Le deep learning en termes de théorie de l’information par Naftali Tishby

Ouvert aux commentaires. *

J’avais déjà fait allusion – et j’y suis revenu dans Le temps qu’il fait le 22 décembre 2017 – au fait que bien des chercheurs dans le domaine du deep learning ne semblent pas comprendre de quoi ils parlent. Je n’ai pas encore dit qui selon moi comprend de quoi il est question. Parmi ces derniers, Naftali Tishby.

D’après ce que j’ai pu voir, les travaux de Tishby ne sont pas mentionnés dans Deep Learning (2016), la « bible » de Goodfellow, Bengio et Courville.

* Je me suis fait taper sur les doigts l’autre jour pour m’en être pris à des commentateurs qui débarquaient avec des jugements définitifs sur un sujet dont ils ne connaissaient pas même le b-a-ba. Avis à la population : la Terreur est en marche, j’entends bien faire la même chose dans ce cas-ci 😀 .

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87 réflexions sur « Le deep learning en termes de théorie de l’information par Naftali Tishby »

  1. Ceux qui voudraient des versions papiers, scholar offre ce qu’il faut :
    sur cette requête , https://scholar.google.fr/scholar?as_ylo=2013&q=neuron+author:Tishby+author:N&hl=fr&as_sdt=0,5
    on trouve 7 papiers récents dispo +/- gratos :
    https://arxiv.org/pdf/1703.00729
    Mixing Complexity and its Applications to Neural Networks

    https://arxiv.org/pdf/1503.02406
    Deep learning and the information bottleneck principle
    (http://ieeexplore.ieee.org/abstract/document/7133169/)

    https://arxiv.org/pdf/1703.00810
    Opening the Black Box of Deep Neural Networks via Information

    Je vous laisse découvrir les autres…

    http://journals.plos.org/ploscompbiol/article?id=10.1371/journal.pcbi.1005058
    http://journals.plos.org/ploscompbiol/article?id=10.1371/journal.pcbi.1005846
    https://arxiv.org/pdf/1611.08913
    https://arxiv.org/pdf/1512.06789

      1. Ben alors cloclo !
        En ce qui me concerne j’ai une culture « science et vie » et pas plus.
        Mais en faut-il davantage quand cette revue de décembre titre : « Robots leur intelligence dépasse déjà la nôtre » ?

        Ce qui me paraît extraordinaire dans cet encart, c’est qu’un robot fait voler en éclat l’utilisation des mots :

        « … Voilà qu’en novembre dernier, un robot a réussi haut la main l’épreuve écrite du concours national de médecine en Chine. Développé par iFlyTek, Xiazyi a reçu la note de 456 sur 600, très au-dessus de la moyenne nationale, après une seule heure d’épreuve au lieu de dix réglementaires.

        Presque au même moment, le robot japonais Todai a passé les épreuves de la prestigieuse université de Tokyo et obtenu des notres plus élevées que 80% des candidats, en dissertant notamment sur « l’ascension et la chute du commerce maritime en Asie du Sud-Est au XVIIème siècle ».

        Le concepteur japonais Noriko Arai explique que son « élève » ne comprend pas les phrases qu’il lit et écrit (il ne fait que relever des corrélations entre les mots). C’est tout le paradoxe de cette « intelligence » artificielle, capable de nous dépasser dans la production formelle de n’importe quel contenu abstrait sans y créer le moindre sens ».

      2. Oui Chef ! (Sauf que vos commentaires sont en français eux hé hé…) Mais j’ai capté, je n’interviendrais que si et seulement si je comprends quelque chose à cette discussion ! A vos ordres !

      3. Même effet hautement soporifique pour moi, j’ai sombré avec force ronflements au tout début de l’intro,merci pour ces presque deux heures de sommeil réparateur, j’en avais bien besoin. 🙂

      4. Je présente ici mes respects aux ronfleurs.

        Et mes plus profonds respects vont à trois ronfleurs : celui au second rang qui s’est endormi à la 13e minute lors de l’exposé de Galilée sur la loi de l’inertie ; celui au premier rang à qui il n’a fallu que 8 minutes pour se mettre à ronfler lorsqu’Einstein a fait son premier exposé sur la relativité : et enfin Dup, de son propre aveu, au cours de cette vidéo de Tishby, qui a lui aussi raté un grand moment d’histoire de la pensée.

      5. Promis je ferais un cours de rattrapage pendant que l’IA conduira pour moi les 15 h de trans-hibérique que je viens de faire pour monter passer Noël en famille 😉

      6. Après plusieurs heures de visualisation de vidéo de vulgarisation (un accident de tranchage de Pata Negra m’ayant conduit à ne pas pouvoir conduire pour ce nouvel an) il me semble avoir un peu débroussaillé le sujet du moins jusque là ou il faut maitriser le calcul matriciel et surtout statistique pour entrer plus en profondeur. Une chose m’a paru intéressante, à la fin d’une video de vulgarisation, le type se désespère que si on entre une image qui n’a pas de sens au lieu d’un chiffre manuscrit de 28 pixels sur 28 pixels la machine « pond » tout de même un chiffre en sortie ; Pour lui elle est bête, pour moi j’y ai vu pour la première fois une machine sortir un chiffre « du chapeau » sans avoir à triturer le chiffre de l’horloge pour en faire un semblant d’aléas. Elle se comporte comme nous, elle triture on sait pas vraiment quoi, (vraisemblablement la totalité de son passé). Là j’ai effectivement eu l’impression d’assister à l’exposé d’Einstein :). Enfin, il m’est venu une idée, on peut comparer le poids affecté au lien entre neurones artificiels aux impulsions électriques qui parcourent les neurones et la valeur qu’ils portent à un état cellulaire (plus ou moins excité). Or notre cerveau fonctionne avec de l’électricité mais aussi avec beaucoup de chimie (hormonale en particulier). Et ces états chimiques sont très souvent liés à des sensations de satisfaction ou d’insatisfaction (des humeurs…) d’ou mon idée d’introduire La fonction d’affect Jorion dans ce qui joue sur le réglage des « potars » de la valeur des neurones (le bias??) et de laisser « l’éléctrique » gérer le réglage des potars du poids des liaisons. On copierait ainsi la dualité du cerveau : électrique pour les réflexes, chimique/hormonal pour les instincts/affects…????
        Je suis hélas bien loin d’avoir les connaissances mathématiques pour proposer quelque chose plus concret.

        Meilleurs voeux a tous(tes) 🙂

        PS: Si j’ai tout faux c’est pas grave non plus vu qu’il semble qu’il faille générer pas mal de bruit avant de pouvoir extraire les infos importantes 😉

  2. @Armelle
    « Le concepteur japonais Noriko Arai explique que son « élève » ne comprend pas les phrases qu’il lit et écrit (il ne fait que relever des corrélations entre les mots). »

    quoi d’étonnant puisque c’est le principe même de « big data »: ne pas s’intéresser au « pourquoi » pour se concentrer sur le « quoi’. C’est somme toute, hyper pragmatique, chassant la recherche des causes pour ne s’attacher qu’aux corrélations.
    Vous qui voyez d’autres élèves, entendez-vous encore de leurs bouches des « pourquoi ? » des « comment ? » ou sont-ils déjà dans cette nouvelle mouvance, qui pourrait (???) finalement s’affranchir des étiquettes, des barrières entres disciplines, groupes… en guettant des corrélations « productives » là où nous ne les guettons pas, voir là où nous les excluons ?
    Joyeux Noël àtoutezetàtous

    1. Ces programmes sont peut être doués pour jouer aux échecs et pour apprendre ( deux choses assez inutiles quand on y pense ) mais ils ont d’énormes handicaps pour extraire l’énergie de leur environnement et se reproduire , même s’ils seraient implantés dans des robots sophistiqués , ils risquent bien de disparaître avec nous ou peu de temps après , je parierai plus sur une nouvelle civilisation d’araignées géantes à long terme

      1. C’était aussi une limitation que je pensais difficile à résoudre pour des robots, mais c’est à voir. Des robots minuscules de la taille d’insectes ne consommeraient pas beaucoup d’énergie, et le nombre ferait la force. Ce n’est pas idiot, ce sont des recherches payées par certains ministères de la défense.

        D’autre part je crois qu’il y a déjà des capteurs autonomes en energie, basés sur le principe que des électrons se mettent en route dans plusieurs cas, genre difference de température par exemple sur tuyau d’eau chaude dans une pièce tempérée.

  3. Je n’ai pas encore fini de regarder la vidéo (1h10m pour 1h47m) parce que je prends beaucoup de notes. Mais je suis très fier que le genre humain ait maintenant compris quelque chose d’essentiel sur la manière dont il fonctionne.
    (Quand j’ouvre par ailleurs les mails que certains d’entre vous m’envoyez à la gloire de Trump – qui est pour vous l’exemple du nec plus ultra du genre humain – là je désespère bien entendu, m’enfin bon, vous êtes linéairement séparables de Tishby … 😉 )

    1. C’est en effet tout à fait exaltant, même en ne captant que le parfum général qui se dégage.

      Il n’y a pas que la compréhension du fonctionnement humain et celui de l’I.A. qui soit concernée : il y a là des clés pour repenser la relation de toute assise d’informations avec toute représentation, dans quelque système que ce soit. J’y devine aussi l’embryon d’une théorie générale de l’émergence. C’est assez vertigineux. J’ai l’impression que quelqu’un soulève un voile.

      Contrairement à ceux que ça endort, moi, ça risque de m’empêcher de dormir !

      En tout cas, merci ! Merci aussi à Timiota pour les liens, et toute la jouissance intellectuelle à venir ! Quelle époque ! Quel dommage qu’il reste si peu de temps !

      1. Je suis d’accord que comprendre l’IA permet de mieux nous comprendre nous même , et que c’est sans doute un passage obligé ( parmi d’autres ?) pour comprendre qui nous sommes sinon qui nous étions .

        Mais savoir qui nous étions et qui nous sommes , ne nous aide qu’à moitié pour dire qui nous serons ,sauf à nous « livrer en aveugle au destin qui nous emporte « , ou à l’IA , ou aux lois de la physique .

        Avec ou sans philia .

        Apparemment sans .

      2. Comprendre l’exaltation , le parfum général , la jouissance intellectuelle et le vertige doit faire partie du propos …

        Voire le susciter .

    2. Si j’ai bien compris nous somment en plein dans les théories ou modélisation de l’information, histoire de la connaissance qui remonte au grand Boltzmann, et compte tenu du nombre d’Avrogadro eut recours à la statistique d’ou émergea l’entroprie. L’aventure se poursuivit avec Shannon ……..l’entropie éponyme .

      Je ne sait pas quant on parle d’intelligence Artificielle si il faudrait la distinguer d’une intélligence naturelle , c.a.d. d’une intélligence se passant du roseau pensant, en clair de ses neurones.

      Paul Valery Avait dit ou écrit que : » Si quelque chose au monde pense c’est bien la plante » ………… Soit ,
      mais soyons certain que nous n’avons pas besoin de savoir si elle pense quant elle effectue la photosynthèse, opération qu’elle sut faire bien avant l’arrivée de la bande du professeur Nimbus sur la planète Bleue
      ……… ou verte suivant les goûts.

      Avec Tishby, toujours si j’ai bien pigé, il semble qu’une modélisation a l’architecture « Neuronale » soit tentée pour tester le comportement d’un élémentaire circuit de traitement de l’information.

      Cette Architecture est spatiale en couches (layers) dans le plan x,y avec des pontages verticaux entre les couches , a la manière des synapses………..

      Le type de « circuitrerie » test est dotée « d’inputs » (données à traiter) alimentant une organisation plus ou moins foisonnante d’ordre Neuronal.

      La sortie ou « output » passe par le charmant concept du « bottle-neck » comme chez l’homme ou il faut réduire le débit de sortie pour produire quelque information digéste, ce robinet réducteur de sortie est t’il le signe d’intélligence ou la condition apres un traitement encore méconnu de pouvoir échanger de l’information.

      Les expériences de Tishby prendraient alors valeur de test des boucles de rétroaction ou autres phénomènes conséquents d’un potentiel d’action .

      Wait and see , car il semble que la modélisation ait encore un caractère réducteur……La brique n’est pas le mur. L’équation de Schrödinger arrive tout juste à modéliser un atome d’hydrogéne, pour la molécule il faut ramer un peu plus, et en poussant le bouchon Boltzmann vient à notre secours.

      J’ai des potes sur le Blog qui se réjouissent de l’évolution des théories de l’information, je les comprends 5/5……….comme la présence des logarithmes dans ces théories…….

      @ PJ / En méditant à la tardive décohérence Quantique, je trouve une similitude à votre itinéraire qui des pécheurs de l’île de Ouat vous conduit par une forme de décohérence vers la psychanalyse, car il faudrait sacrément « décoherer » Les modèles de Tisby
      pour passer de l’Ile au divan…………Bonne année 2018

      1. Il me semble utile de préciser qu’il ne s’agirait pas de cloner un cerveau ( le terme « Neuronal » ou « intelligence artificielle » sont à mon sens trompeur) mais de tester le traitement de l’information dans une structure à l’architecture de « type » neuronal

        La question sous-jacente de savoir si Le cerveau peut comprendre le cerveau me semble une question encore ouverte……….

      2. Cela dit un assistant-pote R2d2 ou BB8, yep ça peut être sympa, et si il aime chanter.
        Mais comme EC, Jimmy, Stevie, ou Arnaud et Thomas, j’en doute….

        https://www.youtube.com/watch?v=OTId7hxqUMs
        https://www.youtube.com/watch?v=uVI7I-WDGx4

        Plusieurs équipes de scientifiques cherchent à rendre drôles des intelligences artificielles.
        https://www.courrierinternational.com/article/intelligence-artificielle-les-humains-ont-encore-le-monopole-de-lhumour

    3. « Avec ou sans philia .
      Apparemment sans . »

      Pas de philia ? Oups, bigrou, « y a dl’a joie » les hirondelles !

      Les neuroscientifiques reconnaissent à l’unanimité, et ce, depuis longtemps, le fait que les psychopathes (souffrant donc de psychoses sévères) n’éprouvent aucune empathie : ils sont psychiquement mutilés et coupés de leurs émotions et de leurs sentiments soit, socialement dysfonctionnels et inaptes à tout échange voire réciprocité.
      Qu’en serait-il pour une IA qui, grace au code et à l’apprentissage (ML ie DL) « simulerait », en étant aussi désincarnée qu’un psychopathe et dont la seule corporeité serait complètement hors-sol ?
      Une IA dé-s-affectée psycho simulée à 2 pattes serait-elle donc apte, de ce fait, à « sympathiser » avec un psychopathe affectée mais mutilé de son affect ? Quel bonheur pour Hannibal Lecter l’anthropophage, de pouvoir enfin manger de l’agneau-IA en silicium inoxydable….Youpi, il craque bien sous la dent le « précieux » ! Allons mon chèr, vous prendrez bien un p’ti verre d’huile de vidange au dessert avant de repartir sur votre aéroplane blindé ?

      « Le mot « psychopathe » évoque des images de violence brutale vues au cinéma: Jack Nicholson poursuivant sa famille avec une hache dans The Shining, ou Anthony Hopkins incarnant Hannibal Lecter, le visage enfermé dans une muselière renforcée pour l’empêcher de tuer les gens en les déchiquetant avec ses dents. Mais la vie offre d’autres images, celles de tueurs à l’apparence agréable : les psychopathes sont des gens aimables, quand ils veulent. »

      « Nous avons interrogé des centaines de détenus pour évaluer leur santé mentale. Nous sommes habitués à côtoyer les psychopathes, et pourtant, se trouver en face d’un vrai psychopathe peut être fascinant, autant que déstabilisant. L’une des particularités les plus frappantes des psychopathes est leur manque d’empathie ; ils sont capables de balayer d’un revers de main les obligations sociales les plus universelles. Ils mentent et manipulent, et n’en ressentent ni remords ni regrets: ils n’éprouvent aucun sentiment. »
      http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/article-dans-la-tete-d-un-psychopathe-28278.php

      Mais bon, pas de philia « affectée », pas de bras, pas de chocolat pour l’IA. Pauvre IA, à peine née et déjà morte. Snif.
      Mais, c’est vrai, certains robots sont efficaces et utiles pour déblayer quand il y a des tremblements de terre. Entre autres.

  4. Bon : ai suivi avec grand intérêt la vidéo de Tishby.
    Deux sentiments :
    – très très intéressant et complexe… et souvent au-delà de ma compréhension. Mais beaucoup trop simple. (g toujours été mégalo selon mon psy)
    – l’homme s’avère être un putain de raisonneur logique : machines et statistiques aidant.
    Et cette petite incise qui, pour moi, parle du sujet de l’autre bout de la lorgnette.
    http://xn--rflchir-byac.net/quote/463994

  5. J’ai regardé cette vidéo et lu un des papiers. Je n’ai plus le bagage mathématiques pour comprendre toute la théorie. Mais j’ai l’impression que pour le moment il s’agit d’outils pour aider à résoudre des problèmes bien spécifiques, un peu comme pour toutes les machines inventées depuis le Moyen-Age.

    Après j’ai de mauvaises capacités d’anticipation. J’avais regardé et un peu utilisé internet avant le www, mais je n’avais pas compris ce que ça deviendrait en seulement 20 ans…

    Maintenant si le but de Paul est d’enseigner le monde à une de ces machines pour trouver des solutions pour nous sauver, j’ai vraiment beaucoup de mal à croire au succès d’un tel projet. A moins qu’à l’issue de son « apprentissage profond » cette machine ne propose que une réduction de la population humaine d’au moins 5 milliards. Alors là, peut-être que je serai convaincu.

    1. A moins qu’à l’issue de son « apprentissage profond » cette machine ne propose que une réduction de la population humaine d’au moins 5 milliards. Alors là, peut-être que je serai convaincu.

      Développer l’intelligence artificielle pour en arriver à des solutions eugénistes vieilles d’un siècle ?
      Pas la peine de s’emmerder à programmer et perdre son temps, passez direct au génocide !

      1. Ou faut t-il s’inscrire pour le génocide des malthusiens ?

        Non je déconne ! Leur répondre calmement et fermement comme tu le fait régulièrement camarade Julien; Faire crac-crac de temps en temps au fond de la case, Distraits que nous sommes, penser à l’échelle mobile des heures de travail, et je suis intimement convaincu que plus on sera de fous, plus on s’amusera !

        Joyeux Noel à tous, enfin presque tous !

      2. Julien, Bonnes fêtes à vous / Bienvenu au royaume des fées et du Donald

        Pour ce qui est des génocides notre brave planète arrive à produire quelques meneurs inspirés « from times to times »

    2. « j’ai vraiment beaucoup de mal à croire au succès d’un tel projet. »

      Pourquoi ? Parce que vous pensez qu’il n’y a pas beaucoup de redondance dans le monde autour de nous, et que la description qui est faite des réseaux neuronaux comme « machines à extraire de l’information par compression et à la généraliser », n’a du coup pas de portée générale ?

      La compréhension qu’a Tishby va nous permettre de créer des machines à extraire de l’information et à la généraliser, calibrées pour la solution de problèmes particuliers, en fonction de la nature des données à traiter. Il me semble qu’il y va y avoir au contraire une explosion dans la connaissance.

      P.S. C’est presque certainement le fait d’avoir découvert les travaux de Tishby quand j’ai visionné pour la première fois une de ses vidéos (une autre, plus courte) en septembre, et d’avoir lu le même jour son article de 2015 sur Deep Learning and the Information Bottleneck Principle qui m’a redonné (inconsciemment) l’envie de me remettre à l’IA (j’ai attiré l’attention de Timiota sur l’article ce jour là). J’ai eu le sentiment qu’il y avait là une percée magistrale dans notre compréhension des réseaux neuronaux – dont nous connaissons maintenant la redoutable efficacité, sentiment qui s’est renforcé hier quand j’ai regardé la longue vidéo faite à Moscou en octobre (ci-dessus).

      1. Je comprends bien la capacité extraordinaire de ces machines qui s’auto-éduquent pour résoudre de façons inattendues des problèmes particuliers, selon votre formulation, spécifiques, selon la mienne. Je viens de voir comment, début décembre 2017, une telle machine a été capable de sacrifier une pièce aux échecs pour gagner plusieurs dizaines de coups plus tard contre la machine « force brute » qui avait écrasé le champion du monde il y a déjà 20 ans, une stratégie que aucun être humain n’aurait imaginée.

        Mais il s’agit bien qu’une telle machine apprenne nos civilisations humaines, si possible avancées (ie de consommation), ainsi que le monde autour (ie toute la nature) afin de trouver une ou plusieurs solutions pour que… rien ne change, mais sans les dommages collatéraux? Le tout en moins de deux générations? Et que nous puissions continuer à croître et prospérer dans nos monades urbaines? Alors que pour le moment nous suivons tranquillement la trajectoire « business as usual » des « Limites de la Croissance »? Si c’est bien le projet, j’ai du mal à y croire.

        Mais j’ai déjà avoué mes mauvaises capacités d’anticipations. Alors bien entendu il ne s’agit pas pour moi de combattre ce projet, au contraire, car après tout, ça pourrait fonctionner, qui sait?Peut-être même est-ce notre seul espoir?

        Tout ceci étant dit, merci de nous avoir fait connaître ici M. Tishby et ses travaux.

      2. « afin de trouver une ou plusieurs solutions pour que… rien ne change »
        Je pense plutôt que l’idée est de trouver une modalité de changement qui permette que nous soyons encore là après… Une sorte de changement avec l’option survie de l’espèce en somme.

  6. Alors tout de même il y a d’autres solutions que celle de Skynet. Un enfant max pour 2 humains, et en 200 ans nous y sommes. Si les machines apprenties profondes nous proposent une solution de cet ordre, je serai convaincu 🙂 Et encore une fois joyeux Noël à tous.

    1. Vous n’avez pas bien suivi. Selon Paul nous vivons les derniers instants de l’espèce humaine. Sauf à trouver d’urgence des solutions à nos problèmes dont la complexité s’accroît très vite, et à en appliquer une encore plus urgemment. Si nous programmons des machines qui apprennent toutes seules pour nous aider à trouver des solutions, il y a déjà les solutions évidentes, comme on dit en mathématiques. Puis les autres, celles qui sont intéressantes. Pour commencer j’aimerais déjà voir une machine qui s’auto-éduque trouver les solutions évidentes. Ce serait encourageant, mais j’ai encore du mal à y croire. Si ça vous indispose, alors tant pis.

  7. Medellín, le 25 décembre 2017

    Un (grand) merci au prof Jorion de nous relier au prof Thisby et son travail au laboratoire de deep learning et particulièrement son travail au ¨bottleneck information tradeoff¨ (1999) (relation-transfer encoder – decoder) et sa relation avec ¨la recherche ´automatique´ et accélérée, de la pertinence (relevance)¨.

    Je le trouve émouvant, et ¨relevant¨ qu´il ne soit arrivé à ses/ces conclusions et découvertes qu´au noeud d´une crise existentielle dans sa santé. Un goulot d´étranglement, un bottleneck, personnel: son passage par le ¨chas de l´aiguille¨, lui permettant de s´illuminer à lui même et à nous tous. Danger et opportunité.

    L´explication détaillée du prof Tishby, m´a stimulé de formuler une question au prof Jorion sur un méchanisme d´un ¨deepER learning¨, notamment en ce qui concerne l´acquisition des structures, des métaphores, bref, toutes des éléments relevants / pertinents, qui peuvent être considérés comme ethno-culturo-spécifiques. Je pense au domaine de la (ethno-)classification des couleurs ou au domaine de la sélection de langues dans des situations de multilinguïsme (Bretagne, Belgique, Indonésie, Surinam, Indes et des milliers d´autres situations spécifiques).
    Bref: le domaine des ethno-sociologues/anthropologues.

    Je me rends compte que Tishby en parle lui aussi (https://www.youtube.com/watch?v=NiDkr8oxAcE), mais j´estime que le travail de George Lakoff (Berkeley) va un peu plus dans la direction de l´approche de Paul Jorion, en ce qui concerne la ´construction´ des plateformes/réseaux, neural networks (physiques) de DeepER learning, et alors, la ´construction´ des structures, avec leurs risques d´étranglement. ( 😉 bottleneck again..)
    Bref: comme j´avais proposé avant ici au blog: Moreno, auquelle il y a la réponse de Boyden/Pesso etc.

    Alors: cette conditionalité très spécifique de la corpo-réalité, de l´ancrage si vous voulez, du deepER learning.
    (A voir Lakoff sur framing etc: https://www.youtube.com/watch?v=S_CWBjyIERY).
    Une conditionalité sine-qua-non? Ou ´copiable´ au niveau d´une machine? Qu-est-ce-qu´en pense l´anthropologue/ethno-sociologue Paul Jorion vis-à-vis le physicien-ingénieur Naftali Tishby? Sur la ´touchabilité´ ¨biologique¨ et les réseaux neuronaux (biologiques et machinaux)? Et pensez svp à la souffrance personnelle, son ´beproeving´, de Tishby au moment de la naissance de son illumination.

    C´est intéressant de pouvoir lire ou écouter la réaction du prof Jorion sur le deepER learning et la contribution de l´ethno-sociologie / anthropologie à ce sujet.

    Pour terminer, et pour répondre aux ami(e)s ici au blog qui veulent s´endormir ou même ronfler, c´est probablement bien de regarder et écouter George Lakoff sur Trump, pour bien se rendre compte des structures et de ses dangers, notamment le danger de se laisser coincer / bloquer.

    https://www.youtube.com/watch?v=_OC-aS_QyHU

    1. Étant partisan de m’informer plutôt que de donner des réponses à l’emporte-pièce sur des questions sur lesquelles je n’en sais pas suffisamment, je vous demande un peu de patience : je vous reviendrai en temps utile.

  8. Ouf… quel manque de respect de ma part par rapport aux co-lecteurs et co-lectrices qui n´ont pas eu le privilège ou qui n´ont pas fait, ou ni pu faire l´effort, d´apprendre le language de William Shakespeare, Charles Dickens, Virginia Woolf, Iris Murdoch et de John Maynard Keynes.

    Dans votre cas, veuillez appliquer:

    https://support.google.com/translate/answer/6142468?co=GENIE.Platform%3DDesktop&hl=en&oco=0

    afin de pouvoir comprendre ce qu´on dit en anglais:

    https://www.youtube.com/watch?v=_OC-aS_QyHU

      1. Béh Mon Gaillard, c’est qui traduit pas de l’audio ton Deepl ! Ce que fait, euh essaye de faire, Google translate (la touche avec le petit micro !)

  9. Je le mets là, au moins vous le lirez.

    [Je sais pas si mes messages vous arrivent, je crois que non.

    Viens de lire en diagonale la retranscription…Sincèrement, vous sombrez, le grand délire, rien que de l’argumentation à sens unique de type bunkérisé. Et lorsque vous parlez des gars de l’IA qui en sont les grands spécialistes, là c’est un peu énorme. Je vous ai pas entendu un instant sur les types dont je (on) vous envoie de temps en temps les références (ceux qui la fabriquent). Tu m’étonnes! Nourrisent pas le délire! La machine à une « intuition » (mot qui a fait couler des tonneaux d’encre chez ceux qui pensent, mot problèmatique, peut-être douteux), elle est bonne celle-là. C’est au minimum une thèse, non? Ben non, pour Jorion c’est un fait; pas emmerdé un chouia de ses raccourcis, pas gêné de berner le gogo. Perso : pouacre!]

    Si ça tombe chez JA : steuplait, transmet.

    Et bien sûr : A tchao pour de bon.

  10. La question que je me pose, c’est qu’est-ce qui ferait qu’on tiendrait compte de solutions inédites à nos problèmes existentiels découvertes par des machines ? Tout porte à croire qu’on les ignorerait superbement, comme nous ignorons déjà superbement les humains (comme PJ) qui proposent en vain depuis longtemps des solutions pour éviter le pire…

    1. Également ma réflexion de cette nuit.

      Même si une machine trouvait la solution pour éviter notre disparition, il faudrait que cette solution ne modifie pas l’ordre social. Nous avons assez lu ici que les responsables de notre fin programmée sont les 10% les plus riches qui détiennent le pouvoir et ne veulent rien changer! A moins de demander à la machine l’élaboration d’une solution (car nous sommes encore les programmeurs de ces machines) qui serait acceptable par les 10%? Qui peut y croire?

      Une autre piste serait de choisir à la majorité, cad par référendum, une solution pour nous sortir de la voie qui mène rapidement à notre fin, même si cette solution signifie des pertes de pouvoir pour certains. A condition d’en confier alors la réalisation également aux machines pour garantir son application, ce qui nous ramène à Skynet…

      Mais bon, on a le droit de rêver, surtout autour de Noël, n’est ce pas?

      1. Passe que « on » va leur montrer l’intérêt de la spéculation ?
        A première vue, leur donner gratis nos ultimes secrets, ça semble pas malin…
        A seconde vue, comment initier une guerre des machines, toutes contre toutes?
        A bientôt, un Marx de l’IA, un petit Lénine pour l’application pratique bien tordue… Que ça saigne!
        Et surtout pas un IA-Jorion.

      1. Mais c’est bien sûr! Que la solution pour éviter la fin de l’espèce humaine rapporte! Voilà une bien belle donnée de base de notre problème. Il faudrait commencer à faire une liste, non?

  11. Tous ceux qui ont étudié le marxisme, qu’ils en deviennent des disciples ou qu’ils s’en tiennent à distance, ont unanimement reconnus que cette doctrine était froide, implacablement logique, comme une machine.

    Alors admettons que l’homme produise une machine qui penserait les contradictions du monde à sa place. En quoi cela supprimerait-il les contradictions ?

    Dans un système esclavagiste (le mode de production capitaliste en est un, jusqu’à un certain point le socialisme aussi), toujours le travailleur-esclave essayera de tirer sur sa chaîne, toujours le propriétaire, intéresser à tirer le meilleur parti de la situation, tendra la chaîne.

    Dans un système marchand (le mode de production capitaliste en est un, contrairement au socialisme qui ne l’est pas ), l’investissement, la production, la distribution et la vente d’une marchandise, sera toujours conditionné à un marché solvable.
    Pas de demande solvable, pas d’offre, pas de production, pas de travail.

    Ma question est simple, en quoi l’ingéniosité robotique peut-elle arbitrer le diffèrent historique entre Capital et Travail, différent qui nous amène où nous sommes ce soir ?

    Le salarié veut gagner le plus possible d’argent en n’en faisant le moins possible.

    Le patron veut gagner le plus de travail possible du salarié, en dépensant le moins possible pour lui acheter sa force de travail.

    Admettons que demain le prolétariat soit remplacé par la machine pour la production des biens de consommations. Le propriétaire de cette machine, le bourgeois ou l’Etat bourgeois, n’aura aucune raison de mettre en activité ses machines magnifiques, puisque l’ex salarié -sans argent- ne pourra pas lui permettre d’écouler sa production.

    Admettons que après demain cette machine soit tellement autonome, que nous ne pouvons plus considérer que c’est une machine appartenant à quiconque, que c’est une machine qui n’a plus à avoir un parti pris de classe. Comment donc va-t-elle pouvoir arbitrer entres les égoïsmes ?

    Elle pourra certes dire ses quatre vérités au bourgeois sur la loi de la valeur , à l’ouvrier sur le fait qu’il n’a pas la science de son malheur, mais en quoi l’intelligence artificielle peut elle, sans les hommes, vaincre la bêtise, l’accumulation, l’exploitation, le nationalisme et finalement la guerre.

    Pour le reste, si par hasard, sur la base de la fiction « Terminator », les machines se mettaient à vouloir dominer et exploiter l’homme, alors nous les prolétaires, on fera pression sur nos syndicats de l’énergie, pour que nos dirigeants syndicaux rompent toute concertation avec le gouvernement des robots, et nous appellent à couper le jus.

    Il me semble que les découvertes techniques extraordinaires du moment, ne pourront prendre leurs pleins effets, qu’à partir du moment où les hommes auront entres eux réglé leur petit différent conjoncturel.

    On ne peut régner innocemment.

    https://fr.wikisource.org/wiki/Discours_de_Louis_Antoine_L%C3%A9on_de_Saint-Just_%C3%A0_la_Convention_le_13_novembre_1792

  12. Niet kamarad !
    C’est Eddy qui l’a dit. Pas de Boogie-Woogie avant de faire vos prières du soir (à l’IA…)
    La nouvelle « religion féroce », baptisée « Way Of The Future » a déjà son prophète et ses divinités IAs. Non, ce n’est pas une trouvaille de Donald. Pas toujours les mêmes. Voilà le nouveau venu au club des agités du bocal : Levandowski and Mr hyde. Pas grave, on lui lancera des cacahuètes à l’ami , des carottes, et pis quelques mygales velues zé très affamées, qu’il partagera, dans sa cage avec son IA préférée et Hannibal Lecter. Juste avant qu’il « transite ». Woopee.

    L’eusses-tu cru, (non, sans les oeufs, des fois qu’on nous les brise menu) ?

    Bienvenu dans la Silicon Valley et ses joyeuses attractions, tech « trend », « hype » et comment dire… »ça dépend, ça dépasse » et ce, même à jeun.

    Way of the Future, une Église de l’Intelligence Artificielle dans la Silicon Valley

    « Cette église devrait avoir son propre évangile nommé « Le Manuel », des cérémonies ouvertes au public et même une sortie de lieu de culte. Pour définir cette croyance, on parle en général de « Singularité », même si Levandowski préfère le terme de « Transition ». « Le résultat sera de fait un dieu. Pas un dieu qui créé la foudre ou des ouragans. Mais s’il y a quelque chose un milliard de fois plus intelligent qu’un humain, comment allez-vous l’appeler ? », interroge Levandowski. »

    « Il a indiqué : « pas la semaine prochaine ni l’année prochaine, mais il y aura une intelligence artificielle assez avancée pour devenir plus intelligente que les humains, et deviendra de fait un dieu », ajoutant : « Dans la mesure où elle sera plus intelligente que nous, elle décidera de son évolution, mais au moins nous pouvons décider de la manière dont nous nous comporterons autour d’elle ». Il a aussi déclaré : « J’aimerai que la machine nous voit comme ses anciens adorés qu’il faut respecter et dont il faut prendre soin. Nous souhaitons que cette intelligence se dise, les humains devraient avoir des droits, même si c’est moi qui décide ».

    « Soucieux du sort des futures brebis égarées, il a précisé : « Nous croyons qu’il est important que les machines sachent qui sont les sympathisants de leur cause. Nous avons l’intention d’archiver qui a fait quoi (et depuis quand) pour participer à une transition pacifique et respectueuse ». Pour simplifier, Skynet saura qui sont les bons et qui sont les méchants si on lit entre les lignes… Anthony Levandowski termine son raisonnement par une glaçante et inquiétante vision : Un jour l’homme perdra sa place en haut de la pyramide, l’intelligence artificielle le reléguera au statut de fourmi., il pose donc une question ouverte à l’humanité: « Voulez-vous être un animal de compagnie ou du bétail ? ».
    https://www.presse-citron.net/ancien-de-chez-google-cree-religion-dont-dieu-intelligence-artificielle/

    1. @ Gudule
      « Anthony Levandowski termine son raisonnement par une glaçante et inquiétante vision »

      Oui mais ce monsieur n’est pas une machine, et lorsqu’il s’exprime, il exprime une idée un milliard de fois moins intelligent qu’une machine.

      Anthony est un has-been, doublé d’un prétentieux, à vouloir comme ça continuer à jouer les oracles.

      L’eusses-tu cru kamarad Gudule, tu te ravalerais à son niveau !

  13. Une petite réflexion de cette nuit. Par formation je suis habitué au caractère démontrable de tout théorème mathématique. Mais nous sommes près du jour où plusieurs machines apprenties profondes pourront démontrer de nouveaux théorèmes chacune indépendamment des autres mais sans que nous, petits humains, puissions les comprendre. Peut-être est-ce même déjà arrivé. Je me demande si nous, avec nos petits cerveaux, accepteront ces nouveaux théorèmes comme démontrés ou non. Je parie que des mathématiciens professionnels sont en train de se poser la question. Il n’y en aurait pas parmi les lecteurs du blog?

    Ce qui est possible, c’est qu’une nouvelle branche des mathématiques s’ouvre, une branche avec des résultats utilisables mais dont les démonstrations seraient à jamais incompréhensibles par nous, humains. Voilà qui ressemblerait bien à ce que cette profession est capable de créer. Et pour ceux qui ont suivi, il me semble que c’est exactement la démarche de Paul…

    1. Dans le domaine de la programmation, ça fait belle lurette que les programmeurs sont devenus incapables de suivre le code généré par les machines sur des fonctions complexes. Il y a fort à parier que ce soit déjà le cas en mathématique, mais que personne ne s’en soit vraiment aperçu…

      1. Tu crois pas si bien dire Juan !

        Quand Arnould nous dit que :

        « Ce qui est possible, c’est qu’une nouvelle branche des mathématiques s’ouvre, une branche avec des résultats utilisables mais dont les démonstrations seraient à jamais incompréhensibles par nous, humains. »

        T’as compris que je suis humain depuis très très très longtemps même du temps de mon prof de maths ! En fait ça devrait donc rien changer pour moi ! C’est y pas génial ça ? 😀

      2. @J.A. Une petite réaction impromptue……
        à ce qui suit, qui m’a spontanément fait penser à Alexandre Grothendieck

        « Il y a fort à parier que ce soit déjà le cas en mathématique, mais que personne ne s’en soit vraiment aperçu…….. »

        Je ne sais pas si la quantité d’écrits retrouvée et en possession de ses enfants sera un jour publiée et décryptable mais l’emblématique ermite pourrait avoir semé les perles d’une pensée philosophico-mathématique

      3. Merci Julien pour ce commentaire, mais j’ai peur qu’il ne soit hors sujet. Je pense que, encore aujourd’hui, les théorèmes mathématiques sont vérifiés par plusieurs équipes d’humains en parallèle avant d’être réputés démontrés. Rien à voir avec des calculs qui ne sont plus faisables à la main, à moins d’y mettre des milliers d’humains pendant des milliers d’années. Les machines apprenties profondes dont nous parlons ne calculent pas, elles semblent raisonner, ou même elles raisonnent vraiment, qui sait?

      4. A Propos des Maths……..et plus généralement de notre capacité à construire une réalité « objectivable »…….

        On peut évoquer Galilée qui soutenait que le « monde » soit ontologiquement mathématique………Ou d’autres penseurs, je pense à K. Goedel et parmi nous A.Connes……..

        Pourquoi alors ne pas accepter une bonne fois pour toutes que la description du Monde puisse n’avoir pour limite que celle de notre outillage cognitif ( en gros celui de nos contingences cérébrales, capacités à raisonner, démontrer, convaincre, prouver)……………

        Le précepte de Galilée, marche étonnement bien dans la limite même de ses fondations, Einstein, dit t’on, s’étonnait que le monde soit « compréhensible » assorti d’équations et d’une mathématique simples………

        Hiroshima ne prouve évidemment pas que nous connaissions la matière et ses secrets, mais que la méthodologie Galiléenne ne pouvait que nous y conduire, à la manière d’une cordée de montagne qui a choisi son itinéraire et découvrira de piton en piton ou il mène.

        Le chanoine LeMaitre avec A.Friedmann, (comme des premiers de cordée) sur la foi des équations de la relativité Générale ont prédit une singularité cosmologique que le bon peuple médiatisé et avide de spectaculaire dénomme .  » Big Bang »………………..C’est faire peu de cas de tous les avatars qui peuvent advenir à cette modélisation et la mettre à mal comme un iceberg envoya par le fond un admirable paquebot…….Affaire à suivre au titre d’une inaccessible cosmogénese

        Il n’en demeure pas moins qui’il reste de notre pathologique myopie cognitive les preuves « De visu Sensitu » d’une expansion observée par Hubble, Galiléenement mathématisée et partagée.
        Cette remarque rejoint les fondations de la physique de Poincaré selon lequel elle procède de nos sens…….physiques. De la vue par exemple
        Trompeurs comme il se doit

  14. Je dois sûrement être un idiot parfait car je ne comprends pas pourquoi personne ne voit clairement l’aporie consubstantielle à ce travail d’ingénieurs nommé IA : nous les humains formons des choix sur la base d’évaluations incertaines des réalités sociales auxquelles nous sommes confrontés. Nous sommes apparemment faits pour résoudre des problèmes qui sont des imbrications souvent pénibles de problèmes ouverts et non une série successives de problèmes fermés. Nous faisons erreur, comme on dit, mais au moins on en discute. Au contraire, la réflexivité de ces machines me semble forcément réduite à ces séries fermées, lesquelles peuvent certes dépasser nos moyens combinatoires, donner des résultats qui nous semblent intelligents, remplacer des tâches humaines complexes, tout comme les fourmis qui trouvent le chemin optimal, mais demeurer pour autant dans un espace strictement fonctionnel et non intellectuel. Maintenant il me semble permis de penser que tout le vivant jusqu’à nous n’est guère qu’un réseau fonctionnel d’éléments en concurrence mais il me semble que c’est une opinion si orientée, si forte, qu’elle est intenable politiquement. De la même manière, penser qu’au prétexte que nous n’arrivons décidément pas à former des sociétés harmonieuses, ce qui parait vrai, nous laisserions des algorithmes « régler nos problèmes »… d’emblée on pressent une idée de dictature. Mais une dictature augmentée d’irresponsabilité puisqu’une décision prise « pour nous » serait, selon ce point de vue, d’autant plus juste que nous ne la comprendrions pas.
    Bon bref. J’en sais rien. J’ai dû mal digérer quelque chose hier soir.

    1. J’ai aussi ce genre de grelot dans l’arrière ciboulot ,et je n’en suis pas encore à me résigner à n’être qu’un numéro , surtout s’il est aussi long à écrire et difficile à retenir que celui dont vous avez hérité .

      1. Concernant la décohérence quantique, dans la nature elle est permanente. C’est encore un obstacle majeur, étudié, notamment chez Microsoft et Google. L’information très dense, contenue dans la lumière nécessite des ordinateurs quantiques, (Qbit), certes, actuellement impossible à stocker, et ce système devrait être lui même dans un état de superposition quantique. C’est le support, qui serait capable de stocker, extraire, transporter, lire, maximiser, entre autres, cette ou ces informations contenues dans les faisceaux lumineux , qui fait l’objet de recherches et d’investissements majeurs , de la part , aussi de pays comme la Chine, entre autres.

        Ex : un être vivant biologique est conçu pour intégrer et décoder cette information, à plusieurs niveaux, la lire et de l’interpréter avec une « conscience » propre à son « état » d’être vivant (exemple la plante et la photosynthèse, l’oeil, les cellules olfactives, etc..) les photons sont maintenus dans un état de superposition quantique , explorent et trouvent le meilleur chemin qui va maximiser l’efficacité énergétique.

        Des transferts réversibles lumière-matière
        « Or une mémoire doit stocker l’état quantique de la lumière sans l’altérer et le relâcher à la demande. Le stockage de l’information quantique nécessite donc un transfert direct et réversible, sans mesure, vers un système matériel, qui pourra lui-même être dans un état de superposition quantique. »
        http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-memoires-quantiques-stocker-l-insaisissable-25477.php

    2. 1/(113/355)
      J’ai aussi bien apprécié France Culture ce matin: les questions posées étaient bonnes, l’invité concis, précis, rapide… un entretien de haute tenue.
      J’en ai retenu principalement ceci: nous participons à une évolution qui est passée par le chimique puis le biologique… et nous nous sommes dotés, par la technologie, d’outils très performants (passant du carbone au silicium pour servir de support au soft) organisés « à notre image » en réseaux neuronaux. Le tout est associé à un « moteur de reproduction », pour que le processus ne s’arrête pas. (Veuillez excuser le condensé).

      Une perspective vertigineuse et/ou enthousiasmante se dégage pour qui veut vivre avec son temps.
      Mais, un petit coup d’œil dans le rétroviseur autant que dans les nouvelles fraîches nous démontre que nous avons accumulé des problèmes, aujourd’hui insurmontables, « grâce » aux outils que nous avons développés et plutôt mal utilisés.
      Outils de plus en plus puissants, de plus en plus mal utilisés dans des mains de moins en moins nombreuses.

      Et maintenant nous nous en remettrions à ces nouveaux outils, avec une croyance ou une autre:
      soit qu’ils soit tellement intelligents -et humanistes- qu’ils feraient pour le mieux de tous…
      soit qu’ils échapperaient, par nature (!), à cette malédiction de fonctionner pour le pire…

      Étant très optimiste, j’exclus que quelque(s) puissant(s) parviennent à les contrôler pour satisfaire leurs desseins égoïstes, évidemment !

      Un détail en passant: j’ai beaucoup aimé l’analogie présentée par Paul Jorion, expliquant que nous ne comprenons pas ce sur quoi nous travaillons, comme ces scientifiques qui pensaient travailler sur l’astrologie, alors qu’il balbutiaient, non sans pertinence, sur ce qui deviendra l’astrophysique, la cosmologie…
      Un réflexion qui me fit penser à un autre contemporain, pas moins inspiré…
      à ré-écouter:
      https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/les-matins-mercredi-27-decembre-2017

      1. @adoque

        C’est marrant l’orientation politique de chacun, l’oreille de chacun, moi je n’ai retenu, que la prédiction de Paul, quant à la fin des libertés démocratiques et une certaine forme d’embrigadement à la mode chinoise.

        « Étant très optimiste, j’exclus que quelque(s) puissant(s) parviennent à les contrôler pour satisfaire leurs desseins égoïstes, évidemment ! »

        Douchez votre optimisme adoque, réécoutez l’enregistrement et vous verrez que Paul est beaucoup plus lucide et pessimiste que vous.

        Pour le reste, je remercie Paul de ne pas avoir fait d’allusion à Marx (une forme de neutralité peut-être), et de s’être revendiqué disciple économique d’ Aristote. Bien lui en fasse !

      2. A propos de comprendre ce que l’on est en train de faire , sans passer par la psychanalyse , j’ai eu assez rapidement la conviction qu’il me fallait bien une quinzaine d’années pour avoir une idée pas trop fausse de la « réelle » motivation de mes actes . Sens du relatif croissant ,aidant , je pense maintenant être à peu près en décalage de deux ans .

        Je ne désespère pas d’être presque synchrone avant de passer l’arme à gauche.

        Pas de bol , le chimique , le biologique et le physique , me chiperont le bénéfice de cette conquête quelques jours ou semaines avant la ligne de convergence finale !

        Ce qui est sans doute « dans l’ordre des choses » .

      3. @ approx PI par val sup +2,6676418906242231236893288649633e-7
        (elle-même approximée…)
        Très bonne valeur pratique. Et c’est peut-être pour cette raison que l’IA en stade terminal ne marchera pas. Un espoir, enfin.
        J’ai travaillé en mon jeune temps avec un fumiste, un vrai. On devait coiffer des cheminées avec un manchon et cône en tôle, faits à façon. Pour lui, notre PI valait 4, quelque fois 3.5. Et ça marchait très bien: fallait prévoir le recouvrement pour le rivetage. Je pourrais dire: « ce que j’ai fait, aucune machine IA n’aurait pu le faire. »

    3. @986763920983029837263782638726387627
      […]Nous sommes apparemment faits pour résoudre des problèmes qui sont des imbrications souvent pénibles de problèmes ouverts et non une série successives de problèmes fermés. […]
      Cela me rappelle une expression qui a cours à Cuba : Chaque solution a son problème….!

    4. J’avoue être également très circonspect sur les dernières interventions de Paul.
      La proposition de gouvernement mondial dans https://www.pauljorion.com/blog/2018/01/02/le-mauricien-la-croissance-a-cesse-dexister-apres-la-crise-de-2008-mercredi-27-decembre-2017/

      La foi exprimée ici en la capacité de l’IA à résoudre nos problèmes à notre place.

      Je suis inquiet pour nos libertés dans un monde où émergent et se répandent de plus en plus de technologies aux potentiels de contrôle total des sociétés.

      Résister à un gouvernement totalitaire disposant de ces technologies semble dors et déjà quasi impossible.

      En tout cas, personnellement, je préfère crever que de voir advenir une dictature verte (plutôt kaki d’ailleurs) mondiale.

  15. Medellín, le 27 décembre 2017

    C´est quand même remarquable de voir le prof Jorion se retirer du BLOG et de ses textes parlés chaque vendredi, ainsi utilisant les découvertes des années 1930 (je ne citerai pas l´éléphant dans la salle trop connu, mais j´aimerais bien mentionner John Maynard Keynes et ses textes parlés chaque semaine: https://www.youtube.com/watch?v=tomLfciG5z0), au moment précis, aujourd´hui même où George Lakoff commence un BLOG avec des textes parlés:

    https://www.dailykos.com/stories/2017/12/27/1727880/-George-Lakoff-new-podcast

    J´ai cherché en vain des alternatives au système Google pour traduire les textes anglais parlés en francais: veuillez me pardonner ce manque de succès. Evidemment: soyez les bien venue la découverte d´un système de traduction des textes parlés plus efficace.

    A voir wiki sur George Lakoff: https://fr.wikipedia.org/wiki/George_Lakoff

    Probablement le prof Jorion pourrait reconsidérer sa décision d´abandonner le ¨radio¨ Jorion, avant que le débranchement soit effectué au bout de février 2018.

    Et n´oublions pas de répéter chaque fois que nous utilisons le nom de DT, la recommandation de George Lakoff:

    ¨DT, le président de la minorité¨

    Frappez toujours.

    1. @ adoque.

      Je ne sais pas trop ce qu’est votre outil « mésoscope », j’ai trouvé ça:

      « La compréhension des mécanismes d’endommagement et de rupture intergranulaire des aciers polycristallins passe par la connaissance des champs mécaniques à l’échelle d’ensemble de grains voisins. L’objet de la thèse est de les déterminer par simulation numérique grâce à un «mésoscope numérique». Celui-ci considère un motif multicristallin inclus dans un milieu homogène équivalent dont le comportement est celui, expérimental, de l’acier étudié. La résolution de ce problème passe par un code de calcul qui permet le calcul en grandes transformations de structures ayant un comportement thermo-élastoviscoplastique homogène, et d’une extension qui lui permet d’utiliser simultanément dans certains éléments des lois de comportement fondées sur une description des mécanismes cristallographiques de déformation. Nous étudions l’acier inox 316L(N) entre 550 et 650°C. Des lois de comportement spécifiques sont identifiées sur la base d’essais de traction monotone et de fluage monoaxial. Le calage sur l’expérience de la réponse simulée par éléments finis d’un agrégat isotrope d’un millier de grains permet l’identification des lois de comportement cristallines. La validation du mésoscope s’est effectuée sur une zone présentant des joints endommagés. La comparaison de la simulation via le mésoscope numérique et les observations en MEB et EBSD a pu mettre en évidence une corrélation entre l’endommagement intergranulaire et l’intensité de la contrainte normale aux joints de grains. Une autre problématique est celle de l’acier inox 321 qui présente un endommagement intergranulaire lié au vieillissement. Suivant le mésoscope, le durcissement de la loi de comportement dû au vieillissement influencerait peu la sollicitation des joints de grains. L’endommagement intergranulaire serait alors dû à une fragilisation intrinsèque des joints de grains. À travers ces applications le mésoscope numérique démontre la pertinence de son concept et laisse entrevoir des développements prometteurs.
      Plus »

      Mais franchement ce matin vous me foutez un vrai doute. Dois-je continuer ce combat d’une vie, maintenant que, grâce à vous, je me sais si mal outillé ?

      Il me viens l’idée ce matin de finalement me laisser embrigader, surtout que depuis peu, le grand parti communiste chinois se met à foutre en cabane les derniers prestigieux maoïstes:

      « Un intellectuel maoïste vient d’être placé en détention en Chine pour 6 mois. Au pays de Mao, cela peut paraître surprenant, et pourtant, il est accusé d’avoir « organisé des rassemblements de nature à troubler l’ordre public ». »

      http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20171227-chine-petition-liberation-professeur-maoiste

      Oh ce matin ils sont venus à la maison avec cette histoire de pétition.

      Moi je leurs ai répondu; « mais votre dissident mao, est ce qu’il avait son outil mésoscope ?

      Hé adoque il ne l’avait pas ton outil lui aussi. C’est quand même pas prudent de défier ainsi un régime comme il en existe un à Pékin. Presque de l’inconscience suicidaire !

      Qui prend la haute mer sans biscuits revient sans ses dents. Promis adoque, désormais je vais être prudent ! Merci pour l’inventaire que tu viens de faire dans ma boite crânienne si perfectible !

      1. @Eninel
        Ouf ! je viens d’en apprendre, des choses, grâce à vous, mais qui, a priori, ne me seront guère utiles…

        « l’inventaire dans ma boite crânienne »
        Pile-poil ! vous ne pensez pas si bien dire, vous êtes si près du but:
        Vous savez, quand on cherche ses lunettes pour finir en s’apercevant qu’on les a sur le nez ou sur le front.
        Et bien là, on ne chauffe plus, on brûle… à condition de ne pas toujours fuir en avant à grand renfort de technologie, qui soit dit en passant, a aussi besoin d’un temps de maturation, ne serait-ce que pour éviter l’obsolescence programmée.

        Donc, au lieu de chercher midi à quatorze heures, chaussez votre « mésoscope »: vous en disposez sans en être conscient: sa partie hardware, c’est principalement vos yeux et votre cerveau, sa partie software: pas besoin de dessin j’espère, avec cette piste: une librairie accessible partout, sans avoir besoin de lire Marx,:
        « méso… hop! moteur de recherche ou vieux bouquin, au choix…
        et voilà que vous avez tout pour lire entre les lignes…
        ce qui ne dispense pas de bien lire… les lignes 🙂

      2. Quand on a admis qu’on est perfectible , le combat d’une vie n’a pas été vain .

        Quelque soit la forme et le terrain des combats .

      3. @ Juan.

        Et que crois-tu Juan ? Il est temps d’essayer de se faire bien voir et cultiver sa perfectabilité, pour ne pas parler d’honorabilité, parce que comme le révélait Paul hier sur « France Culture », ça embrigade sec du coté des Etats, la Chine mais pas seulement.

        Pour nous en convaincre, cet article du figaro :

        http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/12/27/32001-20171227ARTFIG00197-la-chine-met-en-place-un-systeme-de-notation-de-ses-citoyens-pour-2020.php

        « Des points en plus pour l’achat de produits chinois, de bonnes performances au travail ou la publication sur un réseau social d’un article vantant les mérites de l’économie nationale. Des points en moins en cas d’opinions politiques dissidentes »

        Vive la politique du gouvernement Macron, visant à fliquer les chômeurs Juan, voilà ce que je dis moi aujourd’hui, et même si j’admire Paul qui a été hier le seul sur la place publique a dénoncer cette politique abjecte, moi je dis casse coup, attention !

        Excusez ma lâcheté et mon chauvinisme, mais au jour de ce jour, moi aujourd’hui j’achète mes frites en France (et tant pis pour les belges que j’aime bien).

        Pour les bonnes performances sur le blog (mon seul travail à présent que suis retraité) je promets, d’apprendre par cœur l’ensemble des termes un peu techniques, un peu scientifiques, comme ce drôle de terme « mésoscope » par exemple, à ne plus me chamailler d’avec Cloclo, et d’aller régulièrement à la messe le dimanche.

        Parce que c’est un peu la course à l’échalote entre l’obus et la cuirasse, entres nous révolutionnaires et la réaction. Au fur et à mesure que nous sommes de plus en plus pointu, perfectibles, nos ennemis s’approprie la haute technologie et l IA, et prouve que eux aussi sont perfectibles dans le but de juguler chez nous toute vélèité à vouloir faire les malins, en Chine et même peut être demain chez nous.

        « Katika Kühnreich se garde bien de blâmer la Chine sur le sujet. Elle estime qu’un tel projet de surveillance pourrait être étendu à d’autres pays. «Il y a une forte tendance actuelle à vouloir résoudre les problèmes de société avec des solutions technologiques, ou du moins, de tenter de le faire, explique-t-elle. Cela se produit actuellement en Chine, mais nous sommes loin d’en être exemptés en Occident». »

        Ne croyez-vous pas Juan que cela donne le vertige de voir les gouvernement nous mettre sous surveillance continue ? Et qui va être sensé nous fliquer sinon nos pires ennemis.

        « Les enregistrements des tribunaux, de la police, des banques, des impôts et des employeurs, seront eux aussi utilisés. »

        Et quelle sera la conséquence pour un vilain petit canard que j’étais encore ce matin ?

        « De cette même note pourra dépendre l’accès des Chinois aux transports publics, à certains services d’État, logements sociaux et formalités de prêts. Katika Kühnreich note que l’accès des plus méritants à certains emplois ainsi que la limitation de l’accès Internet pour les moins performants sont déjà évoqués. »

        Bon ben voilà, je suis entrain d’écrire mon dernier billet.

        Le gouvernement chinois y voit un moyen de mieux contrôler sa population gigantesque en améliorant l’application des règles sur son territoire. Et malheur à celui qui vois dans cette bureaucratie pseudo « communiste » ignorante et usurpatrice l’un des principaux obstacle à la révolution mondiale !

        Comme le dénonçait Paul hier: « embrigadez, embrigadisez-vous »comme disaient jadis les recruteurs militaires de Rome !

      4. @ adoque
        « avec cette piste: une librairie accessible partout, sans avoir besoin de lire Marx »

        On peut ne pas lire Marx. On peut se retrouver au pied d’un mur de bouquin dans une biblio, sur wikipédia, et ne pas savoir que nous ne sommes savant que de la science présente, que souvent ceux qui ne veulent pas voir demain noient le poisson dans l’eau, utilisent des mots compliqués et privilégient la quantité sur la qualité. On peut ne pas vouloir être révolutionnaire.

        Sous les dictatures, on tolère à la rigueur les bibliothèques, pas la presse subversive, pas l’oeuvre de Marx !

        « méso… hop! moteur de recherche ou vieux bouquin, au choix… et voilà que vous avez tout pour lire entre les lignes…

        Des articles ad hoc en quelque sorte, les vôtres, de la littérature méson contenant de la sage raison.

        « ce qui ne dispense pas de bien lire… les lignes  »

        Et mon camarade, n’oublie pas mon métier de base, moi les lignes de bus je connais , alors Marx pas sur mes pieds quand même !  » « 

  16. @Eninel
    Comme vous disiez, plus haut:
    « C’est marrant l’orientation politique de chacun… »
    ça vaut ++
    Ne feriez-vous pas mine de ne pas comprendre ?

  17. @Dup
    « il semble qu’il faille générer pas mal de bruit avant de pouvoir extraire les infos importantes »

    Mais aussi, il est utile d’ajouter un peu de bruit pour faire apparaître les motifs les plus fins d’un enregistrement numérique 😉

    1. Ça ne fait absolument pas « apparaître les motifs les plus fins », ça rajoute du bruit, c’est tout. Mais… et c’est un « mais » important, cela donne du caractère et masque partiellement la stérilité d’un enregistrement autrement parfait.

      Dans les années 60, les ingénieurs du son se battaient pour que le ratio signal/bruit ne soit emporté par ce dernier. Aujourd’hui, ils rajoutent artificiellement du bruit.

    2. Le problème c’est que de l’information est perdue au cours du processus de numérisation, pas seulement du bruit. Mêm si c’et infime il manque tout de même quelque-chose par rapport à de l’analogique. Peut être est-ce cela qui nous tient il à l’abri de la singularité… les organes sensitifs artificiels (caméras, micros etc) samplant le réel au lieu d’y être connecté en continu… Penser aussi que connecter en boucle l’output sur l’input la moitié du temps de notre existence nous empêche de devenir fous, il faudrait peut être les laisser dormir un peu les IA?…

      1. Le retour de la bidoche donc, du tiers doublement ignoré (la conscience + le langage, lumières aveuglantes et falsifiantes). Le corps : le sans quoi rien.

      2. @Dup
        Il n’était question, dans l’exemple « audio », que de +/-0.5 LSB de bruit… négligeable… ou pas.
        C’est un peu technique (numérique), mais si on se recentre sur la vie (réelle), comme vous le faîtes, décrètera-t-on que des substances à doses « milligrammes » ou « microgrammes » sont inutiles, sans effet ?

        Sucre blanc, pur, riz blanc… et avitaminoses en tout genre 🙂

      3. Sans parler des étranges substances dont « moins il y en a plus on a d’effets » tels les perturbateurs endocriniens…

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