Sous l’argument de la république la réalité de l’empire, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Qu’aurait voté le poète républicain Victor Hugo à l’élection présidentielle de 2017 ? Pour qui a-t-il pu voter à la première élection présidentielle au suffrage universel en 1848 ? Pour Cavaignac (Fillon) afin de barrer la route aux républicains révolutionnaires socialistes ou Louis-Napoléon Bonaparte (Macron) pour faire advenir la réforme sociale-libérale de l’ordre déchu de la Monarchie de Juillet ? Ou alors Hugo aura donné un vote romantique à son ami poète démocrate Lamartine (Hamon). Le choix de 1848 est simplifié par rapport à 2017 car à l’époque les partis populaires ou populistes n’ont pas encore eu le temps d’émerger dans le débat politique. Point de “France Insoumise” ou de “Front national” pour emmener le peuple sur les chemins de la subversion de l’ordre libéral bourgeois. Finalement, le prince président de la Seconde République lui-même instaura son propre règne du Second Empire.

Cette transformation est déjà accomplie dans les faits en 2017 puisque la Vème République a été intégrée au IVème Reich européen : une puissance invisible aux peuples gouverne déjà quelque part entre Bruxelles, Francfort, Paris et Londres. Nous attendons maintenant le rétablissement formel du suffrage censitaire avec l’élection du président de la république par des députés dument mandatés par les “marchés financiers”. Sera-ce la fonction du nouveau parti présidentiel ?

Partager :

64 réflexions sur « Sous l’argument de la république la réalité de l’empire, par Pierre Sarton du Jonchay »

  1. C’est bien vu.
    Mais n’attendez pas le rétablissement du suffrage censitaire. Il est essentiel à la solidité de l’empire que les apparences restent démocratiques.
    D’ailleurs, autre exemple de curieuse superposition institutionnelle : le premier empire n’a-t-il pas été proclamé dans le cadre des institutions républicaines. Wikipedia : “Dans la Constitution de l’an XII, il est précisé que le gouvernement de la République est confié à un empereur héréditaire”.

    1. Le régime de Napoléon III s’est achevé avec la Commune. N’attendons pas autant avant d’agir.
      LE 12 SEPTEMBRE, L’HEURE DE LA MOBILISATION, PARTOUT EN FRANCE
      Contre la Loi Travail XXL et les ordonnances mobilisons-nous pour nos droits et défendre nos intérêts !
      ::: Les ordonnances du gouvernement (textes bruts)
      https://drive.google.com/open…
      ::: Carte des mobilisations
      https://goo.gl/fstjn1

      1. Je ne voudrais pas avoir l’air de m’opposer à la mobilisation, mais il me semble qu’historiquement le second empire s’est involontairement auto-dissous en déclaration la guerre à la Prusse qui ne demandait que ça, la IIIème République étant proclamée à Paris par Gambetta le 4 septembre 1870, deux jours après la défaite de Sedan, et des mois avant la Commune.

        Le révisionnisme gauchiste, ce n’est pas mieux que le révisionnisme droitiste.

  2. “Cette transformation est déjà accomplie dans les faits en 2017 puisque la Vème République a été intégrée au IVème Reich européen : une puissance invisible aux peuples gouverne déjà quelque part entre Bruxelles, Francfort, Paris et Londres.”
    Eh pan! encore un coup sur l’Europe…..alors ok, elle est imparfaite cette Europe mais n’oubliez jamais que c’est celle que veulent les nations Européennes…un truc technocratique sur lequel on peut taper et lui faire porter tout les tords du monde….et cela marche…. encore la preuve….Quand vous aurez compris que ceux qui pilotent l’Europe se sont les chefs de gouvernement des vieux pays et qui veulent surtout pas laisser l’Europe se charger de leurs affaires…..Eh oui, si demain, on a un ministre Européen des affaires étrangères cela va grincer des dents dans les chancelleries nationale, si demain on a un chef des armées Européen cela va grincer des dents dans les états majors nationaux , si demain on a un Président Européen cela va grincer des dents dans toutes les capitales Européennes….Ne nous trompons pas de combat aussi imparfaite que soit la construction Européenne, elle représente le seul espoir pour le monde de voir des pays s’unir et modifier leurs frontières et cela SANS sortir des canons….si l’Europe échoue c’est encore un espoir de plus qui s’envole!
    Quand on voit les problémes du futur: surpopulation, inégalité, tension écologique, raréfaction des ressources naturelles , migration, etc….si un projet de collaboration très avancés entre pays comme l’Europe échoue, il restera quoi pour régler ces problémes. C’est quoi le modèle de coopération qu’il reste???l’OMC?, l’ONU? Actuellement dans le monde, il n’y a rien de bien plus excitant que la construction Européenne. C’est un laboratoire dont il faut espérer qu’elle deviendra un exemple pour d’autre région du monde. Si elle échoue, il nous restera que le seul autre mode de règlement de conflit que l’on connaisse: la GUERRE et croyez moi celle là il suffira pas de se planquer dans des caves pour survivre mais vous aurez intérêt à trouver des grottes très profondes, très,très profondes…..

    1. Vous avez raison, l’Europe est un bouc émissaire bien commode.
      Vous avez raison, tout doit être fait pour favoriser la concertation entre les pays européens.
      Question : le machin bureaucratique qu’on appelle EU et qui se prend pour l’embryon d’un État fédéral est-il, à terme, en l’état, viable ?

    2. à Pierre,3-9 2017 ,12h37
      La guerre comme “mode de règlement des conflits”?Je n’aime pas… ,mais pas du tout ….et vous?

      1. Le monsieur te dit justement que ça a été LE mode de règlement des conflits en Europe pendant des siècles, avec en l’espace de 3 siècles deux guerres de trente ans qui comptent parmi les plus meurtrières, sinon LES plus meurtrières, de l’Histoire humaine.

    3. @Pierre

      Vous êtes de ceux qui préfèrent la PAIX à la LIBERTÉ.
      Et après la Sainte Europe, un gouvernement mondial (cher à Mr Attali) ?
      Croyez-vous vraiment que dans un tel gouvernement avec 7 ou 10 milliards de “citoyens” le mot démocratie aurait encore un peu de sens ?
      Il y aurait de la SÉCURITÉ peut-être et les guerres seraient rebaptisées opérations de police, c’est tout (pour la gendarmerie du monde appelez les US, ils ont de l’entrainement) .
      Vous seriez content alors, mais vous et nous serions sûrement plus asservis encore que nous ne le sommes déjà (délivrés/delestés de notre souveraineté par l’Empire, ce que décrit monsieur Sarton du Jonchay ici même).

      Agiter Croquemitaine n’a jamais aidé à réfléchir.

      1. Oui, moi je suis pour la paix ET la liberté. En clair : inspiré par la République Bolivarienne du Vénézuela, par l’héroïque République de Cuba, havres de paix et de liberté.

      2. @vigneron
        Votre message ci-dessous :
        Vous vous surpassez question caricatures/anathèmes ! Quel rapport ?

        J’aime bien la position équilibrée, donc fragile, exprimée par Emmanuel, plus loin. Il ne nie rien, il propose. C’est plus que je n’ai fait. Et…
        …non, je ne suis pas un Infâme suppôt de FI ou je ne sais quel soutien de Castro/Maduro ; c’est ridicule et un peu court.

      1. Ce billet là me semblait pertinent ( et pourtant il est d’entrée délicate).

        Celui objet des présents commentaires beaucoup moins ( et pourtant , il est simple ).

        Mais les choses pertinentes sont plus difficiles à commenter que les choses trop simples . Ce qui implique plus la qualité des commentateurs que celle de l’auteur .

    4. “…..alors ok, elle est imparfaite cette Europe mais n’oubliez jamais que c’est celle que veulent les nations Européennes…”

      Il me semble qu’en 2005, les peuples à qui on à posé la question ont été clair sur ce sujet, en dépits d’une marré médiatique eurolatre.
      Mais peut être n’êtes vous pas au courant ?

  3. Je suis assez ignorant en histoire mais je ne suis pas certain que Victor Hugo ait été républicain en 1848.Je demande l’arbitrage d’un blogueur averti.
    Qu’aurait-il voté en 2017?
    Faisons tourner les tables!

    1. Hugo a soutenu Louis Napoléon Bonaparte contre Cavaignac en 48 via l’Evénement, l’organe hugolien plus qu’officieux.

    2. Il faut relire Jean-Noël Jeanneney .

      Par contre je sais qu’en avril 1851 il disait :” ce gouvernement , je le caractérise d’un mot : la police partout et la justice nulle part” .

      Et le 2 décembre 1851 , c’était le coup d’état de Napoléon le petit .

      Mais à l’époque , le monde était un peu différent , car le même Hugo pouvait déclamer en septembre 1970 , à son retour d’exil : ” sauver Paris , c’est sauver le monde . Paris est le centre de l’humanité …”

      Les assimilations bonapartesques ont donc leurs limites .

      La paix européenne pour sauver le monde reste d’actualité , par contre .

      1. Juan, en 48 pour Hugo et les conservateurs l’ennemi c’était la clique du National, les Républicains modérés autour de Thiers et donc Cavaignac, la République bourgeoise.
        Il aurait pu soutenir ceux de la Montagne et donc Ledru Rollin, mais non, plutôt un Bonaparte qu’un Cavaignac ou qu’un “démocrate-socialiste”…

    3. Lors donc des 1ères élections présidentielles au suffrage
      universel en France,en 1848,Louis Napoléon Bonaparte
      l’a emporté avec près de 75% des suffrages exprimés,et plus de 55% des inscrits.A part Ledru Rollin,détesté par la
      droite,qui obtint un peu plus de 5%,seul le Général
      Cavaignac,fit un score “honorable”( de près de 20%)
      Il faut observer que Louis Napoléon,qui écrivit en 1844,une “brochure” socialiste intitulée “De l’extinction
      du paupérisme”,avait environ 4O ans,et sa caractéristique,outre d’être assez “libéral”,était avant
      tout,aux yeux du public,le neveu de l’Empereur Napoléon,(qui mit largement comme on le sait à feu et
      à sang l’Europe entière,et pas l’Europe seulement
      éventuellement…..)
      Qu’a bien pu voter Victor Hugo,lors de ce scrutin
      secret?Peut-être les historiens compétents ont-ils la
      réponse ou un sentiment qu’ils pourraient faire partager.Si l’on constate que dès 1852 Hugo,je crois,
      publiait un texte intitulé s’en prenant à “Napoléon le
      Petit”,on peut supposer qu’il n’a pas voté pour ce futur
      “empereur”(un empereur “en pire” en quelque sorte,LOL).”En même temps”Louis Napoléon était soutenu par l”Evènement”de Victor Hugo….avant le
      vote..Bref le
      mythe de l’oncle a du jouer de toute façon.
      A défaut d’un point de vue d’historien véritable,on est
      condamné,sur cette question difficile,à “faire tourner
      les tables”,avec ou sans Victor Hugo présent dans l’au
      delà….(cela dit,élève de Claude Jamet en classe de 1ère
      du lycée,j’étais devenu,à son contact également hugo-
      lâtre,et donc,nécessairement “pacifiste”).(je ne me souviens pas qu’il ait précisé quoi que ce soit à ce sujet,
      mais peut-être son fils Dominique Jamet,a-t-il un avis
      sur cette question(?) ).
      ,

      1. Hugo s’est fait niquer par Louis Napoléon, comme les autres il n’a rien vu venir et l’a soutenu pensant profiter, comme les autres aussi, de sa prétendue nullité.

    4. Victor Hugo fils de général d’empire n’était pas républicain en 1848 contrairement à Lamartine républicain modéré qui avait présenté sa candidature face au futur Napoléon III et autres.
      Cependant il participa à cette époque avec le même Lamartine à la répression des ouvriers manifestant contre la suppression des ateliers nationaux. Ces “fautes” qu’il reprocha à Lamartine et qu’il fit lui même il essaya de les compenser dans ses écrits. Extrait lettre à Lamartine lorsque Hugo était en exil : “Les Misérables ne sont autre chose qu’un livre ayant la fraternité pour base.” Tous les deux étaient contre la peine de mort (voir discours de 1848) qui ne fut effective en France comme vous le savez qu’en 1981…. Georges Sand qui était à l’époque de la révolution de 1848 plus “socialiste que les socialistes” était devenue à la fin de sa vie une parfaite réactionnaire. Ce qui souvent est le cas chez bon nombre d’hommes politiques ou d’intellectuels. J’aime mieux le parcours d’un Victor Hugo élevé dans l’esprit royaliste par sa mère dont il s’est finalement fort éloigné. Il demeure l’un des plus grands poètes français.
      Quant à ce qu’il aurait fait en 2017 “les prévisions sont difficiles surtout quand elles concernent l’avenir.” Pierre DAC

    1. Pour ne pas désespérer PSDJ , j’ajouterai qu’il peut être pertinent même quand c’est long et moins accessible !

    1. Les vraies questions finissent par ressortir, c’est stimulant (et rassurant) en cete période de rentrée

  4. une puissance invisible aux peuples gouverne déjà quelque part entre Bruxelles, Francfort, Paris et Londres

    Huhuhuhuhu…
    Finalement, le PSDJ, on le préfère imbitable.

  5. La succession issue du vide de l’abstention laisse une place vacante à l’invraisemblance.
    Pour nommer ce boulevard, faudra peut-être attendre un peu. Mais on peut pêcher par anticipation, c’est même recommandé.

  6. ” la Vème République a été intégrée au IVème Reich européen “.
    Expression ridicule, pourquoi pas ” la RFA intégrée au 4ème empire”?
    Cette expression ne démontre que la dérive chauviniste de son auteur.
    Qui gouverne l’ Europe ?
    C’est clair: le conseil européen, à savoir l’ensemble des chefs des gouvernements ELUS selon les lois des nations avec en général un droit de véto.
    Exemple: le premier Maltais, comme le premier Français, comme… peuvent chacun s’opposer à une décision de “Bruxelles” (imaginons , en France, l’Alsace s’opposer à “Paris”). Il s’agit d’une démocratie indirecte.
    Le parlement européen est quant à lui ELU au suffrage universel.Son pouvoir reste très limité., Il s’agit ici d’ une démocratie directe.

    Renseignez vous, ce n’est pas difficile.

    1. “Le parlement européen est quant à lui ELU au suffrage universel. Son pouvoir reste très limité., Il s’agit ici d’ une démocratie directe.
      Renseignez vous, ce n’est pas difficile.’

      On reconnais bien la, la propagande de la novlangue européiste :

      -1- Le “parlement” européen n’est pas un “parlement” qui dans la langage commun et l’esprit de séparation des pouvoirs de Montesquieu, désigne l’assemblée qui a le monopole des propositions de loi.
      or l’article 16 du TUE, remet les 3 pouvoirs (législatif, judiciaire et exécutif ) dans les même mains du conseil.

      Définition d’une dictature :
      “Une dictature est un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu’aucune loi ou institution ne les limite. La dictature est donc synonyme de régime autoritaire.”

      -2-” Il s’agit ici d’ une démocratie directe.”
      -Non, bonimenteur, c’est le principe d’une “démocratie” représentative.
      La démocratie directe existe quand le citoyen donne directement son avis sur un texte, voir, le propose.
      rien a voir.

      Je viens de réécouter en livre audio 1984 de George Orwell
      https://www.youtube.com/watch?v=ZeZariVnzbw
      On est en plein le truchement du langage façon novlangue !

      1. Ousque t’as vu que la Parlement avait le monopole de proposition des lois toi ? De ratification oui, de proposition nullement, nulle part.

  7. Saperlipopette ! On en est exactement au point où l’Europe (l’UE) est devenue exactement à la fois le problème et la solution. Verrouiller dans les traités de facto une orientation politique néolibérale, ça été une grande imposture. Plus près de nous, lisez l’article du Monde Diplomatique « L’enfer du miracle Allemand » – je cite (à la fin) : « de nombreux syndicats allemands retiennent leur souffle : « Les réformes Macron nous inquiètent énormément car elles risquent de tirer les salaires vers le bas, et de faire tâche d’huile chez nous (sic) », ou « L’évolution actuelle nous paraît tragique. On espère que les syndicats français ne répèteront pas nos erreurs » (re-sic !). (Voilà où nous tire le modèle européen, façon « IVème reich-européen »). Alors, oui, vite une autre Europe (mais le problème, c’est que c’est une incantation répétée depuis … 1965). Quant à l’argument de la guerre, peut-être, sauf que trop entendu et trop usé (soit dit en passant, c’était aussi la raison historique de la création de l’ONU). Pour aider le débat, il faudrait développer d’autres arguments. Pour moi, l’urgence serait d’organiser une grande instance délibérative représentative des peuples au niveau européen. Et pas ce simulacre où la politique est verrouillée et les orientations concoctées hors de vue et hors de contrôle des citoyens. Les gens comprennent de plus en plus, et si un virage n’est pas pris rapidement, il ne faudra pas s’étonner de la réaction…

  8. Je crois pouvoir affirmer qu’aucun/aucune des Orateurs/Oratrices Officielles de la FI n’aurait osé se fendre d’une telle caricature.
    C’est dire en un mot le niveau d’exaspération où se trouvent les héritiers post-modernes de la droite maurrassiennes, version sartonienne.

      1. Les caricatures sur ce blog de la part de Vigneron ça représente quelques millions de signes, et ça vaut ce que vaut la voix de son maître parlant de la dictature de Maduro, réponse de personnes compétentes, ni cons ni pétantes ici : http://melenchon.fr/2017/08/30/venezuela-venezuela/
        La surconsommation de métaphores nuit à toute démonstration, car un empire suppose un empereur, une dictature un dictateur, une royauté un roi, des états généraux pareil, le fascisme un chef de bande, etc. sinon de koi qu’on cause ?

      2. Complément : par définition si existent des OVNI, il ne peut exister des Objets Politiques Non Identifiés. Ils sont mal identifiés ; l’écart entre le discours de ceux qui le porte, les discours des contemporains journalistes, les analyses universitaires, les opposants, et la fabrique de l’histoire après-coup montre le souci d’une prétendue objectivité, d’où l’appel de la caricature à la pelle.

    1. (sourire )

      Je sens qu’on va revenir à débattre de République , Démocratie , Patriotisme , Nationalisme , et de Fédéralisme sous toutes ses formes les plus contradictoires .

      Pas forcément étonnant d’ailleurs , car , lorsque j’avance que la pensée anarchiste s’est jusqu’à ce jour cassé les dents sur le passage démocratique du local au mondial , tout le monde a en fait ses propres ratés pour réussir cet examen de passage .

      Et pourtant , il faudra bien à le réussir .

      1. Peut-on ajouter Système médiatique à la liste des choses à débattre ?
        Malgré sa “neutralité affichée”, le parti pris de celui-ci commence un peu à se voir.

    2. Merci vigneron, votre élégance nous permet, une fois encore, de vérifier ce vieil adage :

      Il faut être avare de notre mépris, il y a tellement de nécessiteux !

    3. Méchanceté gratuite. PSDJ a d’autres racines.
      D’autre part, il faut à la fois prendre en compte l’immense fierté des Allemands pour leur performances industrielles -et c’est un fait que l’Allemagne est l’usine du monde et une très grande productrice agricole, devant la France- et leur pauvreté absolue en matière de projets politiques , autres que préserver leurs avantages économiques ou d’exportation, c’est à dire un égoïsme d’atrabilaire …
      Parler de 4.ième Reich ou autre billevesée n’a pas de sens. Ils sont le centre de l’Europe par leurs poids et de par toutes nos faiblesses. Reconnaître que la seule activité française qui est “marche” est la création de chômeurs et nécessiterait donc un immense effort national, autres que les bricolages se succédant depuis plus de 40 ans. Tout cela rééquilibrerait naturellement l’Europe, et assurerait un autre départ et de nouvelles difficultés, bien sûr.

      Dernier point: l’Allemagne fédérale est une vraie démocratie représentative qui fonctionne. Le parlement, qui détient la souveraineté nationale -pas en France- protège contre les empiètements européens, si nécessaire -Pas en France, à nouveau…. L’Allemagne ne repréente aucun rique d’hégémonie autre que celui de nos faiblesses.

      1. L’Allemagne travaille au contraire à son hégémonie au sein des institutions européennes, notamment en plaçant ses pions aux postes stratégiques. Elle y travaille activement et trouve en effet peu de résistance de la part des autres pays dont la France. Il y a donc la fois une faiblesse française et une volonté d’hégémonie allemande qui va s’accentuer de manière dramatique avec le départ des Anglais, qui quant à eux étaient très vigilants en la matière. Enfin il y a nombre de Français qui n’ont rien à redire d’une hégémonie allemande et qui s’en accommoderaient même. Il ne s’agit plus alors de faiblesse mais d’un certain penchant “collabo”. Tout cela n’empêche pas l’Allemagne d’être un pays démocratique. On peut tout à fait être démocratique chez soi et dicter sa volonté à ses frontières et au-delà.

      2. Vous rentrez dans des détails qui nécessiteraient des exemples précis -dans cette ordre d’idée, les brits ont ou avaient fait de l’entrisme sérieux.
        Pour la France, les fonctionnaires ont toujours eut du mal à envisager une expatriation… Pour les autres, Bruxelles est (était) le filet de rattrapage des politiques ratés ou cramés, des rejetés de la democratie locale…presque.

      3. @Daniel,
        Voulez-vous dire que l’expression “IVème Reich” peut être désagréable pour quelques germanophiles germanolâtres ? Dans mon esprit le “IVème Reich” est un élément de langage d’origine française pour nommer aujourd’hui le tropisme germanophile de la bourgeoisie libérale française qui estime que le peuple en général et le peuple français en particulier n’a aucune capacité, ni donc aucune possibilité de se gouverner.

        Ce tropisme s’est manifesté explicitement pour la première fois en 1792 quand l’assemblée législative vote la guerre contre l’empire habsbourgeois. Deux intérêts tangibles immédiats : aller chercher au-delà des frontières de la France des butins de guerre qui remplissent les coffres vides du trésor public et enrôler dans l’armée de conscription le peuple qui s’agite à cause de la crise économique. Ce qui a changé à partir de la “réconciliation” franco-allemande de 1951, c’est que l’instrumentalisation géopolitique de l’impérialisme allemand par les libéraux français s’est parée du pacifisme et de l’européisme.

        En substance, la bourgeoisie libérale française a fait la Révolution en 1789 pour jouir sans entrave des privilèges et du capital conquis sur le second ordre de la “monarchie de droit divin”. Le problème immédiat qui s’est posé est que le peuple français mobilisé pour mettre à bas l’ancien régime voulait un nouvel ordre économique, donc un autre régime de gouvernement des biens communs, qui le prémunisse contre la faim et la misère. Or les libéraux français n’avaient aucune idée de ce que pouvait être concrètement ce régime de “démocratie sociale économique”. La moins mauvaise solution qui fut trouvée a été jusqu’en 1945, voire 1989 avec la fin de la “guerre froide”, de conduire le peuple dans la guerre extérieure permanente puis dans la menace de guerre .

        Le modèle politique et culturel allemand fascine les libéraux français depuis qu’un peuple français s’est formé au coeur de la scène politique française, disons au XVème siècle. Cette étape n’a jamais eu lieu au centre germanique de l’Europe. L’Allemagne a toujours été un amalgame de peuples, de cultures, de religions et de langues plus ou moins unifiés par une structure politique lâche, le “Reich”, incarnée par un empereur. Les libéraux français s’émerveillent de ce modèle allemand parce que la question du peuple et de son existence comme acteur de la politique et de l’économie ne s’y est jamais posée.

        L’Allemagne est depuis son unification moderne sous l’égide de la Prusse la perfection efficace du féodalisme : une myriades de corps régionaux, culturels, linguistiques, économiques gouvernés par une caste de féodaux solidaires par une structure politique impériale. Le peuple ou les peuples y sont naturellement gouvernés sans avoir à penser ni à dire par eux-mêmes ce qu’ils sont, ce qu’ils font et ce qu’ils veulent. Dans la culture politique allemande, les élites sont les élites qui gouvernent hors d’une conscience et d’une aspiration propres au peuple dont la nature est d’être gouverné par autre que lui-même.

        Quand en 1983, le gouvernement “socialiste” de la France a constaté que ses caisses étaient vides sauf a emprunter au Allemands pour ne pas dévaluer le franc, la démocratie libérale française a opté pour l’imitation du modèle allemand. Si le franc avait été massivement dévalué pour rétablir la compétitivité extérieure de l’économie française, c’eut été reconnaitre que la souveraineté nationale donc la prospérité du peuple français responsable de lui-même primait sur les intérêts des élites françaises mondialisées. Dévaluer le franc signifiait payer plus cher les importations, les investissements les voyages et les vacances à l’étranger.

        Dévaluer le franc signifiait que les Français riches se missent dans la dépendance du peuple français moins riche pour concevoir et distribuer le travail qui permettrait de produire les biens et les services qui bénéficieraient à tous ainsi qu’aux étrangers qui disposaient de ce que les Français ne pouvaient pas produire. Maintenir une parité de change ajustable entre la France et l’Allemagne impliquait que les élites françaises dussent rendre compte objectivement des résultats de la politique économique menée au nom de la nation française constitutionnellement souveraine.

        En imposant la fixité du change entre franc et deutschemark puis la non-mesure de la réalité du risque de change par la monnaie unique, les libéraux français ont inscrit la République dans le carcan impérial allemand où la responsabilité économique des élites envers le peuple et les peuples n’est pas mesurable. Le IVème Reich de l’euro est très concrètement un système d’économie politique où les règlements en monnaie et les investissements ne sont pas contrôlables du point de vue de l’intérêt général ni du pouvoir politique élu qui le représente. Le pouvoir financier des marchés et des banques se déploie hors de toute souveraineté des peuples et des nations : il n’y a pas de corps politique de l’économie, ni corps français, ni corps allemand, ni corps européen, ni corps mondial, ni corps social, ni corps intermédiaire. Bref le paradis libéral.

        Or, il y a bien une alternative au Reich libéral global monétaire et douanier : l’Etat-nation qui soit responsable de son économie politique au service du peuple devant lui-même et devant les autres Etats-nations par sa monnaie propre. La monnaie n’est plus alors une matière symbolique pour calculer des prix arbitraires au bénéfice d’une oligarchie hors sol. La monnaie est l’unité de compte d’une valeur ajoutée partageable par un même gouvernement de la justice, du droit et des choses au sein des peuples constitués en nations scalables par des États spécifiques en situation de se garantir réciproquement.

        La nation n’est plus un impensé d’une germanité universelle mais le corps actif de la loi partagée dans les peuples par une république commune. Les États sont les corps des nations qui permettent la valeur commune réelle, partageable et distribuable dans l’économie des prix en monnaie. Pour ce faire, il faut et il suffit qu’une monnaie soit le titre de capitalisation de la valeur ajoutée légale d’un et d’un seul État assis sur une nation locale, régionale, continentale voire mondiale. A cette condition d’indexation de la monnaie par l’unicité identifiable des États, les gouvernements des peuples deviennent économiquement et financièrement responsables en réalité justiciable.

        Avec des parités monétaires variables dans une chambre de compensation publique garantie par un État de droit financier commun à plusieurs nations dans un nationalité unifiée, un déficit de justice dans un État par rapport aux autres est réglé par la dévaluation de la monnaie de cet État. Inversement, une plus-value de justice d’une politique gouvernementale plus productive que celle des États voisins se règle par la dévaluation de tous les États en déficit net de “création de valeur internationale”. Techniquement, ce système monétaire d’économie politique au bénéfice des peuples par les États est le bancor proposé par Keynes à Bretton Woods.

        Le système de l’euro-reich est virtuellement keynésien en ce qu’il constitue une monnaie commune internationale utilisée dans une communauté de souverainetés nationales distinctes. Mais il est libéral par le fait qu’il n’a pas de limites visibles de nature géopolitique ; par le fait que la BCE est autonome dans sa politique d’émission monétaire ; par le fait qu’il n’y a pas de pouvoir judiciaire eurozonal qui juge de la légalité commune des objets sous-jacents à tout règlement en euro ; par le fait enfin que les institutions de justice européenne ne sont pas responsables de leur fonctionnement constitutionnel devant un pouvoir législatif et délibératif et un pouvoir exécutif spécifiquement européen indépendant des nationalités nationales.

        Pour qu’un paiement en euro soit la matérialisation d’un intérêt général de tous les peuples et de tous les citoyens européens, il faudrait que l’euro ne représente que la justice internationale européenne indépendamment des justices nationales évaluées selon les lois nationales différentes des États locaux. Il faudrait donc un État confédéral de l’eurozone avec son président, son gouvernement, son parlement et ses organes judiciaires travaillant exclusivement en euro convertible dans la monnaie de l’État fédéral allemand, de l’État unitaire français, de l’État italien, lombard, espagnol, catalan, écossais, bavarois, grec…

        L’existence d’un État confédéral de l’euro manifesterait une communauté européenne de garantie internationale réciproque d’une même économie européenne des droits du citoyen. Une économie de droits communs garantissant les droits spécifiques élaborés dans chaque culture nationale incarnée par un État propre. La convertibilité en euro commun des monnaies nationales et locales différencierait et financerait la relativité des prix selon la justice et la loi nationale qui les expriment. Une conception organique de la fiscalité se substituerait à son utilité libérale actuelle : assurer des rentes aux détenteurs implicites et irresponsables du pouvoir de marché, de police et de justice.

        La refondation de l’euro dans une confédération d’Etats-nations est une refondation des États en régulateurs de l’économie des nations au service des citoyens. La nationalisation européenne du marché des changes en euro sous la justice financière et fiscale de la Confédération implique que la monnaie n’est plus attachée au prix des choses mais au prix des droits des personnes physiques solidaires par des personnes morales. Les personnes morales ne sont plus des abstractions juridiques hors sol mais des réalités incarnées par des personnes physiques ressortissantes d’un droit confédéral commun quantifié en monnaie commune.

        Les Etats ne sont plus en compétition pour capter une épargne hors sol détachée de droits personnels réels mais solidaires par une masse monétaire commune et différentiable en unités nationales et locales de la réalisation universelle juste des droits qu’ils proclament. Dans une compensation confédérale publique des parités de change entre personnes morales distinctes par leur capital en monnaie propre, le prix du crédit accordé à chaque entreprise économique politiquement solvable s’ajuste mécaniquement au prix du capital disponible en monnaie commune : il n’y a de capital qu’en monnaie commune et de crédit qu’en monnaie locale.

        La parité en euro de la monnaie du crédit de la personne morale est mécaniquement assurée par la dévaluation ou la réévaluation du capital nominal en euro. Le capital nominal en euro est rendu nécessairement liquide par le prix variable en euro de la masse de crédit mobilisée par une personne morale quelconque dans sa monnaie propre. Une collectivité locale, une entreprise ou un État national ou confédéral ont le même statut monétaire en euro : ils sont soumis aux mêmes règles de compensation dans le système central interbancaire public commun. Toute banque est un organe du pouvoir judiciaire confédéral financièrement garantie, contrôlée et capitalisée par la personne morale politique de l’État confédéral.

        Dans la chambre de compensation européenne en euro confédéral, tout prélèvement fiscal prend la nature de prime de change. Pratiquement, un règlement de dette entre personnes morales locales, entrepreneuriales ou étatiques est une conversion monétaire donnant lieu au règlement d’une prime de change. La prime de change est et reste ce qu’elle est déjà : une prime d’assurance d’une masse de crédits dans une monnaie convertie en prix nominal à terme dans une autre monnaie. Dès lors que la compensation interbancaire est centralisée en euro étatique confédéral, toute prime de change est prime de crédit public universel d’une personne morale sur laquelle il est possible de prélever une fiscalité objective.

        La fiscalité objective en euro a pour unique finalité de financer l’exercice public de la justice financière en euro et de la justice nationale dans chaque monnaie nationale. La justice en euro est nominale : transsubstantiée par les décisions des magistrats d’un État de droit déposé et identifié comme personne morale incarnée par des citoyens européens et des ressortissants du droit européen commun. Pour qu’une fiscalité soit prélevée sur un règlement en euro au profit d’un gouvernement entrepreneurial, local, national ou confédéral, il faut et il suffit que les lois appliquées par la personne morale étatique sur les objets de son ressort soient déposées et conformes aux lois européennes délibérées par le pouvoir législatif européen.

        La fiscalité des États européens refondée en monnaie commune confédérale se trouve strictement délimitée par le calcul public des primes de changes entre unités monétaires propres des personnes morales. Cette fiscalité se matérialise en tant que telle comme prime de crédit des personnes physiques mandatées pour présider, gouverner, légiférer et juger. Un officier public est mandaté par la loi qui définit sa fonction et son pouvoir. Il est élu directement ou indirectement par les citoyens selon sa prime de crédit personnel à faire appliquer les lois et règlements dont il s’engage à être dépositaire et garant.

        La titrisation en euro des décisions politiques, c’est à dire des programmes politiques appliqués par des personnes morales partisanes différentes au sein d’une même entreprise ou d’un même État, permet selon la technique éprouvée du dérivé de crédit (stock-option) de mesurer la prime d’assurance financière du prix nominal en crédit positif à terme d’un ensemble de décisions possibles d’une même personne physique ou morale. Titriser une décision ou une politique consiste à la déposer par un texte en même temps que les prix nominaux que la personne physique présidant à sa mise en oeuvre garantit à terme à l’ensemble de ses bénéficiaires qui sont “acheteurs” potentiels du titre décisionnel.

        La titrisation et la cotation des politiques applicables par les personnes morales présidées, dirigées, organisées et productives en monnaie confédérale transforme chaque unité monétaire émise par le crédit en bulletin de vote. La mécanique est simple : une politique n’est applicable que s’il y a plus d’acheteurs que de vendeurs du prix nominal auquel les décisions à prendre sont offertes et proposées à une même société politique qui en assume la contre-réalité. A partir du moment où un quelconque décideur dispose d’une prime de crédit positive sur un titre décisionnel, il peut travailler à l’appliquer pour produire le résultat promis au prix engagé à terme.

        Si la valeur ajoutée à terme d’un titre décisionnel est globalement jugée insuffisante par ses acheteurs, alors ces derniers en revendent la prime. Dès que la prime devient négative, soit le président du titre perd son pouvoir d’exécution, soit il doit en ré-assurer le crédit et la valeur ajoutée par sa liquidité personnelle positive sur d’autres compétences dont la prime est cotée positive. Toute fiscalité prélevée exclusivement sur des primes se définit alors exclusivement comme rémunération d’un travail d’assurance de la valeur ajoutée à terme sous-jacente au prix nominal d’une titrisation évaluée en monnaie.

        La différentiation des personnes morales par les personnes physiques, la titrisation des politiques vendues par les personnes physiques susceptibles d’exercer un pouvoir, l’assurance financière des titres par un marché monétaire central confédéral et la cotation obligatoirement positive des personnes physiques investies du pouvoir d’une personne morale constituent une régulation objective absolument sure des prix par la loi des États et la politique de justice appliquée dans les personnes morales.

        La fiscalité ne peut plus être un instrument de prédation des majorités ou des monopoles sur les minorités, les plus faibles ou les exclus. Plus encore, la fiscalité devient la rémunération publique universelle de tout travail objectivement producteur de valeur ajoutée conforme au droit moral des socialités réelles. S’il n’est de capital qu’en garantie du crédit personnel physique ou moral assuré par une souveraineté populaire, alors il n’est plus possible de vendre le prix positif d’un capital qui ne soit pas adossé à une personne morale existante et productive.

        Si le capital n’engendre pas de valeur ajoutée par le travail effectif des personnes physiques qui le transforment, alors la prime de crédit négative calculée par les acheteurs et les vendeurs oblige le propriétaire du capital à lui trouver un gérant plus efficace à informer sa transformation par un travail objectif et vérifiable. La prime de crédit positive d’un titre de capital défini déposé à terme ne peut perdurer qu’à la condition d’un travail effectif d’information de la matière par le temps de la personne morale incarnée dans les personnes physiques. Autrement dit, il n’est plus de capital rentable qu’un travail identifiable déposé au nom de personnes physiques solidaires ne viennent transformer en livraisons de biens et services concrets pour ses citoyens acheteurs.

        Dès lors que l’économie se dote d’une finance, d’un marché et d’un droit inscrits dans la responsabilité rationnelle et effective des Etats solidarisés dans leur crédit par une fiscalité monétaire commune, le facteur de la valeur n’est plus le capital mais le travail des personnes physiques. Le travail n’est plus une obligation portant des intérêts au seul bénéfice du prêteur nominal de la monnaie mais une faculté d’informer toute matière physique ou non afin que la transformation de l’effet réponde à une fin humaine vitale, sociale et commune.

        La compensation centrale des prix du capital en monnaie commune de monnaies locales est le seul moyen d’objectiver l’autonomie du travail dans le temps par rapport au capital statique passif. La personne morale ne peut pas asservir des personnes physiques parce qu’elle n’est financièrement représentée que par du capital. Une personne physique ne peut pas asservir une personne morale et les personnes physiques qui y travaillent parce que financièrement rémunérée que par des primes de capital subordonnée au crédit objectif de la personne morale.

        Un esprit libéral n’a aucun intérêt à comprendre la démocratie monétaire multinationale à partir du moment où le système libéral lui reconnaît une propriété sur le travail des autres par un titre de capital exonéré de toute loi par la supranationalité et l’impuissance des Etats. Les peuples, pas seulement dans la zone euro, se rendent mieux compte après 20 ans de monnaie unique et dix ans d’effondrement négatif des primes de crédit (crise de la dette “subprime”) comme il est confortable de blablater sur des théories fumeuses pour ne pas avoir à travailler réellement. La spéculation libérale gagne de l’argent contre la vérité des nations.

      4. A PSDJ,

        j’admire votre fresque et apprécie votre clarté. N’attendez pas une réponse à la hauteur de vos idées. J’en sais trop peu pour vous apporter , ou bien une réfutation sérieuse, ou bien une approbation convaincue. Je penche de cœur vers l’approbation.
        Ayant vécu 3 ans en Allemagne, je crois toujours orientés vers un pacifisme politique intrinsèque, faisant partie de leurs gènes depuis la Constitution de 1949, horriblement longue et compliquée, qu’ils respectent et rendent vivante. Je leur reproche un véritable impérialisme industriel, qui est néanmoins LEGITIME.
        Mais derrière cette fierté, il n’y a rien comme audace politique européenne. Ils sont béatement satisfait d’eux-mêmes et stupidement prosaïques.
        Le problème européen central, c’est la faiblesse de la France. Rien ne remplacera un immense effort national pour lutter contre la plaie mortelle qu’est le chômage. C’est un cancer qui délitent les solidarités. Et dans ce but, s’il faut passer par-dessus bord une classe béatement germanophile et quelque peu “comprador” (comme je le vois dans ma région) alors de grace faisons le. Une Nuit du 4 Aout pacifique est-elle inconcevable ?

      5. Extrait d’un article d’Euractiv, pourtant organe de propagande douce de l’UE, à propos du recrutement effectués par les commissaires :

        “Or, faute d’influence politique de la France, les commissaires recrutent plutôt des Allemands qui pourront les aider dans leurs relations avec le Parlement européen, surnommé le « parle-allemand européen » par les initiés. Ils sont actuellement largement majoritaires à des postes de responsabilité en cabinet, comme les Britanniques, dont le profil risque d’être moins en vogue dans le futur. Encore faudra-t-il que des Français, de préférence germanophones, tentent alors leur chance pour que la France regagne quelque crédibilité, dans un premier temps.”
        > il est clair que les Allemands vont remplacer les Anglais dans ces postes de responsabilité. A moins que les Français arrivent à devenir bilingues en quelques mois.
        article en question :http://www.euractiv.fr/section/langues-culture/news/linfluence-francaise-pourrait-profiter-du-brexit/
        A noter que la conclusion de l’article invalide totalement le titre de l’article…bref l’art de la propagande se perd lui aussi.

  9. Louis Napoléon? Je dirais plutôt un mauvais remake du Directoire/Consulat (avec principal acteur Napoléon à l’époque) – peut-être déjà un remake raté.

  10. Il suffit que le résultat des urnes ne vous convienne pas, pour : -immédiatement parler de complot (“puissance invisible”)
    -de déni démocratique (retour au suffrage censitaire, personne ne semble pourtant au courant)
    -retour du nazisme via la métaphore du 4e reich

    Vous les enfilez comme des perles.

    1. Les deux premiers Reich n’étaient pas nazis mais ont tout de même amené au troisième via la République de Weimar qui n’était qu’un intermède, un catalyseur du troisième. On peut très bien imaginer un quatrième Reich démocratique dans une Europe à la botte. L’Allemagne est pour un monde démocratique (voire les critiques régulières de Merkel à l’égard de la Chine, contrairement à la France) et ouvert à ses exportations. Depuis que les EU font marche arrière en la matière via Trump, elle se sent pousser des ailes de leader du “monde libre”. Le problème de l’Allemagne c’est qu’une fois qu’elle adopte des valeurs elle les applique de manière autoritaire et sans discernement. Ainsi elle est brutalement démocratique, néo-libérale, libre-échangiste et en faveur de la globalisation, et l’Union européenne est devenue son instrument en la matière.

      1. @Anatole,
        là, il me semble que vous affirmez des idées qui se contredisent :
        – brutalement/démocratique : certes la France a imposé brutalement la démocratie dans ses colonies ? Non ?
        – valeurs/autoritaires : il existe des “valeurs autoritaires” mais alors ce n’est pas la démocratie.

        quant à la France qui proteste concernant la Chine, la France m’assourdit concernant l’Arabie saoudite et quelques autres dictatures de part le monde… mais les avions Dassault hein ? ou le pétrole ?

        nous serions donc libres ? certes nous sommes bien en régime néo-libéral qui donne la liberté à certains, une minorité. Être pulsé par les publicités à acheter des tas de trucs hors de prix pour toi, qui compte chaque gr. de nourriture que t’achète … et te chauffe pas l’hiver.

      2. Non, la France n’a pas imposé la démocratie dans ses colonies, on l’aurait su sinon.
        Non, démocratie et valeurs autoritaires ne sont pas par essence incompatibles. Autoritarisme ou autorité traditionnelle peut-être, autorité sûrement pas, autorité de la loi, de la chose jugée, de l’administration, etc.
        Arendt était-elle antidémocratique quand elle déplorait « un effondrement plus ou moins général, plus ou moins dramatique de toutes les autorités traditionnelles » dans La Crise de la culture en 58 ou laissait-elle place à d’autres formes d’autorité non traditionnelles et démocratiquement construites ?

      3. vigneron dit :
        4 septembre 2017 à 18 h 53 min

        “second degré” vous ne l’avez jamais croisé dans votre vie ? dans des lectures par ex., mais aussi dans la parole.

        Ainsi vous croyez vraiment sérieusement que j’ai pu affirmer qu’on avait “brutalement démocratiquement”, nous les coloniaux, “imposé la démocratie” dans nos colonies ?
        ah sans doute que vous êtes persuadé des “bienfaits de la colonisation” et … moi aussi ! (ces 2 derniers mots sont aussi du second degré)

      4. Un peu de bonne foi Madame siouplait, ou de jugeote ou bien essayez de pas nous prendre que pour des billes imperméables au second degré de premier degré avant d’avoir fait vos devoirs à la maison.
        Il s’agissait bien pour vous dans cet exemple de démontrer ou d’illustrer à tout le moins la manifeste incompatibilité, présumée par vous, entre démocratie et brutalité. Or s’il n’a jamais été question d’instaurer la démocratie mais uniquement de faire régner la l’oppression brutale dans les colonies françaises alors il n’y a aucune démonstration par l’exemple de l’incompatibilité prétendue. CQFD : ce que vous prétendez démontrer reste à démontrer. That’s all.

  11. Victor a tourné de gauche en vieillissant. Ce qu’il a pris comme moyen pour l’exprimer c’est la littérature.

    Nos gouvernements en Europe sont tous soumis à l’Allemagne par le biais de traités. Mais ça rue dans les brancards de partout.

    C’est la tradition de l’Allemagne de vouloir et être Le Maitre de l’Europe. La plupart des guerres au cours des siècles en Europe ont eu pour cause cette volonté d’hégémonie, qu’elle s’appela la Prusse ou autre “morceau” n’y change rien.

    Car nous avons beau avoir une Histoire commune nous avons chacun Notre civilisation et traditions différentes du voisin.

    L’Europe n’a jamais voulu le savoir encore moins en tenir compte, sauf par des détails : dans ou hors de l’euro. Son projet était surtout que tous les pays d’Europe soit dans l’UE.

    Elle les a “avalé” les uns après les autres tous contents, et ceux qui attendaient à la porte étaient en colère : et moi et moi et moi.

    N’avoir pas tenu compte des systèmes de pensée et de civilisation de chacun a pour résultat : la montée des nationalismes partout. Et l’Allemagne s’en fout du moment qu’elle continue à être le maitre de tout ce monde et à tous les voler et les détruire (par les exportations : nous achetons tous ses produits avec joie) en plus en les rendant coupable : “vous avez qu’à faire comme moi !”, ce qui montre qu’elle a une vision des plus myopes.

    Tout ça va mal finir… (par des guerres comme toujours ?) à moins que la France et/ou l’Italie ruent dans les brancards plutôt que se coucher et redemander plus de joug encore.

    La Belgique se rebelle mais on la laisse seule.

    1. C’est la tradition de l’Allemagne de vouloir et être Le Maitre de l’Europe.

      Comme si elle était une exception dans cette tradition européenne et comme si d’autres, la France en premier lieu, ne l’avaient pas été de fait bien plus que l’Allemagne durant le seul IIIème Reich, et comme si l’Europe expressément espérée et recherchée par de Gaulle (et ses suivants) avait jamais été autre chose qu’une Europe française…

      1. ouais la différence c’est que la France n’a jamais eu les moyen de ses prétentions alors que l’Allemagne peut légitimement y croire jusqu’au bout, même si après avoir enchaîné les victoire elle se cogne en général à un gros mur.

      2. @Vigneron
        c’est l’Angleterre qui a dominé durant des siècles (depuis le M-â, guerre de cent ans, m’enfin je vais pas vous faire un cours d’Histoire ici, déjà que 500 pages n’y suffiraient pas !), et maintenant elle sort de l’UE sans jamais avoir voulu vraiment y être !

      3. Vigneron
        La différence entre la France et l’Allemagne: la France pensait de dominer l’Europe politiquement, alors que l’Allemagne, plus réaliste, a tout mis sur la carte économique. Avant ils avaient leurs panzer, aujourd’hui ils ont leur système économique.

      4. A germanicus:
        Avez-vous remarquez combien leurs horribles 4*4 ressemblent à des Panzers légers de la série des SDKFZ (!). Suffirait d’y ajouter une tourelle d’armement pour que taille et performance poussent à l’ erreur d’identification. ( !, beaucoup).

      5. @daniel :

        Je ne connais pas trop les modèles que vous évoquez , mais je sais de près que c’est les allemands qui ont appris à Renault et Citroën à travailler pendant l’occupation .

    2. Pour revenir à un exemple de brutalité démocratique à l’Allemande il suffit de se pencher sur les lois anti-sociales de Schröder où une partie de la population a été reléguée dans un précariat dont elle n’est pas sortie depuis. C’était absolument démocratique et brutal à la fois. Dans un société de consensus et d’obéissance aux dirigeants, la démocratie se résume à la loi du plus fort, lissant les frictions qui en France aboutiraient à une crise ouverte.

  12. @ Cher Juan, je me permets de ne pas être de votre avis.
    Citroen était un ingénieur (et beaucoup plus) a qui rien de ce qui était technique n’était étranger. Il était un ami de Ford et visitait souvent ses ateliers. Si mes souvenirs de lecture sont exacts, c’est en 1924 qu’il a lancé la fabrication “à la Ford” d’une voiture à bas prix.
    Idem à peu chose près pour Louis Renault.
    On a quelques lueurs sur la concurrence “féroce” entre les 2 hommes dans Jacques Wolgensinger – L’aventure de la croisière noire- Laffond 2002.
    J’ai d’autre part un bibliographie de Louis Renault, mais c’est un pavé de 700 pages environ qui me fait peur. Pas lu.
    Les “contrôleurs” allemands veillaient au redémarrage des usines et tentaient de l’orienter à leur avantage, ce qui a couté cher à l’homme Renault.
    Bonsoir

    1. Ce que vous dites est vrai , mais mes sources familiales personnelles , pas forcément dignes des biographies m’avaient appris qu’entre Renault 1940 et Renault 1944 les normes , modes et cadences de production avaient bien évolué .

      1. je ne contesterai pas. Un témoignage direct vaut mieux que 1000 lectures. Puis-je rappeler que l’ingénieur de Renault ayant inventé le concept de machine-transfert l’avait fait alors qu’il était prisonnier en Allemagne ? C’était une avancée considérable, difficile à mettre en œuvre, et qui a été employée pour la 4CV

Les commentaires sont fermés.