19 réflexions sur « Quartier Libre – Paul Jorion : « Changer de système ou disparaître » »

  1. Génial !

    J’aurais besoin d’un anglophone assez solide pour un futur voyage dans le Delaware, à ce qu’il paraît il y a deux trois pinces à serrer. ^_^

  2. Le son n’était pas top top au début de l’émission, était-ce du à un sabotage de la CIA ?
    Qualifier Donald d’être aussi dangereux qu’Hitler…, mmm, vous allez peiner Mrs Jamie D. McCourt 🙂

  3. Quel dommage, cette prise de son en dessous de tout… qui rend inaudible l’échange ; qui promettais, pourtant. Mais dont l’essentiel aura échappé a beaucoup, je le crains.

  4. Je corrige et m’excuse en même temps. J’avais suivi le début et renoncé à continuer plus avant… à l’audition plus tard, j’ai vu l’avertissement au même moment et me je rendu compte que les choses s’étaient améliorées par la suite…

  5. Merci pour cet échange passionnant. Ce que vous dites sur la comptabilité est très interessant et mériterait de déclencher des thèses de sociologie des normes comptables. Sur Trump je ne vous suis toujours pas. Le problème ce n’est pas Trump. Il passera. C’est de comprendre le système qui l’a rendu possible. Et ce système lui ne mourra pas si facilement. Attaquer Trump, c’est contre-productif car ça déresponsabilise ce système.

    1. Vous faites justement l’erreur à ne pas commettre.
      Les deux grands promoteurs de la mondialisation heureuse viennent avec Trump et Johnson de sortir du système oui, mais par le bas, la voie probablement la pire.
      C’est encore plus grave que prévu et c’est vraiment pas de chance ni pour ceux qui croient que c’est une bonne chose (les cocus) ni pour ceux qui pensent et s’efforcent d’oeuvrer pour se libérer des contraintes du dit système et de l’épée de Damocles de l’effondrement environnemental.

  6. J’avais vaguement entendu parler de problèmes de comptabilité mais je n’avais pas saisi à quel point les règles du jeu étaient écrites par les joueurs. J’ose un parallèle avec les ateliers constituants que les Gilets Jaunes ont mis en place rapidement quand ils ont compris qui avaient écrit les règles. Nous commençons à comprendre à quel point le jeu est faussé. Changeons les données pour que la théorie ne change pas…
    Trump aussi dangereux qu’Hitler oui je crois (et je me méfie autant des tenants du néolibéralisme qui sont chez nous, ils tissent des alliances malsaines comme l’axe de l’époque). Les deux personnifient une idéologie qui menacent la survie de l’humanité et de la vie. La nature de ce qui s’est exprimé pendant la 2nde guerre mondiale est identique à ce qu’y s’exprime sous le nom de  » forces du marché « qui portent en elles la compétition comme vison ultime et qui génère le chaos et la destruction, on voit rejaillir le même type de personnage notamment.
    Merci pour ces éclaircissements.

  7. Bonjour M Jorion;
    Vous avez été très convainquant et passionnant.
    Vous avez raison de dénoncer les monstrueuses inégalités générées par le capitalisme.
    Mais le capitalisme ne crée pas seulement des injustices criantes. C’est le seul système connu où on peut s’élever dans la société (s’enrichir) en satisfaisant les besoins (légitimes ou non) des gens. C’est donc le système le plus efficace pour créer du pouvoir d’achat, d’où sa force formidable. Ce pouvoir d’achat se crée en transformant les ressources naturelles en polluants ce qui n’est pas durable avec 7 milliards de consommateurs avides.
    Si se débarrasser du capitalisme est une question de survie, il serait honnête de dire que ce qui le remplacera ne pourra assurer le pouvoir d’achat actuel avec la population actuelle.

    1. C’est bizarre ce que vous dites : j’explique que l’on peut réintroduire dans l’économie au moins la moitié des ressources qui sont kidnappées en ce moment par la spéculation, et au moins un tiers kidnappé par le capitalisme lui-même.

      Ma démonstration a dû être particulièrement nulle

      1. Je vous remercie de votre réponse.
        Les ressources kidnappées par les capitalistes et spéculateurs ne sont pas des ressources naturelles mais des conventions d’écriture financières.
        Prenons un exemple:
        M Richard dispose de 1.000.000.000 actions valant 10. Sa fortune est donc de 10 milliards par calcul et convention. Il veut les convertir en terres agricoles (richesse naturelle).
        Il vend ses actions, leur valeur chute (d’autant plus qu’il vend rapidement).
        Il achète des terres, leur valeur augmente (d’autant plus qu’il achète rapidement).
        En outre, il déclenche une révolte de la part des fermiers établis (et de leur gouvernement).
        Donc:
        1) La conversion de sa fortune en terres sera très décevante (ça pourrait le ruiner).
        MAIS, PLUS IMPORTANT:
        2) il n’a pas créé de nouvelles terres !!!. Il en a seulement modifié le prix.

        Vous pouvez remplacer « terre agricole » par « cobalt », « pétrole » etc..
        Vous pouvez remplacer « M Richard » par « le gouvernement qui a confisqué la fortune de M Richard ».
        Un précédent: les assignats gagés sur les biens confisqués du clergé.

        Nous sommes d’accord: la science économique n’est pas une science, c’est une idéologie qui entre autres mythes distingue faussement les avances des travailleurs et celles des actionnaires mais confond aussi faussement des valeurs contractuelles avec des valeurs réelles. Un autre dogme imbécile: les ressources naturelles sont infinies et ne valent rien.

    2. @ Hadrien:
      Ne pas confondre  » [élévation de] la société (s’enrichir) en satisfaisant les besoins (légitimes ou non) des gens » et Capitalisme. Ce qui a amené l’enrichissement actuel de nos sociétés ce sont les énergies fossiles (et surtout le pétrole) et non le capital. Le pouvoir énergétique de ces substances et tel que le capital a pu prélever sa dîme sans que cela ne se voit trop (il prélevait moins (en terme énergérique) que ce qu’apportait le pétrole dans le système économique faisant que chacun pouvait s’enrichir).

      Regardez n’importe quelle vidéo de Marc Jancovici (https://jancovici.com/), il vous fera une démonstration plus solide que mon petit discours ci-dessus

      1. Bonjour je ne dirais pas que le capital prélevé ça dîme (dixième ou d’école)…comme le souligne Paul Jorion il prélève l essentiel de ce qui est produit, c est a dire de l énergie transformée en marchandises. L enrichissement lié au néolibéralisme ne concerne pas notre société mais une minorité d individus.

  8. Je ne saisis pas comment les règles comptables du Financial Accountings Standards Board ( FASB) pour les USA et de l’International Accounting Standards Board (IASB) pour le reste du monde, peuvent jouer un rôle favorable au néo-libéralisme ?

    Chacun a ses limites, les miennes sont vite atteintes.

    1. Oulah ! Il y a toute une littérature à ce sujet ! J’en parle un peu dans « Investing in a Post-Enron World » (2002). Mais on va faire beaucoup mieux : je vais lancer un appel aux comptables, experts-comptables, avocats du droit des affaires, et autres, et nous allons systématiquement constituer un dossier.

  9. M Naly Jerome;
    Nous sommes d’accord: la richesse n’est autre que des ressources naturelles et de l’énergie combinée par la technologie. Le capital n’est comme je le dis plus haut qu’une richesse conventionnelle.
    Quel rôle peut avoir le capitalisme dans la destruction de notre biotope ?
    Tout simplement car ce système récompense et donc accroît la cupidité, l’envie, l’avidité qui mènent à détruire ces ressources en les transformant en pollution. Ce système divinise le sacro-saint « pouvoir d’achat », devenu le seul moyen de s’insérer dans nos sociétés. Je lis régulièrement JM Jancovici qui explique clairement ce qui se passe.

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