Erik Brynjolfsson casse l’ambiance…

Ouvert aux commentaires.

Je crains qu’il ne soit plus réinvité à Davos (je connais ça : les endroits où on ne m’a invité qu’une seule fois 😀 Ah ! si mes sabots étaient moins gros ! )

Erik Brynjolfsson, auteur avec Andrew McAfee du fameux Le deuxième âge de la machine. Travail et prospérité à l’heure de la révolution technologique (Odile Jacob 2015), le premier livre consacré à la disparition totale du travail. Voir ici.

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35 réflexions sur « Erik Brynjolfsson casse l’ambiance… »

  1. Dans la série « les poils à gratter »qui dérangent et qu’on ne réinvitent pas ou qu’on n’invite jamais.

    L’environnement comme marchandise, le nouvel eldorado du capitalisme
    24 janvier 2019 / Antoine Costa
    L’environnement comme marchandise, le nouvel eldorado du capitalisme

    Dans « La nature comme marchandise », Antoine Costa explique que l’économie, en donnant un prix à l’air, à l’eau, aux espèces et à l’ensemble de l’environnement, achève dans un même mouvement de saccager en protégeant.

    Présentation du livre par son éditeur :

    Comme le roi Midas transformant tout ce qu’il touche en or, l’économie transforme tout ce qui s’approche d’elle en marchandise. La nature ne fait pas exception.

    En donnant un prix à l’air, à l’eau, aux espèces et à l’ensemble de l’environnement, l’économie achève dans un même mouvement de saccager en protégeant.

    Les entretiens réunis dans ce livre documentent ce nouvel eldorado du capitalisme.

    Antoine Costa a réalisé les films documentaires Mouton 2.0, la puce à l’oreille (avec Florian Pourchi, 2011) et Les dépossédés (2016).
    Le présent ouvrage, composé d’entretiens avec des ONG, des universitaires et des militants, développe et actualise les thèmes de son dernier film.

    La nature comme marchandise. Une série d’entretiens, d’Antoine Costa, éditions, 2018, 192 p., 9 €.

  2. @ Paul J

    Les mots, leur ton et le langage corporel de chacun.e des trois participant.e.s à cette conversation en disent long..

    L’arrogance des menaces du coté d’un oligopoliste, qui se montrait très satisfait d’avoir pu transférer du pouvoir de décisions de l’espace publique vers l’espace privée…

    Exactement le même problème de toutes ces fondations: QUI COMPOSE l’AGENDA, QUI DÉCIDE, et, qui est, vraiment, la profiteuse / le profiteur?

    Erik B: superbe, bien préparé (beaucoup mieux que madame l’intervieweuse….!) et prudent en même temps… le diable se trouve dans les détails.

    Conclusions.

    1. Non Paul, vos sabots ne sont pas trop gros. Erik B appartient à une autre génération, et a simplement eu de la bonne chance, d’abord son lieu de naissance (Roskilde, Danemark), ses parents, et son entrée au système américain, qui était bien distincte de la vôtre.

    2. La prochaine fois il est fortement probable que Davos n’existe plus. Ou bien pour des montants de neige jamais vu avant et/ou parce que le modèle de Schwab a collapsé totalement.

    3. Les vents de change ne s’arrêtent plus.

  3. En gros aujourd’hui il y a 2 vues
    – l’etat doit par l’impôt redistribuer les revenus pour découpler le travail de la rémunération, voir investir directement,
    – les fondations doivent palier aux états pour financer une solidarité qui évite aux pauvres de mal dépenser pour le bien de » l’économie  »
    Le lien vers le chapitre de son livre sur la distribution de la captation de la plus value est très éclairante notamment sur la réduction des décideurs de l’investissement.

    La première chose que j’observe c’est que cela conduit à un surinvestissement dans les technologies de l’information pour une amélioration marginale de produits existants, avec des cycles très court en promettant que des petits pas sont plus efficaces. Mais qui ont du mal à capter la valeur ajoutée en dehors des services.

    Mais il y a des domaines industriels qui ont besoin de beaucoup d’investissements mais qui sont stagnants de par la rente qu’ils détiennent (traitement de l’eau, habitat énergétiquement efficace) et peu stimulés par les incitations ou subventions à la consommation mais plus par la normalisation surveillée par les États ou associations de consommateurs surtout si la justice peut être rapide.

    Alors, on peut rêver d’un état qui supporte la gratuité, mais je ne vois pas ce que ça change avec des fondations parce que in fine, c’est remplacer le consommateur. Mais les normes contraignantes sont difficilement acceptée et ne s’appliquent que pour le futur la plupart du temps, sans réparer le passé.

    1. Les « fondations » , c’est livrer le modèle social au marché .

      La démocratie et la République remplacées par le conseil d’administration de la fondation Google ( philanthropique bien sur , pour récupérer la « philia  » ) ?

      Entre fondation et fondement , y a quelque chose qui devrait allumer une lumière rouge , non ?

      Bonne nuit !

      PS : qu’est il advenu de l’ambiance cassée ensuite ( car la vidépo s’arrête au moment où ça pouvait devenir intéressant : le débat .) ?

      1. https://www.wsj.com/articles/bill-gates-the-best-investment-ive-ever-made-11547683309
        Voilà des actions de fondation. Maintenant dites moi en quoi un état aurait fait mieux, voire si les succès de ces fondations ne sont pas à la source des pressions migratoires.
        Pour moi le problème est dans la concentration de la décision pas dans qui doit la concentrer par l’impôt ou le profit (l’état et le privé ou une sphère national-iste}.
        Sinon, je rapporte ici le lien vers la vidéo complète que je n’ai pas regardée intégralement.

        Bonjour Timothy, pour voir l’intégralité du panel (l’échange commence à 17’35) : https://www.weforum.org/events/world-economic-forum-annual-meeting/sessions/making-digital-globalization-inclusive

      2. Pour moi le problème est dans l’élaboration de la décision , et la représentativité démocratique de qui prend la décision .

        Exemple typique de confusion entre citoyen et consommateur , dans laquelle « un sou est un sou  » .

    2. @Tgee71

      ¨Alors, on peut rêver d’un état qui supporte la gratuité, mais je ne vois pas ce que ça change avec des fondations parce que in fine, c’est remplacer le consommateur. Mais les normes contraignantes sont difficilement acceptée et ne s’appliquent que pour le futur la plupart du temps, sans réparer le passé.¨

      1. Rêver? Si vous me permettez de continuer dans votre ligne de sarcasme: quand est-ce que vous vous réveillez?¨
      Argument: le monde est PLEIN de systèmes étatiques / publiques de subventions… et heureusement, parce que sans eux, le capitalisme même s’effondrait immédiatement (ce qui est probablement votre rêve? ).

      (A lire les multiples documents de la Banque Mondiale, du PNUD et de l’OCDE sur la nécessité sans discussion des systèmes de transferts de la valeurs ajoutée. A lire également toute la production scientifique sur les problèmes de la sous-consommation [qualitative et quantative] dans le capitalisme, pour commencer, par exemple avec la lecture de JCL Simonde de Sismondi, et suivi par des multitudes d’autres).

      2. ¨mais je ne vois pas ce que ça change avec des fondations parce que in fine, c’est remplacer le consommateur. Mais les normes contraignantes sont difficilement acceptée et ne s’appliquent que pour le futur la plupart du temps, sans réparer le passé.¨

      Là, vous vous tirez une balle dans votre propre pied… ouf…

      Le problème, précisément, se trouve dans l’aspect de la propriété privée incarnée dans une fondation (je ne suis pas juriste, alors un peu de compréhension si mes mots ne correspondent pas à la tradition de cette discipline): puisque: une fondation est ¨une machine de transformation de la prise de décisions¨:

      a. on diminue d’un niveau de multiples décideurs (démocratique) à un niveau de limitation immédiate de décideurs/deuses, invisibles, anonymes, obscur(e)s.
      b. et cela implique automatiquement, une attaque permanente à la ¨normalisation¨ de l’approche démocratique dans la société/la communauté, on ¨transforme¨ (manipule si voulez) le principe de ¨one man one vote¨ (une femme/un homme – un vote) dans le principe: vous avez beaucoup de sous, beaucoup plus (moyennement) que d’autres, et alors on va vous donnez BEAUCOUP plus de pouvoir de prise de décisions comparé aves toutes et tous qui sont exclu(e)s, par la loi, de la prise de décisions dans la fondation.

      Trois millards de EUROS, mais sous le pouvoir de décisions de, disons, madame et monsieur Dell.
      Alors 2 personnes.
      Au lieu de les taxer à 70 %, et de présenter des propositions au parlement avec au moins 400 décideuses/décideurs.

      Rentrons à vos paroles:

      ¨Mais les normes contraignantes sont difficilement acceptée et ne s’appliquent que pour le futur la plupart du temps, sans réparer le passé.¨

      Mais évidemment, estimé(e) Tgee71…

      Parce que cela dépend exactément de l’endroit précis ou se trouve le pouvoir.

      C’est le contraste entre:

      * la direction d’une fondation,

      et

      * la démocratie participative-parlementaire-directe.

      3. Heureusement, les systèmes de transferts de la valeur ajoutée sont plus et plus efficaces, et se trouvent plus et plus sous la loupe de la supervision démocratique.

      Heureusement la gratuité se répand, mondialement, comme dans les meilleurs rêves.

      Et heureusement, de plus en plus les systèmes fiscaux et les trucs de l’évasion se trouvent sous la loupe du grand public.
      Des loupes chaque fois plus détaillées dans les mains d’un grand public chaque fois mieux (in-)formé et organisé.

      Comme le sait et le sent maintenant ce monsieur seul dans sa cellule froide au Japon.

  4. Merci Johan pour votre commentaire
    Cet oligopoliste ( ce terme est une belle trouvaille) et son épouse gagneront un fauteuil d’orchestre au paradis grâce à leur fondation teeeellement mieux quand elle émaaaaane de leur liberté de doooonner où bon leur semble et ce ne sera sûrement vers ceux qui tentent d’inventer un autre monde comme à Notre-Dame des Landes…
    Erik.B l’a séché ainsi que l’intervieweuse, jubilatoire !

  5. Michael Dell préfère alimenter la fondation qu’il a créée avec son épouse, plutôt que de lâcher 70% d’impôts au bénéfice de l’Etat, comme le propose Madame Ocasio-Cortez. Monsieur Brynjolfsson estime que cette proposition serait à examiner quant à l’impact sur la croissance de l’économie américaine, toutefois, reconnaît également que le diable est dans les détails, – la réalité des choses serait plutôt de dire qu’actuellement ‘le diable est aux manettes’.
    Monsieur Dell tient à conserver la haute main sur ses revenus et éventuellement en distribuer une partie à qui il le jugera bon et utile, et non pas à un état sur lequel il n’a que peu de prises concernant l’usage des sommes qu’il aurait à acquitter en termes d’impôts, ‘faut pas déconner non plus’…, les riches veulent bien être généreux, mais avec leurs pauvres, ceux qu’ils auront choisis, eux… !
    (désolé pour le terme un peu trivial, mais, – après tout -, un fin lettré comme E. Macron l’utilise aussi ^..^)

    1. Je vous recommande http://www.deepl.com s’il en a besoin…

      http://www.finfacts.ie/irishfinancenews/article_1028750.shtml

      et:

      quote
      Double Non-Taxation

      One purpose of tax treaties is to prevent companies from paying tax twice in two different
      countries on the same profit.

      Dell, however, uses the Netherlands to avoid paying income taxes in either place. The
      world’s third-largest personal-computer maker has avoided about $4 billion in income taxes
      since 2004, thanks partly to its use of a Dutch unit.

      The subsidiary, called Dell Global BV, paid income taxes at a rate of 1/10 of 1 percent on
      profits of about $2 billion in 2011, the most recent year for which records are available. That
      means the unit took credit for almost three quarters of Dell’s worldwide income. That
      subsidiary had no actual employees in the Netherlands as of 2009, filings show.

      The Dutch company conducts its business through a branch in Singapore, where it designs
      and sells laptops and other equipment for the U.S., European and Asian markets.
      unquote

      source: https://olis.leg.state.or.us/liz/2015R1/Downloads/CommitteeMeetingDocument/59211

  6. ….(colère). quelle mise en scène, quand Madame Ocasio-Cortez est montrée en noir et blanc, comme une extrémiste du passé (on se croirait revenu au temps de la bande à Bader…). Quelle arrogance, jusqu’à ironiser sur cette proposition et à en rire… alors que tout le monde sait très bien que le problème des inégalités est devenu un problème majeur. Mais on sait : les riches sont malheureux parce qu’on « leur prend » beaucoup d’argent, qu’ils  » donnent » à l’Etat. Pour limiter cette souffrance, on pourrait proposer de limiter les revenus, comme ça les riches n’auraient pas à souffrir l’injustice de redonner autant d’argent à l’Etat.

    1. « quelle mise en scène, quand Madame Ocasio-Cortez est montrée en noir et blanc, comme une extrémiste du passé (on se croirait revenu au temps de la bande à Bader…). Quelle arrogance, jusqu’à ironiser sur cette proposition et à en rire… »

      Il s’agit, non pas précisément de propagande dont l’objectif serait de convaincre ceux qui ne le sont pas encore, mais de renforcement du consensus : le débat est basé sur le fait que l’idée comme quoi une fiscalité faible sur les revenus serait bénéfique est largement partagée dans les cercles du pouvoir économique, et la séquence a pour but de réaffirmer et renforcer encore ce consensus, tout en posant les bornes du véritable débat qui va suivre : « Voici ce qui est évidemment faux, nous pouvons discuter maintenant de ce qui serait sérieux ». Au passage, les éventuels doutes de tel ou tel membre isolé de l’assistance seront réprimés : quelqu’un qui doute hésitera à l’ouvrir quand il constate que les rieurs sont contre lui.

      Le problème bien sûr, est la présence sur le plateau non d’un douteur, mais de quelqu’un qui est certain. Quelqu’un qui sait – plutôt que de simplement le soupçonner – que le consensus sur ce point est une vaste blague, tout simplement parce qu’il connaît l’histoire économique. Il a probablement mis beaucoup d’efforts à l’étudier… plutôt que d’étudier la doxa et la scolastique obligée, comme font les perroquets et les corrompus.

      Le problème, c’est que ce genre de gens continue à exister. Même dans les cercles du pouvoir économique. C’est un problème pour ceux qui exercent le pouvoir économique.

      L’autre problème, celui qui se pose à tous les autres, c’est que ces gens sont rares, trop rares : « une hirondelle ne fait pas le printemps ». Même une hirondelle belge qui a la gentillesse de nous accueillir sur son blog ! Ou une hirondelle danoise.

  7. https://culturebox.francetvinfo.fr/arts/photo/rolling-stones-dominique-tarle-temoin-privilegie-de-l-exil-sur-la-cote-d-azur-264037

    « 1971. Les Stones sont en colère. Le fisc anglais leur fait des misères et veut taxer leurs revenus à 93%. Ils décident de quitter la Blanche Albion pour « se réfugier » sur la Côte d’Azur. Un exil fiscal qui va déboucher sur l’un des albums qui ont fait la légende de la bande à Jagger : « Exile On Main Street ». »

    93 %. Pas taxe, mais taux d’impôt sur le revenu. La plus haute tranche était paraît-il à 110 %. Sans doute une exagération des Beatles.

    93% favorise l’art. Le conservateur Edward Heath devait être un marxiste, tendance le couteau entre les dents, qui s’ignore. Que c’est loin, une autre planète.

    Let it bleed, d’un autre LP :
    https://www.youtube.com/watch?v=DK9jyXD5yWA

    « And there will always be a space in my parking lot » Marianne faithfull, autre francophile.

  8. bonjour le blog,
    La vidéo a été coupé car à la suite de ses propos, Monsieur Erik Brynjolfsson a été débarqué de la scène par la milice du « Grand Capital ». Il a ensuite été emmené et enfermé dans un chalet perdu dans les montagnes suisses. Puis après plusieurs heures d’attente dans une pièce non chauffé, éclairé par une simple bougie, il a été conduit devant le grand tribunal du Capital et forcé de s’expliquer concernant ces propos infâmes. A la suite de ce procès, la pauvre âme perdu a été condamné à donner cinq ans de conférences sur les bienfaits de la donation par rapport à la fiscalité confiscatoire. Beurk….J’en tremble rien d’écrire ces mots impies…..
    Mes amis, un jour viendra où le Grand Capital vaincra et nous apporterons alors nos lumières sur le peuple ignorant. Ah oui….C’est vrai on a déjà gagné….Eh bien….heu…Disons que la force de nos belles idées n’a pas encore….heu… heu….fait ses effets….Voilà!
    Bonne journée

  9. Le regard de la blonde peroxydée est fantastique !!!
    Il décrit toute la nausée que lui provoque le propos du prof a MIT en tournant le regard vers ses comparses ou la journaliste avec un air de suppliciée ! C’est grand ! c’est splendide !

    PS : J’ai fait la capture écran de de cet instant magnifique, malheureusement pas copiable ici.

  10. Sans vouloir casser l’ambiance , et comme je n’ai pas pu aller écouter Raphael Glucksmann hier soir à Annecy , je me suis demandé en relisant les quatre thèmes prévus ( tout marche par quatre ces temps ci ) pour la prochaine rencontre de « Place Publique  » à Vannes ce 31 janvier :

    – S’il y a  » urgence » , comment peut on séparer thématiquement  » Repenser la démocratie  » de  » Refonder les institutions et démocratiser l’Europe » ( soit en principe dans le mandat de 5 ans )?

    – Si , comme je le pense , on ne peut penser le rôle et la nature des fonctions présidentielles , exécutives , parlementaires , collectivités locales ,corps intermédiaires , tissu citoyen ,  » chez nous » , qu’en fonction d’une Europe que l’on souhaite fédérale , est ce que ce n’est pas le point de départ pour penser le meilleur mécano démocratique pour valoriser cette issue , « chez nous  » d’abord , dans l’évolution des institutions et outils européens dans cette direction , ensuite ?
    A quoi servent les députés , les sénateurs , les corps intermédiaires , les syndicats actuellement , ( seuls les maires semblent échapper au désastre ) , si le président discute seul avec les français , et que 45 000 000 de français veulent tous jouer au président qui décide , avec ou sans RIC , avec ou sans leur smartphone , si possible dans la minute ?
    C’est bien dans ce décor qu’il faudra penser le mariage et articulation efficaces entre démocratie délégataire ( où les conditions de la responsabilité , du mode de désignation du délégué , de la nature des fonctions déléguées ,du rapport à la justice , du rendre compte …sont à interroger et corriger ) et démocratie directe ( conditions de l’élaboration de la proposition , outils , contrôle , périmètres offerts …).

    – peut on parler de « démocratiser l’Europe » dans le seul cadre des partis franco-gaulois ? Afficher une prétention en ce domaine n’a de sens que formulé à peu près dans les mêmes termes par d’autres partis européens dans cette même élection .

    – dans quels ateliers peut on espérer voir germer les quelques points forts de vos projections sur ce blog ( Etat providence , interdiction des paris sur les variations de prix , gratuités vs RDB , Taxe Sismondi et avenir du travail, paradis fiscaux …)

    – Chantal Jouanno pourrait aussi avancer que préformater en quatre thèmes les discussions des « cafés de la Place  » , c’est peut être bien mal connaître les piliers de bar.

    – Question récurrente : à quels maux prétend on parer par ces quatre types de chantier et pourquoi ? Quelle maladie a -t-on constaté ? Raphael Glucksmann l’a parfois évoqué , vous aussi au travers du soliton et du discours sur les subsistances de Robespierre , mais est-il bien sur que ces deux expressions sont identiques et surtout clairement assimilées par les troupes de Place Publique et de son courant belgo-breton ?

    – S’inspirer de la DDHC revisitée ( sur la propriété a minima ) comme acte fondateur, pour faire sens et raison d’être , et ne pas simplement venir grossir la liste des partis dont la presque totalité peuvent avoir aujourd’hui les bonnes intentions et thèmes de réflexion mis en avant , avec chacun leurs solutions dignes de Bricorama . Si une majorité n’adhère pas de cœur et de raison au Pourquoi pour faire peuple ou humanité , les Comment(s) ne peuvent que faire parcellisation , atomisation et guerre civile .

    – à suivre …

    1. @ Juannessy:

      1. En même temps, et ne l’oubliez pas svp, Erik Brynjolfsson n’est pas du tout de l’opinion qu’il faudra taxer les robots… au contraire je dirais.. (a voir l’entrevue avec lui ci-après, Bloomberg):

      Tragi-comédie de nos temps: ce journalisme paresseux, facil, superficiel.. parce que ensuite la fille ne lui pose pas la question: ¨et alors monsieur Erik, comment vous pensez à financer vos propos du plein emploi?¨

      (et, s’il vous plaît Paul, votre attention aussi sur ce point..)

      https://www.youtube.com/watch?v=9HZ-E5opfDg

      Et revenir chaque fois (Erik B) avec la réponse que ¨le diable se trouve dans les détails¨… bref.. je me rappelle le commentaire cynique de mon prof de chimie lorsque je répondis (une seule fois heureusement.. un seul châtiment me suffisait..) ¨il faut une intervention spéciale pour résoudre ce problème¨….

      Depuis, j’ai toujours bien compris ce que veulent dire des mots comme ¨intéressant¨ et ¨spécial¨ et ¨diable dans les détails¨ dans le contexte de la science et aussi de la diplomatie: absolument rien.

      2. Je le trouve plus que symbolique que ni Schwab ni Erik B ne disent rien, absolument rien sur un thème tellement important comme l’évasion fiscale. Toute la fanfare se trouve à Davos, et Erik B y vient depuis des années déjà, mais rien, rien, rien sur l’évasion fiscale. Le tabou du tribu rassemblé?

      J’ai déjà publié ici au Blog le rapport du là-dessus, mais vous, oui aussi vous Juannessy, n’avez dit rien là-dessus. (Avec une petite exception, cloclo, mais sans dédier ni un seul mot à ce rapport… ou dites-moi… vous voulez que je vous traduit ce rapport du prof Richard Murphy ? )

      https://www.socialistsanddemocrats.eu/sites/default/files/2019.01.23%20EU%20Tax%20Gap%20%28003%29.pdf

      Ce silence ici, au sujet de l’évasion fiscale me surprend, beaucoup.
      Me décoit, beaucoup.
      Surtout ici, au BLOG… si cela sera l’attitude de Place Publique….

      Regardez ce que les bandits et les bandites de nos temps (y compris les esclaves des 4 grands, E&Y, KPMG, Touche, PWC) nous volent.

      En Europe les Italiens en avant… vraiment incroyable. 190 milliards d’Euro volés de nous. Chaque année.

      Où se trouve maintenant Mme. Delagarde pour les châtier?

      https://www.socialistsanddemocrats.eu/sites/default/files/2019.01.23%20EU%20Tax%20Gap%20%28003%29.pdf

      1. petite ‘correction’, mais quand même discutable:

        Madame Lagarde…. et espérons qu’elle soit DE la Garde..

        avec mon respect quand-même, Madame.

      2. Johan, la fraude fiscale, et les paradis fiscaux, ‘sont les poumons du capitalisme’ (poumons , ou autre organes vitaux). Je crois que Paul l’a dit lui-même, il y a assez longtemps. Ma mémoire n’est pas terrible,ça doit dater d’un commentaire sur une déclaration de Sarkozy affirmant, à l’issue d’un G20, que la lutte contre les paradis fiscaux était terminée et gagnée. Evénement trop vieux pour une datation précise.
        N’importe comment, qui se soucie d’une déclaration d’un clown, lui ou un autre? Y compris celle à qui vous présentez vos respects.
        Mais le sujet est extra sensible, n’en doutez pas. Si Davos n’en parle pas, c’est peut-être – supposition extravaguante, j’en conviens- que Davos ne vaut rien, moins que rien, un non-événement. Le tuyau donné par le cheval, c’est pas à Davos, miroir aux alouettes, d’un capitalisme aux abois que vous le trouverez.

      3. Une traduction de ces 38 pages ne seraient effectivement pas superflues pour un angliciste comme moi , un peu limité quand il s’agit de finances .

        J’ai cru par contre comprendre que Moscovici est en phase avec ce texte ( qui , au passage , marque bien les lignes de forces entre convergences fiscales et lutte contre les paradis fiscaux ) .

    2. Complément à  » à quoi servent les députés …..président discute seul …français jouent au président… »

      … quand la dette privée ( « consommateur » ) atteint 130 % du PIB et la dette publique (  » citoyen « ) près de 100 % du PIB ?

      Souverain (s), vous avez dit souverain (s) ?

  11. Un plateau représentant bien la diversité de l’être humain…
    En revanche, entendre les rires par rapport à cette question représente bien l’élite quand aux questions de société. Parce qu’à la question « doit-on taxer fortement les revenus supérieur à 12 millions ? » je me pose la question « est-il normal d’avoir des revenus supérieur à 12 millions ? ».

    1. Est il normal d’avoir un patrimoine de 112 milliards de dollars comme Jeff Bezos ( Amazon ) ?

      ( 10 000 fois  » à peu près » ce revenu de 12 millions )

  12. @ Daniel; Juannessy

    Malgré vos belles phrases, et malgré une référence à quelques observations du coté de Paul Jorion sur le méchanisme des fraudes (l’organisation étatique, délibérée en détail, aussi juridiquement, de la non-légalité-étatique (oui, j’écoute crisser vos petites cellules grises) de la production, du traffic et de la consommation des drogues, de la contrebande, d’êtres humains, de la prostitution etc et ensuite, le ‘processing’ des revenus financiers dans les paradis fiscaux // constructions ‘sandwich’ fiscales), je vous rappelle:

    a. que Paul J n’a jamais dit qu’il reste calme//passif sous la souffrance des centaines de millions d’êtres humains par ces bestialités du coté des maffias; Paul n’a jamais justifié ces pratiques et ces souffrances. C’est simplement faux, et aussi abject de votre coté d’accuser Paul de cette manière implicite. Vous CONFONDEZ pronfondément une analyse objetive, et son appréciation morale;

    (En outre: j’ai publié dès 2011 ici au Blog plusiers analyses sur le ¨système¨ de l’illégalisation-étatique, et je vous y renvoie. )

    b. je répète ma critique à toutes et tous ici au Blog qui ne critiquent pas le manque d’une fiscalité forte touchant aux riches, et je ne comprends pas votre enthousiasme en défense d’un plaidoyer pour des taxes ultra-progressistes d’un coté, mais votre esprit d’abandon de l’autre coté de la chasse aux évadrices/évadeurs.

    Cela me paraît contradictoire.

    Last but not least: je ne comparte pas votre qualification de la DG du FMI.

    On a besoin d’elle, aussi.

    1. « Cela me paraît contradictoire. »

      Ben moi, ça me paraît incompréhensible. Je veux dire que vos affirmations/accusations me semblent incompréhensibles. Je prends note que vous avez publié des trucs sur les paradis fiscaux et les trafics qu’ils permettent pour les condamner. Je ne vois là aucune contradiction avec ce que je pense. Concernant Paul, il me semble qu’il a été très sensible sur le sujet et qu’il nous en a fait part. Je tenais à le rappeler. Et l’approuver, naturellement.

      Je vais résumer vos dernières affirmations de la façon suivante:
      – Vous: Monsieur, vous dites que cette chose est noire. Je tiens à vous prévenir que je suis absolument pas de votre avis. Pas le moindre.Et je lutterai jusqu’à résipiscence. Moi, Monsieur, j’affirme contrairement à vous que cette chose est absolument noire. Noire, entendez-vous?
      -Moi: ???

      Je ne suis pas sûr que mon français soit correct (pas de Facel Véga ici, car mon anglais est terrible, importation frelatée naturellement), mais êtes-vous sûr que nous parlions la même langue? Dans le cas où notre langue supposée commune diverge sensiblement au point de rendre un dialogue impossible, veuillez accepter mes excuses pour maîtriser si pauvrement ma langue natale.

      Mais je garde mon opinion sur les paradis fiscaux pour continuer à les condamner, avec Paul, grâce à Paul, et avec vous, je l’espère.
      Et je gardeaussi mon opinion sur les clowns qui se disent nos dirigeants. Il va de soi que Davos, ses pompes et ses œuvres, en est le miroir appropriée. François Leclerc, ce tabellion infatigable de leurs échecs et contradictions, se fait un devoir de nous les révéler en plein jour. Je vous y renvoie.

      1. @Daniel

        1. Bien étonnés de se retrouver ensemble?

        Soulagé de savoir que vous également condamne les paradis fiscaux.

        2. Probablement la distinction entre nous se retrouve dans la compréhension du concept ¨dirigeant.e.s¨.

        Nos parents et grandparents ont vécu l’epoque des ‘dirigeants’ (hommes uniquement) et les générations précédantes les desastres impériaux avec leurs empereurs et emperatrices. Je ne crois pas que ce concept nous a apporté beaucoup de bonheur.

        Probablement, le peuple francais pourrait en profiter, pour (finalement..) corriger cette erreur historique.

        Le reste de l’Europe vous attent.

        D’ailleurs: on peut remarquer (déjà) un calme remarquable quant aux propensions impériales iniciales de E + B.

        Il n’est pas encore trop tard pour se repentir.

        Et à l’adresse de ces deux ¨afficionados¨ du téâtre (E + B):

        Quoi de mieux que de descendre complètement sur scène ? On les oubliera jamais! Gloire éternelle pour Emmanuel et Brigitte pour leur propre détrône solonnel!

        Probablement Erik Brynjolfsson pourrait les donner un petit cours anti-HIPPO.. (à voir mon point 3).

        3. Si vous me le permettez, cela est précisément le cerneau de la critique de Erik Brynjolfsson, (rentrons un petit peu au sujet de ce billet): il critique fortement le concept de la prise de décisions par les HIPPO’s (highest paid person in the office), et invite des propositions disons, style plus ¨Nordiques¨ de l’Europe.

        Pas tellement étrange pour un homme d’origine de Icelande/Danemark.

        (à lire svp: https://hbr.org/2012/10/big-data-the-management-revolution)

        4. Merci d’attirer l’attention aux opinions de Francois Leclerc.

        Je les connais et les respecte.

  13. La violence de ces comportements ( arrogance d’un coté et minauderie de l’autre) c’est le lot du spectacle politique.
    Là c’est chez nous, dans la rue, du collatéral comme on dit dans le langage à l’envers
    Par David Dufresne:
    Allô Place Beauvau ?
    C’est pour un bilan (provisoire)
    édition spéciale sur @Mediapart #EnAccèsLibre
    jusqu’à minuit;
    Gilets jaunes et violences policières : un recensement exclusif
    https://www.mediapart.fr/studio/panoramique/allo-place-beauvau-cest-pour-un-bilan?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-67

  14. Bonsoir,
    Heureusement on va avoir bientôt les cours d’économies de Cyril Hanouna….
    ==>https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/25/le-gouvernement-mise-sur-cyril-hanouna-pour-parler-aux-jeunes-et-aux-classes-populaires_5414200_823448.html
     »
    Le gouvernement mise sur Cyril Hanouna pour parler aux jeunes et aux classes populaires

    La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa doit diriger, vendredi à 22 h10, avec l’animateur de C8, un atelier du grand débat national, organisé dans le cadre de l’émission « Balance ton post ! ».
     »

    Si ce n’est pas du mépris de classe……

  15. Un décodage implacable de la politique économico-financière jupitérienne en faveur des 0,1%…
    L’analyse des coulisses du couple incestueux « (abandon de l’ISFmobilier) + (flat-tax à pseudo30%) »….pseudo car magiquement ramenée à 12,8%… etc… etc…Du grand art, jusqu’à la nausée…
    Monique Pinçon-Charlet… qu’on ne présente plus.
    https://www.youtube.com/watch?v=JEOj91N7tn8

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