Game of Thrones : dernières nouvelles du front

Ouvert aux commentaires.

Daenerys Targaryen

On ne peut pas tout regarder (ou alors on ne fait que ça), mais je suis à jour maintenant sur Real Humans, Twin Peaks et Black Mirror.

Je ne suis encore nulle part sur Game of Thrones (je me suis juré avant de m’y mettre de regarder d’abord la saga filmique Le seigneur des anneaux – c’est dire mon considérable retard dans le domaine du conte de fées donjons et dragons !), mais pour ne pas avoir l’air trop largué, je lis les critiques.

La conclusion que j’en tire : Qu’est-ce que ça nous manque, l’époque où nous étions des brutes épaisses !

C’est sans doute pour cela que les signes annonciateurs du retour à ces temps chéris s’amoncellent. Nous avions oublié une chose : nous sommes armés pour la terreur (elle a fait notre ordinaire durant les 200.000 ans où nous avons été des êtres humains comme vous et moi) et finalement,  du moment qu’il y a des histoire horribles à raconter à l’arrivée, nous sommes contents ! Ce qui nous tue vraiment, c’est de nous ennuyer : nous n’avons pas été conçus pour ça !

P.S. Des mails et des commentaires récents me font comprendre que vous vous y perdez parfois à déterminer si dans ce que j’écris ici, je suis sérieux, ironique, provocateur ou cynique. Un indice : l’un n’exclut pas l’autre.

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61 réflexions sur « Game of Thrones : dernières nouvelles du front »

  1. Je vous la recommande, elle est vraiment addictive……
    A mes yeux cette série fonctionne car elle reprend tout les élements d’une véritable « tragédie grecque ».
    Ce qui revient plus ou moins à la description que vous en faite sans même l’avoir vu 😉

      1. Idem, je suis persuadée, et j’en ai fait le pari, que la S08 va punir tous les impies. Ce serait dans le droit fil de la logique déroulée jusqu’à la S07. Sauf à vouloir absolument un happy end à l’américaine, mais qui ne tiendrait pas la route aujourd’hui, ce ne serait pas crédible. Dans un tout autre registre (finalement pas si éloigné que celui de GOT), la série « The Americans » assume très intelligemment la destinée de ses protagonistes. Je la recommande, c’est une série extrêmement intelligente, fine et complexe, qui offre l’avantage de faciliter la digestion et la métabolisation de GOT. Je suis à peu près certaine que GOT va très mal se terminer, parce que c’est le seul moyen d’en tirer des enseignements utiles à nos combats actuels.

      2. C’est le ressort fondamental de la série, mis en place dès la fin du premier tôme avec… (spoiler inside)… (et puis non, tiens). Déception et véritable stress : personne n’est à l’abri.

        « ça se passe moins bien qu’espéré mais moins pire que prévu ! »

        Sa force c’est de ne faire aucun cas ni du vice, ni de l’innocence. Effet de réel garanti !

        Ce serait donc vraiment gâcher que de bien finir… (C’est presque déjà limite, en fait. Martin nous épargnera ça !)

        La perméabilité d’une oeuvre sur l’autre (en sens inverse cette fois, de la série vers le bouquin) risque d’être intéressante à analyser. Cela a-t-il déjà eu lieu ?

  2. Sur l’ennui, il me semble que c’est Pierre Boule qui avait mis en scène une utopie scientifique de révolution mondiale virant à la dystopie sous le coup de l’ennui, justement, d’où la nécessité pour les autorités de rétablir une forme de jeux du cirque pour endiguer la vague de suicides consécutive à la rationalisation totale de notre existence sur Terre. Un Rollerball avant l’heure.

    L’adaptation du Seigneur des Anneaux par Peter Jackson est pas mal, du point de vue des paysages et des dimensions en tout cas. Il faudra omettre le caractère américain de certains ajouts franchement pas nécessaires… enfin bon c’est pas si pire. Le Hobbit, en revanche, c’est un peu loupé, pas matière à trilogie et sans doute un Tim Burton, afin de préserver le côté conte pour enfants, aurait-il été plus adapté. Reste que le SdA faut le lire surtout vous qui pourrez le faire en Anglais ! Tolkien était philologue, je suppose sa langue très riche, j’ai tenté et arrêté, la traduction de poèmes est une cata.

    GoT c’est pareil, vaut mieux le lire, la traduction de Jean Sola est un bijou de trouvailles et d’érudition sur les armes, les pièces d’armure, les fortifications, l’onomastique… mais l’adaptation est très correcte d’autant que Martin, au moins dans les premiers volumes, a une écriture hyper scénaristique (le premier tôme est ainsi adapté quasi scènes pour scènes et les dialogues aussi !), il était scénariste pour la télévision et cela se sent. Notez toutefois que la série a largement dépassé le roman depuis au moins la saison 6 et que deux volumes sont encore en préparation. Ici, comme pour la conscience, ça bifurque !

    Bons voyages dans des espaces qui n’existent pas !

  3. « […] nous sommes armés pour la terreur (elle a fait notre ordinaire durant les 200.000 ans où nous avons été des êtres humains  »
    De ce que je connais des peuples premiers d’Amazonie ou d’ailleurs, ce ne sont pas à des brutes épaisses terrorisées, ce qui me laisse au contraire imaginer que ça ne devait pas être le cas non plus pendant le paléolithique ni peut être pendant une partie du néolithique avant les villes états et la féodalité.

    1. Je soupçonne Jorion d’avoir précisément voulu dire ça en écrivant ce que vous citez … A moins qu’il ait voulu dire un peu des deux 😉

      1. Les puissants ont-ils arrêté de se conduire comme des brutes raffinées ? Ont-ils cessé de fouler au pied les vies des plus humbles pour satisfaire leur ego et leur soif de pouvoir ? Les méthodes ont changé, l’hypocrisie est la même. Les champs de bataille ont changé, les victimes restent les mêmes.

        Soif de pouvoir et de domination, le pognon s’est substitué à l’épée, le résultat est identique. Peut-on dire du réel vers le symbolique ? Mais le réel reste 9 millions de personnes sous le seuil de pauvreté en France. 3.5 milliards d’êtres humains et 8 ? 15 ? 28 ? Pas besoin d’être nostalgiques…

        La grande illusion littéraire et cinématographique c’est de nous faire croire à une quelconque forme de justice. Ce qui n’est pas le cas. La boucle est bouclée avec GoT, même dans la littérature le vice peut être récompensé et la vertu punie, pire, l’innocence flétrie gratuitement. Bienvenue dans la réalité !

      2. Peut-être l’un des aspects les plus intéressant de la série est-il la mise en scène du pouvoir par le Pouvoir et les histoires qu’il raconte au Peuple pour faire passer la pilule. A cet égard la scène de « gratifications » après le siège de Port-Réal est magnifique, de même que la mise en abîme dans les représentations théâtrales populaires auxquelles assiste Arya à Braavos. Récit dans le récit, farce moquant la version officielle, sans même avoir conscience de la manipulation à laquelle il sont soumis, quand bien même ils se veulent critiques. C’est assez bien foutu quand même !

  4. Je recommande vraiment de passer par les romans. Mais c’est vrai que certains épisodes de la série sont très réussis. Sur le fond je crois que vous avez hélas raison.

  5. Moi j’ai arrêté les séries avec Dallas et Dynasty (j’ai l’impression que Le Prisonnier était antérieur, car en noir et blanc). C’est grave, docteur ?

    1. Ah, vous aurez eu « The Avengers » en noir et blanc ou en couleur avec Mme Peel et « The Twilight Zone », vous pouvez partir en paix.

    2. Patrick MacGoohan, mon idole. Dire Non. S’opposer au Léviathan.
      Et moi aussi, j’en suis resté là.
      Juste avant, y’avait ‘Chef d’œuvre en péril’. Celle la, je la regrette.

      C’est grave? Peut-être, parce qu’on ne participe pas. Exclus du troupeau.
      D’un autre côté, je me sens comme un entomologiste: les fourmis se jettent dans tous les sens et on ne comprend pas les raisons cette soudaine agitation. Impossible de communiquer. Impossible de saisir les motivations. On baptise donc cette excitation d’inutile, puérile et surtout artificielle.
      Regrets? Aucuns, à chacun sa vanité.

      1. Bonsoir Daniel,

        Il faut sans doute voir dans les séries la forme narrative populaire de la fin du XXe siècle. Résurgence des feuilletons du XIXe où les auteurs étaient payés à la ligne ? Verra-t-on des scénaristes caillassés pour disparition de personnages (voir les commentaires d’Arkao sur la projection du film de Ruffin) ? Les communautés de fans sont très actives sur des « monuments » comme « Game of Thrones » (rédaction démarrée en 91, j’ai entendu parler du premier tome en 96) et interagissent avec l’auteur, les auteurs, sur la longue durée. Les aller-retours seraient ici intéressants à étudier également, pour autant que cela soit faisable et à documenter tant que les auteurs sont vivants. Littérature 2.0.

        Mais (but… 😉 ) effectivement certaines personnes ne sont aucunement perméables à ce type de narration.

        Pourtant dans la Fantasy (adulte s’entend) comme dans la SF, une fois les principes posés, c’est la cohérence interne de leur développement qui est passionnante. Postulats et hop, utopie, dystopie… Quelles sont les conséquences lorsque l’on pousse jusqu’à l’absurde les conséquences de ces postulats ?

        Les séries, les bonnes, ne sont que cela.

        (Au passage M. Jorion, pendant que vous sauvez l’Humanité, moi j’ai le temps, alors si vous n’avez pas déjà lu Margaret Atwood (il fallait une femme pour traiter de ce thème), je vous conseille « The Handmaid’s Tale », « La servante écarlate », dystopie terrifiante et tellement proche !)

      2. D’ailleurs, certaines séries ne doivent leur survie qu’à leurs fans : « Sense8 » super série des soeurs (frères) Wachowski ne s’est achevée que sur l’instante réclamation des fans après interruption… Grosse Malheur ! C’est un petit bijou esthétique et philosophique de notre époque, me semble-t-il.

    3. Oui c est grave vous avez perdu Breaking Bad. Rejeter tout le moderne en bloc à forcément un coût même si le volume d immondice ou sont enfouies les perles est décourageant je vous l accorde.

      1. C’est sans doute que là, comme ailleurs, une démarche active est nécessaire, surtout ne pas rester tributaire des diffusions TV.

        Que comme pour les jeux vidéos, le secteur est maintenant suffisamment segmenté pour que chacun puisse y trouver son compte en fonction de ses goûts.

        Reste que, l’immunité à la fiction n’est ni impossible, ni condamnable. Dispositions personnelles. Certaines personnes ne lisent pas non plus, on va pas les contraindre. Le sport en ce qui me concerne, surtout comme spectateur…

        Meilleure série de tous les temps : « The Wire ». Fiction écrite par un ancien journaliste de Baltimore, « conseiller Police » pendant 20 ans. Pour un Dickens moderne. En V.O. absolument !

      2. J’essaierai en VF voir si j’accroche, la VO c’est bcp de travail pour moi même si ça ne me ferais pas de mal. A la rigueur je testerai sous titré pour voir si j’en tire qqchose de plus.

      3. Ouais ouais VOST FR bien sûr, sinon tu vas galérer, entre l’argot et l’accent, c’est super chaud, mais c’est aussi impossible à doubler. Trop de perte !

        Pour Altered Carbon, aucune idée. Pas un monument mais un fond solide qu’ils n’ont pas assez exploité pour finalement se perdre dans le blockbuster. Dommage, c’est un peu comme « The Expanse », super ambiance, plein de petits détails qui font vrai mais il manque quelque chose pour que ce soit vraiment réussi. Ou peut-être le travers de la série – comme du feuilleton – diluer pour finir la saison au détriment d’une narration plus ramassée et mieux tenue se focalisant sur les lignes de force du récit.

  6. « Ce qui nous tue vraiment, c’est de nous ennuyer : nous n’avons pas été conçus pour ça ! »

    Je suis absolument d’accord avec cela. Je suis sûre que dans les maisons de retraite mouroirs où les vieillards sont installés en rangs d’oignons à se regarder toute la journée (il y en a encore bcp ainsi) au point que les repas insipides en deviennent des festins, la plupart meurent d’ennui et non de maladie. D’autant plus que pour préserver leur santé, outre médicaments pour le cœur (TB pour industrie pharmaceutique), interdit de sel, de tabac, d’alcool, d’escapades nocturnes (au lit à 19H avec un somnifère) …. Quelle torture !

    1. On ne s’ennuie que parce qu’on a oublié de nous apprendre à contempler voir on nous a volontairement éduqué à devoir agir en permanence. Je me souviens que quand j’étais jeune je m’ennuyais souvent (enfant unique à la campagne pas de jeux video et peu de chaines tv à l’époque) mais je ne me suis jamais ennuyé quand j’allais à la pêche…

  7. Il fut un temps, qui dura longtemps, où en effet le remède contre la violence était la violence, une violence limitée certes mais une violence quand même, une violence qui éliminait la violence en éliminant une victime, supposée coupable de la violence, la victime émissaire.
    Ça a fonctionné.
    La culture humaine a prospéré grâce à ce remède, grâce à ce système immunitaire plutôt qui protégeait le groupe de sa propre violence.
    Mais c’était injuste. Désormais nous le savons. Donc ça ne fonctionne plus, ou très mal. On ne peut pas revenir en arrière, « l’ignorance ne s’apprend pas ».
    Nous n’avons plus le sacrifice. Il nous reste la sagesse, la loi…

    Pour rien au monde je ne regarderais ce genre de films.

    1. D’ailleurs notre président a appelé Gil et Jon Snow à plus de sagesse dans le respect de la loi et David Dufresne lui a répondu, je crois…

  8. Avant de lire ce post, j’ai regardé la deuxième vidéo consacré à Anémone.
    Elle aurait certainement dit que la terre brûle et malgré tout on trouve le temps à faire des choses qui semblent si dérisoires. On regarde GOT comme les lapins regardent les phares des voitures…….
    Winter is coming et on n’aura pas Arya pour nous sauver….

    1. Ah oui carrément d’accord !

      Et on va bosser aussi et faire à notre corps défendant des trucs encore plus nocifs pour nous et pour l’environnement…

      A tout prendre, je scotche le canap’ !

      (M. Jorion, pendant que vous sauvez l’Humanité, si vous ne l’avez pas vu : Altered Carbon, sur le rapport au temps et le transhumanisme, l’ennui aussi, avec un petit côté Blade Runner derrière le blockbuster US. Et pour ne pas ostraciser les séries françaises qui, au moins dans le domaine de la SF, ont le mérite de la créativité sinon de la réussite : Ad Vitam et Trépalium…)

      1. J’ai bien aimé moi aussi la première saison d’Altered Carbon vous avez des infos pour la deuxième ?

  9. @ Tous, et à toi Pierre, puisque tu es Pierre etc !

    Si vous n’aviez que 6 minutes, compte-tenu de l’urgence climatique, à consacrer à un « épisode de série », je vous conseillerais celui-là : Métal Hurlant Chronicles, saison 01 épisode 04, de 13mn36 à 19mn42.

    Ici en Anglais (sous-titré Portugais ?) :

    https://www.youtube.com/watch?v=c3mebxg4XyQ

    Si Arya n’y peut rien…

  10. , Mesdames et Messieurs ne vous inquiétez guère, la société a conçu de tout un tas de loup plus ou moins Alpha pour nous permettre de survivre en cas de guigne.

    Il y a aussi un pote d’Hegel qui disait
    « là-où croît le péril, croît aussi ce qui sauve  »
    il ne devait pas tellement loucher ce gaillard.

  11. Mon opinion à 10 centimes.
    ( base: https://yetiblog.org/archives/17086 )

    Selon le YétiBlog, Juan Branco propose la «création d’un tribunal populaire pour juger les prédateurs qui, ces trente dernières années, ont pillé le pays à leur seul profit, non seulement les exécutants (Macron, Philippe…), mais aussi les commanditaires, ces oligarques richissimes qui ont privatisé le bien public et corrompu notre démocratie représentative.»

    Je trouve que c’est bien, mieux: bel et bon. Ça va un peu (un peu) dans le sens de ce qui est défendu ici, du genre ‘Mettre hors d’état de nuire le capitalisme’ (rajout de moi: afin qu’on puisse vivre un peu enfin). Le souci de l’administration d’une justice équitable, fermée aux influences des puissants ne peut que réjouir ceux soucieux de la Démocratie.

    Hélas. Or, . Nonobstant. Mais.
    Y’a en effet plusieurs pailles.
    La principale est que ces gens ont agi en conformité formelle avec les lois et règlements passés et actuels. Ils ont été simplement plus astucieux pour en exploiter les failles volontaires, et plus intelligents que la moyenne pour, si nécessaire, se faire absoudre par l’autorité du moment. C’est d’ailleurs la preuve que leur pognon est bien mérité, diront certains. Les juger tout à trac serait une parodie de Justice. Imaginons que l’air du temps déclare délictueux ce qui était hier licite et les juger selon ce nouveau critère, ce serait alors une faute de rétroactivité inadmissible.

    Nous devons donc faire avec.
    Ou bien assumer un processus extra-légal forcément révolutionnaire.

    Ou bien édicter des règles fondées sur des considérations supérieures, telles le bien commun et la sauvegarde de la biosphère, qui sont valables de toute éternité bien que non transcrites en loi. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, en France nous avons l’habitude de ce genre de raisonnement. Nous l’avons fait à chaque changement de régime (*).

    Il y a une 3. ième solution inspirée des impôts d’Al Capone, au temps où le FBI était compétent. Les mésaventures japonaises d’un ‘Premier de cordée’ suggèrent de creuser cet aspect. En effet, quand l’argent est si facile, tout vouloir garder est la Némésis de la convoitise. Et ça laisse des traces. Les archives sont nos meilleurs amies.
    Ce ‘Tribunal populaire’ devrait surtout avoir de bons magistrats instructeurs.

    (*) : « vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà » devient ‘Vérité du passé, erreurs actuelles’
    La Justice n’est pas en France le 3.ième pouvoir, au sens de Montesquieu. Chez nous, la Justice est une institution de l’État, au même titre que les forces armées, par exemple. Pratique.

    1. Il est pénible de parler de légitimité dans un régime de corruption généralisée ! Il y a toujours eu des paradis fiscaux en passant des « valises de billets » dans les années 80-90. Mais des avantages fiscaux aux multinationales entre Belgique (intérêts notionnels), Luxembourg (Rulling) et Irlande, dans une pure concurrence, c’est du délire : les états n’ont plus de contribution fiscale légitime des entreprises, et ce sont les PME qui trinquent pour les grosses.
      Cette illégitimité est cause de révolution, pour autant que le peuple soit aux abois, dans la faim, etc. Comme ce n’est pas le cas, la spoliation « non-illégale » des États et des peuples a encore de beaux jours, sauf effondrement.

      1. @Chabian(1/5 à 23h23)
        Plus que parfaitement synthétisé…! « I am d’accord… ». -:)

  12. Fiction pour fiction, je me permets ici un avis décalé et je profite ainsi de la porte ouverte :

    Quelqu’un a t-il remarqué que dans la vidéo remixée d’Imagine de John Lennon posté sur le blog de Monsieur Jorion, intitulée  » ce que vous voyez n’est pas réel mais pourrait l’être  » et où l’on voit toutes sortes de dirigeants douteux chanter la très belle chanson en question …………………………………………….l’Union Européenne n’existe pas !!!

    M.Cameron si ! Et aussi Madame May….mais bon, hein ….sont-ils représentatifs en 2019 de l’U.E ? J’en doute fort et je penche plutôt pour le Commonwealth.

    « Ce que vous voyez n’est pas réel mais pourrait l’être »… Diantre ! A un mois des élections européennes, l’U.E a disparu !!! Message subliminal ou codé ?

    Fiction pour fiction…

  13. Je préfère de très loin (et d’ailleurs je n’ai jamais vu un seul épisode de Games of Throne ! ) regarder sur une chaîne publique la série du Capitaine Marleau, car là, vraiment, ça décoiffe ! Je veux dire, cela fait du bien. On repart regonflé à bloc pour s’insurger dans notre monde d’injustices.
    Si elle bat des records d’audience à chaque passage télé ce n’est pas pour rien. Corinne Masiero qui incarne le capitaine Marleau est époustouflante dans son rôle de policière à la fois brute de décoffrage, attendrissante et aux petites remarques bien senties qui trahissent une féroce critique sociale. Une sorte de gilet jaune policière !
    Dit comme cela cela paraît totalement improbable, et pourtant, si, on y croit ; le personnage est là, avec une présence incontestable. Corinne Masiero a connu la célébrité tardivement, autour de la cinquantaine, mais quelle actrice ! Vraiment une très très grande dame. Anemone devait sûrement l’apprécier. Curieusement Josée Dayan, la réalisatrice de la série, entre parenthèses, Dayan réalise beaucoup de téléfilms, genre dans lequel elle excelle et où son invités de grandes pointures du cinéma français comme Depardieu, Adjani, Marielle, s’est défendue récemment dans une interview télévisée d’avoir les mêmes idées que celles du capitaine Marleau, qu’on perçoit bien ancrées à gauche de la gauche. L’interviewer est revenu plusieurs fois sur la question, rien n’y faisait, José Dayan ajoutait même qu’elle disait souvent à son actrice qu’elle ne partageait pas ses idées. Je me suis demandé quoi au juste elle ne partageait pas ? Sa militance ou sa critique sociale mordante ? Les deux ? Cette déclaration m’a vraiment déconcerté, car précisément ce qui fait le succès de la série, c’est au moins en partie les saillies très engagées du capitaine Marleau-Masiero. Dayan a tout de même donné un début d’explication : le capitaine Marleau-Maserio, improvise souvent pendant le tournage. Mais tout de même, on a là un auteur qui nous dit Madame Bovary ce n’est pas moi ! J’espère au moins que Dayan n’est pas macronnienne, ou socialiste tendance Hollande-Gluxmann, Pour avoir été au contact des policiers et policières dans ma vie professionnelle, je doit ajouter que ce personnage n’est pas complètement improbable, j’ai eu connu notamment un policier complètement déjanté, pas l’équivalent de Capitaine Marleau, pour sa critique sociale, mais tout de même complètement atypique, se foutant totalement des conventions.
    En tous cas, c’est rassurant de savoir qu’il existe, même si c’est dans le monde de la fiction, un policier de cette envergure !

    1. Bonsoir Pierre-Yves,

      Bizarrement, je sais pas pourquoi, j’ai un gros blocage avec les séries françaises. Soit ils font de l’amerloque et c’est ridicule, soit c’est franchouillard et ils font dans le grisâtre, comme Derrick faisait dans le verdâtre ! La plupart du temps c’est super mal joué et les moyens ne sont pas au rendez-vous, ça finit par faire chiche. Quelques productions en SF où le côté surjoué peut s’expliquer (Trépalium par exemple) et où la créativité finit par enlever le morceau, à l’arrachée… « Section Zéro » d’Olivier Marchal s’en sort pas mal, à l’économie de moyens version post-apo mais c’est du polar à la Marchal. Il est bon là-dedans. « Cannabis » tient la route, « Le bureau des légendes » mérite pas le ramdam qu’on fait autour, même si l’espionnage à la française reste crédible. J’préfère OSS !

      Je me demande si c’est pas une question de thèmes. Les séries françaises doivent impérativement trouver leur propre ton et leur « typicité » (« authenticité » ?) faute de quoi, ça ne marche pas.

      Quoiqu’il en soit, merci pour le conseil, je vais prendre le temps !

      1. Courez-y, un tout petit aperçu pour une mise en bouche, sur un seul épisode :
        Ce n’est pas franchouillard, c’est populaire, dans le bon sens du terme, car d’une réelle inventivité et pour dire des choses…
        https://www.youtube.com/watch?v=fnFi6Fr1khs

        Un petit bonus : Corinne Masiero avant l’élection de Macron donne un coup de main à Ruffin.
        Comme on peut le constater dans la vidéo, ce n’est pas une franchouillarde souverainiste et xénophobe qui parle.
        https://www.youtube.com/watch?v=TbJNMJKE0_Y

      2. PS. j’ai posté une vidéo où Corinne Masiero s’engage pour Ruffin. Je précise que ce n’est pas à des fins de propagande, c’est juste pour illustrer la personnalité de Masiero, résolument engagée du coté des plus faibles.
        Cela ne préjuge pas de ma position à l’égard de la France insoumise, qui demeure critique sur quelques points précis que j’ai déjà eu l’occasion d’exprimer.

      3. T’inquiètes pas Pierre-Yves : j’ai entendu dire qu’il y avait même des commentaires disant du bien ici de LFI qui n’avaient pas été censurés 😀 (ndlr la phrase qui précède ne peut pas être citée sans le 😀 , qui en est un élément constitutif intrinsèque et essentiel).

      4. Bonjour PYD,

        Je reviens vers vous après visionnage de la première saison de Marleau ! Bon, effectivement, en comparaison des séries habituelles françaises, celle-ci tire son épingle du jeu.

        Le format nous renseigne déjà, 1h30, on sort presque de la catégorie des séries pour rentrer dans le téléfilm, spécialité maîtrisée par Dayan, à l’évidence. Les moyens sont certainement au rendez-vous, et gomment l’aspect cheap des autres productions. Je suis pas spécialiste mais il faudrait se renseigner sur le matériel employé, peut-être cela fait-il une différence sensible.

        Sortie du format série pour des raisons de distribution, d’une part, on retrouve à chaque épisode une pointure cinématographique et cela se sent dans la façon de jouer. Les seconds rôles restent pour la plupart médiocres ou caricaturaux et c’est dommage. Sortie, d’autre part, dans le « stand alone » qui ne fait série que par la récurrence des personnages principaux, du thème et du lieu de l’action. On a beaucoup progressé dans l’écriture à ce niveau-là, c’est dommage de ne pas en tirer parti. Les personnages secondaires y trouveraient une épaisseur qui fait défaut et nuit à la profondeur globale de la fiction. On y croit moyennement.

        Comme vous le disiez, faut se fader l’enquête, si on n’est pas très « policier » (le genre, pas la fonction, hein !), le côté cousu de fil blanc jusque dans les rebondissements ferait presque sourire !

        La vraie réussite c’est évidemment le personnage éponyme, incarné par Corinne Masiero, vraiment habitée par le rôle ! Humour, décalage, saillies et références permanentes sont vraiment savoureux. On aimerait en croiser plus souvent comme elle (enfin bon…) mais, comme les poissons volants, ce n’est sans doute pas la majorité du genre ! (cf les scores aux présidentielles aux abords des casernes et les éborgneurs patentés qui circulent en ce moment…)

        En tout état de cause, la série passe la barre, certains plans sont vraiment réussis et la photo parfois très belle mettant en valeur une région vraiment magnifique.

        Merci de m’avoir un peu forcé la main ! 😉

  14. « Ce qui nous tue vraiment, c’est de nous ennuyer : nous n’avons pas été conçus pour ça ! ».

    Et pour tuer le temps, rien de tel que des mots effrayants.

    A ce sujet, comme on est à deux pas de la guerre civile, et que tout le monde à l’air d’y aller de bon pas, ceux qui ne veulent pas partager le steak et ceux qui ont faim, voilà une des petites histoires qui m’étaient contées alors que j’étais chez mes grands parents.

    Un ami de la famille passait prendre le café. De fil en aiguille, il arriva à un souvenir de la guerre d’Algérie. Souvenir ordinaire … Lui et ses « camarades » attendaient un des leurs dans un bled, ce dernier étant parti chercher des informations. Il est revenu les couilles dans sa bouche. De rage, ils ont brûlé le village. Je ne sais pas si femmes et enfants y sont passés…

    En France, tout ça, c’est pour bientôt il semblerait. Et là, on regrettera le temps où on s’ennuyait.

  15. Bonjour à tous,

    Ah! Que c’est bon de se légumer devant une bonne vieille série TV
    Pendant que le gilet jaune en découds avec le CRS…
    Cela vous a un p’tit air si follement décadent..!
    Pour un peu on irait bien se réchauffer aussi,
    Aux charpentes séculaires de Notre-Dame,
    Histoire au moins de pouvoir dire qu’on y était, merde!
    Quelle importance après tout,
    Puisqu’ Anémone l’a dit, c’est la fin…

    Et oui, me revoilà déjà…
    Pas trop de débordement en mon absence, je vois…
    Même si ça sentait un peu le salpêtre hier…
    Bon, encore un pétard mouillé…
    Cela n’a pas été encore la prise de la Bastille en tout cas…
    Tout ça ne vaut pas un épisode de Game of Thrones, en effet.
    Quel ennui n’est-ce pas ?
    Enfin, c’est pas comme si on était le blog le plus optimiste de…
    Au fait, de quoi c’était déjà..?

    Allez, ça ira mieux demain… Enfin j’espère!
    Eric.

    1. Ah ben nan, chuis désolé, j’peux pas l’samedi, j’ai exploitation de l’homme par l’homme comme tous les week-end depuis cinq ans, et vu c’que j’gagne, perdre une journée, y’a pas moyen… Sinon ç’aurait été avec plaisir.

      J’vous y retrouve où ? 🙂

  16. Bonjour 2!

    Ben voilà, ce ne sera donc pas une journée de perdue, et ça, c’est bon pour le moral!
    Comme me disait mon patron avant que je le quitte: « Toujours voir le bon côté des choses ».
    Allez courage, encore cinq petites années, après on verra…

    Eric.

  17. @Pierre-yves Dambrine,
    Allez! Encore un peu de légumage sur canapé (mais seulement avec des ships au nutella, hein!)
    Assez d’accord avec vous sur quelques séries françaises du moment, dont quelques unes sont vraiment réjouissantes au milieu du spleen mortifère ambiant …
    Marleau , Les Petits Meurtres, C. Renoir et quelques autres…
    …Même si la qualité ne tient pas qu’aux acteurs principaux et à leur engagement personnel* dont personnellement je me tape au plus haut point, mais aussi et surtout à l’auteur du scénario (je pense en particulier à Josée Dayan, excellente décidément!)
    Ah! Et puis on a -Le- chef d’oeuvre  » Un si grand soleil » plus fort encore que « plus belle la vie »…
    çui là même avec des lunettes noires, des moufles et mon sonotone en panne, impossible à supporter, enfin à part les pages de pubs …
    Oui, je sais : beaucoup trop intello pour moi…

    Eric.

    *Artiste engagé: Pléonasme laissant supposer que certains artistes pourraient ne pas l’être,
    Ou bien pas comme il le faudrait au regard de la bien pensance du moment.
    Mais ceux-la risquent d’être maudits à court terme en cas de récidive…

  18. Finalement, la question de Torpedo, peut avoir du sens. Pourquoi les séries ? L’intellectualisation venant comme alibi sur ce qui n’est finalement que divertissement au sens pascalien du terme.

    Au-delà des dispositions personnelles déjà évoquées, imagination fertile et goût pour la littérature fantastique – première lecture du Seigneur des Anneaux à 11 ans – la raison en est simple et la même que pour les jeux de rôles – ou la production de mathématicien en Europe de l’Est – y’a pas besoin de thunes ! Un crayon, quelques feuilles de papier et un set de dés, une carte de bibliothèque ou un abonnement internet à 30 boules et pis voilà.

    J’ai vu naître et mourir plus de mondes et d’univers que vous ne pourrez jamais en rêver, assisté à plus de batailles et vu mourir plus de héros que vos cimetières ne peuvent en contenir, arpenté les Terres du Milieu pendant des années et même mort dans les Forges d’Eregion il y a bien longtemps… Le tout, le cul vissé sur une chaise en buvant des cafés et en fumant des pétards avec une bande de bras cassés du même tonneau, pendant que les fils de bourges apprenaient la musique, faisaient de la voile et du polo ou préparaient leur ascension sociale bien méritée… Le tout pour trois kopecks et une bonne dose d’imagination.

    Face à la laideur d’ici, les jeux de rôles comme la littérature ou le cinéma vous offrent la possibilité d’un monde où, enfin, les gentils gagnent à la fin, où règne la justice et où les destins peuvent se forger en moins de six générations… Catharsis que je ne croyais affectée qu’aux sentiments négatifs mais qui se révèle flatter aussi nos espoirs, qui ne trouvent, hélas, plus d’ailleurs où se projeter et depuis bien longtemps.

    Tout ceci bien mieux exprimé par le petit Metal Hurlant déjà évoqué plus haut : ce qui compte vraiment n’a aucune valeur !

    1. « Face à la laideur d’ici, les jeux de rôles comme la littérature ou le cinéma vous offrent la possibilité d’un monde »

      Yep, à défaut de laideur, ça ne demande pas un gros investissement matériel et c’est donc accessible à ceux qui en ont envie, les jeux de rôle c’est un max de passion, entre autres, de l’imagination, un bon groupe d’amis passionné, et un jeu riche et intelligent, stimulant (faire des recherches), pour pas chèr. Top pour les ados , mais pas que.

      « J’ai vu naître et mourir plus de mondes et d’univers que vous ne pourrez jamais en rêver, assisté à plus de batailles et vu mourir plus de héros que vos cimetières ne peuvent en contenir, arpenté les Terres du Milieu pendant des années et même mort dans les Forges d’Eregion il y a bien longtemps… »

      Oui et le tout avec des poteau et potesses tous passionnés, quand au « milieu » d’untel ou d’untel , on s’en fichait totalement, s’amuser pour pas cher , des sandwichs de la bonne bière itou, oui , mais jouer jusqu’à 3 ou 4 heures du mat interdit la murge, sauf ceux qui veulent dormir (dans le jeu on peut mourir et ressuciter…). De très bons souvenirs, c’est certain !

      Catharsis, je n’en sais rien, why not ? Ah mettre la patée, dans un jeu de rôle… trop cool, exact, no way it’s only game ! 😉
      En la matière, il me semble, que la Vie, en particulier, et en général, ne manque pas de nous « offrir » de tels « cadeaux » (surtout quand tu vois la gueule du cadeau…mdr), voire de tels défis, non ?

      « Le tout pour trois kopecks et une bonne dose d’imagination. »

      Et connaître la joie d’être une Elfe. Entre autres. 😉

  19. Mon cher 2,

    Passer le WE à « bosser » pour pouvoir passer sa semaine « le cul vissé sur une chaise… » ,
    Ne vous oblige nullement à répondre à des questions que je n’ai pas posé.
    En effet vos paroles sont suffisamment transparentes pour que l’on puisse aisément se passer de le faire!
    Et l’on sent bien à vous lire que c’est surtout à vous même que vous répondez.
    Et loin d’y trouver matière à critique à votre encontre,
    Ceci me pousserait plutôt à vous dire que j’y vois du bon,
    Et qu’il est peut-être temps désormais de vous construire un univers plus… personnel.
    La vie n’est pas une question de quantité, mais essentiellement, de qualité.

    Bon Dimanche à vous.
    Amicalement, Eric.

    PS: Vous vous trompez, les fils de Bourges font la même chose que vous… Avec un peu plus de moyens.
    et ça devrait même vous encourager à faire différemment .
    Quant à cette laideur d’ici, regardez la mieux, et apprenez à la comprendre,
    Elle cache des beautés rares que vous saurez aimer.

    1. Bien d’accord avec vous sur les « beautés naturelles » dont je me gave tant et tant, les animaux aussi.

      « Très chasse, très pêche » c’était pas mal non plus ! 😉

      Bon dimanche !

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