Comment a-t-on pu réussir le lavage de cerveau des chiens et des chats ?

Ouvert aux commentaires.

Une autre de mes « interrogations de l’oncle Paul. »

J’ai eu des chiens et des chats essentiellement dans les années 60 et 70. Je les retrouve un demi-siècle plus tard, et ils sont méconnaissables.

Quand je les ai connus, on leur donnait à manger des choses qui ressemblaient de manière plus ou moins fidèle à ce qu’ils auraient trouvé livrés à eux-mêmes dans la nature. Maintenant on leur sert des granulés pompeusement qualifiés de « croquettes » sur l’emballage en couleurs.

Et ils aiment ça, les bougres ! au point de faire la gueule quand je leur donne ce que les chats et les chiens mangeaient de bon appétit de mon temps.

D’où ma question : comment a-t-on pu leur laver le cerveau à tel point qu’ils préfèrent aujourd’hui du gravier à de la barbaque ?

Partager :

50 réflexions sur « Comment a-t-on pu réussir le lavage de cerveau des chiens et des chats ? »

  1. Un de mes fils, lorsqu’il était enfant m’a dit un jour:
    « Quand je serai grand je voudrais être un chat et avoir un homme de compagnie ».
    Les chats qui partagent ma demeure ont des goûts variés et se jettent encore avec gourmandise sur les carcasses de poulet.
    Certains d’entre eux cependant préfèrent la nourriture qu’ils chapardent plutôt que celle qu’on leur offre.
    Ça mange quoi un chat chez les végans ?

  2. cher Paul .. et si la barbaque n’était plus ce qu’elle était ??? et si l’industrie agro alimentaire parfumait ces croquettes d’un parfum irrésistible ? (je vis la chose avec ma vielle Clémentine de 17 ans qui devient dingue à l’odeur de « restorative care » (une pâtée hyper protéinée)

    1. Sabine écrit :  » et si l’industrie agro alimentaire parfumait ces croquettes d’un parfum irrésistible  » ?
      Malheureusement la réponse est dans la question…(^!^)…
      Ceci écrit, quand on sera obligé de se nourrir de pilules…m’arrangerait qu’elles soient parfumées au chocolat(noir)!

    1. Mais bien sûr, toute ressemblance avec des personnes ne saurait être que fortuite. Enfin, rappelons-nous tout de même que notre ventre abrite plus de 200 millions de neurones connectés, si bien que nous pourrions presque dire que nous avons toutes et tous un petit chien en nous, puisque que notre ventre en contient autant que dans le cortex d’un chat ou d’un chien. Des chercheurs ont même découvert que ce « cerveau bas », comme on le nomme pour le différencier du « cerveau haut », produisait 95 % de la sérotonine, un neurotransmetteur qui participe à la gestion de nos émotions. Sérotonine, vous avez dit sérotonine ?! Comme c’est…

  3.  » Comment a-t-on pu réussir le lavage de cerveau des chiens et des chats » ?
    Oh ben, p’têt trop lu et écouté Berruyer, Sapir, Delamarche, Chouard (etc) sur RT, Thinkerview, Sputhik ou Konbini…? 🙂

  4. Tes chiens et tes chats sont pas prêt d’absorber la boue des gilets jaunes, et tout ce que l’Etat fout dans le museau à ces derniers : liberté, égalité, flash-Ball.

  5. Paul, je n’aime pas les chats ! Les douze plaies de l’Égypte ne sont rien en comparaison de ce qu’ils sont pour la biodiversité. Ils bouffent des trucs dégueulasses en croquettes mais cela ne les empêche pas de chasser oiseaux et petits mammifères par milliards.
    J’ai tenté de l’expliquer dans le texte sous le lien suivant :
    http://ecodouble.farmserv.org/index.php?post/2018/08/29/Le-chat-domestique%2C-ennemi-mortel-de-la-biodiversit%C3%A9

    1. Une vieille statistique -Science et Vie- :
      Aux USA 480 millions de chats tuent 510 millions d’oiseaux, chaque année.

      Pas très récent:
      https://www.doc.govt.nz/news/issues/archive/cats-to-go-campaign/

       » Les chats capturent et tuent plus d’animaux sauvages chaque année que beaucoup de propriétaires de chats ne le pensent. Les chats peuvent causer des dommages importants. Ce n’est pas seulement une menace pour les oiseaux, mais aussi pour les insectes et les reptiles. »

      1. Je ne savais pas que les chats pouvaient être savants.
        En tout cas je suis ravi de vous avoir lue. J’apprécie toujours les scientifiques de haut niveau.
        Pauvres albatros !

      2. Ecodouble,

        comme vous semblez féru de maths, je vous propose de nous calculer l’impact sur la biodiversité de la myriade de dispensables blogs qui pullulent sur internet, nous la comparerons ainsi à celui de la gent féline.

        Seconde expérience, une campagne de stérilisation humaine, ce qui, compte-tenu de notre longévité maximale supposée devrait nous conduire vers 2142 et laissons les chats et les piafs régler leurs problèmes entre eux comme ils l’ont toujours fait avant que nous n’y mettions notre grain de sel.

        Plus sérieux, où est passé notre recordman du commentaire sur le blog ? Juan z’êtes encore là ?

      3. Comme j’en parle et pour rendre hommage aux capacités de Juannessy d’extraire, même de la conversation la plus stérile, quelque chose de positif :

        Et parce que dans le même ordre d’idée que la chasse aux chats un de mes vieux clients bien propre sur lui, bien catho et bien sûr de son fait, se propose de réduire les déficits publics en allant vider jusqu’aux prisons de ces étrangers qui nous coûtent un pognon de dingue. Alors les chats, les chiens, les vieux, les pauvres, les étrangers, les migrants, les noirs, les juifs, les autres, bref, tous ceux que je n’aime pas, devraient penser à sauver ma-planète- à-moi-que-j’ai…

        On voit bien de la polarisation sur des sujets aussi futiles et d’importance secondaire qu’il n’y aura pas de solutions pour les choix individuels de vie quant au bilan carbone de chacun. Certains « scientifiques » continueront de polluer internet quand il faudra passer sur le corps des amis des chats avant de toucher à une seule de leurs moustaches !

        Pourquoi pas des crédits carbone individuels ? Tant de tonnes ou de kilos de CO2 par tête de pipe annuellement. Pour tout faire : manger, se loger, se vêtir, se déplacer, pourrir internet ou bêtifier avec qui on veut. On règle d’un coup le problème de répartition des richesses : à la fin de l’année tout ce qui dépasse mon crédit et n’est pas compensable est remis au pot commun. Ca va être compliqué pour moi d’arbitrer entre ma villa sur la Côte d’Azur et le château en Sologne mais ça ouvre aussi la possibilités pour les pauvres, par exemple, de se constituer un petit capital dès leur plus jeune âge en ne respirant qu’une fois sur deux… Vous voyez le principe.

        On règle l’inégale répartition du capital – dans l’année ! – et on met enfin en exergue le fait que chaque vie humaine a droit à la « même portion de planète » que les autres. Incitation à la baisse drastique de la population – à gâteau constant, le seul moyen de faire grossir les parts c’est de diminuer le nombre de clampins, double bénéf ! – et on subsume sous une nouvelle « monnaie » humaine – i.e. liée à la personne humaine cf psdj – l’ancienne.

        Gain secondaire on évite l’ouverture de la chasse aux « scientifiques » même si c’est l’unique solution pour me réconcilier avec cette noble pratique !

      4. 2Casa
        Je vous parle de science et vous me parlez de math ; le truc qui à son utilité parfois mais qui est surtout l’instrument de la marchandisation de tout et de la finance mortifère qui fabrique, en dehors de la réalité, des produits financiers qui tuent réellement en masse, à toutes les niveaux du vivant.
        Je vous parle de chat DOMESTIQUE divaguant et errant, que tous les vrai(e)s naturalistes du Monde considèrent comme un des plus grands nuisibles qui soit et vous êtes à deux doigts de me traiter de nazi : je serais « anti-vieux, anti-étrangers, anti-pauvres, anti-juifs, anti-noirs »… moi, géologue !
        Pauvre personne que vous êtes ! Vigneron, dont la compagnie me plait tant, pourrait dire de vous :
        « Je ne dis pas qu’il vous manque 2 cases, mais une, peut-être. »

        Dans vos écrits, ça manque de ponctuations. Votre charge ne s’en trouve que plus décousue.
        Quant à mon blog, je concède qu’il ne vaut pas grand chose ; mis à part, peut-être, deux ou trois textes dont beaucoup m’ont dit qu’il avaient quelques valeurs. Un point de vue de géologue, cela ne peut pas être toujours mauvais. Sauf, parfois, pour certains qui font des maths, dans des espaces dont on ne sait où ils se trouvent mais dont on est certains qu’ils n’existent pas.

      5. Ecodouble,

        Je ne vous traite pas de nazi, je dis seulement que vous fondez votre discours sur la détestation des chats (cf votre adresse à Jorion : « j’aime pas les chats ») et la justifiez ensuite par vos arguments rationnels. Je pointe que si tout le monde fait ça (mon vieux bien-pensant, les racistes, etc) ayant tous nos inimitiés particulières, on n’en sortira pas.

        Maintenant si vous lâchez plus de chats (super prédateur terrestre) sur une population de proies en constante diminution (30, 40, 80, 98% comme je l’ai entendu dernièrement pour les bestioles au sol d’un bout de forêt) que croyez-vous qu’il se passe si, de surcroit, vous éliminez le facteur « sélection naturelle » chez le prédateur ? Pensez-vous pour autant, comme vous le dit Arkao, que les chats en sont responsables et qu’un écosystème sain ne serait pas en mesure de l’absorber (les renards font un sacré boulot, en ville, chez moi, pour réguler la population de chats) ?

        Je vous propose ensuite de comparer les chats à la futilité de l’internet – tarte pour tarte, le coup du scientifique de votre première réponse vaut bien mon intérêt pour votre blog – ayant en tête une image de la veille où se percutaient des tutos youtube de maquillage et la mort des chauve-souris en Australie… Vous n’y avez d’ailleurs pas répondu. Une des premières démarches scientifiques n’est-elle pas de prendre les problèmes par le bon bout ? Comparons les échelles et mettons-nous d’accord sur les priorités. Pas sûr que mes chats passent à la casserole !

        Pour ce qui est du style, mes petites études font de moi un piètre littérateur et un plus mauvais philosophe encore, vous voudrez bien m’en excuser. Le manque de pratique aussi, peut-être, j’utilise mes « crédits carbone » pour des tâches que je juge autrement plus urgentes que valoriser ma face sur internet. J’ai été soigné il y a dix ans. Mais le rappel à l’ordre professoral est le bienvenu comme on dit.

        Quant à la convocation des Autorités sur mon état mental, alors là, deux cases (a) et pas de case (b), vous avez sûrement raison, éco-double. Z’êtes comme Lavilliers vous, à moitié géographe, à moitié psychanalyste, à moitié économiste, à moitié… 🙂

      1. Ils ( les oiseaux) disparaissent, sauf les merles et les moineaux. Plus de rouge-gorge ni mésanges…
        Les corbeaux, pies et buses se portent pas mal. Les hérons renaissent. Autres rapaces, geais, pic-verts: out.
        Ils disparaissent et la diversité en prend un coup.

      2. Moins d’insectes et plus de chats en ballade, c’est moins d’oiseaux, moins de reptiles et moins de petits mammifères.

      3. Bien sûr que non, mais ils y participent.
        Ce que j’ai écrit traduit mes observations. Vu que les agriculteurs disparaissent autour de chez moi encore plus vite que la diversité avicole, la question d’activité agricole, bonne ou mauvaise, est ouverte dans l’explication de ces phénomènes. Corrélés?
        Je verrai bien le mot d’ordre suivant pour la LPO: « Vous voulez sauver des oiseaux? Contribuez à sauver une ferme de culture ou élevage classique ». Je plaisante.

      4. Arkao,
        Trois milliards d’oiseaux et autant de petits mammifères aux USA et autant en Europe, voire plus (les chiffres manquent), tués tous les ans par nos chats laissés divaguant (ce qui est un délit), c’est vrai que c’est une broutilles.
        Des dizaines de milliers de tonnes de litière sur les routes puis dans les poubelles, rien qu’en France, encore des broutilles. Des dizainnes de milliers de tonnes de croquettes en camions, elles aussi sur les routes, qui contiennent tout ce qui est imaginable, y compris du chat et du chien ethanasiés, toujours des broutilles.
        P’tain ! Il me tarde la fin du pétrole pour qu’on puisse bouffer du chat.

      5. @écodouble
        Si l’introduction brutale du chat dans certaines contrées, au Kerguelen par exemple, est une catastrophe, ces prédateurs vivent dans notre environnement occidental depuis au moins depuis mille / mille-cinq-cent ans. A ce que je sache, la raréfaction des oiseaux, des insectes et des reptiles est un phénomène récent (de l’ordre d’une cinquantaine d’années). Désolé, mais je ne vois pas le rapport direct avec les chats (avec les pesticides, un peu plus), à moins d’une explosion récente de leur population. On a des chiffres ?
        Une question: les oiseaux attrapés par les chats ne sont-ils pas des individus fatigués, malades et en fin de vie ?
        Une question encore plus insidieuse: la disparition précoce d’un individu malade, happé par un prédateur ne rentre-t-elle pas dans le grand jeu de la sélection naturelle et de la survie de l’espèce ?

      6. @écodouble
        Nos commentaires se sont croisés.
        Jamais parlé de broutilles.
        Il parait que la viande de chat ressemble à celle du lapin (parole de Communard)
        J’ai déjà goûté au chien (pas le choix, il y a des pays où il ne serait pas courtois de refuser). Pas terrible (et surtout mal cuisiné).
        Bon ok, nous avons des positions respectives très tranchées; restons-en là si vous le voulez bien avant de nous fâcher 😉

      7. @daniel
        https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/manche/manche-maladie-mysterieuse-s-attaque-aux-merles-1548098.html
        Apparemment ‘les merles et les moineaux’ ne sont pas tous saufs. Pas observé le phénomène, mais des ornithos m’en avaient déjà parlé.
        Par contre c’est la troisième année que la mésange charbonnière a adopté le nichoir bricolé. 🙂
        Mais je crois qu’elles aiment bien aussi les vieilles boîtes aux lettres !

    2. Je confirme : on ne nait pas chat-à-granules, on le devient. J’ai connu un jeune chat d’appartement nourri aux granules qui, en séjour chez nous au jardin, mangeait les lézards à se rendre malade (cela le faisait maigrir), chassait les serpents qu’il nous apportait vivants au salon (enroulés et inertes dans sa gueule, ils se réveillaient progressivement), attrapait souris et oiseaux et jouait à les terroriser avant de les déguster un peu. Bref un excellent chasseur !
      Alors peut-être la conclusion est : les chats n’aiment pas les proies chassés par d’autres et déjà mortes ! Il faut une apparence neutre (granule) pour les accepter..

    3. Tout à fait les chats c’est des sacrés connards , l’autre jour j’ai voulu en caresser un et ce con a eu un coup de folie et m’a attaqué sans raison , essayez voir d’entrainer un chat d’aveugle ou un chat sauveteur des neiges !

  6. Même comportement pour mes chats : l’actuel refuse ses croquettes dès que leur odeur caractéristique abstraite s’ est éventée.
    Je crains que mes petits- enfants ne courent aussi un très sérieux risque de dénaturer leurs riches capacités d’intelligence concrètes à voir, toucher, saisir, entendre une grande diversité des signes que nous font les choses dans l’expérience du contact avec elles . Dès lors que désormais pour eux toute question ouverte trouve sa réponse dans la tablette de leur « cerveau connecté». Réponse immédiate, c’est à dire sans aucune médiation préalable par leur animalité propre…

  7. On a commencé par « libérer » les humains du porridge ou des tartines du matin par des croquettes du type miels pops, chocapic et Cie bref des croquettes pour humains avec des tas d’arguments santé, vitamines… On a continué avec les pizzas, les mac malbouffe, les plats cuisinés etc pour les profits de l’agroalimentaire. Une fois que les humains ont diminués le temps de cuisine pour eux-même, fini le temps de cuisine pour les animaux avec mélange de brisures de riz et viandes pour animaux. Re-pubs pour les croquettes, pâtées et Cie avec éleveurs témoignant de la bonne santé de leurs animaux à pédigrées grâce aux croquettes Bidule permettant de valoriser les surplus, les bas morceaux de bidoche en gagnant de l’argent.
    J’ai même vu des faux os à vendre pour les chiens…
    Je n’ai ni chat, ni chien mais il me semble bien qu’il n’existe plus de « viande pour animaux » à vendre dans les magasins
    Quand les croquettes n’existaient pas, ils étaient bien obligés de manger ce qu’il y avait à disposition ! L’addiction à la croquette était impossible !

  8. Le problème c’est qu’avec cette nourriture industrielle ils sont empoisonnés tout comme on est empoisonnés avec ce que nous mangeons en nourriture industrielle aussi. On remarque qu’ils sont souvent plus fragiles que ceux d’avant, souvent avec des problèmes d’estomac ou de peau.
    J’ai même decouvert qu’un chien qui boite ça peut venir à cause de sa nourriture. C’est incroyable.

  9. Il y a dans les croquettes, des éléments qui boostent l’apetence.

    Basé sur le plaisir flash suivi de la sensation de manque.

    Idem pour nous d’ailleurs, même si nos croquettes ont encore des formes plus sophistiquées….pour le moment.

  10. L’homme est décidément vraiment très fort pour faire avaler au milieu qui l’entour toutes sortes de choses mimant ce que la nature peut apporter mais de façon si médiocre.

    Pour dire, même la famille de hérisson qui campe héroïquement entre quatre rues sur mon minuscule petit bout de jardin déguste avec un appétit jovial les croquettes que je fais malicieusement tomber dehors avant de me coucher.
    Au point qu’ils se font remarquer quand j’ai oublié d’en faire tomber !
    Même eux !

  11. Mais l’oncle Paul ne devrait pas s’inquiéter, ils trouvent sûrement une bonne raison de se tourner vers du gravier que sur de la viande rouge.
    Si l’oncle S’inquiète c’est qu’il en sait plus qu’eux et que le savoir avant d’être une arme est un calvaire

  12. Force est de se dire qu’un chat ou un chien, soumis au même genre de conditionnement qu’elle, s’adapte aussi bien que la plus sophistiquée des IA

  13. Le ‘lavage de cerveaux des chiens et des chats’ est surtout du au lavage de cerveaux des possesseurs de ces petits animaux de compagnie de par l’association des vétérinaires manipulés par les entreprises agroalimentaires et de la publicité de ces mêmes entreprises en direction des humains.
    Le but premier n’étant pas, bien sûr, de proposer une alimentation correcte pour les animaux, mais bien de générer un profit supplémentaire avec le traitement de ce qui auparavant était perdu (abats, rognures, etc.), cette nourriture bien étudiée avec l’adjonction d’agents de sapidité et autres éléments générant de l’attraction se traduit par un attachement, selon le principe largement utilisé par les fabricants de tabac pour les fumeurs.
    Le principe de la ‘valorisation’ de ce qui était perdu auparavant se retrouve dans le concept du steak haché fabriqué à partir des rognures que ces gens appellent ‘minerai’, se retrouve malheureusement aussi dans le domaine de l’alimentation humaine et cela ne provient pas d’une pénurie d’aliments carnés, ce qui pourrait éventuellement se justifier, mais bien plus, le besoin de toujours maximiser le profit.
    Souvenons-nous également de l’histoire de la ‘vache folle’, ces chercheurs de profits inédits avaient mis en place la fabrication de tourteaux pour bovins à partir des rognures issues de l’exploitation de la viande ovine !
    Le profit toujours à tout prix : l’épisode actuel de la viande bovine issue d’abattoirs polonais et impropre à la consommation !

      1. La propension des vétérinaires à prescrire des médicaments et des « aliments » élaborés industriellement ne fait que suivre la demande d’une partie de leurs clients pour les rassurer et de leur fournisseurs pour les satisfaire. c’est facile, tout le monde est content, et en plus ça rapporte. C’est aussi vrai en agricole que pour les « possesseurs » de chiens ou chats. Et c’est le même principe que pour les médecins. La marché de la maladie rapporte plus que celui de la santé.

        Sinon, la population de chats a suivi l’augmentation de la population humaine. Le résultat est effectivement très mauvais pour les oiseaux, reptiles et insectes. Le phénomène est un peu moins apparent pour les chiens errants, mais eux s’attaquent beaucoup plus aux animaux d’élevages qu’à la faune sauvage même si ils sont un facteur de dérangement important.
        Lorsque j’ai hiverné sur l’archipel des Kerguelen, la population de chats (3 chats introduits dans les années 50 au départ si mes souvenirs sont bons) était stabilisée autour de quelques milliers. Aucun prédateur naturel si ce n’est lui-même (et oui pendant l’hiver, la faim peut parfois les pousser au cannibalisme). Tout les oiseaux hormis les plus grands (albatros, pétrels géants, manchots notamment) nichant aux sol ont disparus de l’île principale sous la dent du chat. On observe parfois des tentatives de nidification de jeunes couples qui tentent de recoloniser l’île principale depuis ses voisines préservées du chat. Ils ne survivent jamais jusqu’à l’envol des poussins. Aujourd’hui les chats subsistent essentiellement sur la population de lapins (autre espèce invasive) mais elle prévient le rétablissement de colonies d’oiseaux endémiques sur l’île principale.
        En métropole, certes les oiseaux se sont adaptés à la présence du chat, mais les foyers de peuplement très productifs lié à la population humaine et à son soutien « logistique »(abris, nourriture, soins) déséquilibre complètement les rapports.
        Les chasseurs font le même type de conneries avec « l’élevage » de sangliers mais eux le font sciemment et c’est un autre problème.

      2. Il y a pas mal d’années, j’avais reçu en cadeau un mignon petit yorkshire et lors des premières visites chez le vétérinaire pour les vaccinations et le tatouage, ce dernier nous a conseillé un type de nourriture adapté à cet animal avec un échantillon en cadeau, échantillon laissé en dépôt par le fabricant considéré.
        Le terme manipulation est certes exagéré, mais ce qui est indéniable, c’est qu’ils sont sollicités et visités par les représentants commerciaux, un peu comme cela se faisait dans le domaine des médecins avec les visiteurs médicaux des différents laboratoires, laboratoires assez généreux quant aux cadeaux accordés ; cela a été freiné depuis par une législation spécifique.

  14. Ah ? Je me demande ce que vous considérez comme la nourriture normale qu on donnait jadis aux chiens et aux chats? Vous ne le précisez hélas pas. Pour ce qui est de mon expérience personnelle ma chienne finit toujours les restes de table : os, fonds de sauces, pattes, riz etc avec bien plus de plaisir que les croquettes vers lesquelles elle ne se dirige qu en désespoir de cause. J ai même pu constater sa grande habileté pour trier les grains de poivre du tradicionel callo andaluz (soupe de poids chiches avec les morceaux non noble du cochon : tripes, pieds, etc). Bref tout un tas d’éléments au quotidien qui me conduisent à me dire que personne n a lavé le cerveau de nos animaux et qu ils disposent du goût quoi qu on en dise. Je jette d ailleurs régulièrement les croquettes vertes soigneusement triées et dispersées autour de la gamelle
    Nota : ma chienne dispose toujours d une gamelle avec des croquettes à volonté elle n y a recours qu en désespoir de cause, si elle disposait de la même manière de poulet rôti je ne suis pas sûr qu elle survivrait aux premiers jours… mais ceci est une autre histoire
    Pour conclure une blague bien connue :
    Savez vous pourquoi les chiens mangent les os?
    Parce qu’on ne leur donne pas la viande

  15. Le lavage de cerveau animal a eu lieu à travers l’ajout de glucides (céréales, légumes, légumineuses, pomme de terre), composants nécessaires (et rentables) de la croquette. https://www.zoomalia.com/blog/article/glucides-croquettes-chien-chat.html
    L’addiction au sucre a fait le reste.

    Le même lavage de cerveau a eu lieu pour l’espèce humaine dans les années 70 selon le journaliste scientifique Gary Taubes (Why We Get Fat 2011, Good Calories Bad Calories 2007).
    Dès lors, plus les américains suivaient les recommandations nutritionnelles, plus les épidémies d’obésité et de diabète de type II augmentaient. (On commence à utiliser le terme de diabète de type III https://en.wikipedia.org/wiki/Type_3_diabetes )
    https://www.nytimes.com/2002/07/07/magazine/what-if-it-s-all-been-a-big-fat-lie.html

    Plutôt que des maladies chroniques, toutes deux sont plus certainement les conséquences d’un même dérèglement hormonal (insuline) provoqué par notre trop grande et trop fréquente alimentation en glucides. Les démonstrations du néphrologue canadien Jason Fung sont éloquentes. https://www.dietdoctor.com/reverse-type-2-diabetes-new-video-course

  16. Sinon, parce que j’aime quand même bien les vétos , j’en connais un dont je compte encore parmi les amis et qui me fait suivre des liens parfois (dont des études sur les dégâts à la faune sauvage liés aux chats 🙂 ).
    Mais le dernier concerne le microbiote des chiens et donc leur régime alimentaire. Publié par le Dr Charlotte Devaux sur sa page facebook :
    « [Microbiote chien & loup] Une très belle étude qui a étudiés les différences et similarités entre le microbiote des chiens et du loup. (Spoiler : le chien n’est pas pas un loup) Les chiens, indépendamment de leurs races, ont 6 genres bactériens de moins que le loup et 4 genres bactériens qui leurs viennent du microbiote…. humain! Les humains n’ont pas seulement refilés leurs restes, sympa ils ont aussi refilé les bactéries qui allaient avec! Quand je vous dis qu’une partie du régime alimentaire des chiens étaient les déjections humaines…
    Autre partie intéressante de cette étude la comparaison des chiens nourris au BARF et ceux nourris avec un aliment commercial. Chez les chiens nourris au BARF on retrouve moins de Faecalibacterium parce que cette bactérie sert à métaboliser les glucides. Seulement chez l’homme Faecalibacterium est associé à un microbiote sain car cette bactérie possède des caractéristiques anti-inflammatoires et influence positivement la physiologie de l’intestin. Donc la réduction de Faecalibacterium spp. dans le groupe BARF indique qu’un régime à base de viande est moins protecteur contre l’activité inflammatoire dans l’intestin du chien… En conclusion, votre chien n’est pas un loup, il a mangé beaucoup de déjections humaines depuis 15 000 ans, son microbiote a changé et a des similarités avec le votre.
    Si vous faites du BARF rajoutez des légumes (voir d’autres glucides si vous êtes assez ouvert d’esprit) pour apporter des fibres, nourrir Faecalibacterium et diminuer l’inflammation dans l’intestin de votre chien.
    Voila, merci la science et bon appétit!  »
    L’étude en question.
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30680877?fbclid=IwAR2CrdAeOYBC4IPROApwiVILBZeE40yb2wScecUNh2b1U7vbEEBTZI5Wkm0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.