D’une économie de marché à une économie mixte, par Vincent Burnand-Galpin

Ouvert aux commentaires. Dépasser l’économie de marché signifie opter pour une économie mixte. L’économie mixte peut être définie comme le…

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5 réflexions sur « D’une économie de marché à une économie mixte, par Vincent Burnand-Galpin »

  1. Hors sujet mais à propos de l’article du Monde sur l’apprentissage.
    Cet attrait des étudiants du supérieur pour l’apprentissage, je l’ai constaté aussi dans l’entourage de mes enfants.
    Nombreux ont quitté l’université, avec ou sans diplôme, pour se réorienter vers des métiers manuels, ferronnier, mécanicien moto, boulanger, etc. Tous enfants de catégories sociales moyenne et supérieure éduquées.
    Rien d’étonnant quand on constate à quel point on peut s’emmerder à la fac, surtout quand ce choix est dicté par l’environnement familial et social.
    Je déplore qu’en France ne soit pas rentrée dans les usages l’année sabbatique post-bac permettant aux jeunes de découvrir le monde et de prendre le temps de la réflexion sur leur avenir. Mais non, à l’inverse on leur demande avant même l’examen fatidique de rentrer dans un processus de sélection anxiogène.

  2. @ Arkao. & Vincent BG
    L’exemple allemand est pas mal pour l’année sabbatique. Mais il s’accompagne par la suite d’une autre trajectoire de la « personne travailleuse » dans toute la société, par exemple la possible présence des employés à hauteur de 50% dans le CA (Board), si je ne m’abuse, avec l’idée de la co-gestion (un des aspects de la SozialMarktWirtschaft… Economie sociale de marché). Donc une reconnaissance de l’ensemble des rôles du petit au grand.
    Notre modèle colbertien est assez incapable de cela, nourri de plus au dopage colonial lors de l’expansion industrielle, il n’a pas eu à vénérer le mixte { outil de travail + ses travailleurs} alors que l’Allemagne a du passer par cela (indépendamment de la parenthèse idéologique nazie qui a profité du côté « la ferme hérite du fils », la déification ou quasi de l’outil industriel qui doit être servi « du mieux qu’on peut », avec un zeste d’éthique protestante).
    Certes il y a maintenant en Allemagne des ghettos turcs et des 1-euro jobs, et il y a eu les dérives de type Volkswagen qui entachent pour longtemps la moralité des capitaines d’industrie, mais il faut bien comprendre les déterminants de ce type avant de souhaiter une montée en puissance de l’apprentissage chez nous et de l’année sabbatique (je suis très favorable à l’idée d’un « ticket d’entrée » pour voir le monde professionnel. Je côtoie les jeunes de 20 ans sortant des CPGE, et pour une moitié d’entre eux, il y a une ignorance infinie de ce monde professionnel. De quoi faire de la chair à Ernst & Young, et autres sectes de la grande église capitaliste hélas. (voir à la SNCF : le Fanichet nommé par Farandou [Mon dieu j’ai l’impression que je lis le script de la pub du Père Dodu] est passé par PricewaterHouseCoopers, un des 4 cabinets du même style que E&Y).

    A Vincent spécifiquement : dans le texte, il faudrait préciser ce qu’est le microscopique emploi public de 3,4% en 2011 dont tu parles : ce sont les seules ENTREPRISES PUBLIQUES et pas la FONCTION PUBLIQUE (j’ai pas la fonction « gras » facilement ici… excuse les capitales plus hurlantes que de besoin). La fonction publique fait 5 000 000 + de gens à la même époque (merci l’INSEE !), soit à la louche 20% des emplois nationaux.
    Certes on n’y attache aucune valeur ajoutée quantifiable (hosto, écoles, fonctions régaliennes, INSEE et ENSAE eux-mêmes, je crois, et allez pour la route le Sénat (haha) dont la valeur « ajoutée » est très probablement pas positive du tout ).
    Une phrase ou deux pour le lecteur lambda (je me compte dans le lambda un peu quand même, hum…) ne serait pas de trop…

    Bonne suite

  3. Les monnaies nous coûtent beaucoup trop cher…
    Alors, question simple, peut-être trop simple finalement, vous me le direz.
    Un État, une nation, un pays, une communauté quelconque peuvent -ils se passer, pour financer leurs échanges commerciaux de produits et de services et leurs investissements pour l’avenir, de financement privés, coûteux et beaucoup trop risqués pour les peuples ?
    Et comment, s’il vous plaît ?
    Je ne parviens à me faire à l’idée que nous serions condamnés pour l’éternité à nous en remettre aux voyous, aux margoulins, aux corrompus, aux prédateurs, aux assoiffés de fric, en un mot aux parasites ?
    Est-il possible de se débrouiller sans eux ?

    1. La seule possibilité que je vois serait de mettre en circulation une monnaie alternative (mais une « bonne » monnaie alternative, comme la Ğ (prononcer « june »), pas une mauvaise comme le Bitcoin), de façon à asphyxier les monnaies dettes d’état. Avons nous le droit de payer des salariés en Ğ ? Pour l’instant l’état français botte en touche et ne répond pas(1), mais cela ne durera pas, quand il verra que des rentrées fiscales lui passent sous le nez. Il faudrait donc agir vite, là aussi.

      (1) il ne répond qu’au sujet de l’utilisation de ces monnaies comme support de trading, en les taxant fortement (ce qui est bien), mais rien sur l’utilisation « normale » de ces monnaies: pour payer des achats ou des salaires. Rien non plus sur la fiscalisation des revenus (autres que le trading) libellés dans ces monnaies .

  4. Très bien mais il faudrait aussi que Bruxelles arrête de prêcher le libéralisme et d’être le vassal des intérêts privés.

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