« Paul, comment arrives-tu à donner un message d’espoir aux jeunes de 20 ans ? »

À propos de Des robots intelligents seront nos successeurs. Ouvert aux commentaires.

Tu connais mon point de vue : si nous, êtres humains, transmettons le bâton à des machines intelligentes qui seront nos descendantes, créatures moins fragiles que nous, moins liées à un environnement extrêmement particulier, nous aurons été des génies dont l’univers tout entier sera glorifié (même si le même miracle de la complexification, de la structuration, de la néguentropie, a déjà eu lieu ailleurs à notre insu).  

P.S. Bien de notre cruauté, de notre brutalité, nous serait alors pardonné (ce dont nous avons un immense besoin).

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59 réflexions sur « « Paul, comment arrives-tu à donner un message d’espoir aux jeunes de 20 ans ? » »

  1. Un des petits plaisirs de mon grand âge est la lecture des descriptions de catastrophes à venir. J’ai passé mon enfance dans les récits de la guerre qui venait de se terminer, dans une ville dont le centre était plein de grands trous qui restent après qu’on ait évacué les ruines des bombardements. J’étais au lycée quand la crise des missiles de Cuba a amené notre professeur de philosophie à annoncer: « Pour le cas où nous serions encore vivants vendredi prochain, voici le sujet de la dissertation. » Et le professeur de géographie, avec les courbes de la démographie et de la production agricole: « Il va falloir s’habituer à moins manger. » Il y a eu le SIDA. Il y a eu l’hiver nucléaire qui supprimerait la vie sur Terre bien plus sûrement que les bombes. Comme les premiers Chrétiens, mais moins joyeusement, je voyais la fin du monde arriver de mon vivant. Et puis je me suis dit que ça n’arriverait pas, mais qu’il fallait plutôt lire Primo Levi (les naufragés et les rescapés), David Rousset (l’univers concentrationnaire), Jack London (le talon de fer) pour avoir idée de l’avenir de l’espèce humaine. Aujourd’hui, en contemplant la collapsologie et le spectacle Greta, j’ai trouvé la sérénité. Le besoin de malheur futur est indispensable à l’âme humaine, comme la bigoterie et l’envie, et le besoin de pouvoir et de soumission. Les formes que ça prend en ce moment sont quand même moins inquiétantes que quand les Européens s’entretuaient autour du salut éternel (je suis en train de lire les mémoires de Michel de Castelnau, diplomate pour le roi de France, elles vont de 1559 à 1569).

  2. Considérer la terre dans son ensemble comme un être vivant est une vue de l’esprit comme seul l’être humain en est capable (comme dit Jay Gould ; « une métaphore, pas un mécanisme »)
    Car c’est oublier un peu vite que ce qui caractérise un être vivant c’est sa faculté de reproduction.
    Je lis : « In bestselling books such as The Revenge of Gaia, Dr Lovelock argued that humans have exploited Earth and the “old lady” would eliminate us unless we treated her with greater reverence. »

    Et ça continue par: « That is why the Novacene will start, he now reasons: because a superintelligence will recognise that all living tissue will be consumed by climate crisis and will act with Gaia to keep the life going. »

    Avec des considérations de ce genre, on peut prêter vie et intelligence à n’importe quel ensemble un peu complexe – un agrosystème forestier par exemple.

    En ce qui concerne le message d’espoir que nous les adultes serions censés donner aux jeunes générations, je ne vois pas en quoi le fait de leur dire qu’ils seront à terme remplacés par des machines « intelligentes » serait pour eux un réconfort.
    La question est plutôt : pourquoi devrions-nous donner aux jeunes un message d’espoir ?
    La réponse serait : hé bien parce que nous les avons engendrés. Si l’on ne croit pas au futur de l’humanité, il n’aurait pas fallu…, il faut arrêter de procréer.
    Certes, mais le problème c’est que entre le moment ou vous avez 25 ans (et des lendemains qui chantent) et le moment ou vous avez des petits-enfants de 10-12 ans qui vous disent « Dis papy, pourquoi tout le monde me dit que le monde dans lequel je vivrai quand je serai grande sera tout pourri ? » (dixit ma petite fille de 11 ans), hé bien entre les deux, il s’est passé quelque chose. Quelque chose qu’on n’avait pas en tête quand tout allait bien, que le chômage était inexistant ou presque, que le sida n’existait pas, que l’inflation vous permettait de rembourser votre appartement à moindre frais, que les russes étaient peut-être une menace – mais lointaine – ou peut-être même un espoir. Et en plus on avait les Beatles et les Stones.

    Et maintenant que j’ai vu de quoi l’homme est capable, dans le pire comme dans le meilleur, je n’ai pas de réponse.

    1. « ce qui caractérise un être vivant c’est sa faculté de reproduction »

      Faux ! se reproduisent seulement les êtres vivants dont l’espèce échoue à les maintenir en vie éternellement.

      « ce qui caractérise un être vivant c’est sa faculté à se maintenir en vie »

      Ce qui peut s’appliquer à la Terre vivante.

      1. Bonsoir,

        Paul répondait à merlin ll :  » Faux ! se reproduisent seulement les êtres vivants dont l’espèce échoue à les maintenir en vie éternellement ».

        Juste un éclaircissement…
        Il existerait donc des êtres vivants dont l’espèce parvient à les maintenir en vie éternellement?
        Un exemple concret peut-être?
        Juste pour savoir à quoi pourrait ressembler une humanité éternelle, si elle advenait…
        Merci d’avance.
        Eric.

      2. Euh Paul,

        « Faux ! se reproduisent seulement les êtres vivants dont l’espèce échoue à les maintenir en vie éternellement. »

        Je ne vois pas trop le rapport entre « êtres vivants » = individus réels physique et « espèce » = concept théorique provisoire. Depuis quand un concept échouerait ou réussirait d’ailleurs à maintenir en vie ? Pas capté ta réponse exclamative !

      3. @toutvabien

        Création et re-création permanentes.

        Comment la nature résiste aux agressions humaines

        DES ÉCOSYSTÈMES DYNAMIQUES

        « Et si la véritable force des écosystèmes se cachait, non dans leur capacité à résister au changement, mais dans leur capacité à se réinventer ?
        Et si la clé de leur longévité résidait dans la fluctuation, et non dans le statu quo ? »

        « C’est cette nouvelle perspective écologique qui est aujourd’hui en train de s’imposer parmi les spécialistes. »
        « Une perspective qui trouve son point d’origine dans les travaux fondateurs de Buzz Holling sur la « résilience » des écosystèmes. »
        De quoi réfléchir à ce qui est naturel et ce qui ne l’est pas…
        « Avec l’empreinte humaine crois sante sur la planète, nous trouverons de nombreux ‘nouveaux écosystèmes’ remarquablement résilients qui ont appris à vivre sous les perturbations, prédit Shonil Bhagwat, du laboratoire d’écologie à long terme de l’université d’Oxford, en Angleterre. Ils présenteront un assemblage d’espèces que nous n’avions jamais vu auparavant, et ils continueront d’interroger notre perception de ce qui est naturel.  »

        « Loin d’en faire un droit à détruire, les spécialistes de cette écologie dynamique y voit la promesse d’une nouvelle alliance. « L’homme et la nature ne sont pas séparés, ils ont une trajectoire commune, ils subissent ensemble les chocs, note François Bousquet, chercheur au Cirad. La vision Homme versus Nature est aujourd’hui très minoritaire dans le milieu scientifique.  »
        « Et cette alliance repose sur un nouveau credo : la clé de la préservation de la nature réside moins dans notre capacité à la conserver que dans son incroyable capacité à se réinventer. «
        https://www.science-et-vie.com/archives/face-aux-agressions-humaines-l-incroyable-force-de-la-nature-33069

      4. @Dundee
        Le déni prospère en laboratoire, la résilience du plus grand prédateur est fantastique.
        ce qu’il en est:
        -30 % des oiseaux communs en quinze ans en France,
        -40 % des populations de chauves-souris en dix ans,
        -80 % des insectes jusque dans le cœur des espaces naturels…
        Les espèces disparaissent à un rythme 100 à 1 000 fois supérieur à celui connu au cours des temps géologique

      5. « Le déni prospère en laboratoire »

        Vous vous méprenez et vous vous fourvoyez totalement. Loin de dénigrer quoi que ce soit, au sujet de ce que vous évoquez (d’ailleurs indiqué dans cet article); ce m^me article fait un état des lieux, de la part de ces scientifiques, de la capacité de résilience des écosystèmes, du vivant (comme évoqué dans votre post sur l’arbre zombie auquel le mien faisait écho…). Capacité bien connu de tous les écologues et biologistes, entres autres, bien avant les écrits de ces auteurs, sans parler des médecins généralistes, voire des chirurgiens. Forts de ces analyses, ces scientifiques parlent effectivement d’une façon évolutive d’appréhender l’écologie qui tiennent compte de ces analyses et de ces études sur le terrain (dont certaines depuis plus de 30 ans), une vision non pas de l’homme/la nature et sans en faire un « droit de détruire ». Cette harmonie reste, tout comme la capacité qu’a la nature de se recréer, à recréer également, au fur et à mesure que nos connaissances nous permettent de mieux comprendre l’incroyable force, mais aussi la fragilité des ecosystèmes et du vivant.

        Aucun déni. Je vous laisse à vos affirmations péremptoires radicales déplacées et hors sujet, que je ne partage pas du tout. Et c’est mon droit.

        J’ai dit !

        Amicalement votre.

  3. Des machines, nos descendants !?!
    Des machines intelligentes inventées par nous nous succédant sur la terre !?! : conte de fée, pensée magique…

    Plus précisément, pensée sacrificielle : le salut du génie humain passerait par le sacrifice de l’humanité !…

    Didi dans « Le Lotus Bleu » pense à peu près la même chose :
    « Lao-Tseu l’a dit : il faut trouver la voie!… Moi, je l’ai trouvée!… C’est très simple : je vais vous couper la tête!… Alors, vous aussi, vous connaîtrez la vérité!… »

    De l’inanimé à l’infravivant, de l’infravivant au vivant, du vivant à l’homme, l’évolution s’est faite sur des milliards d’années et nous serions capables de faire mieux en quelques générations ?!? Illusion (et orgueil) sans limite…

    PS. Rêver d’un avenir sans homme et en attendre le pardon de notre cruauté, curieux paradoxe (ou parfaite continuité)

      1. Dans un tube à essai vide et propre apparaissent des moisissures, Pasteur en donne l’explication : aussi vide et propre qu’était le tube à essai il contenait d’invisibles microbes. Pasteur eut à faire face, parmi les savants de l’époque, à l’opposition de ceux qui croyaient (dont mon aïeul Paul Broca) en la génération spontanée. Et pourquoi croyaient-ils si fort, ces scientifiques d’alors, à cette ineptie qu’est la génération spontanée ? Parce qu’elle leur permettait de réfuter la génération divine du monde vivant. Ils ne voulaient donc pour rien au monde y renoncer. Pourtant ils avaient tort (leur foi en l’absence de foi était plus forte que leur raison) et Pasteur avait raison.

        Vous faites une erreur très semblable à celle de ces savants qui s’opposèrent à Pasteur. La croyance en l’apparition de machines intelligentes qui nous succéderaient est au fond l’équivalent de la croyance de ces savants du XIXe en la génération spontanée. Tout, même l’absurde, plutôt que l’inconnu, plutôt que le mystère de la vie…

      2. On peut toujours dire d’une hypothèse qu’elle est scientifique mais, tant qu’elle a n’a pas reçu le moindre début de vérification, le qualificatif est vide de sens.

      3. Vous jouez sur les mots.

        Il reste que l’évolution de l’humanité vers une société de machines (comme d’ailleurs aussi son salut par l’exil vers d’autres planètes) est une « hypothèse » dénuée de toute espèce de vraisemblance, car niant ce que nous sommes, niant le monde tel qu’il est ; et elle est terriblement décourageante pour les jeunes générations, comme pour les moins jeunes.

        Ah, ce besoin de sacrifice… Éliminons l’humanité, si coupable, et viendra le salut…

  4. Dans le N° 316 (mai 2019) de « I love english World » je lis 10 raisons d’être optimiste (10 reasons to be optimistic)

    1. Le monde n’a jamais été aussi riche et la richesse équitablement répartie (c’est ce qu’il y a d’écrit)
    2. Le monde est devenu moins violent
    3. La conscience écologique est plus développée
    4. On devient davantage tolérant (racisme, pratiques sexuelles…)
    5. On est sur le point de résoudre le problème de l’énergie (renouvelables, énergie de fusion prévue pour 2030)
    6. On vit plus longtemps
    7. On guérit plus de maladies
    8. On a plus de liberté individuelle
    9. On devient plus intelligents (le QI moyen est 30 point au dessus du score d’il y a un siècle; meilleure alimentation, meilleure éducation)
    10. On devient plus heureux (il y aurait corrélation entre sentiment de bonheur et revenu annuel jusqu’à 50 000 $ par an)

    Elle est pas belle la vie ?

    1. J’en ai déjà parlé, c’est la thèse de Steven Pinker.

      Ça parle des individus – formidable !
      Ça n’a aucune pertinence pour l’espèce dans son ensemble, dont les contraintes sont différentes – zut !

  5. Chères toutes, cher tous,

    Pour faire court, mon épouse et moi sommes rentrés en écologie afin de pouvoir regarder nos enfants quand ils nous demanderaient ce que nous à notre niveau nous avions fait.

    Ils ont vécus certaines de nos luttes ou nos commentaires comme des actions militantes pleines d’anecdote comme les nuit des néons ou avec des copines et copains de sortir du nucléaire nous allions éteindre (interruptive extérieur pour les pompiers) les néons des magasins en ville et centres commerciaux et nos rencontres avec les condés.

    Aujourd’hui ma fille 21 ans a fait un grand nombre de manifestation cet hivers tant avec les gilets jaunes que celle contre le climat.
    Elle est étudiante et a choisi comme autre mode d’action de ne plus manger de viande.
    Mon fils après un bac pro en production horticole chez un maraîcher bio continue sa formation en alternance en BTS à Angers.
    Pour lui donner à manger au gens et du bon manger comme il dit c’est son crédo.

    Quand on discute si un jours on sera grand parents, ils ne savent vraiment se projeter.

    Alors pour répondre à la question du message d’espoir que pouvons nous dire au travers de notre expérience.

    A la maison il n’ y pas un jour ou ne nous ne nous indignons devant la marche du monde.

    Et pourtant dans ce bain critique basé sur la science et la raison (c’est le minimum) et avec l’apport des sciences sociales nos enfants ne craignent pas l’avenir.

    Ils disent avoir confiance dans le chemin qu’ils suivent et semblent structuré par la lutte.

    Nos manif ensemble, l’expérience de se faire nasser, nos discussion âpre avec des Camilles radicaux à la ZAD de Notre Dame des Landes et autre expériences de lutte leur donne peut être l’idée qu’ils sont dans l’action.

    Je continue à réfléchir car j’suis pas sur d’avoir bien les idées claires et ne voudrais pas projeter ma bonne conscience dans ses propos.

    Au plaisir de vous lire, avec toute ma tendresse, Pierre de la tribu des Queralt’s.

  6. Lovelock pense qu’il restera des humains, alors est-ce vraiment le même scénario que le votre ?

    Il a une pensée atypique ce Lovelock, découvreur de l’hypothèse Gaïa, un temps contestée par Richard Dawkins.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Hypoth%C3%A8se_Ga%C3%AFa#Ga%C3%AFa_et_le_darwinisme

    A propos de la théorie de l’évolution, quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi aucun ancêtre des cétacés n’est doté d’un évent situé quelque part entre le bout du museau et la nuque ?

    Que je puisse cesser de douter d’elle ou bien continuer à la considérer comme incomplète.

    1. « Lovelock pense qu’il restera des humains, alors est-ce vraiment le même scénario que le votre ? »

      Oui, c’est vrai, il pense que les robots intelligents voudront encore garder quelques humains au Pôle Nord comme esclaves. Je ne vois pas trop pourquoi. Pour aller acheter les croissants ?

      1. Si ces robots sont réellement intelligents , ils garderont précieusement des être humains car ils sauront qu’ils sont infiniment plus complexes et durables qu’eux

      2. A moins qu’à défaut d’être intelligents, ces robots soient ultralibéraux, c’est-à-dire « déterminés, ayant le sens des responsabilités (et une fortune personnelle) », auquel cas une rapide étude de coûts leur apporterait la preuve que maintenir en vie un truc qui dépend de l’oxygène dans l’atmosphère, a besoin d’eau potable et d’aliments assimilables, et crève à 46°, est le genre de luxe qu’on ne peut plus s’offrir.

      3. N’est-il pas envisageable de poser des garde fous de bas niveau, à la manière des 3 lois de la robotique d’Asimov, empêchant les IA de partir en totale impro ?
        @arkao Mon addon à la théorie de l’évolution serait un feeback avec une banque de formes, à l’existence pour l’instant plus qu’hypothétique.

      4. Hum, des croissants, pourquoi précisément des croissants ?
        Ce choix – est-ce vraiment un choix ? – est ma foi assez curieux, car c’est aussi une image, un symbole important et éclairant selon moi, de ce que vers quoi l’Homme pourrait aller, en y incluant totalement les Robots ; dans le sens où l’univers robotisé lui-même ne pourrait être finalement qu’une étape, une phase transitoire et particulièrement singulière, bref, l’accouchement d’une autre forme d’Humanité.
        Et si ce besoin d’aller acheter des croissants était le signe précurseur d’une autre voie pour notre avenir ?
        …………………
        Et si la « Femme-croissant » était l’avenir du robot ?
        …………………
        « Doté d’un double visage, Janus est le gardien des portes s’ouvrant sur le passé et l’avenir. Le passé représente la voie du retour vers les états humains ; l’avenir, la voie de sortie des états humains vers les états supra-humains. Selon la voie (solaire ou lunaire) empruntée, l’être devra franchir une ou deux portes pour accéder aux états supra-humains:
        Dans le symbolisme solaire de Janus, la porte “Janua Coeli” ouvre sur le monde extra-cosmique, le Soleil spirituel, le Soleil de minuit, le non manifesté. C’est la voie la plus difficile, la porte étroite, le trou de l’aiguille selon l’Évangile: “Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu” (Saint Matthieu XIX.24).
        Dans son symbolisme lunaire (Janus-Jana), deux portes “Janua Coeli” et “Janua Inferni” ouvrent respectivement sur le Ciel cosmique et la sphère lunaire, sur les états supra-humains appartenant à la sphère cosmique et les états humains…
        Jana ou Diana, souvent représentée coiffée d’un croissant, n’est autre que l’aspect féminin de Janus. Cette image se retrouve notamment dans l’iconographie chrétienne où les pieds de la Vierge Marie reposent sur un croissant de lune. Sa disposition horizontale évoque la barque se déplaçant sur les eaux dans les deux sens, vers le passé ou vers l’avenir. Elle symbolise le passage d’une rive à l’autre, d’un état d’être à un autre état d’ordre plus élevé…

      1. Une machine à l’air plus solide mais ce n’est qu’une illusion , faites un petit robot fœtus arrosez le et vous verrez bien si il va se développer et se reparer tout seul

  7. Bonjour à tous,

    Le rôle des vieux serait donc de donner de l’espoir aux jeunes?
    Hum! Va leur falloir faire des progrès! Suivre des formations, tout ça…
    Trop long, on a plus le temps, et puis y a un problème de language…
    Pas simple de communiquer entre générations, wech..!
    Mais bon, Il me semblait pourtant, à moi, que la plus puissante source d’espoir des peuples tenait à leur jeunesse…
    Notons que beaucoup de vieux considèrent que désormais, enfanter c’est polluer la planète,
    et qu’il conviendrait plutôt de confier tout le travail à des robots (histoire accessoirement de se garantir une retraite décente… Charité bien ordonnée…)
    …Le risque, alors, pour beaucoup de vieux un peu trop égoïstes, sera bientôt de ne représenter un espoir pour les jeunes, qu’en disparaissant …
    Vieillir, soit, mais si c’est pour ne diffuser que du blues, c’est vrai dans le fond, à quoi bon!
    Alors moi, pour leur donner de l’espoir, je dirai aux jeunes :
    N’écoutez pas trop les vieux , surtout ceux qui ont oublié ce qu’ils pensaient des vieux quand il étaient jeunes, et qui n’envisagent l’espoir en l’avenir qu’en terme de vie éternelle (et de préférence, avant leur propre disparition).
    Accepter de quitter la vie est évidemment difficile plus on vieillit…
    Mais si la vie est si belle, c’est surtout parce qu’elle a une fin, et il serait bon que les aînés le rappellent aux plus jeunes, histoire d’arrêter un peu de scier la branche où ils sont assis…
    L’espèce humaine est seule, qui va l’aimer si elle ne s’aime pas elle même?
    Que de temps perdu alors que l’ Humanisme est le seul espoir.
    Le vieux con de service.
    Eric.

  8. Formulé autrement : « la conscience humaine est une erreur que la Nature ne fera pas deux fois : l’espece qui survit est celle qui s’adapte le mieux pas la plus intelligente ! » . P Jorion est un optimiste indécrottable en prédisant des machines biologiques sans états d’âmes transhumanistes àlasauce cyborg (Borgs de StarTrek , Replicants de BladeRunners etc ) .
    Perso , je miserais plus sur les tardigrades , blattes et autres scorpions , certaines levures et tous ces organismes moins complexes dont l’organisation ne déséquilbre pas autant et aussi rapidement la terre que l’etre humain .

    1. Je miserais plus sur les fourmis, elles ont tout pour « réussir ». Cités, colonialisme, guerre, esclavage, agriculture, stockage des récoltes, bonne résistance à la chaleur 😉
      Si j’étais auteur de SF, je ferais un bouquin sur ce thème, la grande guerre myrméco-mécatronique.

      1. Fusion des deux dans « L’invincible » de Stanislas Lem, où sur une planète désertique des essaims de mini robots en Y ont supplantés les gros robots méca.

      2. à lire -à tout age – « l’étrange guerre des fourmis  » par Hubert Nyssen

        « Les fourmis vertes pensaient que rien n’égale le vert, et surtout pas le bleu. Les fourmis bleues affirmaient que le bleu est sans pareil et que le vert ne lui est en aucune manière comparable. « 

      1. « C’est la voie la plus difficile, la porte étroite, le trou de l’aiguille selon l’Évangile: “Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu” (Saint Matthieu XIX.24). »

        D’ailleurs, c’est la même chose pour le blob, obèse et hypertrophié , il ne passe plus. Pouf, il explose le pôv. C’est ballot. Echec et mat direct. (Nintendo game)
        Et ça amuse beaucoup les enfants, à raison.

  9. Bonjour le blog,
    Quel message d’espoir à donner aux jeunes?
    D’abord ont ils besoin d’espoir? J’ai pas l’impression quand je vois les mouvements Lycéens derrière une Greta Thunberg….ou que je vois les ZAD. Les jeunes (enfin certains jeunes….) sont en mouvement et ce n’est ni l’espérance ni les forces qui leur manquent. A la rigueur, seraient-ils intéressé par des témoignages de parcours de vie? Sinon pour le reste, ils savent faire….
    Après sur la suite du film, on a tous notre vision. Je pense que aucun d’entre nous détient la vérité…C’est pourquoi , on doit s’écouter (ou plutôt se lire) de manière apaisée. C’est ce que j’essaye de faire.
    Par exemple, dernièrement, j’ai lu une interview d’une Théologienne Annick de Souzenelle
    ==> https://reporterre.net/L-ecologie-exterieure-est-inseparable-de-l-ecologie-interieure
    Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’elle dit mais il y a des choses où je me retrouve. J’aime notamment la fin de son interview.

    « Question: L’espoir, donc, ne se situe pas seulement dans l’espoir que la crise s’arrête, mais dans l’espoir que l’Homme change à travers cette crise ?
    Réponse: Exactement. C’est une mutation de l’humanité. Aujourd’hui on a terriblement peur de la mort, on veut reculer la mort. Or, il faut accepter la mort, elle est une mutation. J’ai une grande confiance. C’est impressionnant, mais on n’a pas à avoir peur. La peur est un animal qui nous dévore. De cette énergie animale, nous avons à faire de l’amour. »

    « Accepter la mort », je pense qu’elle touche du doigt un de nos grands problémes humains…

  10. Allez les jeunes de 20 ans ! N’oubliez pas ce que papa Jorion vous disait déjà il y a un peu plus d’un an :
    « C’est un petit peu un dialogue qui s’était engagé entre nous à propos de M. Elon Musk, et nous étions arrivés à la conclusion que ce n’est pas un problème pour nous qu’il y ait un M. Elon Musk, le problème pour nous c’est qu’il y en ait si peu des gens qui soient comme lui ! » (extrait de « pourquoi je suis un optimiste : le transhumanisme et moi, le 25 juin 2018 – retranscription »)

    Et rappelez-vous aussi cette mémorable invite, de janvier 2015, de votre autre papa, Macron (le chef de la Start-up France) : « il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires  » !

    1. Et il faudra choisir un jour entre les jeunes d’aujourd’hui et les robots tous seuls, c’est là qu’il faudra bifurquer entre le scénario le plus probable et le plus souhaitable. Car je ne fais pas partie moi de ceux qui disent : « Les choses se passeront comme je le dis et pas autrement ».

      Même la crise des subprimes, je l’annonçais pour qu’on essaie de l’éviter :

      « En novembre 2005 (« achevé d’imprimer en octobre 2005 ») paraît le N°26 de la Revue du MAUSS intitulé « Alter-démocratie, alter-économie », publié par La Découverte. Il contient un article de moi (pp. 271-278), intitulé « La crise du capitalisme américain », dont certaines des sections ont pour sous-titre « La bulle financière de l’immobilier résidentiel finira-t-elle par éclater ? », « Le surendettement des ménages », « Conclusion : Vers la crise ? ». J’écris dans cette conclusion :

      La piste est bordée d’un précipice. La danse est cependant endiablée. Le danger ne dépend pas du rythme auquel les danseurs s’ébattent mais bien de la distance qui les sépare du bord. […] … les États-Unis du début du XXIe siècle pèchent par le cynisme avec lequel ils laissent leurs propres citoyens se brûler les ailes au jeu du capitalisme américain.

      Comme le laissent entendre certaines phrases de cet article, telle « Ce que j’entends mettre en évidence… », il s’agit d’un extrait d’un texte plus long. Il s’agit en fait de l’introduction d’un manuscrit intitulé lui aussi « La crise du capitalisme américain », cherchant vainement à cette époque à se faire publier.

      Le livre, rédigé de l’automne 2004 au printemps 2005, paraîtrait en janvier 2007 (« achevé d’imprimer en décembre 2006 ») aux éditions de La Découverte sous le titre « Vers la crise du capitalisme américain ? » (256 pp.) Le mois suivant, le 28 février 2007, je lancerais le blog ici présent. Le billet en date de ce jour-là est intitulé « Le déclenchement de la crise du capitalisme américain ». »

      1. Lisez Eckart Tolle et le pouvoir du moment présent, par exemple, au lieu de chercher constamment à nourrir votre ego, en vain, et à montrer que vous, vous aviez vu etc. C’est tellement vain à l’échelle de l’histoire de l’homme, du monde, de la Terre et de l’univers.

        A lire courtoisement.

        Cordialement,

      2. P.S. Les lecteurs plus anciens de mon blog sont nécessairement plus conscients de la dimension éventuelle de provocation ironique de certains de mes billets, que mes lecteurs récents. J’en suis conscient. Et j’en assume le risque.

  11. Le précédent commentaire peut etre lu séchement, car je n’ai pas pris assez de gants dans sa formulation. Mes excuses, sur la forme, et maintien, en revanche, sur le fond.

    Cordialement,

  12. Pour moi, cette histoire de robots (super) intelligents ce n’est qu’un avatar de plus du mythe du sur-homme, de dieux ou demi-dieux, de Prométhée, de golems, de superman, de cyborgs et autres terminators
    Paul, vous qui avez une formation de psychanalyste, vous n’y voyez pas comme le syndrome d’un désir de puissance ?

    1. Ce que nous disons à propos du passé peut être un « mythe » si cela ne colle pas avec ce que nous savons de manière fiable de ce qui s’est vraiment passé.

      Mais comment voulez-vous parler de « mythe » à propos d’hypothèses sur ce qui pourrait avoir lieu maintenant ? Comment voulez-vous que l’étiquette puisse s’appliquer ?

      Le « syndrome d’un désir de puissance » ? Dans les machines de Léonard de Vinci ? L’« Histoire comique des États et Empires de la Lune » de Cyrano de Bergerac ? Le Nautilus de Jules Verne, etc. Oui sans doute ! Est-ce que cela a empêché d’une quelconque manière que tout cela ne se réalise ? Non !

      Qu’est-ce que vous essayez alors de dire ? Le sort funeste de Prométhée, l’interdiction de toucher aux fruits de l’Arbre de la connaissance, continueraient-ils de vous faire trembler ? De vous et moi, lequel des deux est le plus handicapé par la croyance à des mythes ?

  13. Ce que j’essaye de dire – maladroitement sans doute – c’est que l’histoire de l’homme s’est toujours confronté entre un désir de puissance/maîtrise/domination de la nature, de l’environnement (Descartes etc..) et le principe de réalité. Cela a produit des résultats innombrables; mission Apollo, vaccination…, et les effets indésirables qui nous menacent aujourd’hui.
    Mais ce mythe de puissance et de domination se reconfigure sans cesse à mesure que progressent les connaissances et la technologie. Aujourd’hui, c’est l’immortalité, l’IA et la colonisation de l’espace qui semblent former l’horizon des utopies.
    Ce que je crois c’est qu’il y a quand même un principe de réalité qui ne peut être transgressé au delà des lois physiques. Toute la question est là: ou sont les limites ? Et saurons-nous nous limiter avant de saborder le navire ?
    Car jusqu’à présent les limites ont été négligées ou invisibles surtout depuis le boom énergétique des deux derniers siècles, ce qui a renforcé cette idée de toute puissance et la croissance que l’on a connue.
    Aujourd’hui, il me semble que l’agenda serait plutôt à un contrôle social des ressources plutôt qu’à une fuite en avant technologique qui est par nature incertaine, qui pourrait bien nourrir de faux espoirs et qui détourne les décideurs – et les monnayeurs – de ce qu’il faudrait réellement engager pour changer de paradigme.
    Au risque de passer pour un pisse-vinaigre mettant des bâtons dans les roues à Léonard ou Christophe Colomb; la connaissance Oui (augmentons les budgets de la recherche et donnons un salaire décents à nos chercheurs) , mais comme dit Bruno Latour, il va nous falloir maintenant atterrir – au sens de retrouver une terre habitable.

  14. Si des robots intelligents seront nos successeurs alors il me plait à imaginer que certains au moins seront des robots poètes qui parleront également d’Espoir comme Paul Eluard : « La nuit n’est jamais complète. Il y a toujours puisque je le dis puisque je l’affirme, au bout du chagrin, une fenêtre ouverte. Il y a toujours un rêve qui veille, désir à combler, faim à satisfaire. Un coeur généreux, une main tendue, une main ouverte, des yeux attentifs.
    Une vie. La vie à se partager. »

    1. Puisque vous en êtes à invoquer un poète, Paul Eluard, je pense au fameux premier vers d’un de ses poèmes (« La terre est bleue » – recueil: « L’amour de la poésie ») :

      Le voici : « Le terre est bleue comme une orange ».

      Je suis persuadé qu’aucune IA, non pas « poète » mais « critique littéraire », actuelle ou future, n’est et ne sera capable d’analyser cette identification métaphorique entre la Terre et l’orange : cette analyse se décline en pas moins de 9 chaines de métaphores.

      Cette analyse, je la connais, mais je me garderai bien de la fournir ici, ni de citer son auteur, pour la simple raison que j’aimerais bien qu’un informaticien sachant coder demande à sa « machine » de faire cette analyse à sa place.

      Par ailleurs, je me suis amusé, sur Deep L, à traduire d’abord du français en anglais, puis de l’anglais en français, un poème de Valéry, « La dormeuse » : à l’évidence, Deep L ne comprends rien du tout à ce poème particulièrement difficile !

      1. Je suis persuadé qu’aucune IA, non pas « poète » mais « critique littéraire », actuelle ou future, n’est et ne sera capable d’analyser cette identification métaphorique entre la Terre et l’orange : cette analyse se décline en pas moins de 9 chaines de métaphores.

        Lisez Principes des systèmes intelligents (1989), chapitres 9 et 13 en particulier. J’ai fait le travail à l’époque. Vous changerez d’avis.

  15. Que les robots soient les survivants de l’humanité peut être. Maintenant qu’ils évitent nos écueils dans le futur c’est une hypothèse optimiste. Car comme nous ils seront soumis a une dépendance énergétique et aussi la question de leurs origines et de leur mort.

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