Ah, nous allons finir par regretter la pluie ou la neige… ! par François Corre

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Le 23 février 2018
Plusieurs villes et régions de France ‘dans le gaz’ aux particules en suspension PM10 (µm) depuis hier 21 février, comme Paris, Orléans, Bourges, Tours, Le Havre, Caen, Rouen, Amiens, Lille, tout comme la Belgique, les Pays-Bas ou Cologne en Allemagne, Milan et Turin en Italie ne sont pas mieux loties, mais c’est malheureusement souvent le cas pour ces deux grandes aires urbaines et la plaine du Pô en général.

Le 21 février 2018
C’est apparemment pire pour les particules fines PM 2,5 (µm), et les prévisions ne sont pas fameuses pour les trois jours à venir, un vent de nord-est un peu plus soutenu viendra peut-être diluer ces pointes de concentrations, loin d’être toutes d’origine naturelle, à partir de dimanche.

Sur recommandation de l’OMS, les normes des seuils d’information et d’alerte ont été abaissées en 2012, par exemple pour les PM10 respectivement de 125 à 80 µg/m3 et 80 à 50 µg/m3, en moyenne sur 24h. Ce qu’on appelle donc les ‘pics de pollution particulaire’ ont eu tendance à légèrement augmenter, mais il ne faut pas oublier que la pollution chronique quotidienne, de fond ou de proximité, reste la plus dommageable sur la santé publique, et nous avons encore d’énormes progrès à faire.

Mais cela est-il réellement bien compatible avec ce ‘modèle’ économique pour le moins débridé, et à même à l’agonie d’après un anthropologue, économiste et essayiste bien connu… ?  😉

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8 réflexions sur « Ah, nous allons finir par regretter la pluie ou la neige… ! par François Corre »

    1. @arkao
      Alors bientôt nous aurons droit, en même temps que la circulation à « l’allumage alterné » des cheminées au feux de bois…! :-))
      Bonne « retraite annuelle montagnarde » !

  1. Bonjour,
    De quoi nous plaignons nous ?
    Jupiter veut remplacer les trains par des bus en s’appuyant sur le rapport Spinetta qui prône la fermeture des petites lignes dites non rentables sur lesquelles circulent quelques Ter.
    Mais si ces lignes sont supprimées, ou circuleront les trains de fret ?
    Sur la route…
    Et notre ministre de l’écologie qui avale couleuvres sur couleuvres.
    Faudra pas s’étonner des pics de pollution à venir dans les années futures.

    1. Oui, et déjà le cas depuis un certain temps avec ‘Ouibus’ ou ‘Géodis’ par exemple, parmi les multiples filiales de la SNCF.
      Mais c’est principalement le ‘résidentiel tertiaire’ qui est à l’origine des ‘pics de pollution’ actuels, le transport venant en deuxième ou troisième place, sauf en pollution de proximité bien sûr, et pas seulement avec les gaz d’échappement mais aussi les pneumatiques, freins, huiles, bitumes, etc; cadmium, manganèse par exemple dans le cocktail des particules fines…

      1. Et dans le résidentiel tertiaire le chauffage au bois est un gros fournisseur de particules fines…et l’on continue à préconiser ce mode de chauffage alors que le gaz est le mode le moins polluant.
        Bientôt une taxe « chauffage au bois » ?

      2. Préconisé, je ne sais pas, subventionné peut-être pour les centrales ‘biomasse’ ? Pour la cheminée ou le poêle individuel classique, très souvent le bois utilisé n’est tout simplement pas assez sec, donc mauvaise combustion et beaucoup plus de particules relarguées…
        Reste ensuite différents systèmes de filtrations (comme en Suisse je crois ?), mais le coût reste important, alors une petite ‘taxe chauffage bois’ pour éventuellement les financer, pourquoi pas…

  2. « La modernité, c’est d’abord une cure d’amaigrissement –continuez à dégraisser ! Faites comprendre à vos pauvres qu’ils ne sont pas des exploités mais des ringards, des empotés, et qu’il existe des sociétés civiles moins laxistes… celle des cormorans, par exemple. Les branches les plus élevées sont réservées aux plus forts, qui peuvent chier à leur aise sur les occupants des branches du dessous. »

    Vivre et penser comme des porcs (1999) de Gilles Châtelet

  3. Le vent d’est ou de nord-est prévu est bien là, si il a dilué les particules fines, il a surtout déplacé le ‘problème’ et remit une couche de pollution sur celle déjà existante dans les villes du sud du pays, se retrouvent depuis hier dans le ‘rouge’, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Grenoble, ou aussi la vallée de l’Arve, mais c’est malheureusement un ‘classique’ pour cette haute-savoyarde…

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