Société du spectacle : une dame se paie la gueule du monde

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Une dame, accompagnée d’un monsieur, décident d’escalader une des montagnes les plus hautes du monde, en s’abstenant délibérément de prendre les précautions élémentaires (teneur en oxygène à ces altitudes et tutti quanti) – pour décupler la qualité de leur « exploit ». Ils se trouvent en difficulté, aboutissement dont la probabilité était extrêmement élevée vu les circonstances.

La dame a été sauvée grâce à la solidarité de ses amis et d’un certain nombre d’autres personnes de bonne volonté. Le monsieur est sans doute mort.

Ce soir, la dame se plaint amèrement, ajoutant l’invective à ses récriminations : L’alpiniste Elisabeth Revol en « colère » contre la lenteur des secours sur le Nanga Parbat.

Cette dame, et son compagnon, ont pris des risques incalculables en toute connaissance de cause, sachant que des personnes plus raisonnables qu’elles viendraient à leur rescousse en cas de pépin. Elle considère ce soir, et l’exprime « avec colère », que la solidarité du monde entier leur était due, à elle et à son compagnon, tous deux en fait également irresponsables (paix à son âme).

Comme peu nombreux seront sans doute ceux qui – dans le cadre de la société du spectacle et du fait divers soigneusement mis en scène – répondront à cette dame qu’elle se paie la gueule du monde, je m’en occupe personnellement. Je l’informe que ma colère à son égard est égale, sinon supérieure, à la sienne vis-à-vis du monde insensible à ses yeux – monde qui témoigne à son insu d’une générosité infinie à son égard, difficile à justifier.

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147 réflexions sur « Société du spectacle : une dame se paie la gueule du monde »

  1. M. Jorion, et à toutes et tous,

    Et si je vous disais que je connais très bien cette dame ; qu’être une vedette n’a jamais été son objectif (ces précédents sommets réussi n’ont pas été médiatisés ; elle le fait pour elle, sans corde ni porteur ni oxygène parce que c’est sa vision de la montagne) ; que dans le cas présent elle n’a pas eu le choix de la médiatisation (qu’il vous arrive un drame un peu extraordinaire, et vous verrez comment la presse vous harcèle…), que son entourage s’est débrouillé au mieux pour l’en protéger, et pour circonscrire l’hémorragie de fabulation autour de cette histoire, en organisant 2 conférences de presse les plus claires possible sur les faits.
    Qui ne serait pas en colère de découvrir à son retour qu’une sordide histoire d’argent et de semi-mensonges à fait perdre 24h aux secours, qui peut-être sans cela, les aurait sauvés tout les deux ? Elle est en colère, entière, et le dit.
    Elle est aussi infiniment reconnaissante de toute l’équipe qui l’a sauvée, et elle le dit.
    Enfin, vu le total soutien qu’elle a reçu de la femme de Tomek, je ne pense pas qu’il y ai lieu de croire qu’elle n’a que faire de la perte de son compagnon de cordée. Loin de là ! Ce sont des gens qui savent ce qu’est que ce type de montagne.

    Je crois que vous voyez une recherche de gloire, là où il y a une machine a gloire, que le commun des mortels gère comme il peut.

    Toute cette histoire me confirme une fois de plus une chose : que je ne peux pas juger une personne, une histoire, que je ne connaisse pas vraiment. Et que précisément, tout ce que les médias nous laissent entrevoir, est loin d’être la réalité.

    Vincent

    1. Je suis content que les amis de cette dame s’expriment, j’aimerais aussi connaître l’avis des enfants de ces personnes, j’ai vu que Tomek en tout cas en a.

      1. En quoi l’avis des enfants de ces personnes est-il intéressant? C’est bizarre comme réflexion…
        D’autant que vous évitez de répondre aux critiques de Vincent.

      2. @Mathieu Van Vyve

        Vous vivez sur quelle planète, vous ?

        Un homme prend des risques complètement inconsidérés, il en meurt. Or il se fait qu’il avait des enfants.

        Peut-être se disent-ils – ainsi que leur mère, apparemment – qu’il est mort parce que des « méchants » ont tardé à vouloir le sauver. Une victime, quoi. Quoi qu’il en soit, ils avaient un père, et ils ne l’ont plus. En quoi leur avis pourrait bien avoir de l’importance, hein ? On se le demande…

      1. Des propos d’une obscénité insupportable … vous les avez donc écouté ?
        Vous trouvez que le fait de dénoncer le marchandage d’un secour est obscène ou le fait que l’on marchande les secours ?

      2. Au cas particulier , les deux . Mais j’aurais dit « malade  » plutôt « qu’obscène  » .

        Parce qu’une maladie , on peut en guérir à la longue .

    2. @ Vincent
      D’accord avec vous.

      Sans doute est-il insensé de se lancer de tels défis, monter à 8 000 m sans oxygène en hiver, mais la vie serait bien triste si personne ne le faisait.
      Sans doute est-il insensé de dépenser tant d’argent pour sauver des personnes ayant prix consciemment de tels risques, mais heureusement qu’il y a eu des hommes de bonne volonté pour leur porter secours.
      Sans doute ne devrait-on jamais se mettre en colère mais quelquefois cela arrive.

      La tentation de juger autrui est forte. Il est d’autant plus important de lui résister qu’elle est plus forte…

    3. « un drame un peu extraordinaire » ?
      Mais une embolie au delà de 7000m, c’est fréquent non ? et imparable… certains alpinistes font même des paliers d’acclimatation, pour éviter l’embolie…
      Par ailleurs, on est dans les limites de densité pour les hélicoptères, je comprends parfaitement que les sauveteurs n’y soient pas allés sans réfléchir, se concerter, j’aimerai bien avoir leurs versions des choses aussi.

      1. Ce que je pense depuis le début. Les militaires savaient que leur hélico ne monterait jamais à 7200 m. Mais ils ont leur fierté, les militaires. Et puis c’est peut-être un secret de militaire que 7200 m c’est trop haut pour leurs voiles tournantes motorisées. Et même que finalement, si j’ai bien compris, après s’être piégés eux-mêmes puisque le cash a été réuni, ben, ils n’y ont pas été…

        Ceci étant, que la miss accuse le monde entier d’être responsable de sa propre bêtise, je trouve cela assez insupportable aussi. Elle aurait mieux fait de se taire quelques semaines avant de raconter ses exploits, le ton aurait certainement été très différent.

  2. S’il s’agit d’illustrer le sans gène et l’attitude qui consiste à considérer que le monde ( et autrui) sont à votre disposition et que « tout » vous est du pour rendre votre précieuse vie agréable ,l’exemple peut être clair , mais je n’aime pas trop les illustrations personnalisées , qui , outre qu’elles sont potentiellement destructrices , sont en fait un écho bien contradictoire à la société mediatico-spectaculaire .

    Le milieu de la haute montagne , avec d’autres milieux , abrite pas mal ( on en sait quelque chose de par la Haute-Savoie) de paranoïaques , maniaco-pas forcément dépressifs , hors-mesure et détraqués dans leurs relations à l’autres et souvent avec eux mêmes .

    Sur l’aspect  » la société doit être à ma disposition », les illustrations plus globales ( je paie des impôts donc on me doit le tapis rouge ) ne manquent d’ailleurs pas : tous ceux qui travaillent en milieu hospitalier ou dans des administrations de service au public autant que public , en savent , par exemple , quelque chose . Et c’est plus grave que les aventures d’une greluche .

    C’est le même dysfonctionnement pathologique qui y est à l’œuvre .

    1. Tout seul? Que faire des coachs, des médecins et des équipes…de même que l’on ne meurt jamais (tout à fait) seul…

  3. Je comprends parfaitement l’agacement des uns et des autres. Dans une certaine mesure, je le partage un peu. Mais je partage encore plus le point de vue d’Albert Camus qui pense de son côté, qu’il faut mettre ses principes dans les grandes choses, (tandis que) la miséricorde suffit aux petites.

    En filant une autre métaphore tout aussi montagneuse, on pourrait également évoquer cet abîme au bord duquel on nous promène avec les yeux bandés. See what I mean ?

    Je crains, effectivement, que ces incidents médiatiques répétés ne soient là que pour occuper nos esprits et leur faire oublier, un temps, l’ouragan en formation.

    J’allais dire en construction…

    1. Un sujet qui va tenir 15 jours … comme le 15 jours que la grogne paysanne a mis pour arriver aux oreilles des médias … Mais la on fait du complotisme !

  4. « L’aventure est un engagement de l’être tout entier et sait aller chercher dans les profondeurs ce qui est resté de meilleur et d’humain en nous. Quand le paquet de cartes n’a pas été truqué pour gagner à tous les coups existent encore le jeu, la surprise, l’imagination, l’enthousiasme de la réussite et le doute de l’échec. L’aventure. »
    – Walter Bonatti

    Comme le précise JFD, « les cartes étaient truquées », (la philia instrumentalisée -) au sens ou « l’organisation du sauvetage » est le pendant économique de l’acte qui n’a plus de « gratuit » que d’en être la mise en scène d’une aventure qui en justifie l’organisation comme marchandise.

    S’indigner « contre Madoff » ne revient-il à excuser les pauvres qui imaginent de bonne foi tirer du 15%/30% de leurs économies ? Faire de la Philia qui serait vraie l’hypostase d’un « service social minimum spontané », n’est-il pas la présenter en spectacle, afin d’éviter de s’interroger sur les causes sociales de l’hypocrisie?

    « … Nous vivons dans une société dont l’organisation est hiérarchique, que ce soit dans le travail, la production, l’entreprise ; ou dans l’administration, la politique, l’État ; ou encore dans l’éducation et la recherche scientifique. La hiérarchie n’est pas une invention de la société moderne. Ses origines remontent loin – bien qu’elle n’ait pas toujours existé, et qu’il y ait eu des sociétés non hiérarchiques qui ont très bien fonctionné. Mais dans la société moderne le système hiérarchique (ou, ce qui revient à peu près au même, bureaucratique) est devenu pratiquement universel. Dès qu’il y a une activité collective quelconque, elle est organisée d’après le principe hiérarchique, et la hiérarchie du commandement et du pouvoir coïncide de plus en plus avec la hiérarchie des salaires et des revenus. De sorte que les gens n’arrivent presque plus à s’imaginer qu’il pourrait en être autrement, et qu’ils pourraient eux-mêmes être quelque chose de défini autrement que par leur place dans la pyramide hiérarchique. » Cornelius Castoridis « L’existence d’une hiérarchie est radicalement incompatible avec l’autogestion …»

    Question : la distinction entre (nécessaire = gratuit), et (superflu = ?) n’oblitère-t-elle pas la question relative au – contrat de subordination – et – moyens de l’autogestion – ? N’est-ce pas un moyen subreptice de réintroduire le principe hiérarchique.

    « …Car un système hiérarchique est basé sur la concurrence des individus, et la lutte de tous contre tous. Il dresse constamment les hommes les uns contre les autres, et les incite à utiliser tous les moyens pour “monter”. Présenter la concurrence cruelle et sordide qui se déroule dans la hiérarchie du pouvoir, du commandement, des revenus, comme une “compétition” sportive où les “meilleurs” gagnent dans un jeu honnête, c’est prendre les gens pour des imbéciles et croire qu’ils ne voient pas comment les choses se passent réellement dans un système hiérarchique, que ce soit à l’usine, dans les bureaux, dans l’Université, et même de plus en plus dans la recherche scientifique depuis que celle-ci est devenue une immense entreprise bureaucratique. L’existence de la hiérarchie est basée sur la lutte sans merci de chacun contre tous les autres -et elle exacerbe cette lutte. C’est pourquoi d’ailleurs la jungle devient de plus en plus impitoyable au fur et à mesure que l’on monte les échelons de la hiérarchie -et que l’on ne rencontre la coopération qu’à la base, là où les possibilités de “promotion” sont réduites ou inexistantes. Et l’introduction artificielle de différenciations à ce niveau, par la direction des entreprises, vise précisément à briser cette coopération. Or, du moment où il y aurait des privilèges d’une nature quelconque, mais particulièrement de nature économique, renaîtrait immédiatement la concurrence entre individus, en même temps que la tendance à s’agripper aux privilèges que l’on possède déjà, et, à cette fin, à essayer aussi d’acquérir plus de pouvoir et à le soustraire au contrôle des autres. Dès ce moment-là, il ne peut plus être question d’autogestion.
    Enfin, une hiérarchie des salaires et des revenus est tout autant incompatible avec une organisation rationnelle de l’économie d’une société autogérée. Car une telle hiérarchie fausse immédiatement et lourdement l’expression de la demande sociale…  »

    castoriadis :
    http://infokiosques.net/spip.php?article=247

    1. Si l’on « raisonne » en intellectuel et qu’on se limite aux codes , effectivement Castoriadis ( et Jean Luce Morlie ) ont raison : hiérarchie et autogestion ne sont pas compatibles .

      Si l’on « constate » en socio – ethnologues et anthropologues
      ( cf les deux émissions de Ameisen sur France Inter que Arnaud signale par ailleurs ) , on trouve des régimes pur hiérarchiques ( autocratie , dictatures , pouvoirs divins …) , mais je ne connais pas de régimes strictement autogestionnaires en dépit des efforts des anarchistes pur jus pour le prétendre . Il y a un dosage jamais 100% d’un côté , même dans les démocraties les plus partageuses ( mais qui ne sont donc pas des démocraties « intellectuelles » ).

      De mon côté , au risque d’être mal compris , j’avais déjà exprimé ici que , « les choses étant ce qu’elles sont à l’instant où ce que je cause  » , je préfère une organisation hiérarchique « soft » où l’on peut dégommer officiellement ou contourner les chefs , à une organisation « autogestionnaire garantie 100%  » que j’ai toujours vu déraper assez vite au bénéfice des grandes gueules dans une irresponsabilité absolue .

      Ce qui ne veut pas dire que j’ai renoncé à la coopération , à l’égalité , à la fraternité ( « étendue au vivant ») , au contraire : j’affirme seulement que ce but ne se décrète , ni ne se démontre intellectuellement . Il se construit et démontre par ses outils anciens ou nouveaux , son efficacité expérimentée sur le terrain , son adéquation aux enjeux de la survie et de la vie de l’espèce humaine .

      C’est le « modelage » créatif , empathique , structuré , audacieux et fécond , dont j’avançais par ailleurs qu’il fallait en passer par là pour donner la clé du gout du combat .

      Le sujet de ce billet particulier interroge cette vision par la place à faire aux comportements tels que ceux relevés , dont j’aurais préféré qu’ils le soient de façon moins « personnalisée  » dans l’ivresse des cimes .

      1. L’approche rationnelle de la notion de hiérarchie demande de distinguer entre la position hiérarchie fonctionnelle, c’est-à-dire l’appartenance à un niveau fonctionnel d’organisation, ce qui caractérise de tout système complexe et la position hiérarchique statutaire. Cette dernière est incompatible avec la démocratie et bien entendu l’autogestion. Le point clef d’une réorganisation libertaire émancipatrice est l’accès de tous à l’information généralisée, c’est-à-dire celle qui permet à chacun de décider rationnellement et selon le principe « un homme une voix ») des finalités du système global et de l’organisation en niveaux de décision et de contrôle.

        La question de savoir pourquoi Paul continue de distinguer (biens essentiels = gratuité), sans pour préciser à quelle relation sociale correspond le « superflu » est très inquiétante, car je crains, qu’ainsi présentée, la « gratuité » ne soit que l’expression instrumentale d’une philia ne visant, à l’insu de la volonté de Paul, que de reconduire une hiérarchie statutaire « soft ». Ces problèmes doivent être repris à la racine , » it’s now or never, everybody knows

      2. Allons bon , voilà qu’il y a des hiérarchies dans la hiérarchie .

        Je confirme que je préfère une hiérarchie soft à une autogestion dure dont je ne sais pas trop ce que c’est à ce jour . Et qu’au pire ( ou au mieux ) la hiérarchie ou l’autogestion sont des moyens ( parmi d’autres ) , mais que « l’essentiel » c’est la fin qu’elles pourront servir , laquelle est beaucoup moins intello et rationnelle.

        Je vous rejoindrai cependant pour relever que la ligne de partage entre nécessaire et superflu ,est une ligne de démarcation importante et ne peut être renvoyée trop facilement à des définitions théoriques , comprises d’ailleurs alors différemment par presque tout le monde .

        C’est pourquoi , en ayant abordé moi même le sujet , j’avais renvoyé l’appréciation de cette frontière au débat démocratique sous contrainte de durée limitée dans son application , d’évaluation permanente , de prise en compte de l’ensemble du vivant .

        Vous m’objecterez à raison que parler de débat démocratique , c’est replonger dans les affres de hiérarchie – autogestion – rapports de force – philosophe -anarchiste – raison – corps …

        OUI , et je ne connais encore rien de mieux pour que la vie courre et s’ouvre tous les possibles .

        La fin que je m’évertue à tenter de faire partager pour qu’elle utilise tous les moyens que nous pouvons mettre à sa disposition en y trouvant notre compte individuel et collectif , se résume encore en :

        Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant .

  5. Bonjour,
    Je me permet de donner mon avis :
    « … ont pris des risques incalculables en toute connaissance de cause … » comme un motard qui se penche dans un virage et qui met un coup de gaz, pour atteindre l’émoi de sa passion et qui sait que la route n’est peut être pas aussi adéquate à le situation … l’ivre du risque d’un enfant qui en cachette brûle les interdit … ici nous sommes bien plus dans le calcul, de professionnel de la montagne qui sont sponsorisés par de marque comme NorthFace, Eide, Oxbow. on est sur de l’exploit sportif, où l’on renonce 5 fois et l’on repart une 6 ème.

    « … des personnes plus raisonnables qu’elles viendraient à leur rescousse en cas de pépin … » oui des mecs qui faisaient le K2, je ne crois pas au vu des critiques faites, qu’ils soient plus raisonnables qu’eux !

     » … la dame se plaint amèrement … » du marchandage qui a été fait, de la sur enchère et de la demande de cash avant de porter secours !
    Sachant que cette partie du monde n’a de revenu que par l’Alpinisme !

  6. Dans la déraison et la débauche de moyens, certains envoient une voiture obsolète en direction de Mars.
    Le spectacle était réussi et les caractériels caracolent.

    1. Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas la peine … elle a son financement et elle y retournera … elle ne mourra pas à 95 ans dans une maison de retraite avec 3 cancers … à y réfléchir … quelle chance !

  7. Effectivement pour mes vacances il me semble préférable de briser la glace avec Mme Gaga qu’Elisabeth Revol.

    PS: Piotr et Vigneron me manquent

  8. @Juannessy
    Pour le « milieu de la haute-montagne », il faut saluer le travail remarquable du ‘PGHM’ qui intervient parfois, rarement heureusement, pour un ‘randonneur en espadrille’ à presque 3000 m…!

    1. Pas si rare , hélas !

      Au passage , le sujet de la prise en charge des frais de sauvetage est un problème récurrent depuis plus de 20 ans , en particulier les heures d’hélico du PGHM ( le débat étant : est ce bien au contribuable de payer à guichet ouvert les inconsciences de celles et ceux qui se lancent dans des décors « rêvés » plus que « vécus » avec d’autant plus de désinvolture depuis la généralisation des portables ?).

      Comme on est en France , on intervient d’abord , on engueule ensuite et éventuellement le « sauvé » fait ( très rarement ) un geste financier vis à vis de la collectivité . Mais les risques pris par les pilotes du PGHM sont réels et eux aussi ont des familles .

      L’évolution récente pose cependant grave problème , car ce qui peut être « absorbable » quand c’est une connerie rare , devient ingérable quand ça devient la « normalité » .

      1. C’est pas faut … dirait Karadoc !
        Mais la Pakistan n’étant une région française, le problème est un peu différent … surtout quand le gouvernement demande 15000 dollars, puis 40000, et finalement du cash !

  9. Un journal Brit a donné la fin de l’interviou:
    (en substance, non mot à mot)
    Q: Êtes-vous prêt à recommencer ?
    R: Sûr; ça me manque.
    Les photos montrent à l’envie ses doigts de la main et des pieds sous bandage… Herzog (Maurice) ressuscité?

    Jean Merrien raconte qu’un sauveteur marin donnait des baffes appuyées à un plaisancier irresponsable pour avoir mis en danger des professionnels de la mer, où comme en montagne « trop fort n’a jamais manqué ». ( Les baffes, c’était sans doute pour le ranimer: il était en mauvais état… méthodes BNS ancien)

    Par rapport aux 17% de ROE exigé d’une officine de répartition pharmaceutique de cheux nous par son nouveau propriétaire US, c’est une ride dans une mini-tasse à thé. On a les orages et rages qu’on peut.

  10. Des gens secourus, qui ont pris des risques incalculables, et osent avec cynisme dénigrer ces secours.
    Est-ce qu’on ne parlerait pas là de la crise de 2008 ?

    1. Je fais l’hypothèse que c’était , au commentaire cynique près , une des extrapolations qui animait Paul Jorion .

  11. Je ne suis pas d’accord avec vous M. Jorion.

    D’abord, les alpinistes ne font pas cela pour le spectacle, la gloire ou l’argent. Vous connaissez des alpinistes riches, vous? Ou célèbres? Tout ceci n’a absolument rien à voir avec la « société du spectacle » (le football, le show-biz, etc…). Par exemple, Ueli Steck est mort l’hiver passé, c’était probablement le meilleur alpiniste actuel, et on en a pas fait tout un foin, comme avec Johnny par exemple.
    Si E. Revol avait réussi son ascension avec son compagnon polonais, on aurait juste eu une dépêche AFP reprise quelques fois et c’est tout. Le spectacle est créé par les médias précisément à cause de l’issue dramatique, ce n’était certainement pas cherché par la dame en question.

    Et puis, d’après ce que je lis, la raison de sa colère n’est pas que les secours ne sont pas venus, mais plutôt que le pilote d’hélicoptère pakistanais (probablement l’armée ou la police) a profité de la situation pour faire monter les enchères.
    Il semble que l’hélico pouvait sans véritable problème monter des alpinistes à 5000m au moins 24h plus tôt, mais ne l’a pas fait immédiatement pour empocher 25000 USD supplémentaires.
    En montagne comme en mer, il y a une convention implicite que chacun ira porter secours aux autres, en interrompant ce qu’il est en train de faire, dans la mesure où ce n’est pas trop risqué, au vu des conditions et du niveau technique des personnes. Et cela sans se poser d’emblée la question de la rétribution financière.
    C’est effectivement ce qu’a fait la cordée polonaise qui a interrompu son projet d’ascension du K2.
    Mais les secours pakistanais n’ont pas joué ce jeu-là.
    Alors devaient-ils le faire? C’est compliqué comme question. C’est vrai qu’ils ne sont pas alpinistes.

    Mais au minimum, on peut se faire la réflexion suivante: profiter de la détresse de quelqu’un, quelles que soient les raisons pour laquelle cette personne est en détresse, pour s’enrichir, alors qu’on peut parfaitement lui porter secours, n’est-ce pas là faire d’un esprit mercantile, esprit qui ronge notre société actuellement?

    1. ah ces salauds de paki mercantiles, qui devraient risquer leur peau au tarif discount quand les toubabs deconnent en montagne… 40000$ je les trouve plutot gentils en fait vu les conditions, si j’étais eux j’aurai exigé que la dame leur paie une rente jusqu’à la fin de ses jours, puisque elle leur doit 30 ou 40 ans de vie supplémentaire…

      1. Elle vous a fait quoi E. Revol pour que vous la détestiez à ce point?
        Si j’essaie de généraliser votre remarque, parce qu’elle fait une activité que vous trouvez débile, les pakistanais avaient (moralement) le droit de pousser au maximum leur avantage?

    2. Les autres Alpinistes sont « désormais » prévenus la prime de risque pour secours en hélico à + de 5000m au Pakistan en janvier 2018 c’est 25k€ Cash.

      1. De l’impossibilité de calculer des risques extrêmes?
        L’arbre des causes à plein de branches mais, en tout cas, le risque est crée par l’expé, pas par les pilotes d’hélico….

      2. Oui tout dépend des négociations … pour cette histoire le prix n’a fait que monté pendant les discussions … mais c’est pas grave, ce n’est pas nous qui payons … les expéditions sont payés par les sponsors, les secours par des donateurs … et les gens qui mettent en péril leur vie, sont des alpinistes (ici 2 des meilleurs alpinistes mondiaux qui étaient juste à côté, 400 km, sur le K2).
        Un petit monde qui fonctionne sans notre aide … et si cette histoire n’avait pas été médiatisé, il fonctionnerait sans notre avis …

    3. « Mais au minimum, on peut se faire la réflexion suivante: profiter de la détresse de quelqu’un, quelles que soient les raisons pour laquelle cette personne est en détresse, pour s’enrichir, alors qu’on peut parfaitement lui porter secours, n’est-ce pas là faire d’un esprit mercantile, esprit qui ronge notre société actuellement? »
      Bingo Mathieu! Question plus intéressante…
      Mais le racisme se cache là où on ne l’attend pas.
      Les pakistanais ont eut raison de marchander. N’est-ce pas mister JA?
      Quant à « l’envie du pénal », il est en joie dans les commentaires. Ca donne (moyennement) envie d’en voir certains aux manettes.
      Jorion s’imaginait seul dans sa colère. Raté. L’union fait la farce.

    4. @ Mathieu Van Vyve

      Attention, le droit de la mer existe, cherchez un peu pour celui de la montagne…

      Et l’histoire est pleine de sauveteurs morts en mer pour porter secours dans des conditions très risquées, il fut même un temps où ils y allaient à la seule force de leurs bras!

      Pas de confusion, merci

  12. Beaucoup de commentaires déjà !
    Je conseille pour ceux qui veulent approfondir leurs connaissances sur les dérives des « nouveaux conquérants de l’Himalaya » et pourquoi nous en sommes là, la lecture du livre de Michel RASPAUD (sociologue à l’université de Grenoble), « L’aventure himalayenne 1880-2000 ». Vous y apprendrez que l’alpinisme ainsi que « l’himalayisme » s’il peut véhiculer les plus grandes valeurs, il peut aussi véhiculer le nationalisme exacerbé (comme le nazisme et autre ..), l’égoïsme et encore d’autres maux…
    Ayant lu ce livre je ne suis pas surpris que les sauveteurs pakistanais auraient monnayé les secours (et je ne les blâme pas), c’est nous qui leur avons apporté les règles du « business capitaliste. ». Et pour l’instant le plus lourd tribu des morts en Himalaya est du coté des autochtones.
    Riri ch’ti d’origine, amoureux de la montagne et la pratiquant été, automne, hiver, printemps depuis 1975.

    1. « Amoureux de la montagne »
      Le plus bel endroit (à mon gout) pour y mourir d’amour, mais sans emmerder le monde avec des caméras, des sponsors et des récriminations envers les services de secours.

      1. C’est la version  » Narayama » , mais il faut prévoir son coup pour se faire grimper « là haut » .

  13. Moralité : faîtes du ski de fond ( encore qu’en 2003 j’ai fait là la deuxième attaque de ma carrière cardiaque , au bout de la rouge des Gollets , qui a mobilisé le traineau des secours de piste , puis les pompiers , puis le SAMU et enfin l’hôpital d’Annecy !… « gratuitement » ! )

    http://www.laclusaz-nordic.com/webcam/

    PS : je note que le blog , par sa mise en page du jour , participe à la réconciliation gréco-allemande .

    1. @Juannessy
      La moyenne montagne peut être aussi dangereuse
      http://www.ledauphine.com/isere-sud/2017/12/03/trois-randonneurs-portes-disparus-en-chartreuse-grand-som-dent-crolles
      Certains ne peuvent résister à l’appel des premières neiges malgré les risques. Beaucoup d’accidents, comme en spéléologie, concernent des personnes expérimentées et correctement équipées. Je pense qu’il y a là un état d’esprit particulier très éloigné de l’exploit sportif. La magie du lieu et de l’instant (ô combien changeant) est telle qu’elle occulte toute conscience du risque et des conséquences d’un accident pour soi et pour les autres.

    2. Moralité le sport est mauvais pour la santé !

      Mais je me demande qui coûte le plus cher au contribuable ?
      Celui qui pratique un sport d’inconscient et qui va claquer en mer pendant la traversé de l’Atlantique à pédalo ou sur un skate en descendant la tour Eiffel … ou celui qui n’a jamais vraiment lever son postérieur de sa chaise et qui finira à 95 ans après 25 opérations …

      1. Pour le moment ce qui coûte le plus cher au contribuable , ce sont les banques et ceux qui en ont besoin pour garder le pouvoir .

        Si vous êtes pressé de mourir , n’hésitez pas .

        On ne voit même pas pourquoi vous trouvez satisfaisant que les revenus apportés dans ces lieux exotiques par des sportifs généreux mais pas trop , permettent à des gamins de ne pas mourir avant six ans . C’est si exaltant de mourir jeune .

        Je peux comprendre votre crispation de sportif alpin contrarié dans son idéal ( je me suis déjà exprimé pour signaler que je ne me serais pas personnellement servi d’un cas individuel forcément complexe et mal connu pour alimenter nos débats sur l’abusus ) , mais votre outrance alimente l’outrance contraire qui s’est révélée ici .

        Le psy a foutu la merde , c’est pas bien pour un psy !

        PS : j’ai regardé hier soir une très bonne émission sur la 5 ( qui a dit que la télé n’est pas digne ?) concernant la bipolarité ( neurologique , pas géographico-glaciaire ) . Plein d’enseignements très bien et densément amenés , avec là aussi un regard sur les  » barres mises trop haut » .

    3. @Juannessy, @arkao
      Et même certains ne peuvent résister à l’appel du génépi, et se tuent en ramassant l’armoise dans les Hautes -Alpes, ça arrive régulièrement…Comme quoi, cueilleur/chasseur c’est pas de tout repos !

    1. Quelques précisions ont été publié en rapport avec le site internet de la société PRIVEE qui a fait les secours … et incompréhension de tous les protagonistes !

  14. Vous allez voir

    ce sont les meilleurs bougres qui vont prendre sur eux et se sacrifier pour faire changer les choses dans le bon sens pendant que les autres auront bien profité sans culpabilisation aucune
    de toutes sortes de choses délicieuses que nous offre ce monde .

    C’est dernier enfants mal embouchés Vont critiquer les gentils premiers car ils auront mis L’Humanité en danger mais penseront que c’est à cause de ceux qui n’ont rien fait et qui maintenant s’ouffriront pour eux pour les plus gentiment cons et simplement à cause d eux pour les moins cons.

    Il y a forcément un peu de peine et de haine quelque part , comprenons-nous bien.

    Comme ça nous faisons et essayons toutes les pires injustices jusqu’à mettre un joli petit cadre réglementé et que toutes ces ignominied , aller chez le personnel comme planétaire, ne soient plus possibles.
    Un jour

  15. La première de cordée est en vrille, le second , lui est déjà vrillé, et des « pakies » sont à la rescousse dans le back office.
    Techno-charité psalmodiée, déréliction du lien social, hyper modernité reifiante, il ne manque plus au tableau qu’un tribunal arbitral soit saisi, pour couronner cette felliniesque allégorie de la mondialisation heureuse.

    1. Là il vaut déjà mieux être  » cramponné » pour ne pas céder à l’ivresse des cimes .

      Retournons prudemment au camp de base .

  16. Et pendant que les caméras du blog sont sur une greluche qui subit une avalanche de 125 commentaires , PSDJ attend l’écho des montagnes .

    PS : ça me gonfle un peu de devoir corriger Blaise d’un « thoughts » aussi indécent que les accusés du jour .

  17. pour Mathieu V V et Poum
    Logique du contrat « alpiniste »
    1 « Notre petit monde » assure solidairement partout chaque alpiniste
    2 Le Pakistan, tel qu’il est, avec sa « nature », est dans le monde
    3 Revol est révoltée car le petit monde alpiniste n’a pas su assuré au Pakistan. Point. C’est tout.
    L’assurance universelle de »Les-on, Léon » n’existe pas répond l’écho à la colère.
    Alors , le petit monde à part est il à part ou pas ?
    Au fait, où s’arrêtait la petite « cordée » ? loin de la grande cordée de la solidarité ?
    Qui l ‘a rompt encore ?
    C’est ce qui est ressenti maintenant dans le contrat social et c’est tout simplement ce qui se dit et s’entend ici, les medias étant nuls et neutres comme il se doit à leur place.
    Seule sera encore hurlée la culpabilité d’un sauvetage à moitié réussi noué à un sauvetage à moitié raté, même pas pour l’exemplaire

  18. Je m’autorise, de vous recommander la lecture de deux livres, réflexions et travaux d’éthologues, qui nous permettent, paradoxalement, de mieux comprendre l’homme.

    Charles-Georges Le Roy: Sur l’intelligence des animaux (édition Sillage).
    « Reconnu comme un des précurseurs de l’éthologie, Charles-Georges Le Roy, encyclopédiste, ami de Diderot, d’Holbach, Condillac et Helvétius, fut lieutenant des chasses de Versailles de 1753 à sa mort en 1789.
    Dans ses écrits sur les animaux, il n’eut de cesse de s’insurger contre la théorie cartésienne de l’animal-machine et, au-delà, contre une tradition de pensée remontant aux origines de la philosophie, qui voudrait élever entre l’homme et l’animal une barrière infranchissable.
    Puisant dans une vie d’observation, Le Roy livre dans ces pages un plaidoyer définitif en faveur de l’intelligence animale. »
    Voilà pour le premier, dont je trouve l’écriture extrêmement moderne, particulièrement inspirée dans sa capacité à déconstruire des mythes tenaces.

    Pour le second, il s’agit de Frans de Waal, Primates et philosophes, (poche – Le Pommier!)
    Frans de Waal est psychologue, primatologue et éthologue. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur les comportements des primates.
    Ardent défenseur de Darwin, mais rien à voir avec le darwinisme social!
    « D’où nous vient la morale ? Est-elle un choix spécifiquement humain ? La longue lignée animale qui nous précède s’est pourtant toujours occupée des plus faibles, et a su établir des liens de coopération pérennes. Sous la plume de l’un des plus grands spécialistes des primates, les frontières entre homme et animal, entre nature et culture, se bouleversent… Philosophie et biologie forment alors une nouvelle alliance, au service de l’éthique. »

    Ce que l’on en retire est à mon sens fondamental: dans le débat sur ce qui constitue un sens moral, les comportements observables sont moins importants que les capacités qui les sous-tendent.
    Alors, je serais enclin à penser que ceux qui marchandent bec et ongles le prix d’un sauvetage, dans des conditions de dénuement auxquels ils sont violemment exposés, possèdent une aptitude à la réciprocité et à la vengeance, à l’imposition de règles sociales, à la résolution des conflits, ainsi qu’à la compassion et à l’empathie.

  19. Je me demande ce qu’un migrant qui se fait racketter en risquant sa peau dans l’espoir d’une vie meilleure et moins désespérante que « chez lui » , pourrait raconter de ce billet , si tant est qu’il lui accorde de l’importance .

  20. Les jours passent, et les semaines … j’ai et nous avons réagi dans la réflexion et surtout dans l’émotion.
    Cela a été très positif et je vous en remercie :
    – J’ai vérifié que mon assurance me couvrait en cas d’accident en montage (sauf compétition) et que j’ai le rapatriement de l’étranger.
    – Je sais qu’un Écureuil B3 ne peut pas monter au delà de 6200m sauf s’il est lesté de 150 kg et que son moteur est boosté de 100 chevaux (record mondial, il c’est posé sur l’Everest).
    – Le cerveau humain peut se réfugier dans l’extrême pour avoir un peu de réconfort (hallucination)
    – Je crois avoir une petite notion de la histoire (après avoir eu des informations de toutes les parties et du site internet de la compagnie d’hélicoptères) … et je sais que lorsqu’on est sur un lit d’hôpital et que l’on croit savoir la vérité, on peut dire des choses alors qu’il aurait mieux fallu évité de les dire … et qu’il ne faut pas compter sur l’indulgence populaire.
    – Je sais aussi (mais je le savais déjà) que faute de spectateur le spectacle s’arrête …
    – L’arbre cache la forêt … et nos médias le savent.
    – Et encore une fois Facelook, les blogs de gens avisés, ça part souvent en ‘ouilles :
    « Il fait beau »
    « Oui ça va nous faire du bien »
    « C’est normal l’anticyclone est décalé de part rapport aux vents »
    « Vous avez rien d’autre à faire, il y a des gens qui meurent de faim »
    « Ta gueule »
    « Enfoiré »

    1. Passionnant.
      Ha ben comment faites-vous pour ne pas conclure que fasse-bouille n’est que de la daube ? Sa me dépasse…
      Ce sont les insultes le plus intéressantes?

      Vous noterez que la recherche de la concision extrême peut ramasser une idée complexe en un seul mot; un art en soi mais la variété semble difficile.

  21. Pas très étonnant de la part d’une prof de sport de cette génération qui peut faire perdre 1 point à la moyenne GENERALE d’un élève s’il a des troubles divers, des handicaps en lui mettant des notes plus que basses, j’ai déjà connu ce genre de profs de sport qui sont très menteuses et qui aiment jouer leurs intéressantes quand elles voient qu’elles ont un bénéfice à faire.
    Et bizarre qu’elle ait souvent perdu ses compagnons de cordée, notamment dans les descentes alors que soit-disant elle les a toujours aidés. Ca lui permet d’être surcotée sur ses capacités physiques un peu comme les médecins qui disent « Nous avons tout fait pour le sauver » le pire étant en psychiatrie alors qu’ils ont fait des erreurs irréparables condamnant d’avance. Car ça le fait mieux que d’avouer ses limites, et parfois sa cruauté. Qui se souvient de l’épisode des Simpson « L’abominable Homer des neiges »?
    Cette femme m’a l’air arrogante mais je ne la connais pas assez, disons que je connais bien ce type de profs de sport de cette génération qui adorent casser les élèves et trouver des excuses.
    Et par exemple, priver de la meilleure place de la classe quelqu’un qui aurait la meilleure moyenne en maths, français, anglais, histoire-géo mais qui peut avoir une énorme pénalité à cause de l’EPS à cause de troubles.

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