41 réflexions sur « Ça marche comment la pluie ? »

  1. Ça marche comment la pluie ? Je ne vois guère d’autre réponse que celle-ci : en plantant et replantant des arbres.

    Nous savons que l’effondrement des systèmes est en cours et qu’il touche différemment, selon les lieux ou les situations de chacun, plus de sept milliards d’humains.
    Nous devrions comprendre que quoi qu’il arrive et quoi qu’en pensent et disent les élites – au sens large – souvent plongées dans le déni, les tentatives de changer les choix, les modes de vie, les habitudes, les comportements ne concerneront pas l’ensemble des humains. Beaucoup, et à commencer par des enfants mourront de faim, de maladies et de violences.
    Nous devons comprendre que nous subissons en ce moment les conséquences des comportements liés à une croissance illimitée, à une consommation, à un gaspillage, à des rejets de déchets commencés voici plus de 50 années ; qu’il faudra attendre bien plus de cinquante ans avant que ne se manifestent les conséquences bénéfiques d’un mode de vie radicalement différent.
    Nous avons besoin d’une humanité patiente, débarrassée de ses croyances, de ses addictions et de la malédiction du matérialisme ; décidée à retrouver les vertus de l’entraide et de l’intelligence collective et à oublier le capitalisme et toutes les vessies prises pour des lanternes depuis des siècles.
    Dans ce nouveau cadre, il faudra donc d’abord – j’en ai la conviction – commencer par replanter des arbres. Partout, partout, partout.

    Réfléchissons ensemble à cette proposition. Comment replanter des arbres tant et plus ?

      1. Je pense plutôt à cela. D’abord réparer…
        Ci après un extrait d’un article de Weronika Zarachowicz trouvé en son temps sur le site Télérama.fr dont je vous donne à lire, une version courte.

        Chez les Salgado ( Sebastiao et Lélia ) , au Brésil : objectif forêt

        (… ) On voit le paysage d’« avant », dans le film de Juliano Salgado (le fils) et Wim Wenders : une
        croûte pelée et désertique, envahie de mauvaises herbes. Un paysage désolé sur les 750 hectares de l’ancienne fazenda (ferme) du père. Evanoui, le paradis fertile de l’enfance. Evaporés, les caïmans et les jaguars.
        « L’eau avait disparu, avec les arbres. Au fil des ans, dit Sebastiao, mon père avait tout déboisé,
        comme les fermiers de la région. D’abord pour cultiver, puis pour le bétail. Quand j’étais gosse,
        Aimorés comptait quatre scieries pour produire le bois de construction, les traverses de chemin de fer, le charbon de bois. C’était la marche en avant du développement. Et, pendant qu’on déboisait, j’avais quitté mon jardin d’Eden à 16 ans, pour Vitória, ville moyenne, puis pour São Paulo. Il y a trente ans, 80 % des Brésiliens vivaient à la campagne. Aujourd’hui, 80 % de la population est citadine, concentrée dans d’immenses mégalopoles. »
        L’idée de la reforestation a germé en 1990. Les Salgado ne sont « pas vraiment écolos » mais ils
        veulent reconstruire, « réparer ». Se réancrer dans un Brésil métamorphosé. Ils se font offrir leurs premiers plants.  » On nous a traités de fous « .
        La première année, ils perdent 60 % de la plantation. Ils s’accrochent, apprennent tout «
        empiriquement » – la biodiversité, les temps de germination, les plantes adaptées à l’ombre, celles accrochées au soleil… Trois ans plus tard, ils n’en perdent que 10 %.
        Jaguars, papillons, caïmans…
        Quinze ans plus tard, 2,5 millions d’arbres ont été replantés. Deux cent quatre-vingt-dix-sept
        espèces se réinstallent au fur et à mesure que la forêt mûrit, que la chimie du sol se transforme. Les animaux reviennent, les jaguars, les papillons, les caïmans, plus de cent soixante-dix espèces
        d’oiseaux, et, derniers arrivés, les singes… La propriété familiale est devenue Instituto Terra,
        réserve nationale protégée. Autour de l’ancienne étable, plongés dans les bougainvillées fuchsia et les ipés en fleur, de sobres bâtiments en bois d’eucalyptus se sont multipliés. Ils abritent un
        laboratoire de semences, collectées dans un rayon de 300 kilomètres, un centre écologique éducatif avec réfectoire, chambres (cent quarante lits), salles de classe, théâtre-cinéma et même petit musée.
        Des gardes forestiers, des techniciens agricoles viennent y compléter leur formation. Un programme éducatif veut faire des enfants de fermiers des environs des « passeurs » du message écologique. Jaeder Lopes Vieira, directeur environnemental raconte le « fantastique » changement du paysage et la « lente » transformation des esprits : « Je suis né à Aimorés, et personne, ici, n’avait de préoccupation écologique, les éleveurs de bétail renouvelaient les pâturages en les brûlant… Aujourd’hui, ce sont eux qui nous sollicitent, de plus en plus, car ils ont peur pour leurs sources d’eau. »
        Pour financer les plantations, les bâtiments et les formations, rémunérer les personnes qui travaillent en pleine saison, les Salgado ont investi leurs ressources personnelles et frappé à toutes les portes. La pépinière fonctionne grâce à l’argent des pousses que l’institut vend à des firmes brésiliennes pour qu’elles reboisent.
        « Dans un projet d’une telle envergure, soit on est milliardaire, soit on travaille avec les
        entreprises. Changer les consciences ne se fait pas entre gens convaincus, tout seuls dans leur
        coin ! Il faut travailler tous ensemble, avec les entreprises, les institutions, les maires, les individus. On peut pointer les fermiers du doigt, mais c’est chez eux qu’on va planter, c’est chez eux que sont nichées les sources d’eau ! »
        Nouveau pari : sauver l’eau
        L’eau, ou plutôt le manque d’eau, ricochet de la déforestation – car les sources ont besoin de la
        végétation autour d’elles pour ne pas s’assécher. C’est le nouveau pari insensé des Salgado… qui
        veulent désormais ressusciter les fleuves et les rivières qui, au fil de la déforestation et de l’érosion, ont dépéri. « Tous les fermiers, les propriétaires ruraux constatent le désastre, renchérit Lélia Salgado. Ils savent qu’il faut faire quelque chose, sinon c’est la mort. »
        Le projet Olhos de Agua, « l’oeil de la source », ambitionne de faire rejaillir 370 000 sources dans la région d’ici à vingt-cinq ans. Ils ont démarré modestement, comme avec les arbres, une trentaine de sources. « Puis l’idée est venue de passer à une autre échelle ? » La présidente Dilma Rousseff a dit banco, avec l’appui de la Banque nationale de développement du Brésil.

      2. Moi je veux bien , mais comme j’ai déjà de la peine à aller acheter le journal , s’il faut que j’aille replanter au Brésil….

        D’autant que les brésiliens ont l’air de se prendre en main .

  2. Pour la pluie je ne sais pas, mais pour le document du Washington Post, ça ne marche pô : « This content is currently not available in your region. »

      1. Et encore, je suis en Bretagne également mais niet pour moi ! Une histoire d’accords avec des fournisseurs internet et pas d’autres ?

      2. Ça y est !!! En fait, il faut d’abord passer par le site du W.P. pour accepter les cookies. Si on la lance à partir du blog de Paul Jorion sans y être allé, on n’a pas accepté les cookies et… Bernique !

      3. Moins qu’une explication mais c’est toujours ça : il y a des restrictions sur certaines vidéos quand on cherche à les lire sur smartphone mais qui n’existent pas à partir d’un ordinateur où la vidéo se lit sans problème

      4. La société marchande capitaliste est donc parvenu à imposer les cookies pour avoir la pluie .

        C’était plus simple et convivial chez les Cherokees.

      5. Perso, j’ai trouvé cela plutôt drôle : « Socialisme : une chronique du Washington Post. This content is currently not available in your region » et assez vrai…

  3. http://elfotografoinvidente.tumblr.com/post/29282068901/honeymuse-leonardo-da-vinci-a-copse-of-trees

    Deux sanguines de Vinci, arbres et orage.

    Pour qu’il y ait pluie, il faut que des nuages se forment. Chaleur+humidité. Puis que ce nuage « crève » en montant dans des couches plus froides. Cette vapeur se refroidit, se transforme en eau ou en glaçons et chute sous son propre poids. Il pleut, il grêle ou il neige.
    Sous ce lien, quelques histoires de nuages :
    http://hervey-noel.com/ces-nuages-de-condensation/

      1. « http://hervey-noel.com/ces-nuages-de-condensation/ »

        Cool, chevaucher les nuages, 😉

        Yep. Les nuages c’est du morphing en live , création instantanée et permanente, trop bon .

  4. Pour les arbres j’ai déjà commencé. Sans rire, mon chien adore faire des trous dans notre très grand jardin (1ha) comme la terre dans ce coin-là est plutôt raide, nous avons décidé de mettre un arbre d’essence locale dans chaque trou qu’il fait. Et voila, sans effort, sans avoir à réfléchir sur le pourquoi du comment, il ne nous reste qu’à regarder pousser… et le plus merveilleux dans la nature, si on lui fout la paix, c’est qu’elle pousse toute seule ! Il y en a des droits, des tordus etc… mais ça pousse.
    Je vous fait une confidence, j’adore les arbres.

  5. Bon, en tout cas, question « atmosphere », les feux californiens déclenchent carrément des « firenado » des tornades de feu, de sinistre mémoire (le bombardement allié de Dresde, essentiellement punitif, fit de telles tornades auto-alimentant la « ventilation » du feu).
    Ici sur le Guardian :

    https://www.theguardian.com/environment/2018/jul/30/california-wildfires-climate-change-new-normal

    Voir la video insérée, et la photo du « pyrocumulus ».

  6. Sinon, dans les questions bêtes de météo :

    – Pourquoi le bas des nuages est souvent plat (sauf pour la pluie) ?
    Ne pas oublier que l’air saturé d’eau (entre les goutelettes) est plus léger que l’air moins saturé hors du nuage.
    (H20, 18g/mol air moyen N2_0,8+O2_0.2, 29 g/mol).
    Donc le bas est l’endroit où une mixture d’air léger soutenant les goutelettes lourdes se stabilise sur de l’air plus sec (donc plus lourd) et pas forcément très différent en température (voir « gradient adiabatique » pour l’explication du refroidissement avec l’altitude, un truc pas évident même si tout le monde connait le résultat et l’air froid des montagnes).
    Vu en pays nordique récemment : comment les langues d’air froid entrant de la mer (disons venant du nord) deviennent des langues de nuages épousant les montagnes et pas les vallons autour (disons que les montagnes soient orientées nord-sud et bordent un fjord ou une baie par exemple). Calme apparent vu de loin, mais zone pleine de vent si on y va. Le moins intuitif est qu’elle garde la forme précise d’une langue bien localisée (à échelle de > 10 m), de forme plus régulière que la montagne qui la soutient, et disant donc zut aux turbulences.

    En gros, avec tout ça, on voit que les amateurs de cieux bretons ou nordiques profitent beaucoup des facéties de l’eau dans l’air atmosphérique d’un point de vue esthétique. Les veinards (entre les gouttes).

  7. A l’heure du changement climatique, choisir quel espèce d’arbre planter devient une grande question puisque, en gros, devant nous, c’est l’inconnu.

    Ici dans les Landes, la probabilité d’un grand feu grandit chaque année donc on arrête les résineux, mais pour mettre quel feuillu ?

    J’essaye Prunus serrotina, robinier, chêne pedoncule, chêne tauzin, chêne des marais, chêne liège, eucaliptus et quelques cèdres isolés quand même pour le paysage…

    Si quelqu’un a une idée ( sol sableux, hyper drainant, nappe entre 3 et 10 mètres )

    1. Dans toutes les variétés de saules , il n’y a rien qui pourrait faire l’affaire ?

      Nul en horticulture , c’est le seul arbuste que j’ai réussi à planter sans qu’il crève dans l’année .

      1. Oui, ils arrivent tout seuls dans les points bas, c’est pas mal pour l’ombrage. Spontanément ici il y a aussi du houx, du boulot et de l’aulne.

        Mon but principal c’est d’occuper la surface parce que sinon, l’ajonc, la bruyère et la brande tous combustibles prennent le dessus…

    2. Eucalyptus, super inflammable. Voir les incendies au Portugal où on a remplacé les arbres locaux par de l’eucalyptus pour des raisons purement économiques….

      1. Dans mon cas les arbres sont mélangés, donc chaque espèce est dispersée au milieu des autres…

        Ceci étant dit, quand les conditions hygro, vent et température sont réunies, TOUT brule.

    3. @Thomas
      Parmi les résineux il y a le mélèze, plutôt résistant au feu, mais adaptable à la ‘Lande’, ça c’est autre chose… ?

  8. Albrecht Dürer, La Vision

    « La nuit du mercredi au jeudi après la Pentecôte [7-8 juin 1525 ], je vis en rêve ce que représente ce croquis : une multitude de trombes d’eau tombant du ciel. La première frappa la terre à une distance de quatre lieues : la secousse et le bruit furent terrifiants, et toute la région fut inondée. J’en fus si éprouvé que je m’éveillai. Puis, les autres trombes d’eau, effroyables par leur violence et leur nombre, frappèrent la terre, les unes plus loin, d’autres plus près. Et elles tombaient de si haut qu’elles semblaient toutes descendre avec lenteur. Mais, quand la première trombe fut tout près de terre, sa chute devint si rapide et accompagnée d’un tel bruit et d’un tel ouragan que je m’éveillai, tremblant de tous mes membres, et mis très longtemps à me remettre. De sorte qu’une fois levé, j’ai peint ce qu’on voit ci-dessus. Dieu tourne pour le mieux toutes choses. »

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/22/Traumgesicht%2C_Albrecht_Dürer_dokumentiert_einen_seiner_Albträume_%281525%29.jpg

    ——————————————————-
    Marguerite Yourcenar, Sur un rêve de Dürer
    dans Le Temps, ce grand sculpteur.

  9. J’ai aussi des questions à vous mettre en pâture qui concerne les événements catastrophiques.
    Est-ce que cette hiérarchie Orlovienne vous paraît correctement ordonnée ?
    Stage 1: Financial collapse. Faith in “business as usual” is lost.
    Stage 2: Commercial collapse. Faith that “the market shall provide” is lost.
    Stage 3: Political collapse. Faith that “the government will take care of you” is lost.
    Stage 4: Social collapse. Faith that “your people will take care of you” is lost.
    Stage 5: Cultural collapse. Faith in “the goodness of humanity” is lost.

    Je trouve que « internet » est de plus en plus utilisé comme un référentiel. Internet propose dispose et se substitue à la galaxie d’experts en tout genres à travers le stockage de masse, les algorithmes et l’IA.
    Quel est le rôle de l’énergie dans cette hiérarchie structurelle de notre humanité?
    Idem pour Internet ?
    Idem pour la technologie ?

    1. Ne perdons pas notre temps. Orlov sent l’ antimoine. A se demander comment les USA font pour le supporter.
      Une preuve en passant de leur grandeur d’âme, sinon Gitmo serait approprié. Avec quelques accommodements dans les modalités de détention si l’accusation arrive à nous faire croire qu’il n’a pas inspiré les ennemis des USA. Difficile. Mais gardons raison: Poutine n’a rien à faire ici, jusqu’à preuve du contraire. Complice, peut-être, mais non dirigé et sans contact, c’est la question.
      A mon avis son style lourdement ironique-destructeur est lassant.

    2. Je rejoindrai Octobre , sur ce coup là , pour dire « misère des philosophes » orloviens ou pas , qui s’imaginent qu’il y a de l’ordre ( ou des « stages » ) et de la hiérarchie dans un écroulement , un évanouissement , un gouffre , un abime , un tohu bohu.

      Il n’y a qu’en physique que le chaos est suspecté d’être « déterministe » et , à ce jour , seulement quand on l’observe de ( très très ) loin . .

      1. Et pour le coup , le « stage » de lancement de collapse a de fortes probabilités d’être la « perte » de possibilités de vie sur terre pour cause de climats non propices , pollutions non contenues, ruines des ressources , dans le même temps où il deviendra enfin évident qu’il n’y a pas de fuite « ailleurs  » possible .

        Trop tard .

        La BD en trois dessins du moment est plus crédible qu’Orlov.

      2. PSDJ qui est beaucoup plus intraduisible et résumable que Orlov , est aussi cependant plus pertinent .

  10. Ce qui est remarquable ( et apparemment il n’y a que les journaux et les média pour trouver qu’il fait forcément « beau » quand il fait chaud et soleil), c’est que la pluie est toujours associée aux bienfaits, pourvu qu’elle arrive à l’heure , que ce soit dans la bible , les Amériques , l’Afrique…

    Et même par ceux qui ne lisaient pas la bible , avec des raisons particulières :

    https://frenchpops.org/georges_brassens-l_orage/

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