Vers un état « Terre-serre » : notre « merveilleuse capacité d’adaptation » impuissante, par Cédric Chevalier

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Un article scientifique paru le 6 août dans PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) illustre bien le scénario 2) de ma réflexion du 2 août, Quid du déni face au choc de la réalité ? : pour ceux qui s’informent de la science (« on comprend mais trop tard » : effet de seuil et inertie du système Biosphère),
2) L’Humanité va subir un choc terminal précédé d’une prise de conscience trop tardive, à cause des effets de seuil liés à l’inertie de la Biosphère et de l’Anthroposphère (crise cardiaque fatale du fumeur, où ses derniers mots sont « j’aurais dû arrêter de fumer »)
et le scénario 1), pour les autres, qui disparaissent bienheureux dans leur ignorance…

1) L’Humanité va subir un choc terminal sans prise de conscience, c’est-à-dire qu’elle va s’éteindre sans jamais se rendre compte collectivement des causes réelles de son extinction (crise cardiaque fatale du fumeur, qui demande une dernière cigarette en expirant)

Références :

Earth at risk of heading towards ‘hothouse Earth’ state : La Terre risque d’évoluer vers un état « Terre-serre ».
Trajectories of the Earth System in the Anthropocene, Trajectoires du système-Terre dans l’anthropocène.

Sommaire

Nous explorons le risque que des rétroactions auto-renforçantes puissent pousser le système terrestre vers un seuil planétaire qui, s’il est franchi, pourrait empêcher la stabilisation du climat à des températures intermédiaires et provoquer un réchauffement continu sur une trajectoire « Terre-serre » alors même que les émissions humaines sont réduites. Le franchissement du seuil conduirait à une température moyenne mondiale beaucoup plus élevée que durant n’importe quelle période interglaciaire au cours des 1,2 million d’années passées et à des niveaux de la mer sensiblement plus élevés qu’à n’importe quel moment de l’Holocène.

Nous examinons les preuves qu’un tel seuil pourrait exister et où il pourrait se situer. Si ce seuil est franchi, la trajectoire qui en résulterait causerait probablement de graves perturbations des écosystèmes, de la société et de l’économie. Une action humaine collective est nécessaire pour éloigner le système terrestre d’un seuil potentiel et le stabiliser dans un état habitable de type interglaciaire. Une telle action implique une gestion de l’ensemble du système terrestre – la biosphère, le climat et les sociétés – et pourrait inclure la décarbonisation de l’économie mondiale, l’amélioration des puits de carbone de la biosphère, des changements de comportements, des innovations technologiques, de nouveaux systèmes politiques et des valeurs sociales transformées.

Ce n’est en rien de la fiction, puisqu’on sait que la Terre a connu bien des climats extrêmes lors des centaines de millions d’années qui nous ont précédées, certains où elle était couverte de désert, d’autres où elle était couverte de neige, en fonction des différentes hypothèses et théories des paléoclimatologues. Comme à l’occasion de tes [Paul Jorion] réflexions sur le risque et l’incertitude lors du Tsunami et la catastrophe de Fukushima, la variabilité perçue, documentée ou exhaustive d’un phénomène sont 3 choses bien différentes, et calibrer la réponse sociétale en fonction d’une variabilité perçue de manière euphémiste (style approximation par la loi normale), ou d’une variabilité documentée sur une trop courte période de retour d’occurrence (style uniquement les tsunamis du dernier siècle), nous conduit généralement au pire. Car il se peut qu’il y a bien longtemps, un tsunami « de plus de 30 mètres de haut » ait eu lieu sur ces rivages.

 

Il y a donc des mécanismes d’emballement « consubstantiels » au système Terre, qui sont capables, en se combinant, de mener le climat à différents équilibres forts différents. L’espèce humaine, depuis 200.000 ans n’a sans doute connu qu’une toute petite partie de la fluctuation possible du système. Donc non seulement historiquement nous n’avons pas du tout une mémoire, une documentation suffisante de notre propre climat mais en plus, notre mémoire génétique non plus. Donc préjuger de notre « merveilleuse capacité d’adaptation » me semble très euphémiste également. La science permet de dépasser les limites de notre mémoire historique en reconstituant les climats les plus anciens de la Terre mais je crains qu’à part une minorité d’individus qui ont suffisamment d’imagination (et j’ai grandi avec une mère prof de bio, chimie et physique, avec une bibliothèque pleine de livres sur les dinosaures), la majorité soit aussi peu affectée par ces travaux scientifiques qu’une vache par un morceau de viande.
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224 réflexions sur « Vers un état « Terre-serre » : notre « merveilleuse capacité d’adaptation » impuissante, par Cédric Chevalier »

  1. L’histoire récente des sociétés occidentales (chrétiennes) leur a donné une sensation de toute-puissance grâce au « progrès » (pour faire court). Elles ont dominé la terre, la mer et les cieux guidés par la science et la technique (voir PJ . invention de la réalité et de la vérité). L’autre civilisation, la Chinoise, plus pragmatique, analogique et historiquement plus occupé à son bien-être qu’aux conquêtes tout azimute(temps, espace et matière), se trouvent être bien plus apte à gérer la transition qui s’impose. C’est le moment de ravaler notre insolence et arrogance et de les inviter, les comprendre et agir en conséquence.

      1. Je m’en vais de ce pas faire mes emplettes à la librairie la plus proche. 🙂
        En passant, il est rigolo de penser que la terre a enfanté deux civilisations humaines majeures, l’une « spermatique » et l’autre « ovarienne ».

      2. Je n’ai pas lu votre livre, mais ces derniers posts ci-dessus m’attristent.
        J’ai le sentiment que mes semblables occidentaux, ceux parmi les plus intelligents ont finis par ne plus croire en eux-même et espérer un changement d’un corps asiatique comme un probable salut.
        Je suis au contraire pessimiste sur le rôle de la Chine. Je ne pense pas qu’elle soit capable de vision globale au service de la recherche d’une tendance évolutive pour le genre humain.
        Il me semble au contraire que leur faculté d’adaptation est une qualité qui sert plus un équilibre qu’un progrès. Au sens d’un renforcement des droits naturels, d’un épanouissement personnel…
        Je suis surtout révolté par la fatigue et la faiblesse de nos esprits qui sont les otages d’une ploutocratie dénuée de vision globale solidaire. Endormis par leur status bourgeois, plus occupé à être le premier et convaincus d’être les meilleurs car le modèle valide leur réussite.
        Les espoirs sont tués. L’apathie politique nous a zombifié.
        Et les frontons des écoles ont vu l’amour des arts, de la science et des lettres remplacés par l’espoir d’obtenir une place dans les carnets d’adresses (pas d’adresse) des écoles de commerce.
        Regardez la science fondamentale, comparez les joutes et les colloques de l’époque 1900-1950. La science était encore libre. Aujourd’hui, le narcissisme et la vanité ont envahi ce domaine. La conservation de son status passe avant la recherche de la vérité.
        Bien à vous.

        PS: Si je possède 250 millions en cash, et que j’ai des copains proches d’une certaine oligarchie bancaire, à quelle rémunération de mon cash aurai-je droit? Et quel taux me proposerait-on pour mon prêt de 250 millions afin d’investir dans de des biens immobiliers au sein d’une zone de croissance annuelle à deux chiffres?
        Au final je m’enrichie très très vite?

      3. @un lecteur :

        1- le spermatozoïde (coucou Jducac ) et l’ovocyte ont leurs limites dans cette métaphore . On pourrait d’ailleurs soutenir sans risque que les civilisations indiennes d’Amérique étaient sans doute plus ovariennes dans leur gestion de la nature , que la chinoise que vous avez sans doute en tête . Quitte à faire un dual ( ça va plaire à Marc Peltier ) , je dirai plutôt , pour ce qui concerne les civilisations ( et pas mal d’autres choses ), et avec Jean Cazeneuve :
         » la distinction entre les deux types de vie matérielle, celui qui consiste à piller la nature et celui qui la transforme ….correspond à quelque chose de très profond . »

        2- preuve que bisexualité ne fait pas repère , cette bêtise que j’avais brevetée dans le service :
        une route est féminine quand elle est seule , mais devient masculine quand elle est double .
        A cause de la bi-route .

      4. Bonjour Paul,
        « ….L’autre civilisation, la Chinoise, plus pragmatique, analogique et historiquement plus occupé à son bien-être qu’aux conquêtes tout azimute(temps, espace et matière), se trouvent être bien plus apte à gérer la transition qui s’impose. C’est le moment de ravaler notre insolence et arrogance et de les inviter, les comprendre et agir en conséquence. »
        Que font donc les chinois en ce moment dans le sens de notre questionnement?
        Que mettent ils en place, qu’envisagent-ils?
        Vers quoi leur pragmatisme légendaire et leur aptitude au tâtonnement les mènent ils en ce moment?
        Comment voient-ils l’avenir??
        Cela fait un moment que ces questions me turlupinent, voilà le moment idéal pour les poser!

    1. Bien d’accord sur « l’analyse » de la société chinoise qui, de plus, continue dans sa tradition de pragmatique, en fait plus réaliste et plus proche de l’humain.
      pourrait-on en conclure que « la Chine va sauver l’humanité » puisqu’elle tend vers la 1ère ?
      on peut rêver !

      1. Pas aussi vite (moins d’un mois), et pas d’une manière aussi prononcée: non seulement les cultures, mais également la végétation sauvage. Et un sacré stress hydrique est nécessaire pour faire jaunir les forêts en moins de quatre semaines.
        Pas d’une manière aussi étendue (de la côte ouest du Pacifique à l’Europe du Nord, de l’Europe de l’Est à la Turquie et au Caucase.

        Selon Météo France, juillet 2018 se classerait au 3ème rang des mois de juillet les plus chauds depuis 1900.

      2. Bien vu.
        Il semble en plus que la Grande Bretagne soit assez mal équipée geologiquement pour garder l’eau, et le régime de pluie fréquente souvent moquée est en fait une nécessité pour tout ce qui vit là bas…

      1. Mais ça rame dur pour nous expliquer qu’on a mal compris la finesse d’analyse et de propos de Trump .

    1. Ben quoi! Le gazon artificiel fait fureur: toujours vert et pas besoin d’entretien. Et pas d’ennuis avec les taupes m’a dit mon voisin. Trump se place donc dans l’évolution qui veut plus d’abstractions. Manque plus qu’il préconise des arbres en béton, peints en vert. Ou teinté dans la masse, c’est plus durable. Vert et soutenable, voilà qui va dans le sens de l’histoire…

  2. Bonjour,
    « Donc préjuger de notre « merveilleuse capacité d’adaptation » me semble très euphémiste également. »
    Si vous parlez d’une adaptation « génétique » de l’homme, je suis d’accord avec vous. Face à des changements environnementaux aussi rapides, le corps n’aura pas le temps d’évoluer. En revanche, on peut parier que l’homme va créer des outils technologiques pour survivre dans ce nouvel environnement. Sans parler du transhumanisme qui aura peut être fait des progrès d’ici quelques décennies, je pense plutôt à des technologies touchant à nos modes de vies. Par exemple, il n’est pas impensable que fasse à des températures caniculaires, l’homme vive de plus en plus en profondeur dans le sol ou au fond des océans, ou à des altitudes très élevés. On peut imaginer qu’il développera des nourritures synthétiques,etc,etc Il ne faut pas sous estimer notre faculté d’adaptation, ne sommes nous pas la seule espèce vivante que la Terre ait connu, capable d’utiliser autant d’outil technologique pour son adaptation? On a su s’adapter aussi bien à la chaleur du Sahara qu’au froid de la Sibérie. Si les Dinosaures avaient pu développer un minimum de capacité adaptative, ils auraient certainement survécu. Mais ils n’avaient que leur corps pour survivre à leur environnement. L’homme possède plus qu’un corps, il a été capable de repousser ses limites. On ne subit pas simplement son environnement mais on sait aussi s’en servir. Je pense qu’a ce titre, l’expérience « Homme » est unique pour la Terre. On est un système biologique qui est arrivé à un stade de développement tel qu’il peut lui même envisager de prendre le contrôle sur les mécanismes qui lui ont donné naissance. A ce niveau, que les choses soient claires, je suis agnostique et je ne crois pas qu’un Dieu soit derrière tout çà et qu’il nous aurait crée et que nous serions son œuvre la plus abouti. Mais , si on enlève le côté « religieux » , il faut bien reconnaître qu’on a une place particulière dans ce monde. J’ai la conviction qu’on saura encore s’adapter . Sous entendu que les paramètres physiques ne soient pas extrêmes comme par exemple une terre à 100 °C ou la disparition totale des océans. Dans ce cas, je ne sais pas….Mais je pense qu’il existe une fenêtre de viabilité et on peut espérer que la planète y restera. 4-8°C ou 20 mètres de plus pour les océans , on saura faire.

    Pour terminer, je dirais que je ne vois pas l’homme menacé d’extinction TOTALE. C’est ce que je pense et souvent les articles que je lis sont souvent très (trop?) alarmistes. En revanche, il faut qu’on fasse le deuil de notre société. On consomme trop de ressources, on a développé un modèle économique dangereux: le capitalisme. On n’écoute pas suffisamment les anthropologues ou les biologistes pour nous aider à créer des sociétés qui canalisent au mieux nos besoins biologiques. Tout çà c’est vrai, cela pose probléme. Là, je suis d’accord avec les sonneurs d’alertes, il va y avoir des morts….On va s’adapter mais il n’y aura pas de places pour tout le monde. Et au fond, je pense que c’est çà qui fait peur au gens. Tout le monde pense à ses proches et imaginer un monde dans lequel ses enfants vont vivre plus mal que soi, ce n’est pas humain….Mais il faut affronter cette réalité. Là c’est vrai que je reste fataliste 😉 (Hein Paul! ). Mais tout le monde ne sera pas sauver! Il y aura de la casse et il faut s’y préparer.

    1. « On a su s’adapter aussi bien à la chaleur du Sahara qu’au froid de la Sibérie ». L’homme s’est effectivement adapté à des situations divergentes, par des objets artifices, comme les vêtements, l’habitat, et avec des ressources alimentaires différentes. Mais cela à partir de son état social « naturel ». ET avec un meilleur développement dans les situations « tempérées ». Nos sociétés fonctionnent aujourd’hui avec des besoins énergétiques et technologiques (machines de production, mobilité…) et des habitats bien plus complexes qui eux, ne pourront être adaptés. Autant dire qu’une crise humanitaire violente est un passage obligé. Savoir si quelques-uns ou aucun pourront, revenus à un état social simple, s’adapter, après que la quasi totalité aura été broyée, me parait un jeu de pronostic, inconscient des enjeux humains. Sorry pour votre conviction de la noblesse inventive de l’homme.

    2. Je distinguerais entre s’adapter sans effondrement de la civilisation industrielle et s’adapter à son effondrement provoqué par catastrophes environnementales et/ou épuisement des ressources notamment énergétiques.

      Dans le premier cas, on peut imaginer disposer encore d’une techno-structure scientifique et industrielle. Mais pour rendre possible ce premier scénario, il faudrait être capable de transformer suffisamment rapidement notre civilisation pour qu’elle cesse de dégrader la biosphère et qu’en même temps elle devienne indépendante des ressources en énergie fossile et en minéraux (les filons s’épuisent) : nécessité de sources d’énergie renouvelables ou du moins à durée se comptant en siècles, qui permettraient en même temps davantage de recyclage des métaux (c’est coûteux en énergie). Il faut être conscient des difficultés de tous ordres sur le chemin. Reste que c’est là le scénario gagnant, celui qu’il faut jouer naturellement.

      Le deuxième cas, c’est l’adaptation à l’échec. Donc la survie de groupes humains dans une biosphère fortement dégradée – réchauffement catastrophique à 4 ou 5°C, extinctions de nombreuses espèces, dégradation des terres arables, zones mortes étendues dans l’océan… – et sans système technique un tant soit peu sérieux. Difficile d’imaginer quelle pourrait être la population d’un tel monde : avant l’ère industrielle le monde comptait à peine plus d’un milliard d’habitants, et c’était encore dans une biosphère intacte et une nature riche. La seule certitude c’est que le passage de 10 à 1 milliard – ou moins – ne serait pas agréable. Notamment pour les 9 milliards. Et pour les survivants non plus.

      J’ai parlé de « groupes humains ». S’agirait-il de nations ? Ou plutôt de baronnies ? Voire de simples bandes.

      Parler de « casse »… le mot est faible.

  3. Le risque d’emballement du climat à partir du moment où un certain seuil de réchauffement serait passé est repéré depuis longtemps. Il est bon qu’un article scientifique parvienne à passer le mur d’indifférence polie des médias jusqu’à apparaître dans les grands titres, mais l’information en elle-même n’est pas nouvelle.

    Quelques remarques en vrac :
    – L’augmentation de la température moyenne à +4 ou +5°C par rapport à l’époque préindustrielle, cela pourrait être pour ce siècle. En revanche, le niveau des mers qui s’élève de 60 ou 70 mètres – fonte de la calotte glaciaire antarctique – il y faudrait des siècles, à cause de l’inertie thermique
    – Un monde où la température moyenne aurait augmenté de 5°C ne serait pas habitable par 10 milliards d’êtres humains. L’ordre de grandeur de la population maximale serait plutôt le milliard. Il ne s’agirait donc pas de l’extinction de l’humanité, « seulement » de sa réduction et de l’effondrement des civilisations actuelles. Ajoutez à cela le fait qu’aucune date un peu précise et un peu rapprochée ne peut être avancée, et vous expliquez il me semble une bonne partie de l’indifférence publique actuelle. Et puis, ça sera bien aux autres que ça arrivera, non ?
    – La tendance au déni ne se limite pas à l’indifférence bovine de la majorité. Beaucoup des personnes qui s’informent et s’inquiètent davantage connaissent aussi le déni, sous d’autres formes. Notamment, l’idée qu’il suffirait de faire de l’énergie « alternative » (solaire, éolien, etc) et hop c’est gagné. Ou encore l’idée qu’il suffirait de passer au « socialisme démocratique » et voilà on est sauvés. Non : il n’existe pas actuellement de solution technique au problème consistant à alimenter en énergie la civilisation technique qui permet à bientôt 8 milliards d’entre nous de vivre sur Terre sans dans le même temps la condamner à un réchauffement catastrophique, et nous à un effondrement multiforme. Et le socialisme démocratique quels que soient ses mérites n’est pas une source d’énergie !

    Dans notre situation, le plus raisonnable il me semble serait à la fois de :
    1) Lancer un effort massif international de R&D type « projet Apollo puissance dix » pour chercher une solution : batteries à capacité massive n’utilisant pas d’éléments rares, réacteurs à fission nucléaire à carburant fertile, réacteurs à fusion nucléaire, solaire spatial à grande échelle
    2) En attendant, ralentir debout sur les freins notre consommation excessive, et autant que faire se peut nos émissions de GES : lutte impitoyable contre le gaspillage, abandon en urgence des centrales à charbon au profit du gaz moins producteur de GES et du nucléaire, limitation du transport aérien, limitation progressive des automobiles les plus consommatrices etc. Non pour résoudre notre problème : on ne peut éviter un gouffre en continuant de se diriger vers le bord à allure simplement plus réduite. Mais pour laisser davantage de temps à l’effort de R&D !
    3) Remplacer la croissance économique – qui serait fortement limitée – par un effort de partage des richesses à l’échelon international, avec comme principaux leviers santé, éducation et sécurité. C’est là où le « socialisme démocratique » pourrait jouer un rôle

    A l’heure actuelle :
    – En Europe, au Japon et dans quelques pays plus petits, on fait quelques efforts dans le sens du point 2), insuffisants et ambigus mais avec quelques résultats partiels
    – Partout ailleurs dans le monde, on s’en contref… Désolé d’être grossier, mais il n’y a pas d’autres mots. Et ce n’est pas que Trump, et ce n’est pas que les Etats-Unis : la Chine est encore plus loin de tout souci de ce genre, même lorsqu’elle a signé l’accord sur le climat, qui ne l’obligeait à rien pendant 15 ans
    – Les inégalités sont en cours d’augmentation dans chaque pays ou à peu près, et nul effort de partage international n’est repérable
    – Et le pire de tout : AUCUN effort de R&D sérieux n’est en cours ! Des entreprises préparent des batteries oui, mais avec des technos déjà connues et insuffisantes pour vraiment permettre, combinées avec le solaire, de remplacer les moteurs à énergie fossile. La fusion nucléaire est « préparée » par des projets genre escargot devant aboutir vers la fin du siècle, la fission nucléaire fertile n’en parlons pas, et le solaire spatial – qui a pourtant l’air faisable – reste confiné aux livres de science-fiction !

    Je suis beaucoup moins optimiste que Paul Jorion : Donald Trump n’est qu’une toute petite partie du problème. Remplacez-le demain par Mike Pence (oh le beau changement !), vous n’aurez amélioré notre situation qu’à la marge si pas du tout.

      1. Quel est l’intérêt de ce commentaire à part tenter de discréditer l’auteur du post précédent sans argument?

      2. Surement pas , car comme vous et lui le dites , les quelques pistes qu’il donne sont bonnes à prendre .

        Le seul intérêt est de l’inciter à  » y aller » , sans se contenter de donner des pistes .

        Ne rien foutre est mon domaine réservé .

      3. @Juanessy : Y aller, mais où ?

        Pour se retrouver à 2 sur un parking avec un parlophone comme dans le film « Le Grand Soir » ?

        La contestation du système capitaliste est stérile, politiquement.

        Même en m’exprimant de temps à autre ici, je suis frappé par la vanité de tout ce qu’on peut y dire. La volonté de s’unir est très faible : la moindre peccadille donne à chacun le prétexte de ne pas s’unir aux autres. « il mange de la viande », « il regarde TURBO », ou que sais-je…

        Par ailleurs, il faut remarquer que dans nos pays riches, nous avons les moyens d’oublier par le rêve le désagrément moral qu’engendre le spectre de l’extinction. C’est l’attitude de ce personnage (obèse) du film « Le grand soir » qui vit dans son camping-car : il est tout seul, dans sa petite prison, mais « il a tout » : un frigo rempli, à manger et à boire, et surtout la télé pour oublier. Demain il aura en plus la réalité virtuelle, il pourra s’échapper totalement de l’idée de notre extinction, un problème qui le dépasse totalement, et qu’il laisse à d’autres.

        Que pourrait-on dire à ce personnage, pour qu’il se lève de devant sa télé, sorte de ce camping-car, et vienne voter pour nous ? : certainement pas « nous allons tous mourrir, bougez-vous enfin ! arrêtez de manger de la viande, et de gaspiller l’eau », mais autre chose. Vous le voyez, nous en sommes très très loin, aussi bien sur le projet politique qu’il faut inventer, que sur la motivation collective que nous devrions avoir.

        Pour tout cela, « Le Grand Soir » est un excellent film, qui en plus, n’oublie pas d’être drôle et poétique.

      4. Ben , là où il y a déjà du monde et contribuer à en faire une force politique …internationale (selon moi ).

    1. @Jacquot « Il ne s’agirait donc pas de l’extinction de l’humanité, « seulement » de sa réduction et de l’effondrement des civilisations actuelles.  »

      Je trouverais cet optimisme criminel, sincèrement ! (et j’apprécie énormément tout votre commentaire soi dit en passant)
      En tant que « général d’armée », j’exigerais de mon état-major qu’il fasse un exercice d’analyse des scénarios qui intègre ceux qui conduisent à l’extinction de l’espèce humaine, parmi les bifurcations qui débutent à « 5°C de température moyenne globale en plus » ou « comment le milliard restant finit par disparaître aussi ».
      Un général d’armée qui ne ferait pas cet exercice sérieusement risque de perdre toute son armée.
      Le coût de l’exercice peut être démontré toujours inférieur au coût de ne pas le faire étant donné le coût infini de la disparition de l’espèce qui est doté d’une probabilité toujours non nulle, selon les lois de la physique et de la biologie.

      R&D : s’il s’agit de découvrir une source d’énergie « virtuellement illimitée », je suis intimement convaincu que ça nous conduira encore plus rapidement à l’extinction (thermodynamique de base à mon sens mais on peut discuter). Vu que les énergies fossiles sont déjà, par approximation, cette énergie « virtuellement illimitée » en termes pratiques, notre seul salut est dans l’adoption d’un sens spirituel, philosophique, éthique, juridique et pratique de la LIMITE.

      Ou de l’autonomie = auto -nomos = se fixer soi-même ses propres lois/limites = parvenir à la majorité selon Kant et sortir de l’état de minorité.

      Ajourd’hui ou demain, l’espèce humaine ne survivra que si elle conceptualise et intègre mentalement et dans ses institutions la notion de limite.

      Sur R&D également : je suis convaincu que nous disposons déjà de toutes les technologies nécessaires pour survivre (on peut nourrir 10 milliards si on mange moins de viande). Mais je suis bien d’accord qu’un gigantesque effort de R&D ne serait pas du luxe pour rendre les choses plus confortables (permaculture, habitat permanent, écologie, gestion des forêts, agroforesterie, etc.).

      1. Je crois que c’est déjà à Jacquot que j’avais demandé s’il était général , sur un billet différent .

        Il m’avait répondu que ça n’était pas le cas , même s’il m’avait semblé que sa formation scolaire était passée par une école qui défile le 14 juillet .

      2. @Cedric, tous.

        Inutile d’attendre des comportements collectifs vertueux , tant que les individus et les entreprises doivent se battre les uns contre les autres pour survivre. C’est sans doute ce constat, qui qui a amené Paul Jorion à faire cette proposition (certes effrayante) d’ABOLIR L’ARGENT, qui est incontestablement l’instrument ce cette compétition.

        Et donc si on veut agir, il me semble qu’il faut en effet faire preuve de stratégie, en attaquant le capitalisme au bon endroit, sachant que pour l’instant l’abolition de l’argent est hors de portée.

        Or quel est le point faible du capitalisme ? Quel serait à part l’argent, l’autre instrument de la compétition mondiale organisée par le capitalisme ? Ce qui empêcherait les entreprises de se battre ? Il me semble que c’est la propagande, l’influence des masses.

      3. Une analyse de tous les scénarios serait nécessaire vous avez raison.

        Pourquoi j’ai parlé de « un milliard » :
        – C’était grosso modo la population mondiale avant l’ère industrielle
        – D’un côté les hommes d’après un effondrement industriel et écologique devraient faire face à une nature fortement dégradée, moins de terres arables et d’eau potable et certains écosystèmes effondrés
        – De l’autre ils pourraient tout de même avoir conservé certaines techniques et connaissances utiles d’avant l’effondrement

        Mais ce n’est rien de plus qu’un « ordre de grandeur » j’en suis d’accord. Il me semble que c’est le bon, parce qu’un ordre de grandeur plus bas soit 100 millions c’est la population d’il y a 4000 ans à peu près, et l’agriculture a tout de même fait des progrès massifs depuis. Ou encore : pour réduire la population à 100 millions il faudrait que 90% des ressources naturelles (terres, eau…) d’avant l’ère industrielle aient disparu. Ça ne me paraît pas vraisemblable… mais je suis d’accord pour demander l’avis d’écologues et de biologistes que je ne suis pas.

        A quoi ressemblerait un tel monde ? Deux instantanés pour faire marcher l’imaginaire :

        1. Les Européens mirent un certain temps à comprendre où étaient passés les anciens Mayas et leur puissante civilisation, qui avaient fait des monuments impressionnants depuis envahis par la jungle, alors que seules quelques bandes d’Amérindiens primitifs restaient dans cette partie de la forêt. La réponse : ils n’avaient pas disparu… les bandes étaient leurs descendants !

        On discute encore des raisons précises de l’effondrement de la civilisation maya, l’un des plus impressionnants de l’Histoire. On peut aussi rappeler que les chèvres ont longtemps brouté – à partir du 6ème siècle – parmi les ruines de ce qui fut le forum et le centre politique du plus puissant et plus fier empire que le monde occidental ait jamais généré, Rome.

        Un effondrement écologique et industriel à l’échelle planétaire, cela pourrait être pire.

        2. Le roman « Julian » de Charles Wilson raconte les aventures d’un héros américain du XXIIème siècle, apostat, fugitif et conquérant qui défendit l’Amérique du Nord contre les forces mitteleuropéennes – envahisseurs arrivant en bateaux à voile. Une Amérique misérable, inculte et tenue de main de maître par des fanatiques d’une version dégradée du christianisme – bref comme tout le monde à cette époque.

        Dans ce monde, certains aventuriers se font une spécialité d’explorer les zones désertes et délabrées où parfois l’on trouve quelque objet utile parmi les décombres : les endroits que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de « villes ».

        Julian le conquérant, grand meneur d’hommes, rendit courage à ses hommes lors d’une bataille en arborant un drapeau représentant une botte, évocation du récit de voyages passés dans la Lune par des Américains. Bien sûr, si ses hommes ont repris courage, c’est en voyant leur général faire feu de tout bois et prouver sa détermination. Ils n’ont pas vraiment cru que leurs ancêtres ont marché sur la Lune, il ne faut pas croire toutes les vieilles légendes invraisemblables quand même.

        https://www.babelio.com/livres/Wilson-Julian/269894

      4. Allez, puisque Jacquot y est allé de son petit programme, je vous propose le mien en quelques mots. Objectif : séduire le personnage du film « Le grand soir », enfermé dans son Camping-car, et s’évadant de la perspective du collapse en regardant la télé (voir un de mes commentaires, plus bas).

        Après une campagne électorale basée sur l’explication et la critique :
        – de l’hyper-consumérisme,
        – de la production d’ignorance,
        – de la déshumanisation provoquée par la disparition du travail
        – de la vanité des relations électroniques, qui ne sont qu’une nouvelle forme de la solitude
        – de la surveillance généralisée menant à un totalitarisme privé autant que public
        – des droits de l’Homme, en passe d’être gravement atteints par le capitalisme
        – des mensonges des politiques précédents, qui ont fait croire que tout était impossible
        – des différents gaspillages et destructions réalisés au nom de l’écologie, sans aucun résultat

        agrémentée de quelques réflexions simples sur ce qui fait le bonheur de chacun, riche ou pauvre, l’amour de son prochain, les activités que l’on mène, les repas et le vin qu’on partage, la contemplation des oeuvres d’art.

        Après cette campagne magnifique, nous remportons les élections, et nous engageons alors un programme très court mais très difficile qui pourrait ressembler à cela :

        – La restauration de l’espace culturel, affranchi de toute publicité ou tentative d’influence de masse.
        – La suppression de tous les radars et systèmes de surveillance
        – La création d’une agence de renseignement économique, mettant l’intelligence artificielle au service de la détection des publicité illégales, d’ententes illicites entre firmes, fuites de capitaux, et fraudes fiscales.
        – L’interdiction pour toute personne physique ou morale de mener une quelconque action, en matière d’intelligence artificielle, sans une transparence totale vis à vis de l’Etat et du citoyen, pour avoir le droit d’exercer une activité sur le sol français
        – La création d’instances consultatives indépendantes visant à analyser les gaspillages d’eau et d’énergie
        – La création d’instances démocratiques, dédiées à la suppression de tous les travaux, jugés inutiles ou humainement dégradants. (formations bidons, pôle emploi, boulots de téléopérateurs)
        – La gratuité de tous les loisirs collectifs, pour favoriser les relations humaines directes.
        – La gratuité de la nourriture de base, la gratuité de la santé, une aide.
        – La création de nouveaux services publics : systèmes d’exploitations, réseaux sociaux, transports de données.
        – La suppression totale des emballages dans les super-marchés dans un délai de 3 ans.
        – L’interdiction de toute destruction de moyens de production, même obsolète.
        – L’interdiction de toute « augmentation » humaine, au nom de l’égalité
        – La création d’une TVA progressive, en fonction des bénéfices des entreprises.
        – L’abandon des paris spéculatifs
        – Le soutien aux énergies nucléaire propre, capables de détruire les déchets nucléaires, en attendant la fusion nucléaire ou un autre système de production d’énergie conséquent et propre.
        – L’inscription de certaines de ces mesures dans une constitution économique

        Pour le reste, tout demeure en l’état. Il y a toujours de tout dans les magasins, on commerce normalement, et on n’est pas revenus aux pires moment de l’union soviétique. Bien au contraire. Car ce qui nous menace aujourd’hui, c’est un totalitarisme d’entreprise. Je me doute que tout ça n’est pas compatible avec les traités européens, inutile de m’en faire la remarque, même si je me considère profondément européen.

        Ce n’est qu’une ébauche, mais qu’en pensez-vous ?

    2. D’accord avec votre commentaire.
      Sauf pour Trump qui fait peser un risque de conflit mondial (nucléaire ou pas) et fait perdre un temps precieux dans la lutte contre le CC.

    3. Pas de R&D?
      Sandia – Z-Machine, température créée estimée à 3 milliards, plus que suffisant pour amorcer une fusion qui en alternatif (2 ou plusieurs systèmes) produirait une énergie quasi infinie sans déchet.
      Economie circulaire pour la gestion des déchets et la séparation chimique des éléments
      Tri sélectif robotisé (progrès croissants, voir video de l’abattoir automatisé…)
      Développement des « peaux » nanostructurées afin d’accrocher l’air (drone militaire autosuspendu par effet van der waals)

      bref,
      Prééminence des intérêts et pouvoirs économiques sur la science, Etats réduits au silence.

      1. La Z-machine fait partie des pistes « exotiques » pour parvenir à la fusion contrôlée. Cela reste une piste cependant, bien moins avancée que la piste principale à l’heure actuelle le confinement magnétique. Par exemple, la Z-machine est bien loin d’avoir atteint le stade d’une production énergétique positive (énergie de fusion supérieure à celle nécessaire pour démarrer la fusion), que les tokamaks ont déjà atteint.

        Quand je parle d’absence d’effort de R&D ___sérieux___ je veux dire qu’une piste exotique comme la Z-machine doit avoir un budget annuel dans les dizaines de millions au mieux, si pas encore moins. S’agissant d’une piste qui aurait ne serait-ce qu’1 chance sur 100 d’aboutir à la fusion contrôlée à échelle industrielle, décupler au minimum ce budget devrait être un réflexe basique sans discussion, ne serait-ce que « pour voir ». Ensuite, il serait toujours temps de l’augmenter encore si ça commençait à marcher.

        De même pour toutes les autres pistes et expérimentations, et pour la fusion, et pour la fission à carburant fertile, et pour les idées exotiques de batteries à super-capacité, et pour des expérimentations de solaire spatial, et pour la science fondamentale des matériaux, de la physique théorique, de l’écologie etc. … TOUT ce qui a le moindre rapport avec le Problème.

        Ça représenterait pas mal d’argent au final oui, mais rien qu’un traité de limitation des armements entre les principales puissances, permettant à tout le monde de baisser ses dépenses de 10%, dégagerait déjà de l’ordre de 150 milliards de dollars annuellement. Et pourquoi ne pas viser 20% ou davantage ?

        Ou encore : qu’est-ce qui est le plus important, financer des applettes pour jouer sur son téléphone intelligent – le deuxième terme dans « le pain et les jeux » – ou financer la recherche d’une solution pour notre avenir ?

        Si Trump avait moindrement conscience des véritables intérêts de son pays, il taperait du poing sur la table pour que les Européens dépensent au minimum 2% de leur PIB sur ce type de R&D, et sinon tintin pour la protection militaire adressez-vous à Vladimir… lequel dans le même temps ferait quelques bruits menaçants. La technique classique « le bon flic et le mauvais flic »… puisqu’il paraît que ces deux-là sont super copains. Hélas…

    4. Le sel est apporte par les tempetes vers l’antartique.C’est logique. Comment reduire la vitesse du vent c’est imposssible. Comme energie substituable au nucleaire des eoliens peuvent etre construits en dehors des marecages.
      J’avais cru lire que dans l’antartique, il y avait des forages petroliers. Ai je bien lu ?

  4. sait-on seulement quel modèle appliquer à « ici-terre » ?

    on imagine plus facilement une casserole remplie d’eau, sur le gaz, qu’un mouchoir humide, sur une boule de métal en fusion..

    la première se vide progressivement, avec quelques bulles ;
    le deuxième s’assèche rapidement et s’enflamme d’un coup.

    une illustration d’un effet de « serre folle » c’est Venus, plus chaude que Mercure (de jour comme de nuit), alors que Venus est deux fois plus éloignée du soleil que Mercure..

    on peut donc imaginer un scénario « mouchoir humide 2032 » avec une terre dont l’atmosphère à 150°C devra attendre quelques millions d’années avant d’envisager à nouveau d’y accueillir autre chose que quelques tardigrades !

    on devrait penser à éteindre nos engins plus souvent, ça consomme les pixels ø:)

  5. Quelqu’un m’envoie ceci :

    Bonjour M. Jorion, au sujet de votre dernière vidéo, que pensez-vous du Pacte Finance-Climat ? Si vous ignorez ce dont il s’agit, cette initiative résulte du collectif créé notamment par Pierre Larrouturou et Jean Jouzel : https://climat-2020.eu/fr/
    L’idée est de constituer un groupe de pression suffisamment puissant pour infléchir les décisions de la COP 24 en décembre, et, si possible, de forcer Macron et Merckel à instituer un Traité européen climatique. Il s’agirait ainsi de lancer un « Plan Marshall » (notamment par la taxation des bénéfices) pour lutter contre le réchauffement et ses incidences.
    Cela vous semble-t-il être une bonne piste ?

    1. Insuffisant ( se contente de faire pression sur les politiques , alors qu’on a aussi besoin de se changer nous mêmes) , mais bon à prendre ( et quelques sponsors sympathiques repérés ).

      Et ça convaincra Bernadette que la ruralité est aussi de la partie , car j’ai noté l’AMRF , Association des Maires Ruraux de France dans les partants .

      1. @juannessy : je ne crois pas au « se changer nous même » sans politique gouvernementale forte, elle-même sous pression populaire. Mes références : les économies de guerre US et UK en 1939-42, à partir du moment où leadership, opinion publique sont alignés, actes contraignants suivent (couvre-feux, plan de production, rationnement, emprunt de guerre) et la majorité de la population prend des initiatives spontanées pour huiler tous les rouages sociétaux (engagements volontaires dans la Royal Air Force, associations de femmes qui écrivent des lettres aux soldats).

        C’est d’un niveau de mobilisation générale au moins équivalent dont nous avons besoin je crois (cette fois pour quelque chose de plus digne que tuer nos congénères).

      2. @ Cédric Chevalier

        Je crois que c’est le problème de l’œuf et de la poule.

        Pour que les institutions étatiques servent et organisent une mobilisation qui entraînera tous les citoyens, il faut encore que ceux-ci la demandent… mais alors, attendent-ils de l’Etat qu’il les motive – ils le sont déjà – ou bien plutôt qu’il organise et mette en oeuvre les moyens de la collectivité ?

        Exception : quand un défi extérieur direct se présente tout à coup sans pouvoir être ignoré. Le Kaiser qui envoie ses feldgrau en 1914 pour la France, ou Hitler qui lance ses Panzers vers l’est pour la Russie soviétique en 1941. Oui, mais… les défis écologiques et énergétiques ont toute chance d’être du genre progressif type « la grenouille qui cuit dans son bocal sans réagir » plutôt que de vous mordre directement en forçant une réaction.

        On reste donc bien dans la question de l’oeuf et de la poule. Je n’ai pas de solution, mais je suggère qu’il serait bon d’avancer des deux côtés, à la fois l’ensemble des gens et les décideurs.

      3. sauf que les maires ne representent pas la population. Le Maire est comme le President de La Republique c’est le tres haut dignitaire de la communaute.

    2. Oui, compatible avec mon commentaire ci-dessous : il faut une pression citoyenne organisée, coordonnée pour forcer les gouvernements à prendre les décisions ad hoc.

      Un récent article de Science pourrait indiquer qu’il ne faut pas 51% de la population pour atteindre la masse citoyenne critique qui déclenche des changements dans les choix sociétaux :

      Vous connaissez peut-être les mots fameux attribués à l’anthropologue américaine Margaret Mead : « Never doubt that a small group of thoughtful, committed, citizens can change the world. Indeed, it is the only thing that ever has. »
      qu’on pourrait librement traduire de la sorte : « Ne doutez jamais qu’un petit groupe de citoyens conscients et engagés puisse changer le monde. En effet, c’est la seule chose qui l’ai jamais fait changer. »

      On ne peut en effet qu’observer autour de soi et dans l’histoire ce phénomène de la minorité active et consciente, qui lutte de manière organisée et obtient des changements affectant l’ensemble de la communauté. Le changement sociétal semble plus souvent le fait d’une minorité que d’une majorité de citoyens. La célèbre revue scientifique internationale à comité de lecture Science vient de publier une étude qui donne une base théorique et empirique formelle à ce constat pratique. Le seuil de la coalition, de la masse critique nécessaire pour faire basculer l’ensemble serait de 25% dans un cadre spécifique. Ce seuil de basculement semble exister dans tous les cas mais peut s’avérer supérieur à 25% en raison d’obstacles de contexte, mais néanmoins significativement inférieur à 51% dans peut-être de nombreux cas, ce qui contredit la théorie économique classique (la majorité l’emporte sinon aucun changement).

      Cela a selon moi d’importantes implications (positives) pour le mouvement de l’écologie politique, et celui de la transition écologique mais aussi pour les mouvements civiques et sociaux. Il se pourrait qu’une fois atteint un seuil de coalition, de masse critique, de 25 à 30% dans l’arène politique, au sein d’une communauté de citoyens (Belgique, Wallonie, etc.), on puisse observer des « basculements » d’opinion et de décision « d’équilibre » (bénéfiques) pour toute la communauté. Ignorant de la proportion où se situe la masse critique dans leur cas, de nombreux militants du changement social/écologique pourraient se décourager alors qu’ils sont à deux doigts d’un changement sociétal majeur.

      Bémols : ce mécanisme est aussi accessible à des groupes minoritaires qui voudraient obtenir des changements que nous pourrions juger « mauvais » : Tea Party aux USA, noyaux d’extrême droite en Allemagne dans les années 20 et 30, etc. Si c’est une constante de la dynamique sociale, elle peut nous jouer des tours. Et dans le cas où plusieurs groupes minoritaires organisés s’affrontent, l’issue est incertaine.

      Néanmoins je retiens surtout le côté optimiste de ce travail scientifique pour ceux qui veulent « changer le monde ».

      Un article de vulgarisation
      https://www.scientificamerican.com/article/the-25-revolution-how-big-does-a-minority-have-to-be-to-reshape-society/

      L’article scientifique :
      https://ndg.asc.upenn.edu/wp-content/uploads/2018/06/Centola-et-al.-2018-Science.-Tipping-Point.pdf

      Le résumé de l’article scientifique :

      Theoretical models of critical mass have shown how minority groups can initiate social change dynamics in the emergence of new social conventions. Here, we study an artificial system of social conventions in which human subjects interact to establish a new coordination equilibrium. The findings provide direct empirical demonstration of the existence of a tipping point in the dynamics of changing social conventions. When minority groups reached the critical mass—that is, the critical group size for initiating social change—they were consistently able to overturn the established behavior. The size of the required critical mass is expected to vary based on theoretically identifiable features of a social setting. Our results show that the theoretically predicted dynamics of critical mass do in fact emerge as expected within an empirical system of social coordination.

      1. J’ai lu uniquement l’article de vulgarisation. Les conclusions que vous en tirez me paraissent légères. Car, dans l’étude, un groupe construit une nouvelle décision unanime, puis rapidement, une minorité s’emploie à critiquer et faire modifier cette décision, et y arrive si elle est de 25 % ou plus. Donc on est dans un processus de décision simple face à un problème simple (s’entendre sur une dénomination d’un objet à ‘baptiser’), et sa révision rapide.
        Il serait hasardeux d’en tirer (d’une expérience de psycho-sociologie) comme conséquence ‘politique’ qu’une minorité électorale pourrait obtenir le pouvoir, imposer une perception du problème, une solution et un changement de comportement à toute une société qui n’a pas participé au processus. Et on peut prendre des exemples historiques tant d’échec du changement (début 1914, tous tombent dans la guerre nationale, malgré le pacifisme affiché par beaucoup ; en 1940, le pétainisme règne sans grande résistance jusqu’en fin 42, de nombreux volontaires sont partis travailler en Allemagne avant le STO) que de réussite d’une minorité infime (Cuba, quelques barbudos entraînent un peuple de 10 millions à renverser le dictateur et le colonialisme US ; XVIe siècle, quelques pasteurs calvinistes envoyés de Genève provoquent une guerre civile de 40 années et bien plus en France ; Portugal des œillets : quelques sous-officiers prennent le pouvoir et obtiennent immédiatement un consensus populaire et un soutien). Dans les trois cas que je viens de citer, c’est la perception massive de la nécessité de changer qui est décisive : je la situerais intuitivement à 50 %, et la présence de quelques individus militants. Dans les deux guerres mondiales, les changements obtenus – droit de vote, sécurité sociale, etc. – l’ont été à la sortie des épreuves et des basculements de la guerre et avec la construction lente d’une résistance politique, et cette leçon me paraît très importante pour la question actuelle.
        Sur les changements de comportement, je renvoie à nouveau aux questions d’abandon du sac plastique gratuit, à la priorité aux piétons sur les passages adhoc, à l’interdiction de fumer à l’intérieur : les processus ne reviennent pas à la question d’une minorité de 25 %. Mais aussi à ce que j’ai dit du plan de restriction électrique d’il y a quelques hivers en Belgique, qui provoqua un tollé du public soucieux de ne rien changer à son confort.
        Pour finir, et plutôt pour rire, Macron a obtenu 24 % au premier tour. Est-ce pour ce 1 % qui lui manque (indispensable selon l’étude) que ses politiques n’obtiennent pas les soutiens unanimes à ses décisions politiques « que la situation réclame » ?

      2. @chabian. Je suis bien d’accord, je tire des conclusions excessivement optimistes et qui me conviennent de l’article de Science. Mon but est avant tout la méthode Coué. D’ailleurs Paul ne dit pas autre chose dans sa vidéo : il faut y croire, car c’est seulement en y croyant qu’on pourra y arriver (= dans l’inconnue de la possibilité réelle pour l’Humanité de faire quoi que ce soit par rapport au risque d’effondrement, dans l’inconnue par rapport à la question de savoir si nous avons franchi un seuil d’irréversibilité ou non, il est raisonnable de postuler qu’il existe une probabilité non nulle pour un sentier vertueux de transition écologique sociétale, et de postuler que pour que ce sentier advienne, il faut qu’on y croit sans quoi on ne se donnera pas les moyens de le réaliser). Cet article me permet de continuer à croire en la « théorie » de Margareth Mead qu’une minorité de citoyens éclairés et engagés et organisés peuvent peser sur la décision collective et affecter la majorité des citoyens. « peuvent » signifie que cela ne doit pas être vérifié par tous les cas de figure historiques. L’intérêt de cette extrapolation est que nous devons faire le constat que les partis écologistes + les écologistes éparpillés parmi les autres partis sont loin d’obtenir 51% des voix partout dans le monde, mais malgré cela, qu’il n’est pas nécessaire qu’ils aient ces 51% pour que la société commence à changer.
        Je m’adresse donc aux désespérés, déçus, frustrés, impuissants pour qu’ils sortent de leur inertie et se lancent dans la lutte, avec la foi qui soulève les montagnes.

    3. Paul Pourquoi vous ne dites pas ce que vous en pensez?
      Et plus généralement puisqu’il faut commencer quelque part quel est le groupe -déjà existant ou la constellation de groupe qui vous semblent le plus apte à forcer les choses?

      Je remets ici des liens postés dans le précédent billet de Cédric concernant des outils de transitions et des debats utiles.

      Sur un outil Economique « technique » de la transition: le prix du carbone enjeux/expérience/limites
      ici>https://www.youtube.com/watch?v=42F7KEyaFEw&list=PLa0GJqdwzk6wBKAOprP_o63O8ZBPaMElu

      Sur un cadre politique « souhaitable/possible » …
      – Débat sur la refondation d’un projet européen et la question du financement de la transition écologique
      ici > https://tv.arts-et-metiers.fr/pour-une-europe-de-lenergie-et-du-climat-lunion-a-long-terme/

      Avec : Amélie DE MONTCHALIN, députée LREM de l’Essonne, membre de la commission des Finances. Yves COHEN-HADRIA, membre de l’Initiative Climat 2020 (fondée par Pierre LARROUTUROU), fondateur et directeur associé d’ICMS. Jean-Marc JANCOVICI, président du Shift Project, think-tank de la transition carbone.
      Conférence organisée par le Groupe Professionnel Arts et Métiers Energie

  6. Quelqu’un d’autre m’envoie ceci :

    Bonjour Monsieur Paul Jorion,
    J’ai regardé votre vidéo du 8 août 2018 et j’ai senti de la lassitude de votre part et je voulais vous apporter mon soutien et mon point de vue sur la situation.
    Je pense que les gens ne sont pas prêt à vous écouter. Le réchauffement climatique remettrait en question tellement de chose en eux. Leur idée du progrès, de la réussite sociale, du sens de leur vie tout court. Tout ceci serait remis en cause. Vous savez la plupart des gens se sont battu pour avoir leur petit confort, ils ont fait des études, ils sont artisans, ils ont passé des concours, etc,etc, quelque soit la vie qu’ils se sont choisi ou , bien souvent, vu imposé, ils y tiennent finalement. Car cette vie est calibré avec des valeurs dont nous avons tous reçu l’éducation. La compétition, l’individualisme, la performance autant de valeurs qui ont servi d’architecture à nos esprits. Bien entendu le responsable vous le connaissez comme moi, c’est le capitalisme. Il a besoin de cet état d’esprit pour perdurer.
    Maintenant revenons au réchauffement climatique. Vous comprenez que c’est un sujet qui va à l’encontre du capitalisme et la plupart des gens ne veulent pas le remettre en cause. Ils y sont née dedans. Vous leur en demandez trop! Vous êtes vous déjà posez la question de savoir ce qui vous a permis de remettre en cause le capitalisme? Pour ma part, c’est suite à un accident de la vie. C’est le jour où vous passez de l’autre côté du miroir que vous comprenez les rouages de notre société. vous avez alors du temps pour l’observer. C’est à ce moment là que j’ai pris conscience de la dangerosité du capitalisme mais aussi de sa prégnance dans les esprits.
    Si vous doutez de ce que je dis , pensez alors au mouvement Zadiste. Ces derniers sont en quelque sorte des éclaireurs de notre société. Des avant-gardistes. Avez vous vu le mépris avec lequel ils sont traités? La majorité des gens les voient comme dangereux car ils remettent en cause un mode de pensée.

    Paul, le moment n’est pas encore venu pour imposer un nouveau paradigme à la population. Ce n’est pas votre manque d’engagement qui est en faute mais quand une terre n’est pas prête, cela ne sert à rien de gaspiller sa semence.
    Après, il faut que vous acceptiez que de toute manière, sur les 9 milliards que nous serons quand les premiers effets conséquents du réchauffement se feront sentir, il y aura des pertes. Tout le monde ne va pas survivre. Ensuite, vous devez avoir conscience que sur la planète, tout les pays ne vont pas réagir de la même manière. Des îlots de survie vont naître. La suite de l’histoire, on ne la connaît pas. Donc, pour terminer, restez lucide, ne vous laissez pas emporté par du sentimentalisme, cela va secouer mais je pense qu’on va y arriver!!!!
    PS:
    Melancholia est un super film. Lars Von Trier est l’un de ces personnages étranges avec qui on aimerait au moins une fois dans sa vie pouvoir discuter autour d’une bonne bière.

    1. Il y a pire que d’avoir vu la mort de près , c’est être sur que ça arrive tout à l’heure .

      Et quand tout le monde (ou presque) est dans cette situation , ça peut donner de l’imagination à bien plus que des zadistes ( apparemment un peu vite désabusés ) .

    2. oui, les mécanismes de défense psychiques à l’oeuvre (déni, déplacement, refoulement, dénégation, projection, etc.) prouvent que le dérèglement climatique menace bien nos acquis culturels, menace notre intégrité psychique en fait : nous savons bien inconsciemment que « l’objet effondrement » ou « dérèglement climatique » ou « extinction de la biodiversité » implique forcément que nous devrions changer tout notre software, voire une partie de notre hardware vu la base physiologique matérielle de nos connexions neuronales…

      Peut-être un peu trop pour un grand singe comme nous…

    3. Quel est la valeur de ce commentaire sceptique et résigné?
      La « suite de l’histoire » du réchauffement si les émissions de GES continuent c’est la misère, le malheur, la mort et ça commencera probablement déjà pour la génération qui a dans les 20 ans aujourd’hui, pas dans 3 ou 4 comme Paul le laisse malheureusement entendre.

      Si des boulets ne veulent pas le comprendre et le supporter faisons ce qu’on peut avec eux si possible, sans eux sinon, ou contre eux dans le pire des cas.

      1. Non, car ce serait contre les pauvres. Les pauvres peuvent comprendre, il faut seulement leur donner une autre grille d’analyse, que celle des économistes comme Vittori (je viens de l’installer en tête de mon « top 10 » des économistes nuls !)

  7. Les changements climatiques sont bien réel, nous devons faire « quelques choses». Quoi?
    Dans les circonstances ce phénomène est un dérivatif, non moins réel, qui cache avant tout le véritable problème qu’est l’épuisement des ressources, si bien que nous n’avons plus les moyens d’utiliser les ressources restantes pour expérimenter quelques théories plus ou moins hasardeuses qui nous permettrait de maintenir un certain niveau de vie tout aussi hasardeux.
    Les ressources encore disponibles résident dans la capacité des écosystèmes à se reconstituer, il ne sont pas encore éteint et si nous les laissons agir c.à.d. cesser de les agresser et de les détruire ils pourraient encore fournir au minimum eau et air adéquate à la consommation.
    Mais pour cela il faut «ARRÊTER» se faire le plus discret possible et laisser la nature refaire ses forces, nous devons faire une pause, pendant ce temps faire travailler davantage nos neurones pour quand les choses se seront rétablit être mesure de vivre à l’intérieur des capacités de nos écosystèmes.
    Nous sommes mieux de faire un petit jeûne volontaire que de nous en faire imposer un en permanence…

    1. C’est la première fois que je note une traduction de « mort » par  » jeûne permanent  » .

      Mais votre séparation entre gestion des ressources d’un côté , et modification de comportement et recherche novatrice de l’autre , est sans doute à creuser .

      On peut noter , sur ce thème , qu’on a connu des précédents « nucléaires » quand on a pu mettre au point des modèles numériques simulant la bombe à  » améliorer » , sans avoir à en faire péter quelques unes dans des atolls lointains ou déserts plus ou moins parcourus .

      Pour le coup , notre capacité à faire faire aux « machines  » en quelques semaines ce que la nature a mis des centaines de millions d’années à permettre , est plutôt une sacrée espérance et soulagement .

    2. Tout à fait d’accord : les écosystèmes et la biodiversité sont notre « assurance-vie », indépendamment de notre recherche lente et laborieuse de solutions humaines, il faut foutre la paix d’urgence à une bonne partie de la surface de la planète, une solution préconisée par de grands biologistes américains (50% de réserves naturelles surl a surface terrestre)
      https://www.theguardian.com/environment/radical-conservation/2016/jun/15/could-we-set-aside-half-the-earth-for-nature

  8. peut-on parler pragmatique du vécu des derniers jours ?
    J’ai mis un temps certain à admettre que nous allons à notre perte par le changement climatique que nous avons induit, et que nous continuons d’induire. On se sent pris par le quotidien et notre survie quand on a une vie « pas facile ».
    Apaisée par la force des choses depuis qq années (la retraite), bien qu’éternelle combattante, à chaque fois que l’occasion se présente j’alerte avec mes minuscules moyens : en réponse aux mails politiques collectifs, sur twitter, en commentaire sur des sites, etc. Ben tout le monde s’en fout ! Ils restent tous dans leur lutte quotidienne.
    Pourtant je leur dis à peu près ceci :

    « les classes moyennes nées à partir de 1970 vont en baver (pas les riches qui s’en sortent toujours, ni les pauvres qui en bavent déjà !) : le climat, les déchets, notre système basé sur le pétrole.
    l’horreur a commencé… à se voir. Car elle a commencé au moins années 1970. Le Club de Rome a fait des prévisions tout à fait réalistes qui commencent à se confirmer. C’était le temps où l’écologie m’était apparu comme allant de soi. Quand on voit que son influence politique est assez nulle en France, de quoi être très pessimiste.
    Je serai morte avant, mais je commencerai à voir les drames avant. Je suis très pessimiste. »

    Dans nos climats et logements des contrées tempérées il est plus dur de supporter la chaleur, rien n’est prévu pour, pas comme sur les Tropiques, où déjà le soleil ne nous arrive pas dans « la gueule », où les maisons se protègent du soleil qu’ils savent dangereux, ici on le trouve bien faisant : vive les grandes baies vitrées ! on est obligé de vivre calfeutré pour se protéger, et encore c’est très relatif.
    dois-je vous relater comment j’ai essayé de faire survivre mes tomates, mes salades, mes fleurs, mes plantes en général ces quelques jours passées ? sans dépenser des hectolitres d’eau (vive le goutte à goutte mm pour un petit jardin).
    mais vraiment, à 76 ans, je ne me vois pas encore dans 5 ou 10 survivre enfermée par des temps pareils !

    1. Il y a sans doute des concepts et exemples à prendre , pour la construction de bâtiments , dans les pays historiquement et géographiquement plus exposés aux fortes températures que les nôtres , mais je vous assure que supporter des températures de 40 degrés la nuit à AL Asnam ( ex Orléansville ) ou en brousse gabonaise en saison chaude ( et humide ) , même à l’abri dans des cases autochtones , ça laisse des traces et qu’il vaut mieux être encore jeune pour y travailler , ou ne pas mégoter sur la sieste et le pas de sénateur pour vivre longtemps .

      Il y a même sans doute plus d’efficacité à s’inspirer rapido de la soit disante lenteur africaine ( ou corse ) , que de la pertinence des constructions , pour « s’adapter » rapidement au changement de climat .

      C’est vrai aussi de ce que l’on peut apprendre des tomates , car , comme je m’étonnais auprès de mon marchand -producteur de pommes et légumes attitré du marché , de ce que les tomates ne parvenaient pas à rougir dans les jardins , il m’a expliqué qu’en fait , les tomates ( comme le reste ) , se mettent en régime de survie pendant les canicules et ne font même plus l’effort de murir , pour aller à l’essentiel .

      Et comme on était entre nous , il m’a indiqué une méthode pour parvenir à les faire rougir quand même , mais je risque d’être censuré .

      1. Sur les tomates les observant plusieurs fois par jour j’avais remarqué que si mon arrosage était trop minime (par ex. un goutte à goutte que de 10/15 mn au lieu de 20 mn) elles survivaient mais prospéraient moins, dans tous les cas elles restaient strictement vertes ! donc merci de me confirmer le phénomène. (mon intuition me le suggérait)

        sur les Tropiques il est vrai que je faisais référence aux Tropiques vertes (les arbres étant partout jusque dans les villes des ex-forêts) et non environné d’un désert ! par ex. au Sénégal c’est plus « raide » qu’en Thaïlande (je parle loin des côtes évidemment).

      2. Content de vous avoir donné la clé du refus de rougir des tomates pourtant arrosées .

        Pour ce qui est des arbres que Trump veut supprimer pour éviter les incendies , s’ils sont partie très importante sinon essentielle de la solution , ils ne font pas tout pour autoriser la vie « à l’européenne » partout . Je vous promets bien que ce ne sont pas les arbres qui manquaient à Koula-Moutou , en pleine forêt gabonaise quand j’y nourrissais les moustiques .

    2. Merci Annie S! Vous avez completement raison dans votre diagnostic et dans ce que vous faites.
      Au moins vous aurez essayé de changer les choses avec vos moyens et selon les circonstances.

  9. Jean-Pascal van Ypersele, ancien Vice-Président belge du GIEC, qui a failli en être le président, et qui est la figure publique de la climatologie en Belgique parle, lui, de 40 ans de cri dans le désert !!!! https://www.rtbf.be/info/societe/detail_il-faut-reduire-plus-rapidement-les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-selon-jean-pascal-van-ypersele?id=9989842

    Interviewé par la radio de la RTBF :
    – Journaliste : « JPVY est-ce qu’il y a des jours où vous avez le sentiment de radoter ?
    – JPVY : En tout cas je sais que je dis presque la même chose depuis presque 40 ans…
    […]
    – Journaliste : Est-ce que les politiques sont à la hauteur ?
    – JPVY : [long silence]… Pour la plupart, je dirais… non.
    – Journaliste : Pour la plupart, ça veut dire y compris les Européens, y compris les Belges ?
    – JPVY : Vous savez l’Europe n’a toujours pas, c’est tout de même sidérant plus de 3 ans après l’Accord de Paris, revu l’ambition de ses projets… donc même en Europe on est en retard.
    – Journaliste : Donc ça veut dire qu’on arrivera pas à limiter le réchauffement à 2°C ?
    – JPVY : C’est un risque très élevé à l’heure actuelle
    […]
    – Journaliste : Vous vous dites pas à un moment, ben tiens, je devrais faire de la politique, et je serais peut-être plus efficace si je quittais mon rôle de scientifique et si je montais moi-même « au charbon », même si l’expression est très mal choisie…
    – JPVY : Effectivement, c’est une question que je me pose parfois. Je pense… jusqu’à présent en tout cas, que je suis plus efficace en parlant à tout le monde, vous savez j’ai été invité et je suis prêt à le refaire, à parler dans les congrès de presque tous les partis politiques en Belgique et parfois à l’étranger, j’ai parlé à nombre de Chefs d’Etat et de Gouvernement je crois que ce serait plus difficile si j’avais une étiquette politique, que je n’ai pas aujourd’hui je ne suis membre d’aucun parti et je parle à tout le monde.

    […]
    – Journaliste : Et on vous verra un jour en politique ou pas ?
    – JPVY : Heu en tout cas dans l’état actuel des choses non. »

    James Hansen, le climatologue qui a témoigné devant le congrès en 1988, parle lui, plus optimiste, de 30 ans. https://www.theguardian.com/environment/2018/jun/19/james-hansen-nasa-scientist-climate-change-warning

    Jean Jouzel, lui aussi ex Vice-Président du GIEC et grand climatologue français, dit grosso modo la même chose : https://www.franceculture.fr/sciences/jean-jouzel-il-y-a-un-risque-qu-il-ne-soit-trop-tard-pour-lutter-contre-le-rechauffement-climatique-de-facon-efficace

    Etant donné le hiatus gigantesque entre information scientifique et action politique (inaction), les 15.000 scientifiques qui ont signé l’alerte maximale, et d’autres penseurs de la transition écologique, estiment que, sans une pression citoyenne, populaire, massive, sur les gouvernements, ces derniers ne décrèteront pas la mobilisation générale nécessaire pour réaliser une transition écologique sociétale effective. https://academic.oup.com/bioscience/article/67/12/1026/4605229
    Sustainability transitions come about in diverse ways, and all require civil-society pressure and evidence-based advocacy, political leadership, and a solid understanding of policy instruments, markets, and other drivers.

    Voilà, les hommes, les femmes, les noirs ont pu voter après la révolution française, les suffragettes, la lutte pour les droits civiques (je schématise). Donc sans descendre en masse dans la rue pendant des semaines, nous ne devons rien attendre de nos gouvernements, ils ne bougeront que sous la pression populaire. On ne doit pas espérer un « salut venu d’en haut », un deus ex machina avec un gouvernement éclairé et bienveillant, ce n’est pas ce que l’histoire nous enseigne. Johnson a légiféré parce que sous pression par Martin Luther King, les médias, les manifestants. Le UK a lâché l’Inde parce que sous pression par Gandhi, les manifestants, les médias internationaux. Les blancs ont lâché l’Appartheid parce que sous pression par Mandella, les médias internationaux, les manifestants.

    La lutte non-violente s’est révélée historiquement plus efficace pour déclencher des changements majeurs de régime, des changements pérennes, à condition qu’elle soit accompagnée d’une stratégie à long terme (d’où l’importance des leaders stratèges à la King, Mandella, Gandhi, les « Patton, Guderian, et autres généraux en temps de paix »).

    Il faut donc un mouvement mondial citoyen pour la transition écologique sociétale et des leaders charismatiques pour soulever ce mouvement.

    CQFD.

    1. Tous vos exemples historiques sont justes, mais ils sont une vue dû passer où l’on ne pouvaient qu’espérer mieux.
      La lutte non violente fonctionne quand la population a tout à gagner, là elle a toutes à perdes .
      La mobilisation en sera que plus dure .
      Pour moi la solution ne se trouve pas dans le passé des actions de mobilisation historique mais elle doit s’inventer complètement.
      Le climat (terre) et le capitalisme (homme) sont entré en guerre , je ne sais pas qui va gagner.

  10. il fait tres chaud. qui va financer ce plan ?. Est ce que ce plan va se traduire par un impot ou une taxe ?
    Est ce que le pognon soustrait aux contribuables va faire avancer la chose?

    1. Bernadette,
      Pourquoi posez vous des questions dont vous connaissez les réponses?
      Oui nous allons tous devoir payer. C’est ça la fin de l’énergie pas chère, des limites physiques de notre planète, et du modèle de répartition inégale des richesses.
      Mais si ça marche Bernadette: le JackPot: une terre bien vivable pour encore 10000 Ans dés 2050!

      1. Juan,
        Pour les 10000 ans c’est une plaisanterie.
        LE principe d’une nature préservée autant que faire se peut passe par une décarbonatation sévère des emissions.
        Divisions par 4 à l’orée de 2050 et neutralité voire compensation pour 2100 pour le 2°C.
        Comme on y n’est pas sur cette trajectoire (sauf miracle politique « demain », qu’avec +1.2°C de aujourd’hui ça part déjà en live, et qu’on file vers les +3-4 à la fin de 2100, le futur c’est maintenant qu’on le décide.
        Dire qu' »on ne sait pas » c’est se tromper soi même et les autres.

  11. Je ne suis pas d’accord sur la formulation de la conclusion de NOUS SOMMES CUITS. QUE FAIRE ? qui est : « Il faut faire quelque-chose »

    Presque tout le monde (sauf Trump?) est disposé à faire quelque-chose, mais le plus souvent c’est seulement un bien trop petit quelque-chose.

    Le problème est que ce qui est décidé (ou seulement promis) l’est en fonction de ce qui parait acceptable: on ne tient pas compte compte de l’ordre de grandeur(*) du résultat obtenu et du fait que ça ne servira finalement à rien.

    Les décisions qui ne sont prises qu’en fonction de ce que les gens (les lobbies industriels, les électeurs, les différents pays, etc, etc) paraissent disposés à accepter sont innombrables. Par exemple multiplier les panneaux photovoltaïques et les éoliennes mais refuser d’assurer le stockage de l’énergie produite pour en disposer en fonction des besoins – sous le prétexte que ce stockage coûterait trop cher – ne peut assurer qu’une diminution assez dérisoire de l’utilisation des énergies fossiles. La place que tiennent le photovoltaïques et l’éolien dans les médias est tout à fait disproportionnée.

    Les piètres résultats de ce qui est fait actuellement conforte la position de ceux qui préféreraient ne rien faire et, ce qui est encore bien plus grave, désespèrent les autres.

    Il est facile de comprendre que beaucoup de ceux qui pensent qu’ils ne seront plus là quand les choses deviendront insupportables aient tendance à se contenter de mesures symboliques qui ne les dérangent pas trop. Il serait par contre logique que les plus jeunes exigent que la planète reste vivable pour eux et leurs enfants.

    Nous devons donc oser exiger que ce qui est fait pour la planète soit à l’échelle de nos bêtises passées et présentes. Je suis persuadé que ça nous donnerait du cœur à l’ouvrage.
    ___
    * : être à l’aise avec les ordres de grandeur n’a rien d’évident, rien ne nous y prépare comme le montrent la difficulté que nous avons à juger de l’opportunité des dépense de l’Etat quand elles portent sur des milliards, des dizaines de milliards ou des centaines de milliards et à l’inverse l’entrain que nous démontrons presque tous à faire des économies de bouts de chandelles.

      1. Mais Juan, moi qui vous croyez un doux troll démocrate…je suis tres déçu. Vous donnerez 400€ par mois au blog svp…

      2. Si vous me faites l’avance jusqu’à extinction , on peut voir !

        ( PS : Troll ? ..je m’en remets à la caution de Paul Jorion ) .

    1. Ce ne sont pas tellement les « ordres de grandeur  » qu’il faudrait remettre en cause, plutôt les choix technologiques. eux-même en matière d’énergie .

      A ce titre, nous français avons certainement une lourde responsabilité. Alors que nous étions les champions du Nucléaire, nous avons préféré nous lancer dans la technologie EPR pour protéger les intérêts d’Areva, plutôt que de donner suite aux expériences américaines de MSR (réacteurs à combustibles liquide), qui avaient pratiquement démontré que cette technologie pouvait nous libérer du pétrole.

      Une erreur franco-allemande aux conséquences tragiques : au lieu d’un nucléaire « propre » (ou pratiquement), nous avons eu la révolution technologique du Gaz de schiste , qui a incontestablement relancé la consommation d’énergie fossile pour un long moment, avec toutes les conséquences écologiques et géopolitiques que cela peut avoir.

      « La face gâchée du Nucléaire »

      1. Je le répète, pour moi, une énergie infinie (fusion nucléaire ou autre), serait la pire des choses, synonyme de destruction quasi certaine de la biosphère. Imaginez que chacun puisse détenir chez lui l’équivalent 2,5×1017 J d’énergie (je lis dans wikipedia que c’est l’énergie dégagée par la Tsar bomba…).

        Moi je ne donne pas cher de notre peau si chacun peut disposer d’une énergie équivalent à une bombe nucléaire.

        Le pétrole est en pratique aujourd’hui une énergie « quasi infinie », heureusement qu’il faut en dépenser un peu (de plus en plus) pour le produire, ça freine son extraction et son usage.

        Sinon on aurait déjà bu bétonner toute la planète.

        Si la technologie libère la contrainte de la production d’énergie, alors il nous faudra de toute façon en arriver à nous « auto-limiter » nous-mêmes, d’une manière ou d’une autre (I = PAT : limiter population, niveau de vie matériel et technologie en combinaison).

  12. « QU’ON S’INTÉRESSE AU MOINS À LA PARTIE EN COURS, QU’ON NE LÂCHE RIEN, PAR CÉDRIC CHEVALIER »

    Mais qui est ce « on » ?
    Ou ce « nous » ?
    Ce n’est pas l’humanité tout entière, ce n’est pas vous et moi tout seuls.
    Ce ne sont pas « les citoyens » par opposition aux gouvernants.
    Collectivement, pour nous Français, ce « nous » est la France. Je n’en vois pas d’autre.
    Montons un mouvement politique résolument décidé à défendre la planète !
    Les écolos se sont perdus en batailles intestines, en ambitions personnelles, et aussi dans la défense de tous les sujets sociétaux possibles du moment qu’ils étaient « modernes ». Faisons mieux.
    Cessons de poursuivre des buts opposés, consommer plus pour la croissance et consommer moins pour la planète.
    Croyons en la politique, croyons en nous-mêmes, ayons foi dans le poids et le sens des mots.
    Quoi mettre dans une telle plateforme politique pro-planète ? La tâche est ardue !
    Moins consommer, moins dépenser, moins gaspiller bien sûr, moins produire aussi, renoncer à toutes sortes de facilités de la vie moderne, choisir la frugalité… mais il s’agit là d’une véritable conversion ! Elle serait bienvenue, j’en suis convaincu. En sommes-nous capables ? La sagesse nous commande d’essayer.

    1. Le PS français fait mieux que vous : il sollicite un belge pour prendre la tête de sa prochaine liste aux européennes . Dray fait la gueule .

      Mais j’aime bien , et même plus , l’idée de mixités nationales dans cette élection , idée institutionnellement recalée comme premier vaccin transnational par les instances européennes en place , de façon consternante .

      1. Remarque au passage :

        On a suffisamment rigolé en évoquant le nuage de Tchernobyl qui se serait arrêté aux frontière de la France , pour éviter le ridicule ( qui tue moins que la canicule ) de prétendre avancer sur le réchauffement climatique avec nos 66 millions de citoyens et de sujets de division .

    2. Vous posez la question de l’échelle à laquelle l’action sera la plus efficace :

      – Plus large, c’est évidemment mieux. Non, c’est même la seule option !
      ===> Plus large le champ d’action mieux c’est, toutes choses étant égales par ailleurs. Oui, mais elles ne le sont jamais, justement ! Un pays dispose déjà d’institutions démocratiques en capacité de le mobiliser et surtout que sa population contrôle puisqu’elles sont démocratiques, il dispose aussi d’un « vouloir être ensemble » préexistant, les deux étant évidemment liés. Un ensemble plus grand ne disposera que d’institutions non démocratiques donc non contrôlables par la population (UE), voire d’aucune institution moindrement efficace (le Monde), quant à son « vouloir être ensemble » il sera faiblard voire inexistant

      – Une communauté démocratique existante – bref, une nation qui soit démocratique – est donc la seule entité collective à même d’agir efficacement, même si son champ d’action sera limité
      ===> Oui, mais son action ne sera jamais suffisante à elle seule. Même si c’est l’une des deux superpuissances Etats-Unis et Chine, à plus forte raison une puissance importante comme la France, sans parler d’un petit pays type Uruguay ou Islande

      Je vois deux solutions possibles à ce blocage :
      1. Un gouvernement mondial, ordonnant et distribuant. Ou alors un oligopole des principales puissances, c’est-à-dire un duo américano-chinois « expliquant » aux autres ce qu’ils doivent faire… sinon, gare ! (Russie désolé vous n’êtes plus une superpuissance, UE désolé vous allez faire là où votre seigneur et maître vous dira de faire car vous n’êtes qu’économie pas puissance stratégique)
      2. Des nations indépendantes prenant des initiatives, l’une inspirant les autres par telle réussite, l’autre les prévenant par tel échec. Les unes se refusant à tout changement – progressivement isolées par d’autres – les autres prenant de l’avance à la recherche d’un motif de fierté. L’ensemble aboutissant progressivement à changer la référence de ce que signifie être « un pays qui se respecte »… et ainsi les comportements

      La première n’a aucun précédent historique repérable (gouvernement mondial) ou seulement des précédents négatifs (un duopole, ça donne en général une guerre froide ou chaude)

      La seconde a quelques précédents – on a déjà vu des nations démocratiques prendre des décisions positives, si ! – et elle permettrait de multiplier les expériences à l’échelle de l’humanité. Elle ne se suffit pas à elle-même, car elle suppose un « changement culturel » transnational. Mais elle me semble présenter de meilleures chances – meilleures ne serait-ce que parce que pas strictement nulles comme dans le premier cas.

      A l’échelle de la France, il y aurait déjà pas mal de pistes envisageables :
      – R&D sur le nucléaire fertile – réacteurs à sels fondus, au thorium ou à l’uranium 238 – pour le remplacement de nos moyens électriques par mieux que le mal fou.u EPR voire prendre une longueur d’avance sur une techno d’avenir
      – Passage à l’électrique du maximum de processus industriels ainsi que du chauffage… l’objectif étant d’augmenter progressivement la part de notre énergie finale qui soit d’origine électrique, donc qui peut plus facilement être rendue indépendante des fossiles. Idem pour ferroutage, transports en commun à développer
      – Susciter le développement de moteurs de voiture économiques en carburant par l’imposition d’une TIPP augmentée progressivement de manière connue à l’avance. Par exemple, triplée sur dix ans
      – Règle « stop à l’artificialisation » : tout m² de nouveau béton ne peut que remplacer un m² de béton déjà existant. Les espaces naturels, on n’y touche plus
      – Modification progressive des pratiques agricoles pour arrêter la dégradation des sols arables. Je ne suis pas spécialiste, je ne sais pas comment il faudrait faire. Tout ce que je sais, c’est que les sols se dégradent en France et que je n’aime PAS çà !
      – Expérimentations sur l’adaptation de variétés subtropicales dans le sud du pays… et sur la production de vin du côté de Lille ! Là encore je suis hors de mon domaine de compétence, mais il y a sans doute des choses à expérimenter pour aider un écosystème à s’adapter et perdurer plutôt que de le laisser crever bêtement ce qui serait le plus dangereux pour nous

      Et bien sûr ce n’est pas la France qui sauvera le monde à elle seule. Mais certaines de ses réussites – si le gouvernement s’y met sérieusement, ce qui suppose bien sûr qu’on place au pouvoir des gens prêts à s’y mettre, mais c’est au moins possible s’agissant d’institutions démocratiques comme les nôtres – pourront inspirer d’autres pays. Tandis que la France se hâtera de s’inspirer de ce que d’autres ont réussi de leur côté.

      On prouve le mouvement en avançant.

      1. Beau développement , remarque faite cependant que dans le deuxième scenario le mouvement peut devenir chaotique si quelques états pas trop maigres , ne jouent pas le jeu et au contraire profitent des efforts des autres pour empirer le mal à leur profit immédiat ( cf USA après les accords de Paris , ou ceux qui sans moins l’afficher ne font pas grand chose de ce qu’ils ont promis) .

        En fait le réchauffement climatique est un de ces sujets mondiaux comme la ressource en eau , la santé, l’éducation et quelques autres dont le travail ,qui sont par exemple des « tiroirs » de l’ONU avec les échecs , réussites ou limites que l’on connait . Comme tous les sujets globaux les solutions mobilisent en fait une multitude de « niveaux » d’action , d’initiative, de mise en œuvre des décisions , du zadiste à l’ONU .

        Parmi les conditions de progrès requises , il y a sans doute la nécessité d’une cohérence mondiale , la liberté laissée aux échelons inférieurs d’innover sous contrôle ( où l’on retrouve la démocratie ), la Force capable de ramener les tricheurs à la raison .

        On peut penser qu’il en sera du sujet climat comme il en est des autres sujets mondiaux : une assez grande pagaille entre :

        – les grandes institutions mondiales : ONU , OMC, FMI , Banque mondiale , OIT
        – les grandes transnationales ,
        – les grands ensemble régionaux ( Chine , USA , EU ,ALENA , ASEA , Organisation des Etats Africains , ….)
        – les états plus ou moins souverains ,
        – les ONG,
        – les géotrouvetout de base .

        A portée de main et dans la mesure où il faut une force démocratique fiable pour faire respecter la (nouvelle) Loi , j’en reste à l’idée que l’Europe qui le voudra , reste la meilleure façon pour « nous  » de ne pas perdre son temps et sa :

        Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant .

        Pour vraiment participer d’un concert mondial en progrès .

      2. @juannessy : oui le niveau européen me semble le plus haut qu’on peut espérer à ce stade pour l’action avec décisions contraignantes. On y a joute un mécanisme de coordination entre « grands ensembles » (USA, Chine, Afrique, Amérique du Sud, etc.) qui permet d’éviter le free riding. Ensuite effectivement, subsidiarité en cascade de l’Europe au comité de quartier en passant par l’Etat, la (bio)région, la municipalité.

        Par exemple, pour la production d’énergie, je serais très heureux de bénéficier de éoliennes danoises et du solaire espagnol, et de pouvoir leur faire bénéficier de mes ressources ardennaises en eau potable et en bois. La Belgique (et la France) sont trop petites pour s’en sortir seules. Mais l’Europe pourrait être relativement auto-suffisante je crois, si on garde un oeil stratégique sur les matériaux critiques.

      3. @cedric
        c’est déjà difficile d’imaginer comment on pourrait intervenir sur un territoire comme la France, et vous imaginez déjà passer à l’échelle européenne…
        Les électeurs étant tout de même assez réalistes, ils ne vous suivraient pas sur un projet à cet échelle, car ne pourraient pas se persuader de l’utilité de leur vote.

      4. S’ils sont réalistes , ils comprennent que la taille européenne est l’échelle minimale.

        Sinon , ls crèveront et regarderont d’autres faire sans eux , sinon contre eux .

        De façon très réaliste .

    3. Oui, la sagesse nous commande d’essayer. On n’a aucune preuve que c’est impossible de réussir notre grande métamorphose civilisationnelle 🙂

  13. On constate dans ce blog, non sans soulagement que certains trop rares sont conscient qu’un arrêt de la croissance telle que nous l’entendons et une modification drastiques de nos comportement sont nécessaires pour simplement qu’il y ait des générations futures d’ici un siècle.
    Il serait intéressant d’entendre des hommes politiques qui reprennent clairement le fonds des propos de Paul Jorion et de Cédric Chevalier puisqu’on ne s’en sortira pas sans aller au bout de nos rêves.

    1. A mon avis , ça ne va pas tarder dans les neuf mois qui viennent .

      Mais s’en doute pas sans perte, et sans être noyé dans d’autres visées moins vertueuses , et pas sans arrière pensées plus orientées vers la prise du pouvoir.

      On a déjà eu des illustrations dans les élections précédentes .

      Faudra voir qui , comment et pourquoi .

      Mais je ne sais pas où en est Paul Jorion avec l’idée de sa candidature .

    2. Le climatologue James Hansen a basculé dans l’activisme citoyen/politique il y a bien longtemps déjà. Le climatologue van Ypersele laisse planer le doute sur son engagement en politique à terme. Je connais des profs d’unif qui s’engagent désormais en politique locale. A mesure que l’inertie se maintiendra, de plus en plus de pans de la société civile vont monter au créneau pour la transition écologique (je l’espère) : juges, enseignants, profs d’unif, fonctionnaires, entrepreneurs, etc.

      Mais même les partis écologistes sont très en-deçà du discours de vérité et de radicalité qui correspondrait à la réalité scientifique.

  14. Tout dépendra si le rechauffement s’arrêtra ou pas. J’étais à Lisbonne le week-dernier: 50 celsius en ville. Ce que un institut sérieux prévoit pour 2050: la température moyenne parisienne en été serait de 50 celsius.
    Peut-être notre planète ressemblera un jour à la planète Mars, que la terre ne serait qu’un interlude, un caprice dans l’univers avant de prendre la forme d’autres planètes.

    1. Mais si jamais le réchauffement climatique stoppait ? Quel désastre ce serait alors pour la croyance dans les sciences ! .. N’assisterait-on pas alors à une réaction contre toutes les sciences, par des gens qui diraient « vous les scientifiques, vous nous avez raconté n’importe quoi » ?
      Ce n’est pas un risque à prendre, car cela ne ferait qu’ajouter de la difficulté, à ce qu’il est incontestablement utile de faire, pour espérer vivre longtemps sur cette Terre.

  15. Quelques réflexions librement inspirées par cet article, par la dernière vidéo de PJ…

    Vous citez encore, et à raison, cette bonne vieille métaphore de la grenouille.

    A l’entendre, on pense : mais pourquoi cette abrutie de grenouille n’a pas pu comprendre à temps à quel point sa situation était périlleuse? Et pourquoi, même on si on avait lui expliqué, factuellement, qu’elle était en danger de mort, aurait-elle continué à se prélasser dans son chaudron au delà du point de non-retour ?

    A ces questions, vous avez déjà longuement et judicieusement répondu. Je me permettrai de résumer grossièrement ces réponses en disant que, s’il y avait eu un brochet pour lui tenir compagnie dans le chaudron, elle aurait, sans attendre, employé toute son énergie à en sortir.

    Mais il n’y avait pas de brochet, pas non plus d’épuisette providentielle, et l’eau n’était pas encore tout à fait assez chaude pour que notre batracien préféré envisageât réellement d’aller voir ailleurs.

    De notre position d’observateur extérieur au chaudron, mais doué de parole, nous avons eu beau lui expliquer, avec force arguments irréfutables, à quel point elle se condamnait en ne réagissant pas immédiatement : peine perdue !

    Alors, dans l’urgence, nous lui avons alors raconté qu’à l’extérieur du chaudron l’attendait une magnifique mare, agréablement tempérée, regorgeant d’insectes dodus, de nénuphars accueillants, de congénères affables, dont au moins la moitié étaient des partenaires sexuels potentiels et, surtout, dépourvue du moindre prédateur amphibiophage.

    Ses options vite pesées, la grenouille trouva l’énergie pour quitter, d’un bond magistral, son bouillon.

    Évidemment, que l’on ait légèrement enjolivé la vérité, ou concocté un énorme mensonge, le monde hors du chaudron ne répond pas à ses attentes, et on peut s’attendre à ce qu’elle nous en garde rancune. Mais après tout qu’importe, puisque nous ne recherchions pas la reconnaissance de cette bestiole aussi ingrate que crédule, mais seulement à la sauver, pour un temps au moins, de sa propre stupidité ?

    Moralité : aucune, tout ça n’est pas très moral, mais on n’en est plus là…

    1. Voilà une variation intéressante de la fameuse histoire de la grenouille 🙂 !

      Le seul souci, c’est que ce scénario suppose un intervenant extérieur qui soit nettement plus intelligent ou astucieux que la grenouille, puisqu’il parvient à lui faire croire une historiette inventée qui la motive au point de faire l’effort pénible mais nécessaire à son salut.

      Sauf apparition impromptue d’un ET bienveillant, suprêmement intelligent et astucieux comme pas deux, je ne vois pas qui pourrait être cet intervenant. Je ne l’imagine pas humain, puisque l’intelligence des humains si pas exactement uniforme n’est pas suffisamment dissemblable pour que même le plus doué des hommes ne parvienne à faire prendre des vessies pour des lanternes indéfiniment même aux plus crédules.

      Et aucun croyant raisonnable n’oubliera l’adage « aide-toi, le Ciel t’aidera »… Dieu ne va pas résoudre nos problèmes à notre place, Il nous a déjà donné tout ce qui nous est nécessaire pour cela, à nous de faire le reste 🙂 !

      1. D’autant que pour 1 grenouille , ça n’est déjà pas simple , alors pour quelques milliards .

        Mais on peut au contraire me rétorquer qu’il suffirait de jouer sur l’effet vol d’étourneaux , bancs de poissons ou de drones , pour se contenter d’en faire sauter une suffisamment leader : la Chine ? l’Europe ?

    2. C’est une stratégie déjà suivie par de nombreux « transitionneurs/écologistes » : le discours optimiste, de la carotte, film « Demain », Rob Hopkins et les Villes en transition, l’écologie politique « sexy » avec le vélo, les légumes bio, les savons qu’on fait soi-même, les éoliennes et le tourisme durable. Les collapsologues eux utilisent le discours du bâton davantage.

      Mais aujourd’hui ni la stratégie de la carotte ni celle du bâton n’ont fait bouger la masse des citoyens.

    3. D’autant que la grenouille peut toujours se dire : ho non, bouger me demande trop d’effort, je suis bien dans cette eau tiède, qui sait si ce paradis des grenouilles existe vraiment ? Car bouger demande de l’effort à tout être vivant et il préfère une carotte certaine à deux carottes potentielles.

      1. Si tout est cuit , nous et les carottes ….Sans parler des incendies en Californie , en Espagne , au Portugal , en Angleterre , en Suède …

        Mais , depuis Victor Hugo , il fallait s’y attendre :

        Enfer chrétien , du feu . Enfer païen , du feu .Enfer mahométan , du feu . Enfer hindou , des flammes .A en croire les religions , dieu est né rôtisseur .

      2. @Juan, si j’ai dit que vous étiez un troll (mais doux) c’est parce que vous faites feu de tout bois.

      3. En fait , ce que je réfute c’est la version péjorative que internet , qui abime toutes choses , a donné au mot troll du nom du personnage scandinave que j’aime bien en fait , et dont je peux emprunter le costume , d’inné et d’acquis .

        Il y a quelques années , en visitant la basilique de Vézelay dans un groupe cornaqué par un nonne-guide , comme je n’avais pas pu résister à la tentation d’un commentaire moqueur sur saint Pierre , la nonne en m’implorant du regard , avait malicieusement déclaré au groupe  » bon , je crois que nous avons un lutin avec nous . Je vais quand même continuer à évoquer saint Pierre .  »

        J’ai eu honte , mais qu’est ce qu’elle avait de beaux yeux ! et je crois qu’elle ne m’en voulait pas trop .

        Je pense à elle ( alors que je ne sais même plus pourquoi elle causait de Saint Pierre ) chaque fois qu’on me traite de lutin , ce qui reste malgré tout assez rare .

    4. Je ne suis pas sûr que cette métaphore de la grenouille soit très bonne. Une grenouille ne mange pas plus qu’à sa faim, l’Homme si. Et forcément, ça sort aussi plus de l’autre côté, si on veut pousser plus loin l’iconographie…

  16. dans le bulletin d’Attac du 7 août on nous promet :
    « Le 8 septembre, une mobilisation internationale est en préparation pour exiger la fin des énergies fossiles et un futur avec 100% d’énergies renouvelables. »

    pour l’instant je n’ai rien vu sur leur site qui y corresponde ! peut-être que ça va venir ?
    m’enfin p’t que ça bouge dans les têtes ?

    si on fait une recherche sur un moteur « fin des énergies fossiles » on trouve tout un tas d’infos : même des gens contre !

      1. Haha…bon.

        Mais comme le monde et ses infrastructures sont dessinées pour les voitures et les camions…

        Ça fait « mort » à pas mal de trucs finalement…

        Genre les millions de suburbiens dont les pavillons sont trop éparpillés pour organiser du transport en commun…

        Genre les milliers d’entreprises basées sur une intensité de flux routier maximum…

        Je suis d’accord : tout cela doit stopper d’urgence.

        Mais comment leur faire lacher ce monde qu’ils connaissent (avec tout ses défauts ) pour un monde dont ils igorent tout ?

        Tant qu’on a quelque chose à perdre…on va doucement à travers le gué…

        Moi le premier, je donne l’apparence d’avoir fait des choix, mais en fait, je n’ai pas quitté ma zone de confort.

      2. « Mort à la bagnole », « Mort aux mangeurs de viande », « Mort aux voyageurs en avion », « Mort aux américains », « Mort à la démocratie », « Mort aux chinois », « Mort au commerce libre », « Mort au Nucléaire », « Mort aux producteurs de déchets électroniques »….qui en réchappera ?

        Si c’est pour se retrouver à une dizaine de vertueux : rien qu’en limitant l’Humanité aux personnes véganes, n’utilisant pas d’électronique, et ne brûlant pas d’énergie fossile, il ne resterait plus grand monde.

        Juan dit « Mort à la bagnole » sous forme de boutade je pense, mais ce genre de folie nous mènerait à l’extinction, aussi sûrement que le réchauffement climatique, s’il ne cesse pas.

        Par ailleurs, on sait qu’Hitler était végétarien, tandis que Roosevelt se tapait des Martinis à tire-la-rigot…Alors ? la recherche de la vertu ?

      3. Je précise , puisque la confusion est faite , que mort à la bagnole , ne veut pas dire mort à l’automobiliste ;

        Sinon , comme ça fait une quinzaine d’années que je le proclame , j’aurais déjà un génocide sur la conscience .

        La boutade ne voulait que souligner , comme Vigneron ,qui n’est plus là , avait pu le faire en rappelant la responsabilité des titulaires d’assurance vie dans les jeux pervers des banques , que ce sont les quelques dizaines de millions d’addicts à la bagnole et donc aux énergies fossiles qui participent du dérèglement climatique .

        Et qu’il est facile , mais un peu beaucoup faux cul , de crier en même temps  » je veux de l’air pur et des étés pas trop chauds » mais je veux garder ma bagnole et rouler aussi vite que ces merveilleuses bécanes me permettent de m’éclater .

        Oui , j’ai bien vu que Jacquot a prévu de réduire la consommation standard des véhicules à moteur , ce qui est toujours bon à prendre , mais , si je me fie à mon expérience d’automobiliste ( je ne me suis pas encore suicidé ), en 1960 une 203 consommait entre 7,5 et 9 litres /100 kms et un véhicule équivalent aujourd’hui entre 5 et 7 litres , sans que ce progrès technologique incontestable ait permis autre chose que l’explosion du nombre de véhicules . Et les étés étaient sympas et disciplinés en 1960 .

        Bref , c’est comme les recyclages de matériaux : ça soulage mais ça ne résout pas la tendance de fond et d’une certaine façon ça l’a maintient en vie .

        Changez de comportement , pas de voiture .

      4. Quelques exemples de R&D déjà fort avancés :
        https://www.cnetfrance.fr/cartech/peugeot-208-hybrid-fe-objectif-2-litres-aux-100-km-39787324.htm
        https://www.lautomobile.ca/features/nouvelles-technologies-vers-1-litre-aux-100-km/

        Même s’il faut y regarder de plus près, en termes de matériaux rares utilisés par exemple, il n’est déjà pas inaccessible d’imaginer dès aujourd’hui une voiture de grande série sous les 3 litres aux 100, tendant peut-être vers les 2 litres. Et bien sûr la taille est aussi un levier pour descendre la consommation.

        L’idée est que « fouetter » ce genre de R&D et surtout le rythme de son adoption devrait être faisable par des moyens tout à fait classiques. Si la TIPP qui représente aujourd’hui environ la moitié du prix à la pompe est par exemple triplée sur dix ans, le prix à la pompe doublera au minimum, et surtout tout le monde le saura à l’avance. Les constructeurs auront et le temps et la motivation pour préparer des modèles grand public à 2 litres aux 100.

        Diviser par deux ou trois les consommations, donc les émissions de CO2, c’est réellement possible, et pas à la Saint-Glinglin. Et c’est le genre de sujet où un Etat pourrait agir seul, sans attendre que l’ensemble des Européens, ou l’ensemble de tous les hommes, se soient tout à coup miraculeusement réunis dans la solidarité et l’action.

        Et diviser par deux ou trois les consommations, si progressivement des nations de plus en plus nombreuses s’y mettent, ça ferait une vraie différence dans le rythme auquel nous allons vers le gouffre. Donc laisserait effectivement plus de temps à la R&D fondamentale et au changement des comportements nécessaires à construire une civilisation industrielle pérenne.

      5. @Vincent Rey :

        Il n’y a pas de salut avec des « en dehors  » .

        C’est ce que j’ai appelé plus haut les CNS : la vertu individuelle est nécessaire , pas suffisante . La Loi est nécessaire et pas suffisante . La R et D est nécessaire mais pas suffisante .

        La somme des trois et quelques autres bricoles , ça doit commencer à être efficace , mais séparément , tout est nul .

        C’est comme Liberté , Egalité , Fraternité étendue ( ou pas d’ailleurs ) au vivant .

    1. @ AnnieS

      « Exiger », on peut toujours, mais est-ce bien efficace ?

      Quant au 100% renouvelable, certes c’est mieux que le 100% pétrole et charbon, c’est une étape mais ce n’est pas la panacée : la fabrication des éoliennes et panneaux solaires demande beaucoup d’énergie et le recours à des matériaux rares, et la fabrication des batteries aussi, sans compter la pollution extrême de l’extraction engendrée par l’extraction certains de ces matériaux.

      En ne comptant que sur la technique, Nous nous cachons les vraies difficultés : changer nos vies, nos villes, nos maisons, nos industries, notre organisation sociale, politique, économique…

      1. « exiger » ?? qui ? moi ? je risque pas je suis démocrate et pour la liberté de chacun… tant qu’elle empiète pas sur la mienne. Dois-je vous dire que les voitures électriques me laissent septiques depuis – environ, au pif – 2013 pour les raisons que vous exposez, et que – décidément je manque d’interlocuteurs à la hauteur – on ne me « croyait » pas, ou ne comprenait absolument rien et ils répétaient : « mais puisque ça ne pollue pas » sans comprendre eux-mêmes ce qu’ils raisonnaient – mais raisonnaient-ils ? ou plutôt ne répétaient-ils pas ce qu’ils avaient entendu sans comprendre le fond de la question.

        Vous introduisez une réflexion que je ne savais où poser : le réchauffement des centrales atomiques qui se ne refroidissement plus because etc… c’est quand même à éclater de rire (jaune certes) c’est le serpent qui se mord la queue : la merveilleuse énergie promettant de tout résoudre tout tout tout de nos coûts énergétiques par sa capacité inégalée à remplacer toutes les autres… même les propres… puisqu’elle est plus propre que propre… zut on avait oublié qu’il fallait de l’eau froide… j’y retourne immédiatement… (emprunt à un certain Boris)

  17. je trouve bien que les aiguilles de l’horloge soit remise a l’heure solaire ou peut etre a l’heure legale. Ce systeme doit etre accompagne d’un autre mode de vie professiobnelle. Faire fonctionner les machines en permanence n’est pas rentable comme les horaires variables d’ailleurs qui amenent plus de bagnoles sur les routes. Il faut miser sur des horaires decales. Qu’en pensent les internautes ?

  18. Bonjour,

    Je trouve vos commentaires assez naïfs et finalement assez utopiste. J’ai de mon côté un point de vue assez pragmatique et pessimiste sur la situation actuelle.

    Notre niveau de vie est grosso modo proportionnelle à notre consommation énergétique par tête de pipe, et je ne connais aucune population (dans le sens collectivité) qui accepte volontairement de diminuer son niveau de vie même si cela permet d’augmenter de manière significative le niveau de vie d’une autre population.

    La seule porte de sortie est une diminution de la population mondiale. Je doute qu’un régime démocratique en vienne à une solution structurelle à ce niveau, mais étant donné le pourcentage de la population mondiale qui vit sous régime dictatoriale, je suis intimement convaincu que certains de ces régimes arriveront à la conclusion qu’il faut prendre le taureau par les cornes de manière structurelle et déclencheront des guerres d’éradication sous pretexte écologique.

    C’est un concept difficilement immaginable maintenant, mais il faut juste que la pression monte un peu plus avec un impact climatique plus important et un malthusianisme soutenu par des états va arriver.

    La pop culture commence déjà à introduire le concept (je vous engage à regarder le dernièr Avenger ou à lire « Inferno » de Dan Brown pour vous faire à l’idée qu’un concept de réduction brutale de la population mondiale commence déjà à faire son chemin dans les médias de masses). L’intégration de ce concept au sein de la pop culture me parait assez important pour être soulevé et surtout l’absence de réaction vis-à-vis de ces concepts me parait préoccupant.

    My two cents

    1. « diminution de la population mondiale « :
      si vous suivez les actualités vous savez qu’il est question de l’avortement en Argentine, comme précédemment en Irlande, la très catholique. Et là c’est tout le continent Sud Américain qui se trouve concerné par ricochet.

      500 000 femmes avorteraient en Argentine chaque année avec son lot de mortes, d’infirmes à vie, etc.

      et pendant ce temps le Pape chef de milliards de catholiques sur Terre nous enseigne « qu’il faut engendrer »
      Le pape est-il le seul de sa catégorie à « enseigner » la même chose ? je ne crois pas. On doit en trouver dans toutes les croyances, toutes sortes de régimes politiques.

      Alors la diminution de la population mondiale ce n’est pas par la force et la contrainte, tel que vous le décrivez, qu’elle se fera, mais uniquement par les femmes.

      Les femmes instruites dès le plus jeune âge, libres de leur corps, libres de gagner leur vie font moins d’enfants, le résultat sera par une meilleure civilisation du monde : la diminution de la population mondiale. ça ne se verra pas du jour au lendemain, mais on peut y travailler chaque jour.

      1. Je vous rejoins sur l’importance cruciale de l’émancipation des femmes (indépendance financière suivie d’un cadre légale qui assure une égalité homme femme) ainsi que la réapropriation de leur corps (avortement, choix de contraception, indépendance sexuelle) dans le contrôle des naissances, et même dans les pays développés il y a encore du chemin à faire sur ces deux sujets.

        Cependant cela permet une stabilisation de la population, pas une réduction de la population. On ne peut avoir 8-9 millard de personnes sur terre qui vivent avec un niveau de vie occidental. On ne peut pas interdire aux populations africaines, asiatique ou sud américaine d’améliorer leur niveau de vie, et bien que le concept de décroissance commence à faire des émules en Europe, lorsque l’on commence à creuser un peu l’impact que cette décroissance va avoir, même ses adeptes callent.

        Un example simple, le système de pension par répartition est un système de ponzi, il ne tient que si il y a une augmentation de la base imposable financant le système, ce qui est difficilement concevable dans une société en décroissance… Il faut modifier le système des pensions en un système à enveloppe fermée avec un système de point donnant accès à une partie de cette enveloppe pour que le système soit viable. Dans un système en décroissance, cela veut dire une réduction du montant nominale des pensions…

        Etant manager, je dois aussi gerer les augmentations au sein de mon équipe, jusqu’à présent personne n’est venu me trouver en demandant une diminution de salaire et je n’ai pas l’impression que la population soit prête à ce sacrifice…

        La modération salariale actuelle impacte déjà les relations intergénérationnelles au bureau, aucun jeune arrivant sur le marché du travail actuellement ne pourra obtenir dans 10 ans, à évolution de salaire de carrière identique, le salaire actuel de son ainé de 10 ans et encore moins de 25 ans le salaire actuel de son ainé de 25 ans. C’est actuellement la manièure dont est gérée la décroissance salariale en Belgique, les plus jeunes paient pour les plus vieux.

        A titre d’exemple un ingénieur civil commencait en moyenne avec 2450€ brut en 2001, il commence en moyenne avec 2700€ brut en 2018, entre temps l’index à fait plus ou moins +35%, les 2450 de 2001 valent donc 3300 en 2018, c’est 22% de plus que le salaire à l’embauche de 2018 et on sait tous que l’index reflète uniquement partiellement l’augmentation du coût de la vie. Si a cela on rajoute les obligations de modération salariale qui confine les augmentations à l’index, les jeunes ingénieurs ne profiterons pas comme leur ainé d’une augmentation de salaire supérieure à l’index sur leur 5 à 10 premières années de carrière, creusant encore plus fort l’écart.
        Ce modèle n’est pas tenable et va engendrer des tensions inter générationnelles qui vont avoir un impact critique sur l’évolution de notre société.

        En conclusion je suis pessimiste, mais nous ne sommes collectivement pas prêt à prendre les mesures nécessaires pour éviter une catastrophe climatique, et lorsqu’elle sera la, la porte de sortie sera malheureusement un bain de sang.

        Notre bocal (la terre) est déjà trop petit.

      2. @ Qrun

        Vous avez tout à fait raison bien évidemment, on ne saurait pas aujourd’hui faire vivre 10 milliards de personnes avec un niveau de vie de pays développé. D’autre part :
        – Interdire aux moins développés de progresser serait impossible en plus d’être immoral
        – Ralentir la croissance démographique, qui a lieu aujourd’hui essentiellement en Afrique noire et en Inde, est pensable en aidant à grande échelle les Etats concernés dans les domaines de la santé et de l’éducation, mais ne pourra que stopper la croissance à 9 milliards plutôt que 11, utile mais insuffisant
        – Éliminer les gaspillages pourrait aider mais serait loin de suffire à soi seul
        – Enfin la décroissance est pratiquement impossible dans des proportions suffisantes pour faire une vraie différence, sauf révolution des mentalités comparable à la vocation qui fait entrer certaines personnes dans la vie monastique. Car c’est bien là le genre d’austérité qui serait nécessaire pour vivre bien à 10 milliards

        Or, si parmi les Français catholiques on compte peut-être 0,1% de moines et moniales (30 000 sur 30 millions) il est difficile d’imaginer que la proportion de la population mondiale prête à adopter une telle austérité soit fortement différente. Difficile de compter là-dessus.

        D’ailleurs j’aurais bien du mal à le recommander, étant donné que ce n’est pas d’un monastère que j’écris 🙂

        D’où ma conclusion personnelle : pour éviter un effondrement désastreux et écologique, et industriel, et civilisationnel, la SEULE solution est d’apprendre à vivre à 10 milliards sur cette planète avec un niveau de vie de pays développé. Pas nécessairement au sens de gros 4×4 dans le garage, vacances au Maroc en avion et ananas en hiver dans les supermarchés, mais du moins pour tout ce qui est vraiment important nourriture, santé, éducation, transports.

        Et je ne vois guère comment ce serait possible sans à la fois un effort de R&D absolument massif sur les sujets pertinents ET un ralentissement volontariste des émissions de gaz à effet de serre et autres phénomènes nocifs donnant plus de temps à la R&D d’aboutir puis à ses résultats d’être généralisés. Le deuxième terme supposant à son tour une politique volontariste de réduction des inégalités, qui servirait de substitut temporaire à la croissance économique (pour la majorité) sachant que ralentir les émissions de GES et autres aurait forcément un effet maous de diminution de la croissance.

      3. Qrun (pas de lien « répondre » à sa suite)

        sur les pensions à points vous pouvez lire Filoche http://www.filoche.net/2018/08/03/baser-le-niveau-de-votre-retraite-sur-vos-solides-annuites-acquises-par-votre-travail-ou-les-baser-avec-macron-sur-un-systeme-aleatoire-de-points-a-valeur-variable/ et même acheter son livre qui traite du sujet, vous aurez deviné qu’il est totalement contre.

        Votre raisonnement général étant que nous ne pouvons éternellement monter nos salaires et revenus, ce qui au premier abord pourrait paraitre réaliste, cependant comment pouvez-vous justifier que d’autres n’arrêtent pas de monter leurs revenus et pas de petits pourcentages mais au-dessus de 20% pouvant aller jusqu’à des 500 %
        qui ? allez vous le savez… les milliardaires en tout genre, les actionnaires, la bourse… et d’où qu’ils tirent leur revenu tous ces braves gens ? je vous le donne en mille : des travailleurs en tout genre qui eux produisent.

      4. @AnnieS,

        Encore une fois je rejoins votre approche concernant la répartition des revenus, de l’agrégation du capitale et de l’importance de plus en plus critique de l’augmentation des revenus du capital dans la répartition inégalitaire des revenus.

        Je prends ici des ordres de grandeurs, qui sont donc bien sur incorrect mais donne une image du facteur de réduction attendu:
        On est +- 8 milliards sur terre, parmis ces 8 millards seuls +-1 millards vit au standard occidental (500 millions d’européen, 350 millions d’américains, le reste réparti dans les populations aisées d’asie, d’amérique du sud et d’afrique). A ce stade on épuise les ressouces de la terre renouvelable annuelle en 8 mois, on doit donc réduire notre consommation d’un quart sur base de la situation actuelle en multipliant par 8 la population ayant accès à notre niveau de vie, notre décroissance doit donc est de l’ordre d’un facteur 10.
        C’est illusiore de croire que cela va se faire uniquement sur les plus riches (ce qui généralement se définit comme sur le plus riche que moi… c’est donc toujours un concept à géométrie variable) en terme économique, et encore plus si on approche cela en terme énergétique ou d’émission de gaz à effet de serre.

        Je suis ingénieur, j’ai fois en la technologie. Je m’intéresse beaucoup et travaille beaucoup à ce qu’on appelle actuellement l’hybridation de groupe diesel pour la production d’électricité sur réseau iloté (pour les régions insulaires ou dans les pays en voie de développement ne disposant pas d’une infrastructure électrique), avec uniquement des panneaux solaires on arrive à 30% de taux de pénétration de renouvelable dans l’électricité produite et lorsqu’on rajoute des batteries, on peut arriver à 60% de taux de pénétration de renouvelable en réduisant le coût de production moyen du MWh et cela sans subside. Des choses se font, mais j’ai aussi l’occasion de voyager en afrique, en asie et de voir le chemin à parcourir…

        Je ne connais pas de population qui acceptent de réduire son niveau de vie générale de son propre chef, ces réductions sont toujours du à des facteurs extérieurs, et les populations résistent toujours à cette réduction.

        Je reviens sur la pop culture qui met de plus en plus en scène des dystopies cataclysmique, ce sont ces dystopies qui faconnent l’immaginaire de nos enfants et adolescents.
        Regardez The Maze, Divergente, Hunger Games, Titans, les Avengers, la stratégie d’Ender. On faconne un imaginaire d’un monde futur cataclismique, ou la loi du plus fort règne et surtout ou la survie de l’espère passe par la guerre, le combat et la destruction d’un adversaire qui n’est pas un vrai méchant. Toujours sur une morale plus proche de “la fin justifie les moyens” qu’autre chose…
        Ce n’est pas avec cette imaginaire que nous construirons des gens qui trouveront une solution pacifique à des problèmes induisants des tensions grandissantes entre différentes populations.

    2. S’agissant non de la consommation d’énergie, mais de la consommation d’énergie fossile qui est celle qui pose problème par le dégagement de gaz à effet de serre induit, il y a deux exemples de pays industrialisé parvenant – par des voies différentes – à la baisser fortement : de l’ordre de -30% en une grosse décennie :
      – L’un est la France des années 1970, l’époque de mise en service en masse des centrales nucléaires
      – L’autre est l’ex-Union soviétique des années 1990, l’époque de l’effondrement économique et industriel.

      C’est à échelle réduite le type des transformations qui sont devant nous :
      – Transformation technologique, organisationnelle, sociale etc. de notre système techno-industriel pour lui permettre de perdurer sans détruire la biosphère et épuiser des ressources rares (carburants fossiles)
      – Effondrement industriel, écologique et civilisationnel (dans quel ordre je ne sais)

      Bien sûr, la première option ne se limiterait pas à la mise en oeuvre d’une seule technologie nouvelle, elle devrait être bien plus large, sans compter que les technologies en question n’existent pas encore.

      Bien sûr, la deuxième serait incomparablement plus dure, violente et destructrice que ne le fut l’effondrement de l’ex-URSS. Lequel a coûté, si on se base sur les courbes de mortalité, sans doute plus de dix millions de vies.

      Reste que ce sont bien les deux choix qui sont devant nous. L’avènement de politiciens qui feraient au nom de l’écologie, et peut-être en plus grand, ce que fit Hitler au nom du racisme, ne résoudrait rien. La religion de Baal-Moloch, que dénonce la Bible comme parangon de la fausse religion, et qui a vraiment existé, était un culte de la fertilité qui exigeait que l’on sacrifie à l’idole les enfants premiers-nés. Et l’on comprend aisément qu’un tel culte puisse être efficace : si on tue une partie des gens, il y aura plus à manger pour les autres, forcément.

      Le prophète d’un nouveau Moloch n’aurait d’autre avenir que celui que réserva Elie à ses devanciers, celui auquel le Führer n’échappa que par le suicide https://saintebible.com/1_kings/18-40.htm Et il ne l’aurait pas volé, honnêtement 🙂

    3. Dans le même ordre d’idées, le film Titan sorti cette année. Somptueux nanar dont la digitalisation nous prive de la poésie bricolo des séries B hollywoodiennes des 50’s et 60’s, mais dont le message est on ne peut plus limpide :

      1- La biosphère terrestre telle que nous la connaissons est foutue.
      2- Seul un état fort et militarisé est à même de sélectionner ceux qui survivront.
      3- Cette survie passera obligatoirement par le bricolage de notre patrimoine génétique qui débouchera sur un surhomme (Homo-Titanicus…).
      4- Ces nouveaux surhommes seront des héros car ils auront payés le prix de la souffrance pour pouvoir s’adapter à un monde devenu invivable pour la vieille espèce homo-sapiens (un nom a bien y réfléchir encore plus ridicule et infondé qu’Homo-Titanicus).

      Parfaitement d’accord avec Qrun et CloClo sur l’importance de la culture pop dans le façonnage d’un imaginaire collectif.

      Heil chez vous.

      1. Oups, j’allais oublier (un début d’accoutumance à l’inacceptable ?)

        5- Les valeureux candidats/combattants au bricolage-génétique-pour-la-survie-de-la-race se verront récompensés eux et leur famille (la sacro-sainte, inévitable et inoxydable famille étasunienne), par l’attribution d’une maison de rêve au bord de l’océan, full options avec piscine et 4X4 (souvenez-vous de Deubeulyou : le mode de vie américain n’est pas négociable).
        6- Cette maison sera truffée de caméras et de microphones…

  19. Moi, j’ai jeté ma télé en 2005 et ma bagnole en 2008. Mais le PC et le phone rusé, je ne peux pas, ce pourquoi j’ai quelques remords. Je ne voyage plus jamais en avion et très peu en général. Aussi, je fais germer puis je plante des cormiers, arbres fruitiers oubliés très résistants aux étés secs. Et j’essaie de les faire connaître. Et vous, que faites vous ?

    1. Pas de réponses… Alors pour noircir encore un peu le tableau, après que j’ai divorcé, mon ex a passé son permis et acheté une bagnole, bien sûr. Ce qui ne l’empêche pas d’aller en vacances deux fois par an en avion. Tout comme mon fils, 30 ans cette année, qui a sa bagnole depuis environ 8 ans. Mes efforts ne servent à rien, c’est démoralisant. Je ferais mieux d’en profiter à nouveau en priant pour ne pas vivre l’effondrement. Et tant pis pour les autres, tous les autres.

      1. De l’importance des divorces dans le réchauffement de la planète ( et la pénurie de logements )

      2. Juan, vous ne croyez pas si bien dire les évolutions sociales comme l’éclatement des familles sont des contributeurs non négligeables. Mais c’est le bout de la chaîne de la liberté. On ne divorcera plus dans le futur « aussi facilement » qu’aujourd’hui (rarefactions des ressources, richesses).

      3. En général , même si ça ne saute pas aux yeux, je crois ce que je dis , et je dis ce que je crois .

        Pour ce qui est de l’histoire du couple plus ou moins mono ou polygame , des enfants et de la relation à l’économie , les anthropologues et zoologues ont déjà pondu des masses d’études qui valent d’être lues .

        Paul Jorion a peut être quelques références incontournables sur le sujet .

    2. Arnoult
      jeté ? je suppose que non : ce sont des polluants dont on ne se sépare que difficilement ! mieux on les envoie ailleurs !

      quand on est vieux (comme moi) on a plus forcément les articulations qui permettent de faire de la bicyclette encore moins de transporter tous nos besoins quotidiens. Certes des transports en commun. Pas mieux : comment je transporte tout les trucs lourds : terre par 20 l. (jardin), litre d’huile, de vinaigre blanc (mon seul produit ménager ou presque), litre de vin (mm si je n’en bois que 5 cl/repas faut bien transporter les cubi de 3 ou 5 l) etc., car par mesure d’économie je ne vais plus depuis longtemps chez l’épicier du coin (d’ailleurs il n’y en a plus) mais dans la grande surface la plus proche.
      j’ai fais l’inverse de vous : pas de voiture jusqu’à mes 58 ans (permis vers 50)
      et ce n’est pas que les vieux qui ont se genre de problème.

      1. Je crois que cormier est le nom courant du sorbier , bien connu des oiseaux comme garde manger , et des amateurs de fourches en bois . Bernadette doit pouvoir confirmer .

      2. Juan, pas confondre sorbier des oiseleurs, assez commun avec sorbier domestique, rare à très rare. Cultivé par nos ancêtres pour ses fruits, principal arbre fruitier avec cognassier et néflier. Et pour son bois, p.ex. vis de pressoir et alluchons, cad dents d’engrenages de moulins, qui a peut-être donné à ces mêmes ancêtres une des armes pourc onquérir le monde.

    3. J’ai jeté la télé en 92, je fais des barrages sur les fossés, plante des feuillus dans une terre à pins … ma joie : le vacarme des 10 000 grenouilles dans un plan d’eau que j’ai créé…

      Mais bon, feu de paille tout ça !

      4 milliards d’homme et de femmes souhaitent accéder à des gadgets comme l »esperance de vie. Vous qui faites tant de choses, qu’allez vous leur dire ??

      1. Il me semble d’exploitation humaine version « low cost » dans un jargon d’innovateur formé dans une école de business occidentale droit dans ses bottes.

      2. L’article est très mal rédigé, mais présente un modèle classique d’electrification rurale par des Kit Solaire (soit un panneau, un petit redresseur et éventuellement une petite batterie plomb) qui permet de : Charger un GSM, alumer une ou deux lamps LED et pour les plus gros de faire fonctionner une télévision quelques heures par jours et un frigo.

        Le problème typique de ces modèles est que bien que le prix de ces kit soit très faible, ils représentent un investissement que les populations sans accès à l’électricité ne peuvent pas faire, la majorité de leur pouvoir d’achat passant prioritairement dans la nouriture puis dans la téléphonie.

        La solution consiste donc à fournir les kits à crédit puisqu’ils permettent généralement une augmentation du niveau de vie (et des revenus) des personnes ayant accès au Kit. L’approche originale ici est d’introduire un système de blocage du kit par SMS, il y a donc une forme de pre-paiement de l’électricité jusqu’au remboursement du kit plus de son financement qui dure visiblement 1 an après le kit étant payé l’utilisateur peut l’utiliser sans avoir à payer.

      3. C’est expliqué ici aussi :
        https://en.wikipedia.org/wiki/M-kopa
        Ces kits solaires (développés grâce au pré-paiement pas sms) permettent à des tas de gens qui n’en avaient pas d’avoir de l’électricité. Je ne connais pas leur bilan carbone (fabrication, transport, durée de vie…) mais l’électricité qu’ils produisent est 100% renouvelable et ils donnent à des régions entières une possibilité d’accès à l’électricité. Séduisant, non ?
        Ce n’est pas transposable à nos villes telles qu’elles sont mais ne devrions-nous pas aller vers une organisation sociale beaucoup moins centralisée ?

  20. Bonsoir à tous,

    Je constate que la chaleur n’épuise pas certains et leurs visions noircies du futur de l’espèce humaine. Au contraire le manque d’eau momentané doit jouer un peu sur cette perception négative de Demain. Mais, enfin quand on sait ce que l’on a vu se dérouler ici même y a tout juste un peu plus d’un an, personnellement je ne peux pas m’empêcher de douter sérieusement des motivations aux changements de certains, ils se reconnaîtront.

    Voilà que fin Juillet et début Aout dépassent pendant une semaine 35° et c’est les portes de l’enfer qui s’ouvrent sur nous une fois de plus à vous lire voir même Malthus serait de nouveau parmi nous ? Possible. Fort possible.

    Mais j’aimerai lire sous vos plumes ce que vous avez fait vous même, ce que vous faîtes vous même, très très concrètement pour changer tout ça au lieu des sempiternelles Yaka FoKon planétaire à la noix.

    Personnellement je suis très à l’aise. Je n’ai quasiment rien changé à mon mode de vie, je roule toujours, pas la chance d’être cloué chez moi par une grave maladie ou un âge avancé, je me chauffe l’hivers, j’ai toujours mon compte en banque, je paye mes factures, je fais mes courses chaque semaine, remplir mon frigo, j’aime bien parfois avoir de nouvelles chaussures ou de nouveaux vêtements, acheter un bon bouquin, une bonne bouteille, manger avec des amis au restaurant, consulter mon médecin quand j’ai de la fièvre, emmener mes enfants en vacances, visiter la famille régulièrement, trouver quelques produits ménagé pour le ménage, laver mes draps, entretenir mon extérieur, m’informer, me divertir, surfer sur le net, ouvrir mon robinet pour une bonne douche, parfois un bain, et boire tout mon sou, et tellement d’autres choses, et si possible pas trop cher tout ça, et puis aussi vivre un peu vieux quand même hein, pis en bonne santé, que faut passer des IRM et quelques analyses pour se faire souvent vers la fin, bref tout ça qu’on fait tous à peu près selon nos moyens, à différents niveaux dans des infrastructures potables et en bons états. Ah puis voter tous les 5 ans j’oubliais pour pouvoir changer les choses. Donc ben les gars, rien que ça, la vie quotidienne quoi, hein pas de quoi fouetter un chat mort, faut en faire quoi ?

    Non parce que sinon, votre truc, cette angoisse qui vous défonce le cerveau, cette rage, un petit conseil, rangez les dans les tiroirs du « sert à rien », c’est mauvais pour l’équilibre psychique votre truc. Sauf si quelqu’un me dit ce que l’on peut enlever dans ma liste à la Prévert pour éviter que vous rongiez les sangs bêtement.

    1. Bonjour Cloclo,
      Je me faisais la même réflexion en visionnant la vidéo de Paul ce matin.
      Il faut faire quelque chose mais quoi ?
      Il y a la part du collectif et de l’individuel et j’essaie de modestement agir sur cette dernière.
      Exemple : de deux voitures nous sommes passés à une. J’essaie le plus possible de me déplacer à pied ou à vélo. Je conseille à mes enfants de faire la part entre les achats nécessaires et les autres.
      Habiter proche des transports publics, de son lieu de travail.
      Mais comme me l’a rétorqué mon fiston, comment fait ont lorsqu’il n’y a pas de transports publics pour aller à son travail et que l’emploi se trouve dans une zone industrielle peu accueillante pour y vivre ?
      Et là intervient le choix collectif via nos élus.
      Les maires qui créent des zones commerciales toujours plus grandes en périphérie des villes au détriment des centres ville qui se meurent.
      Travailler plus pour gagner plus, c’était il n’y a pas si longtemps. Un bel exemple de choix collectif absurde.
      Maintenant nous sommes En Marche, en marche droit dans le mur collectivement après le Changement qui était Maintenant et qui arrivera finalement plus tard…
      Ces discours alarmistes sur le climat qui fleurissent régulièrement ci et là , anxiogènes, nécessitent peut-être que leurs auteurs suivent une psychotherapie tant ils semblent affectés.
      Certes les évolutions à venir entraîneront de violentes remises en cause mais l’homme n’agira que lorsqu’il sera au pied du mur. Et je n’en suis même pas certain. A court terme, la durée de notre brève vie, tentons de vivre le plus raisonnablement possible en regardant autour de nous et en aidant ceux qui souffrent bien plus que nous et qui souffriront plus encore que nous demain des conséquences du réchauffement.
      C’est un choix individuel qui – lors des élections à venir – aura des conséquences collectives.
      Et comme disait Churchill, la démocratie est le pire des systèmes après tous les autres.
      Et que faire lorsqu’elle porte temporairement au pouvoir des énergumènes visiblement dérangés ?
      Attendre les prochaines élections en espérant que…

    2. Merci ! Comme je trouvais comme vous que cette question tardait à venir, je l’ai également posée juste au dessus. Pour le moment aucune réponse (sauf la mienne).

    3. @cloclo. C’est un mythe savamment entretenu selon moi qu’il faudrait renoncer à vivre heureux, en bonne santé et dans un certain confort pour réussir la transition écologique sociétale.

      Je vais citer 10 changements concrets qui selon moi, réduisent de 50 à 90% les émissions de CO2 individuelles. Vous allez voir, pas besoin de renoncer à se faire opérer de l’appendicite ou d’aller chez le bouchez quand on a mal aux dents. Vous pourrez garder votre canapé en cuir et manger à votre faim. C’est mon avis.

      1. Recentraliser les noyaux d’habitat et mixer les fonctions socio-économiques (école, travail, loisir, habitat, commerce, etc.) = plus besoin de voiture
      2. Construire une maison positive en énergie et en eau dans ce noyau d’habitat
      3. Se déplacer uniquement à pied, à vélo et en transport en commun (pour le tourisme durable et rendre visite à sa famille ou pour les voyageurs de commerce durable)
      4. Pratiquer un tourisme durable : pas d’avion, tourisme durable, slow (mes meilleurs souvenirs : des camps scouts dans les Ardennes, émissions CO2 ? minimales)
      5. Manger très peu de viande (pas besoin d’y renoncer totalement), manger local, de saison, bio, équitable, produti par agroforesterie et agri bio
      6. S’équiper de manière durable (équipements à longue durée de vie, de 2e main, meubles, équipements électriques et électroniques, partagés, couverts transmis de génération en génération, etc.)
      7. Méditer (permet de ralentir le métabolisme individuel et collectif
      8. Enseigner la méditation et l’écologie, la permaculture, à tous les enfants enseignement obligatoire
      9. Instaurer une démocratie participative avec 1 jour par semaine consacré à la politique de la Cité pour chaque citoyen, dès l’enfance
      10. Voter pour des partis qui veulent instaurer 1 à 9.

      Voilà les changements individuels et tous les programmes politiques qui en font une priorité doivent être choisis par les électeurs.

      Voilà, pas une vie de souffrance, de bête des cavernes. On peut continuer à faire des IRM, des opérations chirurgicales high tech, à voyager et à avoir une vie sociale. On peut être heureux, sans doute plus qu’aujourdhui enfermé dans un embouteillage plein de gaz polluants. Rouler à vélo et jardiner sont des loisirs paraît il…

      Il faut briser ce genre de mythe : le système actuel ou l’âge des cavernes, c’est une propagande du système dominant pour faire peur aux gens.

      1. Je suis d’accord.
        Se promener, méditer, se déplacer enseigner, apprendre, jouer et bien d’autres choses encore peuvent se faire sans émission de carbone et sans dépense d’énergie, ou très peu.
        Ce n’est pas facile pour autant.
        Architecture : on sait construire et on construit des bâtiments consommant très peu mais la transformation des bâtiments existants est longue et coûteuse.
        Urbanisme : la limitation de tous ces absurdes déplacements quotidiens passe par une réorganisation profonde des villes et même de la société. Va falloir mettre des moyens, être extrêmement rigoureux et surtout… être convaincants…
        Santé : comment rester dans la course aux nouveaux traitements ? C’est là le point le plus critique me semble-t-il. Car qui est prêt à prendre le risque de ne pas pouvoir bénéficier de ce qu’il y a de mieux en la matière ?
        C’est à tout cela qu’il faut réfléchir.
        C’est dans cette direction que la politique doit aller.

        Ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est le difficile qui est le chemin.

      2. Le point 1 est intéressant. Origine urbaine et plat pays, probable.
        Il est inapplicable, la géographie ( hypsométrie) commande. Faut trouver autre chose qui prenne en compte l’habitat dispersé et les dénivelés abrupts.

      3. Qui a parlé de l’âge des cavernes ? Pas moi Cédric, pas moi. Aucune envie de rependre Chauvet ou Lascaux.

        Vous avez perçu mon intervention sous cet angle ? C’est donc de ma faute.

        Mais puisque vous avez jouer le jeu, enfin non pas tout à fait, car à ma liste vous faites correspondre une autre liste, soit disant frugale mais confortable, que vous envoyez, amha, sans même prendre la peine d’en estimer le coût réel et la « soutenabilité » avérée.
        Y a un côté Yaka Fokon dans votre truc Cédric. Je ne pensais pas à ça en fait.

        Alors poussez plus loin et dites nous, ça va en intéresser plus d’un je pense ici, combien de temps méditez vous par jour, quelle est votre alimentation, votre maison est-elle « positive », vous allez uniquement à vélo, où prenez vous vos cours de démocratie hebdomadaire ?

        On est bien d’accord n’est ce pas, dans votre projection, on garde les secours d’urgence en état, des Hôpitaux, des Ecoles, des systèmes de transport, des acheminements de matières, de denrées, de mobiliers, un système financier, une démocratie as usual, une liberté de circulation et d’installation, une justice, et des forces de l’ordre, bref un monde quasi comparable à celui-ci mais sociétalement écologique économisant 50 à soyons fou 90 % de l’énergie ? Dites moi Cédric, savez-vous ce que c’est vraiment que le déni de réalité ?

  21. La faillite des banques to big to fail ( par exemple) entrainera une récession ( euphémisme ) mondiale, et tout ce cassera la gueule, on fera la queue dans la rue pour du pain… ( je résume )

    ..et une baisse radicale de consommation des énergies fossiles ( entre autre ) se fera toute seule…

    Ne dois-t-on pas souhaiter cela ? Ne doit-on pas provoquer cela ?
    N’est-ce pas la solution la plus immédiate et qui s’imposera à tous ?
    Ensuite un sursaut pour construire une nouvelle société, nous donnera notre chance ?

    1. Vous attendez une sorte de régulation « naturelle » du marché. Pour l’instant, ça ne marche pas : de plus en plus d’inégalités, et menace environnementale et sociales de toutes sortes. Pourquoi cela marcherait-il demain ?

  22. J’ai du mal à voir un devenir pour l’etre humain (trop brouillon depuis toujours). Sur le plan de l’évolution, mon sentiment est plutot qu’il est le vecteur d’une inflexion dans l’évolution qui pourrait intervenir dans 1 ou 2 siecle (I.A. hyper-connection , robotique …) cédant sa place à un hyper-systeme intelligent plus apte à attaquer une nouvelle phase dans l’évolution ne devenant alors qu’une espèce à protéger comme l’ours blanc.
    D’ici là la technologie devrait permettre de trouver des solutions pour s’adapter aux grandes problématiques de survivance pour une population qui commencera à baisser puisque l’hyper-systeme devrait commencer à pouvoir à nos besoins et donc réduire peu à peu la contrainte de nous reproduire pour assurer l’équilibre actifs/inactifs.
    Nous vivons donc un moment singulier mais en effet douleureux qui est peut-etre celui de la gestation d’un nouveau monde et d’une nouvelle forme de vie sur-humaine ou inhumaine mais peut importe, l’important est que l’évolution continue vers du plus intelligent, plus conscient qu’il soit biologique ou pas.

      1. Si nous imaginons , à partir de l’I.A. , l’émergence d’une nouvelle forme d’intelligence devenant petit à petit supérieure à celle de l’humain et organisant sa propre civilisation pour répondre à ses divers besoins (par exemple protéger l’écosystème de la planète tout en se diffusant dans l’espace) cela devrait , sur 1 ou 2 siècles, apporter les solutions à temps aux défis écologiques et de ressources d’autant que la population humaine devrait meme se réduire considérablement puisque qu’il ne sera plus nécessaire de procréer absolument pour disposer de toujours plus de chair fraiche dans le but d’assurer les équilibres économiques et financiers.

    1. Vous semblez mûrs pour la fin de l’espèce humaine. Vous la voyez comme une fatalité, et manifestement, vous n’envisagez pas d’agir. Permettez-vous au moins que l’on ne partage pas appétence pour le collapse ? (vous n’êtes pas tout seul)

  23. À raison nous pouvons penser que nous sommes cuits.
    C’est pourquoi pour ma part, j’ai intégré l’idée de dévastation du monde suite à l’effondrement des ressources de la biosphère qui menace tout le vivant, mais
    sans pour autant présumer de l’extinction totale de l’humanité.
    Sur cette base, l’instinct de survie et sa violence seront aux commandes le temps de trouver les stratégies adéquates pour se protéger d’un environnement toxique.
    À ce point nous serons dans l’obligation de coopérer au lieu de nous défier, et la vie sera regardée comme un bien précieux.
    Pour l’heure, entre fatalisme et espérance, j’accompagne avec sourire l’agonie de ce vieux monde, parce que la joie, passée, présente, future, reste une bonne idée pour avoir envie de vivre.

  24. Puisque la discussion sur le papier de M. Chevalier se tient ici,

    « …s’allier et être fasciné par les dirigeants les plus dominés par leur pulsion de mort (Poutine, Kim Jong-un, les Iraniens)…  »

    Si ce passage ne nous apprend absolument rien sur MM Trump, Poutine, Kim Jong-un et « les Iraniens » (tant qu’à faire, allons-y à la louche, hein), il nous en apprend en revanche beaucoup sur le psychisme de M. Chevalier. Cas classique de psittacisme atlantiste.

    1. C’est l’accumulation de critères objectifs tels que « où fait-il le mieux vivre pour les journalistes, artistes, homosexuels et partis d’opposition ? » qui me fait mettre ces pays dans un groupe partageant de nombreuses similitudes. Après, je ne suis pas dupe non plus des pratiques des USA et de l’Europe hier, aujourd’hui et demain. Mais on peut quand même porter un jugement de valeur sur la gravité des cas de figure sans être taxé d’aveuglement.

      Mais heureusement, vous avez le droit dans nos pays de ne pas être d’accord avec moi 🙂

  25. C’est une économie de guerre comme jamais il n’y en eût qu’il faudrait mettre en place, et ceci à l’échelle mondiale.
    L’ennemi étant nous-même. Sacré défi ! Quasiment aucune chance que cela se fasse, je le déplore, mais si l’on reste lucide…
    Car l’ennemi c’est toujours l’autre, jamais nous mêmes.
    « Homo sapiens » n’est pas conçu pour ce genre de combat :
    se battre contre lui-même et ses propres errements.
    Seuls quelques individus très minoritaires en sont capables, mais quelques individus ne font pas une armée.
    Je crains donc qu’il n’y aura dans un siècle ou deux plus grand monde d’humain pour lire « Qui étions nous ? »

    1. Oui, une économie de guerre, c’est bien cela, mais pas pour une guerre contre un ennemi, pour une guerre contre nous-mêmes. C’est bien cela. Une guerre pour la bonne cause. Pas une guerre pour tuer, une guerre pour ne pas mourir. Quoi de plus beau ? C’est un vrai retournement de perspective, une vraie conversion intellectuelle, politique, spirituelle…
      En sommes-nous capables ? Comment savoir sans avoir essayé ?

      1. Une guerre contre nos « mauvais penchants ». En entendant par « mauvais » ce qui nuit à la survie de l’espèce.
        Un combat qui devra aboutir à une autre forme de civilisation, plus compatible avec les limites de la biosphère,
        et ses capacités de renouvellement.

  26. Y pleut. 19°C, en baisse. Un vent humide s’engouffre dans la maison, notre seule clim (maison sans doute, mais HLM , pensez-y). Peut-être que ce retour à des conditions météo plus clémentes va redonner de l’optimisme à ce blog. Il à l’air de s’abandonner à la sinistrose urbaine et occidentale.

    Nous sommes environ 500 millions en Europe. Ailleurs, 2,8 milliards ont goûté aux joies de la consommation, sans compter le milliard d’Africains. Ils ne nous ferons pas le cadeau d’abandonner leurs espoirs pour satisfaire notre confort. (Pire, les Russes se frottent les mains : la surface emblavable va devenir géante. ) Les convaincre va être long et difficile. Va falloir apprendre à partager, de nous vers eux. Vu comme nous traitons les déshérités de par cheux nous, c’est pas gagné…

    1. A part celle des plus ou moins immobilisés par construction , on ne pouvait d’ailleurs pas s’attendre à ce qu’il y ait une telle fréquentation sur le blog en plein mois d’août . Preuve que la canicule a marqué les corps et les esprits , et que c’était intenable sur les plages .

      Espérons que la donation mensuelle va aussi chauffer .

  27. NOUS SOMMES CUITS. QUE FAIRE ?
    Cette dernière vidéo n’étant pas ouverte aux commentaires, je voudrais ici ajouter mon grain de sel.
    Cachée derrière ce « que faire ? », je me demande si la vraie question que se pose Paul Jorion ne serait pas « qu’être ? » enfin.
    Je m’explique. Pourquoi faire « si l’actuelle précipitation des évènements rend de plus en plus indiscernables les effets des causes » ?, comme l’écrit Annie Le Brun. Que faire face à ce « trop de réalité » que l’on nous ‘propose’, un peu plus chaque jour, d’avaler avec avidité ?
    Léonard de Vinci pensait qu’« on ne peut avoir d’empire plus petit, ni d’empire plus grand que celui qu’on a sur soi-même ». « Faire » et « être » sont en fait, toujours ensemble, comme deux doigts de la main.
    Alors, pourquoi donc devrais-je faire ? « Pourquoi devrais-je jouer ? » se demande le poète Li Po. « Un vent va venir pour le faire » se répond-il à lui-même. Il y aurait donc deux façons de faire. Faire sans être (faire machinalement), et être sans faire, c’est à dire, un faire qui ne se réfère pas au faire mais à la sensibilité, à tout ce qui fait la musique et y participe (le vent, l’instrument, etc). Li Po nous enseigne que nous ne sommes pas les seuls, ni même les vrais propriétaires de la musique, car si nous ne tendions pas notre instrument au vent, il ne rendrait aucun son. Aujourd’hui, nous écoutons la radio à tout moment, mais n’écoutons plus le vent. Nous lisons les journaux en tout lieu, mais nous ne lisons plus l’horizon. Le mal ne viendrait-il pas de ce que l’homme traverse des temps qui ne cessent de programmer des dissociations entre « faire » et « être » ?
    Posons-nous la question. Pouvons-nous séparer la musique de l’amour ? Jochen Gerz : « Si je regarde, si j’écoute, c’est que je fais aussi, c’est que je suis aussi. C’est peut-être pourquoi Dürer écrit que, pour dessiner un arbre, il faut être un arbre ».
    http://hyperbate.fr/finsdumonde/files/2012/01/melancholia_11.jpg
    « Alors les yeux des aveugles s’ouvriront. » Moshe Barasch

    1. Memnon doit être de cet avis . Sujet de méditation dirait Cédric Chevalier .

      « Je pense donc je suis  » ,disait Descartes , trop snobé et renvoyé dans sa caverne par les temps qui courent . Blaise , j’en parle même pas .

  28. Je suis de moins en moins capable de vivre dans le mensonge. Mes enfants ont 11, 12 et 15 ans. Je leur dis quoi? Je leur apprends quoi?

    « Allez! travaillez bien, faites vos devoirs, choisissez bien vos études pour avoir une job où vous serez heureux…Chanceux va: quand vous serez grands, les autos seront électriques et pourront voler! ». Foutaises… Ce n’est pas tant la conscience qui est lourde à porter que la solitude dans laquelle elle nous plonge.

    1.  » Je leur apprends quoi? »
      L’amour, d’autrui, de l’herbe qui pousse à travers le béton, de soi ( un peu), de vous à travers eux, de la magie de l’univers et sa diversité.
      Quoi d’autre? avant qu’il ne devienne conseillé puis obligatoire.

      1. oui, c’est ce que je fais jusqu’à maintenant. Mais des fois, je me demande si je ne devrais pas inclure des notions de trappage, de tannage de peaux et de saumurage… soupir.

  29. Il y a une douzaine d’année, j’avais vu le témoignage d’un spécialiste anglais des fossiles islandais qui avait rencontré fortuitement un spécialiste américain des gaz. (ARTE) De leur discussions de pub, ils avaient conclus que les dinosaures n’avaient pas disparus à cause d’une météorite mais de l’augmentation de la température moyenne de 2° Celcius ce qui avait, d’aprè eux, libéré le méthane sibérien et celui stocké au fond des mers.
    Il parait que de récentes études constatent actuellement le début de ce phénomène.
    Qu’ai-je fait pendant ces douze années ?…et vous ?
    Pourtant je ne peux pas dire que je ne savais pas.
    Combien m’ont pris pour un illuminé quand je parlais de ça.
    Comme vous, j’ai appris de M. JORION que « les sociétés ne meurent pas, elles se suicident. »
    Qu’avons-nous fait depuis ?
    J’ai idée de créer localement, à petite échelle, les conditions politiques, économiques et sociales d’une forme d’organisation qui permette de commencer à apporter une réponse à cette fin annoncée.
    Il ne s’agit pas de survivalisme ni de révolution mais d’utopie. Seule l’utopie nous sauvera ou tentera de le faire.
    Nul pouvoir actuel est prêt à prendre les mesures nécessaires, Nul politique a assez de folie pour prendre le risque de sortir du système. Seul ceux qui n’ont rien à perdre, les fous, les bienheureux et les inconscients le peuvent. En premier lieu les artistes.
    Utopistes déraisonnables rencontrez-vous ! notre salut passe par vous.

    P.S. ne comptez pas trop sur les politiques ou les puissants de ce monde aux moyens colossaux, ils sont déjà dans le tunnel.

  30. je lis certains plaider contre le voyage en avion :
    1- sont-ils contre le voyage en général ?
    2- ce doit être plutôt une condamnation de l’avion.

    Questions diverses à ce sujet (chaud of course)

    1- commençons par le n°2 la condamnation de l’avion, mais difficile de faire l’un sans l’autre… donc envisagent-ils d’aller en Asie à pied ? en bicyclette ? en auto-stop (dans la perspective d’économiser une place) ? en train ?

    2- dans tous ces cas il faut du temps : pas donné au quidam moyen !

    3- ou alors proposent-ils que plus personne ne bouge au-delà d’un kilométrage non faisable dans un temps bref sans prendre l’avion ?

    l’hébergeur de ce site, Paul Jorion, prend l’avion pour faire ses conférences, aller rencontrer des tas de gens dont il nous donne le profit dans ses billets : pensez-vous qu’il devrait n’y aller qu’à pied ? ou en voiture (pour la GB ou les USA ça parait difficile !) ?

    Certes il y a plusieurs sortes de voyageurs, mais il me semble qu’il n’y a rien de mieux que voyager pour rencontrer l’autre d’une civilisation différente de la notre, sinon ces habitants viennent chez nous en tant que migrants… en général obligés, ils ne choisissent pas cette condition misérable… alors ne connaitre que ceux-là ne me semble pas favorable à la connaissance positive d’une autre manière de vivre et de penser.

    Dit autrement : j’ai effectué mon premier voyage au sortir de la guerre à 4 ans. Je n’ai pas arrêté depuis. Je n’envisage pas ma vie sans le voyage c’est mon oxygène, c’est mon deuxième souffle. Et je ne me sens pas coupable de prendre l’avion pour aller de l’autre côté de la méditerranée, en Asie, en Europe… j’ai par exemple connu une partie du Maghreb avant l’arrivée du tourisme de masse… personne sur les plages, pas d’immeubles d’hôtel qui ont défigurés les paysages et surtout l’atmosphère. Ce genre de lieu se fait rare, mais on trouve encore des lieux où vont une certaine sorte de voyageurs, les autres je les fuis le plus que je peux ; en général, ça tombe bien, ce sont les lieux les moins chers… à la portée d’un smicard avion compris.
    Ce qui pose problème n’est pas l’avion, mais la manière dont on voyage (je parcours aussi la France).

    1. Le sujet de la liberté de circulation pour tous et des modes de transport ,est un sujet de débat majeur pour les temps à venir .

      Il interroge le libre arbitre , l’écologie , les entreprises et la technique , l’économie ( au sens financier) , l’aménagement des territoires ….

      La difficulté et la nullité des simples PDU actuellement , montrent que ça ne va pas sans douleur i et c’est pourtant sans doute là qu’il faut travailler pour ne pas commettre trop d’erreurs dans les évolutions nécessaires .

      Pour ce qui est de connaitre un pays et ses habitants , ma théorie et ma pratique me poussent à dire qu’il faut y aller travailler durant un an au moins .

      1. Le cadre du PDU ne peut selon moi donner un instrument vraiment démocratique que si le cadre des  » concertations » qui y est permis est sérieusement revisité pour que les droits , devoirs , pouvoirs , vocation décisionnelle , responsabilité soient formalisés pour en faire des « réunions  » qui disent vraiment leur fonction .

        Sinon , on continuera à avoir des concertations alibi , manipulations de braves couillons qui viennent donner une onction démocratique à des projets déjà dans les tuyaux en CM et pour lesquels la municipalité ou la CC veut éviter les vagues prévisibles .

      2. Juannessy
        j’ai besoin d’un décryptage de « PDU, CC, CM »

        en attendant entièrement d’accord sur le besoin de temps, pour toi 1 an de boulot sur place. Assez d’accord, j’ai pu procéder par temps de 6 mois plusieurs fois, des fois que 3 mois, Mais aussi assez différent si on peut parler la mm langue ou pas. Mon anglais est sommaire, mais de toute façon les gens du cru ne parlent souvent que leur langue, donc pour échanger on a plein d’autres moyens : gestes, mimiques, sons divers, Une figure humaine est très expressive et avec quelques mouvements des mains (souvent internationaux, ou simplement humain) et des expressions du visage (dégout, joie, envie, etc) on échange.

      3. @Annie :

        PDU = plan de déplacements urbains
        CC = communauté de communes
        CM = conseil municipal

        Pour les 1 an , parce que je me suis aperçu que les cultures et les manifestations publiques ou privées , un peu partout où je suis passé ( et vraisemblablement dans le monde ) étaient imprégnées , marquées de cette « période-cadre ». Si on veut « les vivre  » avec les autochtones , il faut être là sur cette durée .

        Y travailler , car c’est la meilleure façon de rentrer dans le concret de ce qui continue ( pour combien de temps ?) à structurer les rapports sociaux et permet de repérer vraiment les rapports de forces en œuvre . Ça n’occulte pas bien sur les autres « réseaux de liens  » qui peuvent exister ( famille , religion , ethnie , loisirs , fêtes ….) et auxquels il faut accéder , mais en 1 an , ce qui passe vite , j’ai trouvé que c’est par ce biais que j’en apprenais le plus sur un peuple en marche …ou pas .

      4. merci à vous Juannessy d’être « vrai » , d’aimer les gens pour ce qu’ils sont, les découvrir, les « apprendre ».

        ils ne sont pas assez nombreux sur cette planète à être ainsi, pour vivre en paix sur cette planète c’est le seul moyen…

      5. Pour être « vrai » et honnête , je précise que le but initial de mon « déplacement » n’était pas la curiosité touristique plus ou moins vertueuse , mais la réponse à une commande de travail . Ce qui représente trois pays étrangers .

        …que j’ai par contre la certitude de mieux « connaitre » ( au moins tels qu’ils étaient quand j’y ai travaillé ) que les deux ou trois autres plus européens où , comme pas mal de monde , j’ai passé huit ou quinze jours parce que la brochure était bien foutue .

    2. Plus d’avions, ce non-sens total.
      Rester zen, ramasser tous les déchets en plastique croisés en surface, prendre son temps, respirer l’air marin, admirer les dauphins, méditer (*) donc réhabiliter le transport maritime à la voile moderne: Cousteau, l’Alcyon.

      (*): « 7. Méditer (permet de ralentir le métabolisme individuel et collectif) » , Cédric Chevalier, 9 août 2018 à 14 h 14 min .

      1. daniel
        et comme vous êtes logique avec vous même : vous ne portez jamais de coton, uniquement de la laine from France, du lin, du chanvre.
        le riz de Camargue uniquement,
        vos meubles sont en bois French
        aucun plastique (donc pas de produits de grande surface tous emballés dans du plastique, pas de portable, pas d’ordi… au fait comment vous faites pour venir ici ?)
        les « pas », les « sans », les « qui ne sont que de France » sont peu nombreux déjà ça restreint la consommation.

      2. N’en jetez plus!
        -Je porte ce que ma femme me dit de porter. Sa préoccupation est d’éviter le synthétique.
        – Riz de toutes origines- J’applique le dicton favori de ma grand’mère maternelle: « Tout ce qui rentre fait ventre ».
        -Meubles: uniquement de la récup ou bas prix ré-usagé. J’en profite pour réitérer que les bouquins d’Attali sont une valeur sûre pour caler lits et armoire bancales.
        -Dans mon « village » HLM, j’ai le plus petit abonnement électrique possible. Rien d’autre que frigo, machine à laver le linge et aspirateurs. Et chauffage électrique, imposé. En hiver, faut faire des choix, sinon le compteur « saute ».
        -Je n’ai jamais pris l’avion. J’ai visité la Suisse ( une rivière, zone de transition entre français et allemand) et le nord de l’Italie en vélomoteur, y’a longtemps. Sinon train pour Italie, Allemagne et alentours. Sur l’eau, je nage ou pagaie.
        -Premier ordi au sens classique: récup dans un ruisseau, issu probablement d’un vol. Actuel: récup de ma fille ainée. Me l’a donné en petit morceaux.
        -Jamais « pris » de vacances, sauf récemment et pas longtemps, 5 jours en l’honneur de mes petits filles.

        Avec l’âge, je n’embourgeoise et déteste mon tas de contradictions. Je ne suis pas sûr que passer du général au particulier soit un mouvement utile.
        Je trouve désolant que la percée technologique de l’Alcyon soit remisée au placard.

      3. @daniel
        moralité : les autres civilisations autre que celle pas trop loin vous font peur.
        vous me faites penser à ceuces qui partent en vacances toujours dans le mm camping 40 ans d’affilés et of course au même emplacement (je n’ai vu aucun des films qui traitent de ce sujet, juste entendu causer)

        ben moi c’est l’inverse ! j’ai encore à 76 ans soif des autres différents de moi. Et pour ça pas d’autre moyen que l’avion.

        question subsidiaire : comment vous supportez Paul Jorion qui est toujours entre 2 avions (et notre compère Juannessy qui, en plus jeune, est un peu comme moi).

      4. @daniel … complément et suite
        voyager vers ailleurs permet de voir comment les autres se comporte face au climat. Par exemple en Thaïlande ils sont total accros aux sacs plastiques, et pourtant voilà assez longtemps que ramasser les bouteilles plastiques pour les rapporter à qui de droit qui les recycle rapporte quelques compléments de revenus, idem pour les cartons sur les marchés… https://www.artisanathai.com/bangkok-les-gens-de-la-rue/#jp-carousel-41774
        et qu’ils sont capables de fabriquer des trucs écolos (https://www.artisanathai.com/assiettes-thai-en-feuilles-darbre/), qu’ils ont une mer qu’ils vénèrent et qui est indispensable à leur économie par le tourisme, avec fonds extra etc… https://www.artisanathai.com/proteger-les-coraux-en-thailande-sites-de-plongee-fermes/ … et qui est en danger à cause des plastiques.

        Que dans le fin fond du Maroc, hors touristes en particulier (ce qui devient assez rare) ils n’ont que des épiceries de proximité qui ne délivre que peu de plastique, pas le cas en Thaï où les leurs en délivrent un max https://fr.wikipedia.org/wiki/7-Eleven

      5. @Annie S :

        « qui en plus jeune , est un peu comme moi … »

        Si ça me concerne , erreur sur « en plus jeune » .

        Pour le « comme moi  » , j’ai besoin d’un complément d’enquête .

      1. Faut en discuter dans le premier chantier , ne pas en discuter dans le second .

        Méthode affectif au premier cas .

        Méthode  » cognitif » dans le second .

      2. Il arrive même que des pilotes , comme ceux de Ryanair en grève , se mêlent au débat , mais on ne sait pas trop sur quel bord ils sont . On ne peut pas compter là dessus .

    3. Je suis totalement contre les voyages en avion, techno militaire qui ne sert qu’à enrichir les riches. Ceci étant je fais l’hypothèse que c’est un marqueur avancé. L’effondrement pourrait commencer par l’industrie aero civile, et nous n’y sommes pas encore. En attendant tant mieux pour vous si vous pensez avoir rempli une partie de votre vie en avion 😉

    4. AnnieS 9 août 2018 à 20 h 06 min

      « je lis certains plaider contre le voyage en avion » :
      « Ce qui pose problème n’est pas l’avion, mais la manière dont on voyage »

      Budget par jour et par pays année 2000
      Ne sont comptées ici que les dépenses quotidiennes (d’un total de 3350 €), à savoir logement, nourriture, transport, prix d’entrée des sites touristiques. C’était un budget sans fioriture on va dire !
      • Europe (1 mois) : 22,10 €
      • Turquie (1 mois) : 16 €
      • Iran (1 mois) : 8,70 €
      • Pakistan (2 mois) : 6,40 €
      • Inde (4 mois) : 5,80 €
      • Bangladesh (3 semaines) : 5,90 €
      • Birmanie (1 mois) : 8,50 €
      • Cambodge (3 semaines) : 13,10 €
      • Laos (3 semaines) : 6,90 €
      https://onechai.fr/partir-en-inde-seul-par-la-route/

      Les prix ont augmenté, sauf l’avion !

      1. @rosebud
        de 2006 à 2010 : 3 fois 6 mois je vivais en Thaïlande, taux de change à 1€=40 bahts, avec 10 euros par jour tout compris, avion aller/retour 400 euros (amorti sur 6 mois) : un smicard sans problème.
        je parle d’une chambre avec un ventilateur, les repas (très équilibrés) dans la rues comme les Thaï ;

        au Vietnam, Cambodge, Bali : c’était plus cher.

        au fil des années le tx de change a évolué et le coût de la vie aussi pour les touristes, et moi j’ai vieilli et j’ai besoin d’un peu plus de confort (climatiseur), mais je mange toujours le plus souvent dans les rues ou les gargotes : c’est le meilleur.

      2. Annie 12 août 2018 à 10 h 49 min

        Je confirme que le pouvoir d’achat a moins augmenté en France que dans ce qu’on appelait le Tiers-monde, ce monde supposé ni socialiste ni capitaliste, mais OK ça reste bon marché quand on n’est pas exigeant…La Thaïlande pour jouer les anciens combattants, j’y suis arrivé un beau matin venant d’Inde en 1972, encore sous l’effet d’un hachisch cake chocolaté offert par un hollandais en goguette et ingurgité la veille à la salvation army de Calcutta, où je logeais. Bangkok c’était le claque des GI’s en pleine guerre du Vietnam (ça explique en partie le futur tourisme sexuel), pas d’hôtel pour backpackers, donc refuge dans un hôtel-bordel. L’ennui fut que mes 2 compagnons de voyage (rencontrés à Calcutta) qui m’avaient avancé quelques centaines de dollars pour compléter mes traveller’s chèques (ça n’existe plus !) et arriver aux 1000 $ exigés pour entrer en Thaïlande, consommaient, ce qu’à 20 ans je me refusais. Néanmoins, pendant la nuit 2 nanas frappent à ma porte, demandant de partager mon lit, toutes les autres chambres étant occupées. J’héberge, je tente ma chance, elles refusent si je ne paye pas, je refuse…mais au petit matin elles étaient parties en embarquant les centaines de dollars prêtés le midi pour passer la frontière et pas encore rendus. Ça a écourté mes projets…Néanmoins au nord, j’ai vu ces villages pas encore touchés de modernité, revus depuis inondés par l’usine du monde, et highlight de tours opérateurs…La serre s’est rétrécie…Quand au confort pour nos âges oui, le corps ne suit plus…

  31. La vidéo de Paul (« Nous sommes cuits. Que faire ? ») commençait bien, elle était passionnante mais pas franchement optimiste même s’il s’en défend. Elle s’est terminée sur un souhait que l’on entend aussi souvent ailleurs : « Il faut faire quelque chose ! ». Je ne m’attendais pas à une solution sortie de son chapeau (Big brother l’a peut-être déjà mangé), mais j’éprouve quand même une certaine frustration. Bien sûr, le dérèglement climatique est un problème infiniment plus compliqué à résoudre que le rétablissement de la couche d’ozone, exemple qui est parfois présenté pour montrer que les gouvernements peuvent s’entendre au niveau mondial pour trouver une solution quand il y a urgence.
    On se situe encore bien en dessous de la hausse « acceptable » des températures selon les conclusions de la COP21 (1,5 à 2%), mais les effets du réchauffement se font déjà durement sentir. Tant mieux (façon de parler) car, paradoxalement, c’est peut-être ce qui pourrait aider à sauver quelques meubles en incitant la COP24 en décembre 2018 à accélérer (avec l’aide du Pacte Finance-Climat, pourquoi pas) la mise en place d’actions concrètes au niveau mondial. En attendant, certains proposent des solutions à mettre en œuvre. Par exemple, Paul Hawken (entrepreneur écologiste américain, oui je sais…) liste une centaine d’actions à entreprendre qui, selon lui, pourraient permettre d’arrêter la progression de la catastrophe à venir (http://www.liberation.fr/debats/2018/05/18/paul-hawken-le-rechauffement-climatique-est-une-chance-en-tout-cas-ce-n-est-pas-une-malediction_1651113) . Ne ricanons pas trop : c’est toujours mieux que rien et certainement préférable pour le moral à « The Knowledge » (Lewis Dartnell, 2014), une lecture de Paul, qui nous détaille ce qu’il faudra faire « après ».
    D’autres ont déjà montré concrètement que certains désastres écologiques peuvent être effacés, en partie en tout cas, comme le montre, par exemple, Wim Wenders dans son merveilleux documentaire, « Le sel de la terre »(2014), lorsqu’il décrit l’action de reboisement mis en œuvre au Brésil par le photographe Salgado (https://www.youtube.com/watch?v=aqKxHLLdmHs). J’entends déjà : « Pfff, on déboise dix plus vite que l’on ne reboise ». Bien sûr, mais ce sont des initiatives (comme Bloom en France qui se bat avec un certain succès pour le sauvetage des océans) d’un certain niveau qui ont besoin d’être soutenues et qui peuvent donner un sens à nos petits gestes écologiques quotidiens malheureusement bien insuffisants. De toute façon, la nécessité nous fera sortir tôt ou tard de notre torpeur, alors autant commencer tout de suite, non ? En tout cas, c’est ma façon à moi d’éviter d’être gagné par le désespoir de Cédric Chevalier…

    1. C’est vrai , mais « nécessité fait loi » , tant qu’il est encore temps de  » légiférer » , que ce soit institutionnellement ou par l’action d’initiatives citoyennes , alors que l’effet domino vulgarisé par l’étude récente dit que le tic tac se rapproche de l’heure zéro .

      Et qu’il n’y a pas de cavalerie hollywoodienne extérieure à attendre .

  32. Merci Luc, entièrement d’accord !

    Les arbres rafraichissent et dépolluent, agroforesterie, entre autres.

    Replanter des arbres: un nouveau modèle économique
    « Il fut un temps où les arbres et les cultures faisaient très bon ménage. La pratique avait été délaissée après guerre avec l’apparition de l’agriculture intensive. Mais depuis quelques années, l’agroforesterie renaît dans le monde mais aussi en France. »
    https://www.bfmtv.com/planete/replanter-arbres-un-nouveau-modele-economique-562844.html

    Réchauffement climatique: « Un arbre apporte autant de fraîcheur que 5 climatiseurs »
    https://rmc.bfmtv.com/emission/rechauffement-climatique-un-arbre-apporte-autant-de-fraicheur-que-5-climatiseurs-1501865.html

    Sénégal: Film « Haidar, l’homme qui plante des arbres » – Focus sur un fervent militant de l’écologie
    « Au finish, un fort plaidoyer a été fait pour que des engagements fermes soient pris. Pour Haïdar El Ali, ceux-ci doivent coller au vocable : « Quand tu manges le fruit, plante la graine… ». »
    https://fr.allafrica.com/stories/201807200336.html

    1. « Quand tu manges le fruit, plante la graine… »
      Y’a loin entre l’intention et la réalisation.
      Si le but est de récupérer des fruits à l’identique, ça marche pas. J’ai 30 ans de déception avec cerise, prune et pêche. Ne servent, en tant que fruitiers, qu’à alimenter les oiseaux, ce pourquoi, je les garde, à la fureur de la voisine, si gentille par ailleurs. Cerisiers et pruniers sont débordant de vitalité. Le pêcher est asthmatique.
      D’un autre côté, pomme et poire, échec complet: ne germent pas. La main verte n’est pas donné à tous.

      1. Pommes, poires, cormes, coings, nèfles, faciles à faire germer mais faut savoir comment.

        greffer.net/discussion/viewtopic.php?t=368

        mes messages à partir du 23/08/2016. En prime vous en apprendrez beaucoup sur les cormiers qu’il faut replanter après abandon depuis plus de 100 ans au profit de la pomme et du fer/acier.

      2. @daniel
        je dois avoir plus de chance que vous j’ai fraises, framboises en abondance 2 fois par an (trop cher depuis un bail dans les commerces pour moi) et bientôt des cerises que j’ai planté récemment. et pourtant mon jardin fait 150 m2 en HLM locatif (sans compter : salades, tomates, poivrons, concombres, aromates, aubergines… et tout un tas de fleurs en tout genre) mais il est vrai que je n’ai que moi à nourrir !
        je crois que la main verte demande surtout observation, ressenti et amour des plantes (elles le savent).

      3. @Annie et @Daniel

        « je crois que la main verte demande surtout observation, ressenti et amour des plantes (elles le savent). »

        Entre autres. Oui, je rejoins ce comment d’Annie. Dernièrement, lors de mon déménagement, une copine du village m’a parlé des jardins familiaux de mon village. Par chance, mon nouveau logement est juste à côté. J’y suis donc, c’est un de mes rêves les mains dans la terre. C’est très bien, et les échanges sont aussi excellents que diversifiés, on est tous en bio ou perma. J’ai planté tardivement, en juin, j’ai fait des essais et ça démarre du feu de Dieu, j’ai été étonnée de la qualité de la terre dès que j’ai mis les mains dedans, j’ai vu qu’elle était bien noire et cette odeur incroyable (elle ne sent pas le fer ni l’argile, mais l’humus, génial !). Salades, tomates, aubergines, courgettes, melons, blettes, piments, fraises, fleurs, aromates, choux et Chou chinois, gingembre, etc.tout pousse de folie (les graines de melon ont bien pris, ça cavale et ça grimpe bien, et est déjà en fleurs.)

        Même les plus anciens jardiniers sont encore surpris de la qualité des cultures. La terre est riche et l’expo très bonne, sud-ouest à flanc du rocher. Je dois replanter des cabus, des bestioles m’ont grignoté les plants. On a du blinder avec des cagettes en bas des restanques, bikoz sangliers grimpeurs gourmands.

        C’est du taf, oui, du temps, de l’énergie, de l’attention, de la sueur, mais au jardin c’est le paradis malgré les problèmes (avaries dues à la pluie avec écroulement d’une partie de 2 restanques, canalisation refaite, nettoyage, reconstruction des murs, tout le monde s’y est mis, on s’organise ). Je continue d’apprendre, d’observer avec enthousiasme et un vrai vrai plaisir renouvelé. La terre est limoneuse et riche et a été ramené il y a plus de 70 ans par ceux qui cultivaient sur ces restanques, essentiellement…pour se nourrir.

        Pour info, le maire, propriétaire en indivision, à mis ses restanques à disposition, il y a deux ans, avec l’accord d’un membre de sa famille; car elles étaient en friche depuis 30 ans, (un vrai sens de l’intérêt général) : c’est un très bel espace, avec eau de la montagne gratuite, où chacun et chacune moyennant une cotisation annuelle raisonnable, dispose d’une belle parcelle pour cultiver (sauf les arbres fruitiers). Face à ce succès , la maire envisage la création de nouvelles parcelles, à défricher : taf énorme (avec le soutien de la communauté d’agglo), une extension dans le prolongement actuel, accolé au chemin de ronde. En très bonne voie. Merci !

      4. @gudule
        le pied de vous lire ! et dire que j’ai failli rater ça (je passais au billet suivant)

        alors moi c’est assez particulier car la terre ici est nullissime : de la terre de remblai (HLM). Donc j’ai du commencer par amener de la terre par 50 L, pour commencer pour faire des parterres de fleurs il y a 6 ans. Maintenant je ne peux plus que par 20L.

        et très vite j’ai décidé que pour me nourrir je ne ferai que du bio. Donc de la terre bio dans des pots, recouverte (permaculture) de ce qui est prévu pour les nids de rongeurs : c’est le moins cher, en grande surface. Et j’ai commencé les tomates… au fil du temps j’ai amélioré… salades, choux, etc

        Il y a 2 ans j’ai commencé à installer le goutte à goutte
        cet hiver j’ai décidé de mettre en hauteur ce dont je m’occupai le plus : les légumes, en vieillissant le sol est de plus en plus bas ! j’ai donc à ma hauteur (des planches sur des tréteaux) tous mes légumes et aromates dans des boites et avec goutte à goutte bien sûr.

        la terre je la connais depuis mon enfance. Née en proche banlieue de Paris, mais de père de Champagne où nous allions tous les ans voir les vaches, les céréales : j’ai baigné dedans (il n’y a pas que des vignes en Champagne, et d’ailleurs j’habite aussi dans une champagne mais au Centre de la France, « champagne » est une étendue de terre calcaire). En bas de mon immeuble durant la guerre et un peu après fut planté des légumes à la place des plate bandes de fleurs et d’un tennis. Je passais mon temps assise dedans, même et surtout quand ce ne fut plus que terrain vague (je connais bien les mauvaises herbes !). Plus tard nous déménageâmes près d’une forêt où je passais le plus clair de mon temps.
        donc la terre c’est mon élément

        comme vous Gudule j’ai besoin d’avoir les mains dans la terre !

        Sur le pourtour de ma ville actuelle des jardins ouvriers (il y en avait aussi dans ma banlieue, et aussi dans la banlieue de Reims, avant…) que je visite pour les admirer, c’est ma promenade préférée. Sans doute un peu genre de ce que vous faites. Sauf que là c’est individuel.

      5. @gudule
        j’oubliais le principal : oui c’est le paradis. C’est ce que je ressens sans cesse depuis que je suis ici : je suis au paradis.

      6. @AnnieS. 10 AOÛT 2018 À 23 H 29 MIN

        Merci Annie, j’apprécie et je vous renvoie le compliment. J’apprécie itou votre spontaneïté et votre ouverture d’esprit !

        « comme vous Gudule j’ai besoin d’avoir les mains dans la terre ! »
        « Sur le pourtour de ma ville actuelle des jardins ouvriers (il y en avait aussi dans ma banlieue, et aussi dans la banlieue de Reims, avant…) que je visite pour les admirer, c’est ma promenade préférée. Sans doute un peu genre de ce que vous faites. Sauf que là c’est individuel. »

        Et bien Annie pourquoi ne pas vous inscrire et y participer ?
        Je confirme, l’attribution de parcelle et les plantations, tout cela est individuel, mais, du moins dans celui auquel je participe, il y a des échanges et du partage. Des échanges relatifs aux plantations et à la vie du jardin et de l’asso. En outre, c’est diversifié tant au niveau de l’âge que des individus, et l’ambiance est globalement agréable. Si ça frictionne et que ça frite un peu de temps à autre, globalement on est dans un esprit constructif et ce malgré nos évidentes divergences individuelles. La terre et l’envie de cultiver et de se cultiver 😉 est plus forte et fédère pas mal les zuns les zunes e tutti.
        Perché no ?

  33. Déliquescence et effondrement concernent actuellement les pouvoirs démocratiques historiques (exécutif, législatif, militaire, justice, média) sencés fonctionner selon des modes propres, complémentaire et cloisonné. Le capitalisme, en maître des lieux, largement aidé par l’énergie quasi gratuite, a élevé la propriété privée et les sociétés anonymes en dehors de toute moralité pour les faire passer de chevaux de trois aux détenteurs absolus du pouvoir actuel (le crime organisé faire figure de gadget). La finance, un sous-produit du capitalisme, a la mainmise sur l’argent corrupteur et l’emprunt qui asservit.
    Je pense que les peuples qui ont vécu sur des terres capricieuses, volcans, tremblement de terre, typhon etc.. ont développé dans leur culture des comportements qui pourraient nous aider dans les solutions à mettre en œuvre pour relever le défi climatique.

  34. Chères toutes, cher tous,
    Quel voyage à travers vos commentaires ?
    Des stats  pour l’instant
    41 commentateurs
    le trio de tête
    Juanessy 45 messages
    AnnieS 17 message
    vincentrey et Cedricchevalier 15 messages

    Avant dans une autre époque je voyageais avec la radio et « La bas si j’y suis » me fît découvrir Cornélius Castoriadis (Philosophe, Psychanaliste, Historien, homme de la vrai Gauche…)
    J’y découvrais que la liberté ne pouvais s’exprimer qu’avec des limites définissant le cadre du bac à sable, du lieux où l’on peut jouer en toute liberté (c’est comme cà que je l’ai compris),

    Dans tous les messages il y a quelque par quelque chose de la limite.

    La limite à ne pas franchir, le cliquet de Paul Jorion.
    Question ; où poser la limite sur la manière de voyager, avion ou pas, de manger viande ou pas viande, de se déplacer voilure vs vélo, etc ,,,

    Limite, liberté, croissance,,,,

    Pour moi c’est du coté de l’apprentissage et de l’éducation que se fonde la limite.
    Si a un moment la mère allaitante ne dit plus à son chérubin que la tétine c’est fini et qu’en plus il doit la partager, la confrontation au non mais encor’ plus aux limite ne s’opère pas et on peut faire le raccourci très très rapide avec le no-limit, de la croissance, du toujours plus (parce qu’on le vaut bien !!!) d’un très grand nombre.
    Eduquer, réeduquer, pourquoi pas mais c’est possible dans un temps long.
    Nous aurions le temps, je dirais pédagogie et encore pédagogie de la nécessite de l’apprentissage et de la confrontation à la frustration.

    Le bébé apprendra à se détourner de l’objet de plaisir immédiat pour attendre la prochaine tété voire il apprendra à trouver d’autres objet de plaisir dans la mesure ou le parent ne cherche pas à combler son image narcissique en allant au devant du désir qu’il confond trop souvent avec besoin,
    (Nous avons besoin de nous déplacer, nous désirons une Ferrari)

    Mais avec l’immédiateté dans et de tout comment apprendre la frustration comment apprendre à substituer d’autres objet, en bref comment intégrer la limite.

    Depuis l’autre jour j’ai beaucoup réfléchi avec ma chérie sur la question du dénis.

    D’où viendrai le dénis, de quel mécanisme psy, comportemental, cognitif, je pense que je tiens quelque chose du coté de l’impossibilité à se confronter à la frustration voire même nous en serions au syndrome de dévoration de la mère pourrait nous dire les psychanalyste.

    Remplaçons la mère par GaIa et nous tiendrions un poil d’explication, j’ai juste jusque là Monsieur Jorion ?

    1. Je connaissais Cronos et ses enfants , mais pas encore le syndrome de dévoration de la mère .

      Enfin , Paul Jorion a l’air au parfum. On en saura peut être plus .

      Signé : Déni la malice .

    2. Mais j’aime bien votre attention portée aux  » limites  » , qui m’a rappelé quelques réflexions d’un vieux bouquin intitulé  » La famille , comment en réchapper ? » datant de 1983 ( eschel , auteurs Robin Skynner et John Cleese ), avec en particulier , deux chapitres qui s’intitulaient : » cet étonnant lapin en peluche » , et , « qui commande ici ? ». Avec plein de petits dessins d’humour british dont je raffole .

      Je me souviens aussi qu’on accepte d’autant mieux les limites , quand on comprend , en se souvenant de l’étymologie du mot , qu’une limite ça ne fait que séparer deux états sans en « clore  » un .

      1. @juannessy
        limite http://www.cnrtl.fr/lexicographie/limite (mon dico préféré) confirme dans son origine latine :
        Prononc. et Orth. : [limit]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1372 fém. « ce qui borne un terrain, un territoire; ligne de démarcation entre des terrains, des territoires contigus » (Mon. de l’hist. de Neuchâtel, p. 998 ds Gdf. Compl.); 1513 masc. (Lemaire de Belges, Illustr., III, 2 II, 367 ds Hug.); 2. fig. 1539 limites de son debvoir (Est., s.v.); 1572 (Amyot, Comm. Concept. contre les Stoïques, 13 ds Hug. : le vice a son limite); 1580 (Montaigne, Essais, I, XV, éd. A. Thibaudet et M. Rat, p. 68 : La vaillance a ses limites); 1595 (Id., op. cit., I, XXVI, éd. citée, p. 158 : Si nous sçavions restraindre les appartenances de nostre vie à leurs justes et naturels limites); 3. 1765 math. « toute grandeur dont une autre grandeur peut approcher à l’infini sans jamais l’égaler exactement » (Encyclop. t. 9, p. 542 a). Empr. au lat.limes, -itis « chemin bordant un domaine, sentier entre deux champs; limite, frontière ». Fréq. abs. littér. : 4 273. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 4 798, b) 4 342; xxes. : a) 4 071, b) 9 308.

        quant à la famille … vaste sujet, MA définition : ce qui empêche de construire voire détruit.

      2. @AnnieS, Agnès :

        Votre définition de la famille est un peu à charge . Disons que c’est à la fois le bien et le mal , et que ça peut être une symphonie , un concert , l’assassin ou le médecin , une comédie ou un drame .

        Et le plus souvent tout ça à la fois .

        En général ça se passe mieux malgré tout , quand la famille est assez grande pour permettre de trouver la pharmacie quand il y en a besoin , ou l’imprévu désagréable pour rappeler que nous ne sommes pas parfaits .

        Mon beau père , délégué CGT , résumait ça à sa manière en disant que le monde se partageait en deux catégories : celle de ceux qui sont nés pour emmerder tout le monde , et celle de ceux qui sont nés pour essayer de réparer pour que ça continue .

        Tiens , je crois qu’Agnès , c’est « celle qui soigne  » .

    3. « d’où vient le déni ? ». Ce n’est pas tant une question psychologique qu’économique : nous faisons avant tout passer l’intérêt personnel, derrière l’intérêt collectif. Il faut dire, les hommes ont si souvent été entraînés dans des aventures collectives foireuse, on comprend qu’ils soient méfiants. Je le suis aussi.

  35. L’australopithèque que je suis se marre quand même un peu. Si 2016 était l’année la plus chaude, 2017 l’était moins et les 6 premiers mois de 2018 encore moins. Entre juillet 2016 et juin 2018, la température moyenne n’a pas augmentée.
    Et si ça continuait dans le même sens, ne vous marreriez vous pas dans quelques années ?
    Ceci dit, l’évolution géopolitique du Monde ne me fait pas marrer du tout !

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