Pour qui roulent nos gouvernements ? La biosphère ou ses ennemis ? par Cédric Chevalier

Ouvert aux commentaires.

Je propose un simple test de réalité de la volonté politique de nos dirigeants : le budget de l’État.

Le premier ajustement budgétaire et fiscal d’un gouvernement sérieux avec la transition écologique et solidaire.

« Une étude commandée par le WWF démontre que l’État belge distribue chaque année au moins 2,7 milliards € d’avantages fiscaux pour les énergies fossiles (pétrole, kérosène, mazout, gaz), cause majeure du changement climatique, dans deux domaines de notre vie quotidienne  : le logement et la mobilité. Étant donné le manque de transparence de l’État sur les montants exacts alloués aux énergies fossiles, cette somme est sans doute encore plus élevée. »

La situation est comparable en France et ailleurs dans le monde.
On ne peut que constater que les ressources entières de la société (RH, budgets publics, investissements privés, R&D, accompagnement public, espace médiatique, etc.) sont davantage tournées vers le renforcement et le maintien du « système » que vers sa transition écologique et solidaire.

Dès lors il n’est nullement étonnant que, d’un point de vue général, la dynamique du système sociétal continue à le diriger vers la catastrophe environnementale, économique et sociale. On ne devrait nullement s’étonner de l’inertie générale du système à partir du moment où ses drivers principaux sont entretenus volontairement à coups de milliards et que les drivers de la transition vivotent à coups de petits subsides précaires.

Nous ne détruisons pas seulement la Biosphère et le climat, ainsi que la santé et la tranquillité des gens, par inadvertancenous subsidions massivement cette destruction avec l’argent public : transport en voiture, en avion, chauffage mazout, éclairage public, alimentation carnée, étalement urbain, achat d’équipements sont, d’un point de vue économique, massivement « subsidiés », dans le sens où leurs externalités négatives ne sont pas internalisées, ou dans le sens propre. Par ailleurs, les alternatives durables sont, d’un point de vue économique, massivement « taxées », dans le sens où leurs externalités positives ne sont pas internalisées, ou dans le sens propre. Tous les domaines précités jouissent comparativement de beaucoup plus de moyens publics (RH, budgets publics, investissements privés, R&D, accompagnement public, espace médiatique, etc.) que les alternatives correspondantes de transition.

Le fait que je paie mes impôts et que je roule en vélo dans une infrastructure qui veut ma mort, est une forme de « taxation » indue. Le fait que mon voisin prenne l’avion pour aller en weekend à Ibiza 3 jours avec Ryanair à bas prix, est une forme de « subsidiation » indue.

De nombreuses ONG et initiatives de transition locale vivotent avec quelques permanents, de nombreux burnouts et une incertitude quant à leur financement futur. Alors que si on prenait la transition au sérieux, chaque pays se doterait d’une Agence nationale de la transition écologique et solidaire, avec un budget de plusieurs milliards et des milliers d’employés déployés partout sur le territoire, pour accompagner la transition. En face, chez la concurrence, additionnez les moyens de la R&D, des investissements, des lobbyistes du complexe automobile, du complexe agro-alimentaire (dont celui de la viande) et du complexe de la construction (et de la villa 4 façades T&P). Moyens privés ET publics !

Comparez les milliards investis dans l’aviation via des subsides publics aux aéroports et aux centres logistiques, et les moyens misérables consacrés aux pistes cyclables. L’investissement dans l’infrastructure/R&D/accompagnement/appui dans le logement/mobilité/alimentation (pour reprendre 3 domaines majeurs d’émissions de GES), est une gigantesque opération de « non internalisation des externalités », puisqu’on privilégie l’investissement dans les « solutions du passé » plutôt que dans celles du futur.

Je comprends parfois les économistes classiques quand ils disent : en fait, nous, on a la solution depuis longtemps : le problème environnemental serait réglé depuis longtemps si on appliquait nos théories : c’est-à-dire si on internalisait les coûts et bénéfices externes dans les prix.

On voit bien que c’est très très très loin d’être le cas. La simple application des principes des théories économiques classiques suffirait déjà à faire baisser les émissions : ainsi taxer le kérozène et le chauffage mazout comme les autres carburants (ça irait évidemment de part avec des aides à l’isolation massives)

Bref, le test de réalité de la transition écologique et solidaire, c’est le budget de l’État, des pouvoirs publics et leur fiscalité. Tout citoyen devrait exiger qu’on lui présente deux colonnes dans le budget et les impôts : colonne 1) budget ou impôt qui contribue à la destruction de la Biosphère 2) budget ou impôt qui contribue à la protection de la Biosphère. Et se demander ensuite : combien de milliards dans la colonne 1), combien de milliards dans la colonne 2) ? Cela donnerait une idée immédiate, même si grossière, du rapport de force entre « drivers de la catastrophe environnementale, économique et sociale » et « drivers de la transition écologique et solidaire ». Le reste, les discours et les vœux pieux des politiques, me semblent du blabla. Et le citoyen ne doit pas s’y fier.

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52 réflexions sur « Pour qui roulent nos gouvernements ? La biosphère ou ses ennemis ? par Cédric Chevalier »

  1. Bon-Jour,
    Voici une magnifique proposition pour « Le Vrai Débat » et
    voilà ce qui m’est venu à propos de cette initiative collective pertinente
    voulant sortir du piège du grand débat national – car trop orienté :

    « Dédicace Le Vrai Débat* »

    « Ils ne nous ont pas invités
    Faisons-le ensemble ! » maintenant
    Ce qui devrait nous éviter
    De passer pour leurs lieutenants !

    La complexité naturelle
    Ne connaît pas de hiérarchie,
    Pourquoi la nôtre, dite culturelle,
    Aurait besoin d’oligarchie ?

    Les Valeurs de la République
    Sont dans ce cas si oubliées
    Qu’elles engendrent dans le symbolique
    Le renversement du panier !

    Nous sommes tou-te-s libres et égaux
    De respecter la Liberté
    De l’autre quand ce n’est pas l’égo
    Qui part dans des atrocités !

    La bienveillance pour la planète
    Est à ce point incontournable
    Qu’il nous faut changer dans nos têtes
    Ce qui ne serait pas durable !

    Signature : luami
    « Médiateur de l’innovation
    Qui allie raison et passion
    Pour mieux vivre le temps restant
    Et en partager les instants ! »

    Bon voyage dans la poésie de la Vie !
    http://luami.viabloga.com

    * https://le-vrai-debat.fr

  2. « Ne doit pas s’y fier ». Ni demander, exiger, via manifestations, pétitions et autres mouvements en tout genre, aux « décideurs » (qu’il a élus!) -c’est ainsi qu’on les nomme, non?- de « faire quelque chose »? Car non seulement, « depuis que l’on sait » (vous savez: « La planète brûle… »), ils ne font rien -et ce serait un moindre mal-, mais -le plus souvent- ils font l’exact inverse de ce qu’ils faudrait faire (pour rendre l’effondrement un peu moins effroyable). So what? Je veux dire: une fois ce « test de la réalité » effectué, et le constat qui va avec, que fais-je? J’enfile un gilet jaune? Je fais « un petit geste pour sauver la planète »?

    1. Politiquement : Voter pour d’autres. S’inscrire dans un parti et voter en interne pour les candidats sur les listes électorales. Se présenter soi-même dans un parti sur liste électorale. Enfin, créer un parti soi-même, avec d’autres.

      Citoyennement : s’inscrire dans une organisation citoyenne, ONG ou syndicale, y choisir les dirigeants, se présenter soi-même comme dirigeant, ou créer de toute pièce une nouvelle organisation citoyenne.

      Qu’on le veuille ou non, la politique dans un groupe de plusieurs millions d’individus est le fait de factions/partis/groupes d’intérêts qui s’associent, se structure, portent des revendications et finissent par les imposer, de préférence de manière non-violente et en respectant les lois.

      Tant qu’on n’a pas essayé tout ça, il est difficile de se plaindre en tant que citoyen.

      Rappelons que dans nos démocraties, les citoyens peuvent se transformer en politiciens par la grâce de la Constitution. Ce ne sont donc pas deux espèces différentes comme on essaie de nous le faire croire trop souvent.

      1. La démocratie est-elle adaptée à la situation ? Est-ce un type de gouvernement efficace en période de crise, quand seules des mesures impopulaires et durables pourraient, éventuellement, redresser la barre ?

        Je pose juste la question, je n’ai pas grand chose à proposer en face (un collège d’experts en diverses sciences qui aurait tout pouvoir jusqu’à ce que des valeurs précises décidées en amont aient été atteintes ?) et je serais ravi d’être convaincu que la réponse est oui.

        Mais personnellement j’ai peu d’espoir de ce côté là, et c’est pourtant la première question à se poser il me semble. À priori nous savons quoi faire pour « sauver la planète » mais nous ne savons pas comment le faire.

  3. Apparemment , au vu des expériences récentes ( écotaxe , prix accru des carburants , limitation de vitesses , ….) , il semblerait qu’il faille ajouter une troisième colonne : combien de milliards pour aider » les citoyens « à devenir vertueusement vert ?

    Accessoirement parler alors sérieusement de dettes , de fiscalité , d’évasion fiscale , d’assiette de l’impôt , de la nature des taxes , des financements sociaux , de « croissance » , de traités internationaux , de retraites ….

    Au minimum

    Pas d’issue tant que « les dirigeants  » et « les citoyens  » ne seront pas convaincus , dans le même temps et mouvement , que l’économie et le niveau « d’exigences  » vers le haut et vers le bas doivent se mettre au service du sauvetage de la planète et de l’espèce humaine .

    Et au delà des signatures de pétition faciles , et de décharge de toute responsabilité sur des dirigeants investis de pouvoirs magiques , je ne vois pas trop de monde , quoi qu’on prétende , pour aller jusqu’au bout des « sacrifices » nécessaires , tant qu’il y a des fautifs pour nous dédouaner d’être directement concernés ( et il y a des fautifs à faire rentrer dans le rang ….aussi ) .

    Lors de la dernière marche-manif pour le climat ,à laquelle j’ai pu participer , le samedi 8 septembre 2018 , si nous étions près de 2000 à Annecy ( et environ 100 000 en France ) . Où étaient les 2 200 000 qui signent d’un click aujourd’hui , « en assignant l’état en justice » ?

    Le syndrome NIMBY sévit aussi s’agissant des prises en charge réelles du la cata bio climatique .

    La mort n’est pas encore assez à la porte de chacun .

    1. @juannessy : « La mort n’est pas encore assez à la porte de chacun . »

      C’est exactement ce que je pense, nous avons perdu le sens du tragique, et c’est dramatique. Les gens se comportent comme si la vie et la mort étaient deux choses sans importance. C’est vraiment le dernier homme de Nietzsche. Si sortir dans la rue et camper devant les institutions jusqu’à faire démissionner les élus incompétents de manière non violente n’est pas mis en pratique par les « écologistes » au sein de la population, alors on a une société qui « mérite son sort » d’une certaine manière. Au moins, les gilets jaunes, pour exécrables que certains d’entre eux soient (les antisémites notamment), ont une forme de courage tragique quand ils confrontent leur propre vie et leur propre corps au pouvoir en place.

      Les « écologistes » n’obtiendront aucun changement de trajectoire s’ils ne sont pas prêts à mettre leur corps en travers de la trajectoire du pouvoir.

      C’est ma conviction (avec Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela, et le mouvement ouvrier du XIXe et XXe siècle).

      On a des politiciens médiocres (dixit Jancovici) qui ne comprennent pas la situation tragique dans laquelle nous sommes. Il nous manque des Roosevelt et des Churchill pour oser dramatiser la situation, et faire naître le sursaut de la pulsion de vie chez les gens, qui apparaît quand ils comprennent le tragique de l’existence.

      Alors on a des miracles d’énergie, de créativité et de détermination chez les humains…

      1. On a des politiciens médiocres (dixit Jancovici) qui ne comprennent pas la situation tragique dans laquelle nous sommes. Il nous manque des Roosevelt et des Churchill pour oser dramatiser la situation, et faire naître le sursaut de la pulsion de vie chez les gens, qui apparaît quand ils comprennent le tragique de l’existence.

        Justement, c’est pour ça qu’il faut mettre l’accent sur le social, et j’espère qu’à « Place Publique » ils en sont conscients. C’est avec le social qu’ils peuvent gagner les élections. Et secundo, la mise en application d’un programme social a des implications écologiques majeure. S’il faut faire 50 km aller-retour en voiture pour aller 3 francs et 6 sous en faisant quelque chose d’inintéressant, alors qu’il y a de la nourriture gratuite au magasin, et que je peux rester garder mes enfants…

      2. « Si sortir dans la rue et camper etc… »
        Y’en a des qui le font tous les Samedi. Ne comptent pas? Cravates dépareillées? Matériel de camping vieillots? Pas assez glamour? la tronche passe encore, mais ce qu’il y a dedans, trop petit? Un pois chiche entre les 2 oreilles? Ne sont pas capables de répliquer avec la même ‘hauteur’ à cette déclaration: « J’ai toujours assumé la dimension de verticalité, de transcendance, mais en même temps elle doit s’ancrer dans de l’immanence complète, de la matérialité… » ?

         » faire démissionner les élus incompétents » oui, bien sûr. Mais pour de ‘mauvaises’ raisons, qui d’ailleurs ne préjugent en rien de l’avenir, intolérable? dérisoire? risible? un mauvais coup? pour rien?

        Changez ‘écologistes’ par ‘Gilets Jaunes’, tout s’éclaire. Incluez-les, confondez-les, mélangez-les, tout devient possible, parce qu’il n’y a pas incompatibilité d’objectifs.
        En revanche, il semble qu’il y a incompatibilité entre les intellectuels et le Peuple. Un peuple mature, conscient des limites du possible et de son imperfection, ancré dans le réel.

    2. @Juannessy 19 FEVRIER 2019 A 18 H 13 MIN
      « La mort n’est pas encore assez à la porte de chacun . »
      En êtes-vous bien certain ? Nous tous qui sommes mortels individuellement, nous n’avons encore jamais été aussi proches de la fin et de l’extinction de la lumière.
      Collectivement, au niveau de l’espèce humaine et au regard des ressources qui nous permettent de vivre et qui s’épuisent à très vive allure, n’en est-il pas de même ?
      Quelques décennies n’est-ce pas très peu et très proche de la porte au regard de quelques millions d’années d’existence de notre espèce.

      https://www.youtube.com/watch?v=CwXudpMdbuo

  4. Si je comprend bien, quand on parle de transition énergétique on fait référence au éoliennes et panneaux solaire sensé remplacer les énergies fossiles ? Ou aussi aux biogaz produit avec les déchets agricoles ? Ou encore les véhicules électrique ?

    Si tel est le cas, il semblerait que les politiques de transitions énergétique soient malheureusement à coté de la plaque…

    Pour info : Jung avait dit à Freud que poussé logiquement et à fond, ses théories mèneraient à la destruction de toutes civilisation. Conséquence morbide du refoulement sexuel.
    Et Freud répond : oui c’est une fatalité du destin contre laquelle on ne peut rien. (autobiographie de Jung, le chapitre Sigmund Freud).

    Notre consommation d’énergie fossile est la seul raison pour laquelle on peut fabriquer des éoliennes et des panneaux solaire ou autres énergies « verte ». Enlever le pétrole ou le charbon de l’équation est incompatible avec la transition énergétique(tel que je l’ai compris). Vidéo explicative sur la chaine youtube deep green resistance : https://www.youtube.com/watch?v=Rlijd-9B8vw (une petite demi-heure)

    J’ai vraiment des doutes quand à l’existence d’une solution qui nous permettrait d’éviter la catastrophe tout en gardant le même mode de vie.
    Le futur ne serait-il pas la décroissance par l’intermédiaire d’un changement de civilisation ?
    De plus j’ai l’impression que nous sommes à l’age de l’utopie : utopie de croire que l’on peut continuer comme ça encore longtemps (de toute façon on à le temps, la science trouvera bien quelque chose), et utopie de penser que l’on feras ce qu’il faut pour éviter la catastrophe (il faut bien payer le crédit de la maison, de la voiture et l’éducation des enfants).

    Et la question qui fâche : les politiques ne nous mèneraient-ils pas au suicide collectif avec notre complicité ?

    1. Marc

      « Si tel est le cas, il semblerait que les politiques de transitions énergétique soient malheureusement à coté de la plaque… »

      Absolument ! ET PAS QU’EUX !

      Parce que les verts demandent d’abord cette transition AVANT d’exiger que tous les logements des pauvres à modestes ( = 30 à 32% ou + de la population) dont tous les HLM et immeubles sociaux réhabilités de France, qu’ils soient CORRECTEMENT ISOLES : double ou triple vitrage, murs ext isolés, sol/toît isolés, et ne plus avoir de grilles-pain bon marchés qui dépensent un max d’énergie sans chauffer correctement. Alors que c’est PRIORITAIRE !
      APRES, (si ceux qui ne sont pas concernés par cette priorité acceptent de PATIENTER au lieu de crier « scandale »!) on peut chercher (et trouver plus sereinement) des solutions pour choisir au mieux les nouvelles énergies.

      D’ailleurs, ce sont les verts et non Macron (je fais l’avocat du diable) qui ont demandé la taxe carbone alors que celle-ci pénalisait les plus modestes en véhicules diésel de récup’ devant rouler sur le réseau national (par obligation et non pour se promener le dimanche). D’où la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
      Aides de l’Etat ? = aide pour une voiture d’occasion* non-énergivore = 2000 €. Vous en connaissez bcp de voitures d’occas’ écolo à ce prix vous ??? Très peu de gens de la classe populaire peuvent mettre ce qui reste à payer pour s’en acheter une sans devoir faire un crédit. Donc………

      * (voiture d’occasion : merci les gilets jaunes ! auparavant il n’y avait que 4000€ d’aide pour une voiture neuve, c’est bien la preuve que c’était une aide pour les classes moyennes )

      La plupart des écolos bon teint sont des bobos à côté de la plaque. Les vrais écolos (mais encore rares) sont au turbin dans les champs/vergers et à 6H du matin entrain de monter leurs stands sur les marchés. Les bobos eux, entre « appart écolo et bureau high tech de startup écolo en trottinette électrique ou en vélo » , ont les moyens de faire la transition ; alors les autres……pffff .
      Mais croyez-moi sur parole, les plus modestes aimeraient bien pouvoir faire comme eux. (moi m’en moque ne chauffe pas et marche à pied)

  5. Bonsoir le blog,
    Je rajouterais à ce billet que non seulement les gouvernements sont encore « pro vieille économie » mais en plus les politiques dits « écolos » qui seraient supposé impulser un nouveau discours sont bien souvent complaisant…..
    Dernièrement un exemple: Daniel Cohn Bendit dans la matinale de France Inter ==>https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-18-fevrier-2019
    Monsieur Demorand lui demande son avis sur un propos de Yannick Jadot dénonçant le renoncement de Macron en matière d’écologie.
    Réponse de Daniel Cohn Bendit; ‘Jadot a tort (Macron n’a pas arrêté l’écologie, ndlr), il faut arreter les caricatures ! L’écologie, quand elle avance de manière trop rapide, il y a une régression dans la société (…) depuis quand les écologistes ne sont pas dogmatiques?!’

    Quand, on est dans un déni pareil , que faire?

  6. Chère toutes, cher tous,
    Pas dans mon jardin, dans tes rêves mon ami.
    Mon, ton,notre, votre jardin est le même que le mien, c’est , c’est Célimen, mais non c’est cette p…..n de terre sacré pomme (de terre).
    Pour la vanne c’est fait.
    Pour les politiques compétents ou pas pétant et pédant c’est fait et ne rien faire.
    Pour les citoyens, les marches et les grèves du vendredi de la jeune suédoise, c’est sympa.
    Pour ma sœur qui trouve que Paris Perpignan en polo c’est pas confort, c’est pas gagner.
    Pour ma belle sœur pour qui Naples est son jardin de vacances low cost c’est pas gagner.
    Pour la Cerdagne qui la neige parti n’a plus de paysan, c’est perdu.
    Pour l’enclave de Llivia et ses constructions de lit froid c’est vraiment glacé, a plus terrain.
    Pour tous mes pots bobo qui achètent à LIDL parce que c’est pas cher c’est l’indigestion.
    Pour mon carreleur qui s’ennuie, alors il achète un 4 ieme écran plat, c’est qu’il 8 yeux.
    Pour la mamie du coin qui voudrait et qui peut point, c’est la faute au spoutnik.
    Pour mon STEP, c’est insomnie, stress, colère, tous des C0ns.
    Pour la route vous reprendrez bien un petit peu de CO2.
    J’sais pas vous mais moi je déprime grave, mon STEP (Syndrome Traumatique d’Effondrement Prévisionnel) il me gagne de plus en plus. Bientôt plus fort que le crabe que j’ai connu ou encore la dépression sévère. Je suis plus en marche et les marches je les descends. Je n’attends plus l’improbable, Edgar (Morin) m’as tué et Godot n’attends que moi.
    Tout ceci est si absurde, l’Arlésienne est une farivolle, la décroissance c’est quand pour de vrai ?
    L’ordre bourgeois est le top de la connerie.
    Si, lire « ta connerie » de François Bégaudeau m’a presque fait sourire et ses vidéo
    sur Inter
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=13&v=WxHPU4xObr0
    Suer C à vous
    https://www.youtube.com/watch?v=EduR-tk_5EM
    sur Culture
    https://www.youtube.com/watch?v=qLjyh2Ec8hY
    Enfin un grand entretien sur Thinkerview ( d’ailleurs a quand Paul Jorion sur Thinkerview ?
    https://www.youtube.com/watch?v=GPfXLUThC6M&t=284s
    me tienne encore debout, jusqu’à quand ?
    Allez vive la dépression, ça fera moins de monde sur terre.

    Avec toujours ma tendresse pour celles et ceux qui luttent sans relâche et celles et ceux qui ne luttent pas encore.

    1. Courage.
      L’évocation de la dépression ne saurait me laisser indifférent. J’ai connu.
      Je ne suis d’ailleurs pas certain que cet ennemi, mon fléau intime, ne renaisse pas.

      Vous concernant, je note cependant un point encourageant. Vous accordez sans restriction votre tendresse à ceux qui font un effort et aussi à tous ceux qui ne s’y sont pas encore attelé. C’est très généreux de votre part. Je suis dans ce dernier cas, aussi je vous remercie pour cette avance de tendresse.

      Ma difficulté, qui explique mon retard à l’allumage du cierge écolo, repose sur une seule question : Quoi faire? Il est bien connu que la difficulté n’est pas de faire son devoir mais de savoir où il est, et en quoi il consiste. J’en suis là, exactement.

      Par conviction politique et aussi par prise de conscience de l’ampleur du problème, je crois qu’une initiative individuelle est hors de proportion avec le but. Non que les efforts individuels soient à rejeter, bien au contraire. Nous n’en sortiront que par un effort collectif puissant et tout azimut. C’est-à-dire politique.

      Lors de la dernière élection présidentielle, il m’a paru que le programme écologique de la France Insoumise tentait de répondre au cahier des charges. Pas autant que souhaitable mais c’était une bonne orientation, bien pensée. Et pour cause puisqu’une partie des idées avaient été volées ici même.
      Et puis, une levée de bouclier s’est opposée à eux, indépendamment du programme, au nom de couleurs improbables et de qualificatifs rien moins qu’amicaux et pour tout dire outrés, ici même aussi. C’était tout comme un assassinat au coin d’un bois. Pour finir, le type sans programme, tel un prestidigitateur, a retenu l’attention générale. Avec lui, on était sûr et certain que la protection de la biosphère ne pèserait pas lourd si elle s’opposait à l’augmentation des dividendes et à la baisse du déficit. Il n’a pas fallut attendre longtemps pour voir où portait son inclination. Pas dans le sens collectivement souhaitable.

      Depuis, je tiens les conseilleurs pour de fieffés menteurs. Je fais au mieux, cahin-caha, petitement, sans grande ambition. Je peux dire que cet hiver, qui n’est pas terminé, ma femme avec mon accord a maintenu une température (terroriste) d’environ 14°C moyen dans la maison. Plus quand le soleil est généreux. L’avantage est double : je sens que je fais effort et le porte-monnaie, ce juge de paix, s’en trouve bien.

      Voilà. Rien d’enthousiasmant. Je le regrette. Encore plus l’occasion manquée.

  7. Quel est le montant des aides publiques, pour soutenir l’activité en France ?

    Depuis plusieurs années, des sommes considérables sont distribuées par les administrations publiques, pour soutenir l’activité en France ou en région. Ce nouveau prélèvement, qui intervient en amont de l’activité marchande, nos élus l’acceptent volontiers comme un moindre mal, puisqu’il s’agit pour eux, de lutter contre le chômage, et de venir en aide aux concitoyens qui les ont élus.

    On ne peut s’empêcher d’y voir une sorte de contresens. Si les Etats ou les collectivités locales doivent rivaliser entre eux, à coup de subventions, pour attirer la création de richesse, cela peut s’assimiler à une sorte de « racket économique ». Car payer pour avoir l’opportunité « d’accueillir » une activité, est assez peu éloigné de devoir payer pour « être autorisé à exercer » une activité, sous la « protection » d’une organisation criminelle quelconque. Seule change la nature de la menace : physique et individuelle pour la mafia, économique et collective pour le capitalisme.

    Quels sont les montants investis par le contribuable ? Quel est le pourcentage de la création annuelle de richesse (PIB), réinvesti chaque année pour soutenir l’emploi ? (donc l’activité, et donc la création de richesse elle-même ! (1)). Il est bien difficile de le déterminer avec précision. On trouve assez facilement sur le site de l’INSEE les dépenses en SUBVENTIONS (2) des administrations publiques, et on peut retracer leur évolution entre 1959 et 2017; on trouve également sur le site de l’ODCE, les montants de PIB sur la même période. Cela permet de dessiner cette courbe, où l’on peut remarquer que la part des subventions augmente en proportion de la richesse produite, pour atteindre 2.5% du PIB en 2017.

    Source des données (OCDE et INSEE, fichier excel) téléchargeables ici

    La comptabilité nationale a bien enregistré pour 2017, le chiffre colossal de 54.9 milliards d’euros sous l’intitulé SUBVENTIONS D.3 (3) . Cependant, il doit être précisé que dans ces 55 milliards sont inclues toutes sortes de subventions, notamment les subventions aux associations, qui représentent une très grosse part des aides publiques (34 milliards d’euros pour 2012, si l’on se réfère à cet article du figaro), une part desquelles vise à soutenir des activités non marchandes jugées bénéfiques pour la collectivité, comme par exemple les syndicats, des associations culturelles destinées à « calmer » la détresse sociale dans les quartiers, ou la lutte contre l’illettrisme…

    55 milliards de subventions, moins ces 34 milliards, font tout de même 21 milliards, qui resteraient à expliquer. Représentent-ils le montant des aides publiques à l’activité privée ? Difficile à dire, avec ces seuls éléments. Cependant, chacun peut observer que l’évolution de cette courbe ne semble pas indifférente à la crise de 2008. Or les subventions aux associations de type loi de 1901 n’ont pas de raison de réagir aussi promptement aux crises, et donc la croissance brutale de ces subventions par rapport au PIB à partir de 2008, doit tout de même témoigner de la réalité de ce « racket ».

    Ces subventions, que les collectivités proposent aux entreprises envisageant de s’installer sur le territoire, viennent s’ajouter aux pertes engendrées par la fraude fiscale, et à l’évasion fiscale massive, pour gréver encore un peu plus le budget de l’Etat. Une enquête du Monde, vient de révéler que les pratiques fiscales « CUMCUM » ET « CUMEX » ont subtilisé 17 milliards d’euros au fisc français, 31 milliards au fisc de l’Allemagne, 4,5 milliards à celui de l’Italie (4)…!

    La question que les contribuables doivent maintenant se poser est celle-ci : quelle proportion du PIB dilapidé, volé, ou réinvesti dans l’espoir d’accueillir de nouvelles activités est-on prêt à consentir, lorsque cela se fait au dépens des hôpitaux, des écoles, des tribunaux, et de tout ce qui relève ordinairement de la sphère publique ?

    Car s’il était avéré que ces subventions et ces fraudes totalisent en France 21 + 17, soit 38 milliards d’euros, on peut penser que nous sommes en route vers une forme de servilité, car cela représente 12% du budget de l’Etat français, qui est en 2018 de 330 milliards.

    Vincent Rey, findutravail.net

    (1) Le soutien économique de l’activité privée par l’impôt, ne nous fait-il pas sortir d’une organisation ancestrale ? Le rôle de l’impôt au départ, est de financer la sphère publique…c’est un dévoiement.

    (2) Définition : voici celle que donne le site comptanat.fr

    « Les subventions (D.3) sont des transferts courants sans contrepartie que les administrations publiques ou les institutions de l’Union européenne versent à des producteurs résidents.

    L’octroi de subventions vise par exemple à:

    a) influencer les niveaux de production;
    b) influencer les prix des produits; ou
    c) influencer la rémunération des facteurs de production. (…) »

    (3) euros constants 2010

    (4) « CumCum », « CumEx » : le scandale des dividendes expliqué simplement (Le Monde)

  8. Ma réponse à moi est plus directe :

    C’EST TANT PIS POUR NOUS !

    Je me compte aussi dans le « NOUS », parce que je n’ai pas su pendant longtemps m’adresser aux bonnes personnes avec le langage qui sied ( : « excusez moi de vous demander pardon ») pour mettre le doigt là où le bas blesse et qui, par extenso, faisait/fait mal à tout le monde, et que je voyais très bien sans avoir besoin de boule de cristal (précurseuse déjà il y a + de 20 ans!) . Ce que je voyais MIEUX que les gens responsables censés résoudre ces problèmes coincés entre leurs quatre « murs » ; parce que je n’avais qu’à ouvrir les oreilles, bien regarder sans fierté ni dégout ni sensiblerie ce que je constatais de visu, et je le faisais bien. Mieux que les journalistes rapporteurs, mieux que les analystes de tout poil les + experts et les + doctes, mieux que tous les donneurs de leçons qui foisonnent partout depuis lgtps. Et pour cela, quitte à rouler bcp et trop vite dans une voiture soi-disant « sport », et à prendre souvent l’avion.
    Ma plus grosse faute (mea culpa) : tomber malade, devenir pauvre, quitter mon milieu professionnel qui me permettait de bien voir partout (enfin, nous n’y étions pas si nombreux) et tomber dans l’oubli.
    C’est de ma faute AUTANT que la vôtre à tous !
    Je ne développe pas, je l’ai déjà assez fait, de la manière que je pouvais. Me lasse.

    M. Jorion, vous croyez que vous à vélo (bio et végan ?) et en payant vos impôts, vous pouvez y faire grand chose ? Vous vous sentez si important en vivant dans le même quartier que Karl L que vous croyez détenir à vous seul par cette seule « participation active » LA solution à tant de problèmes à la fois embourbés dans un cercle vicieux ? lesquels réduits connement à : « réchauffement climatique »?
    J’ai connu bien plus de créateurs que vous, ainsi que plusieurs industriels dont certains polluants, petits et grands, et petits artisans non pollueurs et même un vice président très riche -et très proche- d’une très grande compagnie américaine, ainsi que d’autres dans les pays -si exotiques- exploitant bien plus pauvres que nous et même que moi aujourd’hui ; et je n’ai pas fait que les croiser : j’ai mangé avec eux, discuté avec eux, travaillé avec eux, parfois je suis même allée chez eux ( et même des banquiers) – vous l’avez fait ? – sans me contenter de les prendre en selfies.

    « Mais…. qui c’est cette Jac qui nous coupe la parole ? qui se permet de faire de « l’ingérence caritative » quand on ne lui demande rien ? Qui c’est celle-là si prétentieuse ? même pas Joe ? pas intéressante, donc.  »

    Aujourd’hui je suis sereine, ce n’est plus de ma faute.
    Je sais très bien bricoler dans mon appart HLM en le décorant avec goût pour 3 F 6 sous, et entourée de gens qui m’aiment. Pas frustrée.
    Mais qu’est que je suis venue faire ici ?????

    J’ai dit ce que j’avais à dire
    salut à tous, ravie d’avoir « échangé » avec vous.

  9. Bonjour,
    En lisant récemment un commentaire, j’ai retenu le terme « possibilistes ». Eblouissant, ce mot plein de promesses, est extrêmement puissant et on ne peut plus « réalisable », à qui veut bien l’entendre. Porteur d’espoir, à lui seul, ne pourrait-il conjurer « le mauvais sort » (expression qui me semble le mieux décrire la situation dans laquelle nos populations se trouvent)?
    Il faudrait donc selon moi creuser et développer: à chacun sa version bien entendu. Perso, je me vois en train de cultiver mon « jardin ».
    Puisque tant que l’on parlera monnaie, on fera fausse route. Posons-nous la question de savoir pourquoi dès le plus jeune âge, on apprend les pauvres à compter alors que les riches n’en n’ont cure? Poser la question c’est probablement répondre, et, partant, la question de la quantité ne serait-elle pas un leurre, qui « amuserait » la galerie des nantis à la sueur du plus grand nombre?
    Je parle d’ une économie qui nous permettrait de reprendre un certain contrôle sur nos vies. Et non de l' »économie » qui en gave quelques uns alors que dans le même temps, elle exploite la majorité d’entre nous.
    Economie domestique, tu es là, à notre portée…
    J’ai une vision, celle d’une communauté au coeur de l’Europe, p.ex. dans mon pays la Belgique pays de cocagne s’il en est encore, où il ferait encore meilleur vivre si l’on pouvait s’accorder le temps nécessaire de la réflexion et, de l’action tout en douceur… et le plus simplement du monde. Mais dans mon pays, malheureusement actuellement on en est encore à croire aux mirages (qui étaient français, rappelons-nous (lol)) car au lieu d’investir dans les 300 millions d’euros dans les aéroports (les avions, belges cette fois) en une seule année, on ne consacre dans le même temps que 17 millions dans les pistes cyclables…tout un symbole évidemment, et la politique de nous envoyer ses contradictions et signaux on ne peut plus préjudiciables pour nos vies et notre environnement. De qui se moque-ton??
    En conclusion, la condition sine qua non: promouvoir la proposition de M. JORION sur la gratuité de la nourriture, notamment des produits de base (à l’exclusion évidemment des produits préparés par l’agro alimentaire). Et la boucle est pour moi déjà bouclée en cultivant mon jardin au propre et au figuré, alliant l’utile au très agréable…

    1. C’est gentil Christian d’être solidaire des pauvres gens. Heu…. c’est quoi la nourriture … ah non « produits de base agro-alimentaire  » ??? Vous savez mieux que nous, les pauvres modestes, ce dont nous avons besoin ? Fortiche !
      Ne vous préoccupez plus cela, allez en paix mon frère, les restos du cœur et le secours catholique savent très bien distribuer les « produits de base agro alimentaires ». Au point même que ceux qui y allaient en sont vite partis pour se débrouiller tout seuls quitte à faire la manche , et que ceux qui y sont restés ne disent merci humblement que parce que ils ont honte de n’avoir rien d’autre proposé pour soi-disant les aider. C’est exactement comme le café et pain au chocolat offert dans les associations caritatives tenues par des gens pleins de bonne intention et de compassion mais qui n’y comprennent rien.

      Moi j’ai déjà fais ma suggestion, plus du tout de TVA sur les prix de vente, et tout le monde paie les impôts sur le revenu selon tranches d’imposition, même moi. Ailleurs un seul m’a répondu pour me dire que j’étais naïve, que je n’avais rien compris, que je n’y connaissais rien… ; alors je lui ai répondu qu’au moins, nous étions deux. Je me suis sentie moins seule.

      1. La TVA représente la moitié des ressources de l’Etat. Pas possible de la supprimer.

        La gratuité sur la nourriture coûterait cher à l’Etat, mais ce serait la meilleure solution. D’abord c’est une question de dignité, ensuite, il faut envisager de faire prendre ça en charge par tout l’argent dans le budget de l’Etat que l’on consacre à subventionner l’activité, car ce n’est pas le rôle de l’Etat.

        Ce sont des ides lancées en l’air, il faudrait d’abord faire un audit approfondi du budget de l’Etat, pour voir dans le détail comment on pourrait faire. Si demain, on se réveillait avec la nourriture gratuite, il y aurait bien quelques excés ici ou là, mais on aurait fait un grand pas non ?

      2. Jac, loin de moi l’idée de charité chrétienne, mon but étant la dignité humaine, par la solidarité, le développement de soi et de la communauté dans laquelle je vis, d’une part, et, d’autre part, même si dans mon propos, je me limite à la nourriture, excusez du peu, la gratuité doit absolument inclure tous les besoins essentiels.
        Etre pauvre financièrement ou socialement, ne serait dans ce cas plus relevant, même pour les plus chagrins d’entre nous, chacun ayant accès au logement, aux moyens de locomotion, aux moyens de communication, à l’éducation, etc…entièrement aux frais de la communauté.
        La mise à disposition de ces biens et/ou services, financée par les impôts, aurait d’autre part l’avantage de « couper l’herbe sous le pied » des prédateurs financiers et ouvrirait à mon idée des possibilités de développement personnel et des réalisations de soi que l’industrie ne pourra jamais procurer.
        Merci.

      3. « Pas possible de la supprimer. » [la: TVA]

        Pourquoi? La raison par vous avancée semble fantaisiste, pas sérieuse, superficielle, spécieuse. Y’a tant de choses qu’on ne peut pas faire quand on ne s’en donne pas les moyens ou ne veut pas s’en donner les moyens.

        L’Etat depuis le moyen-âge a principalement vécu des taxes et autres prélèvement indirects. Aucune raison de continuer à s’enferrer là-dedans. L’octroi, à l’entrée de ville ou des gares, une taxe sur la valeur, a été supprimé dans la fin des années 1950 , cadeau par Michel Debré à la naissance de la 5.ième. L’impôt direct a été créé en 1913 ou 14, son application repoussée à la fin de la guerre. Et avec des taux ridicules. Quasiment 100 ans après son adoption par les Britt ! Normal, l’idéal sociétal français était, et est toujours, l’appartenance à la Noblesse et bénéficier de ses privilèges ou de ses hochets: l’exonération de l’impôt.
        Ne rien faire pour la première fois, un cri de ralliement sans avenir mais si puissant pour nous retenir en arrière. C’est au nom de ce principe foireux que l’ ISF a été supprimé.

        De quoi réfléchir.
        Y’a plus, les principes de base de notre collectivité politique, la DUDH. Elle stipule que chacun doit contribuer au budget de l’Etat à proportion de ses moyens. Ce que les indirects et taxe ne permettent pas.
        C’en est même la contradiction exacte.

        Une perversion vue sur ma facture d’électricité: une taxe sur la somme comprenant elle-même des taxes. Comme si prélever une taxe (la première) sur une valeur de base représentait un ajout à la valeur devant être taxé (par la seconde).
        Je ne plaide pas pour la suppression de la Taxe VA, mais une modulation dans le sens dit par JAC. Et une incitation: 33% ou plus sur les horribles 4*4 ou faux 4*4 me semble acceptable. 0% sur les produits de base, alimentaires simples par exemple, est souhaitable, avant la gratuité.

      4. Vincent Rey

        cf un de mes commentaires posté en janvier dernier sur le site les Crises :

        http://www.theconversation.com/video-pourquoi-les-inegalites-nuisent-elles-au-developpement-108871

        C’est bref et très explicite. il y est dit notamment à un moment donné, en exemple, un surendettement des ménages pauvres en Amérique latine pouvant atteindre 40% de leur revenu. Ce qui est hors sujet concernant les gilets jaunes. Mais si on transpose le montant des taxes des produits nécessaires à tous, des plus pauvres aux plus riches, comme le carburant, l’électricité, l’eau …etc, (lesquelles taxes étant indexées sur le prix du produit commun à tous) en % par rapport aux revenus, on peut constater à quel point ce % est bien supérieur pour les plus pauvres que pour les plus riches. Ce qui fait que le prix du produit + taxes devient prohibitif pour ceux qui ont peu de moyens et creuse considérablement les inégalités sociales. C’est dans ce sens qu’on peut comparer le % des surendettements en Amérique latine avec le % des (sur)taxes en France puisque le résultat est le même (quand bien même il n’atteindrait pas 40%) sur les revenus des ménages modestes.
        Aucun gilet jaune ne le dira parce que c’est peu détectable et pour eux aussi les conséquences sont plus visibles que les causes.

        autre com;.
        quand un des deux intervenants parle d’endettement prohibitif (il parle pour ex de 40%) on peut l’assimiler à une taxation prohibitive qui, pour le budget d’un ménage, revient au même résultat. D’où colère des gilets jaunes. D’où le fait que je parle d’inégalités croissantes en convertissant le montant des taxes en % par rapport aux différents revenus.

        J’ai fait un calcul simplissime et « simpliste » puisque bien sûr c’est plus complexe que le résultat de ce calcul. Néanmoins c’est très parlant. Je ne le retrouve pas mais si vous le désirez je peux le refaire. Le calcul est rapide à faire ce sont les données officielles que je dois rechercher.

      5. désolée Christian

        Je me suis emportée parce que ce sujet, ou la manière de le traiter, m’est insupportable. J’étais encore en colère quand je vous ai répondu, excusez-moi.
        mon com. était ironique parce que bien qu’ayant été pauvre puis aujourd’hui modeste, je ne reconnais pas une « gratuité » comme une aide. Ceci parce que cela oblige des technocrates avec l’impératif froid des % et des plafonds à définir de décider que si vous avez un revenu de 700€ par ex. qui serait le plafond de ressource, vous aurez droit à telles aides ; cela impliquerait que si votre revenu est de 720€ par ex. vous n’y aurez plus droit. C’est injuste.
        De plus comment des technocrates pourraient-ils définir les réels besoins de chacun qui seraient « gratuits » ?
        Si moi par ex j’ai besoin d’un lait sans lactose (ce n’est pas vrai) alors qu’un autre aurait besoin d’un lait entier, comment tenir compte de ces différences pour définir si l’un ou l’autre est à prendre en considération ?
        Ou autre exemple : si malgré mon budget restreint j’ai besoin d’ aller au cinéma par ex. parce que mon moral est bas et que je ne veux pas me laisser aller à la déprime, et en choisissant de me passer d’un achat « dit nécessaire » si je considère que celui-ci n’est pas primordial ce jour-ci, comment en tenir compte ?
        Ou idem, si je préfère jeûner quelques jours pour pouvoir m’acheter un parfum onéreux parce que j’ai besoin d’un peu de préciosité, comment en tenir compte ?
        Me donner du « gratuit » c’est un peu m’insulter, ou me nier en tant que « personne digne » pour ne faire de moi qu’un simple élément de statistique ce qui revient au même ; de plus cela me prive de mes propres choix et de ma liberté de choisir. Par ces moyens « réflexes » plus que pensés selon les complexités humaines , on ne fait qu’entretenir la pauvreté et non permettre de s’en sortir. De ce fait un adulte pauvre infantilisé de la sorte ne pourra que s’enfermer un peu plus dans son état de dépendance. C’est « l’aumône « qui crée le mendiant, et non le mendiant qui crée « l’aumône ».
        Vous comprenez mieux ? Et vous comprenez ma colère plus haut ?

        Suis-je plus claire ?

      6. @fabio

        Les experts se trompent souvent… J’imagine très bien un comité d’experts climatiques se plantant totalement à 50 ans d’intervalle… les experts étaient nombreux, au temps du colonialisme, à affirmer la supériorité de la race blanche.

      7. à jac et à Daniel

        Vous ne jeûnerez pas plus de 2 ou 3 jours, si bien que la gratuité sur la nourriture viendra forcément en crédit sur votre compte. Par ailleurs, on a tous les mêmes besoins physiologiques…la gratuité sur la nourriture est donc la mesure la plus égalitaire qui soit.

        Pour ce qui est de la TVA, bien sûr qu’elle pèse plus sur les ménages qui dépensent 100% de leur revenus, et que c’est un impôt inégalitaire, on est tous d’accord. Mais quel autre impôt ou taxe pourrait on proposer à la place pour orienter la totalité de l’activité ?

        La TVA pour rendre l’activité humaine plus vertueuse

        En combinant la TVA pour orienter l’innovation en diminuant les bénéfices des pollueurs, et la gratuité pour éliminer une part des frais fixes des ménages, on devrait arriver à jouer le double-jeu du progrès social et écologique non ?

      8. Vincent Rey
        « Vous ne jeûnerez pas plus de 2 ou 3 jours, si bien que la gratuité sur la nourriture viendra forcément en crédit sur votre compte. »
        Vous reprenez mon ex ci-dessus (un ex choisi au hasard).
        Vous vous trompez, je vois que vs n’avez pas l’habitude d’offrir un parfum à une femme, ou alors que votre budget « nourriture » est bien pus important que le mien ou de tout autre modeste : un parfum, du moins celui que j’aime, coûte autour de 80/90 € (je suppose, n’en ai pas acheté depuis lgtps sauf en mini flacon et pour faire un cadeau) et avec ce budget je me nourris (fort bien d’ailleurs) depuis que je n’ai plus d’enfant à ma charge, pendant plus d’une semaine, parfois 2 selon mes besoins (je sais très bien utiliser les restes et faire des comptes d’apothicaire).

        « La TVA pour rendre l’activité humaine plus vertueuse » !!!!

        Vous trouvez la TVA vertueuse ???? Alors qu’elle est un impôt comme l’IR (mais ça se voit moins). Sauf que l’IR est indexé sur les revenus et la TVA sur un prix de vente commun pour quiconque, riche ou pauvre. Je n’ai pas refais le calcul dont j’ai parlé plus haut, qui certes est à nuancer mais est très parlant ; vous y verriez combien coûte la TVA pour un pauvre et combien elle coûte (la même) pour un riche. Vous verriez aussi, avec mon calcul, combien l’Etat gagnerait plus si, sans TVA, tout le monde payait l’ IR, des modestes aux riches, indexé sur le niveau de revenu et non sur le prix fixe d’un produit à vendre ; et surtout, vous verriez comment même quelqu’un n’ayant que 1000€ pour vivre aurait un pouvoir d’achat supérieur. J’ai pas le tps de le refaire là, on m’attend (je ne suis pas que devant internet malgré les apparences). à plus tard, j’y reviendrai.

      9. à Jac
        Je ne comprends pas. Qui dit gratuit dit absence de taxe. Par ailleurs, ce que vous ne dépenserez pas en nourriture peut être transféré sur le reste…

        vous aimez le parfum, très bien. Mais on peut vivre sans parfum, tandis qu’on ne peut pas vivre sans se nourrir. Beaucoup de Gilets Jaunes disent qu’ils ont du mal à se nourrir, à nourrir leurs enfants, je pense que c’est vrai.

        La gratuité sur la nourriture de plus est intéressante, car il y a surproduction de nourriture en Europe, ce qui empêche les producteurs de se rémunérer. En trouvant un autre moyen de les rémunérer (et on doit pouvoir le faire, en cherchant dans le budget de l’Etat) plus personne ne se serait privé de nourriture, et on peut même espérer une certaine relance, car l’argent non dépensé dans la nourriture par les ménages modestes serait dépensé à 100% dans autre chose.

      10. Vincent.
        J’ai commencé à préparer une réponse le plus clairement possible, sans ambiguïté, mais cela me demande un développement assez important et je ne suis pas encore sûre de savoir bien exprimer ce qui est évident pour moi, quitte à avoir tort . J’y reviendrai sûrement mais en travaillant d’abord mon propos en aparté, c’est important.
        Par contre spontanément je peux vous raconter une anecdote qui peut-être vous fera comprendre mon point de vue au moins partiellement.
        Je n’aime pas donner une aumône aux mendiants bien que je le fasse parfois ; mais j’ai honte en le faisant.
        Je les vois comme des êtres humains et non comme des mendiants. De ce fait chaque fois que je peux j’achète à quelques uns ce qu’ils choisissent eux-mêmes ; j’espère ainsi leur rendre un peu de dignité en leur offrant ce dont je dispose de plus précieux pour moi : la liberté de choisir. Mais j’ai très peu de moyens donc je ne le fais que pour quelques uns avec lesquels j’ai discuté et sympathisé. Dont une très jeune rom que j’ai vue enceinte, puis avec son nourrisson qui aujourd’hui doit avoir 7 ou 8 mois. Quand elle me voit devant un magasin d’alimentation elle accourt vers moi, et si je lui dis que je ne peux rien lui acheter elle n’insiste jamais ; mais on échange des paroles et des sourires. Par contre hier je pouvais . Je vois que son enfant vers 17H mangeait une clémentine qu’on lui a donné dans une association (= « gratuité de produits alimentaires de base ») parce qu’il avait faim à ce moment-ci. Je lui ai expliqué pourquoi c’est bon pour l’enfant mais pas à cette heure ; comme elle continue à l’allaiter, je lui propose donc des biscuits adaptés à son âge. Mais elle voulait aussi un coca pour elle. J’ai tiqué mais… j’ai accepté à condition qu’elle réserve le fruit pour le lendemain matin et donne un biscuit à son enfant. Je vais donc faire mes courses puis elle m’y rejoint en vitesse pour me demander en supplément des œufs. Je lui dis ok pour les œufs, mais vu mon budget disponible je lui propose œufs à la place du coka et non à la place des biscuits à la pomme et non sucrés) Elle a été très déçue et désirait vraiment son coca désaltérant (selon son goût du moment ou ses mauvaises habitudes). Elle a dû choisir et a préféré le coka. Je ne l’ai pas jugée ni lui ai fait la morale. Je la comprenais trop. Je n’ai pas eu honte et elle s’est sentie respectée bien que restant mendiante ou dépendante d’une association caritative. Ai-je eu tort ? Lui ai-je fais la « charité » ? (Vous-même, n’avez-vous jamais de mauvaise habitude ? )
        Tirez-en vous même votre conclusion.

        Je vous donnerai ma réponse plus tard ou demain à : « Qui dit gratuit dit absence de taxe » ; « Mais on peut vivre sans parfum  » ; et surtout à : « La gratuité sur la nourriture de plus est intéressante, car il y a surproduction de nourriture en Europe, ce qui empêche les producteurs de se rémunérer »

        Une dernière question que j’ai posée il y a quelques jours à mon cardiologue (après qu’il ait trouvé mon cœur en bon état et m’ait fait la rengaine habituelle : « diminuez le sel » )
        Ma question : Peut-on vivre sans plaisir ?
        (Je vous direz, avec ma réponse promise, ce qu’il m’a répondu)

      11. à Daniel

        Merci de votre com. allant ds mon sens.

        Un petit détail cependant :
        « 33% ou plus sur les horribles 4*4 ou faux 4*4 me semble acceptable ».

        Parmi quelques personnes possédant un 4X4 comme unique véhicule, il y en a une qui vit dans une maison isolée en pleine campagne mais le chemin communal pour y accéder est mal entretenu et parfois très embourbé, ce qui ne pourrait être sans dommage pour un véhicule standard ; mais son 4X4 est un véhicule neuf qui consomme bien moins qu’il y a quelque temps (mais c’est sûr, c’est du diésel). Il y en a une autre n’habitant pas à la campagne mais devant pour son travail fréquenter très souvent des chemins de terre escarpés et souvent embourbés. On fait quoi pour eux par rapport à la taxe ?

      12. à Jac

        Il y a une grande différence entre la gratuité dans un cadre d’assistance comme par exemple aux restaurants du coeur, et la gratuité sur l’essentiel, tel qu’en parle Christian dans son commentaire, ou Paul Jorion.

        Nous n’avons pas honte en allant chez le médecin. Et pourtant c’est gratuit… C’est tout l’intérêt, de faire sortir la nourriture du cadre de la consommation, pour le faire entrer dans celui du Droit. Nous aurions Droit à la nourriture (chaque femme, chaque enfant) au même titre que nous avons Droit aux soins.

        En montrant que c’est possible (si je me réfère à ce que dit Paul Jorion, cela représente moins de 3% du PIB), une telle mesure si par exemple les Gilets Jaunes pouvaient l’obtenir, serait un précédent économique très important pour le monde entier. Ce serait en outre une si bonne utilisation des surplus…je suis en train de lire « Sérotonine » de Houellebecq, mon dieu, ce qu’on fait subir aux agriculteurs et aux éleveurs…un vrai scandale…le terme « religion féroce » prend vraiment tout son sens…

    2. christian qui dit Etre pauvre financièrement ou socialement, ne serait dans ce cas plus relevant

      Exactement. C’est comme cela qu’on mettra fin à la désocialisation. La gratuité sur la nourriture est la première étape. J’essaie de convaincre les gilets jaunes, du caractère révolutionnaire d’une telle mesure, et de l’exemple que ça pourrait donner au monde, mais c’est pas gagné.

  10. Bref, le test de réalité de la transition écologique et solidaire, c’est le budget de l’État, des pouvoirs publics et leur fiscalité

    Je suis d’accord avec ça. Il faudrait prendre le budget de l’Etat, et l’analyser de A à Z, mais sous l’aspect environnemental ET social. Car il est évident que la disparition du travail joue un rôle important dans la soumission de l’Etat à toutes sortes d’activités, pour répondre à l’urgence sociale.

    Mes deux colonnes du budget de l’Etat seraient un peu différentes.

    A gauche ce qui relève de la sphère publique
    A droite ce qui relève de la sphère privée
    (En incluant dans la sphère privée, tout ce qui relève du traitement social de la disparition du travail. Car c’est le rôle d’origine de l’économie de financer les moyens d’existence des gens. )

    On pourrait alors voir, quel % du budget de l’Etat, pourrait être redirigé utilement, au lieu de céder au « chantage » du capitalisme : « payez, ou bien je met mon usine ailleurs ».

  11. Mon post d’hier sur ce sujet

    après « pour atteindre 2,5% du PIB en 2017… »
    il devait apparaître cette courbe qui n’est pas apparue dans mon post :

    suivie ensuite de « Source des données (OCDE »…etc.

    Si c’est possible de le corriger…c’est l’ennui quand on manipule du code, on ne peut pas tester.

    V Rey

  12. Bonjour à tous,
    Si vous en avez l’envie, le temps, l’énergie, la possibilité, rejoignez un groupe de rebels non violents, comme Extinction Rebellion par exemple !
    Vous êtes bienvenu-e-s si vous voulez être activiste militant écologiste pour la survie des espèces de notre belle planète, toutes générations confondues.
    Il y a de quoi faire, soyons nombreux et organisés, il y a des formations à la désobéissance civile non violente
    A bientôt peut être

  13. Feelings,

    Les conversations avec mes collègues (35-60 ans) concernant leur perception de la marche du monde m’ont conduit à les classer dans quatre catégories.
    – Les réductionnistes, on est trop, il faut réduire la population.
    – Les « business as usual », on peut rien faire.
    – Les resets, une bonne guerre pour remettre les horloges à l’heure.
    – Les sensibles, dont je fais partie.
    Quelques notions du réchauffement terrestre, mais pas de place pour l’humanité, qui probablement n’existe simplement pas, un concept d’intello.

  14. Chères toutes , cher tous;
    @Daniel, @Juannessy,
    Merci pour vos témoignages et la chanson de Bourvil que je ne connaissait pas est un petit soleil de plus.
    Le biais de solution à tout prix.
    Dans ma formation à l’écoute des malades du cancer je me rappelle ces jeux de rôles fait pour identifier nos projections et découvrir un écoute active et entière (sans solution à proposer, juste écouter).
    Avec le changement climatique et ses conséquences actuelles et futures il y a parmi mon auditoire une majorité qui sont « solutionistes ».
    Et oui comment imaginer que nous n’aurions pas à ce jour de solution.
    Et oui comment imaginer que nos gouvernants n’auraient pas cacher quelques idées.
    Et oui peut être qu’ils savent comment éliminer toute où partie de la population.

    C’est quand même leur prêter une toute puissance qu’il n’ont pas.

    C’est comme penser que les aliens ou les illuminatis ont tout orchestré.

    C’est encore et toujours prêter à ces gens là une toute puissance qu’ils n’ont pas.

    C’est comme croire à un dessein intelligent, il y a des sachants des dieux qui contrôlent la situation.

    Alors là mon bon ami c’est là que ce niche ma détresse, il n’y a personne qui contrôle le machin.

    C’est comme dans 2001 l’Odyssée de l’espace il n’y a que la machine pour communiquer.

    Alors on fait quoi, c’est quoi la solution.

    De 2 choses l’une :

    Un évènement endogène style crise des gilets jaunes puissance 100.
    Et que l’on ne parle pas de violence que c’est pas bien. La physique m’explique que pour passer d’un état A à un état B il faut exercer une force à minima. oui une force, un rapport de force peut être même avec des têtes sur des piques comme dans Games of Thrones

    En clair sans rapport de force tu changes que dalle.

    Option 2 , un évènement exogène, une météorite assez grosse pour mettre le bazard et assez petite pour nous laisser en vie.

    Quand à la politique, elle est bien ou elle est entre les courants de uns et querelles des autres tout le monde il est d’accord de ne pas être d’accord. Même Paul notre super Paul joue au jeu du courant du courant.
    Z’avez pas vu la gauche, c’est comme Mirza ce chien va me rendre fou.

    Toujours aussi énervé, mais suffisamment lucide pour vous adresser un peu de mon humanité à travers cette tendresse que je vous adresse.
    Bien à vous toutes, bien à vous tous.

    1. La tendresse n’est jamais un rapport de forces .

      La force n’est pas la violence .La violence est le contraire de la force .

      L’autoritarisme n’est pas l’autorité .

      C’est quand on a compris « qu’il n’y a pas de machin pour savoir quoi faire » , qu’on a une chance de faire des choses pas trop stupides ( les choses stupides ont déjà été faites au moins une fois ) .

    2. Un évènement endogène style crise des gilets jaunes puissance 100

      J’ai l’impression qu’il arrive. Ce mouvement ne sait pas où il va, mais il est prêt à plonger dans l’inconnu, et à bricoler une nouvelle société « from scratch », comme dise les américains…(autrement dit raser le système, pour faire autre chose)

      S’ils y parviennent, on ne sera pas mieux lotis que les anglais…même plutôt moins bien.

  15. @ Jac 22 février 2019 à 2 h 40 min

    J’ai faillit pleurer de compassion. Vous savez comme le monde est mal fait, parfois. Votre connaissance , va falloir qu’elle trouve un moyen pour se débarrasser de sa daube, un horrible bagnole 4*4.
    Car il n’est pas question d’alléger la taxe sur des centaines de milliers de truc 4*4 ( que je considère mon ennemi personnel et celui de l’humanité) pour permettre à une seule personne de vivre isolée, accessible seulement par des chemins à chèvres exigeant un entretien invraisemblable, s’il était fait.

    Désolé. Votre truc m’évoque ce que j’appelle les problèmes de riches, ceux qu’ils essayent, et la plupart du temps réussissent, à faire porter par la collectivité.
    Généralement, votre problème trouve une solution plus ou moins simple, celle que vous évoquez étant la moins souhaitable.

    1. Cest sûr Daniel, j’en sui consciente. J’avais donné 2 ex différents (l’un : vie privée, l’autre : profession) illustrant très schématiquement (le + possible pour ne pas « m’étaler » d’avantage), pour tenter de démontrer la complexité de choisir entre TVA ou IR (ce dernier bien plus équitable selon moi). Ceci dit, vous ne connaissez pas ces 2 personnes (moi oui) et ne savez pas si elles sont riches ou modestes : la 2ème étant une personne « classe modeste haute » ou « classe moyenne basse » ; la 1ère étant de classe moyenne médiant (doit-elle être pour autant condamnée à vivre dans une agglomération fichant la paix à la nature ? Les Suisses via votation se sont intéressés à la question, résultat : ils ont coupé la poire en 2)

      1. Je profite de votre réponse puisque vs êtes revenu sur ce billet (important) pour donner quelques réponses promises à Vincent Rey (qui ne revient peut-être pas sur ce sujet) :

        à ma première promesse : refaire mes calculs comparatifs entre TVA+IR et aucune TVA mais payant tous + ou- l’IR.

        Vincent :

        J’ai essayé comme promis, pour refaire mes calculs ( simplistes mais parlants), de retrouver la source en principe « officielle » qui me donnait à la fois les revenus fiscaux 2018 et le revenu médian des ménages (pratique !) et ne la retrouve pas ; quel pataquès ! Pour les recettes fiscales (dont TVA et IR, celles qui m’intéressent) je retrouve au moins la même chose : TVA 154,6 milliards et IR 72,5 sur l’une et arrondi sur l’autre à 73 (c’est plus positif).
        Mais pour le revenu médian (« officiel ») que j’avais trouvé je ne sais où (je n’ai pas la fonction « historique » sur mon nouveau mini ordi portable d’occas’ , ou ne sais où la trouver cré nom dé diou) : sur le site INSEE, je vois 1740€ mais en 2016, alors que sur celui que j’avais trouvé il était de mémoire en 2018 de + ou- 4400€ (!) : quelle avancée fantastique ! Serions nous entrain de devenir riches tout à coup ??? Peut-être parce qu’on a ajouté entre temps au revenu net (dans la poche) celui du patrimoine (fictif, puisqu’il faut vendre sa maison pour avoir le revenu dans la poche….)
        Donc désolée, je ne vais pas y passer 15j, piochez vous même là où ça vous arrange ou selon votre humeur du jour (très positive ou très négative) ou selon que vous êtes économiste, statisticien, logisticien, politologue ou politicien… etc.
        Mais je reste convaincue (« prétentieuse! ») que moi, « petit  papillon » (pas multicolore faut pas déc’ sinon je serais épinglée sur du feutre & sous une vitre) ou « petit oiseau » ou « mite » (puisque les mites ça concerne les fringues) c’est selon, je vois bien plus clair depuis mes nimbes que ces tristes au regard coincé sur des chiffres + – * positifs/négatifs (bouh!)
        (* je n’ai que les fonctions +- sur mon ordi, il doit être conçu pour la littérature et pas les mathématiques)

        Finalement, je me dis que vu leur opacité, les chiffres officiels ressemblent aux multinationales, cf le site «  forme de la performance direction du budget » : c’est dire!

        En toute amitié

  16. Je donne ici mon autre réponse promise à :
    Vincent Rey

      « Qui dit gratuit dit absence de taxe » :

    Vous avez donné dans votre réponse l’exemple du médecin qui est « gratuit » :
    Non, il n’est pas gratuit, il est payé par la CPAM (publique) laquelle payée par les impôts dont IR et TVA (ou peut-être autre parmi multitude de taxes diverses et variées, peu importe). Et encore moins gratuit aujourd’hui où même les personnes seules dépassant de quelques euros le plafond de ressource de 800€ sont obligées de payer une mutuelle (privée).

    « Mais on peut vivre sans parfum  » :

    J’ ai posé la question : Peut-on vivre sans plaisir ? Avez-vous une réponse ?
    sachant que nos plaisirs à chacun ne sont pas forcément les mêmes.
    La réponse de mon cardiologue : claire, nette, précise en 3 lettres :
    « non »

    « La gratuité sur la nourriture de plus est intéressante, car il y a surproduction de nourriture en Europe, ce qui empêche les producteurs de se rémunérer »  :

    ma réponse : S’il y a surproduction, alors il y a excédent de produits dont personne n’a besoin, qu’ils soient gratuits ou payants. La « gratuité des produits de base» ne résoudrait pas le problème de leur injuste rémunération, peut-être même l’aggraverait-elle.

    Par contre, sans TVA, quel que soit le secteur d’activité, peut-être les plus mal payés pourraient l’être un plus, car :
    Du producteur au commerçant, chacun ayant besoin de dégager du bénéfice (sinon « kaput ») le prix de la TVA augmente le prix de vente. De ce fait, pour espérer vendre en faisant des bénéfices (+ ou – selon qu’on est « petit » ou « très gros » – ou bouffi je dirais- ) il faut tenir compte du surplus de la TVA et baisser le prix de revient = d’où recherche « d’un prix moindre » pour les moins gourmands maigrichons, ou « le plus bas possible » pour les plus goulus obèses. Conclusion : qui trinquent en payant les pots cassés ? les salariés ou artisans, ou petits producteurs ; et les consommateurs par là même du fait de qualité moindre, dont :  » obsolescence programmée ».
    Tout est lié ! de la TVA destructrice de bénèf à la pollution destructrice de notre planète terre (ou au retour à pas de plus en plus en plus grands de l’esclavage).
    Ma réponse vous convient-elle ?

    1. C’est un peu confus … j’ai du mal à vous suivre…

      Je dirais seulement ceci, pour répondre au problème de la honte : bien sûr que celui qui fait l’aumône éprouve une honte, tout comme celui qui la reçoit. Mais celui qui reçoit des soins sans avancer d’argent n’a pas honte. Il n’a pas l’impression qu’on lui fait l’aumône. Par ailleurs les médecins sont payés bien sûrs, ils ne font pas l’aumône à leurs malades.
      Il pourrait en être exactement de même pour la nourriture, on pourrait le considérer comme un bien nécessaire à la bonne santé.

      La tva n’est pas progressive. Mais il y aurait certainement moyen de l’augmenter en fonction du montant cumulé de sa consommation. L’accumulation de l’argent visant à consommer, une tva progressive serait aussi juste que peut l’être l’IR, avec en moins, la possibilité de frauder : on achète au delà d’un certain montant : on paie l’impôt, sinon, l’argent ne sert à rien, et peut être qu’alors, on lui accorderait moins de valeur.

      1. Vincent
         » Mais celui qui reçoit des soins sans avancer d’argent n’a pas honte ».

        Je redis autrement : il n’a pas honte parce que ce n’est gratuit précisément, même s’il n’avance pas l’argent. Mais je peux vous dire que pour avoir bénéficié de la CMU (gratuit, exact) très nombreux ont honte, et si ce n’est pas le cas nombreux médecins leur montrent qu’ils devraient avoir honte. J’en ai connu.
        Mais moi en la percevant je n’avais pas honte parce que j’avais déjà payé des impôts (dont l’ISF sans rechigner pendant quelques années) et je considérais que l’Etat (et la société) me le devait vu l’aide qu’il apporte quand on n’est pas tout à fait effondré et qu’on pourrait encore se relever en s’exonérant de ces aides. L’Etat ne sait encore que donner des aumônes à ceux qui sont anéantis, c’est toujours et encore l’Etat Providence. Et SMIG devenu SMIC, et RMI devenu RSA n’y changent rien.
        Pour moi une aide ne doit pas correspondre à une condamnation ad vitam aeternam à la survie misérable ; tels emplois forcés au rabais de « réinsertion » pour personnes valides qui ne peuvent que rarement se sortir de l’état de « rabais » par ex, ou inactions affligeantes pour malades ou handicapés condamnant à la survie avec une AAH de 800€ (enfants à charge ou non) quand le SMIC atteint 1500€. J’avais remarqué cela déjà en 97 (quand je me suis effondrée malgré mon énergie rebelle) et avais suggéré en 98 ou 99 (après expérience de ces « aides ») une potentielle solution (ou du moins amélioration du système) ; laquelle Jospin avait trouvé intéressante et l’a confié à M. Aubry qui l’a confié pour étude à B. Kouchner. Mais zut ! ce dernier est parti au Kosovo, d’autres problèmes à « régler ». Dès lors, suggestion aux oubliettes. Comme moi.

        Quant à la TVA, si moi je suis « irréaliste », alors vous l’êtes encore plus que moi.

      2. Top confus ? Peut-être ne comprenez vs pas mon humour noir, alors je traduis :
        « + ou – selon qu’on est « petit » ou « très gros » : « on » = producteur ou entrepreneur , « bouffi, obèse, trop gourmand » = multinationales ou grands groupes ou holdings, « maigrichons » = artisans, petites ou moyennes entreprises en train d’agoniser parce qu’ils ont moins d’aide que les multinationales and co.

    2. cf ci-dessus. J’ai écrit
      « S’il y a surproduction, alors il y a excédent de produits dont personne n’a besoin, qu’ils soient gratuits ou payants. »

      J’ai résumé trop vite. Bien sûr qu’on a besoin de ces produits et que le les producteurs français sont mal rémunérés. Mais leur problème vient selon moi qu’ils produisent trop, donc au delà de nos besoins, parce qu’il y a compétition acerbe avec producteurs étrangers moins chers. Mais il n’empêche que les productions (françaises + étrangères réunies) engendrent forcément une surproduction à cause de la compétition acerbe et de la spéculation. Donc ma réponse est toujours que cela ne résoudrait rien.

      Peut-être me répondriez-vous que les excédents français à cause de la concurrence étrangère du « prix le plus bas » pourraient servir à fournir les aliments de base gratuits (ou autres produits d’ailleurs , il n’y a pas que de nourriture dont ns avons besoin en « base ») ; cette idée m’a frôlé l’esprit, pas longtemps.
      Et je vous répondrais encore : faux.
      Parce que sachant par mon ancienne profession (quand j’étais « riche ») ce qu’est un stock excédentaire , je peux dire que celui-ci n’est jamais de proportion égale pour tous les produits. Les produits non écoulés le sont pour diverses raisons, dont les principales sont :
      – qu’ils n’ont pas correspondu au choix des consommateurs (pas plu, pas aimé..) et on ne connait jamais à l’avance malgré marketing ce qui va avoir du succès ou non ; c’est encore une part d’irrationnel qui nous reste (et c’est tant mieux) dans un monde à la prétention insolente de vouloir n’être que « logique » .
      – Qu’ils ont des malfaçons nuisant à l’image de marque dans la mode par ex., comme dans tous secteurs concurrentiels (l’image de marque étant ce qui constitue la réputation du producteur) ; ou, pour la nourriture, qu’ils ne respectent pas les normes de sécurité protégeant la santé des consommateurs (idem produits pharmaceutiques). Ils sont donc à aller au rebus parce qu’invendables.
      – Que les estimations prévisionnelles ont été trop élevées par rapport au potentiel du « savoir vendre »- et donc convaincre- des commerciaux.

      Connaissant cela, vous pouvez ainsi comprendre que ce qui serait « gratuit » risquerait fort d’être ces rebuts : soit insalubres, soit ne répondant que partiellement aux besoins des consommateurs.

      De plus, même les produits français ne sont pas tous, loin s’en faut, de qualité et il arrive parfois (ou souvent) que des pays comme la Chine par ex. sachent très bien le faire (encore faut-il qu’on le leur demande, et si c’était le cas ils seraient moins compétitifs par le prix et les spéculateurs seraient moins riches)

  17. Vincent :

    « Qui dit gratuit dit absence de taxe » : oh j’ajoute encore :

    Si « gratuit » signifie absence de « taxe », alors comment l’Etat (donc nous tous) pourra combler ce « manque à gagner » ???? Qu’inventerait alors quelque technocrate coincé entre ses 4 murs (cloisonnement hermétique) pour résoudre ce déficit ? Une autre taxe peut-être ? Mais nouvelle celle-là ! nouveau « concept » (faut toujours se « renouveler » pour avoir l’impression d’avancer = ça en fait des nouveaux concepts ouh! qui restent tjrs à peu près les mêmes et toujours dans la même direction : le sur-flux ? ou le sur-reflux ? ( clin d’oeil à Juanessy s’il est dans le coin) ou un nouvel emprunt ?

    Mais bon, c’est sûr, on tergiverse, on calcule, on suppute (c’est sans fin) on n’arrivera jamais au parfait c’est sûr et c’est tant mieux : pour ceux intéressés qui parviennent à me suivre d’un billet à l’autre (un roman bientôt, à force, lol, si éditeur est preneur ?) moi je veux bien être « Eurynomé dansant sur les vagues », mais « Dieue Janine », pas vraiment.

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