’hui, qu’il faut du courage pour agir et réagir, en prenant conscience des problèmes à résoudre, et des changements à opérer – dans la mesure du possible. »

« D'ailleurs, demain, serons-nous encore là ? » écrivait-elle très justement.

Mais la réponse, on la connait tous : non. Non, c’est un fait certain, nous ne serons plus là demain. Nous vivons pour, au bout, mourir et quitter ce monde et cette humanité. Une humanité qui, à l’évidence, aura sa mort aussi.

Je suis partisan de la notion « d’égarés » que Jean d’Ormesson attribue aux humains que nous sommes. Il est vrai que nous ne savons pas ce qui nous amène sur cette Terre et ce que nous allons devoir y faire. Ce que nous savons, c’est notre début – notre naissance – et notre fin – notre mort. Nous savons que nous partirons. Nous ne savons pas encore quand ou encore comment. Mais, c’est certain, nous partirons. Vous, moi, eux…

Ce que nous pouvons faire, et j’en suis convaincu, c’est de faire vivre, à l’image de notre vie, l’humanité et de la faire survivre un temps soit peu dans de meilleures circonstances que celles dans laquelle elle navigue pour le moment.

« On s’active fébrilement à tuer le temps, on se divertit pour ne pas penser à la mort » poursuivait-elle. Et bien au contraire de ce qu’elle, et sans doute Paul Jorion, peut penser : oui, nous passons notre vie à nous divertir, car nous savons qu’au bout de cette vie, il y a la mort. Et c’est sans doute aussi pour cela que les riches – qui ont plus de temps libre que les pauvres qui doivent travailler pour gagner un minimum d’argent qui leur permettra de survivre – permettent par leurs actions de faire évoluer plus rapidement le monde – et l’humanité.

C’est d’ailleurs les « nouveaux riches », les patrons de Facebook, Microsoft ou encore Google, qui s’attardent à déployer des moyens financiers dans le domaine de la recherche scientifique médicale, qui permettront peut-être un jour d’éradiquer les maladies tueuses d’hommes. Des maladies qui, au rythme de leur accroissement, seront peut-être le moteur principal de notre extinction…

Mais... « Il faudrait être bien naïf pour croire que les milliards de Microsoft, Google et Facebook vont sauver l'humanité ! » m’écrivait-elle.

« Les « Gafa » (Google, Apple, Facebook et Amazon) ne paient quasi pas d’impôts dans les pays où ils sont utilisés et où ils font des profits faramineux.

En plus, ils redirigent leurs bénéfices vers des paradis fiscaux où l’impôt est nul : les iles Caïmans pour Facebook, les Bermudes pour Google et Microsoft, le Delaware, Gibraltar, Jersey et les iles Vierges britanniques pour Amazon. C’est ce qu’on appelle « l’optimisation fiscale »…

Avec de tels montages, stratagèmes, roublardises, manipulations… peut-on leur faire confiance dans leurs intentions humanitaires ? Les sommes versées dans les recherches (par exemple médicales) leur permettent d’éviter légalement l’impôt et en plus leur procurent une façade de générosité et de bienveillance vis-à-vis du public. » 

Et là, évidemment, on ne peut qu’être en accord avec cet argument. Mais dans l’état des choses, bien que ce contournement fiscal soit peu éthique dans son but premier, mais licite, doit-on reprocher au Privé de prendre à ses frais ce que le Public ne fait pas ?

La question sera sans doute celle qui opposera gauchistes et droitistes pour quelques années encore... Sauf si plusieurs Emmanuel Macron naissent ici et là.

Alors oui, il est plus intéressant de s’intéresser au présent. Mais si on travaille aujourd’hui sur le présent, les réformes n’aboutiront que demain. Néanmoins, il y a tant de choses à faire présentement qui auraient des effets directs, mais qui ne sont pas mises en place par nos hommes politiques qui, eux aussi, finiront comme nous tous : morts.

Il faut croire au progrès, bien plus qu’en Dieu. Le progrès, on le remarque, on ne le voit pas, mais on voit son action. Et le progrès, ce n’est que demain…

D’ailleurs, Jean d’Ormesson dit, dans son dernier livre, « il y a pire encore que les imbéciles qui croient au progrès : ce sont les imbéciles qui n’y croient pas ». Et il dit, dans son développement : « qui accepterait demain de vivre comme hier ? ».

Du progrès, il y en a. Ne fut-ce que dans les sciences – la médecine, notamment – mais aussi dans l’idée de justice – le retrait de la peine de mort, la protection des minorités, … – et dans l’environnement aussi.

Mais, comme dans tout, c’est le pouvoir et l’argent qui mettent le frein à ces progrès.

Il est vrai que plus on évolue, moins on voit les progrès qui nous entourent. Raymond Aron disait : « Les hommes font l’histoire, mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font ».

Le progrès est aussi différent pour chacun. Quand certains verront du progrès dans le fait de déployer de l’argent à développer une voiture autonome non polluante plutôt que d’investir cet argent à la fabrication d’armes toujours plus redoutables… D’autres y verront un recul.

Alors, plus que sincèrement, je crois au progrès, et j’invite chacun d’entre vous à s’interroger sur ce qu’il peut faire pour améliorer notre environnement simplement. Il suffit parfois d’un rien.

Être citoyen, c’est bien. Mais être acteur de ce monde et de cette humanité c’est mieux.

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123 réflexions sur « Lettre à Paul Jorion, celui qui nous éclaire pour éteindre la lumière, par Bastien Lombaerd * »

  1. Et là, évidemment, on ne peut qu’être en accord avec cet argument. Mais dans l’état des choses, bien que ce contournement fiscal soit peu éthique dans son but premier, mais licite, doit-on reprocher au Privé de prendre à ses frais ce que le Public ne fait pas ?

    Voilà, une réflexion très simpliste. La question est : « Pourquoi le Public ne le fait-il pas? » Parce que le contournement fiscal l’appauvrit. Et qu’il est bien hypocrite de soutenir les pauvres en détournant l’argent qui devrait leur revenir parce que citoyen. Que se soit sous forme de salaire, de soins de santé, de protection sociale. En offrant du travail digne et non en les poussant à travailler, dans des contions de stress et compétitif épuisant et qui ne font que leur donner de quoi subsister, pour engrosser les revenus de ce que vous appelez pudiquement « Privé ». Ils sont effectivement très privés et peu partageurs.

    1. L’Institut Pasteur est privé. Un institut de recherche public aurait-il fait autant avec les mêmes dotations ?
      Autant de conneries c’est certain ; autant de réussites ?

      1. Raccourci hâtif !
        Non, l’Institut Pasteur n’est pas « privé », il a été privatisé au bénéfice de ses actionnaires anonymes qui peuvent disposer des dividendes sans aucun effort et organiser leur masquage et leur évasion fiscales.
        Comme toutes les privatisations effectuées en France pour complaire à l’Europe, il subsiste un doute sur la valeur des actions au moment de la vente au privé. Souvent l’État brade ou sous estime la valeur du bien, depuis 1984 et les gouvernements Fabius, Jospin par exemple.
        Tout le travail antérieur à la privatisation qui fut réalisé dans le souci du bien commun, se trouve réduit à rien et  » amnésié » dans l’expression :  » L’Institut Pasteur est privé « …

      2. Cela nous amène à la question posée lors du scandale de la rémunération (en Belgique) du dirigeant de la plus importante société de téléphonie &C°, à l’époque « Belgacom ». Un ministre avait demandé :
        « Peut-on être efficace en-dessous d’un revenu de 300.000€? »

      3. Comparer dotations et résultats devrait être une évaluation régulière des missions passées, des missions en cours. Encore faut-il que les observateurs en soient pas liés aux politiques évaluées ce qui est très délicats! Le professeur Raoult – qui participe au journal Le point , pas franchement un gauchiste, expliquait ( La Tête au Carré 12/1/17) qu’il lui avait été difficile d’expertiser les programmes d’armes bactériennes désignés par Bush comme affabulation et propagande, alors qu’il aurait pu y trouver les crédits de recherche que des sujets plus sérieux nécessitaient sans succès. Romain GHERARDI (Toxic Story) constate la même chose quant aux interrogation sur la toxicité des adjuvants aluminium des vaccins que Pasteur n’en dit rien ? Alors qu’il est démontré que cet aluminium n’est pas nécessaire lors des vaccinations de rappel et que le personnel médical devrait en supporter les effets tous les ans.C’est pas très sérieux: Business avant tout ? L’INRA a fait un travail remarquable sur la qualité des vins français il y a quelque temps. Je n’ai pas la moindre idée des budgets qui y furent consacrés. Par contre Ifremer patauge dans les pathologies conchylicoles depuis, grosso modo 150 ans et il ne semble pas que l’avenir soit plus brillant. Là encore j’ignore les ressources en jeu mais administration et politique piétinent des sables mouvant avec un résultat bien connu : on s’enfonce sur place = Thixotropie !

      4. Ouais bof, les mecs de l’INRA, c’était bien pour les confs et les cours, mais l’impulsion c’était plus les zigs de l’ITV, l’interprofession quoi…
        Aujourd’hui ? Pfff… ça patine…
        http://www.vignevin.com/linstitut/presentation-de-lifv/histoire-de-lifv.html
        http://www.vignevin.com/linstitut/presentation-de-lifv/comite-scientifique-et-technique.html
        http://www.vignevin.com/fileadmin/users/ifv/institut/synthese1_note_cst_V12DEF140213.pdf

      5. Pfff. Pasteur a créé lui-même l’Institut qui porte son nom y’a 130 ans, Privé et à « but non lucratif » et rien n’a changé.

    2. En effet, courte pensée. Surfacique, on peut dire. Le vieux stratagème de la droite pour montrer que le public ne marche pas -supprimer ses moyens d’action- fait des ravages.
      Une autre bizarrerie, « elle était beaucoup plus réactionnaire, voire novatrice ».
      Novatrice dans le sens de prolongement de réactionnaire ? Ou bien son universalisme allait de réactionnaire à novatrice ? Pourquoi la qualifier de réactionnaire, même corrigé de novatrice ?

      J’aurais préféré que Paul publie un compte-rendu de quelqu’un qui aurait réellement lu son livre, et non des pensées éparses « autour ». Le livre le mérite, il va sans dire qu’un compte-rendu de plus ne serait pas de trop. Et les pensées de la professeure, par elle-même, encore plus.
      Comme dit l’autre:
      Que l’on me loue
      Ou que l’on me blâme
      C’est toujours de la réclame.

      1. « L’humanité en marche »… 25 tomes…
        je n’ai pas lu.

        « Le dernier… », je l’ai lu – évidemment – et suis en train de le relire.

        Je me suis souvent posé la question: « L’humanité est en marche »… en marche avant ou en marche arrière ?

        Prenons la réponse A : « en marche avant ».
        Plus l’homme accélère le pas et le progrès sur le mode « abusus », plus vite il atteindra le but… droit dans le mur !

        Et donc, la réponse B est aussi valable que la première.
        Nous sommes dans l’impasse.

        En marche avant ou en marche arrière…
        ça se discute d’un point de vue culturel, économique, scientifique, sentimental, philosophique…
        et de toutes les manières !

        Quant au vocabulaire : réactionnaire, révolutionnaire, réactif, novateur, progressiste… je pense que le professeur… 🙂 … n’a pas bien expliqué les différences de sens à ses élèves ; et que Bastien voulait dire « réactive » au lieu de « réactionnaire ».

      2. « L’humanité est en marche »… en marche avant ou en marche arrière ?

        Réminiscence.
        Bruno Latour avait fait tourner une scénette inspirée de l’Ange de l’Histoire de Walter Benjamin à une danseuse qui se déplace à reculons en laissant derrière/devant elle un champ de destruction. Elle se déplace vers un futur qui n’est qu’une autre image du passé qui l’obsède et qu’elle fixe mais si elle se retourne elle ne verra plus ni passé détruit ni futur imaginaire mais un à-venir de destruction et d’espaces fermés. Le futur ouvert s’est transformé en avenir fermé. L’ange de l’Histoire en Ange de la Géo-histoire. L’Ultra en Intra. Bon ok, c’est du Latour mais c’est un écho.
        https://youtu.be/F7qZ__PG2nQ?t=11m7s

      3. En effet, le mot n’était pas le bon, Daniel.

        Ce n’est pas réactionnaire, mais tout le contraire. J’avais en tête, en écrivant ce texte qui, à la base, n’était destiné à personne, le mot : « révolutionnaire ».
        Le terme que je voulais employer était très exactement : « progressiste ». Du moins, c’est ce que j’ai ressenti (étant donné que WENDRIX nous lit et réagit), personnellement.

        Donc, vous avez raison, c’est une bizarrerie.

        Bien que comme déjà mentionné plus bas par quelqu’un, il faudrait définir la notion de « progrès ». Mais comme je l’indique en fin de texte par une paraphrase, c’est une notion que tout le monde comprend, un peu comme la beauté, mais que chacun peut définir sans jamais tomber en accord avec quelqu’un d’autre. Le progrès, comme la beauté, c’est subjectif.

      4. @ Bastien Lombaerd
        « Le progrès, comme la beauté, c’est subjectif. »

        Je ne pense pas que ce soit le cas, le progrès est défini par le paradigme dans lequel nous évoluons et qui a évolué tout au long de l’histoire humaine. Plus bas vigneron nous rappelle que les chasseurs cueilleurs s’entendaient pour altérer leur environnement. Ce n’est pas d’aujourd’hui que l’humanité détruit son environnement, mais son pouvoir est tel qu’actuellement elle met sa survie en danger.
        D’aucuns disent que la grande rupture s’est déroulée au néolithique avec la naissance de l’agriculture, certes la rupture était importante mais je situerais la plus importante rupture à la renaissance avec le capitalisme agraire qui a fait faire un bond prodigieux à la productivité agricole.
        Ce bond a permis une croissance démographique qui a eu comme corollaire la révolution industrielle qui elle même au sortir de la guerre 14-18 a engendré l’industrialisation de l’agriculture qui a permis la croissance démographique de reprendre de plus belle. Tout ce système soumis au impératifs du marché, le but essentiel étant d’honorer la rente de la propriété privée. Tout le monde un tant soit peu informé comprendra que c’est une impasse.

        Que faire?
        Et bien changer de paradigme.
        Faire mieux avec moins en copiant le système atmosphère sol plante avec un recyclage total ou du moins le plus complet possible. ..
        A mes yeux, ce sera cela le véritable progrès.
        Cette mission incombe à votre génération, mais si on regarde bien il y a des avancées.

      5. Michel Lambotte dit : 18 janvier 2017 à 11 h 00 min

        « Tout ce système soumis aux impératifs du marché, le but essentiel étant d’honorer la rente de la propriété privée. Tout le monde un tant soit peu informé comprendra que c’est une impasse. »

        Merci Michel de nous faire part de vos réflexions personnelles et des explications sur lesquelles vous vous appuyez pour justifier les conclusions auxquelles vous arrivez. Il me semble cependant que l’a priori sur lequel vous vous appuyez pour condamner « la rente de la propriété privée » nuit à la de compréhension du processus d’évolution humaine et empêche de voir en quoi la préservation de la valeur du capital humain est essentielle pour pousser au plus loin la perpétuation de notre espèce.
        En effet, tout être humain, dès lors qu’il dispose d’un certain degré de liberté, est propriétaire des matériaux qui le constituent, des pensées qu’il a fait siennes, et de l’énergie qui l’anime pour mener son existence, à condition qu’il puisse échanger avec son environnement afin d’ y puiser ce qui lui est nécessaire à l’entretien de sa vie et à la perpétuation de son espèce.
        Le fait de satisfaire ces besoins d’existence, constitue la rente (plus ou moins importante) de « sa propriété privée » de « son être », lequel ne se nourri pas que d’amour et d’eau fraiche……

        Oui l’humanité et plus généralement tous les organismes vivants sont dans une impasse.

        C’est essentiellement parce que notre environnement, duquel nous extrayons tout pour vivre, n’est pas infini. Il est limité en termes d’accessibilité aux matières utiles à la vie, en termes d’espaces, et en termes de temps et d’énergie. C’est un donné de l’univers auquel nous ne pouvons rien changer.
        Cela doit nous inciter à consommer le moins possible globalement et, comme nous sommes tous placés en concurrence pour la survie, cela donne plus de chances aux communautés initialement les mieux dotées en propriété privée et qui veillent surtout à bien régénérer le capital dont elles ont hérité afin de survivre au plus loin dans le temps.

  2. Si l’on peut reprocher au public de ne pas prendre en charge… (et ça fait depuis un moment que le clientélisme, carriérisme, les conflits d’intérêt la corruption le gangrène) et s’occuper, notamment dans le domaine de la santé publique (Là ou la privatisation du monde du vivant – et des services publics comme de l’indépendance judiciaire, la fabrique des lois, etc – dans les derniers territoires « vierges », saccagent ce qui subsistent encore quelques forets primaires, etc. Ou encore celui de « l’automobile autonome », qui tout électrique nie les progrès en matière de transport par « air comprimé » par exemple) de ce que le privé à trouver comme mine d’or (ou mines illégales de coltan ou sont exploitées jusqu’à leurs morts des enfants africains réduits en esclavage, « pour promettre » les « objets connectés de demain » comme autre exemple), ce que le privé n’a eu qu’à se pencher pour se constituer un trésor de « promesses », qu’on le suspect légitiment de ne pas vouloir partager « grâce » à l’optimisation, etc, a qui nous devons reprocher du public, du privé, et des « promesses de progrès », le délitement de la démocratie « représentative » (dont Macron est « l’incarnation ») celui étiolement de la solidarité – due au manque de recettes fiscales, etc – aggravant les inégalités la pauvreté par endroit, qui se nichent dans les interstices de ces moments de changements, dans la pénombre du présent ou s’effondre bien des valeurs et d’un futur ou d’autres risquent de se dessiner sur les ruines de l’éthique et la morale… ?

    Qui sommes nous, en tant que citoyen-e… pour laisser aux futures générations de l’espèce humaine, la charge, si tant qui lui reste assez de temps, d’avoir à trancher sur ces sujets aussi et autant complexes, qu’on est bien présomptueux d’une part de penser qu’à ce que le présent est à notre charge, et d’autre part, qu’à ce que le privé puisse vouloir sauver toute l’humanité (ces systèmes sociaux, etc), au regard de ce qu’ils laisse périr d’elle aujourd’hui… ?

    1. à Juillot Pierre 15 janvier 2017 à 11 h 54 min
      un commentaire juste sur ce point :
      |||Ou encore celui de « l’automobile autonome », qui tout électrique nie les progrès en matière de transport par « air comprimé » par exemple|||

      l’électricité comme l’air comprimé et j’ajouterai l’hydrogène, ne se trouvent pas dans la nature, l’effet de leur utilisation sur l’écosystème dépendra essentiellement de la source d’énergie que l’on emploiera ici ou là pour les produire, il y aura ou il n’y aura pas de progrès à leur utilisation.

      1. « dépendra essentiellement de la source d’énergie que l’on emploiera »

        Merci pour ce rappel. Il est si facile d’oublier.

        Aussi, l’arbre reste le meilleur élément de stockage de l’énergie renouvelable à notre échelle de temps. Il a bien d’autres qualités.

        Ses limites devraient nous imposer le calcul de nos propres bornes… à ne dépasser sous aucun prétexte.

      2. à RV dit :15 janvier 2017 à 21 h 25 min

        J’ai juste voulu aborder, sans le développer, l’idée qu’un « véhicule autonome » propulsé par un moteur à air comprimé, demanderait de stocker moins d énergie, dans de lourdes et coûteuses batteries, ce qui permettrait progressivement de ne pas saccager comme à l’heure actuelle des territoires pour extraire du lithium, etc, en quantité… Est-ce que cela ne ferait pas faire de substantielle économie financière comme en consommation, ce qui pourrait aussi constituer un progrès si le partage des ressources en question est équitable et égalitaire avec les pays et peuples les possédant… ? Même si le fait que ces dits véhicules autonomes sont par principe énergivore à l’heure actuelle, ont besoin de stocker beaucoup plus d’énergie qu’un véhicule conventionnel, voir éclectique, c’est vrai que tout dépendra, en terme de progrès, de comment celle nécessaire à la compression de l’air, recharge des batteries, sera produite (nucléaire, renouvelable, mixte, etc).

      3. @ Juillot Pierre
        Quand vous parlez d’énergie, on a l’impression que c’est un feu d’artifice du 14 juillet. C’est un peu du « Y a qu’a faire ».
        Vous oubliez le rendement.
        Vous oubliez que plus une opération est complexe plus elle s’avère énergivore.
        Vous oubliez le troisième principe de la thermodynamique.
        De fait, il faut vite oublier ce que vous dites.

  3. Le feu du ciel est tombé comme la foudre et le figea comme un arbre à l’endroit où il se trouvait.
    Oui, on dirait bien qu’il a été frappé par la foudre tellement ses cheveux sont hérissés sur sa tête comme des épines.
    Quel est donc cet arbre, quelles sont ces épines, et pourquoi la foudre éteint la lumière ?
    Quel est ce feu électrique qui éclate et éteint notre flambeau ?

    Qui a réponse à cette énigme ?

    «  L’Homme sera comme l’arbre qui meurt pour avoir été frappé par la foudre ou en s’effondrant sous son propre poids » (La Crise – Jorion 2008 : 318-320)

  4. « Mais, comme dans tout, c’est le pouvoir et l’argent qui mettent le frein à ces progrès. »
    😀 Déroutant d’évidence.
    Anarchie et gratuité semble donc la solution,
    merci de m’conforter futur politicien.

  5. Je me souviens de cette phrase que Beckett avait formulée à l’attention de Charles Juliet venu le rencontrer et complètement démoli à ce moment-là : « Accrochez-vous à votre désespoir et chantez-nous ça. »
    Vous avez quelque chose dans la même veine avec les mots de Meryl Streep lors de la cérémonie des Golden Globes :
    « Comme me l’a dit un jour mon amie, la chère disparue Princesse Leia, prends ton cœur brisé, et fais-en de l’art. »
    ____________________
    Qui sait, peut-être qu’un jour vous prendrez des pinceaux avec un peu de couleurs pour en faire de la lumière ? Ou bien des couleurs en musique ? De la poésie.

    1. Malheureusement, quand on entend « princesse » aujourd’hui, une multitude imagine ipso facto « Anna »… « Elsa »…

      Les mères encouragent…
      les mères applaudissent…
      les mères collaborent.

      Et donc, pas de lumière…
      pas de vraie poésie,
      pas de question.

      Du chewing gum !

      1. Je comprends surtout que notre époque se vautre allègrement dans le cynisme. Revoyez plutôt le contexte dans laquelle a été prononcé l’ensemble de cette phrase, voire la totalité de mon commentaire. Plutôt que mettre la loupe sur ce qui est secondaire ou vous dérange particulièrement, vous allez voir, ça devrait déjà moins coller.

      2. Pas poétique le cheuouingome ? Moi des mots comme ça j »en redemande, si t’as pas la chose tu mâches le mot, c’est gratuit et c’est marre.
        Princesse Mononoké (qu’on mâcherait bien, aussi)

  6. La domination des classes dominantes, et qui est à l’œuvre pour les 99% du peuple, se traduit par plusieurs aspects : le mépris, la violence des riches, et aussi l’assignation à résidence et l’injonction.
    La main-mise sur les medias, et mass-medias, conforte cette domination et l’entretient.

    L’industrie du doute, absente de Wikipedia, générée par les industries agro-alimentaires, pétrolières, chimiques, notamment, vise à remettre en cause, depuis plus de 50 ans les effets des émissions de CO2, et les attaques sur la santé des humains ainsi que sur l’environnement des produits de synthèse ingérés ou diffusés dans l’environnement. A nier les effets toxiques des pesticides sur les abeilles, directives européennes à l’appui.

    L’industrie du doute instillée sur internet, Wikipedia en particulier, permet, en mettant en doute les travaux de Paul Jorion en lui déniant l’autorisation d’émettre dans le champ universitaire dominé.

    1. A nier les effets toxiques des pesticides sur les abeilles, directives européennes à l’appui.

      http://draaf.bourgogne-franche-comte.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/_Bilan_annuel_mortalites_SRAL_JANV2016_FM_MAAF-bleu__cle036c3e.pdf
      http://www.jacheres-apicoles.fr/gallery_files/cp_bilan_mortalites_abeilles_nov._2016.pdf

      Les pesticides, on en parle beaucoup. Sans doute trop !

      La responsabilité des produits phytosanitaires par des intoxications ayant conduit à des mortalités d’abeilles apparaît à nouveau comme très réduite. Selon le bilan de la DGAL, ces cas ne concernent que 4% des cas de mortalité. Parmi les substances pointées du doigt, le Spinosad émerge. C’est un insecticide utilisé en agriculture biologique. Apiculteur professionnel bio, Philippe Lecompte reconnaît que « le label bio en agriculture ne signifie pas une absence de risque sur la santé des abeilles, ni la présence d’une ressource florale pour les abeilles ». Il ressort également des résultats de ces enquêtes que les cires sont les matrices principales de contamination à long terme. En effet, on observe des phénomènes d’accumulation des toxiques dans les cires puisque la dégradation des résidus se fait de manière très lente. Ainsi, 5 ans sont nécessaires pour qu’une cire perde 50% des résidus de fluvalinate, solution anti-Varroa placée directement au cœur des ruches, mais également utilisée comme insecticide en agriculture pour contrôler les méligèthes, ravageurs du colza.
      Selon Réseau Biodiversité pour les Abeilles, il est temps de se rendre à l’évidence et de prendre acte des résultats de ces enquêtes qui, années après années, affichent une continuité et une cohérence dans leurs conclusions. Dès lors, pourquoi continuer à refuser de voir la réalité en face en maintenant un focus manifestement disproportionné sur les pesticides et en s’obstinant de refuser de traiter les véritables sujets, à commencer par la lutte contre le Varroa par un accompagnement des apiculteurs avec des formations adaptées à un métier de plus en plus complexe. Des intoxications liées aux produits phytosanitaires existent. Il faut bien entendu y répondre mais sans en faire l’arbre qui cache la forêt.
      « Ce sont avant tous les apiculteurs qui doivent supporter les conséquences de ces mauvais choix » rappelle Philippe Lecompte. « La France continue de perdre ses abeilles quand d’autres pays développent leur cheptel, à situation environnementale comparable.
      L’année 2016 est une année noire pour l’ensemble de la filière. C’est la pire de toute notre histoire. On ne compte plus les apiculteurs qui mettent la clé sous la porte. La production nationale s’est effondrée à 8 000 tonnes. Il y a urgence. Nous sommes déjà dans le mur mais il faut maintenant en sortir et reconstruire » conclut-il.

      1. Apicultrice en Belgique, je pense qu’il y a quand même une rectification à faire.
        La lutte contre le varroa existe depuis longtemps. Et s’il est vrai que les méthodes utilisées au départ étaient très toxiques, tel le Klartan, d’autres méthodes plus douces sont apparues. parce qu’il existe des apiculteurs soucieux de la santé de leur colonies.

        Je vais parler pour la Belgique, puisque c’est ici que je pratique.

        Quand vous parlez des cires utilisées pendant 5 ans, vous soulevez là le problème. JAMAIS je ne garderais des cires pendant 5 ans ! Et je pense que la plupart des apiculteurs changent régulièrement les cires du corps de ruche. A l’ouverture, au printemps, lorsque’on ouvre pour vérifier l’apparition de cellules royales, nous remplaçons les cires les plus anciennes. Je les remplace par des cires utilisées dans la hausse (c’est la « caisse » que l’on place au-dessus du corps de ruche pour récolter le miel en prenant soin d’installer une grille empêchant la reine d’y monter pour y pondre). On y installe aussi de nouvelles cires pour permettre aux « cirières » de bâtir de nouvelles cellules.

        personnellement, je ne traite pas systématiquement, je travaille avec le cadre témoin, petite fenêtre qui permet de voir ce qui se passe dans la ruche sans déranger la colonie. Les abeilles y développent des cellules de mâles, endroit privilégié des femelles varroa pour y déposer leurs oeufs, sans doute parce que les cellules sont plus grandes que celles des ouvrières. Il suffit de découper la plaquette de cire pour éliminer ces cellules infectées. Ce qui permet aux cirières de se remettre à bâtir.

        Malgré ces dispositions, nous perdons des abeilles dans les régions agricoles. Je pense donc, que la culpabilisation des apiculteurs n’est pas le remède miracle.

      2. @vigneron
        Mais la technique des semences enrobées (insecticides systémiques) ça ne doit quand même pas être génial sur les butineurs/neuses, et contre le Varroa les apiculteurs ‘AB’ utilisent normalement le thymol, produit puissant mais extrait de l’essence de thym, et qui à priori se dégrade totalement.
        Quant aux cocktails de pesticides, les personnes qui les appliquent sur les vergers ou les vignes doivent être en première ligne…?

  7. Il manque un élément fondamental : comment définir le progrès? La réponse à tjs été technologique et c est cela qui nous egare.
    Pour reprendre l exemple de la médecine de notre étudiant, nous savons que l application de règles tres simples d hygiène de vie pourrait résoudre plus de la moitié des causes de morbi mortalité de nos sociétés avancées, y compris les cancers (5 portions de fruits et legumes, 30′ d activité physique, 0 cigarette par jour, etc.). Mais nous préférons croire que les progrès de la médecine nous epargneront des changements de comportements majeurs.
    Ceci peut être décliné pour tous nos errements passés, actuels et malheureusement futurs…

  8. Article correctement ecrit et pas desagreable a lire… mais qui me demontre une fois de plus que le probleme est loin d’etre reglé…
    On n’en a pas encore terminé avec les problemes de la generation de nos parents qu’on voit poindre le probleme des generations suivantes (narcissisme ?)
    Le sens contenporain du mot « progres » est, d’apres moi, exactement ce qui nous pousse dans le ravin ! Pas que je sois favorable a un retour en arriere (deja pourquoi retour en arriere ???)
    Les possibilités sont infinis mais les regles de ce monde sont bien rentré dans les esprits -_-

  9. Je tenais quand même, bien qu’ayant commencé par une charge ! à vous féliciter Monsieur Bastien Lombaerd, vous avez une tête bien faite du haut de vos 21 ans.

    Merci pour ce billet et de nous avoir fait partager les oeuvres de Wendrix. J’habite la commune voisine d’Yves Gomezée. Yves étant la petite rivière traversant Gomezée et passe dans la propriété que j’habite.

  10. Le besoin de croire en quelque chose, fut-ce à un hypothétique « progrès » semble bien enraciné dans notre imaginaire de début de XXIe siècle. Bastien y succombe, plus que sa prof de français ou que Paul J à première vue. Evolution, oui il y a, mais progrès dans le sens de mieux, c’est plus que douteux. La religion (puisque foi il y a) du progrès est aujourd’hui surtout basée sur la science, avec les fantasmes des trans et post-humanistes.
    Certes, il y a des avancées plutôt positives que cite Bastien mais il y a aussi beaucoup (surtoutde ces temps-ci) de reculs boostés par la cupidité (greed) intrinsèque au capitalisme néo-libéral.
    Le résultat de la course entre les désirs de vie et la pulsion de mort inhérente à l’argent reste incertain. Espérons que les Bastien et consorts réaliseront que pour donner un espoir à la vie que porte leur jeunesse, il faudra se battre et choisir son camp. Les temps ne sont plus à la tiédeur et aux compromis boîteux (tout en sachant que détermination et acceptation des rapports de force ne signifie pas violence).
    L’ULB reste apparamment une pépinière de réflexions…

  11. Mon age assez avancé fait que je me souviens très bien de l’effet qu’a eu l’annonce de la puissance de destruction des premières bombes atomiques sur les adultes qui m’entouraient, même si je n’avais que 5 ans. Habitant à quelques centaines de mètres de la plus importante garre de triage du bassin minier du Pas de Calais, les bombardements étaient quelque chose de très concret pour nous. Le fait qu’une unique bombe chargée de seulement 50 kg d’uranium aurait suffit à détruire toute la région revenait à dire: à la prochaine inutile de descendre à la cave, pas la peine d’essayer de s’en aller et si on oublie d’éteindre la lumière c’est pas grave elle s’éteindra toute seule…

    Habituellement on évoque pas ce genre de souvenirs (je suis à peu près sur de n’en avoir jamais parlé à mes enfants.) Nous évitons soigneusement de débattre de l’utilisation des armes nucléaires mais nous continuons pourtant à les entretenir et à en fabriquer de nouvelles après leur date de péremption. Nous les finançons en payant nos impôts tout en sachant que les invasions que ces bombes permettraient d’éviter seraient moins terribles que leurs effets à court et à long terme. Il n’est pas convenable de parler de ces choses et il nous est bien plus facile d’éviter d’y penser.

    L’échelle des changements techniques dont l’humanité a été capable au XXème siècle est si énorme et inhabituelle qu’en établir le mode d’emploi par l’expérience ne me semble plus possible. Qualifier a priori ces changements de progrès est un dangereux abus de langage.

    1. Le changement d’échelle du au nucléaire est énorme:
      – les « petites » bombes que lâchaient les anglais (à bassa altitude, en prenant énormément de risques) devaient faire moins de une tonne.
      – Little Boy, qui a explosé à Hiroshima, avait une puissance d’environ 15.000 tonnes.
      – la plus grosse explosion nucléaire jamais enregistrée, d’un peu plus de 50.000.000 tonnes, fut celle issue de la Tsar Bomba, une bombe que l’Union soviétique fit exploser en 1961.

      1. La Tsar Bomba fut bridée: son dernier étage était en plomb et non en uranium, donc une bombe H et non FFF (Fusion-Fission-Fusion).
        Un sursaut de sagesse se serait-il infiltré pendant la courte période de sa conception, quatre mois ?

        Il reste curieux de constater la rapidité de mise en œuvre dans le domaine de la destruction, comparativement aux souhaits universels, basiques…

    2. L’échelle des changements techniques dont l’humanité a été capable au XXème siècle est si énorme et inhabituelle qu’en établir le mode d’emploi par l’expérience ne me semble plus possible.

      On ne saurait trop donc remercier Truman de ses deux salutaires démonstrations expérimentales de 45, même si une seule aurait été humainement suffisante, sinon scientifiquement. Ça s’est fait, ça c’est fait.

      1. Il a fallu aux USA au moins une vingtaine « d’explosions nucléaires pacifiques » (Opération Plowshare), la dernière datant de 1977 et à l’URSS pas moins de deux cent (239 selon Wikipédia en anglais), la dernière datant de 1988, pour qu’on annonce renoncer à ce genre de plaisanterie.

        https://en.wikipedia.org/wiki/Peaceful_nuclear_explosion

        Les motifs qui peuvent pousser à l’utilisation d’armes nucléaires étant autrement plus puissants, j’ai du mal à croire que l’expérience acquise avec les deux toutes petites bombes de 1945 contre le Japon puisse suffire, et ce d’autant plus que cette expérimentation s’éloignera dans les brumes de l’histoire.

    3. G L,

      Allez voir, entendre ou lire Bernard Stiegler qui me paraît atteindre sa phase de plénitude.

      Dans France-Culture par exemple, il parle de son bouquin de mai 2016: Dans la disruption : comment ne pas devenir fou ? (Éd. Les liens qui libèrent)
      Vous aurez ici dans les six premières minutes une idée du bonhomme, vous aurez humé son style:
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/serions-nous-en-train-de-perdre-la-raison
      (Moi après cette mise en bouche, j’écoute tout!)

      Il y a aussi, plus scolaire, mais bon montage:
      https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/dans-la-disruption-par-bernard-stiegler

      (Il est amusant de constater comment un auteur peut être différent selon le journaliste.)

      Le bouquin qu’il annonce est encore plus prometteur.

  12. Le progrès serait-il vraiment une chose si sérieuse que ça ?

    Dans cette « poésie muette » qu’est la peinture, j’ai du mal à voir la marque du progrès entre les peintures rupestres du néolithique, les peintures murales de Pompéi, le Guernica de Picasso, par exemple.
    Mais peut-être suis-je aveugle, aveugle de naissance ?

  13. Bonne lecture ce livre, à relire. J’ai juste un peu (psycho)tiqué sur les premiers mots tirés de Mad Max Fury Road, film que j’ai vu au cinéma et que j’ai trouvé vraiment sans intérêt, et la citation aussi. « L’espoir c’est des conneries, soit on parvient à réparer soit on devient fou », la sagesse alors n’est-elle pas possible dans ce monde qui s’achève? La folie est peut-être nécessaire pour atteindre la sagesse.
    « T’es comme le « c cédille » de surf… t’existes pas ! »… pour « Qui étions-nous? », je vous propose cette citation tirée de Brice de Nice, pour faire rappel de ce soliton qui vient 🙂
    Pour ce livre je bloque aussi sur le titre, en attendant sa sortie et je vais me précipiter l’acheter comme Le dernier. Un auteur écrit-il pour lui ou pour être lu, ce qui fait un « nous », le lecteur et l’auteur forment un nous, bref nous sommes. Le rêve fait partie de notre réalité et l’inverse aussi, l’anarcho-romantisme est une voie intéressante pour la suite, chemin faisant se perdre pour mieux se retrouver.

    1. @grogrigrigroggy

      Un auteur écrit pour (ça me vient seulement en anglais) « to get it out of your system », pour l’expulser de sa tête où ça lui donne la migraine. « Pour lui ou pour être lu », il s’en fout en réalité royalement.

      1. Je ne le voyais pas comme ça, pour un auteur de fiction je comprends pour un auteur d’essai de formation scientifique c’est plus surprenant. La raison fait mal, c’est bien de se vider la tête, je vous souhaite de vous soulager de ce besoin. Il peut y avoir d’autres questions qui rentreront par la suite dans votre tête, je ne pense pas qu’elle restera vide longtemps. Et vous voulez être lu, vous avez regardé vos ventes sur Amazone, ne serait-ce que pour la money of course.

      2. et pour la renommée pour mettre les pieds dans le plat comme vous l’avez si bien fait.
        Vous aviez dit que nous nous en sortirions pas si l’on voulait gagner de l’argent pour sauver l’espèce. Si vous gagnez beaucoup d’argent en vendant beaucoup de livres qui sait, il y a peut être une exception avec vous.

      3. @grogrigrigroggy
        J’imagine que beaucoup de ceux qui participent ici, le font aussi pour vérifier s’ils sont ou pas en accord ou seulement en harmonie avec quelques autres esprits ? Et éventuellement prendre conscience que cela peut en déranger d’autres, n’est pas désagréable ! Bref d’autres chantent ou peignent, juste pour tenter de structurer quelques éléments, vérifier quelque cohérence qui peuvent nous échapper: de l’art ? J’en doute! Enfin ce n’est même pas une hypothèse pour « tenter de réparer »… avant de devenir fou ? Je me remets à gratter !

      4. Je respecte ton avis tu vois mais en même temps c’est pas le mien donc c’est pas le bon. Brice de Nice
        L’utilité marginale me gratte parfois un peu, il était pas fou Walras.

      5. NB en vrac:
        « Bergson a très bien défini la nature de ce projet : « La science mesure et calcule en vue de prévoir et d’agir. Elle suppose d’abord, elle constate ensuite que l’univers est régi par des lois mathématiques » »

        « La position de Kant repose sur trois idées dont nous n’énonçons ici que les deux premières
         « Il n’est de science que mathématique » : cela veut dire que la science ne peut prétendre à la valeur universelle que sous la forme d’un calcul rationnel ; c’est la base de l’objectivité.
         Mais cette mathématique « n’atteint pas le réel en lui-même », cela signifierait que ce réel serait lui-même mathématique. En fait la démarche de la science procède toujours par une définition préalable de son objet pour le rendre accessible à son savoir mathématique… pour le « mesurer ». »

         » L’économie peut donc chercher à quantifier, mais en remettant l’outil mathématique à sa juste place et en sachant s’en détourner lorsqu’il n’est utilisé que pour faire illusion : elle doit savoir renoncer à produire des « modèles abstraits pour des économies imaginaires » selon l’expression d’Edmond Mallinvaud. Une certaine utilisation des mathématiques par les théories financières n’a-t-elle pas été aux limites du charlatanisme ? Elle doit s’abstenir de délivrer des théorèmes indiscutables là ou il n’y a que des vérités partielles et des hypothèses précaires. Elle doit, certes, tenter d’isoler  »

        « …ce qu’affirmait Maurice Allais, le seul Nobel français d’économie à ce jour, lorsqu’il se désolait à propos de l’économie académique : « aujourd’hui on n’a que trop l’impression que l’économie est simplement considérée comme un prétexte pour faire des mathématiques et que la beauté des démonstrations est préférée à la ressemblance avec la réalité » »

        « Des équilibres provisoires et partiels s’établissent cependant, dont le seul ressort est l’agression, comme au sein de la nature en général, tel celui du système prédateur–proie. »

        « Keynes disait souvent « en ce qui me concerne je suis un amoraliste ». »

        http://www.pauljorion.com/blog/2010/03/07/une-metaphysique-qui-voulait-se-presenter-comme-science-par-claude-roche/

        http://www.pauljorion.com/blog/2009/08/10/la-science-economique-n%E2%80%99aura-pas-lieu-par-daniel-duet/

        http://www.pauljorion.com/blog/2007/06/27/le-depassement-de-la-nature-par-lhomme-na-pas-encore-eu-lieu-dans-la-sphere-economique/

      6. « Le mode de l’équilibre classique de Walras énonce par exemple ceci:

        l’univers économique est fixé
        il se trouve dans le vide et non dans un écosystème ;
        toutes les relations dans une économie sont autorégulées, dans le sens que toute perturbation met en mouvement les forces qui vont rétablir l’équilibre ;
        ces « forces » sont produites exclusivement par le comportement des individus agissant indépendamment les uns des autres ;
        le comportement de ces agents obéit à certaines propriétés mathématiques. Par exemple, le choix du consommateur est transitif (s’il préfère X à Y et Y à Z, il préférera toujours X à Z), exhaustif (dans l’ensemble des biens existants, le consommateur, à niveau de revenu donné, comparera tous les biens deux à deux) et indépendant (un consommateur n’est pas influencé par les choix des autres consommateurs). »
        « http://www.pauljorion.com/blog/2014/10/14/a-propos-du-prix-nobel-deconomie-2014-attribue-a-leconomiste-francais-jean-tirole-par-franck-richard/ »

      7. Notre écosystème se trouve dans le vide et l’équilibre tend vers 0, les économistes ont modélisé un système qui ne permet pas de vivre sans nous autodétruire. L’entropie démocratique favorise la compétition, il est irrationnel de penser l’homme rationnel pourtant c’est ainsi que nous nous voyons dans cette civilisation helléniste-judéo-chrétienne. Cette irrationalité poserait alors problème dans l’exercice d’une responsabilité politique individuelle et l’utopie seule voie de salut telle qu’elle est mise en avant ici, avec une gratuité permettant une vie sobre et décente conforme à la nature, ne peut rencontrer l’adhésion dans un système corrompu au néo-libéralisme qui veut effacer les derniers vestiges d’un bien commun constitué par des règles de régulation en dénigrant les bienfaits du social pour faire de l’homme une proie pour l’homme, la destruction créatrice est aujourd’hui un homme civilisé qui deviendrait une bête féroce, l’aliénation perçue comme une libération. L’utopie est donc plus que jamais nécessaire pour éviter notre probable extinction, cette irrationalité peut-elle s’accorder avec une responsabilité politique tournée vers le bien commun? L’économie est politique, l’homme économique peut-il devenir un homme politique dans un monde où la rareté a engendré une société de consommation égoïste et l’individualisme un égocentrisme?
        TOUT STOPPER, dit M. Soubeyrand, ce système usé/désuet/usité doit mourir ou nous allons tous y passer, logique d’un comportement rationnel morbide et suicidaire ou utopique clairvoyant et libertaire.

  14. J’invite chacun d’entre vous à s’interroger sur ce qu’il peut faire pour améliorer notre environnement simplement. Il suffit parfois d’un rien.

    Il suffit parfois de ne pas faire. Ne pas faire d’enfants. Tant que les humains détruisent l’écosystème qui leur permet de survivre, faire des enfants, c’est augmenter la charge destructrice.

    1. Une Bourse ça passe encore, deux bourses : va falloir copieusement débourser. Pour le spermatozoïde capitaliste c’est toujours sous la ceinture du j’ai du bon cac40.

    2. Cher sophe ou chère sophe, ce que vous nous dites là est une aimable foutaise.
      Ce n’est pas notre raison qui nous fait faire ou ne pas faire un ou des enfants, c’est notre raison qui habille une conduite qui nous traverse et dont nous ne savons rien ou presque rien. Pure décoration et pur blabla.
      Pour autant, ne cessez pas de vous exprimer!
      Cordialement.

    3. @ sophe dit : 15 janvier 2017 à 16 h 18 min

      « Tant que les humains détruisent l’écosystème qui leur permet de survivre, faire des enfants, c’est augmenter la charge destructrice. »

      Effectivement, pour le stratégiste en chef de l’EI, les destructeurs inutiles sont ceux qui s’emploient à simplement vivre et faire vivre, sans viser à la destruction des ennemis de leur clan. Ceci explique pourquoi cette organisation s’en prend aux occidentaux en drainant chez eux de jeunes génitrices et non des femmes stériles, de sorte à augmenter la productivité destructrice de leur action.

      http://www.lemonde.fr/international/article/2016/04/22/l-ei-prepare-une-deuxieme-generation-de-combattants_4907180_3210.html

      @ octobre dit : 15 janvier 2017 à 17 h 29 min

      « Pour le spermatozoïde capitaliste c’est toujours sous la ceinture du j’ai du bon cac40. »

      Combien de fois faudra-t-il vous renvoyer à la racine des mots, capital et capitalisme, pour que vous compreniez leur sens premier ? Il se situe davantage près du sommet de l’édifice humain qu’en dessous de sa ceinture.

      Sa force vient principalement de sa capacité à  » investir ». Même l’EI l’a compris.

      http://www.cnrtl.fr/etymologie/capital

      1. Je te pique (ton travail), tu m’empruntes (sur ce que je viens de te piquer), en plus tu me rembourses (et à quel prix !).
        La plupart du temps pour faire des emplois de merde inutiles et contre-productifs.
        Le capitalisme prédateur, ou le parasite de la classe ouvrière.
        On va bien finir par trouver une solution va, bon gré, mal gré, dans ce siècle. Le chantage à l’emploi et à la dette trouve des limites physiques mais surtout politiques, chez les jeunes notamment, moins irresponsables quant aux conditions écologiques.

  15. Lettre à Paul Jorion, celui qui nous éclaire pour éteindre la lumière, par Bastien Lombaerd *
    ou
    Comment ne pas sortir de l’idéologie dominante.

    Le progrès est la colonne vertébrale idéologique du Système Marchand dont le Capitalisme et le Libéralisme (son pendant politique) est la quintessence.
    La notion de « Progrès » dans le sens actuel est récent dans la pensée humaine. Le remplacement mécanique et par la mécanique de la recherche quotidienne et permanente du « bien être ».
    Et le pire dans tout ça, c’est que l’humain lui reste absolument le même, malgré toute cette « mécanique » dont il s’entoure et les oripeaux dont il s’affuble: un animal comme les autres.

  16. Et comme d’habitude, le sieur Vigneron se précipite sur son clavier pour tuer toute discussion, pour bien montrer qu’il a réponse à tout, qu’en tout domaine il est omniscient, qu’à lui on la fait pas, ouaf ouaf…

    Je n’aime pas faire usage de majuscules dans un message, mais ce type est VRAIMENT pénible.

    1. Vous avez raison, bien sûr, Didier.
      Et vous ferez votre religion comme d’autres: zapper, parfois répondre au personnage, et ne jamais répondre à ses réponses à la réponse. C’est simple!

      Vigneron nous rappelle qu’il y a une vie en-dehors de ce blog et que la distance en toutes choses est salutaire.

      Restent les questions qu’on se pose sur la gestion du blog.
      Ce commentaire, que je poste néanmoins, est du type de ceux qui sont radiés et irradiés par la modération.

  17. Hello,
    Un petit mot sur l’Eglise du village d’Yves-Gomezée mentionnée dans l’article. C’est une église magnifique, classée au patrimoine des monuments historiques de l’Unesco, je vous encourage vivement à visiter elle est superbe, mais je l’ai déjà dit lol
    Guillaume

      1. s’il y a moyen de laisser le lien vers le site web indiqué ce serait aimable à vous 🙂 merci bonne année

  18. RV dit :15 janvier 2017 à 21 h 25 min.

    Suite. Bien sûr cela dit (reprise de l’énumération sommaire du concept de « voiture autonome » vue par la focale obtuses des « firmes » – qui est responsable en cas d’accident de la route, etc – en intégrant d’autres sources de progrès que seulement le tout électrique avec sa dépendance mortifère actuellement, au tout nucléaire) en me faisant « l’avocat du diable »….

  19. écodouble dit :16 janvier 2017 à 9 h 54 min.

    Dois-je oublier ce que je dis concernant seulement la « voiture autonome », ou tant qu’on y est, tout le reste…?

    1. @ Juillot Pierre
      Je parlais seulement de votre oubli de l’essentiel.
      Tout le reste, vous pouvez le garder. C’est désormais du futile … au regard de l’essentiel qui s’impose … bicose les Limites Physiques sont atteintes.

  20. @ Bastien Lombaerd
    L’humanité aurait fait un réel progrès si elle avait su abandonner, une bonne fois pour toutes, définitivement, le système croissanciste et spéculatif mis en place depuis le Néolithique, celui-ci consistant à faire exploiter notre Nature, considérée comme infinie, par de « basses castes » assujetties à des « zélites » toujours d’autant plus nulles que leur puissance devenait grande.

    Désormais, c’est foutu ! Les limites de la Nature ont été atteintes.
    Les Humains qui verront la lumière s’éteindre sont déjà nés.
    Il n’y a donc plus lieu de croire encore à un quelconque progrès.

    1. Dans une forêt il y a zéro fuite tout est recyclé, la source froide devient la source chaude d’un autre élément et ainsi de suite jusqu’au recyclage parfait.
      Le seul progrès qui soit encore possible est de copier ce système.
      Point barre

      1. Je suis bien d’accord avec cela Michel.
        Mais le point de non retour est dépassé et on ne voit pas beaucoup de gens planter des arbres, des vrais, utiles à la biodiversité. Et certainement pas des élus ! tels les pro Notre-Dame-des-Landes ou telle cette élue de Quimper qui disait il y a peu dans la presse locale que si un projet immobilier porté par la Mairie n’avais pas été empêché par des propriétaires rétrogrades il n’y aurait pas de problème d’étourneaux car les arbres qui leurs servent de gite la nuit aurait été coupés.

      2. @ Michel Lambotte dit : 16 janvier 2017 à 12 h 58 min

        « Dans une forêt il y a zéro fuite tout est recyclé, la source froide devient la source chaude d’un autre élément et ainsi de suite jusqu’au recyclage parfait. »

        Dans le système que vous nous proposez comme modèle, il doit y avoir de sérieuses fuites. Sinon, comment expliquez-vous qu’il n’y a plus de forêts vivantes au Sahara ?

        Qui vous dit qu’un jour, il n’en sera pas de même dans votre jardin communautaire ? Que faites-vous pour l’éviter ?

      3. Bonjour Jducac

        Je n’ai pas la prétention de présenter un modèle, c’est juste une intention ce qui est beaucoup mieux à mon sens.
        Je vous propose d’examiner quelques liens
        Le scientifique Dr. Stefan Kröpelin
        Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1660_sahara_assechement_progressif.php
        ou http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/05/13/01008-20080513ARTFIG00576-comment-le-sahara-est-devenu-un-desert.php l’origine de la désertification n’est pas encore claire.

        Un autre lien de Claude Bourguignon
        https://www.youtube.com/watch?v=VS10A0vQ_tc
        Dans la forêt il n’y a pas de fuite.

        Ensuite un autre d’Allan Savory
        http://agriculture-de-conservation.com/Allan-Savory-paturer-pour-reverdir.html
        Peut-être serait-il possible de reverdir les déserts mais cette réalisation passe évidemment par une autre agriculture qui couvre en permanence les sols en les travaillant le moins possible.

      4. @ Michel Lambotte dit : 20 janvier 2017 à 20 h 28 min

        Merci Michel pour tous ces liens très intéressants.

        Je suis convaincu par celui de Claude Bourguignon.

        Mais pour qu’une forêt n’ait pas de fuite, il faut qu’elle fasse du sur place intégral de sorte à y réinjecter tout ce qu’on en extrait. Pour ce faire il faudrait aller jusqu’à vivre chez elle comme pouvaient le faire nos très lointains ancêtres chasseurs cueilleurs, avant le développement de l’agriculture.

        Problème : quelle serait la surface ainsi occupée avec l’actuelle population mondiale.

        Certes, on peut s’efforcer de réinjecter le maximum dans l’endroit où l’on puise tout ce qui nous alimente comme je l’ai vu pratiquer dans ma propre famille où l’on « engraissait », encore au milieu du siècle dernier, le potager à l’aide de tous les rejets que nous faisions dans « la cabane au fond du jardin » .C’était aussi bien et même mieux que vos toilettes sèches du jardin communautaire, qui ne récupèrent pas ce que vous évacuez ailleurs.

        Les Egyptiens vérifient l’efficacité du système mais ne comptabilisent peut-être pas l’énergie qu’ils ont consommée pour brasser les eaux usées semi traitées qu’ils utilisent pour faire pousser la forêt dans le désert.

        http://dailygeekshow.com/foret-egypte-desert/

      5. Bonjour jducac
        Vous dites ceci:
        « Je suis convaincu par celui de Claude Bourguignon. »
        Alors pourquoi dites vous ceci?
        http://www.francois-roddier.fr/?p=354#comment-2757

        Par ailleurs vous dites ceci:
        « Mais pour qu’une forêt n’ait pas de fuite, il faut qu’elle fasse du sur place intégral de sorte à y réinjecter tout ce qu’on en extrait.
        Non il y a ceci, l’internet de la nature. »
        https://www.youtube.com/watch?v=AsBjGYuDD6o
        Au potager collectif, j’ai réalisé des planches de 80cm avec des sentiers (40cm) couverts de BRF (bois raméals fragmentés).
        On voit très nettement l’apport du mycélium aux niveaux des cultures. Certains jardiniers qui ont un esprit un peu plus ouvert que les autres veulent me copier, je suis prêt à les aider.

      6. @ Michel Lambotte dit : 22 janvier 2017 à 17 h 35 min

        Bonjour Michel.

        Quand je formule des objections aux issues présentées par certains, ça n’est pas par esprit de contradiction systématique. Non, c’est pour que les « optimistes de nature » veillent à consolider leurs solutions de façon à ne pas laisser se construire des « Châteaux en Espagne »

        Puisque vous me renvoyez à F. Roddier comment se fait il qu’il n’ait pas traité du sujet qu’il a annoncé le 20 décembre 2015 à 12 h 07 min en disant « Je reviendrai sur cette question à propos de « l’hypothèse Gaïa ».

        Aurais-je laissé passer un tel article ? Si oui merci de nous en donner un lien

      7. @ Michel Lambotte dit : 23 janvier 2017 à 13 h 03 min

        Merci à vous et à F.Roddier pour m’avoir donné accès au chapitre 107 – Les transitions de phase. du 18 janvier 2017

        De fil en aiguille, la lecture de ce texte m’a conduit à cette autre qui permet des s’interroger sur les individus qui ne font apparemment rien, mais qui appartiennent néanmoins à une même communauté.

        http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/09/30/une-etude-detruit-le-mythe-de-la-fourmi-travailleuse/

        -Travailleurs sans emploi qui cogitent pour en trouver un ?
        -De même que des propriétaires ou gestionnaires de moyens de productions de richesse qui cogitent sur ce qu’il convient de faire pour les pérenniser ?
        -Retraités qui se demandent s’il est bien raisonnable d’imaginer une population globale en croissance de dissipation alors qu’elle dispose seulement d’un espace vital matériel, fini.

      8. @ Michel Lambotte dit : 23 janvier 2017 à 13 h 03 min

        En ce qui concerne les transitions de phases traitées au « chapitre 107 – Les transitions de phase. du 18 janvier 2017 » par F. Roddier, et en complément à la réponse que je vous ai faite le 24 janvier 2017 à 13 h 49 min, je crois qu’un complément de réflexion m’a permis de progresser un peu plus.

        Pour reprendre l’image du moteur à explosion à laquelle vous vous référez souvent, le passage au « point mort » correspond à l’instant du « changement de phase », en ce « point critique » où le risque de calage et d’effondrement du mouvement de rotation devient maximum. En effet, si la phase précédente n’est pas relayée à temps par l’enchaînement d’un nouveau cycle initié, à point nommé, par une nouvelle explosion, il ne peut pas y avoir de changement de phase et la machine surtout si elle est surchargée, s’arrête parce qu’elle n’arrive pas à atteindre et à dépasser ce point critique.
        Qu’en pensez-vous ?

        En prenant encore plus de hauteur de vue et en cultivant un même esprit de similitude, on peut considérer que la machine économique d’un pays fonctionne un peu sur le même principe avec une échelle des temps plus longue où l’enchaînement des phases peut être vu comme l’enchaînement des générations humaines.
        La période des 30 glorieuses constitue une phase propulsive au cours de laquelle ceux appartenant à la génération de mes parents et au début de la mienne, injectaient « sans rechigner toute leur énergie » ce qui a fait progresser et même bondir la machine économique jusqu’à ce qu’un moindre esprit de dévouement à la fourniture de travail moteur, indispensable à l’enchaînement des phases, conduise au ralentissement puis au calage de la machine.

        Nous en sommes à ce point là en France et dans les pays du Sud de l’Europe. On a trop chargé la machine au regard de ce qu’on lui apportait en énergie sous forme de « travail réellement utile »au maintien de son mouvement de progression.
        En poussant encore plus loin l’idée de similitude, il est probablement possible de trouver un moteur a explosion à rotation encore plus lente, en rapport avec l’utilisation des grande sources d’énergie, charbon, pétrole, électricité hydraulique, nucléaire, solaire éolienne etc…

    2. « le système croissanciste et spéculatif mis en place depuis le Néolithique ». Néolithique , vraiment ? Néolithique me semble purement spéculatif: c’est une période dont on ne sait pas grand’chose donc on y met la limite qui nous arrange.
      Ne croyez pas que je critique pour le plaisir. En fait, il existe un groupe d' »activistes » qui lui aussi date le capitalisme du Néolithique. Et ce groupe m’intéresse prodigieusement : ils essaient de mettre en œuvre pratiquement les conséquences de leurs réflexions, au milieu des pires obstacles.
      J’imagine difficilement qu’il y a un lien entre vous deux, sinon Néolithique tombe comme un cheveu dans la soupe. Ou bien l’air du temps…

      Au plaisir de votre réponse.

      1. Les chasseurs-cueilleuses s’y entendaient déjà pour détruire leur environnement, certes, mais oui le néolithique marque bien globalement un seuil quant à la croissance, démographique particulièrement, mais aussi quant aux opportunités spéculatives.

      2. Je sais foutrement pas si dans une tribu de prisonniers dans une prison fédérale US les zigs sont plus ou moins revenus à un stade de chasseurs-cueilleurs du paléolithique ou du mésolithique mais en tout cas le vieux Madoff aurait réussi à cornériser le marché du chocolat au lait lyophilisé dans toute la cabane.
        http://www.marketwatch.com/story/new-series-casts-bernie-madoff-not-only-as-a-crook-but-a-product-of-a-corrupt-system-2017-01-12

        “Bernie really was a successful businessman with quite original insights into the market, and he’s continued applying his business instincts in prison,” Fishman said. “At one point, he cornered the hot chocolate market. He bought up every package of Swiss Miss from the commissary and sold it for a profit in the prison yard. He monopolized hot chocolate! He made it so that, if you wanted any, you had to go through Bernie.

      3. @ Daniel
        Le Néolithique est le grand tournant. Les sociétés se sont complètement hiérarchisées. La rationnalisation des tâches, la sélection des graines et des animaux, le commerce, l’utilisation de l’énergie pour l’industrie, le zonage des territoires, les routes, les conflits organisés et réfléchis, l’exploitation miniere, etc, sont les inventions qui restent la base de notre système actuel.
        Tout ça c’est le Néolithique. La Nature n’était plus La Déesse. Du feminin on est passé au masculin i.e. le commencement du grand n’importe quoi tout technologique et croissanciste.

      4. Selon G Soros, entre autres, il y a de trés fortes chances qu’il ne puisse aller au bout de son mandat de potus.
        Impeachment pour incompétence ? A l’instar de la première décision de Donald : Le plus tôt sera le mieux !!!

        Et si G. Soros avait raison…?

        http://affaires.lapresse.ca/economie/etats-unis/201701/19/01-5061206-a-davos-george-soros-etrille-donald-trump.php

        http://trends.levif.be/economie/politique-economique/pour-george-soros-trump-va-echouer-car-c-est-un-imposteur/article-opinion-602281.html

        « Immense impopularité
        Au départ, son souhait de continuer sur le chemin tracé brutalement durant sa campagne une fois arrivé dans le Bureau ovale sera sans doute très bien perçu. Les réductions d’impôts donneront certainement un petit coup de pouce à l’économie et une série d’accords avec des puissances étrangères comme la Russie donneront à Trump l’image d’un dirigeant qui pèse sur la scène internationale. Mais bien vite, le coût réel de ses politiques à courte vue va se manifester. Trump se rendra compte que changer d’avis sur les politiques publiques quand on est en campagne ne coûte généralement pas grand-chose, mais que faire de même lorsque l’on est au pouvoir complique la tâche pour qui veut s’asseoir sur une majorité stable pour que les choses soient faites. Il réalisera bientôt que les réductions d’impôts, après avoir occasionné un léger redécollage, sont coûteuses sur le long terme. Il se rendra compte qu’avoir négocié un accord avec Poutine peut vous donner une image de fermeté lorsqu’on lui serre la main, mais qu’elle vous affaiblit quand ce dernier se met à s’attaquer impunément aux intérêts américains. »
        https://www.slate.fr/story/135053/meilleur-scenario-possible-presidence-trump

        « Alors que le nouveau président américain entre en fonctions, la grande inconnue sera sa réaction face aux résistances des faits et des autres pays lorsqu’elles se manifesteront. Cet homme qui a tendance à identifier le deal à l’écrasement de l’adversaire, et le dialogue à l’escalade va-t-il transposer ces attitudes, qui ont dominé sa campagne, à la conduite de sa politique étrangère ? Le programme, la vision du monde et le style se conjuguent pour justifier à cet égard de grandes appréhensions, alors même qu’il aura au départ une latitude importante pour tenter de mettre en œuvre ses idées.  »
        http://www.telos-eu.com/fr/trump-et-la-politique-etrangere-americaine.html

    3. @ Michel Lambotte, 23/01 13h

      Merci pour vos PDF.
      Francois-Roddier signale en bibliographie le livre de Jacques Blamont, Introduction au siècle des menaces, Odile Jacob (2004) .

      C’est en effet un livre important. Il n’a pas vieilli. Il ouvre des pistes de réflexions multiples. Pas (trop) de théorie ou de conceptuel, mais du concret.

      1. Oh, il y a bien un endroit qui me vient à l’esprit où on va se les mettre…

        « 200 milliards promis ». Ah, sûr que si c’est promis, c’est du solide. D’autant qu’il s’agit souvent pour l’essentiel de participations boursière dont on connait la constance et la prévisibilité.

        Il faudrait aussi retirer de la liste des 3,5 milliards de pauvres tous ceux qui ont promis de tout donner s’ils devenaient riches, pour faire bonne mesure et pas trop fausser le résultat !

      2. D’autant qu’il s’agit souvent pour l’essentiel de participations boursière dont on connait la constance et la prévisibilité.

        Du K fictif comme disait l’autre K.
        T’as raison, vaut mieux tenir trois chèvres sahéliennes par les trayons qu’un milliard d’actions Microsoft par anticipation.

  21. « Plus qu’à tout autre moment dans l’histoire, l’humanité se trouve face à un carrefour. Un chemin mène au désespoir absolu, l’autre à l’extinction totale. Prions pour que nous ayons la sagesse de faire le bon choix » (Woody Allen)

  22. “J’ai toujours pensé que, tant que l’homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté” Woody Allen

    Post-vérité, la raison du plus fou

    « Ainsi, n’importe qui peut tenir pour avéré ce qui ne l’est pas, si, et quand, cela va dans le sens de ses opinions, et de ses convictions profondes. Ce mouvement est-il irrésistible ? Le souci de la vérité est-il en train de s’estomper de façon irrémédiable ? La post-vérité représenterait-elle l’horizon indépassable de la vie publique ? »

    « selon Spinoza, car « la seule puissance de l’esprit, ou raison », a un « empire » sur les sentiments, « pour les réprimer et les gouverner » (Ethique, cinquième partie). Cette « puissance de l’esprit sur ses sentiments », qui se manifeste quand on s’efforce de comprendre, est salvatrice : « Un sentiment-passion cesse d’être une passion dès que nous en formons une idée claire et distincte. » Le remède aux sentiments « consiste dans leur connaissance vraie ». Mais l’entrée dans la post-vérité ne montre-t-elle pas précisément que l’acquisition de cette connaissance est loin d’être chose aisée ?  »

    https://theconversation.com/post-verite-la-raison-du-plus-fou-70712

  23. « La vérité n’est plus ce qu’elle était. Une valeur démonétisée, ringarde, une vertu de looser. L’époque est au mensonge. Non pas le petit mensonge que l’on dit en rougissant. Non le gros mensonge, la grosse contre-vérité, l’hénaurme farce. Nous sommes entrés dans l’ère des salades, celles qui font élire les Trump de tous poils, commettre des Brexit ou envisager les pires scénarios électoraux. Le dictionnaire d’Oxford en a fait le mot de l’année : post-vérité. »
    http://up-magazine.info/index.php/decryptages/analyses/6352-post-verite-le-temps-des-salades

  24. Le discours de l’année, voire beaucoup plus, celui de Xi Jinping à Davos, ou comment provincialiser l’Amérique.

    Global financial crisis resulted from excessive chase of profit.
    Pursuing protectionism is like locking yourself in a dark room, which would seem to escape the wind and rain, but also block out the sunshine and air.
    Waging a trade war will only cause injury and loss to both sides.

  25. Elle est éveillée. Donald va devoir s’y faire.

    « Ensuite, insiste Yuan, la Chine va devoir et pouvoir contribuer à modeler la face du nouveau monde : “Il ne faut pas minimiser le rôle de la Chine et penser qu’elle est réduite à s’adapter à Trump, à ses changements. J’estime que la Chine a la capacité, les ressources, et même le désir, d’être un moteur.”

    « Appelant de ses vœux une rencontre rapide entre les dirigeants, il suggère que Xi Jinping invite Trump au sommet sur la “nouvelle route de la soie” qui se tiendra en mai. “Car le point central de ce projet de ceinture maritime et de route terrestre est la communication, qu’elle soit politique, matérielle, commerciale, monétaire, ou entre les peuples.”
    http://www.courrierinternational.com/article/vu-de-chine-pekin-trump-tout-ne-se-marchande-pas
    http://www.chinadaily.com.cn/business/2017wef/2017-01/17/content_27972318.htm

  26. Quand tu reçois une gifle, tends l’autre joue et arrête de nous faire chier avec maman j’ai mal à la démocratie et donc j’appelle les flics. Tous, nous pourrions remonter de plusieurs crans, monsieur l’ancien premier sinistre : Tous, grâce à une parole qui serait à l’opposée du cycle infernal de la vengeance et du ressentiment.

  27. Prière du soir.
    Mon dernier dieu, aide-moi, mes enfants lisent trop de BD.
    http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/uploads/couv3.jpg
    Marc Levy est refoulé, Ménie Grégoire disparue.
    Annie Le Brun et le Marquis de Sade attaquent le soleil.
    Mon mari et moi sommes si malheureux, tellement désolés.
    Que faire ?
    Mon mari dit : c’était ma dernière cartouche contre l’entropie, cette sale bête, avant la fin.
    Princesses et marquis je vous hais.
    Quoi faire ?

  28. A contrario, des discours du futur potus j-1, qui s’emploie avec une ferveur non encore reconnue, certes, mais ça ne saurait tarder, à se mettre une bonne partie de son pays à dos et bientôt une partie de la planète, entre autres… : pas de l’art mais du lard, c’est certain.

    L’économie allemande dopée par l’arrivée des réfugiés en 2015 et 2016
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/01/13/l-economie-allemande-dopee-par-l-arrivee-des-refugies-en-2015-et-2016_5062183_3234.html

    Les « meilleurs du monde » comme dirait son grand ami Fladimir…

    «  »A constellation of shared stories and worn out women’s underwear, the quilt will be a shameless anecdotal patchwork of the soft, digital self, and the stern, body product. Give me your tired, your poor, your huddled drawers, yearning to breathe free! No matter the condition- they’ll be a revelation of the shameful, the sanitized, the washed-up, the worn, the probed, the holy, the scarlet, the loosened, the exonerated, the secret, and the secreted. »

    http://www.papermag.com/this-artist-is-turning-your-dirty-underwear-into-an-anti-trump-quilt-2201258939.html

    Ne boudons pas notre plaisir…
    https://www.youtube.com/watch?v=6rrCbf1-x_g

  29. La montée du prix du pétrole est largement à l’origine de la montée de l’inflation et ne résulte pas de la poursuite de la politique accommodante de la BCE qui a évité la déflation, mais peu importe…

    Euh, la BCE n’est pas absolument étrangère à la dépréciation de plus de 20% de l’euro sur le dollar depuis 2 ans et demi. Je ne saurais dire par contre si elle a à voir avec la hausse significative des salaires allemands depuis 3 ans et l’inflation subséquente propre à l’Allemagne de Schäuble…

  30. Premières décision, sitôt arrivé, le nouveau potus vire TOUS les ambassadeurs et détricote l’obamacare, cet homme va , assurément « soigner » son electorat, enfin la version « blindé ».
    L’accès aux soins médicaux pour les pauvres ? L’environnement ? Les immigrés ? Les droits des femmes ? Des Lgbs ?
    Liste incomplète..
    Fired ! Le « Pit » de l’immobilier en acte.
    https://www.slate.fr/story/134987/cabinet-trump-eliminer-financements-art-culture

    Smilex : let’s go « shopping »…!
    https://www.youtube.com/watch?v=aNe8Am8BGk0

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