Discours du Président de la République devant le Congrès, le 3 juillet 2017

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Discours du Président de la République devant le Congrès, le 3 juillet 2017

Notes prises à la volée.

« … une république contractuelle, la confiance accordée y va de pair avec les comptes qu’on rend … un cadre partagé entre le mandataire et le mandant… »

« partagé entre le mandataire et le mandant… » TRADUIRE : contre la collectivité.

« … et non au fil des circonstances… »

TRADUIRE : ces circonstances qui aux yeux de ceux qui refusent la foire d’empoigne de “l’homme loup pour l’homme”, justifient précisément l’État-Providence.

« … le sens du contrat social qui fonde la République »

SAUF QU’il y a là un amalgame inacceptable : le “contrat social” est le contrat de la société dans son ensemble, qui troque une part de liberté contre une part de sécurité, soit le contraire exactement de la somme des contrats individuels.

« … contre la centralisation jacobine, de vrais pactes girondins »

TRADUIRE : pour les réactionnaires, pour la Restauration, contre l’esprit de la Révolution de 89.

« … et non dans le rapport de force… »

TRADUIRE : « les syndicats instaurent un rapport de force qui en leur absence n’existerait pas ». Non : les syndicats constatent un rapport de force préexistant – il ne s’agit pas d’un mirage né du ressentiment – et organisent contre lui une résistance.

« … ne pas être ce peuple-enfant que l’on berce d’illusions… »

TRADUIRE : Le peuple doit sortir de l’enfance car un peuple adulte n’a pas besoin d’un État-Providence (un luxe que l’on ne peut plus se permettre aujourd’hui).

« … responsabilité, « liberté forte », émanciper nos concitoyens, choix… »

TRADUIRE : “Vive la liberté du renard dans le poulailler !”

« Esprit des Lumières : autonomie…”

SAUF QUE l’Esprit des Lumières, c’est celui de la Révolution de 89, pas celui des Girondins ou de la Restauration.

« … pour échouer peut-être…, la liberté d’essayer encore… »

TRADUIRE : « Malheur aux vaincus » et « privatisation des profits, collectivisation des pertes ».

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94 réflexions sur « Discours du Président de la République devant le Congrès, le 3 juillet 2017 »

  1. Tout le discours du Président actuel et de son équipe est soigneusement crypté.
    Aussi, pour gagner du temps, on peut traduire le tout en un seul mot: “ré-appropriation”…

  2. « Vive la liberté du renard dans le poulailler ! »
    Oui, mais c’est la liberté du renard “libre” dans le poulailler “libre”, c’est une loi de la nature où l’homme est effectivement un loup pour l’homme…. Mais comme dirait Alain Minc, il n’y a pas d’alternative (TINA).
    Avec Macron et la Macronne, on va faire marche arrière, une marche libérale vers le passé……. Mais c’est la démocratie, c’est ce que nous avons majoritairement choisi.

    1. “Mais c’est la démocratie, c’est ce que nous avons majoritairement choisi.”
      Au vue de l’abstention et des règles posées pour le suffrage, je vous accorde que le choix est majoritaire. De là à dire qu’il est démocratiquement obetenu… Lol !

      1. Et encore, remercie le Prince, bon prince, pour avoir préparé et octroyé des strapontins aux troubles représentants de tes sympathies.
        Coup de bol, ça l’arrangeait.

  3. L’art de la caricature est un art si difficile qu’il ne se traduit le plus souvent pour ceux qui s’y essayent que par l’absence d’art.
    Elle n’appelle au pire en réponse dans ces cas là que de l’absence d’art ; le mieux étant théoriquement l’absence de réponse.
    Je suis donc ici partisan du pire répondant au pire avec, en même temps, une bonne dose d’absence pure et simple.
    Évoquons néanmoins, et pour la forme, la contre-critique : elle n’a simplement pas lieu d’être.

  4. Chez moi , aux principaux metteurs en scène du blog , on dirait :
    T’la voulu…t’la yu…t’chik-lu ” litt: “Vae victis(consentis)”

  5. “[…]
    – Comment un homme s’assure-t-il de son pouvoir sur un autre, Winston ?

    Winston réfléchit :

    -En le faisant souffrir, répondit-il.

    -Exactement. En le faisant souffrir. L’obéissance ne suffit pas. Comment, s’il ne souffre pas, peut-on être certain qu’il obéit, non à sa volonté, mais à la vôtre ? Le pouvoir est d’infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l’esprit humain en morceaux que l’on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l’on a choisies. Commencez-vous à voir quelle sorte de monde nous créons ? C’est exactement l’opposé des stupides utopies hédonistes qu’avaient imaginées les anciens réformateurs. Un monde de crainte, de trahison, de tourment. Un monde d’écraseurs et d’écrasés, un monde qui, au fur et à mesure qu’il s’affinera, deviendra plus impitoyable. Le progrès dans notre monde sera le progrès vers plus de souffrance. L’ancienne civilisation prétendait être fondée sur l’amour et la justice. La nôtre est fondée sur la haine. Dans notre monde, il n’y aura pas d’autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l’humiliation. Nous détruirons tout le reste, tout.”

    1984 – George

      1. 1984 n’est pas un roman, c’est un programme politique.

        Conversation tout à l’heure : <>.
        Réponse de mon interlocutrice : <>.
        La conversation avait dérivé sur TINA ; dire qu’il n’y a pas d’alternative relève d’un discours totalitaire.

        Aldous Huxley parlait du soma, or on sait aujourd’hui qu’acheter à outrance (consommer est devenu consumérisme) permet aux gens de calmer leur angoisse, rester dans le déni de leur mal-être.
        Même plus besoin d’attendre l’ouverture des magasins ou la fin du boulot ou le samedi pour se ruer sur ses achats ; internet vous permet d’acheter 24/24. Avec votre carte bleue vous vivez en toute sérénité. N’en ayez pas et vous êtes un paria.
        Dans la rue sur les poubelles des emballages d’achats faits sur internet, éventrés et laissés là ; seule l’ivresse compte.
        Je sais que je fais partie des acheteurs compulsifs (acheter sans réfléchir si oui ou non on a vraiment besoin de ce truc, acheter pour se venger du destin ou penser que ce sera mieux quand on l’aura (alors qu’on sait pertinemment que c’est faux), acheter et compter après, une sorte de roulette russe.
        Les gosses dans les poussettes ont déjà un petit ordinateur dans les mains, ainsi ils apprendront tôt. Ils apprendront quoi?

    1. George Orwell décrivait un système totalitaire. La République française est une communauté politique démocratique.

      Emmanuel Macron, pour le meilleur et pour le pire, a été placé en tête du premier comme du second tour par les citoyens inscrits sur les listes électorales. Sa légitimité politique n’est pas entachée du moindre doute.

      Que l’on ait voté pour un autre ou se soit abstenu au premier tour, que l’on ait voté pour une autre ou se soit abstenu au second tour . Ou que l’on ait voté pour lui. On est de toute façon tenu par le résultat, car participer à une élection démocratique c’est accepter à l’avance d’être lié par son résultat. C’est la communauté politique qui élit, pas tel ou tel individu.

      Tout ceci est une évidence. Mais il n’est peut-être inutile de le rappeler.

      1. « La République française est une communauté politique démocratique. »

        Correction, la république française est une communauté politique démocratique néolibérale.

        Un oxymore.

        J’admire cependant votre ferveur.

      2. “communauté politique démocratique” Démocratique, démocratique, est-ce si sûr ? Un système dans lequel un parti rafle la majorité absolue, alors que plus de la moitié des français se sont abstenus est-il démocratique ? Pas sûr…

      3. Sauf que l’émergence et la majorité parlementaire d’un parti de rassemblement présidentiel qui va des Verts aux Démocrates-chrétiens en passant par plus de la moitié de l’électorat de l’ex PS et les centristes, c’est pas exactement une faction s’emparant illégitimement de tous les leviers du pouvoir, quel que soit le taux de participation, taux qui pose en lui-même d’autres questions que la stricte légitimité du résultat puisque l’opposition minoritaire se trouverait sinon encore moins légitime que la coalition au pouvoir.

      4. “taux qui pose en lui-même d’autres questions que la stricte légitimité du résultat puisque l’opposition minoritaire se trouverait sinon encore moins légitime que la coalition au pouvoir.”

        Où l’art du sophisme quotidien sur ce blog. En gros qui vol un oeuf vol un boeuf. Tu parles. Comme si l’opposition exerçait le pouvoir, trop drôle. Mais soit, tout le parlement à la poubelle !

      5. Peut-être que l’abstention exprime plus qu’un taux ? peut-être qu’elle est à la fois un nombre réel et imaginaire ?

        Pour qui l’un, ou l’autre ?

      6. Oui vigneron, là tu vas bien au fond.

        Çest la distance peuple zelites depuis DeGaulle ou même la Gaulle qui semble en être une des cause.

  6. Le président s’appesantit sur le ‘mandat clair‘ que le peuple français lui aurait donné le 07 mai dernier, amplifié encore par la ‘majorité’ parlementaire élue le 18 juin, il en infère que le peuple a un désir profond de changement et que ce même peuple adhère ipso-facto au programme du président et de ses équipes, ignorant et ne proposant aucune analyse concernant l’énorme abstention lors des deux votes considérés.
    Peut-on encore parler de majorité donnée par le peuple alors qu’il ne s’agit que d’une ‘astuce’ issue des dispositions de la constitution de la V République qui permet de générer une équipe dirigeante sans véritablement de liens avec le peuple dans sa diversité.
    Discours enrobé de lieux communs, tels que:[…] le peuple nous a donné le mandat de lui rendre sa pleine souveraineté.[…]

    1. C’est vrai , mais on peut penser que le grief de peu de clarté du “mandat” aurait encore été pire pour les autres valeureux candidats .

      Il n’est pas faux ,selon moi , par contre de penser que le corps électoral a souhaité donner un coup de balai dans les têtes représentatives et les méthodes .

      Ce qui est sans doute abusif , c’est de donner une définition détaillée de ce mandat qui n’a été donné que comme fin ( changer d’air et d’ère ) , que l’absence de débat “réel” n’avait pas même commencé à définir dans ses moyens .

      Car si ces “moyens” ont été détaillés dans chaque programme ( avec des attendus très disparates dans leurs poids) , je crois pour ma part que le corps social n’a pas souhaité se mouiller , et même , majoritairement , n’était pas en état de mesurer sereinement les enjeux , leurs impacts et leurs pistes de résolution .

      En fait , c’est le corps électoral qui l’a joué petit bras , et Macron peut comprendre bientôt qu’en fait , c’est lui l’otage du “peuple” .

      Tout le monde aura à gagner d’avancées rapides dans une démocratie enfin plus participative ET représentative .

      “Réellement” .

    2. C’est un fait que Macron a reçu un mandat clair du peuple français pour être le président de la République, alors que son projet était suffisamment clair. On pourra remettre en cause la légitimité de son action si et seulement si il s’écarte sérieusement du projet qu’il a détaillé lors de la campagne.

      Macron a reçu un mandat clair du peuple français le 23 avril, lorsqu’il a été placé en tête du premier tour. Le mandat d’aller au second tour. Il a reçu un mandat clair du peuple français le 7 mai. Le mandat d’aller à l’Elysée appliquer son programme.

      La déception qu’il soit parvenu au second tour, ou la déception qu’il n’ait pas été opposé à un autre candidat au second tour, n’est en rien une raison pour remettre en cause le résultat. Certes la politique n’est pas un jeu, mais dans un cadre ludique on parlerait de… mauvais joueur. Eh oui.

      Je précise que je n’ai pas voté au premier tour pour Emmanuel Macron.

      1. Quel mandat donniez vous à votre candidat au premier tour ?

        PS : je me contente de dire , en exagérant peut être ma capacité à bien connaître mon pays , que le corps électoral a été moins clair que les candidats , et que le mandat qu’il me semble avoir donné est à la fois clair et diffus : “on veut passer à autre chose” ..sans définir vraiment au travers de son vote “l’autre chose” et les modalités pratiques .Il a dit aussi qu’il ne voulait pas du FN et de sa vision du monde pour tourner la page .

        Macron , comme quiconque aurait été élu est donc à l’essai . C’est à la fois réjouissant pour la démocratie , et triste pour notre capacité à exprimer citoyennement un dessein et ses modes de mise en œuvre .

        Je pense d’ailleurs que l’équipe maintenant en place le sait , mais qu’elle joue sa partie comme c’est normal pour quiconque est finalement élu .Elle aurait par contre tort de nous attribuer des attentes sociologiques fortes que nous n’avons pas été foutus d’exprimer correctement .

        Elle est sous surveillance et exigence de résultats . Comme dans les start up.

        Le peuple français est un manager totalitaire !

      2. @ Jacquot
        “Mandat clair du peuple” ?
        Dans ma circonscription, Le Pen a fait 60% au premier tour des présidentielles mais au second tour des législatives, c’est un P.S. qui a été élu.
        Aucune clarté là dedans.

      3. @Arkao :

        Tout en prenant garde de ne pas faire généralité de bizarreries locales , c’est une des traces selon moi qui montre l’état du flou de notre compréhension du monde et de notre place .

        Ce qui fait que le vote a clairement donné mandat aux heureux élus d’entrer dans l’arène pour éclaircir le décor , les acteurs , le scenario et le sens de la pièce .

        Je me suis juste mouillé de dire que les “acteurs” auraient tort de croire et faire croire qu’ils ont été désignés à cause de leurs costumes et accessoires .

      4. “Macron a reçu un mandat clair du peuple français le 23 avril, lorsqu’il a été placé en tête du premier tour.”

        Mais oui mon Jacquot, et sinon vous l’avez rencontré quand le “peuple français” la dernière fois que vous êtes sortie de chez vous ?

        Sinon pour votre gouverne en tête du premier tour c’était mister Nobody mon Jacquot en valeur absolu ! Faudrait un peu vous documenter si vous parlez du “peuple français”…

        https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Election-presidentielle-2017/Election-presidentielle-2017-resultats-globaux-du-premier-tour

      5. Plus exactement mon Jacquot, 38 923 792 inscrits n’ont pas voté pour mister Macron. Soit 82% du “peuple français”.

        Autre chose ?

    3. Énorme abstention ?
      Près de 75% de participation le 7 mai c’est une “énorme abstention” ?
      A part pour les électeurs de Môôssieur qui, pour plus de 40% d’entre eux, ont préféré s’abstenir ou voter blanc ou nul, pas d’abstention énorme au second tour.
      Encore moins au premier, évidemment, puisque les abstentionnistes ou “blanc-nullistes” excédentaires du second avaient voté pour leur populiste revendiqué mouffiste préféré : Môôssieur.

      1. “Près de 75% de participation le 7 mai c’est une « énorme abstention » ?”

        Brrrr, la peur de la Bête qui va manger les petits n’enfants et le tour est joué. Sophiste !

  7. Alain Supiot sort de cette bouche ! (:;)
    Non, je blague, c’est encore mieux que Supiot.
    Refonder un media sur cet esprit critique… je rêve éveillé ?

    1. C’est-à-dire un journal qui traduirait toutes les interventions médiatiques du gouvernement pour les rendre plus clair ?
      J’y participe, de toutes les manières , volontiers.
      Car en effet peu à peu , l habituel langage faussé des politiciens se transforme avec ce gouvernement en propagande.

  8. Dans son roman «1984», Orwell invente la «novlangue», un langage dont le but est l’anéantissement de la pensée, la destruction de l’individu devenu anonyme, l’asservissement du peuple. La guerre c’est la paix. La liberté c’est l’esclavage. L’ignorance c’est la force.

      1. Certes le stalinisme est une abomination totalitaire. Est-ce à dire que tout ce qui n’est pas stalinien n’est pas totalitaire ?
        Et le culte de la personnalité qu’est en train d’instaurer Jupiter (moi aussi je sais dénigrer avec des sobriquets) n’a RIEN à voir avec du pré-totalitarisme ?
        “L’argent est tout” me parait aussi totalitaire que “l’Etat est tout”…
        My “tout” 😉 cents.

      2. Y’a vraiment que les stals dans ton genre pour entendre à tous les coins de rue comme dans toute officine obscure des gusses psalmodiant religieusement “l’argent est tout, l’argent est tout, l’argent est tout..”, agenouillés, glatouse vers Wall Street, derche vers le Kremlin…

      3. Voui ok…

        Si vous avez 2 minutes, votre profondeur daignera peut être m’expliquer en quoi écrire “le stalinisme est un abomination totalitaire” fait de toute évidence de moi un “stal” ?

        Ou pas…OSEF, vos attaque ad hominem en guise d’argumentation, c’est fatiguant ! :/

      4. Oula, pas d’ad hominem pour moi, j’ai pas l’niveau hélas, je me contente du bon vieux ad personam des familles. Néanmoins, me délecte volontiers de la simple insulte, “Stal” par exemple, la pire de toutes, vous en conviendrez.

  9. “…Les mots qui pèsent et ceux qui manquent : analyse des discours de Macron (…)

    (LE MONDE | 05.07.2017)

    Pour son premier discours, d’une heure et demie, face au Congrès, réunissant députés et sénateurs, Emmanuel Macron ne s’est pas éloigné de ses fondamentaux en matière de vocabulaire.

    Président de la République oblige, en tête des mots les plus utilisés, on retrouve évidemment « France » (35 fois), suivi de près par « peuple » (30 fois) et par « république » (25 fois). L’« Europe » est elle aussi très présente dans cette déclaration, avec 28 occurrences. Tout au long de son discours, Emmanuel Macron a fait référence à ses éléments de langage favoris : « action » (22 fois), « confiance » (15 fois), « travail » et « efficacité » (14 fois chacun), « réel » et « réalité » (17 fois combinés) et « projet » (10 fois).

    A noter la timide présence des termes « environnement », « salariés » et « entrepreneurs » dans le discours avec 2 occurrences chacun ; « Allemagne » est seulement évoquée 1 fois et « start-up »… 0 fois.

    En ce qui concerne les valeurs de la république, le président de la République a fait son choix : la « liberté » loin devant, prononcée 20 fois, puis l’« égalité » et la « fraternité », évoquées respectivement 6 fois et 3 fois. « Liberté » est même l’un des termes les plus employés en général au cours de son discours…”

    Liberté, liberté tant chérie par beaucoup d’intervenants sur ce blog !

    “…pour gagner du temps, on peut traduire le tout en un seul mot: « ré-appropriation »…” nous dit Pierre, personnellement j’emploierais plutôt le mot “assumé” !

    Un régime de la V République, dès son origine anti-démocratique et liberticide, et qui aujourd’hui avec un jeune bonaparte relativement populaire, veut assumer toute la philosophie défendue durant toute sa vie par un militaire, un De Gaulle dans son éducation et sa nature, un peu plus monarchiste que républicain.

    Macron a tout, et pourtant sur la base de son discours à Versailles, seul un idiot ne peut pas voir que le pouvoir qui se met en place, peine à assumer ses responsabilités.

    Le discours du président a été d’un ennui et d’une convenance, creux, en opposition frontale avec la situation catastrophique du pays et du monde.

    On dirait que quelque chose coince au sommet de l’Etat.

    Peut-être une extrême pusillanimité des élites qui s’effarouchent de la perspective de tuer l’égalité, en toute fraternité, au nom de cette liberté girondine, qu’ils appellent de leurs vœux mais qui ne peut pas tomber comme ça, tout cru dans leurs becs !

    L’accentuation de la crise -inéluctable- va les contraindre à se mettre en marche, mais pour l’instant nous sommes au stade où les partis s’observent et se jaugent.

    La république en marche marque une pause.

    la côte de popularité de ce bonaparte d’opérette risque très vite de s’émousser.

    La jeunesse et le prolétariat doivent très vite se ré-approprier leurs organisations, ne pas trop se réjouir de cette pause, car derrière Macron la bourgeoisie prépare déjà l’alternance: l’alliance des droites, dès fois que ce pouvoir en place ne soit pas à la hauteur.

    Nous aurions alors face à nous une droite bourgeoise jacobine, beaucoup, beaucoup plus dangereuse, parce que l’histoire a mainte fois prouvée l’efficacité du jacobinisme !

    Depuis l’émergence du phénomène Macron je souligne la contradiction de fait de ce type, que personne ne s’imagine en un Franco ou un Pinochet, et qui pourtant doit en devenir un s’il veut rentrer dans l’histoire.

    Il est sympa et attirant, mais mais mais attention c’est un tyran !

  10. Pour le maintien de la structure capitaliste, responsable de la misère et de la dégradation irréversible de la planète, à l’ensemble de l’activité humaine, il n’est que la privation lente et continue des libertés, que la violence, que l’abrutissement. Donnez lui le nom que vous voulez, que vous pouvez…

  11. Il y a à boire et à manger dans le discours de Macron au Congrès.

    Plus important seront ses actes. Il y aura sans doute à boire et à manger dans leurs conséquences. Peut-être même à vomir. On verra.

    Quoi qu’il en soit, la période électorale est terminée, le président a la majorité écrasante au parlement que les citoyens lui ont donnée, maintenant il a la main.

    Si les Français ne sont pas satisfaits du résultat, eh bien ils ont démontré cette année être prêts à balayer sans regret même des partis très solidement établis, pour chercher quelque chose qui leur convienne mieux. Si les conséquences de Macron déplaisent, eh bien la roche tarpéienne est toujours aussi proche du Capitole.

    Plus précisément, elle en est séparée de cinq ans.

    1. Et dans cinq ans, rebelote: ce blog (s’il existe toujours) appellera à voter n’importe quelle chimère sauf ce qui peut rester de gauche dans ce pays, puis, au deuxième tour, face à “la menace populiste d’extrême-droite” qu’il aura ainsi contribué à rendre présente au second tour, brandira le drapeau, usé jusqu’à la trame, du “front républicain” (mais attention, hein: on flashera son bulletin de vote sur son i-phone, et on mettra tout ça en ligne sur Twitter, sous un hash-tag révolutionnaire, promis!), et nous seront repartis pour cinq ans de verbiage bien-pensant.

      Faudrait arrêter de nous prendre pour des noix, à la fin.

      1. C’est dans le même dégueuloir que ce blog a sagement choisi de déposer le national-populisme de droite de la Pénienne et le national-populisme de gauche du Mélenchien.
        L’estomac, au pire les intestins, firent très bien le tri si tant est que par malheur les papilles ensommeilées se laissassent abuser par quelques trompeuses épices exotiques.

      2. @Didier

        “…Faudrait arrêter de nous prendre pour des noix, à la fin…”

        Mais qui nous prend pour des noix ?

        Au printemps 2016 il y a un début de mobilisation intéressante, pleine de perspective, de la jeunesse et du prolétariat (une partie de la petite bourgeoisie aussi “nuit debout”), contre la loi El Khomery et la politique Hollande-Valls et Macron.

        Les conditions politiques objectives existaient pour sortir par le haut de ce régime présidentiel. Il fallait jouer la majorité de gauche à l’assemblée nationale contre l’entêtement libéral de l’Elysée.

        Le problème c’est que ni les directions syndicales, ni l’extrême gauche du NPA, POI, POID et de LO, ni le PCF, le PG et Mélenchon, ni les frondeurs du PS, ni “nuit debout” n’ont voulu marcher dans les pas des révolutionnaires du 20 juin 1792.

        Au bout la capitulation.

        Ensuite il y a eu cette division incroyable aux présidentielles et une partie des forces de la gauche derrière le dynamiteur de la gauche Mélenchon. N’oublions quand même pas que la gauche aux premier tour des présidentielles c’est 25%.

        Ensuite aux législatives on atteint le sommet du grand n’importe quoi à gauche, et une multiplication insensée de listes. Au premier tour des législatives la gauche c’est 33% éclatée sur trente trois listes ! Qui nous prend pour des noix ?
        Qui ont crée les conditions politiques des succès électoraux de la république en marche ?

        Et ce n’est pas finit:

        Les directions syndicales participent à une parodie de concertation avec le pouvoir, et ce faisant cassent toute espoir de mobilisation. Comment voulez-vous qu’un peuple se lève en masse, lorsqu’un gouvernement maintient des relations diplomatiques avec un pays belligérant, pays belligérant préparant ouvertement une invasion !

        La France insoumise, qui se veut l’opposition principale du pouvoir, peut importe qu’ils soient quinze députés, veut maintenir à tout prix la contestation, dans le cadre du capitalisme, dans le cadre de la Nation, dans le cadre d’une république bourgeoise.

        Symboliquement Mélenchon s’adresse au peuple, toutes classes sociales confondues, et pas au prolétariat.

        Mais qui est le premier agressé par la loi El Khomery et demain la loi qui veut détruire le Code du Travail ?
        Les travailleurs, les salariés, les jeunes qui demain vont être eux aussi des travailleurs dans leur immense majorité.

        Ce n’est pas le peuple qu’il faut mobiliser, c’est la classe ouvrière, classe ouvrière qui n’est actuellement pas défaite.

        Au nom de cette mobilisation, il faut rompre avec ce gouvernement du Capital.

        Ces messieurs de la gôche ne veulent pas rompre ? Ce sont eux qui portent l’entière responsabilité de la survie de ce régime et qui prennent les travailleurs et la jeunesse pour des noix.

      3. Faudrait arrêter de penser ( et même surtout de désirer ) que l’audience du blog soit d’un quelconque effet sur le vote de 44 millions d’inscrits .

        Servir de source d’inspiration à qui veut bien le lire et y participer , c’est déjà pas mal et tout le monde ne peut en dire autant .

        Propagande rampante , troll et manipulations s’abstenir .

        C’est déjà assez difficile d’éviter les conneries comme ça .

      4. @Paul Jorion :

        D’où l’on infère que lire de blog ,c’est bien , mais lire les bouquins , c’est mieux .

        Un léger avantage au blog , qui diffuse immédiatement .

  12. lire entre les guillemets _ quand je parle aux gens ils me répondent que ce n’est pas mieux ailleurs
    _ le fait même de cette réponse relève d’un discours totalitaire.

  13. Il a parlé, aussi, de la part maudite, faisant référence à Georges Bataille. Il y a des applaudissements à ce moment. On peut supposer que la citation valait péroraison terminale. -enfin, c’est pas trop tôt!- Erreur, il est reparti pour bien 30 minutes.
    Un coup d’oeil à https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Part_maudite m’apprend pas grand’chose. Quelqu’un saurait-il la signification de cette référence ? Le droit à gaspiller pour les riches, afin d’entretenir les distractions du Peuple ?

    1. Guy Scarpetta…
      id.erudit.org/iderudit/34722ac

      […] En ce qui concerne l’économie, et selon un point de vue généralement ignoré ou méprisé par les spécialistes (à l’exception, en
      effet, de quelqu’un comme Marc Guillaume), la grande intuition de Bataille, développée dans des livres comme La part maudite ou
      La notion de dépense, est qu’une société ne se définit pas seulement par la façon dont elle produit des richesses, et par les rapports sociaux qui s’articulent à ces modes de production, mais aussi par la
      façon dont elle dépense l’excédent de ces richesses, la « part maudite » (et en quelque sorte sacrée) de son système productif. D’où un éclairage tout à fait révélateur sur des phénomènes comme le sacrifice (dans les sociétés antiques, ou précolombiennes), la guerre (où il outrepasse l’interprétation purement économique qu’en donne, par exemple, le marxisme), les
      « dépenses somptuaires » qui carac-
      térisent le monde féodal, ou encore le potlatch dans certaines communautés « primitives » (l’apport de Marcel Mauss, ici, est essentiel).
      D’où, aussi, une mise en évidence, au-delà de leur antagonisme, de ce qui unit le système capitaliste et le système communiste, et qui est le productivisme, la réduction du sujet humain à son statut unidimensionnel d’homo œconomicus, la primauté des valeurs du travail sur toutes les autres. […]

      1. Merci.
        Pic de la Mirandole ? En fait, comment faites-vous ? Une équipe travaille pour vous ? Prête au premier mouvement d’un sourcil ? avant même, pour être si rapide ?
        Ou bien de l’IA appliquée ? Celle de Paul, où entrée et sortie sont des mots ? [ c’était ma principale objection: les mots et leur assemblage ne sont pas toute l’intelligence. Quelques mathématiciens disent “voir” sans mots les développements de leur travaux. L’action , quelle qu’elle soit, et mot n’ont pas toujours un lien logique ou évident. C’est toute une affaire que de traduire des mots d’action en actions effectives. Cela dépend de l’environnement, bien sûr.]
        Bref, Merci.

      2. Génial, excellent échange , merci Vigneron.
        Liberté d’être et de vivre ce que l’on est :

        “C’est en définitive précisément parce que la pensée de Bataille
        est intempestive qu’elle conserve, selon moi, une portée subversive intacte. Politiquement incorrecte, mais ne tombant pas dans le piège consistant à croire qu’il faut professer l’inverse du « politiquement correct» pour être un rebelle (le contraire d’un conformisme peut parfaitement n’être qu’un autre conformisme). Et qu’elle n’intéresse guère, il est vrai, que des hommes et des femmes libres ; il en reste au demeurant fort peu.”

  14. Il y avait eu Napoléon le petit, il risque d’y avoir De Gaule le petit – A la sauce néolibérale et, à ce qu’il parait, girondine, ce qui est totalement contradictoire ; d’un côté les symboles et la Com’, de l’autre la politique réellement conduite ….

    1. C’est pas Emmanuel le prénom de Macron ?

      De par “chez nous” , c’est plutôt Victor Emmanuel II la référence , passé de Duc -Prince -Comte et Roi à pas grand chose (padre della patria ) lors de l’unification italienne .

      Encore une victime de “l’étatisation” .

    2. À bas les masques !
      Taiiin mais qui veut une destruction de l’état social ? Sérieusement !
      Jen ai marre !
      À part 2-3 cons.

      1. Qui ?
        Ceux qui prétendent en être les seuls et uniques défenseurs, ceux qui brandissent leur programme social ou les Jours Heureux comme on “ostente” une relique fétichisée.

      2. Donne-moi 30 secondes avec chacun, une fois par semaine pour vérifier, et je les rends farouches défenseurs de l’État social.
        Donne-moi 30 secondes de plus et je les fais douter de leurs amour propre.

  15. Je ne vais pas épiloguer sur le discours de Macron : J’ai fait le chemin inverse de Paul Jorion : née Française à Paris, je me suis exilée depuis de nombreuses années en Belgique. J’en ai même la nationalité, Macron n’est donc pas mon Président. Néanmoins, je n’en attends rien de bon.

    Ce qui me frappe, plutôt, c’est ce constant rappel à la Révolution de 1789, comme si le Monde était resté figé depuis plus de 2 siècles sur les idées et les valeurs défendues alors.
    Et je suis perplexe.
    D’un côté, Paul Jorion, dont j’apprécie les idées, un brin anar, défend les Jacobins et Robespierre, de l’autre Michel Onfray, dont la réflexion me plait également, nietchéen affirmé mais également proudhonnien certifié, se réclame du girondisme et s’affirme résolument anti-robespierrien.
    Jorion semble tenir le jacobinisme pour la pensée révolutionnaire là où Onfray le fustige comme pensée réductionniste et totalitaire. Onfray présente le girondisme comme le contraire du centralisme étatique là où Jorion y voit la pensée réactionnaire.
    Et si Macron, que tous deux critiquent également se met à prôner le girondisme tout en étant le pantin du Grand Capital, je suis totalement paumée !
    Y a t-il des gens pour m’aider à y voir clair ?
    D’avance, merci.

    1. Mettre en parallèle Paul Jorion et Michel Onfray, je crois que c’est un peu comme mettre en parallèle la ballade d’un bouc à flanc de montagne et la course d’un gnou effrayé par des tires lointains.
      Voyez?

      1. La forme est dans le fond.
        L’orthographe hiérarchise, vous le pointez quand il est mauvais, si souvent. Je suis presque sûre que certains ne commentent pas par peur de commettre des fautes , car il y a des gens comme vous.
        Ça ne m’arrêtera pas.
        Un monde nous sépare vieux sage.
        Corrigez temps que vous me lisez.
        Et moi qui me met à chercher “Tire” le dictionnaire. 😀

      2. Si mes remarques décourageaient qui que ce soit d’un commentaire , j’en serais bien désolé !

        Elles n’ont que vocation à encourager à mettre de la rigueur aussi bien dans la pensée que dans l’orthographe , car mes instituteurs m’ont soumis à ça , qui va souvent de pair ( il n’y a pas de faute ) .

      3. Certains de mes instituteurs disaient que de toute manière l orthographe allait disparaître donc il n’y attachais pas grande importance,
        et un autre nous privait de manger jusqu’à ce que L’ensemble de la classe arrive àzéro faute dans la dictée.

        Je ferai plus attention. Mais c’ette enfance était sans nul doute un tantinet traumatisante, donc j’ai comme l’impression que c’est plus fort que moi.

        Peut-être prendre plus le temps et moins commenter.

      4. @Lucas :

        Si votre instituteur sadique et affameur n’est pas un phantasme , il y a aussi urgence à un signalement aux forces de l’ordre décidément bien chargées .

      5. @Lucas :
        Il ne faut certainement pas moins commenter .

        Prendre un peu de temps ou de “surmoi” avant d’écrire ne peut que conforter le poids de la pensée et la justesse de l’écriture .

        Ceci étant , nous voilà à nouveau dans la compétition entre la réponse du corps et l’expression de la pensée , entre richesse du spontané ( anarchie ) et sens donné et projeté par la moulinette du cerveau ( philosophe).

        Le premier sans le second court le risque d’être incompris ou malentendu ou du rabâchage faussement créatif ou “réactionnaire” .

        Le second sans le premier court le risque de la platitude stérile et conservatrice .

        La vie est bien compliquée .

    2. Merci de vos réponses, Messieurs.
      J’ai particulièrement apprécié la comparaison entre le bouc et le gnou.

      1. Les mis en parallèle peut être moins .

        Comme je suis savoyard , j’aurais plutôt choisi un bouquetin , mais ce serait un peu dangereux pour Paul Jorion ,car actuellement , il y a permis de tuer pour risque de propagation de maladie aux bovidés .

        Et on ne plaisante pas avec le reblochon par ici .

  16. Le mode “Mélenchon-bashing” se porte toujours visiblement bien sur ce site durant l’été, personne n’ayant pris la peine de relever qu’il est le seul à avoir pris des voix au FN tant honni et ramené les jeunes à la politique. Ça mérite en effet toutes les exécrations, voire les ex-sécrétions.

    Continuez à vous entre-flagorner à coup de citations littéraires, je retourne à mon assiette quotidienne de pois chiches.

    1. 1/ Méluche pourvoyeur de jeunes et rempart anti-FN, c’est juste faux. Pas besoin d’épiloguer.

      2/ Vu les débuts du lider minimo à l’AN, on a pas fini avec le Méluche bashing, c’est clair.

    2. Il suffit d’avoir parmi ses proches ou ses relations quelques-uns de ces jeunes faisant sans vergogne des aller-retours de la Pénienne au Mélenchien en passant par Dieudo ou E&R pour avoir une vue assez aiguë de ce “ramenage de jeune” à la mélenchienne.

  17. Julien Alexandre,
    ce qu’écrit Didier a été largement démontré.
    Nier comme vous le faites n’est pas prouver, sinon que vous détestez Mélenchon.
    Vous connaissez la réalité sociale des 20% les plus pauvres de notre pays ? C’est pour eux que les insoumis se battent.
    A vous lire, on sent que vos intérêts personnels sont ailleurs.

    1. Alain, “le seul”, c’est prouvé ?

      Ma vision de Méluche n’a rien à voir avec les intérêts des plus pauvres et tout à voir avec littéralement ses premiers pas à l’AN qui le voient dégueuler abondamment sur le drapeau européen qui l’horripile au point de vouloir le dégager, comme un vulgaire Rachline, DPA ou Le Pen.

      National-populisme de mes deux… c’est pas comme cela qu’on défend “les plus pauvres”.

      1. En soutenant Macron avec son équipe de profiteurs, et le drapeau bleu Etoilé comme il est, pas plus non plus mon JA.

        Ou en faisant des amalgames de comptoir du commerce comme vigneron sur “ces jeunes” en bas de chez lui qui passeraient de la marine à dieudo/ER puis aux insoumis dans des va-et-vient incessants. Ben voyons comme disait l’autre, y a des poissons volants mais c’est pas la majorité du genre.

    2. Julien, t’es trop bon avec ces mélenchiens aboyant mimiles leur habituel refrain dans la veine bien poisseuse du « on sent que vos intérêts personnels sont ailleurs ».
      Pentothal requis, TINA.

      1. Soutiens à CloClo, AlainV et Didier.
        Tout compte fait, les écarts de conduite de Mélenchon (solécisme mondain) m’agréent parfaitement. Quand on s’engage contre le libéralisme, je n’espère pas un respect profond de ses règles. Primaire? sans doute mais on fait ce qu’on peut, même si c’est peu. De fait, c’est si peu que je trouve bizarre qu’on s’y attache. L’apparence et la superficialité règnent.

      2. Daniel,

        Ca n’a aucune importance, mais bon je suis aussi déçu des remarques de Mélenchon sur le drapeau européen à l’assemblée, ça amène quoi ?
        Ou d’autres de ses sorties qui me laisse pantois parfois. Franchement ça n’apporte rien au débat, mais comme je suis un sale con, provocant moi aussi je peux comprendre qu’on pète les plombs ou qu’on soit outrancier, ça ne me choque pas, mais ça peut me décevoir tout de même. Reste qu’il est très bon dans son genre ! Je ne suis pas, ni militant, ni adhérant, ni groupie des insoumis. A Juste à l’inverse de vigneron, je constate autour de moi que les gens qui gravitent autour de ce mouvement dans mes relations ou mes proches, sont plutôt orientés vers une vie simple et amicale, humaniste et ouvert sur l’autre, que tournée vers la compétition, l’appât du gain, la réussite professionnelle et le travail à tout prix caractéristiques stupide de tout Macroniste qui se respecte.

      3. daniel dit :
        9 juillet 2017 à 18 h 03 min
        Soutiens à CloClo, AlainV et Didier.
        Tout compte fait, les écarts de conduite de Mélenchon (solécisme mondain) m’agréent parfaitement. Quand on s’engage contre le libéralisme, je n’espère pas un respect profond de ses règles. ”

        Et où avait vous vu que ce radical bourgeois était engageait contre le libéralisme ?

        De libéralisme, nous en reparlerons le jour où les gouvernements (et les banques centrales qui sont aux ordres), cesseront de tenir les banques,les entreprises à bout de bras !

        Beaucoup d’observateurs appellent “libéralisme” se qui n’est en fait que du capitalisme d’Etat. Et paradoxalement Mélenchon est le champion toute catégorie, en défense du capitalisme français. Chaque jour il met la bourgeoisie française en garde contre les méfaits de la mondialisation et de l’Europe qui profite aux capitalistes allemands.

        Lorsque Mélenchon coupe radicalement avec la gauche, il rompt avec toute référence à la perspective du pouvoir ouvrier, d’avec le socialisme. Certes il fait dans la démagogie sociale, mais comme un général Boulanger, comme un Napoléon III.

        Le véritable combat de ce politicien mégalo c’est la défense inconditionnelle de son pays. C’est une nouvelle république capitaliste et bourgeoise sous son autorité unique.

        Il y a du Jacques Doriot, du Mussolini chez ce type à la dérive.

        Il ne s’agit pas “d’écarts de conduite”, il s’agit d’un positionnement politique de classe. Un positionnement qui perturbe considérablement la gauche.

        Monsieur est passé, armes et bagages, dans le camp de la bourgeoisie. Au nom de la clarification idéologique, la première chose à faire est de contraindre les directions ouvrières (partis, syndicats) de le dévoiler aux grandes masses.

        La France de Mélenchon, les adhérents et sympathisants de ce mouvement, qui refusent de se soumettre à l’Allemagne, à la politique de l’Allemagne, si elle ne veut pas jouer aux apprentis sorciers, si elle ne veut pas être fauteuse de guerre sur le Rhin, n’a pour seule justification politique et historique, que de se projeter sur une orientation révolutionnaire, ouvrière, communiste.

        Pour l’instant nous en sommes loin.

        Il faut un congrès fondateur pour ce mouvement, histoire qu’il fonde un parti politique ouvrier et démocratique, histoire aussi que la base puisse dégager (démocratiquement) certains de ses leaders, comme Mélenchon par exemple, qui se place à l’extrême droite de ce mouvement, qui use de toute son influence pour lui interdire de se positionner naturellement à gauche, de devenir le parti ouvrier révolutionnaire dont la classe à tant besoin.

        Nous vivons une époque en trompe l’œil. Nous avons tous l’impression d’une stabilité globale du monde, alors que ce monde danse sur un volcan.

        Il y a urgence à renforcer vite le mouvement ouvrier, en partant du réel, de ce qui est.

        Les historiens classiques voient le développement de l’humanité de manière graduelle et pacifique. Les marxistes dialecticiens savent eux que ce développement se passe de manière heurté et violent !

        Ça va péter sur les marchés financiers. Et c’est un monde pourri qui va se retrouver dans une tourmente incroyable !

        la France insoumise peut être le salut pour le prolétariat travaillant en France, mais c’est sans Mélenchon. Avec lui c’est cuit !

  18. Juste votre remarque ” vie simple et amicale, humaniste et ouvert sur l’autre”. En contraste, le programme de la Droite est consternant.

    1. A Eninel
      Balzac a écrit dans un roman cette remarque :
      “Montrez un précipice à un Polonais, il s’y jette aussitôt.”
      Je vous nomme le Polonais de ce blog: le regard pour voir haut et loin, mais surtout pas ses pieds, et la démarche assurée.
      Pauvre Mélenchon attaqué de toutes parts, ça le rendrait sympathique. Forcément, un type qui attire la critique et qui déchaine un flot de verbiage pour le condamner;
      que n’a-t-il trahi ou renié en 30 ans de politique ?
      Puisqu’on en est au superficiel, je dois vous avouer que Lénine et ses compères, Staline et Trotski ne font pas partie de mes références.
      Les 3 étaient des monomaniaques de la répression, en un mot des assassins industriels dont le seul héritage est une montagne de souffrances.
      Je trouve bizarre qu’on ose se réclamer de l’un d’entre eux, même à mot renversé.
      Le Président actuel, ses projets et ses acolytes représentent l’adversaire de classe total. Il est permis de faire alliance avec le diable momentanément pour franchir une mauvaise passe. Mélenchon est de ceux-là. Obtenez environ 15% de voix à une élection nationale, ou plus, et vous serez ce diable avec qui faire alliance. En fait, vous concernant une condition supplémentaire s’impose : l’abandon publique de toutes références aux 3 génies de la destruction humaine, ou un seul du trio maudit, Lénine de préférence. Moins de 3% vous condamne à la relégation, dure loi de la démocratie mais qui n’éteint ni l’espérance ni le droit à la parole.

      1. “Je vous nomme le Polonais de ce blog:” En parlant d’Eninel ?

        Pitre serait plus adapté non, tu ne penses pas Daniel ?

      2. Je me demande à quoi ressemblerait un croisement entre Clo Clo et Eninel , qui ont au moins un chromosome compatible : la certitude que leur propre idéal ou absence d’idéal est un modèle pour l’humanité .

      3. ” Pitre” , comme tu y vas Cloclo !

        Tu vois la paille supposée que j’ai dans mon œil, pas la poutre chez ton cher Mélenchon !

        On en est où au fait, sur sa sortie le soir du deuxième tour des législatives, de proposer à Macron d’organiser un référendum sur la loi travail en gestation ?

        Jouer l’avenir de la jeunesse et du prolétariat à la roulette russe “démocratique”, n’est ce pas l’expression chimiquement pure d’un désarroi idéologique et politique absolu ?

        Celui qui se proposait de devenir le premier ministre du président jupitérien, celui qui de toute façon a déjà été ministre, celui qui annonçait à qui voulait l’entendre que son score au premier tour des présidentielles lui garantissait de gagner -seul- les législatives, ce camelot certes n’est pas qu’un pitre, c’est une nuisance importante dans nos rangs.

        Daniel, qui affiche son aversion pour le communisme, identifier Lénine et Staline dans une seule et même politique, c’est faire preuve d’une grande méconnaissance historique, mais passons, crois judicieux de s’allier avec le diable Mélenchon, le diablotin plutôt, pour passer une mauvaise passe.

        Et il me parle de précipice et de polonais, alors que pour seul parachute, il remplit son sac à dos de lourdes pierres.

        Croire un seul instant que la France insoumise -à ce stade de son développement- , le politicien Mélenchon, peuvent d’une manière ou d’une autre, nous venir en aide de quelque manière que ce soit, c’est ne rien comprendre à rien quant à la lutte des classes et à la politique en générale.

        Trotsky a écrit, et je comprend parfaitement que ce jour là il ne s’est pas fait que des amis:

        “Des sceptiques demandent : mais le moment est-il venu de créer une nouvelle Internationale ? Il est impossible, disent-ils de créer une Internationale « artificiellement » ; seuls, de grands événements peuvent la faire surgir, etc. Toutes ces objections démontrent seulement que des sceptiques ne sont pas bons à créer une nouvelle internationale. À dire vrai, ils ne sont bons à rien.” (programme de transition)

        Daniel et Cloclo, surtout Cloclo d’ailleurs, je crois que vous n’êtes bon à rien, puisque à vous acharner sur un bon diable comme je peux en être un, et vous choisir un diablotin comme seule et unique arme, contre un bonapartisme assumé et triomphant en mouvement (ce régime ne sait pas lui même à quelles extrémités la crise va le mener), vous vous apprêtez à danser la polka tous les jours !

        Une vodka ? oui mais russe !

  19. Juannessy dit :
    11 juillet 2017 à 11 h 48 min
    “Je me demande à quoi ressemblerait un croisement entre Clo Clo et Eninel , qui ont au moins un chromosome compatible : la certitude que leur propre idéal ou absence d’idéal est un modèle pour l’humanité .”

    Peut-être un peu un mec comme toi, un indécis.

    Celui à force de ne pas choisir, qui finit par se prendre dix coups de bâton et dix coups de fouet !

    Une vodka russe à toi aussi cher camarade Jean !

    Vive le centenaire de la révolution d’Octobre !

    1. Ça me rajeunit pas . J’étais à l’ex Leningrad pour les cinquante ans !

      Mais en cinquante ans , c’est vrai que je ne me suis pas décidé entre Trotski , Lénine et Staline , même avec un handicap à Staline et un bonus à Trotski .

      1. Na zdrowie ! ( en polonais )

        Za tvoyo Zdo’rovye! ( en russe . Dans sa version vouvoyante , à l’époque , je comprenais : ça va chier Dorothée !) .

      2. Je n’irai pas jusqu’à me transformer en Yvannessy ou Vanianessy .

        Quoique : “Yvannessy se lève , il faut tenter de vivre” , ça le fait pas mal .

  20. Pour ce qui concerne le visage du Ministère de la santé

    le ton : suave, plaintive, cajoleuse
    le contenu : “eux ont peur, l’état n’a pas peur, ayez confiance”
    Dormez, dormez. DORMEZ!
    ” ça marche ça fonctionne ça a sauvé des MILLIARDS”
    De dollars.
    ça me fait penser à la loi de l’offre est de la demande pierre angulaire de la théorie économique
    “la société n’évolue pas en même temps que le PROgrès voire qu’elle régresse”
    PROductifs, on vous dit

    Ah oui, pardon Patrie de Pasteur et cie
    Tu bouges un cil : t’es un révisionniste ou un illuminé
    Un droit d’inventaire plus construit qu’une voix plaintive peut-être?

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