Réchauffement climatique : catastrophes en cours et à venir

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Quarante-quatre morts et deux-cent-vingt disparus aux dernières nouvelles dans l’incendie de Camp Fire en Californie, qui a vu la ville de Paradise (26.000 habitants) entièrement carbonisée.

Plutôt que d’incriminer le réchauffement climatique (les incendies cataclysmiques remontent d’année en année sur la carte de la Californie), Trump a bien entendu préféré s’en prendre aux ingénieurs forestiers et a menacé l’État d’un refus d’aide au niveau fédéral, du fait probablement qu’il y est universellement haï (au poste de gouverneur, le Démocrate Newsom l’a emporté sur le Républicain Cox par un écart de 17 points).

Vu la brusquerie de l’incendie, les habitants de Paradise se sont retrouvés tous ensemble sur la même quatre voies, bientôt totalement embouteillée par une accumulation de voitures en panne de carburant. La police et les pompiers enjoignaient aux automobilistes de quitter leur véhicule bloqué et de s’enfuir à pied.

Les plans d’évacuation étaient au point mais supposaient des incendies à la progression plus lente.

J’ai lu quelque part qu’après trois jours sans électricité dans une grande ville, il n’y a plus d’eau au robinet. Comment faire évacuer en bon ordre alors ses habitants ? Et pour leur dire d’aller où ?

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58 réflexions sur « Réchauffement climatique : catastrophes en cours et à venir »

  1. Les conclusions à tirer ici selon Trump ne sont que la caricature très expressive de nos réactions les plus largement majoritaires : savoir dénier la réalité de faits à l’élaboration desquels nous avons tous plus ou moins participé
    Le film Margin call, diffusée hier soir sur Arte, est une fiction qui est un bon révélateur, par des saveurs ambiguës, de ce que nous savions déjà , par votre propre argumentation , sur les crises systémiques du capitalisme financier : Le responsable du service d’évaluation des risques, dans une entreprise de placements financiers, est mis en demeure de refuser ou accepter de révéler les conclusions de ses techniciens, mettant à jour les failles d’un système dont il retire lui-m^me un bon revenu personnel. D’où un détresse existentielle vécue qu’il a occulté jusqu’ici en reportant tout son potentiel d’affectivité sur un animal domestique : son chien, qui va mourir. Voilà qui ressemble tout à fait à l’espèce vivante Homo Sapiens dont je suis moi-même un exemplaire…

    1. Ici même : MARGIN CALL : C’EST PAS DU CINÉMA ! 6 MAI 2012

      Quand je tends mon ticket au gars qui contrôle les entrées (il se reconnaîtra), il me regarde, puis il me dit : « Oh ! pour vous, c’est pas aller au cinéma, ça : c’est comme aller au boulot ! »

      Et il a raison : c’est rare qu’on aille au cinoche et que ce qu’on voit sur l’écran c’est ce qu’on a fait pendant dix-huit ans de sa vie. Pour ceux qui ont vu le film, moi dans ces histoires-là, j’étais Eric Dale, sauf qu’on ne m’a jamais proposé de fermer ma gueule pour 171.000 dollars de l’heure, on sait comment on aurait été accueilli.

      Vous l’avez déjà compris : c’est super-bien foutu. Il n’y a pas d’erreurs : on vous explique que la camelote dont on va se débarrasser auprès des clients qui vous font confiance, ce sont des produits financiers composés de tranches de MBS (Mortgage-Backed Securities), sans prononcer le nom de CDO (Collateralized Debt Obligations), on ne vous parle pas non plus de CDO synthétiques, qu’il aurait fallu mentionner si l’on avait voulu être parfaitement exact et complet, mais bon, c’est déjà bien assez compliqué comme ça.

      Donc on simplifie, et on met tout ça sur une seule journée, ce qui n’est pas gênant : les situations sont authentiques (aux US, dans une grosse boîte, on est viré exactement comme ça : y compris l’agent de sécurité qui vous reconduit à la porte et les cartons d’effets personnels avec lesquels on se retrouve sur le trottoir), et les personnages sont eux criants de vérité : je n’ai aucun mal à leur mettre les noms de gens que j’ai connus à Paris, Londres, Amsterdam, Los Angeles ou San Francisco.

      En appelant le big boss : « John Tuld », on vous aiguille bien sûr vers Lehman Brothers, dont le P-DG s’appelait Dick Fuld, et là on vous mène un peu en bateau (probablement pour éviter les procès) puisque l’histoire qui émerge, ce n’est ni celle de Bear Stearns (qui furent beaucoup plus honnêtes que ce qu’on voit là et qui furent les premiers à tomber pour cette raison-là justement), ni celle de Lehman Brothers, mais un condensé de la stratégie de Goldman Sachs, telle qu’elle est apparue d’abord dans le livre de Michael Lewis : Le casse du siècle (The Big Short), et ensuite dans les auditions des dirigeants de la firme devant une commission du Sénat américain en 2010.

      Le P-DG affirme, contre toute plausibilité, à ses seconds : « On s’en sortira » et, incroyable mais vrai : ils s’en sont sortis, puisqu’aucun d’entre eux n’est en prison à l’heure où je vous parle et qu’ils continuent de toucher leurs bonus qui se chiffrent en millions de dollars – et c’est toujours nous qui, d’une manière ou d’une autre, les leur versons.

      Si de tout cela vous vous en foutez et que la seule chose qui vous intéresse, c’est le cinéma, allez-y voir quand même : cela vaut la peine de voir dans une partie de poker menteur, Jeremy Irons en P-DG « plus cynique que moi, tu meurs » et Kevin Spacey en « company man » dont l’esprit est ailleurs puisqu’il pense surtout à sa chienne qui agonise.

      À un moment, dans une bagnole sur un pont de New York, la bleusaille qui chialera plus tard dans les toilettes parce qu’il va être viré, demande : « Et les gens, les gens ordinaires ? », et l’autre, le vieux briscard, lui répond : « Les gens ordinaires : ils sont foutus ! ». C’est pour ça que Margin Call, ce n’est pas Hollywood : n’allez pas croire qu’on vous raconte là une histoire, c’est pas du cinéma, c’est la vie qu’on est en train de nous faire.

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      Margin Call, film américain écrit et réalisé par J. C. Chandor (2011)

      1. Le plus intéressant dans le film, je trouve, c’est cette séquence où John Tudd dit « ce n’est que de l’argent, ce n’est rien », laissant entendre qu’un billet de banque, en tant que tel, ça n’a pas de valeur, ce n’est rien. Je ne suis pas loin d’être d’accord avec lui. La valeur d’un billet, ce n’est rien, ou peut être seulement la matérialisation de l’espérance humaine, du désir de chacun d’être riche, par ses échanges et ses spéculations.

        Et dans ce cas, les banquiers sont-ils les seuls responsables ? pas sûr…l’illusion, ils en profitent, c’est sûr, mais ils ne sont pas seuls à l’avoir. Il faut être deux pour commercer : un vendeur, et un acheteur. Les deux rêvent.

      2. Je regarde le film, je n’ose pas imaginer l’état psychologique dans lequel vous deviez être en sachant que tout allait s’écrouler.
        C’est vrai que c’est similaire avec notre effondrement global.
        Votre scepticisme en matière humaine ne m’étonne franchement guère. Et vous nous aimez encore !? 😀
        Poulalala! Quelle vie!

  2. « J’ai lu quelque part qu’après trois jours sans électricité dans une grande ville, il n’y a plus d’eau au robinet. Comment faire évacuer en bon ordre alors ses habitants ? Et pour leur dire d’aller où ? »

    Pour être entendu, pour que les gens réalisent vraiment ce qui les attend, c’est ainsi qu’il faudrait désormais aborder les choses.
    Partir des conséquences catastrophiques pour notre vie quotidienne et remonter aux causes premières.
    Je pense qu’au stade où nous en sommes, c’est désormais la pédagogie la plus adaptée.

    Hulot dans son fameux échange vidéo avec le premier ministre Philippe abordait la question de l’effondrement possible des sociétés. C’est un premier pas, mais maintenant il faudrait aller plus fort et plus vite en en abordant ce type de question systématiquement lors des débats avec les personnels politiques. Aborder les choses sous l’angle le plus concret, le plus basique qui soit.

    Leurs réponses, ou plutôt leurs réponses évasives, incomplètes, ou carrément à coté de la plaque, font office de révélateur de l’état des lieux. Sans doute qu’on y pense un peu, ainsi à Bercy avec Servigne, mais ce n’est pas y penser un peu qu’il faut, il faut en faire l’ urgence absolue. Qui connaît le plan qui a été éventuellement concocté à Bercy pour faire face aux situations de crise grave, voire potentiellement fatale, personne ! La priorité de Bercy c’est la taxe sur le diésel qui va renflouer un peu les caisses de l’Etat et rapporter des sommes dérisoires pour la transition énergétique. Bref, c’est pour l’heure le cadet de leurs soucis.

    Donc, partir la catastrophe que constitue une coupure générale d’électricité dans une grande ville, voire une région entière, pour passer systématiquement en revue en tout que cela implique de dysfonctionnement et d’arrêt pur et simple de nombreux services comme le chauffage, l’épuration des eaux, les télécommunications et j’en passe, pour remonter aux causes premières, ce qui nous conduit nécessairement aux solutions durables.

    Je ne reviens pas ici sur les solutions, la boîte à outils nous est gracieusement fournie sur ce blog.

    1. Et bien entendu, on pourrait sans problème (!) ajouter l’ « accident » nucléaire, auquel la France ne se prépare pas, contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire.

      https://www.pauljorion.com/blog/2014/09/25/a-la-redaction-de-science-et-vie-a-propos-de-accident-nucleaire-comment-la-france-sy-prepare-par-un-irradie-non-consentant/#comment-468547

      (Ça a déjà plus de quatre ans et pourtant ça reste plus que jamais d’une actualité… brûlante !)

    2. Encore faudrait-il que le citoyen lambda ait envie d’en prendre conscience !
      Une seule vidéo montrant les cabrioles d’un chaton rencontre bien plus d’audience qu’une année de vidéo de PSJ.
      Je parie que la manifestation contre la hausse du prix des carburants aura plus de succès que les rassemblements prochains pour le climat… On pourrait proposer aux femens de s’enchaîner autour de pompes à essence, le même jour. Cela pourrait peut-être faire le buzz?

    3. A propos de boîte à outils , ce serait bien si elle figurait de façon permanente ( éventuellement mise à jour en continu) , en gras , dans la colonne de gauche , entre  » mes livres  » et « mes vidéos les plus vues « .

    4. Sans électricité ? C’est très simple: plus rien ne marche puisque plus de banques, plus de DAB, plus de cartes bancaires. En un mot, plus d’argent !

  3. La sur accumulation de périodes de sécheresse réchauffe l’atmosphère donc le climat. Il devient alors urgent d’arroser les sols et de les retourner pour faire vivre la terre. La terre ne peut vivre sans eau.

    1. Les retourner ? En fait non. Retourner la terre, c’est lui mettre « la tête à l’envers ». Et si on se comporte convenablement avec la terre, elle a besoin de beaucoup moins d’eau, parce qu’elle garde l’eau au lieu de la voir s’écouler (avec au passage, l’érosion des sols).

      Lydia Bourguignon : https://www.youtube.com/watch?v=yYL-sXBhTuk
      1’50 » : « Le labour, c’est pratiquement une religion ».

      Et un petit coup de son mari Claude, quand même : https://www.youtube.com/watch?v=vzMhB1fgWew
      3’05 » : « Le sol, c’est une vraie éponge. Donc, si je le gère mal, il est compact, il est serré, il se referme. Si je laisse la faune le retravailler, il va se souffler. C’est pour ça que quand vous marchez en forêt sur un sol, vous avez vu le côté moelleux du sol forestier, parce qu’en fait il est aéré par la faune, alors que le sol qui a été labouré, maltraité, il est complètement compacté, complètement resserré sur lui-même.
      Et quand il va pleuvoir sur un sol resserré, eh bien, l’eau ne va pas pouvoir rentrer, et puis c’est l’érosion. Mais c’est plus facile de dire que c’est la pluie qui est responsable de l’érosion que de dire que c’est un système agricole qui a provoqué [cela], puisque les inondations que nous avons en ce moment, depuis 20 ans… Depuis 20 ans nous traversons les années les plus sèches depuis 3000 ans dans l’histoire de l’Europe, et jamais il n’y a eu autant d’inondations. C’est à dire qu’on a inventé, avec l’agriculture intensive, les inondations en période sèche, ce qui est très fort, quoi !
      Et les écologistes, en ce moment, se demandent jusqu’où, à quel moment c’est l’humanité qui commencera à s’écrouler. »

      (Si vous ne connaissez pas les Bourguignon, ils sont tous deux spécialistes de la biologie des sols et ils ont consacré leur vie à ce domaine. Si le sujet vous intéresse, voir « Solutions locales pour un désordre global », de Coline Serreau, https://www.youtube.com/watch?v=3q_xzQ7pRi4 )

      1. @Arnould :

         » et qu’on n’écoute même pas ce que ses pauvres mains racontent  »

        Bernadette nous raconte ce que nous sommes et ce que nous serons , et que bienheureux nous serons si quelqu’un nous fait écho jusqu’à la fin de notre vie .

        Bernadette , « arrosez » vos enfants et ceux qui prennent soin de vous .

  4. Trump a raison , dans un premier temps faut déjà enlever les brousailles sèches et prendre toutes les mesures curatives à notre échelle de temps , ensuite parallèlement ajouter les mesures préventives pour réduire les émission de gaz carbonique , mais de toute façon selon l’ingénieur Jancovici il y a une inertie de plus de 100 000 ans !

    1. Il y a une inertie très grande en effet, c’est pourquoi la seule mesure efficace est de NE PLUS émettre dans l’atmosphère de gaz à effet de serre.

      Pratiquement impossible d’enlever le CO2 et le CH4 qui s’y trouvent déjà. Donc il s’agit d’arrêter d’empirer le mal, sachant qu’un certain réchauffement supplémentaire est déjà programmé – celui qui résulte des émissions passées qui n’ont pas encore eu le temps d’avoir des effets.

      Bien sûr, avant de ne plus émettre du tout de gaz à effet de serre, il faut commencer par diminuer la quantité émise chaque année.

      Et avant de commencer à diminuer la quantité émise chaque année… il conviendrait avant toute chose d’arrêter de l’augmenter !

      Nous sommes dans une voiture qui fonce en direction d’un mur. Et nous ne sommes pas en train de réduire la vitesse… nous sommes en train d’accélérer. En klaxonnant, par-dessus le marché.

      A la Donald Trump, avec toute sa subtilité proverbiale. Ou bien à la Xi Jinping, avec un sourire bienveillant qui recouvre encore pire que ce que fait l’Amérique. Ou encore comme tant d’Etats pauvres qui se soucient de développement – ben oui vous savez, électricité, santé, alimentation… – et investissent donc pour cela dans moult centrales à gaz, et plus souvent à charbon.

      Quant à nous autres Européens, il semble bien que nous ayons arrêté d’augmenter nos émissions de gaz à effet de serre. Entre ralentissement économique – pour ne pas dire austérité – ralentissement démographique sous-jacent et efforts d’économie, nous avons au moins réussi à arrêter d’accélérer. Notre vitesse reste considérable, attention, rassurez-vous !

      Bon d’un autre côté, comme l’Europe c’est moins de 10% des émissions de l’humanité… ce n’est pas comme si ça changeait les choses autrement qu’à la (petite) marge.

      Allez demander à Trump et à Xi s’ils en ont quoi que ce soit à f….. de ce que font les Européens, vous ne serez pas déçus !

      1. Ce n’est pas tellement à Trump et à Xi Jinping qu’il faudrait s’adresser, mais aux organisateurs de l’influence de masse, ceux qui donneront envie à chaque indien de se nourrir de hamburgers, à chaque chinois de rouler dans un SUV de 2 ou 3 tonnes, et à chaque terrien de prendre l’avion pour venir faire du vélo au bord de la Loire.

        Tous ces gens devront changer de métier, ou bien ce n’est pas la peine de rêver au développement durable.

        Pour information, le plan « La Loire à Vélo », c’est 52 millions d’euros d’argent public investis en 10 ans : promotion par toutes sortes de moyens du « dernier fleuve sauvage d’Europe », constructions de pistes cyclables en béton sur des centaines de km, conférences géantes organisées dans la région pour « stimuler les acteurs » de l’éco-tourisme , et … premier résultats… une multitude d’emballages plastiques que l’on commence à voir à la fin de chaque été, et qui se déversent vers la mer, à la première crue.

        On peut parler de forçage anti-écologique lorsqu’on investit avec de tels objectifs… notez pourtant, comme toute la communication est « verte », axée sur la nature, la santé, et la respiration en plein air… on a l’impression de s’oxygéner rien qu’en lisant les prospectus ! Qui veut en faire le bilan CO² ?

        Yann Arthus Bertrand, pourrait s’y coller, lui qui aime bien les chiffres … Dites-nous donc, M Bertrand, au lieu de vous lamenter (moins en ce moment), combien d’arbres il faudra planter pour « compenser carbone » les 14000 kms aller-retour en avion des 5 millions de chinois, lorsqu’ils viendront chaque année pédaler 100 kms en bord de Loire !

        Ce sera un autre programme forestier, que de « compenser carbone » vos photos en hélicoptère.

        http://www.tourisme-pro-centre.fr/marques-et-filieres/la-loire-a-velo

        Vincent Rey, Findutravail.net

    2. De l’autre côté de l’Europe le Danube est déjà aménagé de la sorte. Je me suis laissé dire que entre mai et octobre il y a des bouchons de vélos.

  5. La réponse a la question est très simple : on ne sait pas gérer une panique généralisée autrement qu’en essayant d’éviter que l’état de panique n’advienne .

    C’est d’ailleurs ce qui explique et justifie ce qui peut paraitre être de la langue de bois quand un risque commence à avoir des effets ( même modestes ) .

    1. @ Juannessy

      Une réponse qui fait appel à la fois à transcender les droits individuels et à servir un plus grand intérêt public pourrait signifier chercher ce qui nous lie, et non ce qui nous distingue.

      Protéger la vulnérabilité de la vie, de la terre, de chaque individu, comme point de départ? Et ne pas oublier au même temps d’appliquer d’une facon profesionnelle et sage, les conclusions de la psychologie sociale en contraste total de et après l’indvidualisme extrème de S. Freud; ce qui veut dire les lecons de J.L. Moreno, A. et D. Pesso et de S. Karpman (triangle dramatique): https://www.penserchanger.com/le-triangle-de-karpman-un-drame-a-trois .

      Nous avons vécu à plusieurs moments dans notre groupe ici au BLOG le quasi effrondement de PJ, lorqu’il se prenait un fardeau trop grand sur ses épaules.

      Tout cela semble paradoxal : au moment où l’unanimité et l’action de tous sont nécessaires, la moindre décision d’agir de l’individu est décisive. Bien que I. Wallerstein lui-même ait évoqué à plusieurs reprises le pouvoir massif de changement des ailes d’un seul papillon monarque, il s’est lui-même laissé séduire par son impatience lorsqu’il pensait que la résistance contre la dictature n’aurait pas d’impact.

      Vous même, Juannessy, a appelé ici à plusieurs reprises pour la fraternité. Puis-je vous suggèrer de remplacer le terme quelque peu limité (un peu moins de 50% de la population mondiale) par le terme « solidarité miséricordieuse »?

      P. Jorion a raison de critiquer Marx, mais y devrait ajouter Freud.

      Pourrions-nous souligner l’effet contraignant, désarmant et mobilisateur de l’histoire du samaritain miséricordieux, comparable à de nombreuses autres histoires dans le monde entier sur le puissant // la puissante qui descend de son cheval, de son âne, de son ‘beast’, de son aurus senat https://www.youtube.com/watch?v=wGcxAUOEcaU, de son Hongqi N501 (https://carnewschina.com/2018/05/04/this-is-the-new-hongqi-n501-but-what-is-it-exactly/ ) ?

      Les deux exemples mobilisateurs viennent de l’Amérique Latine:

      a. le premier décembre 1948 (abolition forces armées, Costa Rica)
      b. le coccinelle de José Mujica: https://www.youtube.com/watch?v=JqhCAORmsaE

      https://www.rijksmuseum.nl/en/collection/RP-P-1962-48

      Et protéger la mobilisation autour de cette action avec la sagesse de la perspicacité et les lecons de Moreno, Pesso’s et Karpman?

      Ensuite, un article du jeune español Javier López:

      quote

      AUTORITARISME ÉLECTORAL, DICTATURE ÉLECTIVE
      par Javier López le 12/11/2018 @fjavilopez
      [source: https://www.socialeurope.eu/electoral-authoritarianism-elective-dictatorship ]

      Jair Bolsonaro sera président du Brésil. Un soldat homophobe aux excès autoritaires, qui a méprisé les mécanismes démocratiques et menacé ses rivaux politiques, dirigera la plus grande puissance régionale d’Amérique latine qui est maintenant un géant mondial. En fait, son profil, une caricature d’un dictateur de troisième ordre, serait comique s’il n’avait pas recueilli plus de 50 millions de voix. Son élection, aux conséquences incalculables, est la dernière d’une longue lignée qui souligne la fragilité de la démocratie.

      Qu’arrive-t-il à nos sociétés lorsque les électeurs décident de mettre leur destin entre les mains d’autoritaires excentriques, alors que l’influence de l’extrême droite multiplie élection après élection dans le monde entier ?

      Les démocraties sont comme les familles tolstoïennes : les familles heureuses se ressemblent, mais chacune est malheureuse à sa façon. Au Brésil, ce ne sont pas les perdants de la mondialisation ou des élites rurales contre les élites urbaines qui ont donné la victoire à Bolsonaro. C’est la classe moyenne blanche et les grandes villes qui ont apporté leur soutien à ce personnage louche. Cette extrême-droite a construit une alliance électorale qui a donné des réponses à divers secteurs du pays. Il promettait des valeurs familiales aux évangélistes, des tactiques intransigeantes aux militaires et à la police, une orthodoxie économique aux marchés et à l’establishment, une rupture avec la politique traditionnelle à ceux qui en avaient assez de la corruption et des rivières de haine envers le Parti des travailleurs (PT) que Fernando Haddad ne pouvait contrer. Le fait que l’impulsion de l' »anti-PT-isme » ait cimenté la victoire électorale rend son accession au pouvoir encore plus sanglante. Le PT, une référence pour la gauche, une force capable de sortir des dizaines de millions de travailleurs de la pauvreté, dirigée par une icône mondiale, le charismatique Lula Da Silva : battu par un candidat qui défend la dictature militaire précédente.

      Mais le Brésil n’a été que le dernier rendez-vous avec ces caractéristiques. De Donald Trump aux Etats-Unis à Narendra Modi en Inde ou Rodrigo Duterte aux Philippines, véritable alter ego de Bolsanaro, ils forment une mosaïque d’un nouvel autoritarisme électoral. Des hommes forts qui sont devenus les véhicules d’un ressentiment, d’une rage et d’une lassitude généralisés. La réponse que de nombreux électeurs trouvent aux changements, à leurs yeux déroutants, auxquels leurs sociétés sont confrontées : numérisation de l’économie et de la communication, montée de la diversité, disparition des espaces traditionnels de socialisation ou transformation égalitaire des rôles de genre. Nous sommes confrontés à des changements brusques et profonds qui sont à l’origine d’une anxiété qui propulse le comportement électoral chez les gens qui s’approchent des bulletins de vote comme ceux qui appliquent le frein à main.

      LA FIN DE LA PENSÉE RATIONNELLE

      Nous assistons à l’émergence d’un black-out de la pensée rationnelle. L’incertitude provoque une recherche d’un ancrage fort qui agit comme un mirage. Face à la modernité liquide, les gens réclament des références solides et, face à la vulnérabilité dans une société à risque, il y a une demande de sécurité. C’est une sorte de pendule réactif dont les charlatans d’extrême droite et les sorciers enveloppés dans le manteau de la nation profitent pleinement. Parce que c’est précisément la nation qui est le seul échafaudage qui semble être resté debout.

      Après la mort de Dieu au XIXe siècle, les idéologies à la fin du XXe et le progrès à la fin du XXIe, c’est l’idée vieille et toujours séduisante de la nation qui semble prête à agir comme boussole collective. Un nationalisme qui tire pleinement parti de notre instinct d’enracinement, qui protège la communauté dans un monde accéléré et globalisé. C’est le contrecoup de la mondialisation : un cri, un appel à plus d’instincts animaux, un appel à la reprise du contrôle et à la dénonciation de l’abandon économique. Un cri désespéré et nuisible avec des causes qui méritent une réponse en présentant un horizon d’espoir et des solutions concrètes.

      C’est à ce carrefour, entre démocratie nationale et système global, que l’autoritarisme électoral trouve une riche veine de contradictions à exploiter. Les difficultés de digestion des démocraties nationales face à la mondialisation sont évidentes : le découplage territorial du pouvoir politique de l’économique, le manque d’instruments pour faire face aux défis mondiaux ou les limites imposées par l’interdépendance. Ceux qui se sentent libres sans pouvoir, dans un système de libertés fondamentales mais avec un droit de vote qui s’est senti inutile, semblent prêts à sacrifier la liberté pour retrouver la sensation de contrôle ; pour y parvenir, qui mieux que celui qui est l’incarnation même de la volonté du peuple ? C’est comme ça que fonctionne ce jeu de miroirs. Las de ce qu’ils perçoivent comme une délibération impuissante, ils ont décidé de voter pour la personnification de cette décision.

      En même temps, ces incarnations de « détermination nationale » font le bonheur de cette époque de nostalgie. La lassitude de l’optimisme a cédé la place à la recherche du passé en tant que récit positif, engendrant une relation toxique avec l’avenir qui a cessé demain d’être une destination désirable pour de nombreuses personnes et altérant ainsi un des fils préférés de la modernité : le progrès. Les causes de ce phénomène sont multiples, mais nous pouvons trouver dans les niveaux actuels intolérables d’inégalité les raisons de l’éclatement de multiples éléments de confiance dans nos sociétés : confiance dans les institutions, confiance dans nos concitoyens ou confiance dans l’avenir.

      DÉCONSTRUCTION DES MÉDIAS SOCIAUX

      Pour trouver d’autres raisons à la montée de l’extrême droite, nous devons nous tourner vers de profonds changements de comportement dans le domaine des communications. Les réseaux sociaux sont devenus un facteur de déconstruction du débat public. Elles ont sans doute permis l’autonomisation individuelle, mais elles ont aussi modifié la façon dont l’opinion publique se construit progressivement. Fonctionnant comme des chambres d’écho tribales autoréférentielles, elles sont un outil géant au service du biais de confirmation, de la polarisation de l’alimentation, du contournement du contrôle éditorial et de la hiérarchie des intermédiaires de l’information. Ce sont des machines qui, mal utilisées, peuvent devenir des armes de distraction de masse ; elles nous rendent plus forts et plus faciles à manipuler : une contradiction que nous ne savons toujours pas comment résoudre.

      Mais ce n’est pas seulement une question de réseaux sociaux en soi. Nous vivons à une époque de consommation audiovisuelle massive et de saturation des messages, un phénomène alimenté par les appareils mobiles, faisant des ravages sur notre capacité d’attention. Eh bien, cette langue et ses codes ont aussi colonisé la politique. Le temps de narration des « histoires », comme s’il s’agissait d’une série HBO. Et c’est une époque où l’histrion politique et le comportement des voyous sont plus efficaces pour attirer notre attention, comme si nous regardions une émission de téléréalité. Les hommes forts profitent de l’irrésistible attraction du méchant dans une bonne histoire. C’est aussi l’effet de la politique comme spectacle. Dans une compétition sans limites pour capter notre attention, soumise à un bombardement constant d’intrants, de messages et de signes, la perturbation a sa récompense. Le prix est la couverture médiatique, l’attention et les votes. Rien n’est vrai et tout est possible : il n’est pas surprenant que ce soit un producteur de télévision, Peter Pomerantsev, qui ait senti cette logique en se référant au cœur absurde de la nouvelle Russie. Divertissement et autoritarisme : les deux côtés de la nouvelle droite radicale.

      L’Europe doit apprendre à faire face à l’avenir dans ce nouveau scénario politique international. Un scénario où la démocratie n’est plus une source d’autorité universelle, mais est considérée comme une faiblesse stratégique. Notre continent est poursuivi par les mêmes monstres qui errent sur la planète et qui règnent désormais en liberté à Rome, Budapest et Varsovie. Alors que les idéaux de l’Union européenne représentent la quintessence de tout ce que ce nouvel autoritarisme veut détruire : un espace de coopération cosmopolite fondé sur la délibération et les règles.

      L’Europe doit tirer les leçons de ses erreurs et prendre note de ce malaise populaire si elle ne veut pas être dévorée par ses électeurs. Pour ce faire, des mesures doivent être prises, notamment par le biais d’un véritable agenda de rééquilibrage social sous forme de redistribution, pour être perçues comme une armure protectrice de la sécurité des citoyens. Et elle devra rendre ses institutions plus solides, car ce sont leurs freins et contrepoids qui nous protègent des sirènes qui pourraient finir par mettre en danger nos démocraties. Ce sera la bataille politique du siècle : la défense de la démocratie. Et l’Europe pourrait devenir son dernier grand bastion.

      Cet article a été initialement publié (en espagnol) par CTXT le 29 octobre 2018 et édité par Social Europe.
      [ https://ctxt.es/es/20181024/Firmas/22545/victoria-bolsonaro-autoritarismo-voluntad-del-pueblo-derechizacion.htm?fbclid=IwAR2FBwX3Qa5c_fT7yPrZhC5XgBXetd3cFgfXVVV5qH36RlAOs_ecqcjTR28 ]

      A propos de Javier López:

      Javier López est député européen espagnol depuis 2014. Il est titulaire de la délégation socialiste espagnole à la commission de l’emploi et des affaires sociales, membre de la commission des affaires étrangères et de la délégation à l’Assemblée parlementaire euro-latino-américaine du Parlement européen.

      unquote

      Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

      1. J’ai un frère et une sœur , et jamais ils ne se sont sentis destinataires de « miséricorde » , ou « exclue » pour ce qui concerne ma frangine ( pourtant ayatollah féministe ) quand nous parlons de fraternité ( d’autant que la « fraternité » selon l’emploi que j’en fais « s’étend » , comme le professait Saint François ( d’Assises , pas Leclerc ), à l’oiseau , au loup , et au vivant en général ).Bref nous comprenons tous les trois la même chose sans avoir besoin de dictionnaire .

        Comme l’Europe , pour d’autres , je ne m’arrête donc pas à couper les cheveux ( surtout vivants! ) en quatre , et je continuerai à parler de fraternité , persuadé que la deuxième moitié féminine que vous appelez comme témoin à charge , m’est acquise , et préfère qu’on mette en œuvre plutôt que d’en faire une querelle sémantique .

        PS : je n’aurais jamais imaginé que l’on puisse avoir autant de jugements sur l’Europe en général et la France en particulier , depuis Medellin . Sur  » la fin de la pensée rationnelle », je « pense » rationnellement et irrationnellement que c’est un phantasme aussi stupide que de prétendre que le monde était plus « facile » il y a cent ans .

    1. Le contrôle des naissances est tout sauf tabou.

      Mais il est appliqué par des sociétés et des civilisations différentes… de manière différente. Accepté, plus ou moins, ou pas du tout.

      En pratique, les deux seules aires de civilisation où la croissance démographique reste forte sont l’Afrique noire et le sous-continent indien. En ce qui concerne ce dernier, c’est davantage d’ailleurs une question de masse démographique que d’indice de fécondité très élevé : la fécondité n’est pas si élevée en Inde, au Pakistan et au Bangladesh qu’en Afrique, mais la masse énorme de la population (environ 1,7 milliard au total) fait que cette croissance démographique même moins rapide représente un très grand nombre de personnes supplémentaires.

      Si vous avez une idée de comment convaincre Indiens et Africains de faire moins d’enfants, n’hésitez pas à la partager…

      1. « Le contrôle des naissances est tout sauf tabou. »
        Effectivement, ce n’est pas tabou, les contraceptifs sont en vente libre.
        Ce qui est tabou (et ce me semble être le plus important tabou chez l’oligarchie (1), y compris les jorionistes) c’est d’oser parler de limitation des naissances comme préalable à la solution de nos problèmes.

        (1)Je nomme oligarchie les politiques, économistes, journalistes, intellectuels qui imposent leur mythologie de croissance infinie.

    2. C’est plutôt que le contrôle des naissances sans tout le reste ne servirait à rien.
      Si 150 millions de personnes vivent comme les 2000 milliardaires c’est la fin du monde.
      Si 15 milliards de personnes vivent comme les elfes Sylvain ou tribu reculés d’Amazonie c’est le début de temps nouveaux.

      Résonnez vous bon sens !

      1. Les milliardaires sont un épiphénomène , coupez le courant ils disparaissent en un clin d’oeil , le vrai luxe c’est d’avoir l’espace vital d’un pygmée !

      2. Dès qu’on a cultivé du blé certains hommes ont beaucoup trop accumulé, ça n’a rien d’un épiphénomène.
        Quant à votre deuxième proposition allé le dire aux personnes qui sont quatres par cellule à Fleury-Mérogis. Et pensez mieux.

      3. Vous dites des bêtises , il ne peut pas y avoir 15 milliards de chasseurs cueilleurs la terre est bien trop petite , par contre 15 milliard de personnes avec un milliard d’€ sur leur compte , demain si ça vous chante , compris ?

      4. Changez de ton je vous prie.
        Ça fait longtemps que je ne me suis pas frotté à des fifrelins de votre genre !
        15 milliards d’individus qui prennent quatre fois leurs jets privés par semaine qui ont tous un garage avec 60 voitures de sport et dont leur vie la consomme à elle seule L’équivalent d’un dun pays africain : Notre belle planète ne le supporterait pas.

        15 milliards de chasseurs-cueilleurs, avec notre savoir actuelle sur la Perma culture , les champignons régénérateurs de terre, la dépollution et encore plus quelques machines appuyant notre démarche, Notre belle planète sont porterai à merveille.

        Si vous êtes informaticien ou je ne sais quoi faites les simulations vous verrez par vous-même.

        J’arrête là avec vous.

      5. Ma parole vous avez les fils qui se touchent ou quoi , faut faire la différence entre les simulations et la réalité physique ! 15 millards * 60 voitures de sports , 15 milliards * 1 jet ??? ça n’a ni rime ni raison mon bon Monsieur !

      6. En effet nous ne nous sommes pas compris-
        donc pour vous j’ai les files qui se touchent et pour moi vous n’avez pas de files.
        Devant un bon chocolat chaud on arriverait à se comprendre mon bon monsieur 🙂
        Au Plaisir

  6. La réaction humaine en mode survie individuelle dans un groupe lorsque la menace est globale ne semble pas adapté ( voire l’émeute nutella). Donc une préparation s’imposerait et cela se fait peut être chez les colibris.
    Qu’aurait été la part du colibri dans le « Camp Fire » et l’action d’un colibri dans l’évacuation ?
    Ma vision ne s’oppose pas à celle de Paul Jorion dans sa dernière video fa isant echo aux articles de Jean-Baptiste Malet dans le diplo et l’article à charge de Frédéric Lordon sur le blog du diplo.
    Je pense que nous somme dans le et / ou et en même temps bref le complexe et que la sociologie de ces groupes et de leur organisation sont vu de l’extérieur avbec un gros très gros biais cognitif.

    Qaund le super acro à la gazoline souhaite décroché il va aux rencontres des Anonymes super accro à la gazoline.

    Quand un état veut interdire les dommages de l’alcool il a plusieurs solution, on a vu la prohibition (alcool) totale qui ne marche pas, il y a la taxation de plus en plus importante (tabac) qui elle aussi à un moment passe par un effet des seuil. Et il y a la prévention et le soutien aux familles.

    En systémique sociale (mon domaine d’expertise pratique car ancien assistant social membre du réseau départemental de prévention de l’alcoolisme)
    il est souvent montré que lorsque une personne du groupe familial souhaite décroché de l’alcool cela bouleverse la place et les rôles de chacun dans la famille, par exemple la mère (si c’est le mari qui boit) avait le contrôle absolu de l’éducation des enfants par exemple et pouvait aussi se soustraire à la sexualité dans le couple. Il n’y a pas que des mari violent sous l’emprise de l’alcool il y a aussi qui sont de grave dépressif et qui ne sont dangereux que pour eux-mêmes. Alors celui qui décroche dérange l’ordre établi, l’équilibre antérieur puisqu’il veut désormais avoir droit au chapitre.

    Et si nos colibristes venaient nous déranger par leur actions individuelles nous rapellant que l’eau est précieuse quand ils revendiquent une douche courte ?

    Et si nos colibriste venaient nous rappeler que le chemin pour nous tous est très long et que si on attend la puissance de l’état il faudrait au moins diviser par quatre notre consommation de kilomètre en voiture, soit pour moi passer de 40 000 km par an à 10 000 km par an. Et il en va de même pour tout ce qui contient du pétrole.

    Alors certes tous ces anonymes qui se regroupe pour faire leur part de coibri ne feront le compte
    mais c’est vous l’avez compris du même ordre que tous les groupes d’anonymes , alcool, jeux, écrans, drogues illégales, qui se réunisse et qui parle de leur chemin pour se défaire de la dépendance.

    Avec mes amis militants dans une ville en transition nous nous retrouvons pour parler de ce que nous arrivons à faire individuellement et en même temps nous quo-construisons l’expérience de la démocratie horizontale dans notre association et nous avons des résultats tangible, un café associatif auto-géré, un espace de co-working, un jardin partagé avec des incroyables comestibles, une production culturelle alternative, la création du passeur notre monnaie locale qui a pour but de participer à régénérer l’économie locale et faire publicité pour nos producteur bio.

    Nous anonymes qui étions accro du pétroles nous offrons des espaces pour la transition intérieure, des espaces mais aussi aux migrants accueillis pour s’exprimer et dire quel est leur chemin.
    Et nous ne cessons d’interpeller la puissance publique, locale, départementale, régionale et nationale, voire mondiale puisque nous avons des liens fort avec d’autres groupes en transition à travers le monde.

    Alors je pourrait développer plus longuement que l’accro que j’étais et que je suis au pétrole fait sa part de colibri et / ou agi dans maintes actions et associations tout en restant anonyme.
    Et pour tout vous dire je reste parfois très longtemps sous la douche, ha il faut que je vous dise que j’ai investi plus de 10 000 dix mille euro dans un système de récupération d’eau de pluie et que je ne souille pas l’eau en faisant mes besoins puisque nous utilisons des toilettes sèches. Alors oui je suis un anonyme accro au pétrole qui se soigne.
    Comme dab avec toute ma tendresse anonyme, Pierre de la tribu des Queralt’s,
    Ps : je m’étonne de cette vidéo qui ne rends pas comte de la complexité et qui m’a apparu fort simple voire simpliste
    Ps1 : le changement de paradigme pour une société post carbone c’est maintenant et je peux vous aider pour l’action individuelle qui ne s’oppose en rien à l’action collective !!!!

  7. As ton vraiment réaliser ce que représente le chemin de dé carbonisation de notre société accro au pétrole ?

    Aujourd’hui j’ai fait 21,7 km aller pour trouver un nouveau médecin ( et oui dans nos campagnes il est difficile de trouver un docteur).

    Comme ma voiture est en panne je l’ai fait en vélo et sous la pluie.

    Le retour itou sous la pluie, et j’ai une cardiopathie importante puisque porteur d’un défibrillateur ( pas un pace maker).

    Le vélo à assistance électrique c’est bien mais ca ne protège pas de la pluie et il faut quand même pédaler.

    Pour sauver l’humanité cela devra être mon quotidien.

    Qui dit chiche ?

    Toujours avec ma tendresse vélocipédique, Pierre de la tribu des Queralt’s

    1. Pour sauver le « Pierre de la tribu des Queralt’s » à assistance électrique , on peut lui offrir un parapluie , mais s’il tient vraiment à échapper aux transports nécessités par le recours au médecin , je ne vois que trois solutions :

      – renoncer au médecin ( c’est une participation à l’auto-régulation évoquée par ailleurs ),
      – se rapprocher de son médecin,
      – demander le remboursement de frais de taxi-ambulance ;

      Avec ma tendresse dé-fibrillatorique . Juannessy .

      1. La réponse est dans l’article :

        Entre 2500 et 10 000 euros ! ( quoique il y a des vélos « normaux » de cyclistes amateurs fanas, qui atteignent ces prix là )

        D’autre part les cardiaques , le plus souvent âgés , sont aussi rhumatisants , et si on doit pouvoir parvenir à rentrer dans l’engin , la sortie me semble plus compromise .

      1. Merci Paul, c’est exactement la réponse que j’espérais depuis des mois ou même des années, car elle demande un débat sérieux. Peut-être l’objet d’une prochaine vidéo ?

      2. @Paul Jorion :

        C’est aussi ce que faisait Jésus Christ , mais il avait des atouts particuliers pour convaincre ses auditeurs avec des guérisons , tours de magie ou exorcismes .

        Au delà de la qualité du « message » , il me parait plus efficace de pouvoir compter sur une douzaine de démultiplicateurs , apôtres sans être disciples . Bref , avec des moyens limités , il a quand même mis en branle un « sacré » bazar , même si personnellement , je fais le pari que s’il a réussi son coup, c’est surtout parce que le message était fertile .

        Les femmes ne s’y sont pas trompées , et mon deuxième pari est que ce sont principalement elles qui , en quelques siècles , ont « répandu » et inscrit le message dans les corps et les esprits .

        PS : en « désespoir de cause » , il resterait le blog : c’est facile , c’est pas cher et ça peut convaincre gros .

  8. J’ai comme l’impression que l’on ne fait plus rien. La terre a de l’intérêt que lorsque son rapport est fructifiant financièrement par les marchés mondiaux. Il n’y a que l’intérêt financier qui prédestine à son développement.
    Ceux qui travaillaient jadis la terre s’appelaient les esclaves.
    Il me semble mais je ne suis pas ingénieur qu’il faut arroser abondamment la terre pour qu’elle fasse pousser la végétation. Il n’y a plus d’écosystèmes.
    Les véhicules brûlent sur une route goudronnée parce que la peinture est inflammable, les sièges sont aussi inflammables et tout brûle.

  9. Trump fait du trump, et l’UE ? Si elle se réveillait avant que « Donald Le Joker » n’aille désherber au lance flamme et continue de laminer avec son pote Bannon le sordide ce qu’il en reste ?

    Le « cas » Trump questionne l’Europe
    « La principale chance des démocraties européennes demeure à ce jour la médiocrité des dirigeants populistes, du Front National, rebaptisé Rassemblement National, à l’AfD allemande (Alternative für Deutschland), ou leur caractère aussi réactionnaire que caricatural, de la Pologne à la Hongrie. Mais, déjà, la figure du ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, relève d’une nouvelle génération, redoutablement habile. Et d’autres types d’expression politique, moins attendus, se font jour en Scandinavie.
    Allons-nous attendre patiemment qu’un leader « présentable » finisse par émerger et s’imposer ? Seul échappe encore au populisme le Portugal, pays qui, ce n’est pas un hasard, connait un redressement économique remarquable couplé à une paix intérieure en matière d’immigration et d’identité. Il faut rejeter les idées simples de Donald Trump, mais autrement que par des incantations.  »
    https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/le-cas-trump-questionne-l-europe_2046965.html

    Oups, panique et langue de bois ? Assurément, mieux que panique et jambe de bois. On peut rêver, même emplatré. Va chercher bonheur Joseph.
    Si « pédagogie » il doit y avoir, elle se fait avant et pendant et PAS à postériori, quand la langue de bois de Modeste a pris du plomb dans l’organe lingual façon gueule cassée.
    PS : À ce sujet, excellent film, humaniste et sensible, vu sur Arte « la chambre des Officiers » .
    http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18654169&cfilm=28113.html
    Ainsi parlait Bibi Dundee.

  10. Bonjour,
    C’est bien beau, mais je ne vois pas de solution dans tous ces commentaires, à part « faire changer les comportements » et même ça, rien n’est dit sur comment on peut inciter les gens…
    Il faudrait une attitude plus constructive, peut-être, comme chez les membres de Unis Et Différents (voir leur page Facebook), sinon, on ne progresse pas, on ne fait que dénoncer et ça ne change rien, sinon d’encourager la morosité et le fatalisme…
    A+

  11. Mes amis,
    D’où parler vous ?
    D’un endroit chauffer correctement ?
    De quoi vous nourrissez vous ?
    D’aliments produits deci dela cahin caha ?
    Pour aller au supermercat du coin, en vacances, combien de litres de gazolines ?
    J’insiste je suis un « insitueux » nous sommes super accro à la gazoline.
    Divisé par quatre nos émissions de CO2 c’est aussi selon la thermodynamique divisé par quatre notre consommation de gazoline. Pour 10 l de gazoline, 1/3 sert à la marche du bouzin, 1/3 produit de la chaleur, 1/3 des déchets (polution, co2).
    L’homme est une machine thermodynamique, 100g de chocolat c’est 33g pour se bouger, 33g pour la dissipation de la chaleur et l’homéostasie, 33g pour les déchets.
    Pas rendu à Rome où ailleurs avec 4 fois de gazoline à bruler ?
    Alors comment nous contraindre à dépenser moins la ou le toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus fait flores ?
    Un évènement exogène mes amis, un évènement exogène sinon rien !!!
    tiens, en fait les gilets jaunes en fait sont super accro, ils disent qu’ils veulent toujours rouler rouler, ils sont accro au voyage que leur procure leur shoot gazoline.
    Je peux sur ce blog vous remercier les uns et les autres vous remercier individuellement car grasse à la solidarité commune pour ne pas dire nationale, je suis l’homme qui vaut plus d’un million d’euro en soin.
    Ici sur ce blog il y a a priori une compréhension de ce que nous a léguer le CNR (Conseil National de la Résistance) et ses lois sociales, ailleurs dans les campagnes c’est devenu autre chose.
    J’observe la fracture sociale et l’on peut imaginer des résultat d’élection comme au USA bleu à Hyper bleu dans les campagnes et autre dans les villes.
    La fin ( entendre la diminution) de la gazoline transforme déjà nos rapport sociaux, notre rapport au monde.
    C’est aussi parce que nous étions plus nombreux à voir ce foutu monde (à voyager) que notre regard sur lui s’est en parti modifier.
    Comment appeler à des changement de paradigme, à d’autre représentations dans un monde en manque de gazoline ?
    Le défi de la préparation or not la préparation à vivre avec moins de gazoline ?
    Quand j’auto construisais ma maison j’ai ressenti dans mon corps mes idées, mon corpus d’idée pesait très lourd.
    J’ai ressenti alors que la pensée devait aussi passer par le corps, être éprouvée.
    Nous allons de toute façon éprouvée individuellement et collectivement à travers notre corps la manière dont nous aurons décider de notre vivre ensemble et celui ci se mesure en nombre de litre de gazoline ou de kilowatt allouer à chacun.
    A vot bon coeur de la gazoline pas cher pour mes articulations !!!
    Gazolinement votre et toujours avec mon entière tendresse, Quel Art Pierre de la tribu Terre.

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