De la République de Weimar au Black Friday, par Marianne Oppitz

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Un débat s’est installé concernant notre époque : Sommes-nous en train de vivre une nouvelle « époque de Weimar ». Cette réflexion de Nicolas Bartoldi est pertinente. Le parallèle s’impose à bien des égards mais bien sûr, les choses se ressemblent mais ne sont pas nécessairement identiques. Oui, nous vivons une période déprimante et ne sortons pas toujours grandis de ce qui se passe autour de nous. Les vieux démons du fascisme réapparaissent un peu partout et les journaux ne nous annoncent rien de bien réjouissant.

Hier, humeur plutôt dépressive, je me suis dit que j’allais oublié en regardant une cornichonnerie à la télé. Je me suis dons installée zapette en main dans mon divan, près du feu de bois, belle image de saison. Je tombe sur RTL et, là, j’ai découvert ce que je n’avais plus vu depuis des années: une cornichonnerie d’une bêtise affligeante que j’ai observée un moment et qui fut interrompue par une séance de publicité qui n’a rien fait pour me remonter le moral ! Comment peut-on mettre tant d’argent de façon aussi bête pour des trucs aussi inutiles. Zappant, zappant – comme dans la chanson d’Henri Salvador : « Zorro est arrivé ! » – j’ai vu défiler toute la panoplie du Black Friday. Je veux dire par là, les émissions débiles pour cerveau disponible pour Coca-Cola : télé-réalité consternante. Et comme Henri Salvador, je me suis dit, allons voir ailleurs, allons voir plus intelligent. là, je suis tombée sur une émission politique nous expliquant le pourquoi du comment de la suppression de la taxe d’habitation. Là, j’ai éteint le « poste » comme on dit à Bruxelles.

Pourquoi me direz-vous parler de tout cela ? Parce qu’il s’agit bien de la société dans laquelle nous vivons. Comment peut-on imaginer un changement quand la tranche de la population la plus fragilisée par le néolibéralisme se gave de trucs qui la pousse à consommer toujours plus. Je pense dès lors que Roberto Boulant a raison :

« … je ne vois pas de raz-de-marée ou de printemps des peuples. J’imagine plutôt des jacqueries, des explosions sporadiques de violence (pain bénit pour renforcer la répression), et au bout une dictature qui finira par tomber le masque et qui ramènera le pays au même niveau que la Russie de M. Poutine ou que la Turquie de M. Erdogan. »

Il ne peut pas y avoir de solution politique et il n’y aura pas de prise de conscience collective qui pousserait la population, d’une même et seule voix, à demander des comptes. Je le vois bien dans mon engagement politique aussi. Militante au PTB en Belgique, je suis triste de constater que les 3/4 des gens à qui je parle ne comprennent pas l’enjeu. Ne s’imaginent pas à quel point il est important de se mobiliser. Et d’ailleurs pourquoi le feraient-ils ? La position des syndicats en Belgique – bien que leur présence en entreprise soit beaucoup plus importante qu’en France – leur position est toujours celle d’un « moins faisant ». On parlotte, on est fier de trouver des compromis avec le patronat et on accepte les contrats zéro heure, les licenciements et toutes les joyeusetés qui accompagnent. Le syndicat chrétien quant à lui – proche du CD&V, parti social chrétien flamand, participant au gouvernement actuel, parce qu’en Flandre la politique n’a pas d’odeur quand elle est flamande – a perdu toutes ses billes en 2008 et n’est plus en position de force financièrement pour s’opposer à quoi que ce soit.

Je voudrais ici, préciser que les politiciens flamands ne sont pas les seuls dans ce gouvernement. Y participe le « MR » libéral très proche de feu « LR ». Notre premier ministre, Charles Michel est grand fan de Sarkozy.

Je pense par ailleurs que comme beaucoup – en France, en Belgique ou ailleurs – malgré l’austérité, les gens s’accrochent au petit peu qu’ils ont et ne veulent pas le perdre. Un de mes amis, Serbe, arrivé en Belgique avant le début de la guerre civile, répondait à ceux qui lui demandaient si cette guerre pouvait se produire en Belgique entre les Wallons et les Flamands, répondait : « Non, vous êtes trop riches ». Et voilà, une réponse qui illustre mon propos : tant qu’on sait payer son loyer, payer sa « malbouffe », s’acheter des conneries à 10 balles (à crédit) au Black Friday, de regarder son émission préférée de télé-réalité, on n’a pas envie de faire la révolution. Les exclus, eux, n’ont plus la force de faire quoi que ce soit.

Et je veux, ici soulever un point important. j’avais lu, il y a bien longtemps, dans les années 80, il me semble, un article qui parlait de la crise de 29 et qui disait que si les gens avaient eu droit au chômage, à l’époque, les conséquences de ce krach financier auraient été toutes autres. En effet, nos dirigeants oublient une chose importante : l’argent du RSA, l’argent du chômage est réintroduit automatiquement dans l’économie parce qu’il sert à payer un loyer, à payer l’électricité, à payer la nourriture. Il faut crier haut et fort que cet argent, lui, ne fraude pas le fisc et participe de l’économie nationale.

Quant à l’annulation de la taxe d’habitation, c’est un bel exercice de démagogie puante. En fait Macron est en train de museler les communes. Il renforce un contrôle parisien sur l’ensemble de la France faisant sienne la citation : « tout ce qui est bon pour Paris est bon pour la France ». Il remet ainsi au goût du jour la centralisation chère à Louis XIV, ce qui n’est pas vraiment l’option de la Commission européenne qui elle, est plutôt favorable à la régionalisation. Il installe son pouvoir jupitérien et fera l’aumône aux communes nécessiteuses. Quel paradoxe ! Il veut une France qui se lève tôt, qui se prenne en main, une France battante, énergique, volontaire, ambitieuse et il force les communes à dépendre du bon vouloir financier du gouvernement. En fait, il les met au RSA. Et il est si facile de caresser les gens dans le sens du poil. Mais une imposition permet de payer les éboueurs, de payer l’entretien des rues, l’éclairage public, les crèches, les écoles, la police, le minimum d’administration nécessaire à la collectivité.

Il encourage les fainéants à travailler : « Si vous voulez achetez un costume, vous n’avez qu’à travailler ». C’est fortiche de dire ça à des gens qui ne trouvent pas de travail et du coup, il supprime les emplois aidés. Là, c’est sûr, ils ne pourront plus acheter de costumes, Black Friday ou pas.

Alors, face à tout ça, y a-t-il encore un salut ? Pourrons-nous empêcher Marion Maréchal Le Pen de revenir en force ? Elle est beaucoup plus intelligente que sa tante ! Ceci dit, chers amis Français, ne vous en faites pas, en Belgique le gouvernement est mené par des nostalgiques du IIIe Reich, élu par le patronat flamand, et tout le monde s’en fout !

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58 réflexions au sujet de « De la République de Weimar au Black Friday, par Marianne Oppitz »

  1. Les parallèles historiques sont souvent trompeurs.

    On ne peut pas comprendre l’échec de Weimar sans les corps-francs…

    Pour le reste, Flaubert disait : « Tout le rêve de la démocratie est d’élever le prolétaire au niveau de la bêtise du bourgeois… »

    Il n’avait pas nécessairement tort…

    1. @ svr17

      Et inversement : le travail des communistes est de montrer que le bourgeois est non seulement au niveau de la bêtise du prolétaire, mais à la différence de lui, cette bêtise est inutile puisque elle est oisive.

      C’est pourquoi il faut aller a une seule société classe, donc sans classe sociale, sans prolétaire, sans bourgeois, sans bêtise.

      1. C’est pourquoi il faut aller a une seule société classe, donc sans classe sociale, sans prolétaire, sans bourgeois, sans bêtise.

        C’est contre l nature humaine.

        mais c’est un idéal des Sikhs

      2. @ AncestraL

        Les hommes ne sont naturellement, ni rois, ni grands, ni courtisans, ni riches ; tous sont nés nus et pauvres, tous sont sujets aux misères de la vie, aux chagrins, aux maux, aux besoins, aux douleurs de toute espèce, enfin tous sont condamnés à la mort.

        Jean-Jacques Rousseau, Émile, ou De l’éducation (1762)

  2. Je comptais voter PTB ,mais après cette attaque grossière contre la Russie et la Syrie ( comme si ce n’était pas nous qui avions détruit le moyen orient ) la Russie et la Syrie étant de petits joueurs face a l’empire US et ses satellites voyous , nos pays soumis , (espaces bien plus totalitaristes ,mais insidieux) je ne me déplacerai donc pas , comme d’habitude !
    Vous venez de perdre une voix !

    1. Vous savez, je me suis engagée au PTB parce que je ne supportais plus le discours lénifiant, musique d’ambiance d’ascenseur, de cette politique et qui nous assure que sans le « marché, il n’y a point de salut. parce qu’ayant perdu mon boulot à 60 ans, connaissant la toxicité grandissante du travail en entreprise, j’avais envie de faire bouger les choses. Je n’ai pas été voté en 2014.
      j’ai donc pris ma carte du parti et j’ai arpenté les marchés de la région de Philippeville en faisant signer la pétition contre la taxe TV que l’on paye toujours en Wallonie – qu’on a supprimée en Flandre et à Bruxelles – ou je défend le modèle Kiwi qui concerne les médicaments : https://ptb.be/articles/le-modele-kiwi-pour-les-nuls
      Je fais partie de la section de Philipeville et j’assiste aux réunions.
      Mais croyez-vous sincèrement que j’adhère sans réserve à tout ce que dit et fait le PTB? Que je ne connais pas ses points faibles? Un parti, c’est comme le blog ou une famille, on discute, on s’eng… et c’est normal. Et puis, on apporte sa brique pour faire avancer les choses. On construit ! Comment faire face à cette machine libérale qui nous broie en restant dans notre coin.
      S’isoler ne sert à rien et c’est très mauvais pour la santé ! Alors, ne laisser pas tomber les bras et rejoignez-nous (ou pas) mais dites ce que vous avez à dire, pas qu’à moi! Qui suis-je pour répondre pour tout le PTB ! Il y a beaucoup de sensibilités différentes dans un parti, parce qu’il est fait d’êtres humains, tout simplement !
      Surtout! n’oubliez pas l’humour ! C’est salvateur !
      Portez-vous bien !

  3. Beaucoup de pessimisme actuellement sur le blog…Le verre à moitié vide ou à moitié plein?
    Bien entendu, je ne veux pas minimiser la misère actuelle, elle est réelle et parfois dure à vivre mais je voudrais juste essayer d’élargir notre regard. Imaginez que vous viviez en l’an 890 en plein moyen age. La monarchie est loi, le catholicisme propage son obscurantisme, l’espérance de vie dépasse difficilement 40 ans, etc, etc…que pouvez bien espérer les hommes de cette époque? La démocratie? l’éducation? un système judiciaire indépendant? la possibilité de posséder ses propres terres ? etc,etc Pourtant, toutes ses utopies sont devenu réelles des siècles plus tard! Que de chemin parcouru …non, vous ne trouvez pas?Bon cela, c’était pour le verre à moitié plein maintenant pour l’autre côté de la pièce….
    Bien sûr que l’on va vers des temps difficiles et je comprends que certains d’entre nous ont peur pour eux même et leurs proches. C’est bien là le problème, la plupart d’entre nous vivons dans un cocon douillet et nous voudrions que cela dure éternellement alors on se raconte des histoires. On se dit que l’on va opérer des révolutions sans heurt, tout en douceur, une révolution par l’amour en somme! C’est bien un truc de notre époque, le changement sans heurt mais sans ses inéluctables ajustement. Il est vrai que l’époque est moins violente que le moyen age. Nous n’avons pas affaire à des seigneurs dont bien souvent le seul argument était le glaive…Aujourd’hui, les forces de soumissions sont plus subtiles, elles s’appellent crédit, culte de la performance, narcissisme,etc…Elles sont aussi moins féroces. Elles vous laissent le droit à la parole, un minimum pour vivre, la liberté, quelques amusements (vive la CM 2018) mais elles sont plus difficiles à combattre aussi car comme le souligne l’auteur de cet article, elles ne permettent pas de mobiliser le plus grand nombre du fait qu’elles atténuent (volontairement ou pas???) votre désir de survie, votre force à combattre, votre envie d’autre chose….une sorte d’euthanasie douce….
    Mais bon, gardons espoir mes amis. Nous sommes au fond de la tranchée. Dans quelques heures, nos supérieurs nous dirons de monter au front beaucoup d’entre nous ne reverrons pas leurs terres natales, ni le sourire de leurs épouses mais à la suite de cette guerre, le monde aura encore progressé. L’espoir est la seule chose qui nous fait vivre! Gardez le précieusement , personne ne peut vous l’enlever excepté vous même!

    1. Nous ne savons pas grand chose du moyen-âge et le peu que nous en savons ne nous est pas utile pour notre situation actuelle. Bien sur qu’il y a eu des temps plus terrible, mais ce n’est pas parce que certaines époques étaient horrible qu’il ne faut pas avoir un regard critique sur la notre. La peur dîtes vous? c’est vrai, il ne faut pas avoir peur, mais il faut être réaliste, regarder les faits, et comme dans cet article constater que le capitalisme à construit une société aveugle, sourde et muette, qui berce doucement d’illusions les citoyens endoctrinés. Or l’éducation est la base de toute société, et notre éducation ne nous exerce pas à l’esprit critique. C’est de cela que nous avons besoin, et cet esprit critique s’exerce par la philosophie.

    2. bonsoir,
      Dommage que vous confondiez péssimisme et réalisme enveloppé de lucidité,le coup du verre à moitié plein me semble un peu puéril.
      Seul une minorité prend conscience de la réalité.
      Un conseil,un livre (prix Nobel en 1915) »Au dessus de la mélée » de R.Rolland.
      Bonne soirée.

    3. Une seule réponse : ni révolution, ni violence mais:
      Bagaudes Partout!

      Devant la déliquescence programmée de l’Etat et l’ irresponsabilité des élites ( que nous avons créé et payé) reprenons nos vieux réflexes gaulois d’auto-défense : recréons les Bagaudes.

      1. Bagaude : en Gaule, bande de paysans ruinés par les guerres et la misère, réduits au brigandage.
        Commentaire : comme les « terroristes » islamistes ?

      2. Wikipédia insiste beaucoup trop sur la violence.

        Selon mon bouquin de référence, y’en avait de toutes sortes : de criminelle à communauté de défense auto-gérée et pacifique. Le pouvoir romain s’est épuisé à les réduire. La bagauderie la plus longue a duré de 293 à 383 (en gros, de l’accession de Constance Chlore à la dignité de César jusqu’à l’assassinat de Gratien, toujours si j’en crois ma référence) ; la viabilité des pacifiques ne fait donc aucun doute. N’oublions pas qu’il s’agit d’une transition à passer. Et nous ne sommes pas des désespérés, poussés à la violence.

        Mais avant de proclamer le mot d’ordre « des bagaudes partout », cherchons les barbares. Parce que ce sont eux qui y ont mis fin, sans empêcher des résurgences localisées.

  4. Maïakovski, comme la pluie, beau nuage, chou-fleur.

    « Le canot de l’amour
    S’est brisé contre la vie courante.
    Je suis quitte avec la vie.
    Inutile de passer en revue
    Les douleurs,
    Les malheurs,
    Et les torts réciproques.
    Soyez heureux. »

  5. Les gens ne sont pas prêts. Ou plutôt, les gens ne sont jamais prêts au même moment. Ou plutôt, lorsqu’ils sont prêts au même moment, ce n’est jamais pour la même chose qu’ils sont prêts.

    Quoi de plus compréhensible en réalité – et tout à fait incompréhensible ? Je vous le demande.

    Nous sommes sur terre, assurément.

  6. « je suis triste de constater que les 3/4 des gens à qui je parle ne comprennent pas l’enjeu »

    Je vous trouve optimiste car cela signifie t’il que 25% des gens comprennent les enjeux ?
    Autour de moi, tout le monde s’en fout et semble n’avoir aucune conscience sociale. Baisse des Apl de 5 euros ? Ce n’est pas grand chose…
    Suppression de l’ISF sur les produits financiers ? Normal sinon les riches vont partir. Ils nous font travailler…

    Alors, afin de sauvegarder quelques relations auxquelles je tiens, je ne parle plus de ces sujets qui selon moi n’intéressent que 2 % de la population qui ne veut pas faire l’effort de comprendre.
    J’en suis arrivé au même stade que Paul. Aux autres de se bouger, j’ai fait ma part.
    Quant à Marion, elle est l’epouvantail nécessaire à la poursuite du système permettant en 2022 la reconduction des mêmes au pouvoir.
    Noël approche: combien d’iphone X à 1000 euros sous le sapin ?
    Achetés à crédit, qui n’est rien d’autre que l’esclavage des temps modernes.

    1. @Jeanpaulmichel

      « Achetés à crédit, qui n’est rien d’autre que l’esclavage des temps modernes. »

      « pourvous que ça dure ! » comme disait la maman de Napoléon, pressentant que même les plus beaux empires on une fin !

    2. Whaaa…Trop fort JPM!
      « J’en suis arrivé au même stade que Paul. Aux autres de se bouger, j’ai fait ma part ».
      C’est vrai que ce pauvre Paul, il bouge pas tellement, assis là, à nous dire le temps qu’il fait tout les vendredi!
      Paul sera satisfait du résultat obtenu…
      Mais vous devriez nous dire en quoi à bien pu consister votre part, que chacun puisse vous adresser le compliment qui s’impose…et surtout, courir acheter votre dernier livre…
      Et, pourquoi pas, vous conforter dans l’idée de continuer à rester bien assis, en vous apportant, à genoux, ou en rampant, si justifié, quelques pâles offrandes désespérément indignes de votre mérite!
      Implorons donc:
      « Votre Grâce, pitié, pauvre de moi qui n’ai rien fait, alors que je savais, que je voyais! »
      « Coupable et responsable tout à la fois, j’implore votre clémence. »
      « Ne déchaînez pas sur moi votre juste courroux »
      « Et laissez moi rejoindre à vos côtés, le royaumes merveilleux des gens-assis-parce-qu’ils-ont-fait-leur-part ».
      Ah, c’est déjà complet? Même Vals a été refoulé?
      Je me disais aussi… C’est pour ça qu’il se rase plus!
      Et Hamon pareil? Flûte, ça craint!
      Et pour Ségolène?
      C’est OK?
      Pff! Bien-sûr… Avec cette foutue parité!
      Mais alors, j’ai mes chances, moi, j’ai pas participé aux primaires!!
      Et puis, c’était pas de ma faute à moi, si après mon stage de Méditation Contemplative, j’ai pas trouvé de travail!
      Mais j’ai fait ermite plusieurs années, hein!
      Enfin plutôt au black…
      Et mes quatre années passées devant le BDPJ?
      Allez hein, ça le fait?
      Bon, tant pis, restent peut-être quelques places assises chez EM…
      …C’est un peu cher, mais bon…
      Je vais tenter le coup, ma tante est dans l’enseignement…
      Mais au fait on parlait de bien de Weimar, non?
      Cette période épouvantable où tout ne s’obtenait qu’à coup de pistons?
      Pfff, Je ne vois pas bien le rapport avec aujourd’hui…
      A plus, Eric.

  7. Peut-être. En attendant, vous avez flingué mon w-e. J’ai même plus envie d’aller faire les vitrines à Parly II. D’ailleurs, les parkinges sont en travaux et avant de trouver une place, on a plus vite fait de retourner at home. On a quand même bien le droit de vouloir aller respirer cette atmosphère magique et marchande de fin d’année. Je me souviens qu’il y a longtemps, plutôt que de subir cette éprouvante période des « fêtes », je m’étais enfui à Alger. C’était avant leur guerre de dingues. Las, les hôtels étaient bondés du fait de l’exode rural. Et le matin, j’ai été électrisé dans mon sommeil par l’appel à la prière : j’étais tout à côté d’une mosquée.

    1. Vous irez la semaine prochaine à Parly II ! Ne soyez pas chagrin !
      Et puis, vous êtes un ronchonneur ! Comment ça, l’appel à la prière ne vous a pas plu? C’était bien la peine d’aller si loin !
      Bonne fêtes de fin d’année ! Vous m’avez bien amusée !

  8. Tout ceci me parait en tout point conforme à a réalité. Partout ou on tourne le regard on est consterné. On poursuit l’extraction de gaz de schiste dans certain pays et on débute cette même extraction dans d’autres. La machine capitaliste tourne de plus en plus vite, l’accélération est toujours plus grande, rien ne semble vouloir l’arrêter. Le mur recule un peu mais la collision arrivera tôt ou tard et alors les gens seront consternés ne comprenant d’où vient la catastrophe, ni pourquoi elle est enfin arrivée. Les fascismes exploseront un peu partout, des jours noirs sont annoncés, et ces même gens ébahis les regarderont médusés mais confiant en cette prise en main vigoureuse et autoritaire, se disant les uns aux autres « Il était temps qu’un vrai chef nous gouverne ». Sur ce blog depuis longtemps l’alerte est lancée, mais le monde continue de roupiller au rythme des télés réalités, des débats politiques sclérosés dans lesquels on ressort les mêmes vieilles ficelles qui détournent l’attention du sujet essentiel. Ne rêvons plus, c’est sans espoir, je le sais aujourd’hui, pourtant il y a quelques années, lorsque j’ai découvert Paul Jorion dans l’émission de Philippe Taddéï « Ce soir où jamais », j’ai crû entendre une parole salvatrice, et j’ai pensé que comme moi je l’entendais nous l’entendrions tous, hélas il n’en fût rien. Paul Jorion m’a ouvert les yeux et je l’en remercie, mais la douleur est d’autant plus grande aujourd’hui.

    1. Bonsoir,
      Je partage votre analyse.
      C’est difficile de rencontrer une écoute lorsque vous etes extremement lucide,pour ma part toute ma famille m’a rejeté,je passe pour un agresseur quand je leur parle des migrants,du Kurdistan qui attend son état depuis un siècle promis par les français et les anglais,de la Turquie…
      Et autour de vous quand vous parlez bienveillance,empathie et ….géopolitique,on vous regarde et nous dit: »c’est trop compliqué »!!!
      Bonne soirée.

      1. @Le Jeune

        Souvent les jeunes dans leur indignation brouillonne sont bien difficile à comprendre !

        Croyez vous vraiment que les magnifiques militants kurdes attendent quoi que ce soit des promesses des impérialismes français ou anglais ?

      2. Que tout ça est morose ! Je vais presque regretter d’avoir écrit mon billet !
        Mais non ! L’annonce étant faite, Paul se consacrant à un repos bien mérité, le choc émotionnel amorti, imaginons ce que nous pourrions faire ! Continuer le blog différemment, organiser des réunions à la Bastille, ou devant Meneken Pis avec les anciens du BDJP où nous referons le monde ! Echange entre belges et français, ou turcs, ou grecs, qui sais-je ! Nous avons un an pour nous organiser ! Organisons-nous !

      3. @Le Jeune. La partie la plus réfléchie du Kurdistan refuse l’idée de créer un État. Ils ont compris que tout État suscite oppression. Donc, dans la lignée de l’écologie sociale et du communalisme libertaire de Murray Bookchin, ils développent un confédéralisme démocratique. C’est tellement mieux que l’État centralisateur que les Arabes qu’ils ont libérés des États (islamique ou assadique) rejoignent les Forces Démocratiques de Syrie. Gênant ça, pour les multiples candidats dictateurs…

  9. Il ne faut pas rêver, il n’y aura pas de révolution, même pas de révolte comme en 1936. L’article le décrit très bien: les gens, même les plus modestes, disposent d’un minimum pour exister, et les distraction d’une télé débilisante en sus. Et de nombreux gens ont une vision résignée de la réalité et de leur avenir. Quand on compare la situation d’aujourd’hui à celle de la Russie en 1917, par exemple, on peut dire qu’il n’y a pas de comparaison. La Russie était frappée par la famine, secoueé par des situations sociales intenables, la guerre (perdue) contre l’Allemagne un désastre avec d’énormes pertes, suivie du Traité de Best-Litovsk.
    L’un des problèmes cruciaux d’aujourd’hui réside dans l’endettement des ménages. Un exemple: deux tiers de l’ensemble de la dette privée en Allemagne repose sur des crédits immobiliers. La folle « politique » de la BCE (taux ridiculement bas) incite les gens à s’endetter.
    La dette privé et celle des entreprises augmente partout de manière fulgurante, il y a beaucoup trop de liquidités en circulation, des sommes inimaginables. Cela n’est qu’une piéce du puzzle qui menera, à terme, à l’éclatement. On sait que ouragan arrivera, mais on ne sait pas à quel moment. Il y a certains signes avant coureurs (comme au 17e siécle en Hollande la spéculation « tulipes »), mais pour l’instant on se complaît dans l’euphorie alimentée par des « bons chiffres » en matière de croissance. Et quand l’éclatement se concrétisera, c’est là où tous les problèmes sociaux remonteront à la surface.

    1. D’accord il n’y aura pas de révolution ni de révolte générale, sauf peut être en cas de colossale catastrophe.
      Sinon, les jours sombres à venir verront une augmentation sensible de la criminalité et de la corruption dues à la marginalisation des démunis et à la cupidité des opportunistes. Ceci renforcera le sentiment d’insécurité des honnêtes gens qui naturellement demanderont de plus en plus de protection. Ceux-ci voudront plus de police, une Justice plus efficiente, plus de répression, plus de surveillance, plus de prévention, un enseignement plus performant, plus de plus . L’Etat n’aura pas les moyens de rencontrer ces exigences. La frustration jointe a la précarité des emplois, à la dissolution des liens sociaux , à la dépossession d’identité sociale mèneront à une recherche identitaire basique dans le régionalisme ou le nationalisme. L’avenir est derrière nous, trouvons en un autre pour nos enfants et petits-enfants.
      C’est cela que, pacifiquement, P. Jorion nous propose en analysant les carences fondamentales actuelles. Il est possible que notre déception soit due à notre impatience.
      Trop fatiguée pour me relire, merci pour votre indulgence.

    2. @ Germanicus.
      « Il ne faut pas rêver, il n’y aura pas de révolution, même pas de révolte comme en 1936. »

      Si tu le dis ! Heureusement qu’un augure ne peut en croiser un autre sans sourire .

  10. Madame, Je sors de la lecture de Yanis Varoufakis, « Et les faibles subissent ce qu’ils doivent ? », chez Babel, octobre 2017, 9,80 €. Je vous en recommande vivement la lecture, c’est pas cher et c’est un récit non technique qui se lit d’une traite ou à peu près.
    Il enseigne qu’on nous vend du symbole européen à deux balles depuis longtemps (Nixon 1971, puis le Serpent monétaire de Giscard, puis l’euro de Helmut Khol et François Mitterand et l’espoir de Delors et la Grèce et l’Irlande avec le renflouement des banques en étranglant les peuples (et leurs fonds de pensions), tout y passe.
    De votre article, je retiens donc :
    – Oui, il y a des ponts à faire avec le passé, mais juste pour des raprochements. Varoufakis parle de l’étalon-or comme erreur européenne dans les années 36 de la France et de la Belgique, qui est exactement reproduite avec l’Euro : une rigidité qui aggrave les problèmes. Il nous parle de Bismarck et de Metternich au XIXe (La Prusse impose ses intérêts en s’alliant des petits pays, au détriment de pays moyens comme l’Autriche : elle a rassemblé une majorité égoîste plutôt qu’une vraie solidarité européenne).
    -Vous parlez de Weimar (et votre référence aussi) sans parler du traité de Versailles (Armisitice de 1918), qui est une catastrophe propre à faire virer un peuple au fascisme. Or c’est un traité de Versailles qui est infligé aujourd’hui par l’Europe à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal… Et de vrais nazis sont le troisième parti en Grèce, car nostalgiques de la dictature des années 60. (Tout ceci aussi chez Varoufakis).
    En ce sens Macron est le délégué des milieux européens des banques, qui prépare le sale coup contre la France en 1/réformant déjà le code du travail comme dans les pays ruinés, 2/ instaurant déjà l’austérité dans les mairies, ce qui va entrainer une désertification aggravée des campagnes et des banlieues (les mairies financent des loyers d’épicerie, de cabinet médical, de maison des services publics comme poste, etc., mais elles n’auront plus les moyens).
    Votre remarque sur l’incapacité des travailleurs à se mobiliser est utile. Pourtant il y a une vraie colère et morosité (dit un autre commentaire), mais elle est récupérable par les populistes fascistes (suite à Versailles) ou par la gauche (Siriza, Podemos). Nous étions structurés depuis 100 ans par les organisations ouvrières et socialistes (qui ont trahi en 1914) et qui se sont fait une virginité au sortir de 1944 par une vague référence résistante et un projet de sécurité sociale universelle (pour éviter le communisme).
    Nous ne le sommes plus et nous sommes effectivement dans l’individualisme de la consommation et de la télévision et autres images. Donc oui à Mélanchon/LFI et au PTB et d’autres en ce qu’ils offrent à la colère des travailleurs une structuration de gauche. Même si on peut discuter leur programme et attitude, l’enjeu est là : STRUCTURER un mouvement. Sur un temps long (il ne s’agit pas tant de prendre le pouvoir que d’être un recours quand il faudra : mais le plus tôt est le mieux).
    Enfin, je viens de lire un récit des Guerres de Religion (Pierre Miquel), surtout au temps de la tolérance du XVIIe : les protestants sont tolérés et assagis, comme citoyens français sans obligation d’être catholique, fidèles au Roi (au XVIe, ils furent sauvagement meurtriers et sectaires). Or ce sont les milieux catholiques et aristocratiques qui vont mener une guerre d’usure pour faire une unité catholique du peuple en dénigrant puis chicanant puis dénonçant, puis assassinant les familles protestantes qui ne peuvent plus pratiquer que clandestinement : ils ne peuvent plus chanter leur religion, ils doivent s’agenouiller devant les processions, leurs enfants sont kidnappés et placés car c’est indigne de les obliger à aller au temple, etc. JUSTE EXACTEMENT ce que nous vivons dans la dénonciation de nos enfants français et belges qui se réclament de la religion musulmane : nous créons un clivage mortifère et refusons de le voir. (Et ne parlons pas de l’hystérie sécuritaire de l’état d’urgence, en tant qu’atteinte aux libertés). Bref nous préparons des clivages sociaux dangereux et les milieux financiers et politiques s’en accommodent très bien contre nous.

    1. merci beaucoup pour votre commentaires. Je ne manquerai pas de lire le livre de Varoufakis dont vous parlez. Il est bien utile de se documenter , de lire et relire tout ce qui permet à notre analyse de se préciser.
      Je reste très prudente quant à la comparaison faite entre les guerres opposant les catholiques et les protestants avec ce qui se passe pour les musulmans. Le sujet est trop grave pour le réduire à deux ou trois échanges ici même. On ne pourrait l’aborder ici sans passion et je pense que justement, il a besoin de réflexions et d’analyses posées.
      Mais je comprends votre questionnement .
      Bonne semaine

  11. Vous nous gonflez à vouloir tout ramener au nazisme. Au lieu d’écrire 15 pages pour rien, dites simplement que ça vous fait chier que Macron ait été ELU. Un socialiste aurait supprimé la taxe d’habitation, vous auriez applaudi des mains et des pieds. Là, fatalement c’est un complot capitaliste.

    1. Cher Rodrigo
      Vous avez peut-être raison mais ce n’est pas parce qu’un certain victimisme vous « gonfle » qu’il faut que vous perdiez vos nerfs.
      D’ailleurs le paradoxe c’est qu’apparemment vous vous en êtes délecté jusqu’au bout de cet exercice de déploration, petit voyeur.

    2. @ Rodrigo

      « …Allemagne : avec Gauland et Meuthen, l’AfD choisit de se radicaliser
      L’AfD s’ancre dans l’opposition fondamentale. Après une séance de vote rocambolesque qu’il a fallu recommencer trois fois, samedi à Hanovre, l’Alternative für Deutschland s’est dotée d’une nouvelle direction proche des courants radicaux.
      Jörg Meuthen et Alexander Gauland ont été désignés pour diriger la formation comme «porte-parole fédéraux» par les 600 délégués du parti réuni en congrès. .. »

      Eux se réunissent en un congrès démocratique avec de véritables délégués, élus et mandatés par une base chauffé à blanc, et qui savent imposer leurs vues à leurs dirigeants. Pendant ce temps là la gauche est dans l’introspection. Pire Martin Shulz, pour ne parler que du SPD, sait que fréquenter Merkel tue son parti, mais il ne peut pas s’en empêcher, un élan irrépressible qui nous mène à la catastrophe.

      Alors on te gonfle à vouloir tout ramener au nazisme, mais n’oublie jamais que si tu ne veux pas t’intéresser à eux, c’est bientôt eux qui vont s’occuper de toi, petit macroniste que tu es !

      Et ne te gargarise pas trop avec la suppression de la taxe d’habitation en trompe l’œil. C’est ce type de réforme qui fait monter l’extrême droite.

      Cette réforme va se faire par étape ; Elle sera loin de concerner 80% des foyers fiscaux puisque son plafond est fixé à 43 000 euros annuel pour un couple; Qu’est ce à dire ? Admettons que ta femme et toi même vous ayez un revenu mensuel de 4000 euros par mois (revenu assez commun dans la petite bourgeoisie et l’aristocratie ouvrière), vous ne serez pas concernés. Par contre les collectivités locales auront une grosse tentation pour, ne serait ce qu’équilibrer leur budget, d’augmenter les impôts locaux et/ou les amendes locales, pour ceux qui payent, toi.

      En clair, fidèle à une politique suivie depuis 40 ans, Macron fait porter sur la classe moyenne le coût de sa politique soit disant sociale.

      C’est cette politique qui pousse cette classe moyenne à voter pour les extrêmes. Il suffit de trouver un bouc émissaire, hier les juifs, aujourd’hui les syriens !

      Soit disant sociale, parce que l’intention du gouvernement est de supprimer la taxe d’habitation à des populations paupérisées, insolvables de toute façon, qui si elles ne sont pas encore à la rue, ne vont pas tarder à l’être.

      On veut ne plus faire payer l’impôt à des travailleurs (ou des chômeurs) paupérisés, par contre on pond des lois qui va permettre à leur patron de diviser par deux leur revenus, on supprime les droits des chômeurs, on maintien la TVA qui est l’Impôt le plus injuste, avec un contrôle technique plus stricte, on va leur interdire de rouler en auto, faute de rentrer fiscale pour les villes, on va supprimer les aides sociales, la cantine pour leurs gosses etc. etc.

      C’est cette politique qui pousse les populations indigentes à voter pour les extrêmes. Là encore une bonne campagne médiatique pour affirmer haut et fort que les arabes …

      C’est du vent, de la communication, une politique profondément réactionnaire permettant à l’extrême droite d’être comme un poisson dans l’eau, et toi tu plonges ! Tu ne veux pas que l’on te gonfle avec toute ces histoires bien compliquées !

      Nous aurions applaudi des mains et des pieds, nous l’extrême gauche, si un gouvernement socialiste avait supprimé la taxe d’habitation pour l’ensemble des travailleurs, et avait compensé cette perte de rentrée fiscale, en augmentant en conséquence la taxe professionnelle.

      Mais les entrepreneurs ne pourraient jamais faire face à une telle contrainte, aurait immédiatement vociféré des petits macronistes comme toi !

      Et c’est bien pourquoi il est grand temps d’organiser des congrès extraordinaires de tous les partis et syndicats qui se réclament de la gauche, parce que vraiment il y a un déficit idéologique monstrueux.

      Nous sommes entrain de perdre la bataille des idées, au profit des néo-nazis.

      1. @Eninel
        « mais n’oublie jamais que si tu ne veux pas t’intéresser à eux, c’est bientôt eux qui vont s’occuper de toi, petit macroniste que tu es ! »

        Pas la moindre preuve de ce que vous avancez, comme toujours. Ohlala il voter estreme-gauche avant que les méchants estreme-droitistes ne nous mangent avec des oignons et des pommes de terre. T’es qu’un Guignol. Et j’ai même pas la capacité de voter en France alors lâche moi la grappe.

      2. @Rodrigo.

        Quel étrange conception as-tu d’une discussion sur un blog !

        Guignol celui qui ne lis pas sur ton front le fait que tu n’es pas électeur français ? Mais c’est toi même qui nous induit en erreur en te faisant petit laudateur de Macron.

        Guignol celui qui ose te contredire et s’inquieter de tes conceptions très conciliantes à l’égard de l’extrême droite ?

        Mais Rodrigo, pure rhétorique tactique -vulgaire- chez les militants d’extrême droite et toi même, avançant le diktat de « lâche moi la grappe » , afin que toi même et tes amis louches, vous puissiez en toute tranquillité avancer vos pions nauséabonds dans un paysage politique dévasté.

        Ne compte pas trop sur mon silence et ma complicité implicite.

        D’autant que tu seras sur cette ligne politique relativisant le danger de la bête immonde qui semble vouloir de nouveau mordre, je vais te pourrir la vie l’ami des capitalistes et des nazillons.

        Et tout guignol que je suis à tes yeux , mais bon on juge l’intelligence de l’autre avec la sienne propre, vue ton positionnement politique et ton vocabulaire chatoyant, on pourra dire de toi: plus sot, plus insolent ( quo quisque stultior, eo magis insolescit ), je me ferai un devoir de défendre l’honneur de ce blog, qui à part toi, est fréquenté par des intervenants de bonne compagnie .

        « Au lieu d’écrire 15 pages pour rien, dites simplement que ça vous fait chier que Macron ait été ELU.  »

        Oui, et ce qui m’ennuie le plus c’est que cela semble ne pas trop te déranger. Conseille l’ignorant, il te prendra pour son ennemi.

  12. Bonjour tout le monde.

    Hé oui, nous sommes ici, et maintenant, et ça craint un max.

    Ceci dit, nous avons la vie, qui reste un jeu, alors vaut quand même mieux se bouger, sans tarder.

    Et qu’importe, oui, qu’importe si notre petite action est hors d’échelle avec les enjeux : il y a de belles choses à faire avec de belles personnes à rencontrer, notre vie à vivre, tout simplement. (Et je ne fais pas ici allusion à Super Colibri qui m’agace)

    Ici, dans les Landes, je m’occupe d’une petite recyclerie depuis 16 ans, il y a 9 salariés sans aide de l’état, tout fonctionne sur le don, la conscience du bien commun, le respect de l’autre et en plus on rigole bien, dans le village d’à côté un repas à 3,5 euros a lieu depuis 10 ans tous les samedi, rassemblant toutes les classes sociales, les générations autour de grandes tables, pas trop loin un café associatif brasse encore un peu plus les genres, un maraicher bio accueille plus de 150 wwoofeurs de tous pays par an, oxygenant notre petite campagne avec des témoignages, des cultures du monde entier, des élus soutiennent ce petit monde 2.0, bref, c’est pas mal joli à vivre !

    Mais dans ce même pays, j’aurai aussi pu vous dire que les agriculteurs sont en train de tout foutre en l’air, la gentrification est en voie de rendre l’immobilier hors d’atteinte des locaux, les cretins du coin ne pensent qu’a la chasse et au prochain loto… ça aurait pas été faux non plus.

    Faut juste bien choisir l’image que vous trimballez au quotidien de ce monde alentour, parce que ça finit par déterminer votre energie vitale, votre capacité à être heureux. Ce qui n’est pas un gadget.

    1. Merci !

      Je suis d’accord que c’est la première moitié du chemin , et que c’est par là qu’il faut l’entamer pour avoir une chance de réunir et de réussir .

    2. Merci Thomas ! Vous avez bien sûr raison et heureusement que vous nous le rappelez. Merci pour ce joli exemple d’affection et de chaleur humaine.
      C’est vrai que les temps ne sont pas drôles mais, heureusement, nous pouvons cultiver des jardins de solidarité et d’amitié. J’en ai un aussi ! Il s’appelle Maurice et il est handicapé mental. Je m’occupe de lui un dimanche sur deux et il fait partie de mes petits soleils !
      Etre lucide et analyser ce que nous vivons, ne doit pas nous faire oublier ce qui a trait au coeur !
      Merci mille fois !

  13. vous dîtes : « en Belgique le gouvernement est mené par des nostalgiques du IIIe Reich, élu par le patronat flamand, et tout le monde s’en fout ! »
    et Jorion veut arrêter son blog… ?
    je vais me vautrer dans mon canapé usé regarder une cornicherie… y’a des jours comme ça…

    1. J’ai essayé, vous dis-je, ce ne fut pas très concluant ! Mais merci, vous m’avez bien fait rire! Et d’ailleurs, heureusement qu’on peut rire !
      Prenez soin de vous.

  14. Bonjour,
    Je plussoie grandement, Thomas!
    … même si ce n’est pas un gadget, et que ça ne fait pas vraiment partie du kit de survie standard, à gauche en ce moment…Y compris ici!
    Mais ça risque un tantinet de nuire pour la dernière moitié du chemin en question… Suffit de voir les binettes verdâtres des « leaders » pour s’en persuader.
    Au fait! Macron n’avait-t-il pas confié aux journalistes avant son élection être un grand admirateur de Machiavel ?
    Du coup les Français l’ont peut-être pris pour un héritier de Giscard, lui qui avait fait du « Prince », son livre de chevet.
    Il semble toutefois qu’ Emmanuel n’utilise pas l’ouvrage de la même façon que notre vieux Valy…
    C’est vrai, ces antiques chevets de style ça boite toujours au moindre mouvement…
    Alors le « Prince » c’était parfait au moins pour l’épaisseur…
    Pour le nouvel élu, c’est différent, moins de mouvements nocturnes, plus de temps pour bien lire et une prof à disposition pour l’aider à mettre en pratique les bonnes recettes de Maître Nicolas…
    Macron n’est sans doute pas un matheux.
    Quoiqu’en divisions…
    Il règne en Maître.
    Eric.

  15. Selon moi si personne ne bouge, bien sur le blog bouge et parle , bien sur de petits groupes se forment mais la plus grande partie de bouge pas , car ils n’ont pas faim, parce qu’ils on peur et parce que les attaques politiques visant à dire semaine après semaine hé bien voilà, ce revenu qui était à vous hier, il est à moi maintenant (Etat est un mot derrière il y a des êtres). La méthode est simple, il suffit de retirer du pouvoir d’achat par petites bulles. Les pensionnés , les infirmiers, les professeurs, les ouvrier de tel ou tel type etc . En fait personne ne se soucie de ce qui ne le concerne pas. Je ne suis pas pensionné donc ouf, je ne suis pas infirmier donc ouf etc. Je suis conscient que ce n’est qu’une goutte dans la débâcle voir une simple vision. Au delà de cela les partis politiques tous confondus se sentent obligés de faire régner une loi dans un territoire entouré d’un autre système de gestion, L’Europe ( utile mais horriblement chère) qui lui même est plongé dans l’économie mondiale qui elle est sans loi ou presque. Notre comportement s’en retrouve incohérent. Vivant à crédit, nous n’avons plus d’autre choix que de tout vendre. La classe moyenne à disparu, les nouveaux riches vont disparaître à leur tour. Ils font partie d’une de ces bulles qui ne se soucie pas en ce moment car cela ne les concerne pas. Attendons que IA s’en mêle ! Mais laquelle choisir. L’autre jour j’ai voulu supprimer un petit contrat avec Acrobat , et cette opération qui m’a pris un bon bout de temps m’a inspiré un parallèle. J’ai une connaissance qui s’occupe des sans abris et qui m’a expliqué qu’un mendiant qui n’est pas salué par les passant devenait fou car il avait l’impression de ne plus exister, ce qui est d’ailleurs presque vrai. En désirant résilier mon contrat j’ai été confronté à tout un système automatisé borné qui ne me permettait pas de résoudre mon problème. sans personne à joindre je devenais fou. Je n’existait plus. Cette prise de conscience de la perte d’existence est sans doute une aspect à creuser pour se préparer. C’est en partie ce que nous vivons en ce moment. Nous n’existons plus, ou de moins en moins. En tout cas face aux chiffres nous n’existons déjà plus, et face à ceux qui nous gouvernent non plus. Never give up cependant !

  16. La masse de cerveaux disponibles pour intégrer le message de Paul Jorion a atteint son maximum. Je pense que pour atteindre la couche suivante, il faut prendre les armes et travailler cerveau par cerveau en les choisissant intelligemment. Tous les rôles de représentation ont été transformé par de l’intermédiation. Le capitalisme a tout gangrené, il est l’heure de reconstruire du lien depuis la base. Personnellement j’ai déjà commencé (très maladroitement) quand Paul avait donné un coup de semonce il y a quelques années.

    1. D’accord mais acratiquement . Je ne comprend toujours pas comment le public peut encore poser des questions à un politique sachant pertinemment bien que celui ci se gardera de féliciter ce qui est réalisé par les autres en ne faisant que pointer ce qui ne va pas car il représente 1 groupe, c’est du marketing. De plus rien n’est égal en ce monde ni même la nature. Reconnaître et accepter comme point de départ me semble déjà pas mal. S’il est utile de prendre sous sa coupe une âme perdue ou simplement en désarroi il est aussi utile de faire comprendre au nanti que le partage est sa seule survie. sans pour autant utiliser la bâton. Une des grande raison de la zizanie naissante ce sont ces 60 personnes qui détiennent 90% de l’argent mondial, faut pas se tromper de cible ! Et ceux là, nos partis sont incapable d’y toucher. C’est todji les ptits qu’on spotche ! Ceux qui ne se sentent pas petit ici chez nous à cette heure se feront aussi spotcher par ces 60 messagers mais ils n’y croient pas. Je suggère qu’à l’école soit enseigné le vrai objectif universel d’une entreprise, à savoir le bien être des humains et non le non humain argent uniquement. Les nouveaux partis montants ne prennent pas cela en compte. Car ils ne peuvent pas le changer. Quoi qu’il en soit Never give up. J’espère me tromper sur toute la ligne.

    2. « il faut prendre les armes » nous dit tranquillement un lecteur.

      Lesquels ? Fusils de chasse ou carabine au mieux si t’es chasseur, cutter, canife, couteau de cuisine, marteau, pioche, balai, agrafeuse, cure-dents ? Ou bricoler quelques Molotov améliorer, voir quelques pains de dynamites en mode Terroriste ? Tsss aucune chance et sans intérêt.

      Non aucun besoin de prendre les armes, la résistance passive de masse et bien plus efficace et moins meurtrière. Si la masse ne veut vraiment pas, béh elle ne veut pas. Le troupeau sautera la falaise et nous avec et puis voilà.

  17. Tout cela est sans importance, les gros titres aujourd’hui : ‘Brigitte Macron baptise le bébé panda du zoo de Beauval’ C’est génial !
    C’est sûr qu’il ne faut pas sans arrêt ressasser les choses qui fâchent, mais l’on sent bien une orientation de la presse et des journalistes en général, allant dans le sens du ‘culte de la personnalité’, en l’occurrence, notre sauveur à tous, le président Macron.
    Elise Lucet risque de perdre ses financements pour ses enquêtes, cela dérange trop ; par ailleurs, la dernière émission « c’est politique » laisse apparaître l’orientation néfaste des journalistes ou des intervenants invités : tout faire pour mettre en difficulté Melenchon et lui éviter d’exposer ses vues sur les véritables problèmes de la société !

    1. En fait, j’avais oublié ! Il n’y a pas qu’à la télé qu’on peut voir des cornichonneries ! Dans la presse aussi !
      Il vaut mieux ne plus lires cette presse là ! Heureusement, il y en a d’utres !
      Mon volatile préféré, par exemple, toujours enchaîné mais très facétieux ! C’est ma friandise de la semaine et ne coûte pas grand chose !

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