157 réflexions sur « Questions de la vie quotidienne : réfections et incendies »

    1. pour des usages ponctuels oui mais en usage continu sur des parcours sinueux la surface de frotement au sol lors des virages consomme bcp d’énergie et génère bcp d’usure.

  1. La compétition continue… Le Petit-ault a donné 100 millions €, le Grand-ault a doublé la mise avec 200 millions € (normal, il est deux fois plus riche). Magnifique de générosité va-t-on dire dans les chaumières. Bof…
    Allez donc revoir les données sur les fortunes en France : les cinq premières totalisent dans les 230 milliards €, les 100 premières concernent des gens qui sont milliardaires : savez-vous imaginer ce que signifie de posséder plus d’un milliard d’euros ? Moi non.
    Voir aussi y a le coup de gueule de Jean-Michel Leniaud, président de l’Institut du Patrimoine qui dénonce l’incurie collective pour tous les monuments historiques :
    https://www.la-croix.com/Culture/Incendie-Notre-Dame-Cest-lEtat-prendre-charge-reconstruction-2019-04-16-1201015952

    Qui ne connaît une petite église médiévale qui menace ruine : pas de sous ! Jamais de sous pour rien ! Ni pour notre patrimoine, ni pour nous, 99 % du peuple français.

    Et bien sûr la question s’étend aux investissements pour les personnes. Je comprends que l’on puisse questionner ces 300 millions qui sortent soudain de poches profondes alors que des gens crèvent dans la rue. Mais ça ne les « interpellait » pas : pas d’éthique, pathétiques personnages.
    Le deux-Ault ont commencé une sorte de compétition en investissant dans l’art moderne et spéculatif avec des œuvres moches comme par ex. celles de Jeff Koons.

    Lisez le magnifique livre d’Annie Le Brun, « Ce qui n’a pas de prix », Stock, 2018. Tout s’éclaire !

    Ces fortunes accumulées sans aucun mérite personnel par des oligarques (au sens propre) sont obscènes : que dire de leurs détenteurs ?

      1. A moins que les choses aient beaucoup changé , les conditions d’affichage , hors les mentions obligatoires , sur les chantiers de sites ou monuments classés ,interdisent ce genre de choses .

        Quel intérêt d’agiter un chiffon rouge qui n’existe pas ?

      2. Hé bé !

        O tempora , O mores !

        Je remarque que les sponsors -mécènes ne semblent cependant pas encore avoir osé s’en prendre aux édifices religieux , et pourtant il n’y a plus JC pour les chasser du temple .

  2. @ Jacques Seignan

    « Mais j’argumente en vain avec vous car visiblement vous ne vous remettez jamais en cause. » Voici une phrase que vous auriez pu éviter d’écrire car elle pourrait vous être retournée et elle pourrait être adressée à la plupart des auteurs de billets et de commentaires de ce blog…

    Je ne suis pas favorable à la destruction des œuvres d’art. Où avez-vous vu ça !?!… Je dis qu’il faut savoir raison garder.

    Naguère on démolissait sans état d’âme. Le « culte » des vieilles pierres est récent. Il date de Mérimée et du XIXe. Il a du bon. Nous avons bien raison de conserver et de rénover. Mais n’en faisons pas trop. Le tourisme, avec les milliards qu’il draine, avec ses centaines de millions d’adeptes, avec ses rituels saisonniers s’apparente, bel et bien, à un culte des vieilles pierres, irrationnel et aveugle comme tous les cultes qui s’ignorent.

      1. @ Paul Jorion

        « = le respect pour les monuments que le genre humain a bâtis est … nocif pour … l’environnement. »

        Comprends pas….

    1. Il s’agit bien sur des centaines de millions d’euros de dons défiscalisés versés par LVMH, la famille Arnault et quelques autres qui peuvent ainsi décider à quoi l’argent des impôts doit être consacré.

  3. C’est sûr, je lis trop René Girard. Mais, quand l’actualité confirme ses hypothèses, comment résister ?…

    Le sacrifice, selon lui, est à la fois violence et rempart contre la violence, à la fois diabolique et divin, à la fois mort et résurrection.

    Et quand j’entends le discours de Macron de ce soir, j’entends l’homélie d’un grand prêtre qui, à l’issue du sacrifice et grâce à lui, peut se féliciter, sortant à peine des ruines encore fumantes, de l’union nationale retrouvée, de la force créatrice revivifiée, de l’espérance en l’avenir ravivée, de la foi en la France ranimée…

    1. Alors moi je me suis bidonné en l’écoutant notre Macron 1 er, parfois j’avoue il m’a collé la rage aussi.

      La technique de « Qui n’est pas avec nous est contre nous »… Brrrrr, ça fout les boules. Et quand c’est relayé ici par les voix de son maître sa énerve tout autant.

    2. Sauf que le sacrifice est un acte volontaire d’une communauté ou du moins du ou des grands prêtres. Ce qui ne semble pas le cas ici.

      A moins que vous ne suggériez que Macron ait grimpé les échafaudages allumettes en poche, pendant que Philippe faisait le guet 🙂 ?

      1. @ Jacquot

        Le sacrifice, un acte volontaire ? Plus ou moins. Acte volontaire, oui, certes, mais pas toujours volontairement voulu comme sacrifice. Il faut de la spontanéité, de la méconnaissance de ses propres gestes, pour que le sacrifice soit réussi.

        Dès que l’incendie a été connu, la foule et les télés se sont réunies tout autour, à la fois consternées et fascinées, à la fois tristes et exaltées, les émotions et les commentaires s ‘en sont données à cœur joie, c’est devenu une grande fête, une grande fête sacrificielle, et très vite il a été question d’espoir, de courage, de renaissance…

        J’ai écrit hier : « Et quand j’entends le discours de Macron de ce soir, j’entends l’homélie d’un grand prêtre qui, à l’issue du sacrifice et grâce à lui, peut se féliciter, sortant à peine des ruines encore fumantes, de l’union nationale retrouvée, de la force créatrice revivifiée, de l’espérance en l’avenir ravivée, de la foi en la France ranimée… » J’aurais dû ajouter que bien sûr tout ça c’était du toc. Car la méconnaissance n’est plus là, que donc depuis belle lurette le sacrifice ne remplit plus que très imparfaitement son office.

        Le seul sacrifice susceptible d’avoir encore un sens est le sacrifice symbolique du pain et du vin, puisque justement il rappelle l’injustice et la vanité de tous les sacrifices.

  4. Je suis allée à Angkor Vat, et j’ai pleuré. Je suis allée à Guizeh et j’ai pleuré devant les pyramides. Je suis allée à Notre Dame de Paris, et j’ai pleuré à chaque fois. Non pas de tristesse, mais de cette émotion sans mots, mêlée d’émerveillement et gratitude, qui remonte de tout le corps vers les yeux lorsque nous sommes soudain portés par l’énergie des lieux. Il ne s’agit pas seulement de l’histoire avec un grand H, du respect de leurs bâtisseurs ni de la croyance religieuse et des cultes qui s’y sont déroulés, mais d’un ressenti puissant qui nous secoue parfois lorsque nous nous trouvons en des lieux animés par des siècles de rassemblements de femmes, d’hommes, d’enfants venus nourrir l’atmosphère de leur cœur et de leur esprit. « Partout où vous serez rassemblés en mon nom, je serai parmi vous » a dit Jésus. C’est cette énergie divine qui nous transporte au cœur de ces monuments. Peut-être pas Jésus en tant que tel, ni Buddha, ni Râ, mais Cela qui habite le cœur de l’homme et se concentre dans ces temples où ils se sont offerts à la Présence.
    Bien sûr, l’âme qui emplit ces lieux se trouve partout, et en particulier dans des chapelles et temples plus modestes, mais il y a là quelque chose de faramineux qui nous envahit plus qu’ailleurs, peut-être aussi parce que leur taille nous rappelle la nôtre, infime.
    Alors, oui, l’incendie qui a ravagé Notre Dame de Paris est une catastrophe. Ce n’est pas, comme je l’ai lu, le 11 Septembre. Dieu merci, une seule victime gravement blessée et non des milliers de morts.
    Oui, les travaux colossaux à venir nécessitent des sommes énormes et oui, beaucoup de ces capitaux viendront des plus fortunés, et de la nation. Pendant ce temps, oui, les plus pauvres continuent de galérer. On peut se lamenter que les mêmes qui sont capables de dégager des sommes aussi importantes semblent être sourds à la misère humaine.
    Ne mélangeons pas tout. Il y a, il est vrai, quelque chose de scandaleux à voir ces capitaines du peu d’industrie qu’il nous reste se mobiliser plus pour un monument que pour les hommes. Mais ne sont-ils que des monuments ? Et puis, ne l’oublions pas, la reconstruction de la cathédrale se fera de toutes façons, avec leur argent et/ou nos impôts. Plus ces mécènes assurent le financement, moins nous aurons à débourser. Parce que Notre Dame de Paris est un lieu unique, qui attire le monde entier, ces touristes qui font tourner notre économie, parce qu’elle est un lieu chargé de notre histoire, de toutes ces raisons publiques, tangibles, qui la rendent nécessaire.
    Et pour tous ceux qui mettent en parallèle Notre Dame de Paris et les Misérables: qui a sauvé Jean Valjean? Un évêque…

  5. La flèche du vrai du beau du grand en flammes, en braises, en ruines glissant par un trou béant dans nos entrailles, brutalement stériles.
    Re-bâtir, re-construire, re-créer, résister à la tentation de renoncer au vrai au beau au grand du temps présent du GIEC ET à venir de l’anthropocène.
    Notre histoire peut-elle perdurer ? 12 ans. Au moins pour la beauté du geste, un sablier sur le toit de Notre Dame.

    1. C’est pour ça que , inconsciemment , j’ai toujours trouvé refuge dans mon prénom réel Re-né , né deux fois ,

      Et pourtant c’est pas un prénom très porteur , ni prêtant à doux diminutif , au point que ma femme lui a toujours préféré « Ju » ou  » Juju » quand la tendresse est à son comble !

  6. Faudrait-il seulement que ceux-ci soient clairement à l’origine de l’incendie ?
    Durant des travaux, les risques d’incendie sont naturellement multipliés par les activités et l’apport d’énergies (électrique, points chauds, découpes, .. ) mais des plans de prévention sont systématiquement mis en place de façon routinière et obligatoire. Ceux-ci peuvent par exemple proscrire certaines activités et ou imposer des contraintes spécifiques pour les réaliser et ou une inspection systématique du chantier après le travail. Ces plans sont réalisés entre le maitre d’œuvre et les intervenants et concernent la prévention de la sécurité et de la santé des travailleurs. Des coordinateurs veillent à l’application de ceux-ci par toutes les parties.

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