M. Fillon, vous sciez encore un peu plus la branche fragile sur laquelle sont assises nos zélites

Le sociologue Pierre Bourdieu (1930 – 2002), a attiré notre attention sur l’arrogance de classe, une sorte de cécité – mère de toutes les révolutions – qui fait croire à un individu bénéficiant d’un privilège du fait du hasard de sa naissance, qu’il le mérite en raison d’un talent qui serait par ailleurs le sien.

Entre 16h et 17h aujourd’hui, vous avez, M. François Fillon, illustré pour notre grande édification, à quel point le spectacle de l’arrogance de classe pouvait être pathétique : à quel point l’arrogance de classe pouvait être au contraire le reflet de l’absence de talent.

Oui M. François Fillon, nous sommes tous des imbéciles, tandis que les membres de votre famille méritaient les sommes au montant arbitraire – mais néanmoins élevé – que vous décidiez de leur attribuer pour des tâches quelconques mais rentables selon vous dans votre stratégie à long terme, leur mérite consistant uniquement dans le fait qu’ils vous sont apparentés.

M. François Fillon, votre arrogance, sans rien même d’une qualité quelconque pour tenter de la soutenir, n’a d’égale que le mépris que nous vous offrons en échange, comme évaluation objective de son véritable prix.

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