Trump – Ceci fera-t-il la différence ?

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Il s’agit de la relation de son viol par Donald Trump, par la chroniqueuse E. Jean Carroll. Elle publie un livre à ce sujet, et donne une longue interview dans le magazine New York.

Ceci fera-t-il la différence ? Personnellement, elle ne le pense pas : « Son pouvoir est si grand que cela n’a aucune importance. »

Un excellent résumé de l’affaire dans l’entretien qu’elle a accordé hier soir au chroniqueur Lawrence O’Donnell. Ci-dessous.

P.S. Si tout ce que vous entendez là dans cet entretien vous fait pleurer, ne soyez pas gêné.e, vous n’êtes pas seul.e.

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13 réflexions sur « Trump – Ceci fera-t-il la différence ? »

  1. Medellín, le 22 juin 2019

    Ce n’est pas du tout étonnant que les Etats Unis d’Amérique rejettent la résolution des Nations Unies du VIOL comme une ARME de GUERRE.

    https://www.theguardian.com/world/2019/apr/22/us-un-resolution-rape-weapon-of-war-veto

    Le choquant est le support continuant du parti républicain…. la complicité…. tacite, explicite et claire.

    Elles et ils étaient là, et ne faisaient RIEN, RIEN, RIEN du tout pour arrêter la folie adulte.

    1. NEW-YORK NEW-YORK ! Yepa !

      « L’État de New York a voté une des lois les plus ambitieuses au monde »
      « L’État de New York a approuvé mercredi l’une des lois de réduction des gaz à effet de serre les plus ambitieuses de la planète, en contre-pied du déni climatique de Donald Trump. »

      « Cela veut dire que d’ici une trentaine d’années, la plupart des centrales thermiques ne pourront plus brûler de gaz naturel ou de charbon, et que la majorité des véhicules sur les routes devront être électriques ou à zéro émission. Sans compter le chauffage des logements ou l’énergie utilisée par les usines. »

      « Alors que Washington reste les bras croisés, New York montre la voie », s’est réjoui le sénateur démocrate Todd Kaminsky, un des principaux artisans de la loi.

      « L’État s’est fixé comme objectif intermédiaire d’une réduction de la pollution climatique de 40 % d’ici 2030, toujours par rapport à 1990. Et en 2040, 100 % de son électricité devra être sans émission de carbone. L’État est déjà bien avancé pour cet objectif-là, une grande partie de l’électricité provenant aujourd’hui du nucléaire (28 %) et de l’hydraulique (16 %), le gaz naturel représentant 35 %. Le solaire et l’éolien sont négligeables actuellement. »

      « Aux États-Unis, New York rejoint la Californie et d’autres États gouvernés par les démocrates pour compenser l’inaction climatique du gouvernement fédéral américain. Donald Trump a engagé le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, signé en 2015. Cela s’est traduit par l’abrogation de plusieurs réglementations adoptées pendant les huit ans de la présidence Obama. »
      http://www.nordeclair.fr/234234/article/2019-06-20/new-york-vote-une-des-lois-les-plus-ambitieuses-au-monde

    2. New York adopte une loi sur le climat très ambitieuse
      Par Aude Massiot — 20 juin 2019 à 06:22

      « Ils l’appellent le «Green New Deal new-yorkais». L’Etat américain et ses 19,5 millions d’habitants ont approuvé, mercredi, un projet de loi sur la transition écologique parmi les plus ambitieux du pays. Résultat de quatre ans de difficiles négociations, le Sénat de l’Etat, à majorité démocrate depuis les élections de mi-mandat de novembre, a obtenu de justesse, dimanche, un accord sur le contenu du texte. »

      « Il prévoit une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 85% d’ici à 2050 (par rapport à 1990). Les 15% restants pourront être compensés par des achats de crédits carbone, soit le financement de projets considérés comme bénéfiques pour le climat. Le texte appelé «Climate & Communities Protection Act» vise à promouvoir une transition socialement juste. Ainsi, 35% du budget de l’Etat sur l’énergie devra être dirigé vers des communautés à faibles revenus et victimes de la pollution. »

      « Après Hawaï, la Californie, le Nouveau-Mexique, le Nevada et Washington, New York devient le sixième Etat à adopter un objectif de 100% électricité décarbonée. Le nouveau texte va plus loin en visant 70% d’énergies renouvelables d’ici onze ans, et une élimination totale des émissions produites par les fournisseurs d’électricité d’ici à 2040. »

      « Actuellement, l’électricité new-yorkaise est produite à 60% par des sources décarbonées, essentiellement de l’hydroélectrique et du nucléaire. Pour remplir ses objectifs, l’Etat prévoit de déployer des éoliennes offshore, ainsi que des programmes d’installation de panneaux solaires sur les toits. »

      « Ce vote aura un impact économique de grande ampleur. Avec un produit intérieur brut (PIB) de plus d’1,5 billion d’euros, l’Etat de New York pèse plus que la Corée du Sud, ou encore la Russie. »

      « En septembre 2018, la Californie avait déjà posé les jalons d’une politique climatique ambitieuse avec le vote de sa loi dite «SB100». Elle entraîne l’Etat, au PIB plus important que le Royaume-Uni, sur la voie d’une électricité produite à 100% sans émission de gaz à effet de serre pour 2045. »

      « Sur le plan national, les démocrates les plus progressistes, incarnés par l’élue à la Chambre des représentants Alexandria Occasio Cortez, porte un «Green New Deal» aux contours encore flous mais dont le but est d’engager la totalité de la société dans la transition écologique. »
      https://www.liberation.fr/planete/2019/06/20/new-york-adopte-une-loi-sur-le-climat-tres-ambitieuse_1734601

  2. Et ce ‘gouvernement’ ne vise pas seulement les femmes comme ‘but’ précis de l’attaque, mais également les enfants: comment les dépriver du sommeil..

    Veuillez regardez et écoutez bien cette ‘dame’ (?) avocate au nom du ministère de la justice (?) des Etats Unis de l’Amérique, et l’expression du désarroi, de l’incrédutilité, de la perplexité au visage de la VRAIE Grande Dame Juge:

    https://twitter.com/nowthisnews/status/1142151178177978368/video/1

    La lâcheté: attaquons les femmes et les enfants…

      1. Et pour éviter que vous me direz et reprocherez: ¨on ne peut pas vous suivre, en anglais…¨: voici la source et la traduction des mots sages, adultes, importants et inoubliables de Glenda Jackson dans le Parlement, après la mort de la personne qui nous a imposé ¨TINA, There Is No Alternative, Il n’y a pas d’alternative¨.

        Le coeur de son analyse se trouve dans les mots suivants, des paroles d’alerte essentielles de la compréhension de notre actualité:

        ¨En revenant à la base du thatchérisme, j’en viens à la partie spirituelle de ce que je considère comme la piste désespérément erronée que le thatchérisme a prise dans ce pays. On nous a dit que tout ce qu’on m’avait appris à considérer comme un vice – et je les considère toujours comme des vices – était en fait, sous le Thatchérisme, une vertu : la cupidité, l’égoïsme, l’indifférence à l’égard des plus faibles, les coudes aiguisés, les genoux tranchants, tout cela était la voie à suivre.¨

        https://genius.com/Glenda-jackson-mp-house-of-commons-speech-on-baroness-thatcher-annotated

        quote

        House of Commons Speech on Baroness Thatcher
        Glenda Jackson, MP, le 10 avril 203, Londres.

        Glenda Jackson (Hampstead et Kilburn, Parti Labour )

        Il n’est guère surprenant que la baronne Thatcher ait fait preuve d’insouciance à l’égard de la soupe versée sur Lord Howe, étant donné qu’elle était parfaitement prête à l’envoyer au guichet avec une batte cassée.

        Lorsque j’ai prononcé mon premier discours à la Chambre, il y a un peu plus de deux décennies, Margaret Thatcher avait été élevée à l’autre endroit, mais le thatchérisme causait encore, et avait causé pendant la décennie précédente, les dommages sociaux, économiques et spirituels les plus odieux pour notre pays, pour ma circonscription et pour mes électeurs. Nos hôpitaux locaux fonctionnaient à vide. Les patients restaient sur des chariots dans les couloirs. Je tremble à l’idée de ce qu’aurait été le taux de mortalité des retraités cet hiver si cette version du thatchérisme avait été pleinement opérationnelle cette année. Nos écoles, nos parents, nos enseignants, nos gouverneurs et même nos élèves semblaient consacrer un temps démesuré à la collecte de fonds afin de pouvoir fournir le matériel de base comme le papier et les crayons. Le plâtre sur les murs de nos salles de classe a été maintenu en place par les œuvres d’art des élèves et des kilomètres et des kilomètres de ruban adhésif. Nos bibliothèques scolaires étaient dominées par des étagères vides et très peu de livres ; les livres qui s’y trouvaient étaient tenus ensemble par l’omniprésent ruban adhésif et les chutes de papier peint des enseignants ont servi à relier ces volumes pour qu’ils puissent au moins être accrochés ensemble.

        La manifestation la plus dramatique et la plus odieuse du thatchérisme a certainement été vue non seulement à Londres, mais dans tout le pays, dans les régions métropolitaines où chaque nuit, chaque porte de magasin devenait la chambre, le salon et la salle de bains pour les sans-abri. Ils se sont multipliés par milliers et nombre de ces sans-abri ont été jetés à la rue à la suite de la fermeture des hôpitaux psychiatriques de longue durée. On nous a dit qu’on allait l’appeler – on l’appelait –  » soins dans la collectivité « , mais ce qu’on nous a dit, c’est qu’il n’y avait pas de soins du tout dans la collectivité.

        J’ai été intéressé d’entendre parler de la volonté de la baronne Thatcher d’inviter ceux qui n’avaient nulle part où aller pour Noël ; c’est dommage qu’elle n’ait pas commencé à construire de plus en plus de logements sociaux, après avoir obtenu le droit d’acheter, de sorte qu’il y avait peut-être moins de personnes sans abri qu’il y avait. Comme l’un de mes amis l’a dit, à son époque, Londres est devenue une ville que Hogarth aurait reconnue – et c’est ce qu’il aurait fait.

        En revenant à la base du thatchérisme, j’en viens à la partie spirituelle de ce que je considère comme la piste désespérément erronée que le thatchérisme a prise dans ce pays. On nous a dit que tout ce qu’on m’avait appris à considérer comme un vice – et je les considère toujours comme des vices – était en fait, sous le Thatchérisme, une vertu : la cupidité, l’égoïsme, l’indifférence à l’égard des plus faibles, les coudes aiguisés, les genoux tranchants, tout cela était la voie à suivre. Nous avons beaucoup entendu parler, et nous continuerons d’en entendre parler la semaine prochaine, des obstacles qui ont été éliminés par le thatchérisme, l’établissement qui a été détruit.

        Ce que nous avons entendu, avec les mots qui tournent autour comme des étoiles, c’est que Thatcher a créé une société d’aspiration. Il aspirait à des choses. Un ancien premier ministre, qui avait lui-même été élevé à la Chambre des lords, a parlé de la vente de l’argenterie familiale et du fait que les gens connaissaient à l’époque le prix de tout et la valeur de rien. Ce qui m’inquiète, c’est que je commence à voir ce que pourrait être la réémergence de cette trahison totale de ce que je considère comme la base spirituelle de ce pays où nous nous soucions de la société, où nous croyons aux collectivités, où nous ne laissons pas les gens pour aller de l’autre côté. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, mais si nous revenons à l’apogée de cette époque, je crains que les dommages humains extraordinaires dont nous avons souffert en tant que nation et le talent qui a été totalement gaspillé en raison de l’incapacité de voir véritablement la valeur individuelle de chaque être humain ne se reproduisent encore.

        Mon honorable amie Mme Abbott a mentionné le fait que, bien qu’elle ait différé de Lady Thatcher dans ses politiques, elle se sentait obligée de venir ici pour rendre hommage à la première femme Premier ministre que ce pays avait produite. Je fais partie d’une génération qui a été élevée par des femmes, car les hommes étaient tous partis à la guerre pour défendre nos libertés. Ils n’ont pas seulement dirigé un gouvernement, ils ont dirigé un pays. Les femmes que j’ai connues, qui m’ont élevée et des millions de personnes comme moi, qui dirigeaient nos usines et nos entreprises, et qui ont éteint les feux quand les bombes ont explosé, n’auraient pas reconnu leur définition de la féminité comme intégrant un modèle iconique de Margaret Thatcher. Rendre hommage au premier Premier Ministre, désigné par le sexe féminin, d’accord ; mais une femme ? Pas selon mes conditions.

        Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

        unquote

  3. Elle a raison, « il » est trop puissant. Mais pourquoi est-il si puissant ? On le sait bien, c’est toujours pareil, parce que trop de gens devant lui ne pensent qu’à une choses, s’agenouiller, plaire. A commencer par notre cher président qui n’est avec lui qu’embrassades, poignées de mains, ronds de jambe et autres amabilités… Pourquoi changerait- « il » puisque tous en redemandent ?
    C’est si bon d’avoir ainsi, sous la main, toujours là, un bel et bon salaud qu’on peut tout à loisir moquer, dénigrer, accuser, mépriser… La chute sera sans doute lourde, mais Trump a encore de beaux jours devant lui.

  4. Trump dit que l’objectif de cette femme serait de faire de la pub pour son bouquin. Nul de peut vérifier ses dires.
    Le problème c’est que l’abus sexuel est très fréquent aux USA, et non seulement là, presque tous secteurs professionnels sont concernés, en particulier le show-biz, le cinéma, le théâtre……Je le sais car je communique avec des psychanalystes américains, et j’ai eu de chance de pouvoir dialoguer avec Ralph Greenson avant sa mort, celui qui a analysé une pleiade d’actrices, entre autress.

  5. Je ne pense pas que cette affaire puisse l’atteindre…

    Voila à quoi on arrive, lorsque la désinformation générale nie tous les aspects néfastes de la « religion féroce ». La rupture de confiance est brutale, et on est prêt à tout pardonner à ceux qui la pourfendent, que ce soit avec justesse ou non.

    Une grande part des américains est prête à tout à pardonner à Trump, le viol, la tricherie aux élections avec la complicité de la Russie. Pour peu qu’il réussisse à lancer une guerre, et que les américains (qui aiment bien les flingues et les bombes) voient quelques explosions spectaculaires…il pourrait bien être réélu…

      1. Julien tu m’as mal compris, ou bien je me suis mal exprimé.

        L’ « agent orange » Donald Trump n’a rien pourfendu, mon idée est qu’il n’est qu’une instance de plus des médias publicitaires, peut-être même un média publicitaire lui-même.

        Mais avant lui, bien d’autres personnes (dans les partis traditionnels) se sont fait les véhicules de la « religion féroce », ils se sont dévoués avec acharnement à nier certains défauts structurels du capitalisme, en particulier la disparition du travail. Nous avons en ce moment en France un exemple magnifique, avec E. Macron, mais avant lui Dominique Strauss Kahn…et d’autres.

        L’ « agent orange » Trump en MIMANT la contestation de cette idéologie du « laisser-faire laisser-aller » (médias menteurs, protectionnisme sur les jobs), comme le font toutes les extrême-droite européennes, a rompu un interdit aux USA. Il a ainsi remporté je jackpot électoral, et on lui pardonnera tout, même le viol et la guerre…c’est une sorte de remerciement que lui donne une part de la société, pour avoir osé « mettre les pieds dans le plat ».

        C’est peut-être là très grande erreur de E. Macron. Il se prend pour un résistant, alors qu’il génère lui-même les conditions de l’émergence d’un contestataire du même type dans notre pays, à qui à notre tour, nous serons prêts à tout pardonner.

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