Problèmes de firmes dysfonctionnelles. Que faire ?

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J’attendais un colis : un film qu’il faut que je voie pour terminer un compte-rendu à rendre dans les jours qui viennent. Le colis devait être livré aujourd’hui, il ne l’a pas été. Malheureusement, je ne suis pas surpris : la firme qui doit me faire la livraison ne respecte jamais les délais promis par celle qui me vend le produit. Cette firme semble disposer d’une sorte de monopole dans ma région et tous les gens qui m’envoient quelque chose passent par elle.

Il y a quelques mois, il s’est passé la chose suivante : je reçois un avis me disant qu’on a essayé de me livrer un colis 3 jours de suite et que je ne suis jamais là. Je réponds que je n’ai pas bougé de chez moi durant ces 3 jours. On me demande pourquoi je n’ouvre pas ma porte. Je demande alors QUELLE EST L’ADRESSE EXACTE à laquelle on a essayé de me livrer le colis. On me répond qu’on est allé à la mairie de Neuville-les-Bruyères (comme on n’avait pas mon adresse précise dans cette municipalité) et que personne ne me connaît là-bas. Je réponds que je n’habite pas à Neuville-les-Bruyères mais à Vannes, RUE DE Neuville-les-Bruyères, comme mon adresse l’indique. Vous savez ce qu’on me répond ? (je vous jure que c’est vrai !) : « Ah oui ! Ça ne nous étonne pas trop : ce livreur a un problème de boisson ! »

J’ai fini par recevoir le colis. Mais manifestement, ils s’en foutent : ils ont une niche, il n’y a pas de concurrence, tout le monde doit passer par eux et que le colis arrive le jour dit ou pas, à mon adresse ou ailleurs, que leurs livreurs soient sobres ou complètement saouls, ne fait aucune différence. Qu’est-ce qu’on peut faire ?

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18 réflexions sur « Problèmes de firmes dysfonctionnelles. Que faire ? »

  1.  » Mais manifestement, ils s’en foutent : ils ont une niche, il n’y a pas de concurrence, tout le monde doit passer par eux et que le colis arrive le jour dit ou pas, à mon adresse ou ailleurs, que leurs livreurs soient sobres ou complètement saouls, ne fait aucune différence. Qu’est-ce qu’on peut faire ? »

    Privatiser ?

  2. Comme j’habite à 10 km de la mairie de ma commune je demande systématiquement que la livraison soit effectuée à un « point relais ». Sinon le livreur, quelque soit l’entreprise, prétend que je n’ai pas répondu quand il s’est présenté.

    Un jour, peut-être, on pourra donner ses coordonnées GPS et être prévenu par téléphone de la livraison…

  3. C’est extrêmement fréquent et ça n’a rien à voir avec ni le monopole, ni la concurrence, ni l’alcool du livreur (qu’il est bien facile d’accuser). C’est un peu comme si on affirmait que le prix avait rapport avec la valeur intrinsèque des choses…
    Cela masque une inefficacité grandissante de ces prestataires du dernier kilomètre qui sont tout simplement dépassés par la complexité des organisations d’optimum de tournées. La techno ne résout pas tout! C’est le boss du centre de profit qui gère le livreur qui est responsable et qui est sous injonctions paradoxales sans savoir s’en sortir.

    1. Le boss du « centre de profit » : « pour que les actionnaires puissent s’en foutre plein la dalle, faut que ça saigne » (d’après Boris Vian). Et c’est le client et le livreur qui trinquent…

  4. M’enfin a t’on connu un monde, une époque où tous les services, les transactions commerciales ne souffraient d’aucune défaillance, n’étaient point soumis à l’incertitude/l’impéritie du facteur humain –
    Nous ne retenons que les dysfonctionnements tant nous sommes accoutumés à une société efficiente dès qu’il s’agit de transactions commerciales & dieu sait que nos principaux échanges sont désormais de cet ordre – mais à mesurer jour après jour la déliquescence des âmes de nos contemporains, pourquoi, diantre, cette déréliction ne se refléterait pas dans les flux qui mettent en jeu ces mêmes individus –
    Je suis très tolérant devant l’erreur – moins vis à vis de la mauvaise foi – cependant et prenant mesure d’une forme de plus en plus répandue d’hystérie ontologique contaminant le corps social – je ne crois pas qu’il faille chercher plus d’efficience dans nos rapports commerciaux plutôt qu’une sagesse/patience face à une déliquescence annoncée de l’éthique du travail bien fait.

  5. Il faut reconnaître que là ils font fort… Devant une telle incurie il est difficile de lutter. Il y a la possibilité de dépôt du colis en point relai mais là aussi j’imagine que pour ce transporteur c’est chose insurmontable … Il m’est arrivé d’avoir eu une livraison (par Col**** !) dans un point relai qui n’était pas désigné, tout simplement parce que le livreur en avait décidé autrement et que Col****! (un indice c’est jaune) n’a rien voulu reconnaître malgré les preuves à l’appui. C’est une vraie loterie ces livraisons. Ca s’est un peu calmé à Talence.

  6. Avant on avait La Poste…
    On s’envoyait des colis qu’on allait chercher au bureau de poste, ou s’ils n’étaient pas gros étaient livrés par le facteur ou la factrice. Ça prenait quelques jours mais on n’était pas pressés – enfin, pas trop.
    Puis Thierry Breton, le ministre de l’économie, a transformé la Poste en société anonyme, avec la main sur le coeur, pour dire qu’il n’était pas question de privatiser la Poste. Et on a créé Chronopost et Colissimo, des filiales…
    Je continue avec France Télécom ?

  7. Bonjour monsieur Jorion,

    Prendre un petit verre avec le postier qui livrait un colis et dont on savait qu’il a un problème avec la boisson fut l’un des dernier plaisirs de l’ancien monde pré-numérique…

    Cordialement!

  8. Je pense que dans un premier temps vous pouvez enlever « il n’y a pas de concurrence » Et écrire au lieu « il n’y a pas de conscience professionnelle.  »
    En tout cas moi on m’a toujours dit que quand on faisait un travail on le faisait pas en regardant celui des autres.
    Ça commence par la changer Les esprits.

  9. Il m’est arrivé de recevoir des colis via diverses entreprises : bien que situé dans la cambrousse gardoise au fond d’une impasse sans numérotation, le livreur m’a toujours trouvé du 1er coup… sauf celui de Chronopost, qui n’a jamais pris la peine de chercher.

    Il y a quelques jours, j’ai appris par le Midi-Libre qu’un livreur de cette firme (nommément citée) venait d’être pris en flagrant délit de vol de colis à 15 km d’ici. Était-ce le même ? Quoiqu’il en soit, quand j’ai le choix, j’évite cette entreprise.

    Ceci dit, je suis surpris que les concurrents des anciens PTT ne livrent pas à Vannes, où il y a nettement plus de clients potentiels que par chez moi !

  10. Juste un témoignage de première main et dernière minute. Je croise un couple de « personnel de service » (chauffeur et réceptioniste dans la très belle hôtellerie parisienne) qui ayant changé de région et traversé non pas la rue, mais la France, cherche du « vrai boulot » ( confiants dans le fait qu’ils ont l’habitude de se décarcasser!): leurs CV sont tellement impressionants qu’ils font peur aux petites et moyennes entreprises locales !
    En Suisse ils auront une chance de se faire respecter ? C’est là que mes enfants ont trouvé du boulot sérieux ! ( OK ils font plus que 35 h /semaine; il n’y a pas de crèches et c’est aux grands parents de se décarcasser en cas de besoin ! )

  11. D’accord’avec Naroic sur le fait d’avoir à prendre son mal en patience devant la déliquescence de l’amour du travail bien fait. Les structures de travail dévoient le sens des missions dont elles ont la charge par une recherche continuelle et sans fin du « gain de productivité ».
    La gouvernance par les nombres prouve encore une fois qu’elle ignore l’objectif de qualité du service rendu. Le livreur lui, est partagé entre le service à rendre et les injonctions de son employeur. Un schéma que l’on retrouve dans tous les missions de services et qui démotive les employés.

    1. Le livreur n’y est pour rien !
      Sauf s’il ne fait pas son boulot correctement et alors on doit se demander ce qui l’en éloigne (de faire le job correct).
      Lui a-t-on donné la possibilité d’avoir la fierté de son travail ? Est-il fait pour ce boulot ? Hé oui, même un livreur doit avoir des aptitudes pour un job.
      Ce qui est démentiel et aberrant, c’est de croire à la perfection des humains affectés à ces tâches.

  12. Oui avant il y avait La Poste…
    Il y avait France Télécom
    Il y avait EDF sans compteur Linky (Cf Arkao et ses soucis dans un billet précédent)
    Etc. etc.
    Pour voir la maltraitance des livreurs sur les plateformes, direction le film de Ken Loach : « Sorry we missed you »
    Ce qui me choque aussi, c’est le commentaire de la collègue du livreur. De quel droit se permet-elle ce commentaire : « Ah oui ! Ça ne nous étonne pas trop : ce livreur a un problème de boisson ! »
    En tout cas, elle, elle a un problème de respect de l’autre.

  13. Et se faire livrer à la poste du coin en tant que point relais ? C’est la solution que j’ai fini par adopter.
    Et le livreur, combien est-il payé pour faire un travail peu gratifiant avec de multiples injonctions contradictoires ? Car les choses commencent là aussi…

  14. La poste c’est plus ce que c’était , le service n’est plus aussi sur , beaucoup de lettres sont ouvertes , et quand tout sera uberisé ça sera encore pire

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