Du pilotage du risque aérien en présence de turbulences capitalistes, par Timiota

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Il se confirme depuis peu de jours que la certification du  Boeing 737Max et de son système MCAS (celui qui a probablement pris le contrôle de façon aberrante en suivant un capteur erroné) est sujette à caution. Une partie de la certification est faite par … Boeing lui-même, habitude prise depuis de longues décennies pour ce qui ne semble pas critique, la FAA (autorité américaine) aimant quand même encore voir les gros morceaux elle-même. Dans le cas d’espèce, comme on peut le lire dans cet article du Seattle Times, des modifications lourdes ont été appliquées entre la certification (sur dossier) et la version livrée, suite aux essais en vol, en estimant néanmoins qu’on pouvait ne pas parler de tout cela aux pilotes.

On est là assez clairement dans le passage des limites. De quelles limites précisément ?

 Le principe de robustesse de design est basé essentiellement sur le dyptique « la probabilité de panne du morceau » < factorisé par> « les conséquences de la panne ». Il faut évidemment un arbre, pour faire monter les conséquences vers le haut, depuis mettons un capteur jusqu’à la centrale d’inertie, puis à l’avion tout entier. Je vais prendre les choses à l’envers de l’ordre consacré pour ces choses là en ingénierie, dont le nom est FEMA (Failure Mode and Effects Analysis), page wiki sans Version Française (mais basque oui), et je vous passe le niveau un peu plus systémique de « Failure mode, effects and criticality analysis (FMECA) ».

Le tableau essentiel est celui-ci :

Sévérité –> Probabilité I II III      IV (Hazardous ?)     V    (Critical)     VI    (Catastrophic)
A Low Low Low Low Moderate High
B Low Low Low Moderate High Unacceptable
C Low Low Moderate Moderate High Unacceptable
D Low Moderate Moderate High Unacceptable Unacceptable
E Moderate Moderate High Unacceptable Unacceptable Unacceptable

C’est un mix de probabilité (de A=quasi-inimaginable à E=Fréquent) et de gravité (de I = sans effet à V = critique, VI = catastrophique). Et il ne faut pas franchir s’aventurer trop loin dans la ligne oblique « Moderate », ne pas aller à « High ».

Ah oui, le « Catastrophique », c’est la perte de passagers (ou de charge transportée d’une valeur de 1 Million de $). Mais à la limite la perte du gros de l’avion (le fuselage, « the hull ») sans tuer les gens, c’est pas trop grave. C’est le cas de l’amerrissage du capitaine Sullenberger sur l’Hudson pour le vol US Airways 1549 (un Airbus A 320) par exemple. « Critique », vous risquez de blesser des passagers, 1 mort maxi (mauvaise réponse à une méga turbulence et vous volez au plafond, décompression mais l’oxygène est là etc.).

On a deux ou trois autres choses qu’on rajoute : quel est le délai avant qu’on se rende compte de la panne (bout d’aile cassée : c’est tout de suite ;  fuitouille d’huile : à la révision de la semaine ou des deux mois).

Toujours est-il qu’il est tentant de rétrograder d’un cran (de droite à gauche et/ou  de bas en haut) une panne donnée. Et il semble que la non redondance dans l’analyse des capteurs (apparemment le cas du MCAS du Boeing 737 Max, dont le correcteur se basait sur un seul capteur et ne tiquait pas si ce capteur déconnait même au sol) aurait dû le mettre  dans « High » et V ou VI, alors que cela a terminé dans Moderate et IV ou V (schématiquement, car ces notions sont renumérotée dans le vrai standard en usage : ARP4754 et ARP4761 ).

On pourra se rappeler que la tentation de minimiser les risques dans la finance est sensiblement mue par les mêmes ressorts, faisant fi de toute ’’philia’’ me dit Aristote dans mon oreillette : profiter cupidement des opportunités en se disant que « pour l’instant tout va bien ». Notamment parce que les supposés régulateurs se sont arrangés soit pour être payés par les fauteurs (audit) soit, lorsqu’ils sont dans le service officiel de contrôle (SEC aux USA, COB en France), pour être un peu leurs copains quand même. Et en cas d’accident « catastrophique » (Crise de 2008 /Crash du Lion air, pour filer l’analogie) ne pas trop changer les choses, se contenter d’une brève formation supplémentaire pour dire qu’il y a un petit quelque chose de nouveau, un peu comme la loi Dodd-Frank s’est contentée d’un ménage fort modeste dans les pratiques des investisseurs et des banques. Et un peu comme en France on autorise toujours les paris (options purement spéculatives) depuis la levée de leur interdiction en 1885 ; (« l’exception de jeu » : Le Code pénal, dans son article 421 réprimait d’une amende et d’une peine de prison tout parieur qui aurait effectué un pari sur un ‘effet public’).

Nous allons finir par une déclinaison un peu plus concrète à titre d’exemple. Tout d’abord on rappelle que le standard de panne est de 1 pour 1 milliard d’heures de vol (10^-9 d’occurrence pour 1), ce qui, comme je l’ai expliqué l’autre jour, correspond à moins d’une panne sur une très grosse flotte (>3000 avions) sur 30 ans. L’exemple ci-dessous tiré de What are the design parameters for airliner safety ? explique un peu mieux comment on décompose cette probabilité de 10^-9 en pratique, du fait qu’on se réfère à un vol moyen un peu idéalisé : la probabilité de panne est le premier segment, la fraction de temps où le système étudié est censé servir est le second segment. En dessous (en anglais) l’explication pour le pilote auto (Cruise autopilot) et le Autoland (atterissage auto) :

If we take the cruise autopilot as an example:

  • When it fails, it just means that the pilot will hand-fly the aircraft, and the probability of its failure causing a catastrophe is set to one in a million flying hours. Pretty remote.
  • During cruise, the autopilot is on all the time. Exposure is pretty close to 100% (= 1)
  • That requires the cruise autopilot system to have a reliability of 1 failure per thousand flying hours.

The reliability demand is for system functionality, including sensors, processors, electronics, power supply etc. One way to meet functionality demand is to duplicate the system, so that if one system fails, one or more remaining systems will still carry out the function.

Not really necessary for the cruise autopilot 10 ^ -3 demand, but for instance the auto land system must be 1000 times more reliable: it is only functional during landing, but the probability of function loss causing a catastrophe during landing can be quite high due to proximity of the ground and very short reaction times. That is why the CAT III auto land systems are up to triple redundant – the complete system is duplicated three times – if we only need one functional system and we have three, the functionality failure rate is f(sys)^3 (au cube). Each individual system can then have a failure rate of 10^-2 per flight hour.

To put these numbers into perspective: the average B777 now flies 12 hours per day, that is 4,380 hours per year. It would have to fly for 228,000 years in order to experience a catastrophic failure with a chance of 1 per 10^-9 flying hours.

Au total, il y a dû y avoir deux trous dans la raquette : l’un est dû à la recherche du profit, raccourcir les temps, internaliser les revues critiques et les audits et donc les certifications elles-mêmes, mais cela en soi n’aurait pas suffi à mon avis tant les réflexes sur la redondance sont bien établis dans ce monde là. Sans doute est-il significatif qu’il n’y ait pas eu de réaction suffisante suite au crash Lion Air en novembre. Cela milite pour l’ajout d’un autre trou dans la raquette, plus « cognitif ». La modification très à la hausse de la marge de correction du système MCAS (de 0,6° à 2,5° d’angle de l’aileron arrière) est intervenue lors des essais en vol et après la certification, ainsi que d’autres paramètres déplacés dans le même sens.

Les pilotes d’essai savaient-il que la chaine MCAS reposait sur un seul capteur d’incidence ?

Avait-on un simulateur de panne (du genre un avion au sol dont les capteurs sont « filoutés » pour faire croire qu’il vole) pour sonder les effets réels et valider les fiches de risque ? Là encore, l’analogie avec la finance est révélatrice de la mauvaise conception des stress tests dès lors qu’ils sont conçus en se tenant à distance des vrais effets, de la vraie volatilité etc. En bref, Boeing semble avoir réussi avec le 737Max le premier avion à système de vol ‘subprime’.

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116 réflexions sur « Du pilotage du risque aérien en présence de turbulences capitalistes, par Timiota »

  1. Bon-Jour,
    Merci pour ces informations éclairantes …
    ça me rappelle un moment vécu fin 2001 à Toulouse lors d’une réunion faisant suite à l’explosion le 21 septembre 2001 à 10h17 d’un tas de 250 tonnes de nitrate d’ammonium, inutilisable et laissé là dans un hangar « poubelle » faute de solution de traitement.
    Je constatai à ce moment-là qu’aucune autorité sensée assurer la protection des citoyens n’était familière de l’Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité (AMDEC ou FMECA en anglais), pas davantage que les autorités universitaires qui avaient été capables de reproduire l’explosion en laboratoire.

    ça ne me satisfaisait déjà pas à l’époque d’alerter sans réaction … et ça ne me satisfait toujours pas de supposer qu’il en serait de même aujourd’hui en France !
    Je vous laisse faire le parallèle avec la finance …

    Repensons l’école … »vers un nouveau monde » !

    1. Oui il devient urgent de faire des projets d’établissement, c’est mieux que les grands défilés dans les rues des capitales régionales.

  2. Je remercie le correspondant qui a joint PJ pour lui signaler l’article du Seattle Times.

    C’est du travail vite fait de ma part, toutefois, il y a sans doute des incohérences dans les dénominations des niveaux/Gravités, etc.

    1. La probabilité de dislocation de la nation française va augmenter, si on est trop longtemps exposé au risque Macron. On est déjà en plein décrochage, toutes les alarmes en train de beugler, après même pas 2 ans.

      Mais le pilote nous dit « ladies and gentleman, tout va bien ». Il est souriant, il nous invite à admirer les montagnes….

  3. Une de mes source d’infos d’origines anglo-saxonnes m’affirme qu’il y a eu au moins 21(vingt et une !! ) tentatives humaines dans le cockpit de prendre le dessus sur le système automatique… A confirmer?

    Pour reprendre confiance:
    L’Hudson évoqué comme piste d’atterrissage (par des humains)… heureusement ici qui se termine bien.
    Une courte analyse avec le détail final de l’ « expertise par simulation » contredite par l’examen à postériori de l’épave.. https://www.youtube.com/watch?v=EbKPPp4f-UU

    1. 21 tentatives…on imagine la détresse des pilotes.

      Ça donne une idée de ce qui se passera, si on laisse l’intelligence artificielle prendre des décisions, et partir en vrille sans qu’on se soit donné le pouvoir de la stopper immédiatement.

      Paul Jorion nous dit « il faudra faire confiance », je suis pas très chaud…

      sous haute surveillance alors….avec le doigt sur l’interrupteur !

      1. « …sous haute surveillance alors ….avec le doigt sur l’interrupteur ! »
        disait Vincent Rey.

        Bien sur! il faut bien s’occuper quand on est en piqué, attachons notre ceinture et appuyons sur l’interrupteur…
        Peut-être qu’à la 22 ème tentative c’était sauvé, quels amateurs ces pilotes!
        Même leurs gosses auraient su appuyer plus vite sur le bouton!
        Question d’âge peut-être et d’entrainement du pouce…!
        Eric.

      2. Wikipédia:  » Nom original
        Heuristically programmed ALgorithmic Computer (HAL)
        Alias
        Cerveau analytique de recherche et de liaison (CARL)
        Origine
        Créé par Dr Chandra
        Activité
        Ordinateur de bord avec une Intelligence artificielle « 

    2. Bonjour
      Je réponds à votre message en particulier, mais j’aurai pu tout aussi bien répondre à chacun des messages publiés, tant les bêtises formulées concernant cet accident du 737 MAX me paraissent énormes.
      1 / Le MCAS, n’utilise effectivement qu’une seule source de référence (AOA)
      2 / Effectivement, les pilotes de Lion Air ont actionné 21 fois le bouton de commande électrique de la gouverne de profondeur. C’était 20 fois de trop.
      3 / Les pilotes ont cherché (vainement) pendant 9 minutes leur manuel dans lequel se trouve listé les procédures de secours à appliquer en cas de panne technique. L’avait-il seulement emmené avec eux ?
      4 / Après avoir constaté que la commande électrique de la gouverne était inopérante, ils auraient du débrayer ce moteur électrique à l’aide de deux interrupteurs prévus à cet effet. ils auraient ensuite du utiliser une commande manuelle (un simple volant) pour commander la gouverne de profondeur.
      Ces interrupteurs et ce volant sont tous 3 à portée de main directe des pilotes.
      5 / les dispositifs de secours dont je vins de parler sont installés sur les Boeing 737 depuis l’origine de cet avion dans les années 60, ce n’est donc pas une nouveauté spécifique au 737 MAX.
      6 / Les pilotes de Lion Air, tout comme ceux d’Ethiopian onr suivi une formation durant laquelle ils ont obligatoirement appris à utiliser ces dispositifs de secours qui font partie intégrante de la conduite d’un B737, quel qu’en soit le modèle.
      7 / Les pilotes ont donc commis une faute de pilotage digne de débutants.

      1. Ça doit être pour ça que la plupart des pays civilisés , dont les USA , ont cantonné leur flotte aérienne concernée , en attente de plus d’informations , et que Boeing a très vite travaillé à trouver la parade .

        Claude Clément aurait pu leur éviter bien du souci , et des angoisses et désagrément aux passagers . Il suffisait de l’appeler . Il aurait même éviter aux éthiopiens le coût de la facture de l’intervention du BEA .

  4. @timiota
    Passionnante réflexion, qui fait apparaître à mes yeux d’observateur isolé, à quel point une pratique excessive et à tous niveaux de la seule abstraction mathématique et statistique, malgré sa réelle efficacité en cas général, met en porte-à-faux l’esprit humain jusqu’à le pousser à préférer l’intelligence artificielle de crainte tout simplement, de la charge écrasante des responsabilités…
    La même dérive est à l’oeuvre à tous les niveaux de la société, écartant toute possibilité de reprise contrôle en circonstances estimées comme standard, et en entravant une reprise de contrôle instantanée en circonstances d’urgence.
    Remettre l’humain en tête de toute chaîne de décision, permettra de replacer les pieds de l’homme sur terre, en
    s’opposant aux excès naturels de son orgueil et de sa de supériorité.
    Ce retour vital à plus d’humanité est désormais battu en brèche du fait des graves manquements passés de nos institutions éducatives , mettant à mal dans l’esprit de nos concitoyens d’ancestrales notions de justice, et réduisant à l’état de vulgaires obstacles contournables, toutes préoccupations éthiques.
    La religion aveugle d’une science omnisciente est une arme fatale contre l’humanité, qui détruit l’individu, tout en laissant croire qu’elle sert l’humain, alors qu’elle est au service de ceux la même que vous accusez de concentrer les richesses.
    Partout, dans tous les domaines, un verbiage creux envahit nos esprits, répondant à tous nos doute, réduisant à néant toute poésie, tout bon sens et tout libre-arbitre…
    Nos jeunes d’aujourd’hui, contrairement à ce que veulent nous faire croire les élites, sont découragés, désertant de plus en plus les filières scientifiques qui peinent à recruter chez nous les futurs chercheurs de demain, et viennent grossir des filières artistiques débordées et déshéritées, où il espèrent reprendre un peu d’air pur et libre pour oxygéner leurs cerveaux las de trop de compétition stérile… Les pauvres!
    Peine perdue, les voilà désormais contraints de s’imprègner de la doctrine officielle: « Les cours de Science de l’Art »! Quelle plus belle preuve d’ignorance assumée en haut lieu!
    Si j’étais chrétien je dirais : » Mon dieu, pardonnez les, ils ne savent pas ce qu’ils font ».
    Je ne le suis pas, et je sais qu’ils savent très bien ce qu’ils font.
    Encore beaucoup de chemin à faire semblet-il avant de se décider de faire demi tour?
    Mais plus assez d’essence pour un retour par un autre chemin, il faudra marcher…
    Mais pour de vrai.
    Fraternellement, Eric.

    1. Monsieur Melenchon a parlé hier soir à l’émission ‘chef de parti » des re localisations d’entreprises vers notre pays. Mais comment peut il soumettre cette idée, c’est infaisable. Marine elle veut réaménager les territoires mais comment ?
      Pour les entreprises il aurait fallu faire une analyse au moment des delocalisations. C’est trop tard.

    2. « Partout, dans tous les domaines, un verbiage creux envahit nos esprits, répondant à tous nos doute, réduisant à néant toute poésie, tout bon sens et tout libre-arbitre… »

      Tout à fait exact.

      Parmi tous les domaines, celui de ce blog envahi d’idéologie gauchiste allergique à tout bon sens.;)

      1. Cher Monsieur Hadrien,
        Je n’entends pas, par mes propos, fustiger plus qu’un autre, quelque courant politique que ce soit.
        Le manque de bon sens, comme la mauvaise foi, n’ont malheureusement ni sexe, ni parti, ni patrie,
        ni même de girophares pour nous prévenir du danger..!
        Ce serait trop simple… Et c’est un peu dommage, je vous l’accorde.
        Mais certaines formes de sectarisme étroit, avec leurs raccourcis meurtriers, fleurissent avec fierté, plus que jamais, comme vous l’illustrez ici vous même, fort à propos.
        Merci donc pour cette remarque « impériale » qui vous honore vous-même, bien plus, que le nom de votre illustre Avatar.
        Je vous assure de ma plus profonde compassion pour cet envahissement idéologique odieusement orienté,
        Que vous endurez si injustement…
        Une pulvérisation d’antihistaminiques sur les intervenants du forum devrait suffire pour rétablir le bons sens.. Toujours moins dangereux que les LBD…Mmm?
        Eric.

      1. Ce qui m’a suggéré cette incise , c’est que pour avoir assez longtemps travailler sur la sécurité routière et l’analyse d’accidents , la chaine des risques et points faibles repose , l’accord s’est fait la dessus , sur des familles d eparamètres :

        – le véhicule ,
        – la chaussée ( tracé , état de surface , équipements , plantations … ),
        – le conducteur ( son état , le respect du code …)
        – les passagers( leur nombre , leur état , le respect du code …)
        – les conditions climatiques qui influent sur l’état de la chaussée ou les contraintes sur les trajectoires, et les conditions de visibilité (jour , nuit , …)
        – les circonstances inattendues ( fumées d’écobuage , éblouissements parasites d’origines diverses , manifestations ou obstacles non pré signalés , traversées d’animaux ..) .

        Bref , un panel assez considérable qui fait qu’on se demande , quand on a travaillé des centaines de cas , derrière lesquels il y a des familles en ruines ou des estropiés à vie , comment l’espèce humaine peut encore prendre le risque de laisser exister une telle arme de destruction massive soumise à un maximum d’aléa de tous ordres .

      2. D’après le BEA, six accidents mortels sont dus au suicide du pilote (ou co-pilote) depuis 1980. Je vous laisse calculer le pourcentage par rapport au nombre de pilotes et d’heures de vol sur la planète 😉
        L’effrayant de l’histoire est que ce sont les systèmes de verrouillage du cockpit (retour d’expérience des attentats du 11/09/01) qui ont permis au jeune co-pilote de parvenir à ses fins.

      3. Circulation routière : tant qu’on arrive à y coller une certaine dose de responsabilité individuelle, l’abattage peut continuer à peu près au rythme actuel (3000/an), avec aussi les chimiquement malades et alcoolisés etc.
        Ca ne joue guère collectif, les automobiles de 2019…

      4. En 2018 :

        – 58 500 accidents
        – 3 500 morts
        – 48 000 blessés légers
        – 22 500 blessés graves .

      5. La Suisse est vraiment l’exemple d’un pays civilisé et cohérent .

        Le Canton état de Genève , s’appuyant sur ses derniers bons résultats de diminution de l’hécatombe routière , vient de décider , avec l’agrément général , d’augmenter son parc de contrôles par radars automatiques de 40% en 2019 .

  5. Vu côté financier et donc des parts de marché à acquérir par le constructeur Boeing, il fallait aller vite pour contrer ce diable d’ A320-Neo, la pression a sans doute été mise sur les ingénieurs afin qu’ils sortent une solution peu coûteuse à mettre en place sur la cellule du 737, ancienne mais qui avait fait ses preuves, tout en avançant sur un concept basé sur les automatismes, adopté depuis longtemps par Airbus.
    En ne procédant pas aux nombreux tests requis dans tous les cas de figures, ce qui aurait pris trop de temps, Boeing risque de payer maintenant sa précipitation.
    Mais, aussi bien pour Boeing que pour Airbus, le tout automatisme ne risque-t-il pas d’amener aux commandes des aéronefs, des ‘conducteurs d’avions’ plutôt que des pilotes ?
    Chesley Sullenberger était un pilote chevronné avec de très nombreuses heures de vol, les pilotes éthiopiens du 737-Max ne semblaient pas avoir des certifications aussi fournies…

    1. Boah, 8000 h pour le pilote expérimenté, sans doute beaucoup moins pour l’autre, qui pouvait être « in function » à ce moment, mais ça ne devrait pas donner le résultat observé même avec des pilotes qui ne connaissent que le « by-the-book » (suivant le manuel), vu que le « book » n’était pas bon.

  6. Seigneur ils ne peuvent pas tout déconnecter et revenir en manuel ? Dans ce cas autant pourquoi ne pas utiliser des drones pour transporter les gens tant qu’on y est ?

    1. Oui, il y a un switch pour cela. Je n’ai pas d’explication sinon que on ne déconnecte que quand on a une certaine conviction que c’est bien les data qui déconne et pas quelque chose sur le vol lui-même, mais oui, je n’ai pas la réponse.

      1. Il semble que les manuels Boeing étaient peu diserts sur le sujet, mais ont-ils seulement envisagés une seule seconde qu’une sonde pourrait yo-yoter et imaginer le moyen de surmonter cela ?

      2. Le problème avec les sondes défaillantes c’est qu’elles donnent des informations erronées aux pilotes, automatiques comme humains. La nuit et par temps d’orage, pas de correction visuelle possible (vol 447 d’Air France, par exemple)

      3. timiota disait:
        « Oui, il y a un switch pour cela. Je n’ai pas d’explication sinon que on ne déconnecte que quand on a une certaine conviction que c’est bien les data qui déconne et pas quelque chose sur le vol lui-même, mais oui, je n’ai pas la réponse ».

        Ha! Enfin! Merci Mr. timiota pour cette utile précision …
        Et aquérir « une certaine conviction » que le pilote auto déconne, ça prends combien de temps… surtout si le c’est les data qui sont à l’origine du problème ?
        Eric.

    2. @ georgeon
      J’ai eu la chance de faire un vol en simulateur sur A320 : Décollage, tour de piste et atterrissage, tout en manuel, avec un léger vent de travers.
      Ben j’ai été surpris de constater que c’est plus facile de poser un Jet bimoteur d’une capacité de 180 personnes qu’un monomoteur train classique DR220.

      1. Salut ecodouble

        Je confirme, ecodouble a son brevet de pilote.
        Ah si tu pouvais mener Paul à destination, jusqu’à Bruxelles, cela nous rendrait service.
        C’est une métaphore bien entendu. Pas question de brûler du kérosène pour ça. 🙂

  7. La recherche du profit à tout prix: dans un autre domaine qui est celui de l’architecture, n’accorde-t-on pas une confiance que l’on pourrait dire aveugle, aux logiciels de calculs lesquels permettent d’aller au plus juste dans les quantités d’acier, d’épaisseur de béton, de profil des portants, etc., tout cela dans le but d’atteindre la moindre dépense et par là, gonfler le profit escompté ; l’écroulement du terminal 2E à Roissy en 2004 est là pour illustrer cela.
    A l’époque des calculs avec la règle à calcul, pour la sécurité, il était appliqué des coefficients pour s’affranchir des erreurs inhérentes à cette façon de calculer.
    Dans un passé plus lointain encore, les constructeurs de cathédrales appliquaient des coefficients empiriques qui nous ont permis d’admirer ces monuments encore debout au fil des siècles, qu’auraient donnés ces monuments avec l’application des modes de calculs actuels ?

    1. « Tout me hérisse » disait:
       » La recherche du profit à tout prix: dans un autre domaine qui est celui de l’architecture, n’accorde-t-on pas une confiance que l’on pourrait dire aveugle, aux logiciels de calculs lesquels permettent d’aller au plus juste dans les quantités d’acier, d’épaisseur de béton, de profil des portants, etc., tout cela dans le but d’atteindre la moindre dépense et par là, gonfler le profit escompté ; l’écroulement du terminal 2E à Roissy en 2004 est là pour illustrer cela. »

      Tout à fait, mais si les logiciels permettent d’aller effectivement au plus juste, les bureau d’études sous la pression des bureaux de contrôle ont bel et bien gardé le réflexe de gonfler, bien souvent in extremis, sections des structures et maillage des nappes d’armature.
      Toutefois, ce sont souvent des modifications de détails en cours d’exécution qui sont à l’origine de catastrophes,
      car aucun détail n’est anodin, surtout quand ces modifications réduisent la surface de voiles en tension assurant la stabilité d’éléments architecturaux dont la conception formelle va à l’encontre de toute prudence au regard de moyens de mise en oeuvre qu’on ne peut pleinement maîtriser au stade de l’étude initiale.
      Dans le cas que vous évoquez, il s’agit si je ne me trompe, d’une conception maison, garantie par la maîtrise d’ouvrage (ADP), et dont les détails d’exécution ont été confiée aux entreprises réalisatrices et à leur bureaux d’étude.
      Il me semble ici que certaines modifications pendant la réalisation aient provoqué un effet cumulatif de contraintes mal (ou trop vite) analysées, et causées à la fois, par une réduction des surfaces portantes et peut-être aussi d’une aggravation du poids propre des éléments du fait de l’ajout excessif d’armature qui a découlé de ces modifications.
      Les aléas inévitables du chantier ont pu faire le reste pour des modifications souvent rapidement traitées pour ne pas retarder le chantier (l’informatique y est aussi pour beaucoup), de même que d’éventuels problèmes de soustraitance toujours un peu… génants
      Les risques constructifs pris dans le domaines public, garantis par des institutionnels ou parfois par l’état lui-même, par certains concepteurs leur permettent de briller sans avoir à trop en assumer les conséquences…
      Dans la vrai vie (commande privé) les responsabilités, écrasantes pour le seul concepteur, le pousse, s’il tient à dormir, à plus de sagesse et d’économie constructive.
      Mais je peux me tromper!
      Cordialement, Eric.

  8. Dans le Guardian de ce jour: « les pilotes de Lion Air étaient en train de consulter le manuel quand l’avion s’est crashé »

    Lion Air c’était le 29 octobre 2018. Le fait que les pilotes ne savaient pas comment corriger le comportement du dispositif lors du premier accident (en fait ils en ignoraient probablement l’existence) est connu depuis que la boite qui a enregistré leurs discutions a été retrouvée. Si après ça tous les pilotes avaient été prévenus de manière efficace le second accident n’aurait pas eu lieu.

    Après coup et vu les conséquences industrielles et financières de ce second accident pour Boeing ça parait invraisemblable. Une explication possible est que Boeing tenait absolument à ce que ce dispositif, qui n’est nécessaire que parce que l’avion devient très difficile à piloter dans certaines circonstances, reste ignoré des acheteurs de l’avion…

    https://www.theguardian.com/world/2019/mar/20/lion-air-pilots-were-looking-at-handbook-when-plane-crashed

    1. Oui mais il semble que la veille, le vol déconnait déjà, mais un troisième pilote embarqué pour simple « transit » dans la cabine (ça se fait, entre pilotes de compagnies parentes, pour revenir au bercail quand le service est complet etc.) les avait beaucoup aidé à mettre off tout le système de commande et repasser en manuel. C’est curieux que ce « Retex » n’ait pas fait l’objet d’une notif dans la foulée immédiate ou au moins dans les 10 jours.

      1. timiota disait:
        … « les avait beaucoup aidé à mettre off tout le système de commande et repasser en manuel. »

        Bonjour,
        Mais au fond sur un tel appareil, existe t-il encore la moindre commande manuelle..?
        Déjà relayées depuis longtemps par l’hydraulique (heureusement vu la taille des engins) et par des servo-moteurs électriques et pneumatiques, toutes les commandes »manuelles » ne le sont plus, je crois que la seule commande manuelle directe qui existe encore pourrait-être celle (à manivelle?) qui permet de sortir le train en cas de problème hydraulique…
        Mais mes maigres connaissances en la matière, datent un brin, et je ne suis pas sûr que ce soit même encore le cas…
        Quoiqu’il en soit, le pilotage manuel de grand-papa n’a plus rien de commun avec celui d’aujourd’hui, le mode manuel étant, je le soupçonne fortement, aussi l’objet de transmissions de commandes par média informatiques, spécifiques certes, mais par la même aussi perfectibles que le pilote auto.
        Ainsi, la grande confiance des industriels en la supériorité du numérique a, je le crains, mais je peux me tromper, permis de supprimer toutes transmissions mécaniques directes ou indirectes simples, laissant tout bonnement, en cas de déficience des systèmes informatiques dédiés, le poste de pilotage impuissant à infléchir utilement la trajectoire de son appareil.
        J’ escompte bien que l’expertise technique de timiota lui permettra, voire de valider ou d’infirmer tout ou partie de mes perceptions somme toute assez instinctives…
        Aujourd’hui sur une voiture moyenne la pédale d’accélérateur n’actionne plus aucun mécanisme direct, de même qu’un grand nombre de commandes annexes, et la direction assistée avec recours à la correction automatique de trajectoire, fait penser que bientôt aucun lien direct entre les roues directrices et le volant n’existera plus.
        Une boucle diabolique serait alors, à mes yeux au moins, bientôt bouclée…
        Diabolique, parce que persévérer dans l’erreur serait, paraît-il, diabolique.
        Mais bon… Des délires de superstitieux tout ça!
        Avec mes condoléances quand-même pour notre libre arbitre,
        Eric .

      2. @ Torpédo – Pour autant que je sache sur nos bagnoles la direction assistée et le freinage assisté n’empêche pas la liaison mécanique de fonctionner. Par contre l’ABS, qui empêche le blocage des roues lors d’un freinage, comporte un capteur qui renseigne le circuit électronique qui contrôle le circuit hydraulique: si l’un ou l’autre déconne il ne reste plus que le frein à main. Ce qui m’inquiéterait un peu c’est que tous les garagistes sont pas forcément très à l’aise avec ce genre de truc.

    1. @ GL (que j’avais oublié, pardon!)

      Et GL disait: « Pour autant que je sache sur nos bagnoles la direction assistée et le freinage assisté n’empêche pas la liaison mécanique de fonctionner…. »

      Je ne veux rien affirmer, mais l lme semble que tout automatisme qui vise à ignorer la décision de l’opérateur, le prive d’une prise de contrôle complète.
      Quand je parle du correcteur de trajectoire sur la direction, je ne parle pas de l’assistance, qui elle, conserve les liaisons mécaniques en se contentant de les faciliter dans un sens ou dans l’autre.
      L’action de l’ordinateur de bord sur la direction pour une correction, nécessite une prise de contrôle sur la transmission mécanique du volant et donc l’interruption momentanée ou définitive de la liaison mécanique, livrant à des capteurs de mouvement le soin de renseigner l’ordinateur sur les commandes effectuées par l’utilisateur. Même chose, effectivement pour l’ABS…
      Enfin , j’dis ça, j’dis rien, moi je roule 2 cv ..!
      Allez, peace!
      Eric.

  9. Les choses ne sont décidément pas simple en matière d’aviation, le 18 mai 2018, un Boeing 737-200 loué par la Cubana de Aviacion à une compagnie mexicaine, s’écrasait lors du décollage à La Havane ; l’enquête a déterminé que les pilotes avaient adoptés un angle de montée inadapté, ce qui a amené le décrochage, suivie d’une tentative de correction par un virage sur l’aile droite avec malheureusement l’impact au sol puisque l’appareil n’avait pas atteint une altitude suffisante pour réaliser une telle manœuvre avec succès.
    Un automatisme aurait-il pu corriger la trajectoire à cette basse altitude ? J’ignore si des tests en vraie grandeur ont pu être réalisés dans ce cas de figure.
    En tous cas, Airbus a du faire face à des critiques lors du crash de l’Airbus A320,vol 296 Air France qui était en démonstration à Habsheim le 28 juin 1988, les automatismes avaient bien gardés une assiette correcte à l’avion mais à une altitude qui n’a pas permis d’éviter la cime des arbres (30pieds) ; les pilotes ont prétendus à l’époque que l’ordre de reprise de la poussée n’a pas été immédiate vers les réacteurs, il y a eu également des soupçons de manipulation des données issues des boites noires…
    Une chose est sûre : il faut dans tous les cas de figure des pilotes super bien formés et donc capables de faire face à toute situation imprévue tout en évitant de se mettre en situation difficile.
    En matière économique et financière, l’on attend également des bons pilotes…

  10. « Tout me hérisse » disait:
     » Une chose est sûre : il faut dans tous les cas de figure des pilotes super bien formés et donc capables de faire face à toute situation imprévue tout en évitant de se mettre en situation difficile. »

    Bonjour « Tout-me »… Pardon…Bonjour « hérisse » (lequel est le prénom?)

    Bien-sûr, mais comment former valablement des pilotes, si l’on exige d’eux de ne savoir pleinement piloter qu’en situation d’urgence. Pendant le fonctionnement du pilotage automatique et donc en circonstance normales (soit au moins 80 à 90% du temps de vol), les pilotes font « salon » dans le cockpit discutant vacances avec une hôtesses
    ou météo avec la tour de contrôle, Ils ne sont plus au manche à batailler avec les trous d’air!
    Quel considérable manque de pratique, et quel temps perdu sans grande expérience acquise…
    Et dans la cabine passagers potentiellement autant de pilotes remplaçants possible!
    C’est pas chouette l’accès démocratisé aux simulateurs de vol sur PC?
    Allez ,bon vol!
    Eric.

  11. L’image du passager s’ejectant du Rafale AVANT qu’une raison de le faire n’aparraisse, ne relève t elle pas du coup, du simple principe de précaution…:)

    1. Dans ce cas , il faut demander à Boeing de transformer tous les sièges passagers en sièges éjectables .

      ça risque de ne pas plaire aux compagnies aériennes .

      1. Autre solution, comme disait Coluche :

        Les boites noires sont toujours intactes, pourquoi on construit pas les avions comme les boites noires ?

    2. Bonsoir@ Thomas,
      Je ne savais pas que les Rafales prenait des passagers! C’est imprudent, il conviendrait de disposer au moins quelques avertissements utile dans le cockpit, comme « Ne pas tripoter cette manette – siège éjectable ».
      Ou bien en cas de passager président  » siège du président – tirer la manette »
      Eric.

  12. @Timiota et intéressés..  » le nombre 21  » ….. précisions.

    L’article-guillotine de base : https://www.seattletimes.com/business/boeing-aerospace/failed-certification-faa-missed-safety-issues-in-the-737-max-system-implicated-in-the-lion-air-crash/

    ..à analyser… et voir si on ne peut pas à nouveau réactiver la chaise électrique dans certains cas…(humour noir, peut-être déplacé….mais ça semble tellement vicieusement grave..!!..)

  13. Bonsoir à tous,
    Et pour ne pas être hors sujet…
    Ceci est un appel d’urgence, niveau carburant critique, panne imminente, défaut système navigation.
    Aucune côte en vue… Procédure amerrissage d’urgence envisagée… Répondez tour de contrôle!
    Mayday- mayday!

    Concernant la participation possible de Paul Jorion au pilotage de l’appareil Européen, qui vole déjà tant bien que mal alors qu’il n’est pas terminé…
    Je trouve cette intention tout à fait justifiée, pertinente, et je l’appelle de mes voeux.
    Je ne peux pourtant m’empêcher de faire part ici d’une réticence purement formelle de ma part, non pas sur les résolutions défendues auxquelles j’adhère totalement, mais sur l’étiquette ajoutée sur l’emballage: à savoir
    Le « Socialisme » qui serait l’idéal, guidant encore et toujours nos bonnes résolutions d’hommes et de femmes de gauche.
    Bien que respectueux des principes et des hommes qui se sentent appartenir, malgré les déconvenues traversées, à ce courant de pensée historique, j’ai bien peur qu’il soit aujourd’hui perçu (sans doute à tort, mais peu importe ) par une majorité d’électeurs potentiels comme irrémédiablement entaché, et donc, je le crains, qu’il soit mis sans appel en quarantaine prolongée par les électeurs potentiels du seul fait d’une étiquette aussi restrictive que sont nombreux les déçus.
    Dans la bataille des idées, seules la qualité des idées compte, et il me semble que le temps est venu pour ces idées d’être attribuée avant tout aux individus plutôt qu’à des concepts abstraits dont les contours sont devenus trop flous et un peu galvaudé.
    Le socialisme, comme beaucoup d’autre courants de pensées tout aussi respectables, ont percolé avec bonheur tous les cerveaux doués de raison, et permettent globalement de mettre en avant des conceptions reflétant les aspirations de tous.
    Le socialisme, seul, n’est pourtant, à mon sens, plus représentatif des idées nouvelles que propose Paul Jorion, le cantonnant malgré lui à un positionnement par trop passéiste alors que c’est bien pour ces seules idées que nous sommes tous ici.
    Les idées de Paul sont pour chacun de nous, au fond, bien plus prometteuses que le socialisme lui-même, et je trouve peu motivant pour ses compagnons de le voir enfiler un vêtement décidément trop petit pour lui qui le met bien peu en valeur.
    Les notions d’humanisme et de respect mutuel (et de notre environnement) me paraissent recouvrir bien davantage le champs des réflexions qui nous occupent ici, que la vieille étiquette un peu fanée du Socialisme de nos parents.
    Osons enfin regarder avec indulgence les errements du passé pour tourner cette page, libérons nous et ouvrons sans nous retourner ce que nous savons être notre voie, vers une destination plus aimable, tous, aussi fiers d’un idéal juste et neuf que du nom que nous lui donnerons ensemble.
    Les « Socialistes » comme les autres, n’avanceront pas seuls, ils auront besoin de tous et toutes, quelque soient leur origine, pour parvenir à faire tomber enfin ces lourds déguisements entravant fraternité et confiance que sont ces termes génériques en -isme…
    Ne faisons pas tant confiance aux radars, observons bien, une terre hospitalière, est à notre portée,
    Nous allons pouvoir atterrir.

    Veuillez attendre l’arrêt complet de l’appareil avant de détacher vos ceintures.
    La température extérieure est un peu fraîche mais une prochaine averse de sarcasmes est prévue dès ce matin.
    Le commandant Jorion espère que vous avez fait un agréable vol et vous souhaite de jolis débats sur ce forum.
    A bientôt, sur Human-Air, la seule compagnie qui vole au biogaz, issu des toilettes de l’appareil, contribuant ainsi à ce que les pensées des intellectuels, comme celles des cons, soient au moins en vols, suivies d’actes de nature à préserver la planète.
    Merci de votre attention.
    Votre stewart , Eric.

    1. Ce qui me désole quelque peu est le fait que l’on ait confié le pilotage de l’appareil, dont la destination est Bruxelles-parlement européen, à Raphaël Glucksman, pilote dont on a omis de vérifier sa ‘certification socialiste’, dans le meilleur des cas, elle est trop récente !
      Dans le passé, il était surtout certifié à droite (Sarkozy, Saakashvilli,..), certes, il est toujours possible de changer de type d’appareil, mais cela implique une nouvelle formation et le passage en copilote avant de prendre la place du captain à gauche de l’appareil !
      Il s’agit donc maintenant de savoir si Paul Jorion sera au minimum copilote et non pas l’un des quelconques stewards chargés de pousser le trolley-boissons dans le couloir de l’appareil ?
      Enfin, les logiciels d’interfaces de commandes proposés par Paul seront-ils implantés dans cet appareil, il serait bon de le savoir avant de pousser la manette des gaz et lâcher les freins…

      1. Qui délivre les brevets de certification si ce n’est les passagers électeurs quand l’avion décolle , vole , atterrit ?

        Je ne connais pas d’autre organisme de certification légitime .

      2. Oui, Tout me hérisse…

        Le long silence qui a suivi mon intervention montrerait-il combien les nostalgies sont fortes encore ?
        Ces nostalgies sont devenues le pilotage automatique de nos vies, qu’elles soient étiquetées à droite ou à gauche de nos certitudes.
        Et nos certitudes, comme les certifications qui les « béquillent » tant bien que mal, ne rassurent plus personne.
        Humains! Nos doutes deviennent, au fond, plus puissants que toutes nos vieilles convictions.
        Et ce qui, doucement, vous « désole quelque peu », ne me semble, à moi, qu’un léger frisson ignorant, causé par un vent mauvais, dont le froid m’a déjà saisi, et me pousse à l’alarme.
        Il n’est plus temps aujourd’hui de se tromper de direction, et, comme beaucoup en cet instant, je souffre déjà moi-même, tel l’animal craignant un séisme qu’il sent imminent, de la perte prochaine de mes compagnons qui dorment, confiants, sous ce cratère en arrêt, écumant en secret de laves dissimulées.
        Je ne sais, ni ne vois d’autres armes que mes mots amis, pour détourner l’appareil de sa funeste trajectoire, et sauver le vol en implorant chacun de m’aider à couper le pilote automatique pour reprendre enfin les commandes.
        Sachez que je ne m’arrêterai pas à la vingt et unième tentative, c’est donc maintenant qu’il convient de me faire taire et je compte bien sur notre valeureux modérateur pour s’y atteler.
        L’efficacité d’une candidature de Paul Jorion ne dépendra que de sa réelle indépendance vis à vis de tout autre courant .
        S’il se présente, maintenant ou plus tard, Paul se doit, avant tout, de diffuser des idées neuves baignées dans un air neuf, il a déjà prouvé qu’il en était capable.
        Mais Paul Jorion n’est pas seul. Nous sommes tous Notre Planète. Nous le porterons
        Les Sciences sont de magnifiques outils si il sont imaginés pour l’individu, et placés sous son contrôle suspicieux.
        Mais, voyez le pouvoir des mots quand ils sont sincères et pacifiques.
        Qu’importe les statistiques .
        La pensée, la poésie, les idéaux partagés, les mots sont nos armes.
        Les miens ont sans doute dépassé mes pensées, et ma personne même.
        Ils sont à vous. Faites les grandir, ma terre, c’est vous tous.
        Merci de votre attention.
        Fraternellement, Eric.

      3. Torpedo, Tout me hérisse,

        Place Publique, c’est compte tenu du paysage politique français actuel, le véhicule ad hoc qui peut permette à Paul d’aller à Bruxelles pour y effectuer une certaine mission secrète.
        Peu importe que tel ou untel soit le conducteur dudit véhicule, si le transporté Paul, parvient à bon port. Et qu’ainsi arrivé à destination, il réalise tout ce qui est en son pouvoir de réaliser : diffuser ses idées, convaincre, et peser sur certaines décisions, et aussi observer une institution avec son regard d’anthropologue, en observation participante, et même active !
        Peu importe, disais-je, enfin, pas tout à fait. Il se trouve que le véhicule a l’étiquette socialiste collée sur le par-brise. Une étiquette qui a une longue histoire. Une étiquette de marque en somme qui a à son action quelques belles victoires. A coté quelques partis neufs pour certains, mais sans inscription dans cette longue lignée de luttes sociales et politiques. Ce parti socialiste, a été pour ainsi dire le navire amiral de la gauche, celui qui l’a conduit plusieurs fois à bon port. Bien sûr tout seul il ne pouvait espérer l’emporter, mais fort de ses nombreux partisans il donnait le là, et c’est autour de lui que l’on se rassemblait. Mais, patatras, au fil des ans, ce parti s’est coupé de ses origines sociales, si bien que les idées qui par lui étaient défendues devinrent de moins en moins socialistes… la suite on la connaît, la déroute ! Le parti ne savait plus où il était.
        Il manqua de toucher le fond. Faudrait-il alors abandonner la prestigieuse embarcation à son triste sort, où lui donner une dernière chance de redresser le cap ? Et mieux, lui donner un nouveau cap ?
        Il me semble que c’est tout à fait de l’ordre du possible, même si l’opération est délicate. Il faut que le navire se déleste de tout un fatras, très lourd, entassé en fond de cale, y compris quelques vieux dinosaures momifiés ! Par chance un capitaine remplaçant fut nommé après que le naufrage ne fut évité de justesse. Un nommé Faure, un peu couleur passe-muraille, mais modeste, ouvert, et même capable d’un sévère inventaire des piteux services rendus par l’occupant de la dernière présidence, un certain Hollande, dont il était pourtant assez proche. Rat qui quitte le navire, lucidité ? Peu importe, le cap est redressé. Mais disais-je, suffit pas d’avoir un cap, encore faut-il avoir un bon cap. Et c’est ici qu’intervient le véhicule certifié Place Publique, un véhicule qui avait vocation à transporter tout composant de la gauche pour partir ensemble, car ensemble on est plus fort, on va plus loin. Malheureusement, les dits composants ont rechigné, chipoté, ils voulaient rouler pour leur pomme. Et ceux d’autant plus qu’ils étaient proches, comprenne qui pourra ! Bref, il fallait faire quelque chose, tenter quelque chose parce que l’heure est grave, que l’urgence n’attend plus. Mortelle division de la gauche !
        Et c’est ainsi que l’ami Paul leva le pouce, pour faire du stop, attendant qu’un véhicule le transporte à Bruxelles pour effectuer sa mission délicate, et c’est ainsi que s’arrête « Place Publique », non sans avoir emprunté, ou contourné un rond-point, on ne sait pas très bien.
        Le dénommé Paul Jorion monte à bord, sera-t-il placé sur l’arrière banquette avec une couverture sur la tête afin qu’on ne le reconnaisse pas, ou bien aura-t-il la place bien en vue du copilote ?
        Car on peut supposer que la place du copilote est l’assurance de pouvoir rejoindre le capitaine Addock à Moulinsart, pardon à Bruxelles, peut-être même Tintin sera-t-il de la partie ! Bref, pour le grand voyage, sur le navire amiral socialiste européen, l’ami Paul Jorion sera-t-il pressenti comme capitaine. Et s’il ne l’est pas, ne fera t-il pas tout, pour, en coulisses, diffuser, instiller l’idée d’un meilleur cap ?!

        PS. Toute ressemblance avec des faits réels n’est bien entendu que pure coïncidence. C’est n’est qu’un roman, une bédé, mais « ne nous sommes pas faits de l’étoffe dont sont tissés les rêves » ?

    2. Bonjour le Steward,
      Vous voulez que Jorion vole de ses propres ailes, Jorion Air, vous avez bien raison avec son coté « la propriété c’est vol », et Stewardship of finance.

  14. @ juannessy
    Euh ! Il n’y a pas, comme en matière d’aviation civile (règlement 216/2008/CE), de certification pour piloter une liste lors des élections, hormis les règles de base que sont les critères d’éligibilité ; cela acquis, l’on s’attend pour le moins que le parti considéré valide de manière objective la qualité du ‘pilote’ proposé.
    Malheureusement, dans le domaine politique, c’est plutôt la subjectivité qui est au pouvoir, ensuite, alea jacta est : effectivement ce sont les électeurs qui applaudiront, ou non, la performance de l’appareil (liste) lors de l’atterrissage…

    1. Je ne faisais que tirer le fil de la pelote que vous avez vous même amenée sur le tapis .

      Si vous la reniez , c’est votre affaire .

  15. Petit rappel technique:
    « Le début du dépôt des candidatures commence le mardi 23 avril 2019 et s’achève le vendredi 3 mai 2019. La liste de 79 candidats doit être composée alternativement d’un candidat de chaque sexe. »

      1. Sondage:
        « La progression la plus notable, à deux mois du scrutin du 26 mai, est à mettre à l’actif de la liste conduite par Raphaël Glucksmann avec le soutien du Parti socialiste. Elle gagne deux points par rapport à l’enquête du 10 mars, réalisée avant la désignation de l’essayiste et fondateur du mouvement Place publique, pour passer à 7% des intentions de vote, à égalité avec les écologistes d’EELV conduits par Yannick Jadot. »
        Y’a plus qu’à calculer à quelle place doit figurer Paul Jorion sur la liste pour être potentiellement éligible….
        Le n° 79 semble avoir peu de chance.

      2. Arkao

        Si Paul n’est considéré que comme un supplétif, même éligible à la 78ème place dans cette liste, cela n’aurait plus aucune signification politique. Paul doit être placé dans les 3, ou 5 premiers, sinon à quoi bon ?
        La solution élégante pour rassembler à gauche consistait à mettre Paul en tête de liste, cela n’a pas été fait, peut-on maintenant décemment se contenter d’un strapontin loin de la salle des commandes alors que plus que jamais on a besoin d’un changement de paradigme ?

  16. A 12h00 ce dimanche sur LCI, le captain R. Glucksmann exposera son plan de vol vers Bruxelles, parlera-t-il de son copilote et de la composition de l’équipage en général ?

  17. Suite du sujet… ça (le, j’espère, futur scandale..) pourrait se préciser:
    … »  »  » Depuis la tragédie d’Ethiopian Airlines, la pression s’est intensifiée sur Boeing.

    En Bourse, le cours a perdu près de 12% depuis l’accident d’Ethiopian Airlines et plus de 28 milliards de dollars de capitalisation boursière se sont évaporés. L’image du constructeur, qui fabrique également des avions de combat et des équipements spatiaux, a été sérieusement écornée.

    Le ministère américain de la Justice (DoJ) a ouvert une enquête criminelle sur le développement du 737 MAX selon la presse, tandis que celui des Transports a annoncé avoir lancé un audit sur la certification de cet avion.

    Des auditions de responsables de la FAA, qui a autorisé l’avion à voler en mars 2017, sont prévues devant le Sénat américain mercredi prochain.

    Les questions sur les liens étroits avec Boeing ne devraient pas manquer car le régulateur, qui dispose de bureaux dans des usines Boeing, a confié une grande partie de la certification du 737 MAX et notamment du MCAS à des employés de l’avionneur, selon des sources concordantes.  »  »  »

    dans : https://www.rtbf.be/info/economie/detail_boeing-a-fini-de-corriger-le-systeme-anti-decrochage-mcas-du-737-max?id=10178908

  18. @Pierre-yves Dambrine,
    (et à tous les intervenants du forum que j’apprécie et respecte.)

    Votre réponse détaillée et transparente vous honore, et me voici d’autant plus encouragé par cette sincérité.
    Et je constate ainsi cette fois encore que ma confiance et mes espoirs étaient bien placés.
    Je ne vous dirai pas que je m’attendais à cette réponse, vous trouveriez cela un peu facile, pourtant…
    Je sais tout des combats passés, des victoires comme des échecs, des héros comme des trahisons, je les ai vécus moi-même avec d’autant plus d’amertume qu’à chaque mauvais pas constaté, je pressentais l’issue, et la plupart du temps, elle advenait.
    J’ai perdu désormais, sans doute un peu tardivement, ce réflexe, que je ne n’analysais pas hier, d’une certaine défiance vis à vis de mes propres instruments de vols, malgré leur redondance et leurs indications têtues.
    Mais aujourd’hui, peut-être à cause d’une vie et d’une carrière menée à vue et sans pilotage automatique ou les années comptent doubles, j’ai pu apprendre à regarder mes doutes, non pas pour en faire des certitudes, mais pour offrir autour de moi ce que la vie, de façon assez incompréhensible, m’a soudainement légué.
    Un pouvoir? Une forme de sagesse? La folie? La raison? Certainement pas.
    Mais une sorte d’irrépressible vomissement salvateur, que j’ai du mal à contrôler.
    A quoi tient ce réflexe et ce que je peux en faire, je n’en ai aucune idée.
    Et me voici comme poussé à mettre au jour ce que vous savez déjà au fond de vous, ce trésor inestimable et ignoré que chacun porte en soi.
    Un accouchement..? C’est cela je suis enceint, ne le répétez pas, ma femme est très jalouse.
    Cette planète de rechange que les adeptes de film US appellent de leurs voeux, et bien, oui, me voici bien en train de l’enfanter devant vous, peut-être pour vous prouvez que vous pouvez en faire de même.
    Je ne sais combien de temps encore ce bonheur douloureux et puissant régnera en moi pour me pousser à vous parler avec tant de ferveur et tout en conservant mon sens de l’humour, oubliant en cet instant toute pudeur?
    Mais Paul à raison, le chaos est proche, et ma peau nue d’animal humain le ressent.
    Il est temps désormais de regarder avec bienveillance et insouciance le passé, et comme toute société humaine qui croit en elle, d’écarter les vestiges du passé pour construire autrement le futur.
    L’humanisme consiste à savoir se résoudre à détruire quelques merveilles du passé pour en bâtir de nouvelles, en témoignage de nos avancées aux générations suivantes.
    Ne renions donc rien, et surtout n’oublions rien, et sachons nous détacher des épaves flottantes même si leur nom est souvenir de bonheurs,
    Vidons nos poches empesées qui nous tirent vers le fond.
    Soyons gais, légers, nageons calmement mais résolument, seule la direction importe.
    Les réservés, les prudents qui se vouent avec trop de complaisance aux références attestant d’un glorieux passé, trahissent ce passé en enterrant ses erreurs, puis disparaissent dans le néant.
    Les mausolées et les tombeaux vénérés étendent alentour leur silence, attestant de notre échec et couvrant les cris des vivants.
    Entendez les chants troublants de nos artistes muets, de ceux qui sans désir de pouvoir, chuchotent des beautés,
    Ecouter craquer leurs pensées sous les pieds ignorants des puissants.
    Ce sont vos os qu’ils foulent, vos rêves inavoués de sentiments, vos soifs d’idéal.
    Ami, j’entend bien tes mots, mais leur face énucléé me rempli d’effroi.
    Et je ne crierai point, car paraît-il, la perte de la vue, même provisoire, donne à l’ouïe un surcroît d’acuité.
    Ma voix s’éteindra, d’autres je le sais maintenant, partout, reprendront mon ouvrage à peine entamé,
    Ecoutez vos coeurs, plus que dans les livres, je sais bien y lire la lassitude des soumis et l’espoir des affranchis.
    Mes mots sont des armes pacifiques, pour l’amour de nous, prenez les.
    Fraternellement.
    Eric.

    Note:
    Je ne sais si je pourrai supporter longtemps l’attention épuisante que représentent pour moi ces lignes ciselées avec mon modeste outillage , merci, si à l’avenir elles se font plus rares, de ne pas m’en faire trop grief. Ceux qu’elles insupportent m’exposeront leurs raisons avec force noms d’oiseaux, mais qu’ils sachent que je n’en tirerai aucune querelle,tant j’aime les animaux, et tant je sais leur malaise causé par les métastases de tant de certitudes accumulées.
    J’écris ici, presque sûr malgré moi, de ne plus avoir à attendre de raillerie, étrangement convaincu que leurs effets sur moi vous causeraient souffrance.
    Je veux ici transmettre à chacun la force de nouvelles convictions que je découvre moi-même avec surprise et que je vous offre en partage, sans papier de soie, pour les consommer tout de suite avec une nouvelle gourmandise.
    Mes sucreries se nomment »Humanisme ».
    N’en abusez pas et attention! La date de péremption est proche, c’est du fait maison.
    Sans dieu, ni maître.

  19. @ Juannessy .

    Madame torpedo n’aime pas trop les sucreries, mais jalouse, elle se moque :
    – « A vouloir embrasser ainsi le monde entier, ça devait arriver, te voici gros de la première planète venue!
    Mais si je ne t’ai donné que trois enfants, fallait t-il pour autant que tu nous pondes ce satellite?
    Si plus tôt tu m’avais avertie, je t’aurais, du lendemain, fait prescrire la pilule..! »
    Et moi de répondre :
    –  » Mais je n’ai rien fait de mal, mon aimée, et ton honneur est sauf  »
    Et enfin, appuyant fermement d’une main sur le globe de mon ventre poussant dans mes reins le Mont Blanc :
     » C’est ça! Cochon ! Allez, tais toi et pousses »!
    Et soudain la sage femme ouvrant la porte de la salle de travail, une radio à la main:
     » Fausse alerte! Le Pr Hubble est formel: c’est une grossesse nerveuse… Plus rien à observer… »

    Bonne fin de soirée à ceux qui aiment les histoires à dormir debout, je sais qu’il en reste encore ici,
    Qu’ils patientent donc un peu, le conteur suivant est je crois un certain Glucksmann…
    Et ensuite? Un gros type barbu, en manteau rouge avec de la fourrure partout.
    Mais patience, avant il faut d’abord fêter le premier Avril!

    Bonne nuit mes chers enfants!
    Eric.
    Va falloir se bouger pour la reconquérir Mme Torpedo… Mais c’est vrai on s’en fout, c’est qu’une voix.
    Oui mais si belle…

    1. @Torpedo :

      Mes salutations à votre épouse .

      Si je fais souvent ce genre de recours aux épouses ( ou aux dames ) , c’est par longue expérience personnelle . Quand ça bouillonne trop dans ma cervelle , en optimiste ou en pessimiste , je demande son avis à ma femme . En moins de trois minutes , sans avoir jamais lu cet escroc de Spinoza ( selon Pascal Gillardin ) , elle est plus efficace qu’une bouteille d’azote liquide . Je me venge de temps en temps en lui rendant la pareille , mais je dois reconnaitre que c’est beaucoup plus rare .

      1. @ Juannessy,

        Salutations reçues fort et clair…
        Trop rare éloge de nos précieuses moitiés…
        Azote liquide? Fichtre! Gare aux engelures!
        A moins qu’elle ne souhaita conserver au frais, histoire de faire un jour,
        Dans le dos de votre existance, quelque future progéniture …
        Et vous entendiez ,en fait d’azote liquide, plutôt parler de protoxyde ( à humer alors, en triste occasion!).
        J’en parlais justement, à ma femme, l’autre jour, et on a bien rigolé…
        Je vous souhaite à tout deux, en guise de vengeance pacifique,
        Et quelles que soient vos positions respectives, maints débats passionnés.
        Sur l’art et la manière du pilotage, à deux et de préférence en mode manuel.
        Amicalement, Eric.

  20. Jorion comment croyez vous qu’il soit possible de faire payer des impôts aux machines et aux logiciels ? Et pourquoi pas aux marteaux et aux théorèmes ? C’est le fruit du travail des ingénieurs et des informaticiens donc les taxer eux c’est possible , mais les  » machines et les logiciels  » ??

    1. Vous oubliez un 3ème larron dans ce qui semble être une apagogie: celui qui empoche les bénéfices nets de la robotisation/informatisation.
      Mais je pense que vous l’aviez très bien compris, n’est-ce pas ?

      1. Attendez voir qui est donc ce mystérieux 3 ème larron ? Vous voulez faire payer des impôts à ceux qui travaillent ou ceux qui ne travaillent pas ?

      2. Les entreprises ont des dirigeants et même parfois des actionnaires figurez-vous.

        L’objectif pourrait être de supprimer progressivement l’impôt sur le revenu pour le remplacer par une taxe sur les actifs nets.

        Ou bien comme Paul le propose, d’instaurer une taxe Sismondi sur la plus-value générée par le robotisation.

        C’est plus clair ?

    2. @ georgeon, qui disait (un peu familièrement quand-même!)…
      « Jorion comment croyez vous qu’il soit possible de faire payer des impôts aux machines et aux logiciels ? Et pourquoi pas aux marteaux et aux théorèmes ?  »

      Mais Paul a déjà payé pour les marteaux (en même temps que pour les faucilles),
      Il paye comme nous tous aujourd’hui pour des théorèmes trop longtemps respectés.
      Et le voici, prisonnier d’une prophétie fatale, passager d’une carlingue sans pilote, payant de surcroît pour un logiciel de pilotage aveugle et sourd, attendant presque l’impact.
      Va t-il saisir le marteau qui pend là, et briser le hublot ou pousser de salvateurs panneaux d’évacuation..? Pardonnez l’évidence du propos, je ne fais qu’illustrer de mon mieux une comparaison qui n’est pas mienne.
      Et sans vouloir ici faire le moins du monde, usage de morale, j’ajouterai, confus, qu’il n’est pas de mon fait, si dénonçant ici la paille avec application, chacun trébuche à son tour sur cette foutue poutre.
      Et j’ai beau la repeindre tel un mat de cocagne pour la mieux faire distinguer, la voilà qui reprend ce vilain ton brun couleur sang…
      Encore un peu plus bas, pour ne pas risquer de dépressuriser la cabine et d’avoir à gâcher un oxygène si précieux…
      Retenons donc notre respiration.
      Apnée mortelle en approche.
      Eric

      1. « Jorion comment croyez vous qu’il soit possible de faire payer des impôts aux machines et aux logiciels ? Et pourquoi pas aux marteaux et aux théorèmes ? »

        On n’en a pas fait payer à ceux qui faisaient le travail avant ? Et qui souvent n’en avaient pas les moyens ?

      2. P.S. Il y a toujours des gens qui sont « contre » par principe. Et au moment d’inventer la raison qu’ils vont donner, n’utilisent leur cerveau que très parcimonieusement.

      3. @Paul Jorion :

        Ça m’étonne que Clo Clo n’ait pas encore manifesté son soulagement des péripéties de Trump ( qu’on finira bien par crever un jour ) .

      4. Il y a aussi des gens pour par principe ainsi je suis pour votre candidature mais je ne signerais pas la pétition vu que je ne voterais pas PP. Bonne chance quand même. Si vous êtes élu il faudra vous souvenir que vous représentez aussi ceux qui n’ont pas voté pour vous 😉

      5. Moi j’ai signé parce qu’il n’y a pas de raison que je sois moins fou qu’un un peu plus jeune que moi .

      6. Au passage , si la liste PP-PS était un peu futée , elle mettrait Paul Jorion en état , non seulement d’être élu par sa place dans la liste , mais d’abord et surtout comme agitateur d’idées neuves dans la campagne médiatique , pour ringardiser les autres listes au fil des sondages .

      7. Dup 25 mars 2019 à 13 h 20 min

        Une chose est de soutenir PJ dans son souhait de secouer le cocotier avec ses propositions, il le mérite, autre chose de soutenir en acte PP comme tel. Je doute que les petits arrangements qui ont organisé cette création s’arrangent d’un franc tireur qui a des munitions et n’est pas forcément accommodant à tout prix, si j’ose dire. Donc ça me semble logique que les habitués du blog le soutienne dans sa demande de soutien. Pari ou il n’y a rien à perdre. Ce qui m’a surpris en postant ce qui suit il y a quelques jours, « Entre ce que je soupçonne être une opération de commando judiciaire à laquelle le tempérament de Mélenchon a mal répondu médiatiquement avec embruns conséquents de réputation le 16 octobre, et le 29 octobre l’opération PP de construction Lego d’une gôche unie, avec bidules qui s’emboitent pour la circonstance, dans un lancement à forte promotion publicitaire main stream, y a-t-il un au-delà d’une coïncidence automnale ? à votre avis ? » c’est d’échapper à l’accusation de complotisme ou à la censure.

      8. Julien Alexandre 25 mars 2019 à 20 h 42 min
        Si vous avez accès aux minutes des conciliabules internes à tout mouvement et précisément de PP puisqu’il est question de celui, ce qui justifie alors votre démenti, donc vous êtes éclairé et en position de maître de la vérité, sinon vous produisez des nuées dénouées de tout fondement, qui ne valent pas plus que relever une coïncidence. Les faits de hasard relevés par Müller se sont-ils logifiés ?

      9. S’il fallait prendre le temps de se justifier chaque fois qu’on a un hurluberlu qui pond une nouvelle conspiration « pour nuire aux gentils zinsoumis », on aurait besoin d’une cellule active 24h sur 24.

        Quant à Mueller, wait and see. A moins que VOUS ayez lu le rapport et que vous soyez au parfum des enquêtes du Southern District of New York et de la Virginie.

      10. @ Rosebud, tout au pus pourra t’on versé au crédit de PP d’avoir su choisir le moment opportun pour son lancement. Mélenchon n’avait aucune obligation de se discréditer, tout soupçon d’avoir cherché à le provoquer pour exploiter sa réaction ne donc pas peut être fondé à mon sens. Si cette affaire fait pchitt judiciairement (je suis surpris qu’il n’y ait toujours pas eu de mise en examen a ce jour) elle pourra être un bon argument de campagne pour un succésseur de Mélenchon car il pourra se présenter comme un parti qui a été inspecté jusqu’au fond du slip sans qu’on puisse rien trouver à lui reprocher et les frasques de Mélenchon auront suffisamment marqué le esprits pour qu’on s’en souvienne en 2022. Reste que je ne suis pas encore certain de voter LFI, je me demande si paradoxalement c’est pas LR qui serait la plus mauvaise surprise pour Macron, vu l’état des choses au moindre signe de récupération chez LR ça vas être l’hémorragie chez Macron… C’est peut être bien le vote LR le vrai vote anti-Macron sur ce scrutin la.

      11. Dup 26 mars 2019 à 1 h 07 min
        Vous développez un point de vue raisonné et raisonnable, bref entendable.
        Pour la première partie, un politique est comme tout un chacun sensible sur des points de subjectivité qui l’ont fabriqué et le constitue, les provoquer produit des effets divers dont la colère n’est qu’une forme de retour. En Asie dans certains coins les guides touristiques expliquent qu’il est malvenu de se mettre en colère publiquement. Des codes culturels y existent différents des nôtres. Ici la colère publique est perçue comme une forme de violence, qui fait peur. JLM est ce qu’il est, il ne changera pas dixit Gérard Miller, donc exploiter un point sensible n’est pas une prouesse, la vie de famille le montre au quotidien. Là où ça peut devenir tordu, c’est dans la programmation. Bien sûr que JLM n’avait aucune « obligation » de réagir ainsi, sinon d’y être contraint par ce qu’il « est » et qui lui donne le désir et l’énergie de « s’épuiser à défendre les autres » citation de mémoire ou « Je ne peux pas m’enlever la colère que la vie m’inspire » daté en 2016. Une fois qu’on sait ça, pas difficile de jouer avec. L’encombrante FI se révèle fragilisée par un leader qui en est la partie la plus visible, et porte parole talentueux de son programme. Les mœurs politiques ne sont pas pires que les mœurs d’entreprises, et pour certains bien au dessus, mais quand j’imagine ce qu’il a fallu comme anticipations stratégiques et tactiques à Macron pour performer, quand je suppose que les cloisons entre PS et sa cour n’ont rien d’étanche, quand j’imagine que le résultat juridique de l’opération commando judiciaire sera mince ou nul, je me pose des questions qui resteront sans réponse objectivée. Cette approche ne me semble pas plus farfelue que le spectacle US. Si une autre tête de turc que JLM apparaît sur nos écrans, ça sera l’indice d’un effacement de JLM. Votre seconde partie est à mes yeux de la politique politicienne, je n’y trouve pas personnellement de goût.

      12. Juannessy
        C’est clair : avec Paul Jorion comme porte-voix, les autres listes sont rhabillées pour l’été !

      13. @PYD :

        ça chauffe à PP.

        Il n’y aura bientôt plus que Paul Jorion en tête de liste ….du PS .

      14. Juannessy 26 mars 2019 à 15 h 24 min
        Si vous faites allusion à la lettre ouverte de Farid Benlagha, c’est devenu Places Privées, ben de la même façon que PJ proposait d’écrire le programme de Piketty, il peut remplir le vide chez PP.

      15. Rosebud je goute aussi peu que vous la politique politicienne mais il est urgent de diminuer le pouvoir de nuisance de larem on y a déjà laissé adp et fdj la semaine dernière. Un bon score LR renforcerait le sénat qui est le seul contre pouvoir qui soit un tant soi peu fonctionnel à ce jour. Quand à Mélenchon il a apporté l essentiel à la FI pour se constituer (réseaux et structures du PG) comme Bayrou l’a fait pour Macron, mais à ce stade il maintient la formation dans les limites de son score personnel et il le sait… Lui aussi doit prendre ses responsabilités, un exercice de démocratie interne lui permettant de prendre du recul en partant la tête haute ne serait pas malvenu (Je ne pense pas qu il perde une consultation des militants mais cela lui donnerait l’occasion de montrer qu en démocratie l’opposition peut aussi avoir gain de cause pour préserver l’intérêt commun, et de garder un rôle clé dans la structure pour « civiliser » les combats de chefs qui sans aucun doute feront bcp de dommages suite à son retrait (Qui aura lieu quoi qu’il en soit à moyen terme vu son âge ).

  21. A propos de travail , de taxe Sismondi , et de la retraite à 65 ans selon Valérie Pécresse , est ce qu’il n’y a pas là matière à débat dans le cadre de la campagne électorale , même si le niveau européen n’est pas celui qui apparait au commun des électeurs ( à tort ) comme le premier opérationnel ?

    Le lien entre base fiscale ou contributive , avec les conditions de la « retraite » me parait tellement évident que je suis ahuri de le voir si peu évoqué .

    1. C est pourtant précisément cela qu essaie de nous entourloupe Macron avec ses 1euro cotisé donne les même droits à tous. A mon avis il faudrait traiter le problème depuis les règles de répartition no depuis celles de cotisation de manière à lisser la courbe des inégalités au moment de partager le pot au lieu de reproduire fidèlement le cliché des inégalités passée.

  22. Pour extraire le tableau que j’ai dans la tête, il faudra que mon corps presse à plein tube sur le chaud et l’effroi.
    Je me souviens de cette affiche que je pouvais lire dans les rues de Paris, comme une vague, comme un souvenir : Le fond de l’air effraie.
    Je pense, je médite, je crois, j’aspire, j’espère, je vois, je vis, je meurs, et je sens …
    Je trouve le monde beau et mystérieux, la lumière extra-fine et transparente, après un hiver abominable je nage dans le subjectif.
    La cause humaine est désespérée. Et, personnellement, le grand silence de la musique ne me tourmente pas, au contraire je la cherche.
    __________________________________________

    — Vert oxyde de chrome
    — Terre d’ombre brulée
    — Violet minéral
    — Terre de Sienne brulée
    — Rouge de Venise
    — Jaune de Naples
    Alla prima.
    À chacun son métier, ou l’ouvrier qui ouvre.

      1. @ Juannessy,

        Azur ou Baltique, Nattier ou Indigo, Roi ou Marine, Outremer ou Turquoise, Horizon ou de France…
        Sur sa palette, Octobre n’en a plus depuis bien longtemps,
        Car chacun sait que c’est la couleur préférée des enfants.
        Et que le tube à leurs yeux, est toujours trop petit.
        Devenu grand, il repeint ses rêves, avec ce qu’il peut.
        Et craint peut-être que bientôt ne reste que le rouge.
        Et le tube d’Arnica pour les bleus.

      2. « Octobre n’en a plus depuis bien longtemps,
        Car chacun sait que c’est la couleur préférée des enfants. »

        Faux. J’ai toujours un tube bleu de cobalt à portée de main, à défaut d’en avoir sur la palette. Du bleu il y en a en masse dans le violet, mais si ça vous intéresse, parfois je le vois rouge, je le saigne et je le viole.
        Allons zenfants, un peu du bleu à l’âme pour vos voyages outremer, à défaut de patrie, quand les adultes vous foutent la paix. Puis tu as oublié le bleu de prusse qu’on peut moduler à l’infini.
        Je pense aussi à l’Etat violent, inquisiteur, colonialiste, à la matraque et au flash ball qui a toujours fait fuir les artistes, car là évidemment on rêve moins, on pense à la survie, à la sienne pour commencer. Le corps passe avant l’esprit avec se qu’on a dans les tripes. Et merde aux petits Hitler nationalistes.

      3. En fait , s’agissant du bleu , j’en suis resté à une soirée un peu arrosée avec un archi conseil du CAUE , qui défendait l’idée que coller du bleu dans les constructions ( même si les pêcheurs méditerranéens en ont badigeonné leurs volets pour finir les pots qui servaient à repeindre leurs bateaux ), c’était une hérésie totale , car dans la nature le bleu environnant du ciel varie tous les quarts d’heure .

  23. @ octobre, etc…

    A force d’apnées ultimes , épuisantes et vaines,
    Nous cherchons, haletants, lèvres entre-ouvertes
    Une bouffée vitale, une respiration universelle,
    Une nouvelle et superbe inspiration,
    Puisée à plein poumons au creux des vérités des mondes.
    Croisons nos mots comme des lames brillantes et partons en croisade
    A nous l’éclair subtil du pinceau, et la formule qui désarme les violents!
    De quelques esprits clairvoyants peuvent partir des armées pacifiques,
    Au mépris des prudences de l’âge, et des pavés déchaussés des routes marchandes.
    Partons conquérir sans or ni écran, les coeurs perdus de nos frères convaincus,
    Que justice et amour ne sont plus.
    Lavons nos fenêtres de l’ennui et des souillures qui voilent nos perspectives d’avenir.
    Partageons cet idéal, cette foi animale et suprême en l’humanité
    Rejetons les vieilles croyances dominatrices qui entravent nos pas.
    Que nulle lecture dite savante n’entravent plus nos action sous le poids des citations,
    Car la connaissance, ne fournissant au savoir vivre, aucune recette,
    N’a non plus vocation à offrir à l’insatiable,
    Ni sceptre, ni arme pour accroître son pouvoir,
    Mais seulement la caresse d’une main rassurante, sur un front apeuré.
    Nous voici ainsi équipés de quelques évidences oubliées, mais solides.
    Ne perdons plus de temps.
    Pour l’amour de nous, en avant!

  24. « MES VACANCES À MORRO BAY », AUTRE TRÈS BEAU PROJET DE COUVERTURE NON RETENU »

    Dommage.
    Le petit insecte se régale du bleu cosmique, du nectar, de la femme , son ouverture d’esprit et de la typographie posée ici tranquillement. Miss-tic.

  25. Cf 25/3 P. Jorion « P.S. : Il y a toujours des gens qui sont « contre » par principe. Et au moment d’inventer la raison qu’ils vont donner, n’utilisent leur cerveau que très parcimonieusement. »

    « inventer la raison » : je comprends « inventer l’argument », ce qui m’étonne un peu (ou j’ai mal compris ) parce que lorsque la raison est évidente l’argument coule de source… (quant au « cerveau utilisé parcimonieusement », c’est + ou – vrai pour tout le monde me semble-t-il, même pour les surdoués, non ? heureusement l’humain a ses limites, sinon on serait fou et l’espèce humaine serait détruite depuis longtemps… )
    Pour ma part, la raison de la taxe Sismondi donnée par Paul Jorion me semble évidente (bien que donnant raison aussi à @ georgeon « Et pourquoi pas aux marteaux et aux théorèmes ?  » = dilemme). Mais la mise en forme de l’idée puis sa mise en place ne l’est pas.
    On peut tout inventer mais rien ne se crée à partir de rien, il y a toujours une base existante : soit à partir de l’observation de la nature, soit à partir de l’existant créé par l’homme.
    A partir de ceci qui est un constat pour moi, j’ai essayé d’anticiper à ma manière ce que pourrait comporter comme risque l’IA ; et par rapport à ce que je crains, je me demande si la taxe Sismondi l’empêcherait ou au contraire l’aggraverait. Je suis dans ce doute en ce moment . Je voudrais le partager avec vous.

    Note : J’ai bcp de textes humour ou réflexions plus sérieuses en réserve dans mon disque dur, je vais essayer de poster ma réflexion sur l’IA formulée ironiquement (humour grinçant, parce que cette question me mettant mal à l’aise c’est plus facile pour moi ). Mais quand je fais un copié/collé d’un de mes textes, mon ordi s’y refuse. Je vais essayer une fois encore mais il n’est pas sûr que j’y parvienne. Si ça ne passe pas, si quelqu’un peut me dire comment je peux faire, je suis archi nulle en informatique (très hermétique) et n’utilise que 1 ou 2% du potentiel de mon minable ordi portable.
    J’essaie en commentaire bis.

    1. Science fiction

      Dans un monde très proche, les véhicules électriques sont dotés d’une intelligence artificielle permettant de se diriger seuls, sans assistance d’un chauffeur.
      Alors que le chauffeur était nécessaire il y a peu de temps pour programmer la direction à suivre par GPS et mettre en marche le véhicule, ces 2 fonctions peuvent à présent se faire à distance. Génial!
      Toutes les voies de la sorte peuvent être rapides pour faire gagner un temps précieux à tous les automobilistes (Précieux pour quoi ?).

      Exemple :

      Une mère ne pouvant quitter son travail et voulant envoyer son enfant chez sa grand-mère à la sortie de l’école programme à l’avance le départ de son véhicule de la maison et son arrivée à l’école ; l’enfant monte dans le véhicule, la ceinture de protection commandée par IA se pose automatiquement sur l’enfant et la portière du véhicule se ferme hermétiquement. Puis toutes ces mesures de sécurité exécutées, le véhicule démarre et peut rouler sans encombre jusqu’au domicile de la grand-mère. Chouette !
      Mais…. le système informatique, construit à bas coût pour être accessible au plus grand nombre, tombe en panne durant le parcours. Éventuellement à cause d’une obsolescence programmée, ou d’un manque régulier et/ou correct d’entretien. Ce n’est qu’une machine après tout, quand bien même programmée par IA qui elle aussi est une machine.
      Que devient l’enfant ?
      Heureusement, ce cas étant prévu par IA le véhicule stoppe net.
      Mais zut, le véhicule se retrouve arrêté au milieu de la voie rapide.
      Que devient l’enfant ?
      Heureusement, ce cas est prévu par IA et tous les véhicules circulant sur la voie l’évitent.
      Que devient l’enfant ?
      Il pleure, il a peur. Mais heureusement, sa mère avertie par IA sur l’écran de sa montre ordinateur le voit pleurer et le rassure, le véhicule étant doté d’écouteurs et d’un écran relié à internet.
      Heureusement, les secours automatiques avertis par IA peuvent arriver très rapidement. Chouette !
      Mais….. un faon innocent s’étant engagé sur la voie rapide, la biche affolée lui court après et boum ! percute un véhicule qui en percute quelques autres qui en percutent nombreux autres qui écrasent le véhicule où se trouve l’enfant.

      Que devient la mère de l’enfant voyant son enfant mourir en direct ?

      Ce pouvait-il que les ingénieurs chargés de mettre au point cette Intelligence Artificielle étaient dotés eux aussi d’une IA directement connectée à leur cerveau et que celle-ci fut en panne le temps d’un micro instant au point de ne pouvoir tout prévoir ?

      Question à multi-réponses:

      Qu’est-ce qui n’était pas prévu par IA ?

      A – de supprimer les biches et les paons ou tous autres animaux susceptibles de traverser les voies,
      B – de rendre hermétiques par grillage électrifié toutes les voies de circulation,
      C – de stopper tous les véhicules instantanément pour le cas d’imprévu sur une voie,
      D – d’interdire que les enfants soient véhiculés seuls pour se rendre chez leur grand-mère,
      E – d’éteindre automatiquement l’écran permettant à la mère de voir mourir l’enfant,
      F – de programmer la vitesse maximum des véhicules à 10 à l’heure,
      G – d’interdire de circulation les véhicules particuliers,
      H – de ne permettre qu’aux véhicules vides de rouler sur les voies rapides,
      H bis – de créer des voies parallèles pour que les humains marchent à pied ou en vélo,
      I – …………….
      À vous de continuer la liste.

      Je suis cynique ??? Pessimiste ???
      Vous avez envie de vivre dans un monde où tout serait doté d’Intelligence Artificielle ?
      Cela oui, ce serait vraiment cynique : L’être humain ex automobiliste ne saurait plus conduire un véhicule ni sortir des routes toutes tracées pour faire des découvertes.
      Quel pessimisme généralisé cela enclencherait ! Que de maladies engendreraient ce pessimisme généralisé !

      Science fiction.

      Dans un monde très proche, les médecins devenus techniciens de médecine assistent des machines dotées d’une intelligence artificielle, lesquelles soignant et opérant seules les patients avec 0,01 % d’erreur. Génial !
      Plus personne ne redoutent ni la mort ni le cancer, insouciance, légèreté, distractions permanentes permettent aux adultes de ne demeurer joyeusement que des petits enfants. Chouette !
      Le bonheur Peter Pan….

      Exemple :

      Un tout petit enfant unique souffrant d’une tumeur de Wilms à 99,99 % opérable avec succès est pris en charge par intelligence artificielle dans un hôpital public. Génial !
      Les parents assistent à l’opération bénigne derrière une vitre, béats de confiance. Ce n’est qu’une simple routine, un léger accroc à la vie familiale. Chouette !
      Mais……. le système informatique construit à bas coût pour rendre plus rentables les hôpitaux,
      ………….
      à vous de continuer l’histoire.

      Question à multi-réponses :

      Que n’a pas prévu l’IA :

      A – de stériliser les parents pour qu’il n’y ait plus d’enfant malades à opérer,
      B – de supprimer les pauvres et les modestes pour que les hôpitaux ne soient plus que des cliniques de luxe à haut coût de fonctionnement fiable, accessibles par les plus riches exclusivement,
      C – ……..
      à vous de continuer la liste selon la suite de l’histoire (me fatigue).

  26. Zut, encore faute de conjugaison (l’ordi ne m’a pas corrigée). Désolée !
    « Que de maladies engendreraient ce pessimisme généralisé ! » = Que de maladies engendrerait ce pessimisme généralisé »
    (je sais encore écrire, suis sauvée)

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