La rationalité économique face à l’urgence climatique, par Vincent Burnand-Galpin

Ouvert aux commentaires. Notre système économique tel qu’il est aujourd’hui ne fait qu’aggraver le processus d’extinction dans lequel nous sommes…

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6 réflexions sur « La rationalité économique face à l’urgence climatique, par Vincent Burnand-Galpin »

  1. Il y a quand même le calcul « coût / résultat » qui est un peu mieux, mais qui reste piégé par une définition à œillères du « résultat ».
    (cf. Antonin Pottier, « Comment les économistes réchauffent la planète » Ed. Anthropocène / le seuil)

  2. « La nature ne rend pas des services, elle est tout simplement notre support de vie : sans le cadre, il n’y a pas de tableau. »

    C’est effectivement le droit de l’obscurantisme de ne pas voir le tableau qu’est la Nature et de détruire tout ce qu’il touche. N’est-ce pas ce que les Millenials re-prochent aux Boomers ? D’avoir usé et abusé de la planète sans vergogne? Sans imaginer qu’il y avait des limites et qu’elles étaient attaquées de partout ? Les Bloomers ne veulent d’un paysage à la Mad Max que nous savons reconstruire, si nous nous en donnons les moyens. A moins que cette mémoire ne se dilue ra-pidement ?
    Mais c’est aussi l’échec des Lumières que de constater ce refus de mieux voir, de voir plus loin entrainant l’échec simultané de la Démocratie au nom du même droit d’abuser sans chercher à prendre conscience des limites du système sociéto-politique, de l’écosystème terrestre.
    Resté naïf, je reproche moins aux politiciens un atavisme certain vers la corrup-tion de l’entre soi (=je ferme les yeux sur tes pratiques et tu fais de même) que le refus d’utiliser leurs pouvoirs et leurs positions pour mieux « éclairer » République et Citoyenneté. (=Oxymore)

    1. Finalement, comment voudrions-nous que la « science » économique rende service au plus grand nombre alors que visiblement elle ne prend pas en compte l’état de la maison commune ni le bien-être de ses occupants? Les véritables « scientifiques » nous alertent depuis de nombreuses années, certaines de nos activités qui travaillent à l’ aveugle sont destructrices! Elle le seront davantage à défaut d’en changer. Il s’agit bien d’une faillite du système à laquelle nous assistons. J’ai lu dernièrement que le contrôle de qualité des produits qui avait été accordé par les autorités à certaines entreprises sous forme d’agrément, était insuffisant et que…sous peine de problèmes sanitaires à grande échelle…devait être rétabli dans sa forme originelle. Or, dans la frénésie et la concurrence effrénée auxquelles nous assistons, ce qui n’est pas préservé est hypothéqué. C’est aux Etats de (re)prendre leurs responsabilités, et ne plus seulement se contenter d’accorder leur confiance aux entreprises présentant un risque sanitaire ou autre et autres lobbies: le sens du service public est de (re) créer les conditions favorables pour une vie harmonieuse en communauté, ce qui inclut de maintenir un environnement vivable, et donc d’exercer un contrôle vigilant pour tout ce qui touche à la vie, sous toutes ses formes. Pour que l’auxiliaire « être » relève de sa compétence exclusive, et l’auxiliaire « avoir » de la sphère privée, il faut une vision et des politiques dignes de ce nom…

      Je rejoins ce qui est noté dans le lien énoncé par Jean-François, à savoir qu’un tiers de l’azote aux Pays-Bas provient des autres pays: il est très possible que le problème existe de longue date en Belgique également. La Flandre, voisine des Pays-Bas, est en effet émettrice d’azote. Une solution a été d’exporter vers le sud du pays l’excès de lisier résultant de l’élevage intensif pratiqué dans le nord. Comme cela ne suffisait pas, de tels élevages intensifs apparaissent en Wallonie depuis quelques années. Les grands pourvoyeurs d’aliments pour bétail, voisins du port d’Anvers, n’y sont évidemment pas étrangers. Je crains que l’on ne fasse que déplacer le problème avec à la clé un risque sanitaire potentiel pour la Wallonie sachant en effet que les réserves d’eau proviennent essentiellement du sud du pays… Rassurez-moi si je ne me trompe.

  3. « les êtres humains sont dotés d’une dignité et non pas d’un prix »
    En Jorion dans le texte, ce serait: la valeur c’est ce qui n’a pas de prix.
    Les Humains ont tous une valeur, l’Humanité est la valeur partagée par tous, elle n’a pas de prix

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