Vie quotidienne – Réchauffement climatique et économies de chauffage

Sur le conseil du chauffagiste, j’ai fait ajouter entre décembre 2018 et décembre 2019, un radiateur sur le palier du 1er étage (un radiateur trop riquiqui selon lui au rez-de-chaussée pour chauffer décemment toute la cage d’escalier ; d’où un thermostat en folie !).

Amis ingénieurs (et autres mordus du calcul pratique !), est-il possible de séparer dans l’économie de 18%, la part du réchauffement climatique de celle du radiateur supplémentaire ?

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33 réflexions sur « Vie quotidienne – Réchauffement climatique et économies de chauffage »

  1. Parler de changement climatique pour une différence de météo sur un an c’est abuser, ou alors l année prochaine achetez une clim pour Noël et on sera reparti pour un p’tit calcul sympa

    1. Bravo : le changement climatique peut exister, à ceci près qu’il est impossible de l’invoquer quand on parle du changement de température d’une année à l’autre ! Comment croyez-vous que le réchauffement climatique se manifeste si ce n’est par une augmentation de température ?

      Vous confondez deux choses :

      Prouver le changement climatique à partir du changement de température d’une année à la suivante (on n’a pas le droit de le faire)
      Constater le changement climatique à partir du changement de température d’une année à la suivante (on a le droit de le faire)

      Ce n’est pas la même chose.

      1. Tout de même en ce qui concerne la météo du nord de la France au cours de l’hiver 2019-2020 :
        Le responsable des températures élevé est essentiellement un vaste mouvement de circulation circumpolaire des masses d’air d’altitude dans le sens Ouest vers Est (Paris-Moscou) entrainant des flux de sud sur notre pays (http://www.meteofrance.fr/actualites/79618107-tempete-dennis-les-depressions-se-succedent). Les vents auraient-ils tournés dans l’autre sens (Moscou-Paris) nous aurions subit des gouttes froides (vents en provenance du pôle Nord) qui auraient fait dire aux plus Trumpistes que le réchauffement climatique est une légende de bonnes femmes 🙂 et d’ islamo-écolo-gaucho-communistes. Paradoxalement, nos températures hivernales élevées (http://www.meteofrance.fr/actualites/79578352-une-nuit-tropicale-au-cur-de-l-hiver) sont corrélées avec des températures au pôle nord assez froides (http://www.meteofrance.fr/actualites/79645114-douceur-en-antarctiqueet-bonne-extension-des-glaces-en-arctique) .
        Malheureusement pour nos arbres fruitiers (presque) rien ne semble indiquer à court terme que cette météo particulièrement clémente se maintienne et il se peut parfaitement que nous revenions à des températures parfaitement de saison et donc quasiment les premiers gels de l’hiver…
        Le presque c’est parce que les prévisions saisonnières (moyen terme) semblent tout de même indiquer que nous aurons vraisemblablement un printemps chaud.

      2. Constater le changement climatique à partir du changement de température d’une année à la suivante ne me semble pas très convaicant puisqu’il y avait aussi de fortes variations d’une année sur l’autre à des époque où le climat était beaucoup plus stable qu’actuellement.

        En plus, certains climatologues envisagent des hivers plus rigoureux en Bretagne parce qu’ils craignent que les courants marins qui en adoucissent le climat ne soient perturbés par le réchauffement général…

      3. https://www.wired.com/story/the-atlantic-oceans-conveyor-belt-stirs-up-a-science-fight/

        De même que les vents n’arrètent pas de souffler un peu dans tous les sens en toubillonant, les courants marins transportent le chaud et le froid d’une mer à l’autre, du fond vers la surface et inversement (et pas toujours de la même manière.)

        Si au moins on pouvait mesurer la chaleur qui nous vient du soleil et celle qui est réémise vers l’espace on pourrait faire le bilan et connaitre de combien la terre se réchauffe, mais malheureusement on n’a pas l’air de savoir le faire.

  2. Vous chauffer le hall d’entrée et la cage d’escalier vous, ben….
    Ne me dites pas qu’en plus vous chauffer également les chambres !

    Chez vous, le thermostat est placé dans le hall d’entrée, drôle d’endroit pour contrôler la température ambiante générale !

    Fermez-vous les portes communicants avec le hall ?

    J’ai par contre remarqué que cet hiver vous portiez souvent un pull ou bien un pull et une veste,
    ce qui est une bonne attitude de saine économie. Un conseil d’Ardennais, achetez-vous de bonnes chaussettes en laine et un bon peignoir en laine aussi.

    Allez, bientôt le printemps.

    Cordialement.

    1. Ces Ardennais quand même, quelle sagesse ! Bon, d’accord, ils boivent de l’hydromel dans une corne d’auroch, ça aussi, ça tient chaud !
      [Arthur Rimbaud était Ardennais, mais il était une exception].

    2. Sauf quand on peut régler de manière indépendante et réellement efficace la température de chaque pièce (ce qui est loin d’être toujours possible) on a tendance à régler le chauffage en fonction de l’endroit où il fait le plus froid. C’est peut-être ce qu’a voulu éviter le chauffagiste…

      1. Avec ce radiateur en plus, la température est maintenant à peu près légale partout dans la maison, alors qu’avant il faisait froid l’hiver dans le hall et la cage d’escalier, où se trouve le thermostat, et la température alternait sans cesse.

      2. bonjour,
        je ne suis pas un grand pro des forums, je poste ma réponse là où je peux…. peut-être méritera-t-elle d’être replacée à un meilleur endroit!
        La question de Paul Jorion appelle deux réponses:
        -1- Concernant le calcul, c’est très simple : le flux thermique sortant de la maison à chaque instant est Flux_th = (T_int – T_ext) / R_th . Flux_th est une puissance , en Watts; T_int et T_ext sont les températures intérieure et intérieure en degrés; et R_th est la résistance thermique de la maison (en degrés par Watt). Ensuite il faut faire la somme de ces flux du 1er au 31 Décembre (« intégrale ») : on obtient une énergie en KWh . Puisqu’on ne dispose pas des relevés heure par heure des 2 températures, on va se contenter d’un calcul approché, en supposant T_int et T_ext constants, à respectivement 20°C (hypothèse) et 8°C en 2018 (puisqu’on nous dit 9°C en 2019 et 1°C d’écart entre les 2 années). S’il fait 1 degré de plus à l’extérieur en 2019, cela fait 1/12 = 8,5% de consommation en moins, puisque R_th n’a pas changé (il n’y a pas eu de travaux d’isolation…) . On nous indique 18% de consommation totale en moins, c’est donc que les modifications apportées (radiateur en plus) ont permis de gagner 9,5% (=18-8,5).
        -2- Concernant la pertinence de la modification de l’installation….. On a effectivement supprimé un point froid dans la maison; et le thermostat –étant influencé par le nouveau radiateur placé tout près de lui– a coupé le chauffage plus rapidement, et évité de surchauffer le reste de la maison. C’est parce que T_int – T_ext a diminué dans la plus grande partie du logement que le Flux_th total a pu diminuer malgré une augmentation locale près du nouveau radiateur. Donc cette modif a des aspects pertinents et un résultat bénéfique.
        MAIS …. tout le monde sait que la chaleur monte. Donc l’action première eut été de fermer la cage d’escalier ! C’est très efficace, je l’ai fait chez moi avec succès. Simplement, un chauffagiste vend du chauffage, pas des portes… Ensuite, mettre le thermostat dans un lieu qui n’est (si je comprends bien) qu’un passage très temporaire et non pas un lieu où on réside, c’est une aberration; imaginez une arrière-cuisine ou un cellier non chauffés où l’on conserve la nourriture : y mettrait-on le thermostat ? NON, évidemment.
        Donc, en résumé, il y avait plus à gagner, avec moins de dépenses (tout en obtenant le même avantage de suppression du point froid) en faisant les deux choses de bon sens suivantes:
        – fermer la cage d’escalier avec une porte
        – mettre le thermostat là où il doit être : dans une pièce de séjour

        A votre disposition si vous souhaitez des précisions

  3. Toutes les données du problème ne sont pas divulguées : l’eau chaude sanitaire est-elle distribuée par la même chaudière, ce qui obligerait à comparer le volume utilisé durant la même période l’année précédente, où est (ou sont ) placé le thermostat général, les radiateurs sont-ils équipés de vannes thermostatiques ?
    Une approximation pourrait être réalisée en fermant le nouveau radiateur et mesurer la consommation de gaz durant quelques jours, à conditions climatiques constantes et reprendre ensuite, la même mesure aux mêmes conditions mais radiateur ouvert.
    Une mesure précise ne pourrait se faire qu’en connaissant le débit de circulation de l’eau dans le circuit et la mesure de température en sortie de chaudière, ainsi que la mesure de la température du retour vers la chaudière.
    Il ne devrait pas y avoir une grosse différence de consommation mais une meilleure répartition des échanges thermiques, ce que vous avez pu observer à la suite du bon conseil de votre chauffagiste.
    Intuitivement, je pense que l’essentiel de l’économie tient au meilleur ensoleillement qui a joué un grand rôle dans les échanges thermiques des murs externes s’ils ne sont pas isolés.
    Le meilleur ensoleillement laisse penser également à un moindre taux d’humidité dans l’air ambiant ce qui concoure à une moindre déperdition générale.

    1. L’ ensoleillement n’ est pas la seule chose influant sur la consommation énergétique d’ un bâtiment, le vent joue aussi un rôle, plus ou moins important suivant la résistance thermique des murs extérieurs, au niveau différence relative. Quand on calcule cette résistance on prend la valeur de 0,11 pour le côté intérieur et 0,06 pour le côté extérieur, mais cette valeur de 0,06 est une moyenne pondérée. Par vent nul elle est plus proche de 0,10, et par fort vent plus proche de 0,03, ce qui influe sur la consommation ponctuelle plus forte pendant la période venteuse, la résistance thermique totale des murs ou parois variant donc selon la force du vent, baissant par fort vent. Le vent a plus d’ importance relative sur une fenêtre simple vitrage, qui a une résistance thermique faible, que sur un mur bien isolé.

  4. oui, il existe une méthode pour comparer les consommations de chauffage que connaissent tous les exploitants d’installations de chauffage . Les besoins en chauffage sont fonctions du volume à chauffer, des déperditions de l’habitation et de la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur et aussi de l’occupation et des habitudes des occupants. Ce qui permet de comparer une saison de chauffage d’une année à l’autre, c’est le coefficient de rigueur.Celui ci est établi en comparant le nombre réel de degré jour d’une période (exemple: le mois de janvier) à la moyenne trentenaire des degré jours de la même période au même endroit.( voir sur wikipédia la définition des degrés jour unifiés)

    1. weber, pas tous les exploitants d’installations de chauffage, seulement quelques uns. Quand j’ étais dans le métier j’ ai toujours systématiquement remporté les appels d’ offre pour remplacer les vieilles chaudières, du fait que j’ étais le seul à ne pas me contenter de regarder la puissance inscrite sur les chaudières à remplacer, et à demander les chiffre de consommations, qui rapportés aux dju annuels me permettaient de calculer la réelle puissance nécessaire pour les bâtiments. Quand, par exemples les autres proposaient un devis avec une chaudière de 675 kW, ce que faisait l’ ancienne, j’ en proposais un avec une chaudière de 220 kW, la puissance que, grâce aux dju et aux consommations, j’ avais calculée avec une très faible marge d’ erreur. C’ était la différence entre ma formation afpa avec de bons profs et le reste, bien moins bon.

      1. Bonjour Patrice Delestre.

        N’est-ce pas très dommage qu’on n’ait plus accès aux DJU locaux gratuitement ?
        Et pour mon installation (11 appts connectés thermiquement à l’horizontale), je sais que 13°C est le point neutre (garantissant > 19°C dedans super grisaille dense, sans doute le point neutre toutes énergies coupées serait à 14°C, mais il y a un apport permanent de calories à cause de la boucle d’ECS et des dépenses électriques « ancillaires » (frigo) ). Donc il me faudrait le relevé local des écarts négatifs à 13°C, si je veux du tout-mâché.
        Qu’est-ce qui empêcherait l’ADEME, pour une cotisation symbolique de 5 euros/ans peut-être, de faire afficher, sur toutes les factures gaz des particuliers un relevé sur 3 ans (par mois ou par saison) des dépenses et en parallèle de cet indicateur « DJU » à ma façon ? Ca me semble du même bon sens que celui des formation AFPA que vous avez eues (j’ai aussi fait mettre une chaudière à condensation avec le même type de calcul, mais il est vrai que je n’ai pas voulu prendre le risque de compresser les derniers 3kE de marge en passant vraiment à la limite. Du point de vue rendement, c’est un poil meilleur si on a de la marge de puissance, puisqu’on pourra envoyer les calories dans de l’eau à fort débit et à plus basse température, modulo les « bouteilles casse-pression » correctement réglés
        (pour le profane : les « bouteilles casse-pression sont des espèces de transfo thermiques qui changent le point de fonctionnement débit/température entre entrée et sortie, tout à fait comme un transfo électrique change le point de fonctionnement courant/tension entre entrée et sortie…)

  5. Trouver un référentiel régional des « jours degrés » sur les dernières années et calculer l’écart à 13 degrés Celsius.
    A défaut prendre les archives des « metar » de l’aéroport le plus proche (Lorient?), en extraire la T et mouliner le tout.
    L’ADEME devrait aider tout le monde à faire ces comparaisons mais quand on n’a pas assez de moyens, « big data » =big emmerdement. …

    1. Bonjour timiota, effectivement la connaissance des DJU aurait dû rester gratuite, je suis d’ accord. Le DJU est en fait le DJ18, si tu veux le DJ13 tu enlèves 5 par jour au nombre de DJU, soit au nombre de DJU par mois tu soustrais 150 ou 155, et tu obtiens le DJ13 pour le mois. J’ imagine que ce que appelles bouteille casse-pression, c’ est ce que j’ appelle bouteille de mélange qui permet de séparer un primaire et sa pompe du secondaire et ses différentes pompes sur chaque circuit du secondaire, mais c’ est pas simple à calculer pour chaque circuit. Attention, pour qu’ une chaudière à condensation soit 100% rentable il faut être sûr de condenser quand il fait froid . Pas de problème avec un plancher chauffant, mais avec des radiateurs, il faut qu’ ils soient surdimensionnés pour ne jamais dépasser 53° sur le retour, au dessus on ne condense plus. Attention aussi, si tu augmentes le débit, tu remontes la température de retour, et donc la température moyenne. Ainsi, dans ce cas, pour conserver la température moyenne il faut baisser la température de départ. La puissance est le produit du débit par la différence de température entrée/sortie.

      1. Oui, avec mon chauffagiste pro qui découvrait un peu tout ça quand même, on est arrivé à cette conclusion, il faut trouver le bon point de fonctionnement débit/pression. Ca ne le faisait pas sans bouteille de mélange.

        Je ne dois dépasser 53°C sur le retour qu’occasionellement (grand froid <-3°C, mais je l'avoue sans doute aussi les fins de cycles ECS, puisqu'il balance de l'eau jusqu'à 75°C dans le primaire pour que l'ECS (900 litres) atteigne ses 55°C (légionellose…) dans un temps raisonnable, et que la puissance et le débit font que l'écart entrée-sortie est au plus de 17° ou 18°C).
        En tout cas, vous nous auriez été fort utile lors de la mise au point !

        Maintenant je cherche mollement les choses suivantes faisables (pas évident dans une copropriété qui ne voit que le côté $$ au début du changement) : réchauffer l'eau froide en entrée d'ECS par du solaire ? (mais c'est tout un buzin, et le ballon sur un seul de ses deux serpentins (de mémoire celui du haut, peut-être un erreur) n'avait pas l'air de prendre assez vite le chaud, ou la sonde interne est mal placée, juste sous le serpentin du haut, au hasard, sans doute un grand classique) , et l'idée de couper qqs jours pour faire des essais n'est pas très populaire, bref les difficultés des "grandes échelles" commencent assez tôt.
        A+

  6. Me semble-t-il:avec une consommation mensuelle aussi faible vous ne devez pas être chauffé à l’électricité.Dans ce cas la différence de consommation est dérisoire…Quelques lave linge, lave vaisselle ou sèche linge de plus ou de moins ou des petits plats mijotés au four plus nombreux l’année précédente et c’est joué.
    J’habite la partie sud de la France, en vallée, suis chauffé par pompe à chaleur géothermique, très bien isolé, nous sommes deux et ma consommation pour ce même mois est de 1084 KW/h!Cherchez l’erreur…
    Sinon, votre « recette » (autre que l’anorak)est susceptible d’intéresser bon nombre d’entre nous sans doute.

  7. « Tout me hérisse », le relevé que nous présente P.J. est établi en Kwh donc j’en déduit qu’il se chauffe à l’électricité !
    L’économie réalisée est certainement due à un changement de comportement de sa part soit en baissant le curseur individuel de chaque appareil ( passant 8 à 6 par expl.) ou en baissant le degré de température demandée au niveau du thermostat d »ambiance d’où ma remarque à propos du pull et ou du pull et de la veste ! La petite pique concernant les chaussettes et la robe de chambre en laine (j’ai oublié de mentionner aussi les charentaises et le bonnet), c’était pour lui faire comprendre qu’en passant de 6 à 4 il réaliserait encore plus d’économies de chauffage !

    P.J. nous questionne c’est derniers temps à propos de ce que nous pourrions faire pour sauver la planète et l’humanité qui gambade dessus car en effet il y a urgence absolue. Je me suis laissé dire que cela passe aussi par des petits gestes quotidien individuels comme celui qu’il pourrait poser lui en remplaçant l’éclairage d’appoint qui se trouve dans le décor à l’arrière plan de ses vidéos et qui fonctionne au moyen d’une ampoule halogène grande consommatrice de courant électrique par une fonctionnant au moyen de Leds !

    A propos, chez moi en Ardenne belge nous buvons de l’Orval exclusivement et uniquement dans des verres et du côté de Gedinne l’auteur célèbre s’appelait Jijé.

    Allez, courage bientôt le printemps.

  8. @zandonà
    Mmh ! Les déductions peuvent quelquefois, c’est vrai, nous embarquer vers des raisonnements aléatoires, mais il me semble que s’il s’agissait de chauffage à l’électricité, Paul n’aurait sans doute pas évoqué son chauffagiste mais bien son électricien, quant à l’expression de la consommation de gaz en kWh, cela permet une meilleure comparaison entre les différents modes de chauffage.
    https://selectra.info/energie/guides/conso/consommation-moyenne-gaz/maison
    Ces coquins de moines ardennais savent y faire en matière de boisson… 🙂
    Les bières belges sont aussi appréciées par les milliardaires : https://www.lavenir.net/cnt/dmf20200218_01446060/mark-zuckerberg-a-bu-un-verre-a-la-mort-subite

  9. J’ai énormément appris grâce à votre blog que je suis, je pense, depuis 2007. Avez-vous une idée sur ce qui se passe sur le « marché repo » depuis septembre dernier, ou bien tout cela est-il désormais trop loin ?

    1. En gros, si j’ai un peu compris, le marché repo consiste en des prêts très courts, le plus souvent 1 journée, entre grandes institutions financières. Parfois il y a des frictions et la banque centrale peut intervenir dans ce marché pendant quelques jours. J’ai bon ? Sauf que là ce seraient des dizaines de milliards prêté et remboursés chaque jour. Là ça ressemblerait plutôt à un renflouement déguisé. J’ai bon aussi ? Oui mais un renflouement de qui ? De quoi ? Dans quel but ? (réélection de Trump ?). Aucune mention dans la presse, ce ne doit donc pas être très important ni intéressant, après tout…

      1. Ah la la ! Et la fonction « Rechercher », ça sert à quoi ?

        POUR COMPRENDRE LE « REPO »

        Le « repo » (pour repurchase agreement), en français : « pension livrée », une expression très peu usitée, consiste à obtenir de l’argent liquide, du « véritable argent », en ayant mis en gage un instrument de dette (qui sera remboursé ultérieurement mais donne lieu à versement d’intérêts en attendant). Ce qu’on met en gage, c’est ce qu’on appelle le collatéral.

        Un instrument de dette qui n’est pas arrivé à échéance (on dit aussi « à maturité »), n’a pas encore été remboursé, mais cela ne l’empêche pas d’avoir une « valeur marchande », c’est-à-dire un prix, ce prix ayant un rapport bien précis (mathématiquement calculable selon l’une ou l’autre méthode) avec l’argent qui sera remboursé auquel s’ajoutent les intérêts qui seront encaissés d’ici-là.

        Cela fait dire à certains que ces instruments de dette sont une monnaie, alors qu’il vaudrait mieux dire – pour ne pas introduire la confusion – qu’ils sont une marchandise.

        Quand on emprunte, il n’y a pas nécessairement d’exigence qu’un collatéral d’un montant équivalent soit mis en gage. C’est seulement quand l’économie n’est pas en bonne santé qu’il y aura exigence du côté du prêteur qu’un bien soit mis en gage, pouvant être le cas échéant, un instrument de dette, comme un mode d’assurance que la somme prêtée ne soit pas entièrement perdue en cas d’accident.

        Intervient dans ce cas-là, ce qu’on appelle un « haircut », une décote. C’est-à-dire que la somme prêtée n’est pas aussi élevée que la valeur du collatéral, et ceci parce que la saisie et la revente du bien gagé occasionneront des frais, ou bien parce qu’il existe un risque de non-remboursement, ou bien aussi parce que ce collatéral n’est pas parfaitement « liquide », c’est-à-dire que dans la revente, le rapport de force peut être défavorable au vendeur (beaucoup de vendeurs et peu d’acheteurs) et qu’une perte sera subie par rapport à la valeur « nominale » du gage : son prix de revente « en principe ».

        Quand on pense à un mécanisme comme le repo, il faut toujours bien avoir en tête la représentation suivante. Imaginons trois personnes qui ont chacune 20 € en poche, 20 € qui leur appartiennent en propre, disons A, B, et C. A va prêter 20 € à B et emprunter 20 € à C. B prêtera 20 € à C et aura donc emprunté à A. C aura donc prêté 20 € à A et emprunté 20 € de B.

        Cette permutation ayant été opérée, chacun se retrouvera comme au départ avec 20 € en poche. La différence sera qu’à la différence de la configuration initiale, l’argent que chacun aura en poche ne sera plus de l’argent qu’il « possède en propre » mais de l’argent qu’il a emprunté. Chaque emprunteur aura par ailleurs rédigé une promesse de remboursement, une reconnaissance de dette qui sera maintenant en possession de la personne qui lui a prêté.

        La quantité d’argent que se partagent A, B et C est restée constante : 3 x 20 = 60 €. Imaginons maintenant que l’on accepte d’appeler « monnaie » aussi bien les reconnaissances de dette que l’argent. C’est la proposition que fit l’économiste Henry Thornton au début du XIXème siècle et que Joseph Schumpeter adopta avec enthousiasme au siècle suivant. Il y a cette fois en monnaie : les 60 € en argent et les 3 x 20 € que représentent les trois reconnaissances de dette de 20 € chacune, soit 120 € en monnaie au total.

        On aura reconnu là le fameux miracle de la « création monétaire ex nihilo » – pour autant que l’on soit disposé à croire à ce genre de « miracle ».

        Il reste une opération à faire : le repo proprement dit. Chacun des A, B et C va obtenir d’un des trois autres un nouveau prêt en mettant en collatéral la reconnaissance de dette en sa possession. La reconnaissance de dette que A a obtenue de B quand il lui a prêté 20 €, il la met en repo auprès de C [le lecteur complètera lui-même pour les deux autres  ] il aura donc reçu 20 € de C à deux reprises. Les premiers 20 € qu’il a empruntés auprès de C, il les a prêtés entre-temps à B. Il n’empêche qu’après cette nouvelle opération, il y a maintenant 3 x 3 x 20 € en « monnaie » dans le système, soit 180 €, bien qu’il n’y ait toujours que 60 € en argent.

        Si chacun refuse maintenant d’honorer ses dettes, chacun s’approprie les 20 € qui sont dans sa poche et l’on se retrouve à la situation de départ. Ceux qui ont cru au miracle de la « création monétaire ex nihilo » s’écrient alors tous en chœur : « Où sont passés les 120 € (en monnaie) qui ont été perdus ? » L’explication, c’est que les reconnaissances de dette n’étaient pas de l’argent mais des marchandises et que ces marchandises ne valent plus rien : leur prix est tombé à zéro.

        Imaginons avant de terminer, que les parties disposées à conclure un repo : à prêter une somme en échange d’une reconnaissance de dette réclament un « haircut » de 10%. C n’offrira en échange de la reconnaissance de dette de B à A que A lui a offert comme collatéral que 18 €. Mais comme A exigera lui aussi un « haircut » sur la reconnaissance de dette de C à B que B lui offre comme collatéral dans un repo, il lui restera en poche 2 €, reliquat du prêt initial que C lui avait consenti. 18 € + 2 € = 20 €. Et chacun A, B et C se retrouvera dans la même situation.

        P. S. : J’ai rendu compte de cette « multiplication » de 60 € à 180 € sous le nom de « dimensionnalité » de la monnaie dans mon ouvrage L’argent mode d’emploi (2009 : 371-392). La différence entre l’argent proprement dit et la reconnaissance de dette, c’est que la somme qui sera payée au moment du remboursement, à maturité, pourra prendre n’importe quelle valeur entre la somme promise et zéro, tandis que l’argent lui respecte un principe de « conservation des quantités » : à aucun moment dans les manipulations, la somme en argent n’aura valu autre chose que 60 €.

      2. Ce n’était pas ma question. Si j’ai bien compris, il est rare que la banque centrale intervienne sur ce marché. Mais elle y serait depuis mi-septembre sans discontinuer. Pourquoi ? Certains (complotistes) prétendent que la Deutsche Bank serait près de la faillite (y a récession en Allemagne et le covid-19 n’arrange rien). Je pensais que vous aviez peut-être encore un peu l’oeil sur ces secteurs. Mais on ne peut pas tout faire, bien entendu.

      3. Il y a déjà beaucoup à lire ces jours-ci comme vraies nouvelles. Alors, les supputations sur les sites alarmistes dont le bizness est de vous affoler pour que vous achetiez de l’or … ou des bitcoins 😉

      4. Je suis bien d’accord, pour le moment c’est du bruit de fond. Nous verrons bien si/lorsque ça grossira. C’est juste que vous aviez été très bon pour décrire la précédente crise financière avant qu’elle ne se pointe.

  10. Paul en installant ce radiateur dans l’endroit le plus froid a évité ce qu’on appelle un « pont thermique  » .Donc moins de déplacement d’air dans sa maison par une meilleure répartitions des t°=Moins de demande du thermostat à confort égal.
    Il s’agit bien d’électricité, la petite icône à droite l’indique. KW/h est une référence/équivalence énergétique utilisée également pour le gaz et pour le fuel.
    Mais comment ce sujet peux nous mener à des considérations techniques economico-financières restera pour moi définitivement une énigme.
    Mais au fond pourquoi pas?La demo ne manquait pas d’intérêt!

  11. En ce moment sur ARTE un beau reportage sur les incendies géants qui nous menacent. De « belles » images de Santa Barbara. On voit bien les maisons crâmées jusqu’au sol mais les séquoias tout verts et fringants dans les jardins des dites maisons transformées en cendres. Je rappelle, les séquoias dans leur écorce anti-feu ont besoin d’incendies pour que leurs graines se propagent.

  12. Est ce que le compteur linky va apporter des modifications, cependant je vais devoir gérer moi même ma conso. Plus de releveur de compteur. Linky est tout en haut de la technologie. Linky est un compteur communicant. Température : 17degrés dans les chambres. 20 degrés dans les autres pièces. Avoir un thermostat est nécessaire.
    Que sont devenus ces releveurs de compteur?

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