Un monde bourré de « quantités négligeables »

L’un de vous m’envoie un mail tout à l’heure où il me dit ceci à propos d’un commentateur de la vie américaine :

Je ne vous écris pas pour vous dire que je plongeais il y a quelques jours face à  l’île de Houat (si si…. quelle chance) mais pour vous faire part d’un auteur (historien et ethnologue américain spécialiste des villes) qui me semble essentiel dans le panorama de la pensée. Je le fréquente désormais assidûment,  fasciné par ses analyses : ‘Dead Cities’ par exemple , que je viens de relire, constitue à la fois un retour sur les villes (rendues ) mortes et un essai concernant l’avenir.  
Probable que vous ayez déjà lu Mike Davis. Certaines analyses saisissantes sont complémentaires ou similaires aux vôtres, ce qui justifiait à mes yeux ce petit mail. Plus, il faut ajouter qu’il est très peu commenté par les médias…. Cassandre n’est jamais appréciée!

Ne partageant pas le sentiment que Mike Davis soit très peu commenté par les media, il m’apparaît plutôt comme une superstar de la culture, je réponds simplement ceci à mon interlocuteur :

À quoi il m’est alors répondu :

Ah oui ! Mais … que ne le commentez vous pas ! Il ne me semble pas vous avoir lu à son sujet. A moins qu’il ne vous semble quantité négligeable. 

Ma réponse cette fois :

En effet, tous les gens dont je ne parle jamais : Albert Einstein, Jacques Prévert, Isaac Newton, Marc Aurèle, Jean Gabin, Spinoza, Jeanne d’Arc, Saint Thomas d’Aquin, Greta Garbo, Charles Darwin, Louis Jouvet, … sont quantité négligeable à mes yeux 😀

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