Trends – Tendances, La concentration de la richesse aux États-Unis se poursuit, le 1er février 2018

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La concentration de la richesse aux États-Unis se poursuit

Dans l’ouvrage publié en janvier 2007 où j’expliquais qu’une crise emporterait le système financier, dont l’origine serait le secteur immobilier subprime aux États-Unis : « La crise du capitalisme américain », je mettais l’accent sur le rôle que jouerait dans le déclenchement de la crise, la concentration excessive de la richesse dans le pays. Je soulignais que de 1989 à 2001 (les chiffres alors les plus récents), la part de patrimoine possédée par le 1% le plus riche s’était accrue de 30,3% à 32,7%, tandis que la part possédée par la moitié la moins riche de la population s’était très légèrement accrue, passant de 2,5% à 2,8%. Progrès très modeste, la part de la moitié la plus riche ne baissant du coup que de 97,5% à 97,2%.

Comment les choses ont-elles évolué depuis ? Les chiffres viennent de tomber pour l’année dernière. En 2017, le 1% le plus riche des Américains dispose désormais de 35,5% de la richesse nationale, une augmentation de 2,8% par rapport à 2001 et de 5,2% par rapport à 1989. La moitié la moins riche de la population américaine a vu elle sa part tomber de 2,8% à 1,1%, baisse considérable puisque si on l’évalue en pourcentage, la moitié la moins riche a perdu près de 61% du peu qu’elle possédait seize ans auparavant.

Si l’on entre dans le détail, on découvre des chiffres encore plus navrants : les 40% des Américains les moins riches ne possèdent en effet en termes de patrimoine… rien. Ce chiffre a priori paradoxal se décompose pourtant très simplement : si l’on classe les Américains selon leur patrimoine, les 10% les plus pauvres sont endettés à hauteur de 0,7% du patrimoine national, montant qui annule la misérable richesse de 0,7% possédée par le reste des 40% les moins riches.

Dans un tel contexte, la fameuse théorie du « ruissellement » qui veut que la fortune des plus riches « ruisselle » par un mouvement naturel vers les plus pauvres n’est plus qu’un souvenir. Ce principe suppose que les riches investissent leur fortune dans l’économie, créant ainsi une demande pour les produits et services, mais en l’absence désormais d’un pouvoir d’achat suffisant dans la population (que peut acheter 40% de la population avec sa fortune nulle ?), les sommes accumulées par le 1% ne trouvent d’autre endroit où se placer que les fonds spéculatifs, sans impact positif sur l’économie mais sources considérables de risque d’effondrement systémique. Déjà en 2008, la moitié environ des sommes déboursées par les contribuables du monde entier pour boucher le trou qui s’était creusé, ne comblèrent pas des pertes économiques à proprement parler, mais des pertes purement spéculatives. Dans les années qui suivirent, les moins riches subirent les effets de la récession qui s’en était suivie, et aujourd’hui, ceux d’un marché du travail en berne où les emplois temporaires peu qualifiés ont remplacé ceux de meilleure qualité.

Dans son rapport publié le 22 janvier, l’ONG Oxfam communique un chiffre encore plus consternant : pour la planète entière en 2017, ce sont 82% de la richesse créée durant l’année qui ont été ponctionnés par le 1% le plus riche. Difficile à croire sans doute mais les disparités sont encore pires qu’aux États-Unis dans un certain nombre de pays. Dans l’ordre : Afrique du Sud, Hong-Kong, Chili, Brésil, Mexique et un certain nombre de pays pauvres africains.

Pourquoi ces chiffres et pourquoi l’aggravation aux États-Unis ? La réponse, on ne la trouve pas dans les livres d’économie ou de science politique, mais dans les grands classiques de cette nouvelle discipline que l’on appelle la « collapsologie » : dans « L’effondrement des sociétés complexes » (1988) de Joseph Tainter ou dans « Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie » (2005) de Jared Diamond. Les civilisations, nous disent ces historiens, n’ont pas disparu en raison de leur pauvreté, ni non plus parce que leur population n’aurait pas pris conscience des dangers qui menaçaient, elles se sont effondrées parce que leurs élites, aux manettes du pouvoir, étaient convaincues d’être à l’abri de ce qui pourrait arriver. Arnold J. Toynbee (1889 – 1975), illustre philosophe de l’histoire, le savait : « Les civilisations ne meurent pas assassinées, écrivait-il, elles se suicident »

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117 réflexions sur « Trends – Tendances, La concentration de la richesse aux États-Unis se poursuit, le 1er février 2018 »

      1. – avez vous rédigé votre testament ?
        – à qui léguez vous vos  » biens » ?
        – êtes vous prêts à assassiner Monsieur Trump ?
        – poursuivez vous votre abonnement à Trends -Tendances ?

        Américains dispensés de réponse .

      2. – Etes-vous d’accord avec les constats?
        – Vous considérez-vous faire partie de l’élite économique?
        – Si oui, pensez-vous porter une responsabilité en cas d’effondrement?
        – Si non, pensez-vous que les élites économiques sont conscientes du problème, et vont agir pour y remédier?

  1. Mais à partir de richesses assez monstrueuses, mêmes les morceaux de l’explosion post-collapse laisseraient survivre une belle bande de roitelets, avec 10 millions par tête couronnée au lieu de 1 milliard, ils auraient encore de quoi sévir. …
    Ah oui, si on redevient chasseur cueilleur (100 000 en France, ça doit le faire), il n’y a plus de monnaie, …c’est le détricotage du néolithique en accéléré en somme.

  2. « Pourquoi ces chiffres et pourquoi l’aggravation aux États-Unis ? La réponse, on ne la trouve pas dans les livres d’économie ou de science politique »

    A voir !

    (-:

    1. « Enfin la loi, qui toujours équilibre le progrès de l’accumulation et celui de la surpopulation relative, rive le travailleur au capital plus solidement que les coins de Vulcain ne rivaient Prométhée à son rocher. C’est cette loi qui établit une corrélation fatale entre l’accumulation du capital et l’accumulation de la misère, de telle sorte qu’accumulation de richesse à un pôle, c’est égale accumulation de pauvreté, de souffrance, d’ignorance, d’abrutissement, de dégradation morale, d’esclavage, au pôle opposé, du côté de la classe qui produit le capital même. »

      ( Marx-Capital- Livre I- section VII- accumulation du capital)

      1. On attend la suite avec intérêt , mais , entre les lois du Capital et celles du psychisme des puissants , on se voit de moins en moins de chances de s’en sortir .

        Si « les religieuses » peuvent nous trouver un verset de la bible en relation avec le débat , ça me permettrait un clin d’œil à Eninel . ( une baffe pour Juannessy !).

      2. Si parmi les religieuses , on n’est pas toutes d’accord , tant mieux , car j’aimerais savoir comment se discute bibliquement le système économique « capitalisme » ( de ce que j’en sais toujours défendu ) , dans le contexte de la cupidité et égoïsme humain .

        Comment on évite de servir à la fois Dieu et Mamon .

        Quand le code « propriété » faillit , et que la récompense du royaume des cieux s’évanouit aussi .

        Bref , est ce que Marx + la psychanalyse feront mieux que Jésus ?

  3. « mais en l’absence désormais d’un pouvoir d’achat suffisant dans la population »…

    Oui M Jorion, mais les 1% les plus riches n’ont pas beaucoup de nouveaux produits à acheter, les pauvres….

    Quand on a tout au centuple de ce dont on a besoin, on ne dépense plus, on épargne. Difficile dans ces conditions de trouver de nouvelles valeurs ajoutées qui fassent envie…

    – Chéri, puisqu’on a un peu d’argent de côté…si on faisait un voyage dans l’espace avec Virgin Galactics….?

    – Ah je ne sais pas, tu sais….la combi doit être inconfortable, ça doit gratter un peu, et puis il faut uriner dedans, il n’y a pas de toilettes…pensons plutôt aux enfants, à leur transmettre un beau patrimoine….

    J’ajoute quelques idées pour d’éventuels entrepreneurs :

    – faire envoyer sa sépulture dans l’espace, la propulser hors du système solaire, avec la fusée Ariane

    – manger de l’or (mais c’est indigeste)

    – sa faire construire une maison à 5000 m sous la mer, avec batyscaphe et équipage pour faire la navette et envoyer les serviteurs faire les courses

    – changer de maison tous les jours, toutes les heures, toutes les secondes

    – se faire construire un modèle unique de voiture.

    – mais le mieux de tout : acheter une statue de Jeff Koons ! c’est extrêmement cher, extrêmememnt brillant, et ça se revendra toujours, maintenant que quelqu’un a décidé que ça vallait quelque chose !

    1. Ils dépensent plus en consommables et de temps en temps un voitures ou en tableaux. Pas oublier que le plaisir vient de la dopamine et que choisir l’argent pour en fabriquer est un moyen valable tout comme la course à pied, l’écriture, une pomme.

    2. Pas sur que les statues de Jeff Koons se revendent toujours et passent au portique du détecteur d etrons que reserve chaque époque a celle qui la precede. Peut être entreront elles toutefois dans le futur musee Art tératologique du vingtième siecle où elles trôneront, bien en vue, sur des colonnes de Buren.

  4. Le plus incroyable, le plus tragique, dans notre situation est la concomitance entre conscience et passivité.
    Nous savons mais agissons comme si nous ne savions pas.
    Nous savons et disons mais les mots n’ont comme plus aucun sens, partant plus aucun effet.

    Comment faire pour que les mots, à nouveau, aient un sens ?
    Je ne vois qu’un remède : croire.
    Croire dans le sens des mots et dans leur force, pour cela croire en la vérité, croire en la pensée, croire en la parole…

    1. Lisez ceci: https://fr.wikipedia.org/wiki/Sapiens_:_Une_br%C3%A8ve_histoire_de_l%27humanit%C3%A9
      La crise que nous vivons est 70 000 ans de croyance, 10 000 d’agriculture irresponsable qui a transformé le contour méditerranéen en désert, 500 de modernisme qui nous mène à la crise actuelle du capitalisme et 200 d’industrie qui ruine le peu de ce qui reste de la planète.
      On les prend toutes en même temps sur le coin de la casquette. Bien bon, il faut assumer!

      1. J’ai trouvé la lecture de « Sapiens » d’Hariri très décevante. Il n’arrive pas à la cheville d’auteurs comme J. Diamond, J.P. Demoule, E. Todd et bien sur P. Jorion 😉
        Trop de simplifications, de raccourcis et un style d’écriture propre à vendre du papier et devenir une star des médias…

      2. @ Arkao
        Il m’a fait juste comprendre une chose: que ce sont les croyances qui unissent les hommes et c’est bien là le drame de l’humanité. Encore à l’heure actuelle on nous fait croire des choses qui n’existent pas, et non des moindres, mais je préfère me taire sur ce sujet. Pour le reste vous avez raison, il s’égare.

      3. Harari… dans « Sapiens »
        explique comment le langage est un « accélérateur des mythes et de l’évolution ». Il fait remarquer le conflit entre « liberté et égalité »… car selon la ligne de plus grande pente, celle de la facilité, les plus puissants se servent (se sont servis) du langage pour asservir en racontant des histoires.
        Darieussecq lui fait remarquer qu’il oublie la « fraternité », la conscience. Cette conscience qui serait consubstantielle du langage; au langage évolué devrait correspondre une conscience évoluée, avec ce choix: celui de collaborer ou de terrasser.

        « Il est évidemment supra important de savoir l’objet qui lie des êtres et les surprises sont parfois grandes. »
        https://www.youtube.com/watch?v=BSNu6_ch9ZU

    2. « Croire », en voilà une bien belle idée, un vrai pari de Pascal.
      Je vais entamer mon second projet de (fin de) vie: croire, croire fortement, croire sans cesse, croire à m’en éclater la rate, croire à fond la caisse, défoncé du bulbe.

      A rien, pour commencer, mais c’est l’intention qui compte.

      Quant à « agir », c’est tout un programme !
      L’infini de l’infinitude.
      Conjuguons les 2: croire que j’agis.
      Nirvana assuré, planète sauvée, les opprimés du dollar vengés mon âme aussi, immaculée comme un sou neuf, et tout ça. Résurrection dans un monde de justice assurée, fin de l’histoire ( Kojève…)

      J’me dis des fois, comme Lightin’ Hopkins, qu’un pacte avec le diable serait plus mieux bien.
      Lightnin’ Hopkins – Born In The Bottoms (174 858):
      https://www.youtube.com/watch?v=HqL2OLsvDWc

      1. Dieu et le Diable ont tout prévu : le corps plus fort que la raison .

        Mais si les drogues de tous types , celles du corps et celles de la raison ,s’en mêlent , plus de corps , plus de raison , plus de vie .

        Des robots , peut être .

      2. @Juannessy
        Je ne voudrais pas vous ennuyer avec mes questions, mais j’en ai malheureusement encore une. Douter, croire et savoir : force est de constater, du corps à la raison, que cela ne suffit pour le « bien agir ». Alors imaginons, oui imaginons que Dieu ait confié une « mission » au Diable… Dans ce cas, s’ils ont tout bien prévu, comme vous dites, quelle a été, et surtout, quelle sera sa fonction prochaine, au Diable (en lien avec le « genre robot ») ? Si « moins par moins donne plus », pourquoi pas ne pas prévoir un second saut qualitatif ?
        (le premier saut étant la conscience morale du bien et du mal)
        Enfin, je termine ma petite réflexion divagatoire nocturne, et vous dis au revoir . Coincoin!

      3. @Bain :

        Mon dieu , où diable divaguez vous la nuit ?

        Oubliez les tous les deux , et même le caractère
         » prévisionnel », qui n’était qu’un abus de langage de ma part .

        Ça m’arrive quand le diable s’en mêle , même si Malraux affirmait de son côté : « La Raison permet à Satan de reparaitre dans le rêve, comme plus tard la logique totalitaire des camps de concentration le fera reparaître sur le monde « .

        Cioran de son côté trouvait le diable bien pratique ( trop pratique , au point que je me suis laissé aller ) car ,
         » depuis qu’on n’y croit plus , lors de chaque événement on cherche une explication nouvelle aussi laborieuse qu’arbitraire , qui intrigue tout le monde et ne satisfait personne  » .

        Je sens que vous allez mal dormir .

        Gnac ! Gnac !

      4. @Bain :

        Petit complément pour hanter vos nuits .

        Vous évoquez le « bien agir » , et ça me fait réagir .

        De façon pas trop critiquée ou contredite , il est souvent mis en avant que nous avons trois façons « d’être » , « d’exister » :

        – par « l’Agir » , dans notre rapport au monde et à ses complexités . Les principales voies qui s’expriment sur ce créneau sont le Marxisme , le Libéralisme, l’Anarchisme , la Nouvelle Philosophie…

        – par le « Désir » , « y a t-il un sens à l’existence? ». S’y expriment surtout le Personnalisme , l’Existentialisme, le Nihilisme , le Spiritualisme , le Thomisme …

        – par la « Parole » ( le langage , la communication, les codes et les mots ).L’Humanisme , le Structuralisme , la Phénoménologie , le Freudisme … apportent de l’eau à ce moulin .

        Où l’on retrouve les Corps , le Sens , les Codes et les Mots .

        Le « bien  » , comme nos maigres vérités , sont donc à la rencontre de ces trois ( au moins ) ruisseaux qui mêlent leurs eaux au mieux .

      5. J’attends de vérifier , à la vison des deux vidéos à venir , si le « bien » selon ma pseudo-définition , c’est la même chose que « l’histoire positive du futur  » , mais , en l’état, c’est pas forcément gagné d’avance .

        J’ai trouvé la rubrique  » forces , opportunités » bien pâle , et elle n’a pas eu de difficulté à faire moins de dix minutes . La « réciprocité  » et la maîtrise technologique de l’énergie , c’est pas mal , mais un peu riquiqui pour accompagner une révolution pacifique .

        Voyons …la suite .

      6. @Juannessy
        Premièrement, j’espère que d’une manière ou d’une autre, nous pourrons continuer d’en discuter après la fermeture du blog aux commentaires, car bien des sujets mériteraient encore d’être débattus, et surtout approfondis. Et secondement, vos raisonnements sont toujours intéressants à lire. Joli travail.
        Mais, revenons à ce qui nous préoccupe ici. Nous pouvons sans doute rapprocher vos trois notions (d’être et exister) : « Agir, désir et parole », de trois précédentes : « savoir, croire et douter ». Toutefois, j’en vois une quatrième qui associe à elle-seule, « les corps, le sens, les codes et les mots » : l’imagination.
        Je pensais retrouver cette notion d’imaginaire dans le terme « prévisionnel » que vous avez employé, mais vous avez décidé de le repousser, de l’oublier, considérant que ce n’était qu’un « abus de langage ». Je trouve au contraire que ce dernier abus est fort révélateur, car il laisse bien voir ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux… Bref.
        Laisser Dieu et Satan de côté, si vous voulez, ce n’est point cela qui personnellement me pose problème.
        Qu’est-ce alors ?
        Eh bien, je vous le redis aussi simplement et clairement que possible, si vous voulez bien me lire encore un instant. C’est bien le terme « Prévisionnel  ; ce qui est basé sur des pré-visions. Autrement dit, une vue de choses futures.
        Voilà la raison pour laquelle je voudrais vous parler de la fonction « d’avant et d’après », de ce que je nommerai pour l’heure « la Grande Tromperie ». La première et la plus ancienne étant bien sûr celle qu’illustre la Genèse. Ainsi, en hébreu, le mot pour pécheur חַטָּא, vient du verbe חָטָא, dont le sens premier est rater, se tromper, faire une erreur, commettre une faute, pécher. Saint Augustin disait : « je me trompe donc je suis ». Par ailleurs, Paul Jorion a dit au sujet de l’imagination : « Je suggérais alors de remplacer, pour souligner les implications de la nouvelle représentation, le mot « conscience » par « imagination », et le mot « inconscient », par « corps », pour conclure alors que toutes nos décisions sont en réalité prises par notre corps mais que certaines d’entre elles (celles que nous avions l’habitude d’attribuer à notre « volonté ») apparaissent à notre imagination : « En réalité, la prise de décision, la volonté, a été confiée au corps et non à l’imagination ». https://www.pauljorion.com/blog/2012/04/07/notre-cerveau-conscience-et-volonte/
        Paul Jorion toujours ( voir : La pensée se confond-elle avec la parole intérieure ?) : « Si je réfléchis à une évocation auditive, la question est identique. Je connais bien et Euridice de Gluck : je suis capable d’en reproduire des morceaux entiers « dans ma tête », dans mon imagination. Pourtant si mon imagination est à même de reproduire certains passages « parfaitement », dès que je passe de la parole intérieure à la parole extérieure, mon fredonnement est très loin d’être à la hauteur de la perfection qui me semble caractériser la reproduction des mélodies dans mon imagination. Du coup, je suis obligé de me poser la question : la reproduction imaginaire d’Orphée et Euridice dont je suis capable, « dans ma tête », est-elle de la qualité de la version orchestrale et vocale dont je dispose d’un exemplaire sur disque ou de la qualité du fredonnement dont je suis en réalité capable ? Autrement dit : est-ce la version enregistrée qui passe en parole intérieure et le fredonnement constitue en réalité un « aplatissement » de médiocre qualité de cette remémoration parfaite, en raison du passage à la parole extérieure ? Ou bien suis-je en train de m’illusionner quand je suppose la remémoration de meilleure qualité que le fredonnement, les deux étant en réalité identiques, et le passage parole intérieure / parole extérieure correspondant simplement à, disons, deux positions alternatives de l’interrupteur ? Dans ces documents filmés qui existent sur Glenn Gould, on l’entend fredonner ce qu’il joue, au moment où il le joue, sa connaissance du morceau s’identifie-t-elle à ce fredonnement ? Il est tentant de parier que oui. »
        https://www.pauljorion.com/index.php?no_article=72&code_ISO_langue=fr
        Et ? me direz-vous.
        Quid du second saut qualitatif ?
        Eh bien, peut-être que tout est une histoire de Couac-Couac! ….à qui veut « bien » l’entendre.

      7. @Bain :

        Je laisserai Paul Jorion réagir éventuellement sur l’application que vous donnez aux concepts qu’il met lui même en pâture .

        J’ai pas trop les idées claires ce soir , et je me contenterai de retours faciles voire idiots .

        Je comprends mieux votre intérêt pour le Diable ( cf l’étymologie de Diabolos : jeter de deux côtés , celui qui divise , puis celui qui accuse à tort) quand vous privilégiez « une grande tromperie » !

        Je ne reconnais pas que la trilogie que j’avance se rapproche de celle que vous avancez .

        Il me semble ( c’est en tous cas la qualité que je lui accorde pour la retenir ) que la première est dans le constat expérimental de nos rapports au monde de trois sortes distinctes , là où je trouve la vôtre autocentrée sur notre fonctionnement psychique interne (QE et QI ).

        De la même façon que j’ai adopté à la longue des référentiels se référant aux quatre temps que je rabâche ( « imaginés » par d’autres d’ailleurs ) , sans affirmer que c’est comme ça qu’il « faut » se référer , mais que c’est ce que j’ai encore trouvé de mieux pour comprendre et m’orienter dans le monde et ma relation à autrui , je garde pour ma propre trilogie une préférence d’opérationnalité qui laisse le plus ouvert le champ des possibles , sans « prédétermination ». Votre propre approche a son prix , mais elle est « autre » .

        L’imagination ? Positive ou négative ?  » Ornement de l’esprit » ou  » Folle du logis  » ? Etoile ou Chimère ?

        J’essaierai de poursuivre la partie ,si je peux et pourvu aussi que vous montriez toutes vos cartes et sauts qualitatifs , en évitant « la carte forcée » !

        https://www.youtube.com/watch?v=9oXs83Pjj6c

        Bonne nuit .

      8. Je viens d’écouter la vidéo n°5 , et je n’ai pas vraiment trouvé de quoi éclairer ma lanterne sur « le bien » tel qu’explicitement ou implicitement compris derrière le terme « positif » .

        On y entend que l’avenir « positif » n’est pas « positiviste » , sans qu’on sache d’ailleurs bien quel est le positivisme visé : celui de Comte , le positivisme anglais ( Stuart Mill) , ou bourgeois ?

        On entend qu’il faut être « pro-actif » .

        Agir pour ?

        « J’imagine » qu’il s’agit de la survie de l’espèce fondée comme combat et avenir positif , ce qui devrait rallier des suffrages assez nombreux .

        Mais pas forcément encore convaincus sur les points de départs et points d’arrivée , et donc sur les moyens du chemin .

      9. Vous, Juannessy, vous parlez du ‘diable’ chrétien (diabolos, celui qui divise). Sauf que moi, je parle du ‘satan’ juif (sheitan, qu’on surnomme « l’esclave de dieu »). Ce qui fait que le sens de cette tromperie que je souhaiterais développer (si j’en ai le temps), n’est point celle que vous sous-entendez. Pour cela, je tiens à rappeler en introduction, quelques mots de Paul Jorion; lors de la 6ème édition de POSITIVE ECONOMY FORUM, avec Jacques Attali et Joël de Rosnay. Il dit : « La conscience m’est apparue comme un mécanisme finalement ‘accessoire’ dans le fonctionnement d’un être humain comme le nôtre. […] La conscience est un sous-produit du corps. […] Donc ce mécanisme de la conscience, à mon sens, il n’est pas nécessaire. La machine pourra faire tout ce qui nous semble intelligent sans devoir avoir de conscience ».
        En somme, si l’accessoire suit le principal comme la conscience suit le corps; comment expliquer alors que, l’esclave est l’essentiel pour le maître ?

      10. @Bain :

        J’attends la suite mais , en « réflexe » , m’est aussitôt venu , avec Brecht et Matti :  » un bon maître , ils en auront un , dès que chacun sera le sien  » .

        C’est vrai que le diable latin n’est pas le satan juif . Je ne suis pas assez féru sur le coran pour savoir s’il change aussi de gueule dans la troisième grande religion monothéiste . Je ne suis d’ailleurs pas totalement sur, à les écouter décliner les enseignements , que c’est bien le même dieu qui les inspire .

      11. @ Juannessy
        Eh bien, je vais essayer de faire de mon mieux dans le laps de temps très limité qui m’est imparti. Mais d’abord, je voudrais revenir rapidement sur ce qui s’est passé avant l’ouverture de la discussion entre Rosnay, Attali et Jorion. Vous allez rire, mais quand je les ai vus, comme surgissant du fond des âges, entre de grands rideaux bleus, et en compagnie de ce jeune « modérateur » Mathieu Brand, frais comme un Adam ; je me suis dit tout bas : « Tiens, voilà Caïn, Abel et Seth ! » Oui, je sais, votre première réaction sera certainement de vous dire que cette comparaison frise le ridicule. Enfin, moi j’ai trouvé cette image plutôt drôle. L’idée de départ étant d’imaginer qu’ils se soient donnés rendez-vous au Havre, pour se raconter à quoi pourrait ressembler encore le monde dans 500 ans…, histoire de tuer le temps. Et, à ce qu’il paraît, « Le temps est un excellent modérateur ». Hum! Voici donc la séquence où on y voit Paul Jorion indiquer à Jacques Attali, ‘La Juste Place’ : https://youtu.be/geFvrqBlck0
        N.B. : Caïn, le plus ancien des trois frères, est sédentaire. Cultivateur, puis après avoir erré un temps, il fonda une cité.
        Abel, deuxième enfant d’Adam et Ève, est nomade. Berger, il s’occupa de petit bétail.
        Enfin Seth, est « mis à la place » d’Abel, après que Caïn l’ait tué. Selon la tradition kabbalistique, Ancêtre mythique de toute l’humanité, Seth signa un nouveau départ dans les générations d’Adam…

      12. Je me souviens aussi de cette séquence et , de mémoire , il me semble que j’avais signalé le caractère étrange de cette entrée digne d’une entrée de la cour dans un mauvais film américain .

        Mais plutôt que des images bibliques , j’avais d’instinct plutôt ressenti ça comme trois couillons qui jouaient une pièce pas faite pour eux .

        Inutile de dire ( mais je le dis quand même ) que ça m’a rendu d’entrée de jeu leur prestation peu crédible , ou que pour le moins ça m’a donné immédiatement le recul nécessaire pour apprécier de si stratosphériques prévisions .

        Pour Seth , je ne sais pas s’il aurait admis être issu du continent africain , mais à ce qu’on écrit il avait des gènes assez costauds pour vivre 912 ans , ce qui est assez balèze , même si on admet qu’Adam ou Eve avaient des chromosomes capitalistes selon la théorie de Jducac .

      13. @ Juannessy
        Ce billet (toujours ouvert aux commentaires) accuse avec raison, le laxisme et l’indifférence des élites aux manettes du pouvoir, convaincues d’être à l’abri de ce qui pourrait arriver …un suicide civilisationnel. Par ailleurs, Georges Bernanos disait : « On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. Hélas! La liberté n’est pourtant qu’en vous, imbéciles! ».
        Nous avons donc devant nous deux solutions : soit tomber dans un état suicidaire d’effondrement, soit nous élever vers une liberté solidaire et responsable. Prenons comme exemple (encore une fois), la discussion entre Rosnay, Attali et Jorion. Ce qui m’a surpris, et je ne dois pas être le seul, c’est la manière systématique dont Joël de Rosnay n’a pas souhaité suivre les informations fournies par Paul Jorion, les jugeant accessoires, voire hors-sujet par rapport au thème de la soirée. Et cela, sans comprendre en vérité, qu’en ne prenant pas sérieusement en compte les remarques essentielles de Jorion, il refusait de voir toute autre progression possible de la civilisation dans un futur projet commun. Donc, dès le départ de la discussion, Joël de Rosnay a refusé de se laisser imprégner par la culture de l’autre tout autant que de la sienne propre, en décidant de ne point porter toute l’attention nécessaire à un autre choix éventuel, du fait que ça ne reflétait pas assez l’importance du sujet à ses yeux. En conséquence de quoi, sa pensée commença à s’alourdir et même à rétrograder au lieu de progresser… Comme si nous avions pour seule tâche de garder nos regards fixés sur une seule et même cible déjà ancrée dans un temps si supérieur à celui qui viendra bien plus sûrement demain !
        Bref, c’est comme si en voyant un poids lourd grimper une montagne, Paul jorion demandait à Rosnay : quels sont les freins pour la descente? Le mieux à faire serait d’y penser avant d’attaquer la côte. D’où l’importance de rappeler ici, les bénéfices mais aussi les dangers de la « focalisation attentionnelle ».
        Comme le dit Robert Cialdini : « Si en français, on dit « prêter » attention, en anglais, on dit to pay (payer) attention, ce qui implique que cela a un coût. La recherche sur le fonctionnement cognitif nous révèle la nature de ce coût : quant on prête attention à quelque chose, le prix est l’attention pour quelque chose d’autre ». Il ajoute : « Dans la mesure où l’esprit humain semble capable d’avoir conscience d’une seule chose à la fois, le prix à payer est une perte momentanée de la focalisation attentionnelle pour tout le reste ». – Or le serpent, qui était la plus astucieuse de toutes les bêtes des champs, joua de cela en disant à la femme : « Vraiment! Dieu vous a dit : Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin… ». À quoi on sait ce que la femme répondit : « Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin, mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, etc. ». Cet épisode symbolise donc en quelque sorte la naissance de la conscience proprement humaine. Et à Satan de jouer de la puissance et de la limite de notre conscience naissante, en cherchant à faire basculer rapidement l’attention d’Ève de l’un au multiple puis du multiple à l’un, en sautant du qualitatif au quantitatif puis du quantitatif au qualitatif. Une fois ce dispositif « cinématographique » mis en branle, il permet d’accéder à un seuil d’un autre degré de l’image, à un autre ordre de représentation et d’illusion où la conscience parvient à se rendre dupe de son propre mensonge en prenant le multiple pour l’un (plusieurs images fixes donnant l’illusion d’une seule image animée). Or si, comme le disait Richard Feynman « la nature ne peut pas être dupée » ; il devient important de s’interroger maintenant sur la technologie de l’apprentissage profond… C’est pourquoi, si d’instinct, Juannessy, vous aviez l’impression de voir trois couillons qui jouaient une pièce pas faite pour eux, moi, j’ai eu l’impression de voir trois frères à associer, comme trois couches ayant chacune un « poids » dans un processus d’universalité central à venir…

      14. @Bain :

        En attente de du final , je continue à le faire idiot :

        – trois frères qui en tiennent une couche , ça fait trois couillons autant qu’un tri-couche ( qui , par parenthèse est une technique d’enduits superficiel routier ).

        – je confirme qu’en haute savoie , et en toute région montagneuse , depuis le char à bœufs , il est conseillé de monter descendre les pentes à la même vitesse que l’on grimpe les rampes .

        – je confirme aussi que le principe de toute « négociation » ( discussion civilisée en vue d’un progrès ) , c’est d’admettre au départ que les interlocuteurs ne sont pas des couillons et peuvent dire des choses inattendues et reçues comme vraies , même en opposition à ses a priori . Il est même demandé en ce cas d’être prêt à modifier son avis initial .

        – Va pour la liberté solidaire et responsable . Je dis , ou plutôt serine, de mon côté : Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant . Je note cependant que l’ambition , sans doute encore pas unanimement comprise , n’est pas nouvelle et que son essor dépend des nouveaux outils de tous poils qu’on peut mettre à sa disposition .

        – sur la version « effondrement » , je me suis déjà exprimé , en notant qu’il se passe pendant l’effondrement des choses susceptibles de ne pas en faire uniquement un film de style démolition d’une tour de HLM .

        – Apprentissage, apprentissage …. Voyons , dirait Paul Jorion .

        – Qualité vs quantité , être ou avoir , vérité ou réalité … Oui certainement , et c’est au moins deux des termes de l’énigme à résoudre pour toucher au « mieux » à défaut de l’universel .
        C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles , après le concept de pouvoir , je revendiquais de remettre la « propriété » sur l’établi .
        « Propriété » , cet autre mot Janus , code à cheval sur l’avoir et l’être , sur le quantitatif et le qualitatif .

        -…

        PS1 : ne seriez vous pas frère , de même couche ou pas , qu’un certain Olivier 69 croisé ici ,il y a quelques années ?

        PS2: Vous aurez pu remarquer que je ne suis pas littéraire , séminariste , artiste , philosophe , politique , penseur , de formation , et que n’ayant que mes montées et descentes comme expérience , et quelques bouquins qui m’ont suivi comme des nounours dans mes déménagements , je risque à un certain moment de vous perdre .

      15. La fin de cette émission radio m’a fait sauté aux yeux que, dans la vidéo du jour montrant des jeunes en larmes et outrés , on ne voit que des filles .

        Où êtes vous jeunes hommes ?

      16. @Bain :

        Je suis bien incapable d’apprécier sérieusement , en biologiste ou physicien ( et j’étais sans doute meilleur physicien que biologiste !), les travaux que vous me soumettez , et , intérieurement , je me demande ce qui peut vous faire penser que ma petite cervelle est digne de juger d’investissements intellectuels si denses , longs et dédiés , elle qui n’a jamais rien produit d’autre qu’un peu de miel né des butinages que j’ai pu faire dans les pensées et écrits des autres ( ce qui est presque cependant une façon de prendre parti sur le problème soumis !) .

        Je n’ai donc en fait qu’une « réaction » à fleur de vieille peau , nourrie de ses seules capacités , apprentissages, « drames « plus ou moins « digérés » , nuits de sommeil , jours de concentration .. pour piteusement vous répondre : je ne sais pas .

        Si je me rattrape aux branches de ma propre trilogie , j’avoue ne pas avoir encore réussi à marier les deux premiers termes :

        – les corps , la matière , la physique …de mieux en mieux pénétrés
        – le désir , le sens , le qualitatif , l’inouï…
        – les codes et les mots , l’information …

        Les concepts avancés par les auteurs que vous citez ou , a contrario, par les tenants du dessein intelligent , sont sans doute des tentatives pour unifier les deux premiers termes . Elles méritent donc réflexion et critiques .

        De ce que j’ai vécu , et de ce que j’ai compris à mon niveau , jamais « spécialisé » ,je ne retiens rien en faveur du dessein intelligent . Le darwinisme neuronal , de ce que j’ai compris à la lecture des textes que vous donnez à lire , est une piste parmi d’autres , que je ne connaissais pas , et qui mérite donc approfondissement .

        Dans la même disposition « de corps et d’esprit », je mettrai « un jeton » pour avancer que c’est ,encore à ce jour, aux travers des codes , des mots et de l’information que nous tentons maladroitement l’unification des deux premiers termes . Nos « codes » , c’est un peu la version actuelle visible du pari pascalien .

        Et quand je suis vraiment las , ou tente de me remémorer les retours de « l’autre côté » du miroir que j’ai pu éprouver , je me demande s’il est vraiment nécessaire et suffisant de tenter l’unification évoquée .

        Désolé .

      17. Petit complément :

        Le « code »unificateur qui , à ce « jour », me semble le moins suspect , c’est le « temps » , cependant pas très « pur » lui non plus .

      18. @Bain :

        Tous les codes , parce que codes , sont « impurs » , mais plus ou moins .

        Le temps me parait le moins suspect parce que le plus interrogé .

        Et il résiste le bougre , jusqu’au bord des trous noirs ( évoqués ailleurs ) .

        PS : je ne m’attendais pas à trouver Cléopâtre dans notre partie , mais en tous cas , elle est à sa place s’agissant de ce billet, car l’Egypte de Ptolémée devait être un peu les USA de l’époque .

      19. @ Juannessy
        « Et il résiste le bougre, jusqu’au bord des trous noirs. »
        Vous voulez dire que le temps résiste comme une huître collée à son rocher ?
        Pardonnez-moi si j’use encore de la métaphore, mais j’essaie d’imager la chose. Pourquoi ce « globe-trotteur » sans jambe ni tête, qui avait pris l’habitude de se laisser porter par les eaux et les courants de l’espace, prendrait-il son pied au bord de résidences si secrètes et obscures ? Trouverait-il en ce lieu de quoi se nourrir sans se mouvoir ?
        Enfin, que nous cache cette perle noire, née d’une « impureté », et formée de nombreuses couches protectrices superposées, rondes et lisses de nacre, produites par cet étrange mollusque ?

      20. @Bain :

        J’en n’ai aucune idée .

        Mais , à ce qui se dit il y aurait un trou noir par galaxie , et comme il y a parait il plus de 170 milliards de galaxies , ça laisse de la place pour l’imagination .

        De mes propres trous noirs , je n’ai rien ramené .

        C’est déjà ça .

    3. Mais comment voulez vous aller casser la gueule aux 10 plus riches de cette planète, on ne sais même pas où ils vivent et pour eux nous sommes du bétail et ils savent parfaitement que le monde en crève de plus en plus tout comme il en crevait déjà il y a qq années mais pour nous tout allait assez bien à ce moment et on ne voyait pas assez cette pauvreté ailleurs que pour développer une volonté suffisante d’éradication.

  5. Le dernier point de ce texte est absolument essentiel à mon sens.

    L’inégalité économique, ou plus exactement son aggravation continue, joue le rôle d’un « coussin de protection » pour les fortunes des dirigeants et des plus puissants comme de la plupart de ceux qu’ils côtoient. Le signal « quelque chose de grave est en train de se passer » ne leur parvient donc pas, ou bien très affaibli et / ou beaucoup trop tard. Et comme ce sont eux qui sont aux commandes, personne n’est là pour effectuer les changements qui permettraient peut-être d’éviter l’effondrement civilisationnel, sinon au moins d’en adoucir les conséquences – transformer une chute du cinquième étage en une chute depuis le premier voire le rez-de-chaussée.

    Sauf « miracle » technologique, une très profonde crise est de toute façon inévitable au long des décennies qui viennent – le fameux « soliton », ou vague scélérate comme je préfère l’appeler.

    Mais ce qui peut transformer cette crise très grave et très longue en crise brisante au minimum pour la civilisation industrielle, peut-être pour la civilisation au sens des quelques derniers millénaires, c’est le « retard du signal danger ». Qui vient entièrement de la faculté des élites politico-économiques à se protéger des prodromes de l’effondrement en augmentant le niveau d’égalité.

  6. En 1929, la part du 1% a atteint le chiffre de 36,3%. En 1949, leur part était descendue à 20,8%, suite à l’effort de guerre et aux fortes augmentations d’impôt pour le financer, pour remonter à 34,3% en 1983.
    Ce qui est interpellant, c’est que toute cette foule de précarisés représentant 40% de la population ne se manifeste pas avec plus de vigueur. En attendant, l’adage qui prétend que l’argent appelle l’argent est plus vrai que jamais, par capillarité, des moins nantis vers les riches. On ne peut même pas souhaiter une crise financière (probable) pour remettre les compteurs à zéro, car nous serions à nouveau les premiers à être mis à contribution. Et encore moins une guerre !

    1. Du début à la fin: irréfutable.

      Il reste le mystère du vote majoritaire pour des politiques si constamment contraires aux intérêts des votants.
      E. Todd remarque qu’une révolution ( j’ajoute même pacifique, il y en a au moins une en cours) est impossible avec et par une population âgée.

      1. En tant que vieux , comme j’aimerais mourir pour que naisse ce monde nouveau dans une révolution pacifique , seule capable de ne pas être toujours dévoyée et toujours aux frais des pauvres , avant , pendant , après .

        https://www.youtube.com/watch?v=_lyr2P3jMNM

        A défaut de pouvoir voter en ce sens encore à ce jour , j’essaie d’accompagner ceux qui me semblent commencer à forger les outils qui confortent une issue « autre » que celle que le marché et/ou les révolutions non pacifiques nous imposent .

        Sans certitude ( sauf celle que la mort me rattrapera avant que le but soit atteint) , mais sans craintes (ou presque) .

  7. Telle que vous la présentez, le suicide de cette « civilisation » serait plutôt une bonne nouvelle.
    Plusieurs questions se posent quand même :
    S’agit-il encore d’une « civilisation » ?
    Est-ce la même « civilisation » qui s’était déjà suicidée en 14 puis en 39 ?
    d’où :
    Cette « civilisation » ne serait-elle pas comme l’hydre de Lerne (mondialisation) ?

    1. Au niveau dont nous parlons, il ne s’agit pas de la civilisation européenne, ni même occidentale. Il ne s’agit même pas du ou des systèmes capitalistes.

      Il s’agit de la civilisation industrielle, en y incluant bien sûr les transformations politiques afférentes ainsi que – c’est essentiel – les progrès agricoles qui ont permis à la population de passer de 1 milliard au début du XIXème siècle lorsque a commencé l’industrialisation à 7,5 milliards aujourd’hui.

      La chute de cette civilisation en ce siècle est pensable. Ses conséquences humaines seraient absolument sans précédent aucun. La conquête d’une bonne partie du monde par Gengis Khan au XIIIème siècle, dont il est estimé qu’elle tua 10% de la population humaine de l’époque, serait de la petite bière à côté.

      La transformation de cette civilisation serait une oeuvre très difficile. Elle est mal engagée. Mais elle seule pourrait permettre d’éviter le pire désastre humain de l’Histoire.

      1. Pas si difficile, je ne suis pas d’accord. Il y a des choses très faciles à faire : l’abandon de la propagande de masse pour commencer. On peut parfaitement s’en passer, il y aurait toujours des produits dans les magasins, et ça libérerait énormément de temps pour autre chose, la culture technologique, par exemple, ou la culture. Ce qui peut représenter une difficulté, ce serait la rupture avec les autres pays européens sur ce point, mais techniquement, je ne crois pas que ce soit difficile. Voir là dessus mon article La bataille de l’information doit commencer : http://de869.ispfr.net/findutravail/2018/01/29/la-bataille-de-linformation-doit-commencer/

      1. Pacifique? Pacte entre les pays détenteurs de l’arme nucléaire pour se nourrir de la dévastation continue, sans destruction totale des pays qui ne l’ont pas. Si en plus, on teinte les pays de la couleur de la religion dominante, on pourrait se demander s’il n’y a pas un bouc émissaire…
        Puis nourrir Mamon la semaine pour se prosterner devant Dieu le jour de repos, pas besoin d’être grand prophète pour voir comment ça se termine.
        Finalement, religieusement, les écritures parlent d’elles mêmes et parlaient bien avant l’ami Marx il me semble.

      2. Pacifique n’était pas le bon mot, je voulais dire que les guerres, meurtres ou autres suicides n’ont jamais fait si peu de morts qu’à l’heure actuelle.
        Ceci dit c’est clair notre civilisation s’effondre, les jeunes n’ont jamais trouvé aussi peu de sens à leur vie qu’à l’heure actuelle, des exemples comme celui-ci se comptent par milliers https://mrmondialisation.org/en-inde-cette-communaute-replante-une-foret-devastee/ . Mais bon, la novelle n’est pas encore là et la vieille n’arrête pas d’agoniser.

    2. Je crois comprendre ce que vous tentez d’exprimez de crainte ou d’espoir , mais « l’immortalité » de l’Hydre de Lerne , outre qu’elle n’était pas absolue ( la preuve par Héraclès et Lolaos ), était une expression plutôt repoussante de « civilisation ».

      Si par « mondialisation » vous voulez exprimer une sorte de permanence des contraintes , forces et faiblesses , je peux mieux vous suivre . Cette permanence , j’avais essayé (trop) rapidement de la peindre , en citant comment , lors du spectacle que j’ai déjà signalé ( « Democracy in America ») , il m’avait semblé voir défiler en deux heures , la permanence de la naissance au travers de l’évocation des exigences des corps , de la quête du sens , de la force et de la faiblesse des signes et des codes ( mots , IA )…

      Si une nouvelle « civilisation  » doit naître , je crois d’ailleurs que ce ne sont pas les exigences des corps ( la consommation ) qui sont les plus difficiles à remodeler , sauf réchauffement climatique encore plus mortel qu’annoncé .

      Mais la maitrise sur les temps , n’est en déséquilibre cohérent que lorsque les 4 temps sont de la partie:
      – le passé et le présent via les corps,
      – le futur par le sens ,
      – le hors temps par les mots et les codes .

      Et il y a ,bien sur, interaction entre les quatre pistons du moteur . Je ne suis pas sur que la psychanalyse et l’IA permettent seules de régler correctement les quatre bougies .

      1. « vous tentez d’exprimeR.. ».

        Par contre la psychanalyse et l’IA font sans conteste partie des instruments de mesure et réglage dont on aura besoin, si le temps imparti permet de sauver ce qui peut l’être .

      2. Prenons la permanence des contraintes et supposons qu’elle soit vrai. Il faut alors lui adjoindre la permanence de l’élan vital.
        Je ne dis rien d’autre. Dans la mythologie il y a l’hydre et…le Phénix.
        Rien d’autre que ce qui est dit maladroitement plus haut à propos des tragédies (pas des parties de pêches quand même) de 14 et 39, dont « nous, les civilisés » serions sortis plus forts…

      3. L’élan vital est un code (assez récent ) aussi pratique que le diable de Cioran .

        Je me bornais de mon côté à résumer ce qui me semblait se retrouver en constantes a minima lors des naissances
        ( réussies) de quelque chose d’humain .

        Les mythes aussi font partie de ces codes dont je disais qu’ils sont à cheval sur le réel et la vérité . Donc toujours faux , mais apparemment nécessaires pour sortir des immobilités .

        En Grèce ils sont tellement nombreux et complexes qu’on pourrait dire que c(était la psychanalyse de l’époque ( qui se prolonge ).

        Les guerres sont toujours des signatures de faillite et d’échec . Elles n’apprennent qu’à ceux qui en reviennent .

        Qui sont rarement ceux qui en ont décidé , même s’il y a parfois des guerres de légitime défense .

  8. la société maya s’est effondrée à cause de l’avidité de ses élites pour des fêtes grandioses et des supposées ( et imaginaires ) richesses .

  9. Les grandes zones industrielles, telles que l’Amérique du nord et l’Europe, ressemblent de plus en plus aux anciens pays en voie de développement: disparition de la classe moyenne, pauvreté d’une large partie de la population opposée aux privilégiés et riches. Ce que l’on observe aux Etats-Unis, mais aussi en Europe. Autrement dit on est en train de retourner au status quo ante. Forward to the past!
    Contrairement à la Chine, où une classe moyenne s’est constituée avec un pouvoir d’achat élevé.

    1. Georges Packer, L’amérique défaite : mon livre de chevet du moment

      Nb : permet de d’entrevoir ce qu’il y a d’authentiquement politique dans l’élection d’un type comme Trump.

    1. Nous avons tous les deux un moteur .

      J’avance que le mien est humain , politique , construction humaine pour tenter de traverser les temps .

      Vous avancez la thermodynamique comme « tutélaire ».

      Elle l’est sans doute , à l’aune de nos « connaissances » .

      Elle ne peut malgré tout ,selon moi, constituer le « sens » obligatoire . Le sens humain dépasse ( ou il n’y a pas « d’humain » et vivre ou se suicider n’ont pas « d’importance » ) l’ensemble des sens obligatoires , dont je ne fais  » que » des contraintes obligatoires vers une destination aussi mystérieuse qu’indéterminable .

      Mais c’est bien la difficulté à trouver les nouveaux bons codes et mots , ces trucs un peu hybrides et bizarres , à cheval sur les contraintes et les mystères , à cheval sur la réalité et la vérité .

      1. Réalité et vérité c’est bien de cela dont il s’agit. Les qq % hyper riches n’en ont absolument rien à faire des pauvres. des siècles que cela dure. Le boss de Paypal rêve d’une île artificielle rien que pour les riches car les pauvres le font royalement ch… ! On vous tue si vous ne payez pas , vous allez en taule si vous ne payez pas. Ces ultra riches ont tous les droits toutes les défenses. Ils peuvent tout faire même violer. Même s’il yen a parfois un qui saute il en subsiste encore trop. Pour réunir la planète il nous faudra ( nature humaine est comme cela) il nous faudra un cataclysme général et seulement là les forces s’uniront. Il y aura des morts, beaucoup de morts. Moi qui me plait à dire que nous avons énormément de chance d’être là en cet instant car en réalité nous sommes des survivants de catastrophes passées. Nous petits enfants de ceux qui ont eu la chance de ne pas avoir été massacrés, décimés. Nous avons une chance inouïe d’être là. Avec le temps la longueur des bras de hommes est devenue telle qu’il peut tuer à distance , telle qu’il peut se tuer lui même en faisant le tour de la terre en revenant au point de départ. La terre est ronde, c’est une boule, cela implique qu’il n’y a pas de porte de sortie à part l’espace bien sur.

      2. Notre dialogue me fais penser à ceci:
        Nous devons abandonner nos mythes et nos croyances qu’on nous a fabriqués pour enter dans la réalité thermodynamique de la biosphère.
        Sans cela, le dernier qui s’en ira éteindra la lumière.
        Au fait, connaissons nous réellement la biosphère?

  10. Pour moi, la thermodynamique n’est qu’un outil indispensable trop souvent négligé et dont les lois nous sont supérieures qu’on le veuille ou non.
    Mais vous avez raison, sans constructions humaines et conséquemment politiques cet outil ne sera d’aucun secours.
    La seule condition étant de penser autrement dans un autre paradigme qu’il nous faut encore construire. C’est ce que j’essaye humblement de faire pour moi, ma famille et ma communauté (mondiale).

  11. A cette étape de notre civilisation, certaines parties de notre planète auront une allure libertarienne achevée :
    – Les riches finiront par privatiser des villes entières, avec un urbanisme qualifié d’écologique, en auto-production.
    – Des remparts seront érigés autour de ces villes de riches, avec sociétés de sécurités adéquates, les armes létales seront autorisées.
    – Toutes les religions pour riches seront autorisées, y compris transhumaniste, grâce aux lois dédiées aux riches exclusivement. Ceux qui payent leurs contrats.
    – Tous les contractants à ces religions peuvent être exclu du jeu si ils ne payent pas les contrats aux sociétés privées, peu importe qui ils escroquent dans le monde réel.
    – Les sociétés privées gérant la vie des riches connaissent tout du patrimoine génétique de ces Sapiens Sapiens et visent à anticiper toutes leurs intentions, leurs ambitions, pour finalement les reprogrammer : Ils iront peupler l’espace.

  12. Neige, blanc immaculé, transparence de l’air, bleu intense, lumière éblouissante, gaité dans le piaillement des moineaux pour mon œil et pour mon oreille, dans le sens du désir infini. Point quand même.

    Pendant ce temps des Trump, Macron, Musk, B. Arnault, Jeff Koons et bien d’autres, forgent les prisons, les armes, et les symboles pour faire de ce monde le trou du cul de l’univers.

    Nous sommes d’une immense lâcheté, pour autant que nous nous abaissons à écouter le petit bourgeois, dans notre intériorité, qui berce nos illusions : donnez-nous la médiocrité quotidienne et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possible.
    À partir de la démence capitaliste, il n’y a pas de solidarité, ça aussi ils vous l’ont volé. J’ai plus qu’une idée de la solidarité : à la guerre comme à la guerre.

    1. Quand Jeff se vautrait dans la merde dans les années 70, c’était, je crois, la même critique de notre société que celle développée dans « La Grande Bouffe ». Mais personne n’a compris ou voulu comprendre, moi le premier. Faut dire que la majorité des gens, à cette époque, avait dû connaître les tickets de rationnement. Et maintenant c’est trop tard…

      NB Il se peut que Jeff ait décidé d’en profiter, finalement. A-t-il des enfants?

  13. Un plaisir de relire sur ce sujet ici. Il me semble que la Russie méritait aussi d’être citée dans les pays les plus inégalitaires, défaisant ainsi certaines mythologies tenaces.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/01/14/la-russie-palme-d-or-des-inegalites-extremes_5062695_3234.html

    Ce serait intéressant de creuser la situation Russe non sous l’angle « en fait ce que je veux c’est pousser à un changement de régime dans ce grand pays pétrolier » ou « la Russie c’est formidable, quelle dommage qu’on n’ait pas ça ici » comme le font respectivement la presse et l’anti-presse… mais comme sujets d’étude du capitalisme libéral le plus débridé. Encore une métrique ou la palme leur est injustement volée par les américains, pourtant beaucoup plus égalitaires (sic) !

    1. Vous avez de drôles de lectures, dangereuses même.
      A votre invitation, tentons un creusement…

      1) « en fait ce que je veux c’est pousser à un changement de régime dans ce grand pays pétrolier »:

      Impossible, inimaginable. Nous sommes le camp du bien, nous voulons le bonheur universel, certes par un commerce libre et équitable. Nos intentions et nos projets sont purs. Bon d’accord, du pétrole et du gaz, pas chers si possible. Mais c’est parce que nous sommes gentils, d’ailleurs nous ne les acceptons qu’avec répugnance et seulement parce que nous le valons bien. C’est si salissant, autant les laisser s’exciter autour de leur derricks puants. Le respect de nos valeurs étant essentiel, ne faisons pas mentir l’adage: pétrolier est maître chez lui;

      2) « la Russie c’est formidable, quelle dommage qu’on n’ait pas ça ici »:

      Impossible, inimaginable. Personne ne veut de l’enfer ex-marxiste devenu l’enfer du libéralisme le plus blessant pour le peuple. En plus c’est l’enfer du froid, l’enfer des mafias en tout genre, l’enfer de l’alcool (une pédiatre: « y passe directement du biberon à la bouteille de vodka. ») Perso, des types qui représentent le principal marché de la daube de luxe à 4 roues made in germany, dégueux forcément; doivent pas être regardant sur le rendement, tout pour le clinquant. Des brutes finies. Aucun respect pour la culture, le mépris le plus abyssal pour la vérité. N’ont jamais connu les joies du commerce libre et équitable, les règles de l’OMC toujours violées, c’est tout dire.
      Mais faut reconnaître que nous ne sommes pas parfaits: y’a des traitres méprisables parmi notre communauté, qui les encensent. L’attrait facile de l’exotisme slave, Tolstoï, Moussorgski, Docteur Zhivago, Anna Karénine et tout ça, probable. Des égarés, nous savons comment les traiter: Est moins Ouest égale zéro, c’est évident et un solide argument.

    2. Cet état est plus un séquelle de l ere Eltsine et la consequence de l effondrement, ardemment souhaite a l ouest, d une société qu une caractéristique russe. La société russe est de tendance égalitaire comme l a maintes fois souligne E.Todd. Depuis une vingtaine d années la classe moyenne ne cesse de s y élargir, contrairement a l Europe de l ouest et aux EU. Il ne faut pas confondre un accident de l histoire, qui a debouche dans les années 90 sur une caricature de libéralisme dont les effets ne ce sont pas encore estompes, avec une tendance de fond a l élargissement des classes. Cette idée d une société russe absolument inégalitaire est simplement congruentes avec certaines representations tenaces souvent caricaturales : pays attarde, violent, inhumain et j en passe…

  14. Difficile de mettre fin à ce système de concentration de la richesse. Si d’aventure, l’un ou l’autre pays dirigé par des hommes politiques bien intentionnés quant au soucis d’agir au bénéfice de la majorité de la population afin de réduire la pauvreté, cela en s’affrontant à la minorité possédante, la mondialisation imposerait immédiatement des sanctions à ce gouvernement altruiste.
    Il est bien connu et avéré que les plus riches s’entraident de manière absolue de façon à faire durer dans le temps leur position actuelle, il serait donc nécessaire d’agir au niveau mondial afin de faire cesser cette anomalie, nous n’en prenons pas la voie et notre cher président (vraiment trop cher pour nous retraités!) ne rêve que d’accroître le nombre de riches !
    https://www.nouvelobs.com/economie/20150107.OBS9413/macron-il-faut-des-jeunes-francais-qui-aient-envie-de-devenir-milliardaires.html

      1. @Paul,
        En adoptant une philosophie de géographe, comme celle d’Elysée Reclus, nous ne seront jamais cuit. Vous devez absolument lire Philippe Pelletier(*) avant de recevoir votre prix au mois de juillet (Sur l’argent mode d’emploi, que j’ai lu. Votre citation à l’ordre des géographes est sur ce coup méritée).
        (*) Salutation libertaires, et ouvrez votre esprit sur la dynamique du climat de notre planète et ses affres en lisant Philippe Pelletier, digne géographe (et sceptique) et accessoirement libertaire, vous trouvez toutes les références sur google ;). Et continuez à écrire sur la dynamique des riches capitalistes. Avec vous, j’ai beaucoup compris.

      2. Plutôt comme des moutons. Mais on en aura toujours besoin de moutons vivants – il faut bien de la laine pour les riches.

      3. Oui. La mondialisation de l’éducation est une réalité. Les classes aisées envoient leurs enfants dans des écoles élitistes à travers les frontières. Les moins nantis se satisfont des écoles publiques ou de pas d’écoles du tout. Des bourses, des fondations et des facilités permettent aux classes nanties de pomper les cerveaux des classes populaires.

      4. Tout dépend de l allégeance de chacun au veau d’or, qui perdure, même si ce dernier a du plomb dans les entrecôtes.

      5. Dans l’état actuel des choses, oui, nous sommes cuits ! Car le chef sur son ‘piano’ a programmé la cuisson à allure relativement modérée. Toutefois, un réveil des veaux, une prise de conscience générale, peut toujours advenir en présence d’un événement catalyseur ou d’un choc tel qu’un conflit armé par exemple, les après-guerres ou révolutions, ont souvent pu amener certaines choses plus positives par contraste avec l’horreur vécue par les survivants…
        Pour l’anecdote, des vaches, mères des veaux, peuvent quelques fois se rebeller :
        http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2018/02/05/hermien-la-vache-rebelle-qui-suscite-la-solidarite-des-internautes-neerlandais_5252038_4832693.html

  15. https://www.pauljorion.com/blog/2018/02/09/trends-tendances-la-concentration-de-la-richesse-aux-etats-unis-se-poursuit-le-1er-fevrier-2018/#comment-647052

    Paul pose une question qui mérite une réflexion.
    Tout d’abord une précision: tout phénomène possède un temps propre, qui correspond à un changement de phase ou d’état.
    Deux exemples orientés:
    Une maladie cardiaque se construit en quelques années, sauf affection fulminante. On dira que le temps propre d’une cardiopathie est de l’ordre de quelques années.
    Un accidenté au bord de la route avec une hémorragie fémorale nécessite une intervention en quelques minutes. Le temps propre de ce genre de blessure est donc très court.

    La question est quel est le temps propre de l’opinion publique au niveau local ? européen ? mondial ?

    Pour ma part, ça dépend des enjeux: sous l’impulsion énergique de ma femme, mon temps propre peut être très court. J’ai plutôt intérêt à rentrer dans ses vues sans barguigner si je veux garder mon intégrité. Incidemment, cette expérience souvent vérifiée montre que la vie en couple est un espace pratique de Démocratie active: opiner toujours dans le même sens, le sien, après un temps raisonnable de discussion . Churchill, en grand artiste de la démocratie, l’a dit bien mieux…
    Mais pour une conviction acquise très tôt, et souvent vérifiée, mon temps propre dépasse 40 ans.

    Je présume que le temps propre de l’opinion peut mettre en jeu des phénomènes d’inertie irrationnelle et dépasser 40 ans pour la première génération affectée et inconnu quoique décroissant pour les suivantes, si nécessaire.

    Il faudrait pouvoir opposer à ce temps hypothétique les temps propres des phénomènes qui nous affecteront: montée des océans, stérilisation de la biosphère, supplantation par les robots et l’IA, par exemple. N’oublions pas que certainement les phénomènes d’avalanche joueront à fond. A peu près tout conspire pour nous faire estimer ces temps plus longs qu’ils ne seront.

    Je me dis, bien que le pire ne soit pas certain, qu’on est trop lent. Dans ce cas,en effet, c’est foutu. D’autant plus que nous n’aurons pas la possibilité de rejouer dans le cas où la première expérience est négative.

    Mais, mais, j’attends la prochaine sortie du livre de Paul…

    1. Erreur, il est déjà sorti:  » A quoi bon penser à l’heure du grand collapse ».
      Fait froid, j’ai du dormir au fond de la classe, à côté du radiateur…

    2. J’ai pas trop pigé les liens entre « concentration – inégalités – ( jusqu’à là ça va ) – les veaux – les temps courts et les temps longs – la femme à Daniel ou celle de Columbo » .

      1. Résumé pour ceux qui n’ont pas suivi:

        Le temps nous traitera-t-il avec équité ?
        Et comment éviter une triste fin ?
        Tout allait bien, « and then we fucked up the endgame. »

        En gros, c’est le problème type de l’enseignement primaire modèle 1950:
        Une baignoire, un robinet, des fuites. Sachant leurs débits respectifs et de signes opposés, quand la baignoires va-t-elle déborder ?
        A quelles conditions pourrait-t-on se trouver à sec ?
        Remarque: le maître est membre des hussards noirs de l’apocalypse. Il ne nous veut pas du bien. Il dispose seul des débits.

        Ça va mieux?

      2. Je ne cite pas assez souvent mes sources:

        Cardiopathie: cardiologue et médecin traitant. Certains indices me font penser qu’elles se sont gourrées dans les grandes largeurs. Mais quels instruments et quelle pédagogie!
        Hémorragies: Larousse médicale avec supplément, année 1924. Très lourd, moralisme aussi pesant, photos NB horrifiques.
        Temps propre: différents cours automatisme et asservissement. La transformée de Laplace est fascinante… et ça marche, théorie et pratique réconciliées.
        Churchill: ses mémoires sur la 2.nde guerre mondiale.
         » J’aime le débat démocratique… mais j’attends que l’assemblée se rallie à mon avis après un certain temps, environ 5 minutes montre en main. » Un artiste de l’humour.
        « and then we fucked up the endgame. » : La Guerre selon Charlie Wilson, bien sûr. Tom Hanks à voir.
        Problème de baignoire: cours du Certificat d’Étude, 1950 environ.(perdu). Première réminiscence dans un texte de Michel Rocard du temps où il défendait l’autogestion yougoslave et voulait montrer l’inadaptation de l’enseignement aux exigences modernes. Le lien entre les 2 est évident. Non ? Réfléchissez encore. Un indice: le patronat… E. Todd l’emploie (la baignoire et ses fuites) dans le même sens, mais sans lien avec l’autogestion. Pour ma part, j’imagine toujours l’élève terrifié par le déluge, courant entre seau et serpillère. Une mise en condition pour produire un bon petit soldat de l’industrialisation, de sa pointeuse et du chronomètre.
        Ce qui nous ramène à la question initiale: Quand?

      3. @Daniel :

        Après trois crises cardiaques , un DIA et une ablation de TV , cardiopathie , j’avais compris .

        Pour le reste , je vais attendre l’avis de Madame Daniel .

        Mais , c’est pas trop le top ce soir . Bonne nuit !

  16. C’est vraiment compliqué, cette histoire. Si l’esprit saint descendait du ciel et arrivait à convaincre les riches de répartir leur fortune de façon beaucoup plus égalitaire, les employeurs à augmenter les salaires autant qu’ils le pourraient sans mettre en danger leur entreprise, les classes moyennes à envoyer de l’argent dans les pays pauvres … que se passerait-il ? la croissance repartirait, on construirait plus de bagnoles, on ferait plus de voyages en avion, et donc plus de déchets, plus de CO2 et in fine on aurait accélérer le collapsus …
    Cette tenaille, est infernale. Et on n’a plus le temps de nous retourner, vers une économie « cyclique » (le nucléaire ne sera jamais cyclique par exemple) une croissance « verte » etc.
    Too Late. Game is over
    je me trompe ?

    1. C’est vrai que l’augmentation de la vente de bagnoles est toujours annoncée comme une bonne nouvelle…
      Ben justement, beaucoup moins de bagnoles (électriques ou pas), plus de vélos, comme ça ce sera ‘cyclique’ ! 🙂

      1. Ce sera juste… la chaîne de valeur est répartie dans le monde entier, largement organisée autour du transport maritime et routier de préférence. Je crains que le temps de prendre le virage (qui pourra l’imposer avec nos politiques aux œillères extra larges et étroites, et les intérêts financiers en jeu) soit dix fois trop court ?

    2. @ Troncal.

      « …C’est vraiment compliqué, cette histoire. Si l’esprit saint descendait du ciel et arrivait à convaincre les riches de répartir leur fortune de façon beaucoup plus égalitaire, les employeurs à augmenter les salaires autant qu’ils le pourraient sans mettre en danger leur entreprise, les classes moyennes à envoyer de l’argent dans les pays pauvres … que se passerait-il ? la croissance repartirait … »

      Mais bien plus camarade à la recherche de l’esprit saint, non seulement la croissance repartirait , mais elle repartirait pour toujours.

      Sur la base de cette activité et de ce développement éternel de création de richesses, nul doute que l’homme saurait en finir avec l’ensemble des dangers existants: plus de bêtises, de misères, de guerres, de pollutions, de saints esprits !

      Mais hélas, le capitaliste pris individuellement ne peut pas augmenter les salaires unilatéralement ( sans tenir compte de la concurrence ) sans mettre en danger son entreprise .

      « …les employeurs à augmenter les salaires autant qu’ils le pourraient sans mettre en danger leur entreprise … »

      Croyez le si vous le voulez, mais absolument sans aucun état d’esprit maléfique, sans méchanceté, seulement parce que l’homme à un certain moment de son développement historique considère que les droits de l’homme et le droit de propriété sont indépassables et inaliénables, seulement ( mais prioritairement quand même ), parce que l’homme propriétaire admet difficilement, qu’il devrait mettre en danger son entreprise, au nom de la survie de l’humanité ou de tout autre raison subalterne … le capitaliste le nez dans le guidon fonce dans un mur !

      Je le reconnais c’est con ! Mais c’est inévitable, d’autant qu’on considère la propriété privée comme une liberté fondamentale !

      Et comme on a jamais connu dans l’histoire une classe dominante se sacrifier au nom de l’avenir de l’humanité future … notre seul espoir est que la bourgeoisie dans son activité mercantile à quand même créée son fossoyeur, le prolétariat.

      Ouf !

      Un peu plus on était cuit !

  17. « […] la bourgeoisie [… a] créé son fossoyeur, le prolétariat.
    ouf !  »

    Enfin, un angélisme rafraichissant…
    Enfin, et c’est pas trop tôt, une solution unique à tout.

    Pas de ouf ! Ce n’est qu’une étape. Des problèmes, nouveaux, commenceront.
    Rien que la mise sous terre de cette innombrable bourgeoisie va poser des pb terribles…
    Même à l’intérieur du prolétariat, la séparation du bon grain de l’ivraie annonce des conflits sérieux. Car vous n’imaginez pas qu’il soit d’un bloc, aligné comme au cordeau.
    A vue de nez, ça risque de virer au cauchemar… D’un autre côté, leur nombre est si faible qu’ils seront vite comptés.
    [ remarque interne, un peu de provoc pour épicer le débat…]

    Comme en toute chose, l’intégrisme simplificateur est trompeur. Alors que la démocratie inclusive….

    1. @ daniel.

      Mais daniel, ne vous gênez donc pas d’exprimer votre gros scepticisme quant à cette « solution unique à tout » de ce passage du capitalisme au socialisme, vous n’êtes pas seul ni le premier, sans doute pas le dernier.

      Pour vous l’intégrisme est trompeur parce que simplificateur.

      Soit, libre à vous de penser cela. Mais lorsque vous simplifier, et présentez cette idée de vouloir la suppression de la classe bourgeoise, comme fatalement un espèce de génocide de la bourgeoisie, « la mise sous terre », qui entre vous et moi est dans la caricature trompeuse ?

      C’est incroyable ça ! Rousseau et Voltaire remettaient en cause l’utilité de maintenir dans la nouvelle société une classe nobiliaire, une monarchie. Mais lorsqu’ils affirmaient cela, personne ne s’imaginait, à une époque où il y avait un siècle des lumières, que retirer un titre à un individu, c’était vouloir le tuer.

      Les communistes ne veulent pas tuer les bourgeois. A ma connaissance, absolument aucun de ces théoriciens n’a avancé une telle idée.

      On veut piquer la cassette de l’avare, lui proposer de vivre comme les autres de son travail. S’il admet ce concept il travaillera comme tout le monde, ni plus ni moins. Si au nom de la préservation de sa cassette il se met hors la loi, et cherche les armes à la main a empêcher la masse de ses concitoyens a aller de l’avant, il prendra ses responsabilités .

      Qualitativement, il n’y a absolument aucune différence entre le passage du pouvoir de la noblesse à la bourgeoisie, demain le passage du pouvoir de la bourgeoisie au prolétariat.

      Pourquoi ce préjugé balourd à vouloir peindre systématiquement le prolétariat comme une classe sociale d’assassins ?

      Un simple préjugé de classe de daniel. Et l’ennuyeux avec le préjugé, c’est qu’il empêche le jugement.

      « problèmes, nouveaux », « pb terribles », « conflits sérieux », « cauchemar », « intégrisme simplificateur est trompeur », oui daniel c’est un peu tout cela une révolution.

      Mais tout autant que le prolétariat est la créature de la bourgeoisie, vous même monsieur le républicain, avec votre « démocratie intrusive », vous êtes le produit le plus authentique de la révolution française et de Robespierre.

      1. Démocratie inclusive. Qu’est-ce donc ?
        C’est à croire que les grands penseurs d’aujourd’hui vont chercher leurs concepts dans les recoins de l’alcôve.

        Bref, plus sérieusement, notre petit Bonaparte et dernier model pour ne pas le nommer, j’ai bien peur qu’il soit vachement tenté par ça (Démocratie inclusive) ET EN MÊME TEMPS faire de l’économie exclusive – par exemple – en pointant le canon du pistolet sur la tempe des chômeurs, pour les menacer ouvertement :  » Tu as le droit d’exister, mais le Medef.com fait résonner autrement mon cerveau de prédateur. De surcroit, la comptabilité de la Démocratie inclusive n’attend pas. »

        Surveiller et punir comme disait l’autre.

  18. Alors chacun sait que les inégalités sociales se creusent un peu partout, principalement au USA, La concentration de la richesse aux États-Unis se poursuit, elle est l’objet de ce fil .

    Et paradoxalement au moment même où en France on met fin à l’IGF, ou au USA Trump allège de 1500 M$ l’impôt pour les riches, le monsieur promet à son bon peuple, outre une relance gigantesque des dépenses d’armement, un vaste plan de travaux publics en vue de réparer les routes et les ponts yankee ( un mur que les mexicains devaient payer, mais passons). Avec quel argent ?

    Ne cherchons pas plus loin les raisons de la correction de la semaine dernière sur les marchés boursiers, et le calme qui s’en est suivi une fois que le camelot local a parlé.

    Les entreprises US se frottent les mains lorsque Trump promet de l’activité. Le marché boursier ne peux que remonter. Mais ces entreprises ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

    Les marchés boursiers ont été maltraité la semaine dernière, d’aucun on dit que cela était dût à une hausse des salaires aux States, encore faudrait-il que cela soit une réalité, alors que ce n’est qu’une mystification.

    De toute façon une hausse des salaires ne créée pas dans un marché ouvert de l’inflation, elle n’agit que sur le  » salaire  » de l’employeur, sa plus value, qui est inversement proportionnel au niveau du salaire de l’employé.
    Une marchandise et ou un service ne peut pas être amené sur un marché libre, plus cher, sinon il n’est pas compétitif et il est ignoré, pas vendu et non profitable.

    Ce n’est pas le salaire qui détermine le prix c’est la loi de l’offre et de la demande.

    Cette même loi de l’offre et de la demande qui indirectement est responsable de la fébrilité des marchés actions. Le grand concurrent du marché action c’est le marché obligataire.

    Ce marché où les Etats (et les entreprises) tentent de capter les capitaux flottants afin de faire rouler leurs dettes, voir lancer de grands plans de travaux publics … à crédit !

    Si les capitaux flottants sont importants et alimentent une forte demande, si l’offre d’obligation est faible, le taux de ces obligations est faible . En effet si tout le monde veut mes obligations, je vais leur refourguer d’office, même avec des taux négatifs !

    Lorsque les banques centrales font ce qu’elles font depuis dix ans, le quantitative easing (QE), et que les Etats, pour ne pas fâcher Merkel , font attention à leurs dépenses, ils empruntent prudemment, le taux d’intérêt sur le marché obligataire est si ridiculement bas, le rendement si mauvais, qu’il vaut mieux placer son pognon sur les marchés boursiers.

    Par contre, lorsque les banques centrales laissent penser qu’elles veulent mettre fin à l’argent facile ( baise de la demande), et que dans le même temps un Trump annonce qu’il va être glouton comme un ours, de capitaux flottants ( hausse de l’offre), alors de part la loi de l’offre et de la demande, il va y avoir beaucoup d’obligations sur le marché, peu d’acheteurs, ( d’autant que ces acheteurs sont sur les marchés boursiers ), et donc les taux, les rendements vont monter.
    En effet l’Etat pour placer son obligation devra se résigner à concéder un bon rendement, un taux convainquant. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre !

    Lorsque les taux atteignent un certain niveau, disons 3% sur les emprunts à dix ans US, d’un coup d’un seul, les capitaux qui étaient sur les marchés boursiers, migrent vers le marché obligataire, plus sûr et plus rémunérateur.

    C’est le krach, à tout le moins une sévère correction.

    Comment conjurer la menace d’un krach boursier, tout en continuant de pouvoir vivre grand train et à crédit, vivre à la Trump ?

    Il faut continuer de faire fonctionner la planche à billet et faire redescendre les taux de base à 0%. Reprendre le quantitative easing à une échelle toujours plus gigantesque. Alimenter encore et encore ce système spéculatif fou …
    jusqu’à ce que les populations se mettent à regarder de travers les billets de banques, et provoquent un krach monétaire dévastateur, parce qu’entraînant une dislocation du marché mondial , une faillite générale des entreprises capitalistes dans le monde entier.

    C’est bien plus qu’un krach boursier qui arrive, c’est un krach monétaire !

    Aucune illusion. Si par hasard un krach boursier arrive, les banques centrales vont de nouveau inonder le monde d’argent frelaté, un argent qui ne gonflera pas les salaires, car lorsqu’il pleut des roubles, les pauvres n’ont pas de poches ! (proverbe russe) .

    Un argent qui est entrain de tuer l’idée même d’argent. Un argent qui n’est pas argent.

  19. @Juannesy, @Bain
    « diable », « satan »…le « même Dieu… ou pas »

    Mais qui sont donc les menteurs, ces habiles manipulateurs qui écrivirent les « Livres » ?
    Harari dit que le langage a servi à créer des mythes qui assurent la cohésion sociale…
    mais si le mensonge y a sa place dès le départ (avec l’objectif non avoué de contrôler le peuple), il n’est pas étonnant que le fruit désirable finira par s’avérer amer, poison.

  20. L’enrichissement et la concentration de la richesse se poursuit quel que soit le pays.
    Ici en France, comme ailleurs, le président et son gouvernement sont persuadés de la justesse du phénomène du ruissellement de la richesse : permettre aux plus riches de s’enrichir plus encore, les incitera à investir dans des activités qui sont censées favoriser l’emploi et donc de manière indirecte une amélioration du sort des moins riches.
    Il semble en réalité que le comportement des autorités politiques, baissant la pression fiscale sur les plus riches, serait plutôt à rapprocher du phénomène de la sublimation de la glace qui passe de l’état solide à l’état gazeux sans passer par l’état liquide, surtout sous de basses pressions, il se forme alors ce que l’on peut observer en altitude : la formation de ‘pénitents de glace’
    Pas de ruissellement vers le bas donc mais accumulation vers le haut… !
    http://secouchermoinsbete.fr/66576-les-etranges-penitents-de-glace

    http://pravarini.free.fr/glace.htm

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