À celles et ceux qui espéraient me voir ce soir à Montpellier et demain à Toulouse

Voici le message que j’adresse aux organisateurs :

Chers amis, lorsqu’à la fin de ma longue (2h47) conférence hier au théâtre Toursky à Marseille (en position excentrée), j’ai posé la question de savoir si un repas avait été prévu, vous m’avez répondu : « Vous faites bien de m’y faire penser : personnellement j’oublie souvent de manger ! » Merci pour les deux sandwichs à la rosette que vous m’avez alors trouvés.

Chers amis, lorsqu’à ce moment-là j’ai posé la question de mon déplacement vers Montpellier aujourd’hui, vous m’avez répondu : « Ah oui ! On va s’en occuper maintenant … Voilà, c’est fait, j’ai acheté un billet : vous allez recevoir un mail ! » Lorsque je vous ai dit que je ne recevais pas de mail, vous m’avez répondu : « Eh bien si ! J’appellerai la banque demain à 9h et ils confirmeront que j’ai bien payé ! »

Chers amis, lorsque vous m’avez conduit à l’appartement relevant du théâtre où il était prévu que je passe la nuit, nous y avons trouvé six personnes y faisant la fête. Merci de m’avoir conduit à l’hôtel où j’avais passé la nuit de mon arrivée à Marseille avant-hier, et dont la note avait accidentellement été laissée à ma charge.

Je sais ce que vous pensez : que nos trois soirées à Marseille, Montpellier et Toulouse font partie d’un effort militant. Je le conçois très bien et c’est très volontiers que j’y participe : comme vous le savez, je n’ai à aucun moment réclamé la moindre rémunération pour mes efforts et mon temps avec vous et c’est avec un immense plaisir que je me suis adressé hier soir aux personnes qui étaient venues m’écouter à Marseille.

Il est maintenant 10h19. Le train où vous m’aviez, disiez-vous, réservé une place partait à 10h18, mais aucun billet ne m’est encore parvenu. Je vais me rendre à la gare, mais ce sera pour rentrer chez moi. Soyez gentils de dire à mes amis de Montpellier et de Toulouse que j’ai fait ma part de colibri. Mais pour que je me rende chez eux, il aurait fallu que vous fassiez la vôtre.

P.S. Courrier reçu le 6 décembre : « Heureusement que tu n’es pas venu à Montpellier. Le site des gens qui t’ont invité proposait une adresse dans une brasserie route de la mer, le journal Midi Libre t’invitait à la Faculté des Lettres (au département de l’Economie) dans le nord de Montpellier, enfin selon ton annonce nous devions nous rendre à la Faculté de Droit à Richter dans le sud de la ville. »

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