Les dirigeants chinois auront-ils été les seuls à se conduire humainement ?

Ouvert aux commentaires.

Avertissement. À ceux qui prennent leur plume pour s’indigner, en n’ayant encore lu que le titre du billet. Et à ceux qui, n’ayant lu qu’en diagonale, croient que j’affirme exactement le contraire de ce que je dis, et m’opposent alors comme « objections », une longue redite de ce que je viens d’expliquer, soyez gentils : lisez ce qui est écrit et ne marquez votre désaccord qu’une fois certains d’avoir compris. Car l’heure est grave.

La brutalité des propos d’un enfant gâté de la haute, tel M. Boris Johnson, ainsi que ceux sibyllins de l’Élysée, assurant que la décision de maintenir les élections municipales a été prise sur le conseil de scientifiques et non de politiques, et qu’elle n’est donc pas la bourde monumentale qu’elle semble être, mais une décision délibérée, ne nous conduiront-ils pas à dire un jour (ceux d’entre nous qui serons toujours là) que les seuls dirigeants à s’être conduits humainement au cours de cette crise, auront été les chinois ?

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14 réflexions sur « Les dirigeants chinois auront-ils été les seuls à se conduire humainement ? »

  1. Tout à fait d’accord. Et ce n’est pas la première fois : lorsqu’il a fallu lutter contre des famines à venir, ils ont su imposer la politique de l’enfant unique. Du coup aujourd’hui ils sont plus forts que leurs voisins laxistes (Indes & Co.) qui laissent leur population proliférer dans la misère (sanitaire et économique)… C’est probablement culturel. Peut-être qu’un spécialiste de la Chine pourrait nous expliquer cette particularité ?

    1. « Du coup aujourd’hui ils sont plus forts que leurs voisins laxistes »

      Thierry, suis-je le seul à vraiment comprendre ce qui est dit par vos propos ? C’était donc cela, être plus fort que son voisin le truc ? La particularité d’un Parti Etat ? Sérieux faut expliquer les avantages/inconvénients de se genre d’organisation humaine ?

  2. ah non, mais rassurez vous, nous le disons déjà, avec quelques bémols salutaires tout de même, mais déjà. C’est problématique.

  3. Disons que de la ou je suis, je trouve étrange certaines critiques venant autour de l’aide que les chinois peuvent donner a l’Italie, ou proposer aux us des masques.

    Pour moi, l’avantage au départ des dictatures, c’est la capacité d’enfermement. Pour les démocraties, le challenge est dans l’anticipation. Pour cela, le pouvoir se doit de renouvellement par l’intelligence et la non compromission avec quelques intérêts que cela soit, pour être capable d’en faire analyse.

    Le terrain pour moi aide bien. Il permet de voir dans les faits, ce qui peut faire constater les pénuries, le fait que certains médecins eux mêmes n’ont pas de masques. Par ce que le volume de personnes touchées si l’on part du principe est l’impératif humain a se poser la question des sans domiciles fixes.

    La question humaine est la question de l’anticipation pour permettre a son prochain de pouvoir contenir tout les éléments ce qui me semble pertinent, pour qu’ainsi les choses puissent se faire.

    Mon analyse étant que la cessesion des élites et leur éloignement est comme si vous aviez finalement dans un monde ou la crédibilité est importante, sera proportionnelle la réponse?

    Pour moi telle est la question, pour une fois je ne livre plus de commentaire d’analyse sur la question purement de la séquence, nous sommes dedans depuis plusieurs semaines pour ceux qui ont des proches qui eux sont a risques, et qui me permet du coup de comprendre aussi que l’endogamie fait et fera la complexité de cette affaire!

    Je ne doute a aucun moment de ce que le pouvoir du peuple puisse a chacun, porter le mieux que possible la période a venir. Deux analyses se confronte actuellement et ce qui en résultera impactera de fait la situation.

  4. La Chine a été prise par surprise, pas nous, et pourtant nous mettons plus de temps à réagir qu’elle ! Impardonnable péché d’orgueil ou impardonnable aveuglement idéologique ?!? Les 2 vont de pair…

    1. Vous avez dit en une phrase ce que je pense de la réactivité française, que l’on peut généraliser avec l’européenne en général. L’idéologie est tellement imprégnée que Macron critique la Pologne concernant la fermeture de ses frontières, alors que c’est probablement cela qui va limiter les cas de transmission, et faciliter la lutte contre ce virus. Bien évidemment, il faut une fermeture temporaire et partielle, et ré-ouvrir dès que ça va mieux.

      Je ne connais pas les opinions réelles des épidémiologistes qui ont conseillé le président. Mais si effectivement ceux-ci ont estimé que les élections étaient tenables, et que le confinement ne doit se faire qu’après le deuxième tour, ils auront la co-responsabilité des milliers de morts (dans la douleur) supplémentaires, morts que l’on aurait pu éviter en réagissant plus vite.

  5. Complexe.
    Camus disait que le bien-être de l’humanité est toujours l’alibi des tyrans.
    J’aurais tendance à penser que tout pouvoir porte en lui cet alibi et de plus, en joue… à l’occasion.

  6. À propos de l’utilité du Blog de Paul Jorion. je commente ici en espérant que ça donnera du courage aux intervenants du blog 🙂
    Je pense que dans, au moins une structure culturelle associative, mon « sentiment » a été décisif pour faire fermer la structure dès la nuit dernière minuit, et que dans 2 autres structures, cet « avis » a été utile pour prendre les bonnes décisions. Mais, en fait, mon « sentiment », je me le suis forgé sur le blog de PJ. C’était pas gagné !
    1ère semaine : autour de moi : « on en fait trop », « n’importe quoi »…
    moi : « oui c’est un peu exagéré »
    2ème semaine, autour de moi : « c’est comme une grippe », n’importe quoi »
    moi (après avoir lu quelques articles de blog) : hem…hem…
    3ème semaine (cette semaine, donc) : autour de moi : « ha oui c’est grave », « ho c’est comme une grippe », « ho on va quand même pas annuler les élections ».
    moi : « on devrait annuler les élections » (on était 2 sur 6 à avoir cette avis autour de la table du déjeuner). et sur la structure associative : « on devrait fermer maintenant, car de toute façon ça va fermer d’ici quelques jours, ne prenons pas de risques inutiles. »
    Rien d’extraordinaire…on pourrait dire, c’est un peu tard…mais bon, je me dis, c’est toujours ça de gagné.
    Et maintenant ? Je pense à la fine équipe des dernières pages de la BD « la survie de l’espèce »…ça donne du baume au coeur 🙂
    À noter : nous étions plusieurs, 2-3/6 (à la table du déjeuner) à penser que, quand les êtres humains sont dans la m…. ils se montrent solidaires 🙂
    Prochaine étape ? s’abonner au blog ? 🙂

  7. Je trouve votre formulation excessive..A ce stade nous ne savons pas comment la Chine a vraiment géré cette épidémie, surtout au début, et si une propagation internationale aurait pu être évitée. En revanche la décision de maintenir les élections en France est stupide (pour plein de raisons).
    cdt.

  8. Lorsqu’il est magnifié dans certaines cultures (« artistiquement », « cultuellement ») le fait qu’il soit permis de mettre fin à des vies, dont l’agonie avant de périr, avant de s’éteindre, ne sera que longue, pénible, faite d’inhumaines souffrances, d’insupportables douleurs, de tortures psychologiques, psychiques, pour les victimes, et « l’entourage », la « société civile » (des soignant.e.s aux décideurs. Familles, etc) n’est-il pas dit alors de l’esprit comme de la lettre de loi permettant cela, qu’ils ne veulent que ce qui y conduit, soit « humainement » acceptable… soutenable, « consenti » même…. ?

    Dans le même état d’esprit, bien des « Histoires » dans la littérature, comme dans les « légendes »… dans les même cultures « occidentale » ou se retrouve « magnifiée » le droit que les sociétés humaines incarnées par des « représentativités démocratiques », législatives, judiciarisées, donne au principe de « miséricorde » que « seul » un « dieu » accorde à une âme en peine, pour accompagner dans une mort la plus douce qu’il soit, une « fin de vie » « humainement » acceptable, la souffrance insurmontable d’une « maladie incurable »… biens des « contes » donc encensent le « culte » de « l’Héroïsme », du sacrifice, avec la formule disant que « les vrais héros, sont ceux qui sont morts »…

    Mais pour qu’il y est un consentement aux sacrifices, un « unanimiste », qui fasse le plus large consensus possible, ou le dissensus le plus minime qu’il soit, encore faut-il que l’enjeu de la « magnificence » espérée pour « l’individualisme », dépasse toutes les espérances que l’intérêt général, le vivre ensemble, le collectivisme (par rapport à toutes les disruptions économiques financières, démocratiques…) n’offrent plus… à une représentation nouvelle du « bien commun ».

    Un « schisme scientifique » (du même ordre que ce qui est raconté dans « Les marchands de doutes »… ?) ne semble t-il pas exister au sujet de ce que va causer comme dégâts sur les populations, sur le tissus social du « vieux monde », sur le « corps sociétal » de l’avènement d’un « nouveau », ce Covid-19, et les décisions gouvernementales à prendre pour protéger qui de quoi (les électeur.e.s par rapport au coronavirus ? Ou/et des électeurs.e.s des risques de pénuries, de perdre en « pouvoir d’achat » et rémunération, pour les foyers dont les enfants vont devoir être nourri, etc plus d’un mois, à domicile, de rester confiné.e.s encore deux mois, dans un logement insalubre au lieu d’être expulsé.e.s…?) et quoi de qui (protéger la finance, les banques, les propriétaires privés d’actions d’entreprises… de dettes privées pourries, pertes casinos…?)… ?

    Si « schisme » il y a – ce qui semble de plus en plus se confirmer, dans ce dossier, comme dans d’autre (affaire de la loi sur le congé parental des proches d’enfants défunts ou la macronie essuya les reproches de manquer « d’humanité ». Refus de laisser l’opposition politique qualifier de « répressions » les brutalités et violences policières…) – ne signe t-il pas un risque croissant de défiance, vis à vis de cette gouvernance technocratique, comptable seulement, du sens des mots « universalité », « humanisme », « humainement » acceptable… quand n’étant pas à un mensonge près (réformes des retraites, etc et autres 49.3 , décrets, ordonnances) prétend ne pas être intéressée, motivée par un enjeu politique, en maintenant les élections municipales, alors que scientifiquement, il ne peut être ignoré d’une part ; le score record de l’abstention (qui mettra tôt ou tard en péril ce qui an de plus noble dans notre modèle démocratique, dialogue social) qui peut lui profiter autant qu’au fhaine… et d’autre; part le risque d’exposer un électorat lui étant aussi propice, favorable, qu’à la droite extrême et aux extrêmes droites… ?

    Le sacrifice « magnifié » donc, dans l’acte « héroïque » de braver le danger (entre « fausses nouvelles », demi mesure de confinement, mesures de protections individuelles, etc) ne promet-il pas pour motiver, mobiliser, dans ce contexte, l’absurdité du fait que le covid-19 n’aura peut être pas la peau de « l’esprit » de la démocratie, de « l’économie »… même si il l’emportera plus surement, sur la chair… ?

    1. A noter par ailleurs, que l’électorat des droites (macronie compris) et leurs extrêmes, étant toujours des plus mobilisé, lors des scrutins, même locaux, intermédiaires, comparativement à celui de gauche et vert (d’une tranche d’âge, majoritairement plus jeune, en général), qu’il puisse paraître paradoxale – au point que craindre un « choix » « d’eugénisme » et/ou « d’exterminisme » délibéré, comme décrit dans le dernier ouvrage commun de notre hôte « Comment sauver le genre humain », de la part de cette gouvernance et ses oppositions, vous vaudrait d’être « accusé » de répandre des « fausses nouvelles », voir des « complots » partout … – de suspecter que cette décision du maintien des élections municipales dans un pareille contexte périlleux, mette dangereusement en péril une partie de cet électorat fragilisé, mais incité à un « civisme sacrificiel » (dirons nous abusé même… ?), n’est pas incompatible avec le fait qu’il soit corollairement, essayer de pousser à bout la désorganisation d’un service public de la santé (hôpitaux, etc) ou des résistances puissantes, restent fortes et opérationnelles (au point d’être susceptible de contre-carrer les objectifs des « choix »)…

      Il sera toujours temps (avec une gouvernance dont la courte vue, n’est que de faire correspondre l’échéance électorale, à celle des chaînes d’info en continue, et des « marchés ») pour les dirigeant.e.s politiques (« occidentaux ») de prétendre après « coups/coûts, échecs, etc… », de nous faire « consentir » que l’erreur est « humainement » acceptable.

  9. Backdoors

    J’ai passé une semaine épuisante à la recherche d’un dysfonctionnement d’un programme informatique pendant le traitement d’une interrupt. Pour mener l’enquête, j’ai utilisé des « breakpoints », des messages envoyés sur la console, modifié, simplifié du code pour en tester la sensibilité. Progressivement, de la mise en doute de mon propre code j’ai passé en revue les librairies sans jamais pouvoir cerner les conditions nécessaires provoquant le bug. Finalement, c’est en désactivant la mémoire cache qui stocke le code dans le CPU que le problème disparu comme par enchantement.
    Tous les processeurs modernes possèdent quelque fraction de % de leur surface silicium dédié au déverminage (debugging). Ces « backdoors » peuvent fonctionner à la priorité maximum et utilise le mécanisme des interrupts pour permettre au gus comme moi d’inspecter dans les moindres détails l’exécution du code. Je pense que dans mon cas, le dévermineur (debbuger) dysfonctionnait aussi, tributaire qu’il est du bon déclenchement de sa propre interrupt.

    Tous les fabricants de CPU inject dans leurs produits un virus (backdoor) ayant la priorité la plus haute (la létalité la plus forte) pour que ces derniers puissent exécuter du code imparfait mais fonctionnel grace à l’usage d’un debugger, pour que le couple hard+soft aie une chance d’exister et de constituer notre humanité numérique…

    Covid-19, et Boris sont des virus qui ont accès à des backdoors.

  10. Pour celles et ceux qui peuvent être intéressé.e.s par les mécanisme d’action-réaction entre association d’idées, et qui ayant le cœur suffisamment accroché, « pour garder le moral…. je vous propose néanmoins la lecture d’un autre type de musique, plus verbale dirais-je certainement à tort, lexical alors.

    Verbaliser des pensées, intuitions, imaginaires, corroborées à l’observation des inter-réactions qu’on vie, qu’on lie, est déjà enchanteur. Y trouver puis donner un rythme, y accorder des faits, observations, avec des sensations, et notes sentimentales, puis des ressentis puissamment motivants, c’est ce que m’inspire la musique que j’entends à la lecture des billets de votre blog (celui la notamment « Les dirigeants chinois auront-ils été les seuls à se conduire humainement ? ») associée à l’actualité… Je vous en ai déjà suggéré un aperçu, que je vous propose de poursuivre avec ce nouvel épisode, en espérant qu’il ne vous mine pas plus le moral. »

    Vous aurez peut être remarqué que la partie entre guillemets semble décalée du contexte de ce billet, mais est approchable, par ailleurs, à celui du blog ? C’est parce que les guillemets soulignent un extrait de messagerie privée. Quel étrange mystère y aurait-il derrière ? Rien d’autre que de finaliser ce qui fut présenté ici dans deux commentaires, au travers de la continuité d’une aventure (attention, qu’elle puisse paraître « désastreuse », « orpheline » elle pourrait vous laisser, le messager ne doit pas en être pour autant, le bouc-émissaire idéal).

    « Dystopie… ou « relativisme de la cruauté humaine »… ?

    Avec ce sixième épisode, il ne peut qu’être redouté que « l’Histoire » de la série, se finisse un jour… avec si peu « d’humanité » pour la vivre, ou pour y survivre même. Pourtant c’est pas faute de conseiller aux « âmes » fragiles, vulnérables, « d’aller se coucher », « d’éteindre leur télé »… s’il est reproché à sa narration, de « n’être ou de ne pas être », des plus « humainement » compatissante, envers son prochain, qu’il soit Chinois.e., d’extrême droite… ou même, osons l’outrage, du microcosme macronien…

    Quelle éthique, et/ou « amoralisme/immoralité », restera t-il à la fin, quand on aborde tout juste le début de la fin (le début d’une pandémie)… pour juger si la « morale de l’Histoire » aura tranché en faveur des mesures drastiques, autoritaires, prises par des dirigeants chinois, par exemples, ou de celles d’un modèle « politico-scientifique audacieux », à l’occidental, pour conduire le plus « humainement » qu’il soit, à la survie de l’espèce, ce qu’il en restera… ?

    Le « choix » de maintenir les élections municipales, en France, alors que l’épidémie au Covid-19 ne fait que commencer à contaminer « son monde », est illustratif de la perplexité qui règne dans le « choix » des futurs « saigneurs féodaux locaux ». Qui n’est pas à un paradoxe près, lorsque les écoles, collèges, crèches, universités, etc sont désormais toutes fermées… devra fouiller dans bien d’autres contradictions et paradoxes culturels, cultuels, pour y justifier, excuser, élucider, quoi qu’il y reste quelque chose à comprendre… dans tout ça.

    Lorsqu’il est magnifié dans certaines cultures (« artistiquement », « cultuellement ») le fait qu’il soit permis de mettre fin à des vies, dont l’agonie avant de périr, avant de s’éteindre, ne sera que longue, pénible, faite d’inhumaines souffrances, d’insupportables douleurs, de tortures psychologiques, psychiques, pour les victimes, et « l’entourage », la « société civile » (des soignant.e.s aux décideurs. Familles, etc) n’est-il pas dit alors de l’esprit comme de la lettre de loi permettant cela, qu’ils ne veulent que ce qui y conduit, soit « humainement » acceptable… soutenable, « consenti » même…. ?

    Dans le même état d’esprit, bien des « Histoires » dans la littérature, comme dans les « légendes »… dans les même cultures « occidentales » ou se retrouve « magnifiée » le droit que les sociétés humaines incarnées par des « représentativités démocratiques », législatives, judiciarisées, donne au principe de « miséricorde » que « seul » un « dieu » (mais n’oublions que « dieu étant mort », nous dit la psychanalyse, « il ne te guérira pas, parce que le roi ne te touchera plus »… principe de précaution oblige) accorde à une âme en peine, pour accompagner dans une mort la plus douce qu’il soit, une « fin de vie » « humainement » acceptable, la souffrance insurmontable d’une « maladie incurable »… biens des « contes » donc encensent le « culte » de « l’Héroïsme », du sacrifice, avec la formule disant que « les vrais héros, sont ceux qui sont morts »…

    Mais pour qu’il y est un consentement aux sacrifices, un « unanimiste », qui fasse le plus large consensus possible, ou le dissensus le plus minime qu’il soit, encore faut-il que l’enjeu de la « magnificence » espérée pour « l’individualisme », dépasse toutes les espérances que l’intérêt général, le vivre ensemble, le collectivisme (par rapport à toutes les disruptions économiques financières, démocratiques…) n’offrent plus… à une représentation nouvelle du « bien commun ».

    Un « schisme scientifique » (du même ordre que ce qui est raconté dans « Les marchands de doutes »… ?) ne semble t-il pas exister au sujet de ce que vont causer comme dégâts sur les populations, sur le tissus social du « vieux monde », sur le « corps sociétal » de l’avènement d’un « nouveau », ce Covid-19, et les décisions gouvernementales à prendre pour protéger qui de quoi (les électeur.e.s par rapport au coronavirus ? Ou/et des électeurs.e.s des risques de pénuries, de perdre en « pouvoir d’achat » et rémunération, pour les foyers dont les enfants vont devoir être nourri, etc plus d’un mois, à domicile, de rester confiné.e.s encore deux mois, dans un logement insalubre au lieu d’être expulsé.e.s…?) et quoi de qui (protéger la finance, les banques, les propriétaires privés d’actions d’entreprises… assistés sans contreparties… de leurs dettes privées pourries, pertes casinos en les socialisant par exemple…?)… ?

    Si « schisme » il y a – ce qui semble de plus en plus se confirmer, dans ce dossier, comme dans d’autre (affaire de la loi sur le congé parental des proches d’enfants défunts ou la macronie essuya les reproches de manquer « d’humanité ». Refus de laisser l’opposition politique qualifier de « répressions » les brutalités et violences policières…) – ne signe t-il pas un risque croissant de défiance, vis à vis de cette gouvernance technocratique, comptable seulement, du sens des mots « universalité », « humanisme », « humainement » acceptable… quand n’étant pas à un mensonge près (réformes des retraites, etc et autres 49.3 , décrets, ordonnances) prétend ne pas être intéressée, motivée par un enjeu politique, en maintenant les élections municipales, alors que scientifiquement, il ne peut être ignoré d’une part ; le score record de l’abstention (qui mettra tôt ou tard en péril ce qui a de plus noble dans notre modèle démocratique, dialogue social) qui peut lui profiter autant qu’au fhaine… et d’autre part ; le risque d’exposer son électorat comme celui lui étant aussi défavorable, qu’à la droite extrême et aux extrêmes droites, revient presque à un « jeu est à somme nulle » quoi… ?

    Le sacrifice « magnifié » donc, dans l’acte « héroïque » de braver le danger (entre « fausses nouvelles », demi mesure de confinement, mesures de protections individuelles, etc) ne promet-il pas pour motiver, mobiliser, dans ce contexte, l’absurdité du fait que le covid-19 n’aura peut être pas la peau de « l’esprit » de la démocratie, de « l’économie »… même si il l’emportera plus sûrement, et cruellement, sur la chair… ?

    A noter par ailleurs, que l’électorat des droites (macronie compris) et leurs extrêmes, étant toujours des plus mobilisé, lors des scrutins, même locaux, intermédiaires, comparativement à celui de gauche et vert (d’une tranche d’âge, majoritairement plus jeune, en général), qu’il puisse paraître paradoxale – au point que craindre un « choix » « d’eugénisme » et/ou « d’exterminisme » délibéré, comme décrit dans le dernier ouvrage commun de M. Paul Jorion et Vincent Burnand Galpin « Comment sauver le genre humain », de la part de cette gouvernance et ses oppositions, vous vaudrait d’être « accusé » de répandre des « fausses nouvelles », de voir des « complots » partout … – de suspecter que cette décision du maintien des élections municipales dans un pareille contexte périlleux, mette dangereusement en péril une partie de ces électorats fragilisés, mais incités à un « civisme sacrificiel » (dirons nous abusés même… ?), n’est pas incompatible avec le fait qu’il soit corollairement, essayer de pousser à bout la désorganisation d’un service public de la santé (hôpitaux, etc) ou des résistances de corps intermédiaires puissants, restent fortes et opérationnelles (au point d’être susceptible de contre-carrer les objectifs des « choix »)…

    Réconfortés et rassurés sur les « choix » économico-financiers pris par la sempiternelle dualité fhaine vs macronie, garantissant aux « héritiers », enfants, petits enfants, des « rentiers » qui composent ces électorats (disons que le « mythe de tuer le père n’est pas loin »)… que l’endogamie, la reproduction de classe… sera sauvée, que les écoles fermées, le confinement des plus contaminants freinera de façon « humainement » acceptable, la contagion, que les parentalités, entreprises, actions, même à « l’arrêt » tout relatif, seront rémunérées à l’identique presque, du moins « sanctuarisées », et seront pérennisées, « sanctifiées », pour « l’éternité » presque (même si l’explosion des dettes publiques est déjà « odieuse, insupportable, illégitime en partie », l’austérité, les réformes structurelles, les inégalités de classe, scolaires, territoriales, « sociétales », ne vont pas cesser, au contraire), cette incitation à un « héroïsme » sacrificiel, « pour sauver la démocratie qui ne plie pas devant le terrorisme », la terreur d’un virus, peut partir la conscience tranquille, ses arrières sont assurés, avec la « bénédiction » du pib et « sacro-sainte croissance ».

    Il sera toujours temps (avec une gouvernance dont la courte vue, n’est que de faire correspondre l’échéance électorale, à celle des chaînes d’info en continue, et des « marchés ») pour les dirigeant.e.s politiques (« occidentaux ») de prétendre après « coups/coûts, échecs, etc… », de nous avoir fait « consentir » de façon relativement plus démocratique que l’autoritarisme du régime Chinois, que l’erreur (même si en réalité factuelle, ce furent les leurs à responsabiliser dans les misères futures du monde, non externalisable – pas de planète B) est « humainement » acceptable. »

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