Vers un état « Terre-serre » : notre « merveilleuse capacité d’adaptation » impuissante, par Cédric Chevalier

Ouvert aux commentaires.

Un article scientifique paru le 6 août dans PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) illustre bien le scénario 2) de ma réflexion du 2 août, Quid du déni face au choc de la réalité ? : pour ceux qui s’informent de la science (« on comprend mais trop tard » : effet de seuil et inertie du système Biosphère),
2) L’Humanité va subir un choc terminal précédé d’une prise de conscience trop tardive, à cause des effets de seuil liés à l’inertie de la Biosphère et de l’Anthroposphère (crise cardiaque fatale du fumeur, où ses derniers mots sont « j’aurais dû arrêter de fumer »)
et le scénario 1), pour les autres, qui disparaissent bienheureux dans leur ignorance…

1) L’Humanité va subir un choc terminal sans prise de conscience, c’est-à-dire qu’elle va s’éteindre sans jamais se rendre compte collectivement des causes réelles de son extinction (crise cardiaque fatale du fumeur, qui demande une dernière cigarette en expirant)

Références :

Earth at risk of heading towards ‘hothouse Earth’ state : La Terre risque d’évoluer vers un état « Terre-serre ».
Trajectories of the Earth System in the Anthropocene, Trajectoires du système-Terre dans l’anthropocène.

Sommaire

Nous explorons le risque que des rétroactions auto-renforçantes puissent pousser le système terrestre vers un seuil planétaire qui, s’il est franchi, pourrait empêcher la stabilisation du climat à des températures intermédiaires et provoquer un réchauffement continu sur une trajectoire « Terre-serre » alors même que les émissions humaines sont réduites. Le franchissement du seuil conduirait à une température moyenne mondiale beaucoup plus élevée que durant n’importe quelle période interglaciaire au cours des 1,2 million d’années passées et à des niveaux de la mer sensiblement plus élevés qu’à n’importe quel moment de l’Holocène.

Nous examinons les preuves qu’un tel seuil pourrait exister et où il pourrait se situer. Si ce seuil est franchi, la trajectoire qui en résulterait causerait probablement de graves perturbations des écosystèmes, de la société et de l’économie. Une action humaine collective est nécessaire pour éloigner le système terrestre d’un seuil potentiel et le stabiliser dans un état habitable de type interglaciaire. Une telle action implique une gestion de l’ensemble du système terrestre – la biosphère, le climat et les sociétés – et pourrait inclure la décarbonisation de l’économie mondiale, l’amélioration des puits de carbone de la biosphère, des changements de comportements, des innovations technologiques, de nouveaux systèmes politiques et des valeurs sociales transformées.

Ce n’est en rien de la fiction, puisqu’on sait que la Terre a connu bien des climats extrêmes lors des centaines de millions d’années qui nous ont précédées, certains où elle était couverte de désert, d’autres où elle était couverte de neige, en fonction des différentes hypothèses et théories des paléoclimatologues. Comme à l’occasion de tes [Paul Jorion] réflexions sur le risque et l’incertitude lors du Tsunami et la catastrophe de Fukushima, la variabilité perçue, documentée ou exhaustive d’un phénomène sont 3 choses bien différentes, et calibrer la réponse sociétale en fonction d’une variabilité perçue de manière euphémiste (style approximation par la loi normale), ou d’une variabilité documentée sur une trop courte période de retour d’occurrence (style uniquement les tsunamis du dernier siècle), nous conduit généralement au pire. Car il se peut qu’il y a bien longtemps, un tsunami « de plus de 30 mètres de haut » ait eu lieu sur ces rivages.

 

Il y a donc des mécanismes d’emballement « consubstantiels » au système Terre, qui sont capables, en se combinant, de mener le climat à différents équilibres forts différents. L’espèce humaine, depuis 200.000 ans n’a sans doute connu qu’une toute petite partie de la fluctuation possible du système. Donc non seulement historiquement nous n’avons pas du tout une mémoire, une documentation suffisante de notre propre climat mais en plus, notre mémoire génétique non plus. Donc préjuger de notre « merveilleuse capacité d’adaptation » me semble très euphémiste également. La science permet de dépasser les limites de notre mémoire historique en reconstituant les climats les plus anciens de la Terre mais je crains qu’à part une minorité d’individus qui ont suffisamment d’imagination (et j’ai grandi avec une mère prof de bio, chimie et physique, avec une bibliothèque pleine de livres sur les dinosaures), la majorité soit aussi peu affectée par ces travaux scientifiques qu’une vache par un morceau de viande.
Partager :

224 réflexions sur « Vers un état « Terre-serre » : notre « merveilleuse capacité d’adaptation » impuissante, par Cédric Chevalier »

  1. Y pleut. 19°C, en baisse. Un vent humide s’engouffre dans la maison, notre seule clim (maison sans doute, mais HLM , pensez-y). Peut-être que ce retour à des conditions météo plus clémentes va redonner de l’optimisme à ce blog. Il à l’air de s’abandonner à la sinistrose urbaine et occidentale.

    Nous sommes environ 500 millions en Europe. Ailleurs, 2,8 milliards ont goûté aux joies de la consommation, sans compter le milliard d’Africains. Ils ne nous ferons pas le cadeau d’abandonner leurs espoirs pour satisfaire notre confort. (Pire, les Russes se frottent les mains : la surface emblavable va devenir géante. ) Les convaincre va être long et difficile. Va falloir apprendre à partager, de nous vers eux. Vu comme nous traitons les déshérités de par cheux nous, c’est pas gagné…

    1. A part celle des plus ou moins immobilisés par construction , on ne pouvait d’ailleurs pas s’attendre à ce qu’il y ait une telle fréquentation sur le blog en plein mois d’août . Preuve que la canicule a marqué les corps et les esprits , et que c’était intenable sur les plages .

      Espérons que la donation mensuelle va aussi chauffer .

  2. NOUS SOMMES CUITS. QUE FAIRE ?
    Cette dernière vidéo n’étant pas ouverte aux commentaires, je voudrais ici ajouter mon grain de sel.
    Cachée derrière ce « que faire ? », je me demande si la vraie question que se pose Paul Jorion ne serait pas « qu’être ? » enfin.
    Je m’explique. Pourquoi faire « si l’actuelle précipitation des évènements rend de plus en plus indiscernables les effets des causes » ?, comme l’écrit Annie Le Brun. Que faire face à ce « trop de réalité » que l’on nous ‘propose’, un peu plus chaque jour, d’avaler avec avidité ?
    Léonard de Vinci pensait qu’« on ne peut avoir d’empire plus petit, ni d’empire plus grand que celui qu’on a sur soi-même ». « Faire » et « être » sont en fait, toujours ensemble, comme deux doigts de la main.
    Alors, pourquoi donc devrais-je faire ? « Pourquoi devrais-je jouer ? » se demande le poète Li Po. « Un vent va venir pour le faire » se répond-il à lui-même. Il y aurait donc deux façons de faire. Faire sans être (faire machinalement), et être sans faire, c’est à dire, un faire qui ne se réfère pas au faire mais à la sensibilité, à tout ce qui fait la musique et y participe (le vent, l’instrument, etc). Li Po nous enseigne que nous ne sommes pas les seuls, ni même les vrais propriétaires de la musique, car si nous ne tendions pas notre instrument au vent, il ne rendrait aucun son. Aujourd’hui, nous écoutons la radio à tout moment, mais n’écoutons plus le vent. Nous lisons les journaux en tout lieu, mais nous ne lisons plus l’horizon. Le mal ne viendrait-il pas de ce que l’homme traverse des temps qui ne cessent de programmer des dissociations entre « faire » et « être » ?
    Posons-nous la question. Pouvons-nous séparer la musique de l’amour ? Jochen Gerz : « Si je regarde, si j’écoute, c’est que je fais aussi, c’est que je suis aussi. C’est peut-être pourquoi Dürer écrit que, pour dessiner un arbre, il faut être un arbre ».
    http://hyperbate.fr/finsdumonde/files/2012/01/melancholia_11.jpg
    « Alors les yeux des aveugles s’ouvriront. » Moshe Barasch

    1. Memnon doit être de cet avis . Sujet de méditation dirait Cédric Chevalier .

      « Je pense donc je suis  » ,disait Descartes , trop snobé et renvoyé dans sa caverne par les temps qui courent . Blaise , j’en parle même pas .

  3. Je suis de moins en moins capable de vivre dans le mensonge. Mes enfants ont 11, 12 et 15 ans. Je leur dis quoi? Je leur apprends quoi?

    « Allez! travaillez bien, faites vos devoirs, choisissez bien vos études pour avoir une job où vous serez heureux…Chanceux va: quand vous serez grands, les autos seront électriques et pourront voler! ». Foutaises… Ce n’est pas tant la conscience qui est lourde à porter que la solitude dans laquelle elle nous plonge.

    1.  » Je leur apprends quoi? »
      L’amour, d’autrui, de l’herbe qui pousse à travers le béton, de soi ( un peu), de vous à travers eux, de la magie de l’univers et sa diversité.
      Quoi d’autre? avant qu’il ne devienne conseillé puis obligatoire.

      1. oui, c’est ce que je fais jusqu’à maintenant. Mais des fois, je me demande si je ne devrais pas inclure des notions de trappage, de tannage de peaux et de saumurage… soupir.

  4. Il y a une douzaine d’année, j’avais vu le témoignage d’un spécialiste anglais des fossiles islandais qui avait rencontré fortuitement un spécialiste américain des gaz. (ARTE) De leur discussions de pub, ils avaient conclus que les dinosaures n’avaient pas disparus à cause d’une météorite mais de l’augmentation de la température moyenne de 2° Celcius ce qui avait, d’aprè eux, libéré le méthane sibérien et celui stocké au fond des mers.
    Il parait que de récentes études constatent actuellement le début de ce phénomène.
    Qu’ai-je fait pendant ces douze années ?…et vous ?
    Pourtant je ne peux pas dire que je ne savais pas.
    Combien m’ont pris pour un illuminé quand je parlais de ça.
    Comme vous, j’ai appris de M. JORION que « les sociétés ne meurent pas, elles se suicident. »
    Qu’avons-nous fait depuis ?
    J’ai idée de créer localement, à petite échelle, les conditions politiques, économiques et sociales d’une forme d’organisation qui permette de commencer à apporter une réponse à cette fin annoncée.
    Il ne s’agit pas de survivalisme ni de révolution mais d’utopie. Seule l’utopie nous sauvera ou tentera de le faire.
    Nul pouvoir actuel est prêt à prendre les mesures nécessaires, Nul politique a assez de folie pour prendre le risque de sortir du système. Seul ceux qui n’ont rien à perdre, les fous, les bienheureux et les inconscients le peuvent. En premier lieu les artistes.
    Utopistes déraisonnables rencontrez-vous ! notre salut passe par vous.

    P.S. ne comptez pas trop sur les politiques ou les puissants de ce monde aux moyens colossaux, ils sont déjà dans le tunnel.

  5. je lis certains plaider contre le voyage en avion :
    1- sont-ils contre le voyage en général ?
    2- ce doit être plutôt une condamnation de l’avion.

    Questions diverses à ce sujet (chaud of course)

    1- commençons par le n°2 la condamnation de l’avion, mais difficile de faire l’un sans l’autre… donc envisagent-ils d’aller en Asie à pied ? en bicyclette ? en auto-stop (dans la perspective d’économiser une place) ? en train ?

    2- dans tous ces cas il faut du temps : pas donné au quidam moyen !

    3- ou alors proposent-ils que plus personne ne bouge au-delà d’un kilométrage non faisable dans un temps bref sans prendre l’avion ?

    l’hébergeur de ce site, Paul Jorion, prend l’avion pour faire ses conférences, aller rencontrer des tas de gens dont il nous donne le profit dans ses billets : pensez-vous qu’il devrait n’y aller qu’à pied ? ou en voiture (pour la GB ou les USA ça parait difficile !) ?

    Certes il y a plusieurs sortes de voyageurs, mais il me semble qu’il n’y a rien de mieux que voyager pour rencontrer l’autre d’une civilisation différente de la notre, sinon ces habitants viennent chez nous en tant que migrants… en général obligés, ils ne choisissent pas cette condition misérable… alors ne connaitre que ceux-là ne me semble pas favorable à la connaissance positive d’une autre manière de vivre et de penser.

    Dit autrement : j’ai effectué mon premier voyage au sortir de la guerre à 4 ans. Je n’ai pas arrêté depuis. Je n’envisage pas ma vie sans le voyage c’est mon oxygène, c’est mon deuxième souffle. Et je ne me sens pas coupable de prendre l’avion pour aller de l’autre côté de la méditerranée, en Asie, en Europe… j’ai par exemple connu une partie du Maghreb avant l’arrivée du tourisme de masse… personne sur les plages, pas d’immeubles d’hôtel qui ont défigurés les paysages et surtout l’atmosphère. Ce genre de lieu se fait rare, mais on trouve encore des lieux où vont une certaine sorte de voyageurs, les autres je les fuis le plus que je peux ; en général, ça tombe bien, ce sont les lieux les moins chers… à la portée d’un smicard avion compris.
    Ce qui pose problème n’est pas l’avion, mais la manière dont on voyage (je parcours aussi la France).

    1. Le sujet de la liberté de circulation pour tous et des modes de transport ,est un sujet de débat majeur pour les temps à venir .

      Il interroge le libre arbitre , l’écologie , les entreprises et la technique , l’économie ( au sens financier) , l’aménagement des territoires ….

      La difficulté et la nullité des simples PDU actuellement , montrent que ça ne va pas sans douleur i et c’est pourtant sans doute là qu’il faut travailler pour ne pas commettre trop d’erreurs dans les évolutions nécessaires .

      Pour ce qui est de connaitre un pays et ses habitants , ma théorie et ma pratique me poussent à dire qu’il faut y aller travailler durant un an au moins .

      1. Le cadre du PDU ne peut selon moi donner un instrument vraiment démocratique que si le cadre des  » concertations » qui y est permis est sérieusement revisité pour que les droits , devoirs , pouvoirs , vocation décisionnelle , responsabilité soient formalisés pour en faire des « réunions  » qui disent vraiment leur fonction .

        Sinon , on continuera à avoir des concertations alibi , manipulations de braves couillons qui viennent donner une onction démocratique à des projets déjà dans les tuyaux en CM et pour lesquels la municipalité ou la CC veut éviter les vagues prévisibles .

      2. Juannessy
        j’ai besoin d’un décryptage de « PDU, CC, CM »

        en attendant entièrement d’accord sur le besoin de temps, pour toi 1 an de boulot sur place. Assez d’accord, j’ai pu procéder par temps de 6 mois plusieurs fois, des fois que 3 mois, Mais aussi assez différent si on peut parler la mm langue ou pas. Mon anglais est sommaire, mais de toute façon les gens du cru ne parlent souvent que leur langue, donc pour échanger on a plein d’autres moyens : gestes, mimiques, sons divers, Une figure humaine est très expressive et avec quelques mouvements des mains (souvent internationaux, ou simplement humain) et des expressions du visage (dégout, joie, envie, etc) on échange.

      3. @Annie :

        PDU = plan de déplacements urbains
        CC = communauté de communes
        CM = conseil municipal

        Pour les 1 an , parce que je me suis aperçu que les cultures et les manifestations publiques ou privées , un peu partout où je suis passé ( et vraisemblablement dans le monde ) étaient imprégnées , marquées de cette « période-cadre ». Si on veut « les vivre  » avec les autochtones , il faut être là sur cette durée .

        Y travailler , car c’est la meilleure façon de rentrer dans le concret de ce qui continue ( pour combien de temps ?) à structurer les rapports sociaux et permet de repérer vraiment les rapports de forces en œuvre . Ça n’occulte pas bien sur les autres « réseaux de liens  » qui peuvent exister ( famille , religion , ethnie , loisirs , fêtes ….) et auxquels il faut accéder , mais en 1 an , ce qui passe vite , j’ai trouvé que c’est par ce biais que j’en apprenais le plus sur un peuple en marche …ou pas .

      4. merci à vous Juannessy d’être « vrai » , d’aimer les gens pour ce qu’ils sont, les découvrir, les « apprendre ».

        ils ne sont pas assez nombreux sur cette planète à être ainsi, pour vivre en paix sur cette planète c’est le seul moyen…

      5. Pour être « vrai » et honnête , je précise que le but initial de mon « déplacement » n’était pas la curiosité touristique plus ou moins vertueuse , mais la réponse à une commande de travail . Ce qui représente trois pays étrangers .

        …que j’ai par contre la certitude de mieux « connaitre » ( au moins tels qu’ils étaient quand j’y ai travaillé ) que les deux ou trois autres plus européens où , comme pas mal de monde , j’ai passé huit ou quinze jours parce que la brochure était bien foutue .

    2. Plus d’avions, ce non-sens total.
      Rester zen, ramasser tous les déchets en plastique croisés en surface, prendre son temps, respirer l’air marin, admirer les dauphins, méditer (*) donc réhabiliter le transport maritime à la voile moderne: Cousteau, l’Alcyon.

      (*): « 7. Méditer (permet de ralentir le métabolisme individuel et collectif) » , Cédric Chevalier, 9 août 2018 à 14 h 14 min .

      1. daniel
        et comme vous êtes logique avec vous même : vous ne portez jamais de coton, uniquement de la laine from France, du lin, du chanvre.
        le riz de Camargue uniquement,
        vos meubles sont en bois French
        aucun plastique (donc pas de produits de grande surface tous emballés dans du plastique, pas de portable, pas d’ordi… au fait comment vous faites pour venir ici ?)
        les « pas », les « sans », les « qui ne sont que de France » sont peu nombreux déjà ça restreint la consommation.

      2. N’en jetez plus!
        -Je porte ce que ma femme me dit de porter. Sa préoccupation est d’éviter le synthétique.
        – Riz de toutes origines- J’applique le dicton favori de ma grand’mère maternelle: « Tout ce qui rentre fait ventre ».
        -Meubles: uniquement de la récup ou bas prix ré-usagé. J’en profite pour réitérer que les bouquins d’Attali sont une valeur sûre pour caler lits et armoire bancales.
        -Dans mon « village » HLM, j’ai le plus petit abonnement électrique possible. Rien d’autre que frigo, machine à laver le linge et aspirateurs. Et chauffage électrique, imposé. En hiver, faut faire des choix, sinon le compteur « saute ».
        -Je n’ai jamais pris l’avion. J’ai visité la Suisse ( une rivière, zone de transition entre français et allemand) et le nord de l’Italie en vélomoteur, y’a longtemps. Sinon train pour Italie, Allemagne et alentours. Sur l’eau, je nage ou pagaie.
        -Premier ordi au sens classique: récup dans un ruisseau, issu probablement d’un vol. Actuel: récup de ma fille ainée. Me l’a donné en petit morceaux.
        -Jamais « pris » de vacances, sauf récemment et pas longtemps, 5 jours en l’honneur de mes petits filles.

        Avec l’âge, je n’embourgeoise et déteste mon tas de contradictions. Je ne suis pas sûr que passer du général au particulier soit un mouvement utile.
        Je trouve désolant que la percée technologique de l’Alcyon soit remisée au placard.

      3. @daniel
        moralité : les autres civilisations autre que celle pas trop loin vous font peur.
        vous me faites penser à ceuces qui partent en vacances toujours dans le mm camping 40 ans d’affilés et of course au même emplacement (je n’ai vu aucun des films qui traitent de ce sujet, juste entendu causer)

        ben moi c’est l’inverse ! j’ai encore à 76 ans soif des autres différents de moi. Et pour ça pas d’autre moyen que l’avion.

        question subsidiaire : comment vous supportez Paul Jorion qui est toujours entre 2 avions (et notre compère Juannessy qui, en plus jeune, est un peu comme moi).

      4. @daniel … complément et suite
        voyager vers ailleurs permet de voir comment les autres se comporte face au climat. Par exemple en Thaïlande ils sont total accros aux sacs plastiques, et pourtant voilà assez longtemps que ramasser les bouteilles plastiques pour les rapporter à qui de droit qui les recycle rapporte quelques compléments de revenus, idem pour les cartons sur les marchés… https://www.artisanathai.com/bangkok-les-gens-de-la-rue/#jp-carousel-41774
        et qu’ils sont capables de fabriquer des trucs écolos (https://www.artisanathai.com/assiettes-thai-en-feuilles-darbre/), qu’ils ont une mer qu’ils vénèrent et qui est indispensable à leur économie par le tourisme, avec fonds extra etc… https://www.artisanathai.com/proteger-les-coraux-en-thailande-sites-de-plongee-fermes/ … et qui est en danger à cause des plastiques.

        Que dans le fin fond du Maroc, hors touristes en particulier (ce qui devient assez rare) ils n’ont que des épiceries de proximité qui ne délivre que peu de plastique, pas le cas en Thaï où les leurs en délivrent un max https://fr.wikipedia.org/wiki/7-Eleven

      5. @Annie S :

        « qui en plus jeune , est un peu comme moi … »

        Si ça me concerne , erreur sur « en plus jeune » .

        Pour le « comme moi  » , j’ai besoin d’un complément d’enquête .

    3. Annie, faut-il interdire les voyage, ou bien changer les rapports d’influence entre les lanceurs d’alerte et les firmes qui vendent ces voyages en avion ?

      1. Faut en discuter dans le premier chantier , ne pas en discuter dans le second .

        Méthode affectif au premier cas .

        Méthode  » cognitif » dans le second .

      2. Il arrive même que des pilotes , comme ceux de Ryanair en grève , se mêlent au débat , mais on ne sait pas trop sur quel bord ils sont . On ne peut pas compter là dessus .

    4. Je suis totalement contre les voyages en avion, techno militaire qui ne sert qu’à enrichir les riches. Ceci étant je fais l’hypothèse que c’est un marqueur avancé. L’effondrement pourrait commencer par l’industrie aero civile, et nous n’y sommes pas encore. En attendant tant mieux pour vous si vous pensez avoir rempli une partie de votre vie en avion 😉

    5. AnnieS 9 août 2018 à 20 h 06 min

      « je lis certains plaider contre le voyage en avion » :
      « Ce qui pose problème n’est pas l’avion, mais la manière dont on voyage »

      Budget par jour et par pays année 2000
      Ne sont comptées ici que les dépenses quotidiennes (d’un total de 3350 €), à savoir logement, nourriture, transport, prix d’entrée des sites touristiques. C’était un budget sans fioriture on va dire !
      • Europe (1 mois) : 22,10 €
      • Turquie (1 mois) : 16 €
      • Iran (1 mois) : 8,70 €
      • Pakistan (2 mois) : 6,40 €
      • Inde (4 mois) : 5,80 €
      • Bangladesh (3 semaines) : 5,90 €
      • Birmanie (1 mois) : 8,50 €
      • Cambodge (3 semaines) : 13,10 €
      • Laos (3 semaines) : 6,90 €
      https://onechai.fr/partir-en-inde-seul-par-la-route/

      Les prix ont augmenté, sauf l’avion !

      1. @rosebud
        de 2006 à 2010 : 3 fois 6 mois je vivais en Thaïlande, taux de change à 1€=40 bahts, avec 10 euros par jour tout compris, avion aller/retour 400 euros (amorti sur 6 mois) : un smicard sans problème.
        je parle d’une chambre avec un ventilateur, les repas (très équilibrés) dans la rues comme les Thaï ;

        au Vietnam, Cambodge, Bali : c’était plus cher.

        au fil des années le tx de change a évolué et le coût de la vie aussi pour les touristes, et moi j’ai vieilli et j’ai besoin d’un peu plus de confort (climatiseur), mais je mange toujours le plus souvent dans les rues ou les gargotes : c’est le meilleur.

      2. Annie 12 août 2018 à 10 h 49 min

        Je confirme que le pouvoir d’achat a moins augmenté en France que dans ce qu’on appelait le Tiers-monde, ce monde supposé ni socialiste ni capitaliste, mais OK ça reste bon marché quand on n’est pas exigeant…La Thaïlande pour jouer les anciens combattants, j’y suis arrivé un beau matin venant d’Inde en 1972, encore sous l’effet d’un hachisch cake chocolaté offert par un hollandais en goguette et ingurgité la veille à la salvation army de Calcutta, où je logeais. Bangkok c’était le claque des GI’s en pleine guerre du Vietnam (ça explique en partie le futur tourisme sexuel), pas d’hôtel pour backpackers, donc refuge dans un hôtel-bordel. L’ennui fut que mes 2 compagnons de voyage (rencontrés à Calcutta) qui m’avaient avancé quelques centaines de dollars pour compléter mes traveller’s chèques (ça n’existe plus !) et arriver aux 1000 $ exigés pour entrer en Thaïlande, consommaient, ce qu’à 20 ans je me refusais. Néanmoins, pendant la nuit 2 nanas frappent à ma porte, demandant de partager mon lit, toutes les autres chambres étant occupées. J’héberge, je tente ma chance, elles refusent si je ne paye pas, je refuse…mais au petit matin elles étaient parties en embarquant les centaines de dollars prêtés le midi pour passer la frontière et pas encore rendus. Ça a écourté mes projets…Néanmoins au nord, j’ai vu ces villages pas encore touchés de modernité, revus depuis inondés par l’usine du monde, et highlight de tours opérateurs…La serre s’est rétrécie…Quand au confort pour nos âges oui, le corps ne suit plus…

  6. La vidéo de Paul (« Nous sommes cuits. Que faire ? ») commençait bien, elle était passionnante mais pas franchement optimiste même s’il s’en défend. Elle s’est terminée sur un souhait que l’on entend aussi souvent ailleurs : « Il faut faire quelque chose ! ». Je ne m’attendais pas à une solution sortie de son chapeau (Big brother l’a peut-être déjà mangé), mais j’éprouve quand même une certaine frustration. Bien sûr, le dérèglement climatique est un problème infiniment plus compliqué à résoudre que le rétablissement de la couche d’ozone, exemple qui est parfois présenté pour montrer que les gouvernements peuvent s’entendre au niveau mondial pour trouver une solution quand il y a urgence.
    On se situe encore bien en dessous de la hausse « acceptable » des températures selon les conclusions de la COP21 (1,5 à 2%), mais les effets du réchauffement se font déjà durement sentir. Tant mieux (façon de parler) car, paradoxalement, c’est peut-être ce qui pourrait aider à sauver quelques meubles en incitant la COP24 en décembre 2018 à accélérer (avec l’aide du Pacte Finance-Climat, pourquoi pas) la mise en place d’actions concrètes au niveau mondial. En attendant, certains proposent des solutions à mettre en œuvre. Par exemple, Paul Hawken (entrepreneur écologiste américain, oui je sais…) liste une centaine d’actions à entreprendre qui, selon lui, pourraient permettre d’arrêter la progression de la catastrophe à venir (http://www.liberation.fr/debats/2018/05/18/paul-hawken-le-rechauffement-climatique-est-une-chance-en-tout-cas-ce-n-est-pas-une-malediction_1651113) . Ne ricanons pas trop : c’est toujours mieux que rien et certainement préférable pour le moral à « The Knowledge » (Lewis Dartnell, 2014), une lecture de Paul, qui nous détaille ce qu’il faudra faire « après ».
    D’autres ont déjà montré concrètement que certains désastres écologiques peuvent être effacés, en partie en tout cas, comme le montre, par exemple, Wim Wenders dans son merveilleux documentaire, « Le sel de la terre »(2014), lorsqu’il décrit l’action de reboisement mis en œuvre au Brésil par le photographe Salgado (https://www.youtube.com/watch?v=aqKxHLLdmHs). J’entends déjà : « Pfff, on déboise dix plus vite que l’on ne reboise ». Bien sûr, mais ce sont des initiatives (comme Bloom en France qui se bat avec un certain succès pour le sauvetage des océans) d’un certain niveau qui ont besoin d’être soutenues et qui peuvent donner un sens à nos petits gestes écologiques quotidiens malheureusement bien insuffisants. De toute façon, la nécessité nous fera sortir tôt ou tard de notre torpeur, alors autant commencer tout de suite, non ? En tout cas, c’est ma façon à moi d’éviter d’être gagné par le désespoir de Cédric Chevalier…

    1. C’est vrai , mais « nécessité fait loi » , tant qu’il est encore temps de  » légiférer » , que ce soit institutionnellement ou par l’action d’initiatives citoyennes , alors que l’effet domino vulgarisé par l’étude récente dit que le tic tac se rapproche de l’heure zéro .

      Et qu’il n’y a pas de cavalerie hollywoodienne extérieure à attendre .

  7. Merci Luc, entièrement d’accord !

    Les arbres rafraichissent et dépolluent, agroforesterie, entre autres.

    Replanter des arbres: un nouveau modèle économique
    « Il fut un temps où les arbres et les cultures faisaient très bon ménage. La pratique avait été délaissée après guerre avec l’apparition de l’agriculture intensive. Mais depuis quelques années, l’agroforesterie renaît dans le monde mais aussi en France. »
    https://www.bfmtv.com/planete/replanter-arbres-un-nouveau-modele-economique-562844.html

    Réchauffement climatique: « Un arbre apporte autant de fraîcheur que 5 climatiseurs »
    https://rmc.bfmtv.com/emission/rechauffement-climatique-un-arbre-apporte-autant-de-fraicheur-que-5-climatiseurs-1501865.html

    Sénégal: Film « Haidar, l’homme qui plante des arbres » – Focus sur un fervent militant de l’écologie
    « Au finish, un fort plaidoyer a été fait pour que des engagements fermes soient pris. Pour Haïdar El Ali, ceux-ci doivent coller au vocable : « Quand tu manges le fruit, plante la graine… ». »
    https://fr.allafrica.com/stories/201807200336.html

    1. « Quand tu manges le fruit, plante la graine… »
      Y’a loin entre l’intention et la réalisation.
      Si le but est de récupérer des fruits à l’identique, ça marche pas. J’ai 30 ans de déception avec cerise, prune et pêche. Ne servent, en tant que fruitiers, qu’à alimenter les oiseaux, ce pourquoi, je les garde, à la fureur de la voisine, si gentille par ailleurs. Cerisiers et pruniers sont débordant de vitalité. Le pêcher est asthmatique.
      D’un autre côté, pomme et poire, échec complet: ne germent pas. La main verte n’est pas donné à tous.

      1. Pommes, poires, cormes, coings, nèfles, faciles à faire germer mais faut savoir comment.

        greffer.net/discussion/viewtopic.php?t=368

        mes messages à partir du 23/08/2016. En prime vous en apprendrez beaucoup sur les cormiers qu’il faut replanter après abandon depuis plus de 100 ans au profit de la pomme et du fer/acier.

      2. @daniel
        je dois avoir plus de chance que vous j’ai fraises, framboises en abondance 2 fois par an (trop cher depuis un bail dans les commerces pour moi) et bientôt des cerises que j’ai planté récemment. et pourtant mon jardin fait 150 m2 en HLM locatif (sans compter : salades, tomates, poivrons, concombres, aromates, aubergines… et tout un tas de fleurs en tout genre) mais il est vrai que je n’ai que moi à nourrir !
        je crois que la main verte demande surtout observation, ressenti et amour des plantes (elles le savent).

      3. @Annie et @Daniel

        « je crois que la main verte demande surtout observation, ressenti et amour des plantes (elles le savent). »

        Entre autres. Oui, je rejoins ce comment d’Annie. Dernièrement, lors de mon déménagement, une copine du village m’a parlé des jardins familiaux de mon village. Par chance, mon nouveau logement est juste à côté. J’y suis donc, c’est un de mes rêves les mains dans la terre. C’est très bien, et les échanges sont aussi excellents que diversifiés, on est tous en bio ou perma. J’ai planté tardivement, en juin, j’ai fait des essais et ça démarre du feu de Dieu, j’ai été étonnée de la qualité de la terre dès que j’ai mis les mains dedans, j’ai vu qu’elle était bien noire et cette odeur incroyable (elle ne sent pas le fer ni l’argile, mais l’humus, génial !). Salades, tomates, aubergines, courgettes, melons, blettes, piments, fraises, fleurs, aromates, choux et Chou chinois, gingembre, etc.tout pousse de folie (les graines de melon ont bien pris, ça cavale et ça grimpe bien, et est déjà en fleurs.)

        Même les plus anciens jardiniers sont encore surpris de la qualité des cultures. La terre est riche et l’expo très bonne, sud-ouest à flanc du rocher. Je dois replanter des cabus, des bestioles m’ont grignoté les plants. On a du blinder avec des cagettes en bas des restanques, bikoz sangliers grimpeurs gourmands.

        C’est du taf, oui, du temps, de l’énergie, de l’attention, de la sueur, mais au jardin c’est le paradis malgré les problèmes (avaries dues à la pluie avec écroulement d’une partie de 2 restanques, canalisation refaite, nettoyage, reconstruction des murs, tout le monde s’y est mis, on s’organise ). Je continue d’apprendre, d’observer avec enthousiasme et un vrai vrai plaisir renouvelé. La terre est limoneuse et riche et a été ramené il y a plus de 70 ans par ceux qui cultivaient sur ces restanques, essentiellement…pour se nourrir.

        Pour info, le maire, propriétaire en indivision, à mis ses restanques à disposition, il y a deux ans, avec l’accord d’un membre de sa famille; car elles étaient en friche depuis 30 ans, (un vrai sens de l’intérêt général) : c’est un très bel espace, avec eau de la montagne gratuite, où chacun et chacune moyennant une cotisation annuelle raisonnable, dispose d’une belle parcelle pour cultiver (sauf les arbres fruitiers). Face à ce succès , la maire envisage la création de nouvelles parcelles, à défricher : taf énorme (avec le soutien de la communauté d’agglo), une extension dans le prolongement actuel, accolé au chemin de ronde. En très bonne voie. Merci !

      4. @gudule
        le pied de vous lire ! et dire que j’ai failli rater ça (je passais au billet suivant)

        alors moi c’est assez particulier car la terre ici est nullissime : de la terre de remblai (HLM). Donc j’ai du commencer par amener de la terre par 50 L, pour commencer pour faire des parterres de fleurs il y a 6 ans. Maintenant je ne peux plus que par 20L.

        et très vite j’ai décidé que pour me nourrir je ne ferai que du bio. Donc de la terre bio dans des pots, recouverte (permaculture) de ce qui est prévu pour les nids de rongeurs : c’est le moins cher, en grande surface. Et j’ai commencé les tomates… au fil du temps j’ai amélioré… salades, choux, etc

        Il y a 2 ans j’ai commencé à installer le goutte à goutte
        cet hiver j’ai décidé de mettre en hauteur ce dont je m’occupai le plus : les légumes, en vieillissant le sol est de plus en plus bas ! j’ai donc à ma hauteur (des planches sur des tréteaux) tous mes légumes et aromates dans des boites et avec goutte à goutte bien sûr.

        la terre je la connais depuis mon enfance. Née en proche banlieue de Paris, mais de père de Champagne où nous allions tous les ans voir les vaches, les céréales : j’ai baigné dedans (il n’y a pas que des vignes en Champagne, et d’ailleurs j’habite aussi dans une champagne mais au Centre de la France, « champagne » est une étendue de terre calcaire). En bas de mon immeuble durant la guerre et un peu après fut planté des légumes à la place des plate bandes de fleurs et d’un tennis. Je passais mon temps assise dedans, même et surtout quand ce ne fut plus que terrain vague (je connais bien les mauvaises herbes !). Plus tard nous déménageâmes près d’une forêt où je passais le plus clair de mon temps.
        donc la terre c’est mon élément

        comme vous Gudule j’ai besoin d’avoir les mains dans la terre !

        Sur le pourtour de ma ville actuelle des jardins ouvriers (il y en avait aussi dans ma banlieue, et aussi dans la banlieue de Reims, avant…) que je visite pour les admirer, c’est ma promenade préférée. Sans doute un peu genre de ce que vous faites. Sauf que là c’est individuel.

      5. @gudule
        j’oubliais le principal : oui c’est le paradis. C’est ce que je ressens sans cesse depuis que je suis ici : je suis au paradis.

      6. @AnnieS. 10 AOÛT 2018 À 23 H 29 MIN

        Merci Annie, j’apprécie et je vous renvoie le compliment. J’apprécie itou votre spontaneïté et votre ouverture d’esprit !

        « comme vous Gudule j’ai besoin d’avoir les mains dans la terre ! »
        « Sur le pourtour de ma ville actuelle des jardins ouvriers (il y en avait aussi dans ma banlieue, et aussi dans la banlieue de Reims, avant…) que je visite pour les admirer, c’est ma promenade préférée. Sans doute un peu genre de ce que vous faites. Sauf que là c’est individuel. »

        Et bien Annie pourquoi ne pas vous inscrire et y participer ?
        Je confirme, l’attribution de parcelle et les plantations, tout cela est individuel, mais, du moins dans celui auquel je participe, il y a des échanges et du partage. Des échanges relatifs aux plantations et à la vie du jardin et de l’asso. En outre, c’est diversifié tant au niveau de l’âge que des individus, et l’ambiance est globalement agréable. Si ça frictionne et que ça frite un peu de temps à autre, globalement on est dans un esprit constructif et ce malgré nos évidentes divergences individuelles. La terre et l’envie de cultiver et de se cultiver 😉 est plus forte et fédère pas mal les zuns les zunes e tutti.
        Perché no ?

  8. Déliquescence et effondrement concernent actuellement les pouvoirs démocratiques historiques (exécutif, législatif, militaire, justice, média) sencés fonctionner selon des modes propres, complémentaire et cloisonné. Le capitalisme, en maître des lieux, largement aidé par l’énergie quasi gratuite, a élevé la propriété privée et les sociétés anonymes en dehors de toute moralité pour les faire passer de chevaux de trois aux détenteurs absolus du pouvoir actuel (le crime organisé faire figure de gadget). La finance, un sous-produit du capitalisme, a la mainmise sur l’argent corrupteur et l’emprunt qui asservit.
    Je pense que les peuples qui ont vécu sur des terres capricieuses, volcans, tremblement de terre, typhon etc.. ont développé dans leur culture des comportements qui pourraient nous aider dans les solutions à mettre en œuvre pour relever le défi climatique.

  9. Chères toutes, cher tous,
    Quel voyage à travers vos commentaires ?
    Des stats  pour l’instant
    41 commentateurs
    le trio de tête
    Juanessy 45 messages
    AnnieS 17 message
    vincentrey et Cedricchevalier 15 messages

    Avant dans une autre époque je voyageais avec la radio et « La bas si j’y suis » me fît découvrir Cornélius Castoriadis (Philosophe, Psychanaliste, Historien, homme de la vrai Gauche…)
    J’y découvrais que la liberté ne pouvais s’exprimer qu’avec des limites définissant le cadre du bac à sable, du lieux où l’on peut jouer en toute liberté (c’est comme cà que je l’ai compris),

    Dans tous les messages il y a quelque par quelque chose de la limite.

    La limite à ne pas franchir, le cliquet de Paul Jorion.
    Question ; où poser la limite sur la manière de voyager, avion ou pas, de manger viande ou pas viande, de se déplacer voilure vs vélo, etc ,,,

    Limite, liberté, croissance,,,,

    Pour moi c’est du coté de l’apprentissage et de l’éducation que se fonde la limite.
    Si a un moment la mère allaitante ne dit plus à son chérubin que la tétine c’est fini et qu’en plus il doit la partager, la confrontation au non mais encor’ plus aux limite ne s’opère pas et on peut faire le raccourci très très rapide avec le no-limit, de la croissance, du toujours plus (parce qu’on le vaut bien !!!) d’un très grand nombre.
    Eduquer, réeduquer, pourquoi pas mais c’est possible dans un temps long.
    Nous aurions le temps, je dirais pédagogie et encore pédagogie de la nécessite de l’apprentissage et de la confrontation à la frustration.

    Le bébé apprendra à se détourner de l’objet de plaisir immédiat pour attendre la prochaine tété voire il apprendra à trouver d’autres objet de plaisir dans la mesure ou le parent ne cherche pas à combler son image narcissique en allant au devant du désir qu’il confond trop souvent avec besoin,
    (Nous avons besoin de nous déplacer, nous désirons une Ferrari)

    Mais avec l’immédiateté dans et de tout comment apprendre la frustration comment apprendre à substituer d’autres objet, en bref comment intégrer la limite.

    Depuis l’autre jour j’ai beaucoup réfléchi avec ma chérie sur la question du dénis.

    D’où viendrai le dénis, de quel mécanisme psy, comportemental, cognitif, je pense que je tiens quelque chose du coté de l’impossibilité à se confronter à la frustration voire même nous en serions au syndrome de dévoration de la mère pourrait nous dire les psychanalyste.

    Remplaçons la mère par GaIa et nous tiendrions un poil d’explication, j’ai juste jusque là Monsieur Jorion ?

    1. Je connaissais Cronos et ses enfants , mais pas encore le syndrome de dévoration de la mère .

      Enfin , Paul Jorion a l’air au parfum. On en saura peut être plus .

      Signé : Déni la malice .

    2. Mais j’aime bien votre attention portée aux  » limites  » , qui m’a rappelé quelques réflexions d’un vieux bouquin intitulé  » La famille , comment en réchapper ? » datant de 1983 ( eschel , auteurs Robin Skynner et John Cleese ), avec en particulier , deux chapitres qui s’intitulaient : » cet étonnant lapin en peluche » , et , « qui commande ici ? ». Avec plein de petits dessins d’humour british dont je raffole .

      Je me souviens aussi qu’on accepte d’autant mieux les limites , quand on comprend , en se souvenant de l’étymologie du mot , qu’une limite ça ne fait que séparer deux états sans en « clore  » un .

      1. @juannessy
        limite http://www.cnrtl.fr/lexicographie/limite (mon dico préféré) confirme dans son origine latine :
        Prononc. et Orth. : [limit]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1372 fém. « ce qui borne un terrain, un territoire; ligne de démarcation entre des terrains, des territoires contigus » (Mon. de l’hist. de Neuchâtel, p. 998 ds Gdf. Compl.); 1513 masc. (Lemaire de Belges, Illustr., III, 2 II, 367 ds Hug.); 2. fig. 1539 limites de son debvoir (Est., s.v.); 1572 (Amyot, Comm. Concept. contre les Stoïques, 13 ds Hug. : le vice a son limite); 1580 (Montaigne, Essais, I, XV, éd. A. Thibaudet et M. Rat, p. 68 : La vaillance a ses limites); 1595 (Id., op. cit., I, XXVI, éd. citée, p. 158 : Si nous sçavions restraindre les appartenances de nostre vie à leurs justes et naturels limites); 3. 1765 math. « toute grandeur dont une autre grandeur peut approcher à l’infini sans jamais l’égaler exactement » (Encyclop. t. 9, p. 542 a). Empr. au lat.limes, -itis « chemin bordant un domaine, sentier entre deux champs; limite, frontière ». Fréq. abs. littér. : 4 273. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 4 798, b) 4 342; xxes. : a) 4 071, b) 9 308.

        quant à la famille … vaste sujet, MA définition : ce qui empêche de construire voire détruit.

      2. @AnnieS, Agnès :

        Votre définition de la famille est un peu à charge . Disons que c’est à la fois le bien et le mal , et que ça peut être une symphonie , un concert , l’assassin ou le médecin , une comédie ou un drame .

        Et le plus souvent tout ça à la fois .

        En général ça se passe mieux malgré tout , quand la famille est assez grande pour permettre de trouver la pharmacie quand il y en a besoin , ou l’imprévu désagréable pour rappeler que nous ne sommes pas parfaits .

        Mon beau père , délégué CGT , résumait ça à sa manière en disant que le monde se partageait en deux catégories : celle de ceux qui sont nés pour emmerder tout le monde , et celle de ceux qui sont nés pour essayer de réparer pour que ça continue .

        Tiens , je crois qu’Agnès , c’est « celle qui soigne  » .

    3. « d’où vient le déni ? ». Ce n’est pas tant une question psychologique qu’économique : nous faisons avant tout passer l’intérêt personnel, derrière l’intérêt collectif. Il faut dire, les hommes ont si souvent été entraînés dans des aventures collectives foireuse, on comprend qu’ils soient méfiants. Je le suis aussi.

  10. L’australopithèque que je suis se marre quand même un peu. Si 2016 était l’année la plus chaude, 2017 l’était moins et les 6 premiers mois de 2018 encore moins. Entre juillet 2016 et juin 2018, la température moyenne n’a pas augmentée.
    Et si ça continuait dans le même sens, ne vous marreriez vous pas dans quelques années ?
    Ceci dit, l’évolution géopolitique du Monde ne me fait pas marrer du tout !

Les commentaires sont fermés.