59 réflexions sur « La tragédie du tourisme de masse »

  1. La conquête de l’inutile : les pionniers de l’alpinisme de haute altitude ne croyaient pas si bien dire.
    La conquête de la bêtise de haute altitude, pourrait-on ajouter.

    1. Que dire alors de la course automobile, de l’athlétisme, des sports d’équipe en général.

      Milliards de dépenses et d’infrastructures bétonnées pour tourner en rond ou courir après un ballon, milliards de fans.

      Tout ça a beau être vain et un peu pathétique, ça a bien l’air d’être également une part de ce que nous sommes….des grands enfants avec des gros jouets.

      1. Vous avez des enfants, des petits-enfants ? Vous voulez qu’il vivent ? Qu’ils soient heureux ?

        Alors il faut tout arrêter : la croissance, la concurrence, le pillage des biens communs de l’humanité, le gaspillage des ressources, la production de poisons et de déchets toxiques, chimiques, gazeux et nucléaires, les pollutions diverses, les aménagements insensés du territoire, la boulimie productiviste d’objets inutiles pour la seule satisfaction de besoins artificiels, l’obsolescence programmée, la publicité harcelante, racoleuse et insidieuse, la surconsommation, la nourriture toxique sans rapport avec les besoins nutritionnels, les transports sans mesure, l’urbanisation des esprits, l’implantation incontrôlée et infinie des grandes surfaces et des zones commerciales, la complexité liée à la numérisation, l’exploitation de la nature comme réservoir inépuisable et comme décharge, l’agriculture productiviste, consommatrice effrenée d’intrants chimiques, de pesticides, destructrice de paysages, la production d’Organismes Génétiquement Modifiés, l’élevage industriel et la maltraitance animale, la déforestation, l’irrigation démesurée, l’artificialisation des sols, la disparition du sable, la modification du circuit des eaux de ruissellement, la réduction dramatique de la biodiversité …

        Et le capitalisme sans foi ni loi, l’argent, la propriété, l’héritage, les intérêts, le mercantilisme sans bornes et la marchandisation de la planète, l’aveuglement de l’oligarchie mondiale, les dépenses inconsidérées des ploutocrates goulus, les guerres préventives et les guerres pour le contrôle des ressources en matières premières ou énergétiques, les ventes d’armes et la domination éhontée, immorale des marchands d’armes, les inégalités Nord-Sud, le dumping social et économique, les politiques sécuritaires, les injustices, les inégalités, les privilèges des classes dirigeantes, la mise sous tutelle de la démocratie, les pouvoirs organisés autour d’un homme seul et de son camp, la précarité et la flexibilité des emplois, le travail qui tue, blesse, déprime, stresse et avilit, les mensonges, la cupidité et les prédations mafieuses, la propriété démesurée, l’illimitation, le progrès sans conscience, le scientisme fallacieux et l’innovation industrielle gadgétisée, l’hégémonie et la rémunération d’actionnaires et de hauts dirigeants infertiles, la spéculation insatiable et le Trading haute fréquence, les paradis fiscaux, la libre circulation des capitaux, la loi du marché, l’enseignement de l’économie se prenant pour une science, le contrôle des moyens d’information par une poignée d’individus sans scrupules, la crétinisation médiatique, le cumul des mandats et les carrières politiques, la voracité des lobbies énergétiques, industriels, chimiques et des laboratoires, le renoncement des consciences et le fatalisme mou, l’affaiblissement du savoir vivre individuel et collectif, le mépris pour la Culture et la Création, le délitement des sociétés, l’évanescence des valeurs humanistes, l’individualisme, le repli sur soi et l’oubli de l’entraide, l’exaltation idéologique de la recherche par chacun de son seul intérêt, la généralisation du mal être et du mal vivre, l’expansion de la précarité et la mondialisation de la misère, la criminalisation de la contestation, la généralisation de la vidéosurveillance …

        Tout arrêter avant que l’espèce humaine ne commence à disparaître de la surface de la terre.
        Car nous en sommes là !

        Faudra-t-il attendre les premières centaines, les premiers milliers de morts d’enfants pour que nous regardions la réalité en face ?

        Alors, tous ensemble, débranchons tout.

      2. Peska, il y a deux listes aux européennes qui proposent tout ça. La première fera au mieux 1%, la seconde 0,5%. Votez bien. Car, même si votre voix est « perdue », elle s’exprime…

    2. C’est vrai que ça a un côté ridicule…tous ces gens qui se bousculent pour arriver sur le « toit du monde »… l’expression « crétin des Alpes » est en en train de perdre son sens ? Moi qui croyait que nous étions champions du monde…

      1. Ils sont responsables de leurs actes, tout à fait d’accord, mais alors qu’ils ne polluent pas par leur présence le toit du monde, comme ils le font d’ailleurs sans doute ailleurs, prisonniers qu’ils sont d’un cadre qui s’effrite sous nos yeux.

  2. A une culture de rétrécissement.

    Pas d’enfants, pas d’animaux domestiques, pas de tourisme de masse, pas de voitures particulières, pas de motos et de cyclomoteurs, pas de graisses durcies, moins de sucre, moins de tabac, moins d’alcool, pas de drogues.

    Plus d’humour, plus de culture, plus de sport, plus de bonheur, plus d’amour et d’affection, plus de soins, plus d’attention, plus de nature, plus etc.

    Du capitalisme à la générosité et à la gratuité.

  3. Une guêpe monstrueuse d’Asie apparaît soudainement partout aux Pays-Bas.

    Des rapports en provenance de tous les Pays-Bas font état de personnes qui pensent avoir vu une  » guêpe monstrueuse « . Selon l’expert Hisko de Vries de Waarneming.nl, toutes ces observations concernent le frelon européen et non le frelon asiatique beaucoup plus rare. Pourtant, il n’exclut pas la possibilité que cette espèce puisse encore apparaître quelque part.

    Par: Cobine van der Louw et Simone van Zwienen 24-05-19, 20:01 Dernière mise à jour : 22:08
    Source: Eindhovens Dagblad, le 24 mai 2019

    Le premier porte-cors asiatique de cette année a été trouvé lundi à Raamsdonk, dans le Brabant du Nord. Selon la Platform Stop Invasive Exotics Foundation, il s’agit de loin de la première observation de cette  » guêpe monstre  » aux Pays-Bas depuis sa première découverte en 2017. Un apiculteur de Raamsdonk a vu l’animal voler autour de sa ruche, l’a attrapé, l’a mis dans un pot, a pris une photo et l’a signalé sur Waarneming.nl. Là, le rapport a été confirmé par des experts », a déclaré Wilfred Reinhold, président de la plate-forme Stop Invasive Exotics.

    Le porte-cors est arrivé en France en 2004, avec un lot de poterie de Chine. De là, l’exotisme a commencé à se répandre. En septembre 2017, la guêpe est apparue pour la première fois aux Pays-Bas, notamment en Zélande. Le nid a été retrouvé et détruit à l’aide d’un drone. En 2018, l’espèce a été observée pour la première fois en août, de nouveau en Zélande. Puis il s’est également présenté à Rotterdam, à Spijkenisse et même sur un bateau à Amsterdam « , dit Reinhold.

    Beaucoup d’autres endroits

    Depuis que le rapport de l’apiculteur du Brabant septentrional est parvenu aux médias, de nombreux autres rapports ont été publiés sur Waarneming.nl, un site web de la Stichting Natuurinformatie sur lequel des observations de la nature aux Pays-Bas sont collectées. De Rotterdam, Leusden, Sittard, Enschede, Kampen…. C’est uniquement dû à l’attention des médias », explique De Vries.

    Les différences entre les deux espèces sont subtiles, reconnaît De Vries, qui comprend la confusion. Comparé au frelon européen, le frelon asiatique est légèrement plus petit et beaucoup plus foncé. L’abdomen est presque entièrement noir, avec une bande orange au bout. La sœur européenne a plus de rayures jaunes sur l’abdomen.

    Guêpe exotique

    Le porte-cors asiatique – comme son nom l’indique – vient d’Asie et est aussi appelé la guêpe monstre. C’est un animal agressif qui aime manger des abeilles mellifères et elles sont très importantes pour notre écosystème. D’autres insectes nourrissent également la corne asiatique, qui est un concurrent de la corne européenne. C’est pourquoi cette espèce a été désignée en vertu du règlement européen sur les espèces exotiques envahissantes comme une espèce qui doit être combattue.

    Aux Pays-Bas, les provinces sont responsables de la lutte contre cette guêpe exotique. C’est maintenant à la province de trouver et de contrôler le nid le plus tôt possible « , dit M. Reinhold.

    Selon les experts, il y aura sans aucun doute davantage de portes-cors asiatiques aux Pays-Bas dans un proche avenir. Il fait assez chaud de nos jours « , dit de Vries. Il est important de savoir où le porte-cors asiatique apparaît, alors veuillez transmettre les observations avec des photographies.

    source: https://www.ed.nl/binnenland/aziatische-monsterwesp-duikt-plots-overal-in-nederland-op~a4415b0d/

    1. Il y a un paradoxe dans le discours ambiant qui s’émeut d’une part de disparitions massives d’espèces animales et végétales mais s’applique d’autre part à lutter contre toute espèce qui tente de s’implanter dans une nouvelle zone géographique en la considérant (à tort ou à raison) à peu près systématiquement comme une nuisance. Il y a dans ce paradoxe, me semble-t-il, toujours la même immodestie humaine face à l’environnement, qu’on croit pouvoir contrôler alors qu’on y est en fait totalement soumis. Cette hostilité latente aux aléas naturels fait peut-être elle aussi partie du problème.

      1. Oui, c’est aussi flippant d’écouter ceux qui considèrent notre environnement comme accessoire négligeable, que ceux qui souhaitent ardemment le
        « protéger « ….

    2. @Johan Leestemaker
      Si l’article a été traduit en français avec DeepL, il semble qu’il y ait encore des petits problèmes.
      Hoornaar traduit en « porte-cors » au lieu de frelon 😉

      1. @arkao

        Je vous remercie de votre lecture attentive, j’adore recevoir des lecons. 😉

  4. Mais non, de quoi se plaint-on. Grâce à tout le dioxygène de leurs bouteilles, ces gens sont allés purifier l’atmosphère par le haut., sympathique non ?

    Version à peine plus sérieuse :
    Tout ça parce que dans un coin du cerveau il y a la structure grammaticale du superlatif (« le plus haut »).
    Il faut donc tout de suite arrêter l’apprentissage du langage complexe aux zenfants. Zonka obéir d’abord.

  5. C’est quand même le comble !

    Choisir, pour sortir du lot, cet objectif fou, payer 75 000 dollars, passer 3 mois à manger des boites de conserves, et mourir de froid ou de fatigue en faisant la queue, coincé dans une file qui n’avance pas, comme dans toutes ces attractions de masse où on a vendu des tickets en plus grand nombre qu’il n’y a de places.

  6. Je constate depuis 2012 une augmentation du tourisme de masse dans les îles Thaillandaises de la mer d’andaman.
    Celà est principalement dû aux touristes chinois qui s’ajoutent et parfois remplacent les touristes occidentaux.
    La sensation de masse est augmentée par le fait que ce sont pour la plupart des tour organisés,
    Quand 5 autocars arrivent et déchargent leur cargaison de touristes le terme de masse est palpable.
    Celà a augmenté la pollution jusque dans des endroits qui étaient encore relativement préservés et qui se retrouvent aujoutd’hui souillé de boîtes repas en polystyrène et autres bouteilles en plastique.
    Dans certains endroits des initiatives voient le jour comme le nettoyage des plages à Ko Lipe ou la fermeture de maya bay à Phi Phi pour y replanter du corail.
    Quand j’entends mon père me raconter ces voyages c’était très différent mais quand il’avait 20 ans nous étions 2 milliards et quand j’avais 20 ans nous étions 4 milliards.
    La planète à donc pris Des millions d’années à produire 2 milliards d’individus et moins de 90 ans pour ajouter 6 milliards d’âmes.
    Tous ne sont pas touristes mais une grande partie partage la volonté de découvrir le monde.
    Ou plutot partage la volonté de poster des selfie donnant l’impression qu’ils découvrent le monde car la course effrénée en avion, car, speed boat de ces groupes clos ne permet pas beaucoup plus.
    Le monde change aujourd’hui tellement vite. Pour beaucoups de personnes âgées ayant vécu leur jeunesse en périphérie d’une ville, y revenir 70 ans après c’est du tourisme découverte, rien n’est reconnaissable.
    Nous vivons donc des temps intéressants, pour la plupart des humains avant nous, leur vie allait se dérouler dans le même décor que leur père et grand père, à part une annexe au château et une nouvelle fermé ici’ou lå.
    En fait nous vivons dans une explosion de population, explosion qui éclabousse même le sommet de l’everest. mais celà nous paraît normal (de moins en moins) tant que rien ne s’y oppose.

  7. Arrivé à de tel sommet la moindre des choses étant de déféquer avec plaisir, petite montagne sur la grande montagne, modeste offrande au trait oblique supérieur.

  8. Arrivé à de tel sommet la moindre des choses étant de déféquer dans la joie et la bonne humeur, petite montagne sur la grande montagne, modeste offrande au trait oblique supérieur.

  9. Plus sérieusement (hélas)…quand on parle de tourisme, d’exotisme…un (gros) cailloux dans le marécage franco-« arabie » …
    Extrait significatif.. :
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     »  » « 
    ….. Le mois dernier, Loujain al-Hathloul a comparu avec d’autres militantes devant une cour criminelle. Le huit clos avait été décrété « par soucis du respect de la vie privée des accusées » a tenu à préciser le porte-parole du procureur, ajoutant sans pouffer que la justice saoudienne ne pratiquait aucune discrimination et que les femmes seraient traitées de la même manière que les hommes. Et pour contrecarrer la campagne d’indignation médiatique qui se préparait, le tribunal a libéré « à titre provisoire » et pour raison de santé, trois des onze militantes accusées….. Celles-ci étaient à peine rentrées dans leur foyer que des membres de leur famille étaient discrètement pris en otage…. Ainsi Salah al-Haidar est allé prendre en prison la place libérée par sa mère Aziza al-Youssef. Le fait que Salah soit binational Saudi-US n’a rien changé car Trump n’a pas même levé un sourcil.

    Un mot de trop peut conduire en prison. Un nombre indéterminé de militantes des droits humains, de blogueuses, d’écrivaines, d’étudiantes, de professeures sont détenues sans inculpation ni explication, la plupart du temps dans des lieux tenus secrets. Dans « ce pays où la femme n’est jamais majeure » un mot de trop peut conduire en prison rapporte la journaliste Alia Malek dans l’Orient-Le Jour.
    La répression qui cible les femmes est un nouveau moyen de terreur pour le pouvoir qui tient ainsi en laisse toute la population masculine qui tremble à l’idée que l’on pourrait martyriser sa mère, sa fille, son épouse, sa soeur.
    Lors d’un débat public au salon du livre de Riyadh, le professeur Anas al Mazrou qui avait osé demander en quel lieu étaient incarcérées les militantes des droits humains a été immédiatement interpellé… On est sans nouvelle! Il s’est évaporé comme s’il n’avait jamais existé. Manal al Sharif, la Jeanne d’Arc du permis de conduire qui est réfugiée en Australie résume le dilemme : « be quiet and get killed, or speak up and get killed »

    La passivité unanime de la société civile internationale est affligeante. Les cris d’indignation sont rares, alors il faut les saluer .
    Les parlementaires norvégiens et canadiens (aucun français?) ont proposé Loujain al-Hathloul, Nassima al-Sadah and Abdullah al-Hamid pour le Prix Nobel de la Paix.
    Dans le monde arabe ou seule la petite Tunisie est libre, il faut applaudir le courage de l’Association des Femmes Démocrates Tunisiennes qui à l’occasion d’une escale du Prince ben Salman à Tunis a déployé sur la façade de leur immeuble un calicot avec sa caricature brandissant un fouet pendant que le Syndicat des Journalistes Tunisiens déroulait une banderole montrant MBS armé d’une tronçonneuse.
    Enfin, le Président de l’illustre université de théologie de la Zitouna de Tunis (fondée en 737) a récemment refusé de décerner au roi d’Arabie un doctorat honoris causa expliquant à la télévision que ce diplôme n’était pas monnayable comme un banal pot-de-lait (sic).

    La France de Notre-Dame est silencieuse.
    Elle cultive ses valeurs à la corbeille, vend en douce des armes pour de mauvaises causes et tient des propos de camelot.
    Macron entérine les belles paroles sans conséquences lancées en l’air par Hollande en levant son verre lors d’un dîner rituel « Quand un homme est persécuté, quand un homme est humilié… la mission de la France, c’est de dire que cette victime persécutée, elle est française. Elle est française, pas par la nationalité, pas par les papiers, elle est française parce qu’elle souffre, parce qu’elle est seule » .
    Mais la réalité est moins lyrique : comment satisfaire un client en or infréquentable sans choquer l’opinion au risque de perdre les élections
    ?…….
     »  » « 
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    « Peu évoqué » dans… : https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/09/le-tourisme-nouveau-carburant-de-l-arabie-saoudite_5433628_3210.html

  10. Cette superbe photographie est exceptionnelle car elle pourrait appartenir un jour à ces images emblématiques qui deviennent les symboles d’un époque (par ex. le drapeau planté par les marines américains en 1945 sur l’île d’Iwo Jima ou bien, en 1967, contre la guerre du Viêt-Nam, la jeune femme à la fleur face à des policiers).

    La composition obéit aux lois classiques de la peinture. On y voit d’abord la beauté d’un sommet, le toit du monde et, depuis Horace de Saussure ou Caspar David Friedich, nous avons appris à admirer ce blanc sur un ciel d’un bleu intense. (Notez qu’un avion laisse une courte trainée stratosphérique comme pour mieux souligner notre emprise totale, sur « la Terre comme aux Cieux »). Mais l’œil est attiré par la diagonale ─ la diagonale du fou. Une guirlande colorée orne la crête et l’avant-plan dévoile ce qu’elle est : de riches alpinistes qui font bêtement la queue vers le sommet. Alors s’opère un basculement du grandiose vers le grotesque, du sublime vers le pitoyable.
    Comment ne pas penser aux lemmings ?
    Comment ne pas imaginer que nos congénères, l’un poussant l’autre devant pour accéder au sommet du monde, ne seraient pas en train de tomber dans le gouffre à pic que l’image nous cache ? Dans une attente impatiente, vaine et inexorable.
    Comment mieux montrer l’état présent de notre espèce, notre folie collective, notre incapacité à nous dominer en croyant dominer la nature ? Et bien sûr notre pullulation … Pauvres maîtres du monde.

    1. Sensible, poétique, pédagogique. Du particulier vers l’universel.
      Encore.

      Selon le Guardian, y’a des morts. Je n’ai pas d’autre information sur le sujet sauf le prix du ticket et de l’équipement en oxygène. On conclura que la classe moyenne-sup est en crise, l’ascenseur social devenant mortifère. Un Gilet Jaune de base ne connaîtra jamais ces frissons, c’est à ses détails qu’on les distingue.

  11. Et Macron qui souhaite accueillir dans un proche avenir 100 millions de touristes en France. C’est à dire une quinzaine de millions supplémentaires par rapport aux décomptes de ces dernières années. Comme il est clairvoyant ce petit monsieur !
    100 millions qu’il faudra nourrir et loger pendant quelques mois, pour qui il faudra produire plus d’énergie et gaspiller plus de ressources naturelles, dont il faudra « effacer » les traces c’est à dire assainir les eaux qu’ils souilleront, prévoir la pollution par les particules et les gaz à effet de serre de leurs bagnoles, faire venir d’Asie des produits pas chers et de mauvaise qualité pour qu’ils puissent consommer, consommer, consommer et en jouir, gérer leurs ordures ménagères qu’ils laisseront traîner sans les trier sur les plages, dans les rues, dans les bois et dans les prés, dans les collines et dans les montagnes, partout… Et tout, nous le savons, finit par retourner un jour ou l’autre dans les océans.
    Et ces 100 millions, ce ne sont pas des ultra-riches, ce sont les membres de ces classes dites moyennes et urbanisées, disposant de revenus au-dessus de la moyenne dont le rêve est de ne plus rien foutre pendant quelques semaines après avoir été exploités et méprisées ou humiliées pendant le reste de l’année.
    Oui, la gratuité pour les besoins élémentaires et des coûts très élevés- dissuasifs – pour le reste. Ne faut pas empêcher les gens de se déplacer pour découvrir les autres mais encadrer strictement le tourisme de masse. Associer les touristes aux réparations qu’ils rendent nécessaire.
    Le monde va changer, peu d’entre nous ont déjà une idée de ce qu’il sera nécessaire de mettre en place pour continuer à vivre encore un peu.

    1. « Et Macron qui souhaite accueillir dans un proche avenir 100 millions de touristes en France. C’est à dire une quinzaine de millions supplémentaires par rapport aux décomptes de ces dernières années. Comme il est clairvoyant ce petit monsieur ! »

      C’est dire s’il a réfléchi aux problèmes de l’écologie ! Ces 15 millions, ce sont bien sûr des chinois, qui feront 14000 km aller-retour en avion. Soit l’équivalent de 15 millions de gros véhicules en plus dans notre pays, disons des SUV dans lesquels les gens rouleraient seuls.

      Brillante analyse de notre chef d’Etat…après 3 mois de grand débat ! On ne veut pas faire de langue de bois, mais c’est la réalité…il réfléchit surtout avec ses amis du Cac40, c’est ça le problème…

      1. Un peu d’ironie.
        Je conteste votre dernière phrase.
        «Il réfléchit»: vous êtes généreux. Ses «reflexions» vont vous coûter un bras. Consolations: vous ne serez pas le seul. On pleurera ensemble avec ceux autour des rond-points. Et, LBD faisant, ça va leur coûter un œil…

        Mais surtout, il faudrait renverser votre proposition: les ceusses du CAC40 réfléchissent pour lui. Il n’a même pas la liberté de choisir la méthode ou le chemin. Ils lui fixent et l’objectif et les moyens. Alliance symbiotique du pognon oblige.

        L’autre face de la pièce: A quoi ça sert qu’ils se démènent à le faire élire si il n’est pas capable d’exécuter ?
        (en Britt: to deliver) Miser sur un tocard aurait été une grave erreur. Or, leurs tas de pognon montrent qu’ils font peu d’erreur. Leur pratique n’est rien d’autre qu’un investissement, aussi peu spéculatif que possible.

        Ce qui précède est inspiré de Julian Branco, «Crépuscule». Une lecture indispensable pour comprendre la corruption de notre époque et sa promotion.

    1. D’ac.
      Mais observons qu’il est capable de surmonter ses répulsions, créées de toute pièce à mon avis. Et pour être moi-même victime d’obsessions tenaces -pas du tout les mêmes-, je sais qu’il faut y appliquer une bonne dose de liberté d’esprit et sans doute d’amour du genre humain. Socrate…

  12. Quel que soit Le tourisme de masse il génère toujours de la pollution de masse (campings car, bagnoles, avions low cost, la surabondance des baigneurs sur les plages l’occupation des hôtels et des restaurants, les locations saisonnières, les stations de ski, les bouchons sur les routes et autoroutes et j’en oublie…..)

  13. Medellín, le 25 mai 2019

    @ Bernadette

    Evidemment vous avez totalement raison. Mais veuillez me permettre une petite observation.

    Dans la logique sectorielle (Paul dirait: des rapports de forces) du secteur (selon la classification ISIC/OCDE-OECD) du TOURISME, c’est un petit peu l’invers: c’est le CHOIX politique explicite pour (pro) un tourisme de ‘low cost’, qui ‘génère’ toujours, et partout et ‘automatiquement’, l’apparition des sociétés d’avions ‘low cost’, et, ainsi, des touristes ‘low cost’, qui en sa grande majorité, n’ont aucun respect pour la nature, le patrimoine culturel etc etc.

    Exemple? L’autodestruction CONSCIENTE de la ville d’Amsterdam.

    (J’ai lutté, durement, dans les années 2005-2006 pour convaincre les politiciens d’Amsterdam et du province de Noord Holland, de suivre le chemin sage de Botswana ou de Ecuador (Isles de Galapagos), avec leurs politiques EXPLICITES, SAGES et TRES STRICTES d’autoriser uniquement le tourisme de qualité et alors TRES chère, mais on ne voulait ni me croire qu’il avait des choix dans ce secteur, ni m’écouter… évidemment ‘les rapports de force’ dans le bilan se trouvaient déjà du coté des mafias de Ryan Air, de EasyJet, des DROGUES, des DISCOS et de la PROSTITUTION / la Traite des êtres humains et d’autres horreurs de pas mal de membres de l’espèce humaine.)

    Voilà, veuillez me permettre cette observation, un choix qui BIEN sur devrait rester sous contrôle d’un mécanisme de prix… des PRIX TRES TRES élevés, à fin de prevenir encore plus de desastres… (à comparer avec les observations de Paul en qui concerne les limites de la prise de décisions à travers du système politique classique. Pensez aussi aux paralleles en Suède, lorsqu’on a introduit des innovations institutionnelles profondes en premier lieu à Östersund, et après dans tout le pays, pendant la grande épidémie de 1918…:
    (https://www.theguardian.com/cities/2018/aug/29/how-spanish-influenza-helped-create-sweden-modern-welfare-state-ostersund) ).

    Heureusement, il existe toujours des exceptions comme hier à Paris…

    ¨Kyrie eleison¨ (¨Oh Natura, aie pitié de nous…¨ dans la traduction non-déiste de Spinoza).

    https://philharmoniedeparis.fr/sites/default/files/NPGS-24-05-20h30-Messe%20en%20si.pdf

    (à l’écoute via Facebook: https://www.facebook.com/PhilharmoniedeParis/videos/329809247694531/ )

    1. @Johan
      Le tourisme de masse représente une activité économique et des métiers à la clé.

      Il n’est pas possible de tout supprimé.

      Imaginez Johan que vous vivez dans une commune rurale où il n’y a plus rien de viable et que le pouvoir dominant communal n’est pas démocratique mais managerial.
      C’est à dire que ce pouvoir s’exerce en petit comité « royaliste » qui décide seul des grandes décisions budgetaires à prendre.

  14. @Bernadette

    Je vous remercie de votre éclaircissement.

    On dirait qu’il y a encore de l’espace pour quelques immigré(e)s chez vous!

    1. Je pense que les managers élus n’ont pas simulé l’aménagement du centre de la commune lorsqu’il pouvait le faire.
      Ceci offre une renaissance pour les grandes familles aisées du centre de la commune avec les jardins de la Mairie.
      Évidemment le transport par autocar n’est pas mis à l’ordre du jour, seule la bagnole est le moyen de transport le plus attractif pour aller prendre le TER à la gare la plus proche.

  15. Oh oui, faisons ça, la sélection par l’argent.
    ça c’est une des solutions qu’elle est bonne,
    ainsi nous éviterons que cette masse de geux sale, dépenaillé ne respectant rien ne dégrade nos si beau paysage, places réservées aux riches.
    Et puis cela nous donnera raison à Macron, tout le monde voudra ainsi devenir milliardaire pour pouvoir tourismé
    Comme pour l’environnement, taxons, taxons, il restera toujours quelques choses

  16. C’est étrange, il flotte depuis quelques jours des relents de puritanisme ou de « réforme morale » dans certains commentaires qui ne laissent rien présager de bon quant à l’avenir que nous préparent tous ces « gens qui nous veulent du bien »…

    Chacun étant prêt à interdire aux autres ce qui ne lui coûte rien.

    Un petit mix avec un pouvoir un tantinet autoritaire – genre les démocraties de l’est de l’Europe ou ce qui nous pend au nez avec les proto-fachos qui montent en ce moment – et c’est pas sûr que les lendemains ne déchantent pas un chouille.

    Le retour de balancier après le relativisme moral de ces dernières décennies sera-t-il préférable hors de la responsabilisation personnelle seule garante de nos libertés individuelles ? Pas sûr…

    En tout cas ça pue, d’un côté comme de l’autre.

    1. @ 2Casa

      ¨En tout cas ça pue, d’un côté comme de l’autre.¨

      Se pourrait-il que l’essentiel du message ne vous ait pas été transmis assez clairement ?
      À savoir, que le pendule que vous soulignez n’est plus capable de fonctionner parce que l’ensemble du système a atteint un niveau de désordre très différent, beaucoup plus complexe et sérieux ?

      (cfm Ilya Prigogine, alors un niveau de désordre sur lequel vos ¨libertés individuelles¨ ont été tellement réduites, que la responsabilisation personnelle n’est devenue qu’illusoire: une triste ‘plaisanterie’, avec des conséquences mortelles telles comme la disparition totale des centaines de milles d’espèces de vie)

      Si cela est la situation d’urgence, est-ce que vous pourriez nous donner une alternative de gestion?

    2. Un Dimanche électoral et pensif.

      ‘Chouille’ est un mot intéressant. Je le suppose dérivé de chouillat ( chouilla , chouillas?) par exemple  l’expression: ‘Un tel est un chouillat à droite de Gengis Khan.’

      Y-a-il une proximité avec ‘chtouille’? A l’origine ce mot désigne les effets spectaculaires d’une maladie sexuellement transmissible, qui affectent le genre masculin.
      Un exemple (auteur: Moshé Dayan reporté par Yves Cuau, dans ‘Israel attaque’ ):
      « Un patient est victime d’une chtouille douloureuse. Il consulte un spécialiste qui est formel: «Faut couper». Il refuse cette amputation. Le temps passant, le mal et la douleur s’aggravent. Il consulte un second spécialiste qui est encore plus affirmatif: «Inutile de couper maintenant. Ça va tomber tout seul…» »
      D’une certaine façon, le sens de chtouille s’est anémié et désigne un inconfort de santé pas aussi radical que celui porté par le sens initial.
      On constate donc que chouille et chtouille semblent se rapprocher…
      Je me demande si on peut retracer l’étymologie de ces 2 mots, ou sont-ils des créations spontanées?

      Toujours dans ces questions de vocabulaire, j’ai découvert un mot qui m’était inconnu: ‘inchoatif’. Wikipédia le connaît, sans être très informatif, surtout dans le contexte où il est relevé. Ce n’est pas de l’argot populaire, c’est déjà ça.

      La phrase dont il est tiré: «On ne saurait mieux exprimer le caractère initiateur, inchoatif de son énergie». ‘iniateur’ et ‘inchoatif’ sont en italique dans le texte. La personne visée est Christophe Colomb.
      L’auteur, Salvador de Madariaga, est un personnage multifacettes comme je les aime à priori: espagnole d’origine, sa famille émigre en France où il poursuit une très brillante scolarité couronnée par Polytechnique et l’École des ponts. Jeune adulte, il émigre aux USA et écrit en anglais. Son livre consacré à Christophe Colomb est d’origine en anglais, traduit en français par René Guyonnet en 1952. J’aime à penser que Salvador a soigneusement revu la traduction. Sinon, comment expliquer la présence d’un mot si recherché, ‘inceptive’ en anglais…
      Comme Salvador de Madariaga a fait une carrière remarquée dans des instances internationales dont l’ONU, je suppose qu’il est propre sur lui. Néanmoins son livre, ‘une référence, un portrait psychologique étonnant’ selon le quatrième de couverture, exprime une hantise, mais non une phobie, assez pénible car elle n’ajoute pas grand’chose au portrait de Christophe. Les 100 premières pages y sont presqu’entièrement consacrées, avec de multiples retours ponctuels dans la suite. Pénible et inutile. Il aurait dû écrire une étude sur les ‘conversos’ dans l’Espagne de cette époque et non se laisser envahir par un truc adventice. Sans doute, les massacres ethniques de la seconde guerre mondiale étaient encore trop frais à son esprit. Ou bien, une communion particulière avec son héros du moment?

      Salvador de Madariaga, Christophe Colomb, Calmann-Levy, 1952. Lisez-le si les rêves et les questions sans réponses vous attirent. Il n’est que le début d’une longue quête, que j’espère poursuivre.

      1. Daniel,

        Merci pour votre très informatif texte. Chouille de chouilla (chouia, tréma ?) effectivement, le reste est à votre libre et fertile appréciation.

        C’est fou ce à quoi peut conduire un dimanche d’élections !

        Johan,

        quand je parlais de balancier, je parlais de cette tendance qu’ont les moeurs humaines à osciller entre deux extrêmes (ici laxisme moral et puritanisme) aucunement des effets de nos comportements sur l’environnement que j’estime pour ma part – du haut de mon incompétence – irréversibles.

        Si les gogos de l’Everest n’ont pas conscience du ridicule achevé de leur comportement, je ne peux rien pour eux. Pas plus que pour les débilos qui pensent que l’accumulation sans limite est le sens ultime de l’existence.

        Jacquot se livrait dernièrement à un savant calcul concernant les restrictions à envisager pour annuler notre empreinte sur l’environnement. Ne partant pas des mêmes prémisses mais du revenu moyen des Français (2250 euros) et de notre consommation estimée en planètes (3.5) – soyons fous et imaginons une orgie capitaliste en faveur des 3.5 milliards d’individus les plus démunis soit 20 boules par personne comme calculé naguère par feu La Vigne pour résoudre la question du capital – le calcul est vite fait : 642 balles par tête de pipe et par mois.

        Ayant vécu avec ça il y a une quinzaine d’année, à système équivalent, je peux vous dire que c’est impossible sans finir fou furieux. Et pourtant je pars pas de très loin. Imaginez maintenant le reste de la population habituée à son petit confort, sa bagnole, ses vacances, les mouflets, le petits restos, les petits apéros, et tous ceux qui grattent à la porte avec un seul espoir : faire pareil !

        Vous voyez une solution ?

        Moi pas.

        Ce qui n’exclut pas que j’ai pas envie de voir des hordes de Jduc défiler avec leur bonne conscience en bandoulière pour m’envoyer faire du sport (tape-toi les 8 à douze bornes que je fais par service et t’auras pas envie d’aller jouer à la baballe avec des millionnaires décérébrés!) ou m’empêcher de boire un coup ou de fumer un joint (pas plus, ma santé ne m’y autorise plus) en regardant passer les filles !

        Ayant dépassé le seuil de pauvreté depuis l’année dernière, je dois avouer me vautrer dans un luxe et une opulence répugnantes, que je souhaite à tous mes contemporains : on aurait fait la moitié du chemin, dans un sens comme dans l’autre.

        Bon dimanche

      2. @Daniel
        Dans l’est (de la France), l’expression « faire la chouille » signifie faire la fête (bien arrosée)

      3. @ arkao
        Je suis surpris, sans contester. Polysémie ? Peut-on trouver un espace commun entre les 2 sens? Une dérive , ou un emprunt indirect?

        @ 2Casa
        Vous avez raison, l’origine est bien chouïa, un mot d’origine arabe, ou du sud de la méditerranée. Merci pour cet éclair.
        Du coup la filiation entre chouïa et votre chouille en devient improbable. Dommage.

        J’avais introduit Moshé Dayan en liaison (lointaine) avec Salvador de Madariaga, parce que son obsession et sa fièvre obsidionale personnelle qui obscurcit son livre est de vouloir prouver que Christophe Colomb est d’origine juive, un ‘mauvais’ converti et donc un dissimulateur. Tout au long du livre, il entasse ses preuves alors que le lecteur attend autre chose. Ceci dit, il en connaît un sérieux bout sur ce sujet historique en Espagne. Cette histoire est dramatique pour les ‘conversos’ démasqués, et dramatique pour cette collectivité, expulsée d’Espagne le jour même où Colomb quitte le port avec ses 3 navires. Une collectivité qui avait ‘2000 ans de présence dans la péninsule’ et l’expulsion, une ‘seconde diaspora’. Presque fatalement, on commence à croire qu’il parle pour lui-même.

        Un bon dimanche d’élection, ouaip.

      4. Je confirme « faire la chouille » pour « faire la fête » à l’ouest aussi. Sans doute une volonté inconsciente du Breton de minimiser : « non, non, on a pas bu tant que ça, une p’tite chouille, c’est tout ».

  17. Medellín, le 26 mai 2019

    @ 2Casa

    re: ¨Vous voyez une solution? Moi pas.¨

    1. Je vous remercie de votre transparence et le partage de pas mal de vos sentimens/émotions.

    2. Vivre dans le manque ou la pénurie de l’essentiel.

    Sans doute, vous le savez bien: cela c’est le sort de la très grande pluspart de l’humanité.
    Une situation desagradable, pour le formuler d’une manière élégante, provoquante de pas mal de problèmes, notamment en ce qui concerne la santé, et, les plus important, l’émotion de se sentir bien, heureux.

    Je ne sais pas comment vous l’appréciez, mais considérant les deux dernières sections de votre réponse, y comprise votre désir à nous tous? à moi?, j’estime que vous êtes un candidat quasi idéal pour nous éclaircir en ce qui concerne le développement de vos sentiments dans les dernières 15 années.

    3. Alors, suivant cette logique, c’est à dire, que l’essentiel de la vie humaine, ce qui le rend ‘humaine´, est et sera la recherche du bonheur, du bien-vivre, j’estime que nous nous trouvons tout près de ce que pas mal des institutions multilatérales, gouvernementales et ONG’s, ont formulé et transformé en instruments de mesure dans les dernières années. Pas le PNB, mais le HDI etc etc.

    4. C’est dans ce domaine de la recherche scientifique qu’on pourrait trouver les réponses clés à votre question à moi.

    Oui, bien sûr je vois des solutions.

    Et ce n’est pas pour la première fois qu’on se pose des questions comme la vôtre.

    Déjà dans les années 1950, un homme comme le dr. Albert Winsemius, oui le même architecte du modèle autoritaire de Lee à Singapore, identifiait l’intégration horizontale de l’industrialisation néerlandaise, comme une cause explosive des
    (1) migrations laborales anti-humaines (les espagnols, les maroccains, et, après, les autres) vers les Pays-Bas;
    et
    (2) la pollution incroyable causée par l’industrie chimique (pensez, par exemple, au scandale du Volgermeerpolder avec de la dioxine, à coté d’Amsterdam, par Philips-Duphar)

    tout ce développment grâce à la politique ‘excentrique’ après 1945, aussi alimentée par la ‘haine’ contre la guerre de la décolonisation de l’Indonésie (45-49), des coalitions politiques entre les social-démocrates et les catholiques, ‘étouffant’ la croissance de la ‘demande’, poussant vers la baisse, les salaires des gens.

    (Une politique ouvertement anti-Keynesienne alors).

    Paul Jorion est un des très peu des personnes ici au BLOG, sauf moi, qui a été témoin des EXPLOSIONS salariales dans l’année 1963, au commencement, à Amsterdam, et seulement APRES, cinq années après, répétés ailleurs, par exemple en France.

    Cette politique de l’étouffement salarial, contient plusiers paradoxes.
    – Au niveau du total de la structure économique, (en ce qui concerne le développement de la productivité, la connaissance, l’innovation, la ‘qualité’ des acteurs comme les entrepreneurs, les salarié.e.s, et, évidemment, la qualité du discours politique général).
    – Et aussi au niveau de l’individu. (Pensez aux philosophies ultra pessimistes / néagtivistes comme celles du monsieur qui écrivait que ‘l’enfer c’est l’autre’). Pas plus qu’¨¨exister¨, aucun bonheur, aucun plaisir, seulement des sentiments de pénurie, de ‘souffrance’, de l’irritation.

    L’enfer c’est l’autre, non, plus: l’enfer se sont tous les autres.

    Vous avez vécu vous-même dans votre propre vie ce paradoxe personnel, vous n’étiez pas du tout heureux.

    5. Qu’est-ce qu’on peut apprendre de cette situation des années 1945 – 1963/68?

    Vous vous souvenez du problème des lacs acides? L’industrie arrrièrée, employant le charbon comme source d’énergie, de l’Angleterre, sous l’impact des vents dominants du Sud-Ouest, polluant les lacs au Norvège et en Suède dans les années 1950-1960?

    Vous vous souvenez des remarques du Club de Rome sur cette situation, et pas mal d’autres?

    Vous vous rappelez également la découverte de l’externalisation de cette part des coûts de production?

    Dans le cas des lacs acides: problème résolu, et un cas ‘fameux’ et exemplaire de l’importance de la coopération internationale. La même chose en ce qui concerne l’autorité de la fleuve Rhin, et la lutte effective, contre la pollution des mines de K(alium) en France. Etcétera.

    Et les conclusions du Club de Rome en ce qui concerne la nécessité urgente du développement des stratégies de production-consommation circulaires et de la contraction générale de la consommation et, oui, aussi des taux de la naissance.

    (Je vous rappelle les conflits, aux Pays-Bas, entre les esprits ‘catholiques’ et les ‘esprits non-catholiques’ dans ce débat, l’intervention scandaleuse du Vatican, jusqu’à nos jours! Caïro – UNFPA 1994…..).

    Dans cette même période (1965), mon prof de chimie organique aux PPBB, nous donnait déjà la ‘prophétie’ suivante: ¨viendra le jour où ¨l’on¨ (???) sera obligé de restreinde l’emploi des véhicules / automobiles à des médecins et aux spécialistes définis comme indispensables, cela ne peut pas continuer.¨

    Et, répondant à la critique d’un des etudiants, que cela impliquerait une limitation de la liberté individuelle, et basée sur quoi? Le même prof répondait: ¨parce que, c’est la première fois dans l’histoire de la planète que nous sommes capables de CALCULER les impacts. Jamais avant dans l’histoire humaine, nous y étions capables.¨

    Je parle de 1965 – 1966.

    L’IPCC a montré, avec les meilleures méthodes, avec des gens de bonne volonté, que les mots de mon prof de chimie organique de 1965-1966, n’étaient que le début des calculs plus précis, mais aussi des retardements sans comparaison en ce qui concerne la TRADUCTION des avertissements scientifiques en décisions politiques fermes.

    Ce que nous savions DEJA en 1965-1966, c’est à dire, il y a 53 années, cela nous savons encore avec beaucoup plus de précision de nos jours.

    Oui: un monde heureux est possible, se trouve dans notre perspective, dans notre compréhension, dans notre ‘saisie’.

    La seule décision, M. 2Casa, est: veuillons nous que que votre SOUHAIT à tous vos contemporain.e.s soit réalisé si ou non?

    La seule voie, et je supporte Paul Jorion, est la voie de la PRIORITE du bonheur individuel, combiné avec la décision FERME de le réaliser.

    Et cela CONTRE toutes les prophéties qu´il n’aura qu’une seule alternative¨, c’est à dire: des gagnants et des perdeurs. Winners and losers.

    Non, mesdames Thatcher et May. Alors: vous deux vous avez su ce qui veut dire avoir tort et perdre.

    Simplement COMMENCER avec les changements précis, et bien définis dans l’ingénerie financière que Paul Jorion a proposé, changera immédiatement la nature du système même, et nous donnera à nous TOUS l’opportunité de sentir le bonheur que vous vivez chaque jour maintenant, et avec lequel je vous félicite de mon coeur.

    Et soyez convaincu, M. 2Casa, que l’opération précise dans le mechanique du secteur des ‘services financiers’ (OCDE-ISIC), a été observé par pas mal des femmes et hommes ‘aux boutons’, comme Mme. Delagarde, M. Zhou et aussi M. Draghi.

    Elles et ils ne sont pas folles et foux. Savent très bien que le système ne peut PAS continuer de cette manière.

    La fin de la vie de la structure même est là. Mme. Lagarde ne va pas voyager à Mars à fin de continuer son travail.

    Ella a lu les lettres de son prédecesseur J. Witteveen, qui vient de nous quitter.

    6. Ainsi, le paradoxe de la pénurie de l’essentiel sera résolu, et nous pourrions nous dédiquer aux AUTRES problèmes urgents, comme les maladies, les souffrances psychologiques et l’identification des nouvelles voies du développement humain, qui nous rendront encore plus heureures.

    B.à.v. et je vous souhaite à toutes et tous une vie heureuse!

    JL

    1. M. Johan Leestemaker,

      Toutes mes excuses, tout d’abord, pour la familiarité de ma réponse. Il me semblait que l’usage était plutôt à l’informalité sur internet. N’hésitez pas à me faire savoir si vous préférez Monsieur ou si un titre serait plus approprié. Je me conformerai à l’usage.

      Vous pouvez me tutoyer.

      Merci pour votre longue réponse argumentée comme à chacune de vos interventions. Quelques remarques :

      1/ Vos exemples, pour justifiés qu’ils soient, ne datent-ils pas un peu ? La situation s’est-elle depuis, améliorée ou dégradée et ce, de manière exponentielle malgré la pleine conscience que nous en avons ? A quel degré de précision faudra-t-il parvenir pour agir 😉 ? Quelle est l’inertie de ce que nous avons enclenché ? Effets de seuil et réactions en chaîne ?

      2/ Vous semblez évacuer la question qui, moi, me semble centrale, je vous cite : « simplement commencer etc » et qui est celle du rapport de force à instaurer pour simplement commencer à envisager de « simplement commencer », comme vous dites. De quelle manière ? Avec quelles forces ? Allez expliquer ça aux Gafa et autres multinationales de la finance, à Trump et aux Chinois, aux Indiens…

      3/ Vous êtes encore plus rêveur et « emotional » que moi en évoquant dans la même idée Lagarde (FMI) et la résolution des pénuries de l’essentiel (même si l’hypothèse martienne reste à envisager sérieusement en ce qui la concerne).

      4/ Comment allez-vous convaincre nos concitoyens du bien fondé de vos propositions ? Si tout le monde semble maintenant au fait de la gravité de la situation, je peux vous dire qu’à ma petite échelle il n’y a aucun changement des comportements excepté à la marge et pour les plus « vertueux ».

      Désolé Johan, je veux pas te ruiner le moral mon grand mais c’est plié !

      Peut-être que ce ne sera pas général et total, peut-être que les bunkerisés parviendront à s’en sortir, les transhumanisés à respirer du méthane, boire du chlore ou manger de l’uranium, les starcraftisés à rejoindre Christine, les cloportes à régner… que sais-je ?! Quoiqu’il en soit, à système équivalent pas d’issue et je ne vois pas de transition majeure se profiler.

      Est-ce si grave ?

      Veuillez recevoir, Monsieur, l’expression de me sentiments les plus respectueux.

      2Casa

  18. Medelín, le 26 mai 2019

    @ Caballlero 2Casa

    Question:
    Vous dîtes et vous me posez la question, dans vos propres mots, centrale:

    ¨De quelle manière?¨ ¨Avec quelles forces?¨ (quant au changement du cadre // du ¨frame¨)

    Réponse:

    Section 1

    Dans ma perspective, votre question ¨centrale¨ touche à la tâche de lier la vie cotidienne des productrices/producteurs des produits de ‘survie’ essentiels (blé, riz, maïs, soja, légumes, fruits, noix, olives, café, thé, cacao, bref, disons toute la liste de [ https://www.organic.nl/ ] ) à la préoccupation cotidienne des consommatrices/consommateurs: leur survie en bonne santé.

    Dé-commodifier cette ‘liaison’ entre production et consommation est, dans ma perspective, la seule et vraie voie INITIALE du changement du cadre, et en utilisant les innovations plus fortes de l’internet (blockchain, communication directe) il est déjà possible de (a) créer une transparence totale de l’impact du paiement des prix ‘justes’ du coté de la production, et (b) éliminer d’une seule fois la spéculation.

    Mme. Lagarde, je n’en doute aucun seconde, a été une des premières personnes, cherchant son bonheur et sa santé bronzée à travers de cette double solution (blockchain + communication directe).

    Section 2

    Le secteur des services financiers perdra rapidement sa fonction mystificatrice des dernières 160 années, puisque, l’introduction massive des blockchains et de la communication directe entre production et consommation (pour laquelle les consommatrices et consommateurs payent, et on pourrait s’imaginer la re-naissance massive, globale d’un mouvement radicalement démocratique coopératif, liant production et consommation), exposera sans grâce le rôle prédateur des banques.

    Dans la crise d’effondrement du système financier qui est imminente, Paul Jorion sera, entre autres, un des premiers spécialistes qui sera invité dans un comité de crise // de changement structurel (autres membres entre autres C. Delagarde, ms. J. Yellen, m. J. Attali, m. Zhou Xiaochuan, m. Ayeyemi et m. E. Sarmiento) à la BIS (Bâle, Suisse), pour introduire les quatre changements essentiels et urgents du système:

    * la ré-introduction de l’interdiction de la spéculation;
    * le frein total à la corruption// au blanchiment en introduisant des contrôles au échangeurs à La Hulpe et à Luxembourg et autres;
    * la (inter-)nationalisation du système de la classification et des règles comptables (y compris la fin tout ce qui a été ‘externalisé);
    * l’établissement de la chambre de compensation comme proposée par Keynes, et re-proposée par J. Witteveen et le gouverneur Zhou.

    Le paradoxe de toute cette histoire est que, même, non, plus fort: SURTOUT des politiciens autoritaires comme Trump, Duterte, Xi, Modi, Widodo et mme. Yacob, se confirmeront immédiatement à cette restructuration profonde et totale du système financier: puisque une restructuration qui donnera le coup de grâce définitif aux plusieurs mafias, et notamment celles des drogues.

    Ainsi, les deux ‘extrêmes’ du spectrum politique se toucheront, et seront bien surprises de se retrouver ensemble dans un monde structurellement changé.

    Fin des mafias, sur base de la simple connection directe entre la productrice / le producteur plus modeste et la consommatrice / le consommateur plus tout puissant.

    Et veuillez me croire: cet autre monde est plus proche qu’on s’imagine.

    Je vous prie, altamente apreciado Caballero 2Casa, de bien vouloir agréer l’assurance de ma parfaite considération.

    Bien à Vous!

    JL

    1. PS: et veuillez me pardonner mes erreurs de frappe et grammaticales. J’ai fait mon mieux, sans vérification chez deepl ou glosbe. Je suis un peu fatigué après une journée de plogging en plein soleil. JL

  19. PS: et veuillez me pardonner mes erreurs de frappe et grammaticales. J’ai fait mon mieux, sans vérification chez deepl ou glosbe. Je suis un peu fatigué après une journée de plogging en plein soleil. JL

    1. Cher Johan,

      Merci pour votre longue réponse.

      Ne vous formalisez aucunement pour votre orthographe, j’aimerais parler espagnol ou néerlandais comme vous parlez français !

      A vous lire il s’agit donc d’une solution technique (blockchain) doublée d’une désintermédiation (fin des marchands, ordre parasite intermédiaire) avec enfin la mise en place des « frappes chirurgicales » de M. Jorion (exception de jeu, fin des paris sur les effets de commerce, modification des règles comptables, chambre de compensation internationale).

      Il me semble que ma question se situe en amont, si l’on ne veut pas que tout cela reste un voeu pieu : de quelle manière comptez-vous imposer ces modifications aux tenants du pouvoir actuel (collusion économico-financière des élites = corruption chère à M. Morlie) ?

      Sans vouloir être rabat-joie, il me semble bien qu’effectivement, les solutions, on les a, peu ou prou et depuis un bail. Ce qui fait défaut c’est la capacité, la possibilité, de les mettre en oeuvre. Par quel miracle comptez-vous les imposer aux tenants corrompus du pouvoir (i.e. les mal nommées zélites) ?

      Je voudrais pas vous saper le moral, Johan, mais quand bien même vous y parviendriez par la voie démocratique (ce sur quoi je ne me fais mais alors aucune illusion) pensez-vous que « lémarché » (euphémisme moderne du putsch, de la déstabilisation démocratique et de l’embargo économique version Cuba ou Chili) se laisseront plumer par quelques gauchistes de base ?! Voyez la Grèce pour l’exemple le plus récent.

      Nan, nan, mon cher Johan, nous allons à la cata et de plus en plus vite, je pense qu’il faut l’accepter sereinement – pour nous qui n’y pouvons rien malgré notre bonne volonté et nos efforts individuels – et tenter de quitter la scène avec un minimum de panache : en ramassant le maximum de nos merdes et en essayant d’anticiper sur les conséquences de nos délires (ici je pense en particulier aux centrales nucléaires).

      Comme après une grosse free-party il est de bon aloi de ramasser les cadavres ! 😉

      Je vous souhaite, mon cher Johan, une excellente journée et une bonne fin du monde…

      2Casa

      1. Medellín, le 27 mai 2019

        @ Excellentissimo Caballero 2Casa,

        Je vous remercie de votre réponse claire.

        Je le regrette de ne pas être capable, ni tenir succès, en vous donnant un coup de main avec une libération de votre (auto?-)isolement apparent.

        Probablement c’est le ton de mon explication qui cause cette paralyse, alors, j’en assume la responsabilité.

        Mais, il y a une chose que je dois dire.
        Après tous les horreurs que je j’ai vu et vécu en Amérique Latine, Afrique et en Asie dans les dernières 45 années, j’aimerais vous confier une chose:
        Et c’est ma profonde admiration pour les femmes et les hommes de se battre, de vivre avec une résilience et une joie que l’on ne peut guère comprendre, après toutes les pertes personnelles qu’elles et ils ont dû souffrir.

        C’est probablement cet abime, Excelentissimo Caballero 2 Casa, qui nous sépare, savoir que l’amour de la vie même ne consomme pas d’énergie, mais PRODUIT d’énergie, et produit des miracles, jour après jour après jour: même contre-courant, contre le désespoir, contre le laxisme.

        La DÉCISION de ne pas accepter ¨laissez-faire¨.

        Quand même une belle et vieille expression et tradition francaise..

        Je la recommande, à toutes et tous.

        😉

        ¡Cuidase mucho, Excelentissimo Caballero 2Casa!
        ¡Le mando un abrazo y le deseo un feliz dia!

        JL

  20. Si la modernité commence quand les hommes ont voulu grimper sur le mot Olympe, elle s’arrête quand il y a la queueleuleu sur le mont Olympe.

  21. Le plus vieux tour operator du monde fait faillite.
    C’est un effet collatéral du Brexit, mais aussi un avant-goût de ce à quoi peuvent s’attendre les millions de touristes par voie aérienne en cas d’effondrement total ou partiel. Un risque à prendre désormais en considération avant d’entamer tout voyage longue distance, celui de rester en rade pour de long mois, voire longues de longues années, et même en cas d’effondrement irrémédiable être coupé de tout lien familial jusqu’à la fin de ses jours. A méditer !

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/09/23/thomas-cook-semble-se-diriger-vers-une-faillite_6012630_3234.html

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