Monsieur Macron, s’il-vous-plaît…

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Monsieur Macron, s’il-vous-plaît, que le nombre d’emplois éliminés d’ici 2050 soit de 50% comme le disent certains ou de 30%, comme le disent d’autres, que d’ici 100 ans ce soit la totalité des emplois qui aient disparu ou seulement 98% d’entre eux, peu importe, parce que, quoi qu’il en soit, c’est se payer la gueule du monde que s’efforcer de résoudre la question du travail sans la remettre entièrement à plat dans le cadre qui est le sien de sa disparition massive du fait de l’automation et de l’informatisation galopantes.

Monsieur Macron, s’il-vous-plaît, “ne pas décourager les éventuels créateurs d’emploi” en réduisant l’impôt sur les grosses fortunes, alors que le nombre de richissimes dont le patrimoine équivaut à celui de la moitié la moins riche de l’humanité est tombé en deux ans seulement de 62 à 8, c’est se payer la gueule du monde. Voulez-vous que ce nombre tombe à un ? ou à moins encore ? et qu’on dise un jour prochain que les possessions de la moitié la plus pauvre du genre humain correspondent à 67% ou 68% de la fortune du pacha X ou Y, confortablement assis sur le travail des autres ?

P.S. Monsieur Laurent Berger, s’il-vous-plaît, souhaitez-vous que l’on affirme que vous vous payez la gueule du monde en prétendant d’une part représenter les travailleurs, et en vous affirmant d’autre part simplement “déçu” par les annonces d’aujourd’hui, et en n’appelant pas à la manif du 12 septembre ?

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163 réflexions sur « Monsieur Macron, s’il-vous-plaît… »

  1. Le problème n’est pas tant celui du montant des capitaux possédés que des intérêts “exigés” par ces ultra richissimes pour rémunérer les capitaux possédés.
    Pour l’entreprise, couts salariaux et coût du capital, c’est des coûts. Les dividendes perçus par les plus riches ne sont pas consommés en totalité par les plus riches, car c’est d’un point de vue pratique impossible. Ils reviennent dans le système sous forme de prêts ou fonds propres, donc entretiennent la machine qui fabrique l’augmentation de la fortune des richissimes si les taux d’intérêt servis ou perçus sont supérieurs à la croissance.

    Comment casser, brider cette machine qui courent à sa perte ? Attendre sa perte ? pas très responsable !

    Problème démocratique : la fortune donne du pouvoir à ceux qui la possèdent. Bill Gate finance des vaccins en Afrique. Est-ce la meilleure allocation d’actifs pour l’humanité ?

    Que se passerait-il si l’on supprimait le taux d’intérêt. Peut-on imaginer un monde à taux d’intérêt nul ? Si oui à quelles conditions ?

    Quand une société avancée fabrique des pauvres, l’Etat est obligé de mettre en place un système redistributif. La redistribution se fait chaque année, le one shot illustré par Vigneron n’est qu’une illustration. Ce qui est en jeu, ce sont les 10% annuels d’intérêt que génèrent le patrimoine possédé par les plus riches qui accroissent le pouvoir de décision économique des plus riches.

    Il va falloir faire preuve d’imagination et savoir où nous voulons aller collectivement pour trouver la bonne solution.

  2. J’ai oublié de dire que je partage l’idée que le travail va diminuer. Il faut s’y préparer.
    Ce n’est pas inclus dans le programme du premier quinquennat de EM. Je pense que ce sera un point central du deuxième quinquennat.

    On verra !

    1. C’est un éternel classique : il faut donner du temps au temps disait certain .

      C’est pas forcément faux ( c’est même toujours vrai ) , mais si les oppositions sont toujours dans leur rôle et essence en mettant en avant une impatience ou la démonstration d’incohérences gouvernementales , un gouvernement digne de ce nom serait dans le sien en s’assurant que la vision du monde qu’a le pays et la sienne sont bien compatibles .

      Expliquer sa politique en la mettant en perspective , est la moindre des choses . Être en phase avec la perspective que se donne la population ( si elle en a une ),est la seule solution pour se donner de façon pas trop violente , le temps nécessaire à ce qu’on ambitionne .

      Bref , plutôt que “on verra ” au jour le jour , voir l’horizon commun , s’il y en a un .

      Sinon on ne verra jamais rien .

    2. En attendant, par exemple, la suppression des emplois dans les banques de détail, notamment à BNP Paribas s’effectuent maintenant, avec des méthodes non orthodoxes… pour rester soft. Les syndicats, de leur côté, sont en revanche très très soft pour défendre ces gens, ce qui écorne encore davantage leur image.
      Les emplois disparaissent maintenant ; attendre le deuxième quinquennat est trop tardif. Si, ni du côté gouvernemental, ni du côté syndical le sujet n’est pas débattu dès maintenant, le mépris pour les institutions va monter d’un cran avec le risque de dégrader l’image de la démocratie aux prochaines élections.
      Pendant sa campagne Macron affirmaient que la pédagogie était essentielle, qu’il fallait expliquer…. Quelle magnifique démonstration !
      Quant aux syndicats, ils ont pris des cours pour creuser leurs tombes en accéléré.

      1. Mouais …

        On peut aussi remarquer , par comparaison avec d’autres pays , que le taux de syndicalisation en France est bas ( de l’ordre de 8 % , pour environ 18 % pour la moyenne OCDE ) , mais la “présence “syndicale plutôt bonne ( 55 % contre 52 % OCDE ) , et surtout que le taux de couverture conventionnelle est très fort en France ( 93 % pour 55 % OCDE ) .

        Si l’on admet que c’était la forte place de la couverture conventionnelle ( les fameuses conventions collectives et accords de branches ) qui expliquait en grande partie le faible taux de syndicalisation ( ce qui est mon cas ) , on peut penser que les évolutions récentes ,via les ordonnances, devraient donner une chance aux syndicats de revoir une motivation pour se syndiquer en adhérant réellement , pourvu que la “présence syndicale ” reste à un bon niveau pour l’organiser et la récolter .

        Mais si les “mécontents ” futurs se contentent de promesse d’estrade ou d’envolées oratoires , le salariat sera vraiment définitivement out .

      2. @Armelle ( 3/9 à 13h23 ) écrit : …”Pendant sa campagne Macron affirmaient que la pédagogie était essentielle, qu’il fallait expliquer“…
        A propos d’explications , un nouveau ténor de confiance et de grande qualité vient d’être sélectionné dans l’équipe par Jupiter..
        Médiapart , ce vilain coquin , l’a rhabillé pour l’hiver… :
        http://blogs.mediapart.fr/edwy-plenel/blog/020917/le-fantome-de-l-affaire-cahuzac-habite-l-elysee?utm_source=global&utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5
        Extraits choisis : (je sais..je ne devrais pas..)
        Bruno Roger-Petit est de ces plumes mercenaires qui, depuis que le journalisme existe, en illustrent la part de servilité ou d’aveuglement, au service de puissances politiques, étatiques ou économiques. N’ayant aucune information originale, obtenue par le reportage ou l’enquête, à son actif, il ne s’est vraiment fait connaître que sur le seul registre de l’opinion, de l’éditorial ou du commentaire. Le qualificatif vieilli de « publiciste » lui convient bien, désignant un journaliste qui ne fait commerce que de ses partis pris et des intérêts qu’ils servent, de même que des publicitaires servent des annonceurs et leurs réclames.”

        S’il est vrai que le diable se niche dans les détails, alors cette nomination stupéfiante nous promet, sous la présidence d’Emmanuel Macron, un enfer en matière de rapport à la vérité des faits, à l’indépendance de la presse et à son devoir d’investigation. Comment ne pas la mettre en relation avec l’omniprésence d’une agence de communication au cœur de cette présidence, celle-là même qui prit en charge la défense du mensonge de Jérôme Cahuzac ? Il s’agit d’Havas “…

        . Mais c’est peu dire que les premiers signes sont déjà alarmants, témoignant d’une pratique politique d’Ancien Régime, fort éloignée d’une culture démocratique véritable . Celle-ci suppose en effet le respect d’un droit fondamental des citoyens : le droit de savoir tout ce qui est d’intérêt public, tout ce qui est fait au nom du peuple souverain et tout ce qui concerne l’action des pouvoirs publics. Sans droit de savoir, pas de citoyens libres et autonomes, c’est-à-dire suffisamment informés pour ne pas être pris au piège des propagandes communicantes et des idéologies partisanes.

        Nous voici donc prévenus : le nouveau porte-parole de la présidence de la République est un adversaire déclaré de ce droit fondamental, de ses informations qui dérangent l’entre-soi des puissants et de ses révélations qui réveillent l’opinion publique.

        Autant savoir…

      3. Juannessy

        Comparer le syndicalisme entre les différents pays européens me gène tant sa diversité est grande : adhésion obligatoire ou non, part et condition de co-gestion, rapport et/ou lien organique avec les partis politiques, pluralité plus ou moins grande des syndicats (pour rappel, un seul syndicat dans la métallurgie en Allemagne), existence ou non de négociations tripartites (Etat/syndicat/patrons).

        Entre un syndicalisme bureaucratique et cogestionnaire et un syndicalisme plus militant et revendicatif, entre l’obligation d’adhésion et le volontariat fondé sur une prise de conscience de la nécessité d’agir, le débat n’a jamais cessé pour savoir lequel des deux défend au mieux les intérêts des travailleurs.

      4. “Si l’on admet que c’était la forte place de la couverture conventionnelle ( les fameuses conventions collectives et accords de branches ) qui expliquait en grande partie le faible taux de syndicalisation”

        Il est vrai que les négociations de branches sont assez éloignées des salariés. Si, en général elles tenaient compte de la diversité des entreprises, par leur taille ou autres spécificités, la difficulté était dans le suivi des accords et l’accompagnement auprès des élus en sections sur le terrain.
        Intensifier les négociations c’est bien mais quid de l’adéquation heures syndicales/négociations/défenses individuelles ?
        Renforcer les accords d’entreprise au détriment de la branche me paraît risqué. En tout cas je ne suis pas certaine qu’il en résulte une augmentation du taux de syndicalisation.
        Par ailleurs, un chômeur (une bonne masse que celle-ci !) est exclu du syndicalisme, c’est bizarre non ?

      5. @Armelle :

        On peut en effet délibérer à l’infini des mérites comparés des syndicalismes de revendication et d’opposition au capital ou au patrons , et des syndicalismes plus ou moins associés à la vie de l’entreprise et aux prises de décisions .

        Je me bornais à relever que ce ne sont pas forcément les syndicats qui creusent leurs tombes . Leur rôle n’est d’ailleurs pas de se glorifier ou de se suicider , ça n’est pas l’enjeu de la partie .

        Simplement de relever que la faible syndicalisation en France est en partie du à l’existence ( jusqu’à ce jour ) de protection “automatique” apportée par les conventions collectives historiquement arrachées par des …luttes où les syndicats ont eu un rôle prééminent , et que le salarié d’aujourd’hui l’avait un peu oublié . Je me souviens d’une époque où ,à l’École Nationale Professionnelle de Saint Étienne , on apprenait à l’âge de 15 ans , entre un cours de math et un cours en atelier , la législation sociale .

        Le principal “risque” pour les syndicats , c’est l’affaiblissement structurel et systémique du salariat, qui , à défaut de creuser la tombe des salariés , les enfonce de plus en plus dans le sable , pour ceux qui restent .

        PS :il me semble qu’en Belgique , la syndicalisation est obligatoire pour avoir accès légal à certaines prestations ( dont revenus au chômage ).

      6. Bonsoir Armelle,

        Soyons réalistes deux minutes…

        Personne ne bosse dans une entreprise individuelle ici ? Avec juste deux ou trois clampins dont le patron ? Si oui, qui respecte le code du travail ? Et qui a envie d’aller à la baston en brandissant la menace d’un syndicat ? Franchement, on se fait rincer à longueur de temps et avec juste le droit de la fermer, sinon je te dis pas l’ambiance ! Alors les accords d’entreprise, mwarf !… Faudrait qu’il y ait discussion d’abord mais ça, faut pas rêver, c’est pas prêt d’arriver. Alors tu bosses, tu fais ce qu’on te dit, comme on te dit, dans les conditions qu’on te dit et sinon : “tu peux toujours aller voir ailleurs si c’est mieux !” La v’là la discussion, fermez le ban. Dans le meilleur des cas, t’arrives tout juste à te faire payer tes heures, les majorations t’oublies, et prendre les congés n’en parlons pas.
        Là, en arrêt maladie longue durée, j’ai quand même failli mourir, ce à quoi j’ai droit c’est “en gros t’es arrêté tout l’été” (dixit le boss), “t’as juste pas le droit de travailler quoi !” (la collègue), alors la négo, la solidarité, les syndicats, la loi, le reste… C’est à mourir de rire, si mourir c’était pas si naze.
        Toutes ces discussions théoriques et les grands principes et tout le toutim ça vaut peut-être dans les grosses boites, l’éducation nationale ou l’administration mais pour le reste, c’est du vent, du flan, du pipeau rien que d’la trompette ! Avec la rupture conventionnelle c’était déjà bâché, ça va juste nous transformer en chair à canon, point barre.

        Désolé Armelle, je vois bien que vous n’étiez qu’un prétexte… Comment ils disent dans les R.H. version hitman : “nothing personnal” ! 😉

      7. 2Casa dit :
        3 septembre 2017 à 22 h 11 min

        Vécue il y a quelques dizaines d’années (donc bien avant Macron et même Thatcher) :

        licenciement durant une maladie dans une “petite boîte” preuve par certificat médical. J’ai attaqué aux Prud’hommes et j’ai perdu !

        mais il y eu une morale : j’ai retrouvé ce patron faisant la manche (sa famille du 7ème arr. – bien plus chic que le 16è – l’avait vidé), il avait fait faillite ! j’avais été sa comptable et l’avais mis en garde contre sa manière de faire trop de stocks (trop d’achats) et autres erreurs !

      8. 2Casa

        Oui je suis bien d’accord avec vous en ce qui concerne les négociations d’entreprise avec des élus également salariés de cette même entreprise. Même “protégé” ils en prennent plein les mirettes, ou alors, ils se conforment aux positions du patron, ce qui est le cas pour l’exemple que je citais plus haut.
        Les négociations d’entreprise constituent un risque réel et sérieux pour les salariés.
        Si les mandatés de branche négociaient en entreprise, ce serait différent je pense mais cela pose la question de la répartition du temps syndical.

        Juan
        Moins de salariés : moins de syndicalisme et plus de syndicalisme du tout pour les chômeurs.
        En attendant, ce n’est pas une raison, pour ce qu’il en reste, de faire la part belle aux réformes ultra libérales ou encore de regarder filer les licenciés avec résignation.
        De plus, on entend peu de choses sur l’évolution de l’emploi, sur sa disparition vitesse supersonique.
        Sauf en cas de grève, les syndicats ne communiquent pas suffisamment à l’interne et quasiment pas à l’externe.
        Quand faute de salariés, la mort des syndicats s’avère annoncée, la mobilisation aurait du être toute autre.
        Espéreraient-ils, par hasard, faire adhérer les machines ?

      9. @2 casa :

        L’histoire de “l’arrêt maladie ” est instructive , quand on veut bien se poser la question d'”où ça vient?” , des liens entre travail , corporation , mutualisme , syndicalisme , financement du risque et des retraites , “sécurité sociale” . ( tiens on réentend parler des jours de carence …)

        Ça n’est vraiment pas le moment de dénigrer et affaiblir les syndicats, qui ne pourront par contre pas porter sur leurs seules épaules la lâcheté et la niaiserie citoyenne , pour des combats qui ne sont pas de leur fonction .

      10. @Armelle :

        J’écouterais davantage votre propos , si ma sœur , mon frère et moi n’avions pas été tous trois délégués syndicaux (dans trois syndicats différents : CGT , FO , CFDT ! ) .

        La mobilisation des chômeurs est une tarte à la crème , surtout depuis dix ans . Si les syndicats ( dont certains ont fait plusieurs tentatives dans cette direction ) ne sont pas sans reproches ,il est stupide et à contre sens de leur imputer la faiblesse de la structuration des forces et enjeux de cette partie structurelle croissante de la population .

      11. Ah marrant ça tous ces syndicalistes dans le coin, moi même j’étais représentant MEDEF dans ce qui était feu les ASSEDIC. Bon, j’ai atterris complètement par hasard par un concours de circonstances fortuites et je détonnais complet dans le binz. Le gars que personne attend ici en fait, l’intrus, le cailloux, l’ectoplasme, et chaque fois qu’il l’ouvre tout le monde regarde ses pompes, de chaque côté de la grande table, sauf les administratifs qui s’en payent une bonne tranche. Mais j’ai beaucoup appris. Autour de la table, chaque mois, Patronat et Salariés on claquait entre 10 à 15 millions d’euros en formation, et autres astuces en tout genre pour alimenter les caisses. En revanche on mange bien ensuite dans ce genre d’organisme paritaire, sauf la CGT qui venait peu ou pas du tout, fidèle d’entre les fidèles. En revanche la CFDT et FO ça bouffe à tout les rateliers, la CGPME aussi comme l’UPA.

      12. La collaboration entre délégués syndicaux et mandatés de branches a diversement existé en effet.
        Les syndicats rencontrent certes des difficultés qui ne sont pas de leur fait. Face à cela, les revendications auraient du être revisitées.
        Evidemment il n’est pas temps de mettre dos à dos syndicats et salariés.

      13. Juan,

        Voilà qui illustre ce que je voulais dire et la déconnexion avec la réalité de ce blog : la journée de carence dans l’éduc nat peut-être mais en ce qui me concerne c’est 7 jours que j’ai pris dans la vue au début de mon arrêt… Je vous fais suivre ma fiche de paie quand vous voulez !

        Pffff

        Vous savez quoi, les vrais galériens, ils parlent pas sur le blog de Jorion, quand bien même ils le liraient. Ils sont au taf et quand ils en sortent ils ont pas envie de se prendre la tête… Ils sont nazes, ils en ont marre et ont encore une vie à mener, les courses, les gnards, les galères, la bagnole qui marche pas et les emmerdes par dessus la tête.

        Continuez à théoriser, réfléchissez aux grands équilibres, à la morale et à l’action politique mais pour le réel, franchement, c’est hors cadre ! Internet c’est une bulle, ici, c’est une bulle, comme un truc à pression positive qui laisse l’atmosphère extérieure au-dehors…

        Les gens ils marnent, ils ferment leur gueule et ils galèrent. Au mieux ils échangent des photos sur FB et des blagues, au pire ils s’insultent sur les forums YT et ils votent FN pour 25% d’entre eux à cause de ce que je vous dis : le réèl.

      14. @2 casa :

        Vous n’êtes pas obligé de me croire mais j’ai 2 ou 3 galériens parmi celles et ceux qui me sont chers . J’ai donc quelques notions de première main sur la galère .

        Ce n’est pas le blog de Paul Jorion qui va leur rendre le sourire demain matin . Les syndicats y ont quelques petits atouts . Mais les galériens n’ont de meilleur avenir que par eux mêmes … en s’appuyant sur les syndicats et les perspectives du blog de Paul Jorion , peut être plus surement que sur les forces politiques du moment qui n’ont pas encore de clé adaptée à la serrure .

      15. Ô oui, vas-y Cloclo. Raconte. Des noms, ceux aussi des restaus, ceux de la cégète aussi, qui paient les notes ?, et ça dort où tout ça ?

        De l’inceste social sur un blog étatique. Ça, ça a de la gueule ! Bien mieux que vos interventions dilettantes, Cloclo. Et ça les explique. Des faits humains, de la collusion… ça changerait des lettres aux autorités et des “S’il vous plaît”.

  3. @Otromeros
    “expliquer…”

    C’est que ce terme n’a pas la même signification…
    * pour un enseignant,
    * pour un journaliste,
    * pour un politique…
    😉

    1. @Juannessy
      2 septembre 2017 à 18 h 04 min

      Idem. Patrick Artus n’est pas Margrethe Vestager, oeuf corse.

      L’échec du fisc face à Google est celui de notre politique fiscale internationale
      Par Jérôme Turot, avocat fiscaliste, ancien membre du Conseil d’Etat – 30 juillet 2017 à 19:36
      “La solution radicale consisterait à sortir du carcan de l’établissement stable. Il faut imposer les entreprises là où se réalisent les recettes. Le droit fiscal international pourrait s’inspirer… du droit fiscal américain : les sociétés étrangères sont imposables aux Etats-Unis dès qu’elles réalisent du «trade or business» sur leur territoire. Pourquoi ne pas imposer les entreprises américaines selon les principes américains ?”
      http://www.liberation.fr/futurs/2017/07/30/l-echec-du-fisc-face-a-google-est-celui-de-notre-politique-fiscale-internationale_1587100

  4. Au risque de jeter un pavé dans la mare, je trouve que La France Insoumise est remarquable sur sa stratégie politique/médiatique et dans les idées proposées.
    Je vois déjà les analystes économiques qui barbotent dans ces commentaires me sauter à la gorge, mais c’est pas grave.

    Au delà des solutions politiques que proposent LFI, sur lesquelles il serait un plaisir de discuter avec vous tous, il s’efforcent de se positionner en alternative. Ce bout de vidéos en parle de manière intéressante: https://www.youtube.com/watch?v=QkffC7695kE

    M.Jorion, en tant que lecteur de longue date de vos écrits sous toutes ses formes, je dois me rendre à une certaine évidence. Vous avez un sacré paquet de bonnes idées, mais la stratégie politique n’est pas votre fort. Pourquoi diable s’être battu pour porter notre ami Piketty à la candidature présidentielle (ce qui était fort peu probable) alors que vous pourriez porter certaines de vos idées dans un mouvement politique réel, qui j’en suis sûr possède l’oreille pour les entendre, voire même en écouter certaines.
    Je ne comprends pas ce qui vous empêche de vous y mêler afin d’inscrire votre courant de pensé dans le mouvement politique?
    Il y a bien une posture à prendre entre le militantisme, et l’hermétisme dont vous faite preuve avec ce mouvement.

    Vous sous estimer la puissance des idées. En ces temps sombres, et je crois que c’est ce qu’il me plait dans la démarche de LFI, il n’y a plus que la force des idées pour combattre. Ils ont des fusils, ont a des idées, le combat est équilibré. Ça se jouera sur le courage.

    1. Pour sûr des idées y z’en ont, des tonnes, des 13 à la douzaine. Comme l’idée d’inviter un Berruyer en héraut de la liberté de la presse à votre Université d’été, du genre qui vous élimine instantanément, vous et vos tonnes et autres treize à la douzaine, du champs des idées recevables par tout être même modérément préservé de la démence post-factuelle trumpo-mélenchienne.

      1. Hum, je suis pas sûr de comprendre. Vous pensez que c’était une mauvaise idée d’inviter Berruyer?

        “… tout être même modérément préservé de la démence post-factuelle trumpo-mélenchienne”
        Là, je vois pas bien de quoi vous parlez.

        1. C’est au choix, ou bien c’est FI qui se trompe en invitant Berruyer, ou bien c’est Radio Courtoisie qui se trompe en invitant Berruyer. Mais assurément, un des deux se trompe, non ?

      2. Oh tu sais bien Julien que le petit actuaire-blogueur télégraphiste putinien a fait bien mieux encore, témoigné d’un oecuménisme plus militant encore, jusqu’à fournir E&R en matériel de propagande pendant des mois et des mois…

    2. Il me semble que Paul Jorion a déjà expliqué depuis deux à trois ans pourquoi celui qui “a des oreilles” n’a que des oreilles .

      L’idée aussi que s’il doit approcher de plus près la “politique” , ce serait plutôt en Belgique .

      Au demeurant , en ce qui me concerne , je préfère que les mouvements politiques s’insèrent dans les “courants de pensées ” (et même les pensées tout court ) , plutôt que le contraire .

      1. @Juannessy
        Je ne vois pas en quoi il faudrait qu’un mouvement politique s’insère dans un mouvement de pensée. Quand la FI propose la règle verte, c’est ce qu’elle fait vis à vis du courant écologique… En fait, c’est très caricatural comme vision. Je pense qu’il y a un chevauchement des deux plutôt.

      2. Je ne suis pas sur que ” le courant écologique” se reconnaisse forcément dans la digestion qu’en a fait la FI ( et pas qu’elle d’ailleurs ).

        Chevauchement ? Bizarre , bizarre …

        Je voulais précisément dire que je redoute la politique qui fait son marché dans celui des idées , alors que la mutation qui nous occupe exige que ce soit “l’Idée” ( on pourrait dire paradigme pour faire plus savant ) qui structure une offre politique encore inédite .

        Mais on ne trouve pas facilement des idées sous le sabot d’un cheval .

    3. Il est pas ou n’était pas à Nouvelle Donne le Berruyer ? Un nid de fascistes et racistes bien connus non ? Il a de l’audience, beaucoup même dans sa catégorie de blog.

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