“L’amour au temps du coronavirus” – Veille permanente

Ouvert aux nouvelles, informations, conseils, etc.

Vous avez exprimé le souci d’une veille du confinement, où nous pourrions rassembler l’info pratique. La voici. Je la maintiendrai en tête de gondole jusqu’à nouvel ordre.

Soyez gentils de continuer à mettre en commentaires de billets spécifiques vos considérations générales (je ferai le tri – dernier avertissement eh eh !).

Premier élément : l’attestation de déplacement_derogatoire (nouvelle version) à imprimer en France et à avoir avec soi si l’on sort (sous peine d’amende).

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777 réflexions sur « “L’amour au temps du coronavirus” – Veille permanente »

      1. Oui le site de référence, on trouve sensiblement la même chose en Italie, Espagne, Allemagne, Belgique, etc.
        À noter le passage sous la barre des 10% de ‘nouveaux cas confirmés’ journaliers en Italie le 23/03 (8,10%) et continuité dans la baisse depuis avec 4,15% aujourd’hui.
        Sous le seuil des 10% en France également hier le 29/03 (6,92%), ce qui confirmerait le ‘décalage’ de 8 jours déjà noté sur le blog par Alexis Toulet, mais remontée ce soir avec 10,89%, à suivre donc les prochains jours…
        La tendance semble se confirmer aussi en Allemagne, Espagne, Belgique et Suisse.
        Comme disait l’autre, pourvu que ça dure !

        Niveau essais traitements, le gendarme veille:
        https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/03/30/le-gendarme-du-medicament-alerte-sur-les-possibles-effets-secondaires-graves-des-traitements-testes-contre-le-coronavirus_6034965_3224.html

  1. Si ça peut aider à nous faire mieux comprendre ce qu’il nous arrive et faire en sorte que la prochaine fois -il y en aura forcément une- ce soit “moins pire”:
    https://www.franceculture.fr/sciences/didier-sicard-il-est-urgent-denqueter-sur-lorigine-animale-de-lepidemie-de-covid-19
    Très intéressant sur les origines de ces pandémies mais aussi absolument effarant -sans être surprenant!- sur l’état du système hospitalier public français, ou ce qu’il en reste. J’espère vraiment qu'”ils” auront des comptes à rendre. Mais je suis un grand naïf.

    1. Merci pour le lien.
      “L’administration a plié bagage, ou plus exactement elle est aux ordres (des médecins). Le rapport de force s’est renversé”. “Au fond, ils retrouvent l’ADN profond de leur métier”.
      Retrouver du sens à son métier, ça ferait bien partie des choses à voir sérieusement pour “l’après”…!? 🙂

    2. Excellentissime interview du PR émérite Didier Sicard.

      “Or le public [l’hôpital public] n’aura jamais autant d’argent que le privé et n’arrivera jamais à suivre. Et à force de dépenser de l’argent pour des secteurs ultra pointus, on finit par négliger l’accueil des personnes les plus vulnérables, que ce soient les personnes âgées, les personnes en situation d’alcoolisme, de précarité. L’hôpital public a fini par oublier sa fonction hospitalière, je l’ai dit à plusieurs reprises.
      90% des médecins en ont été conscients et cela a été pour eux une souffrance terrible.
      Tout comme pour les infirmières et les autres personnels soignants,
      de faire un métier qui était relié à l’argent. “

    3. Merci pour cet article fort intéressant.
      Question fondamentale de l’origine des virus .

      Mais sale intuition à lire cet article :
      Ne sommes nous pas en train de payer la disparition des espèces?

      « A ce moment là, les puces qui se nourrissent du sang des rats, désespérées de ne plus avoir de rats vivants, vont se mettre à piquer les hommes« 

      « Il y a des populations de rats qui sont très résistantes et qui transmettent le bacille de la peste, mais s’en fichent complètement. Et puis, il y a des populations de rats très sensibles. Il suffit qu’un jour, quelques individus de la population de rats sensible rencontrent la population de rats qui est résistante pour qu’ils se contaminent. Les rats sensibles meurent. A ce moment là, les puces qui se nourrissent du sang des rats, désespérées de ne plus avoir de rats vivants, vont se mettre à piquer les hommes. Reconstituer ce tout début de la chaîne de transmission permet d’agir. Dans les endroits où la peste sévit encore, en Californie, à Madagascar, en Iran ou en Chine, lorsque l’on constate que quelques rats se mettent à mourir, c’est exactement le moment où il faut intervenir : c’est extrêmement dangereux car c’est le moment où les puces vont se mettre à vouloir piquer les humains. Dans les régions pesteuses, lorsque l’on voit des centaines de rats morts, c’est une véritable…. »

    4. Moi , pour l’avenir… ce qui m’interpelle :
      … ” ” Ce qui m’a frappé au Laos, où je vais souvent, c’est que la forêt primaire est en train de régresser parce que les Chinois y construisent des gares et des trains. Ces trains, qui traversent la jungle sans aucune précaution sanitaire, peuvent devenir le vecteur de maladies parasitaires ou virales et les transporter à travers la Chine, le Laos, la Thaïlande, la Malaisie et même Singapour. La route de la soie, que les chinois sont en train d’achever, deviendra peut-être aussi la route de propagation de graves maladies . ” “…

    5. Merci pour ce lien.

      Pour ce qui est des masques je ne comprends pas tout:
      – je comprend que les soignants et tous ceux qui travaillent au contact du public doivent être prioritaires.
      – je comprends qu’il ne sert à rien de porter un masque quand on se promène dans la campagne ou même en ville en respectant la distance préconisée.
      – il me semble qu’au super-marché la caissière devrait porter un masque qui la protège (capable de filtrer l’air qu’elle respire) et les clients porter des masques chirurgicaux (qui arrêtent une bonne partie des postillons.)

      Les masques chirurgicaux seraient plus utiles si les gens savaient qu’ils servent à protéger les autres (et réciproquement !)

  2. Science fiction ?

    1. Recherche de la source de la pandémie
    https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-pangolin-source-coronavirus-proches-sars-cov-2-79290/

    2.Sur la piste des hécatombes possible signe
    Annonciateur de pandémie à venir :
    « Chine

    Des milliers de poissons morts flottent tout le long des rives sur 15 km de la rivière Huangpu

    Le 13 septembre dernier des milliers de poissons morts ont fait leur apparition sur les deux rives de la rivière Huangpu En Chine. Plus de 2 tonnes de poissons y ont été retiré à l’épuisette.

    C’est la troisiéme fois cette année , des cas similaires ont déjà touché cette rivière a déclaré M. Wang, responsable de la sécurité fluviale de la région. Nous ne savons pas ce qui peut en être responsable.« 
    http://www.wikistrike.com/article-les-hecatombes-d-animaux-depuis-7-jours-120127248.html

    3. Lien Wuhan et Huangpu ?

    La recherche de l’origine des virus doit être passionnante …j’aurai 40 ans de moins et 40 points de plus au QI…

    1. “Seulement” ? C’est chouette 8 individus sur 10 respecte les consignes. On est sur un blog optimiste vaindiou !

      Pour les 2 autres, peut-être qu’ils bossent dans un secteur “essentiel” non ? Comme le BTP, les agences bancaires, les agences d’interim, etc etc (“essentiel” quoi comme la bouffe, l’énergie, l’eau, le transport, les soins, l’Ordre).

  3. BAROMÈTRE QUOTIDIEN DE SUIVI DE LA CRISE DU COVID 19
    COMMENT LES FRANÇAIS VIVENT-ILS LA PÉRIODE ACTUELLE ?

    Vague 13 – 31 mars 2020

    Alors que la France entame sa troisième semaine de confinement, le moral des Français résiste : les personnes qui donnent une note comprise en 7 et 10 pour qualifier leur moral (50%; +5) sont désormais un peu plus nombreuses que celles qui donnent une note inférieure ou égale à 6/10 (48%; -6). La note moyenne (6,3) reste modeste mais n’a jamais été aussi bonne depuis le début du confinement. L’ambiance dans le foyer reste par ailleurs au beau fixe (76%; +2). Une situation globale qui masque toutefois d’importantes disparités :

    Certaines catégories de population commencent à être très inquiètes : seuls 32% des demandeurs d’emploi ont le moral (note supérieure ou égale à 7/10), soit 13 points de moins que lors de notre première mesure au tout début du confinement. Le moral des cadres (58%) est également nettement supérieur à celui des employés et ouvriers (46%).

    Une inquiétude pour certaines populations qui s’exprime également concernant la situation financière de leur foyer : si au global, la confiance reste majoritaire (53%; +1) et résiste chez les salariés (56%; +4), elle est très minoritaire chez les indépendants où elle s’est nettement détériorée depuis le début du confinement (25% ; -29 points).

    Notons enfin que le maintien de la vie sociale est forcément compliqué pour tout le monde (seuls 25% jugent cela facile, un indicateur relativement stable depuis le début du confinement) mais s’avère plus complexe pour les séniors (seulement 19% y parviennent contre 37% des 18-24 ans qui maîtrisent probablement davantage les outils numériques) et les personnes qui vivent seules (17%).


    Sondage réalisé du 29.03.2020 au 31.03.2020

  4. Bonjour Monsieur,

    Il me semble qu’établir une circulation à sens unique dans les allées des supermarchés éviterait bien des croisements entre occupants, clients et employés, ce qui à mon sens ne peut qu’être bénéfique pour éviter des contaminations au virus.

    C’est évitement pas bien compliqué à faire, quelques panneaux et marques au sol, et pas d’obstacles physiques qui pourraient être une entrave en cas d’évacuation d’urgence.

    Le principe du ‘cantonnement’ devrait devenir la norme comme sur les voies SNCF : placer des marques tous les 3 mètres dans les allées à sens unique et n’entrez dans la zone des 3 m que si elle est inoccupée. Simple n’est-ce pas ?

    Cette idée, je l’ai communiqué au préfet par mail. Résultat néant. Une idée sans doute pas à la hauteur des décideurs.

    Seriez-vous plus efficace que moi ?

    Bon courage, car même en situation de guerre, rien ne bouge.

    Sincères salutations,

    M. D. MOREAU

    1. L’idée semble de bon sens et certains petits supermarchés ou commerces l’ont déjà mise en œuvre de leur propre initiative .

      Ce qui reste limite dans les supermarchés ( et qui est beaucoup mieux sainement et strictement régi dans les marchés ) ,c’est la manipulation libre par les clients de la nourriture ( fruits et légumes en particulier ).

      C’est du moins ce que me remonte mon état major .

      1. Mais comme les fruits et légumes labellisés “bio” des grandes et moyennes surfaces sont généralement emballés sous plastiques (on n’est pas à un paradoxe près), nous savons ce qu’il nous reste à faire.

    2. Commençons par trouver des masques dignes de ce nom aux caissières.

      A quoi bon que les clients s’évitent si , pour finir , ils passent tous par les mêmes endroits ( les caisses) et ont un contact avec une personne qui aura côtoyés de près de trés très nombreux clients ?

      Du fait de la non protection des caissières, Les courses se révéleront l’endroit le plus propice à la diffusion du virus.

  5. Question, inspirée par les chiffres Français :

    Quelle marge a un état pour tripatouiller ses chiffres ?

    La France annonce ses morts à l’hôpital, sachant bien qu’elle devra un jour parler des autres ( Epahd, domicile ) qui double à l’aise la mise.

    Si on veut évaluer la létalité du covid 19, où trouver les chiffres qui décrivent la réalité ?

    Idem pour les tests : Est ce que ne pas faire trop de test, c’est pas la garantie de ne pas avoir trop de malades ? ( dans la tête d’un communiquant )

    1. Salut Jeanson Thomas,

      Ils bidouillent tous, va savoir pourquoi, ça bidouille. En même temps, rien n’est franchement simple. Mais on peut faire un truc pour avoir une idée de la chose dans le réel.

      Prenons la grippe saison 2018/2019, sans défilés remarquable comme en ce moment… On sait que pour cette période en gros :

      Chiffres clés en métropole
      Semaine 15
      ▰ 8 semaines d’épidémie (semaines 02/2019 à 09/2019)
      ▰ 1,8 millions de consultations pour syndrome grippal durant l’épidémie (Figure 1)
      ▰ 65% de virus A(H3N2) et 34% de virus A(H1N1)pdm09 détectés en médecine ambulatoire durant la période de surveillance (semaines 40/2018 à 15/2019)
      ▰ Environ 65 600 passages aux urgences pour grippe dont près de 11 000 hospitalisations (16%) durant l’épidémie
      ▰ 1 877 cas graves admis en réanimation signalés dont 289 décès durant la période de surveillance (début de la surveillance semaine 45)
      ▰ 13 100 décès toutes causes et tous âges confondus en excès, dont 9 900 attribuables à la grippe durant la période de surveillance
      ▰ Couverture vaccinale de 47,2% chez les personnes à risque
      ▰ Efficacité vaccinale de 69% contre A(H1N1)pdm09 et 33% contre A(H3N2) chez
      l’ensemble des personnes à risque

      Source : Grippe Bulletin hebdomadaire 17/04/2019 Bulletin épidémiologique https://www.santepubliquefrance.fr/content/download/128121/1952067

      Avec ces chiffres on peut voir qu’avec 289 décès en milieu hospitalier on peut reconstruire les pertes réelles estimées nationalement à 9 900 décès.

      On a donc un facteur 34 (9900/289) ! Et sur une durée de 8 semaines.

      Si on prend maintenant la bestiole SARS COV 2 on a déjà 4 000 morts ! En 4 semaines. Si on projette à 12 000 disons, jusqu’à mi mai. On aurait une reconstitution sur un facteur disons 30 à =====> 360 000 morts ! Grosse louche hein, et pour le premier passage de la bêbête. Sauf que en plus là je pars sur des R0 et mortalité sur la base de la grippe influenza. Vu le pedigree de COV 2 on peut aussi miser que la mise sera doublée. D’où 720 000 morts en fait des suites de son premier passage.

      Ca calme non ? 70 fois l’impact de la grippe saisonnière. Si le truc devient saisonnier voir mute plus virulent, on est dans la panade, le caca, la merde quoi.

      Bon 2 calculs sur le bord du clavier, c’est pour causer Jeannot.

      1. Vos calculs sont hypothétiques, mais encourageants , je crois avoir proposé des calculs analogues il y a quelque temps sur ce blog,
        si effectivement le bilan est conforme à votre calcul soit 360 000 morts à fin Mai (voir d’ailleurs la précipitation du gouvernement à publier les chiffres de décès par aires géographiques toutes causes confondues) l’immunité de troupeau serait atteinte et le confinement pourrait être levé plus rapidement au bénéfice de l’économie !

      2. @CloClo
        Oui mais, l’hospitalisation semble plus systématique avec le Covid19, donc peut-être moins de décès hors domaine hospitalier comparé à la grippe 2018/19… ??
        Par contre si ça mute et devient saisonnier, oui groß problem, allo Houston, enfin Kourou, enfin… ?
        En attendant, jouer d’un instrument ne semble pas être protecteur, le “jazzman Ellis Marsalis est décédé du coronavirus”.

      3. Oui c’est un calcul très très grosse louche, il y a tellement de facteurs, et je fais des comparaisons peut-être pas pertinente. Mais quand même suite à un épisode grippale qui a fait “officiellement” 289 décès les épidémiologistes reconstituent en fait près de 10 000 morts liée à cette grippe…

        Même si on tombe ici à un facteur 10 on aurait quand même 120 000 morts en France cette fois en plus ! Majoritairement des personnes de plus de 65 ans. Et malgré un confinement plutôt sévère.

      4. CE qui fait avec 120 000 morts presque 1 mort sur 100 dans cette classe d’âge (>65 ans) pour un premier passage de SARS COV 2 …

    2. Sur le court terme les autorités peuvent annoncer plus ou moins ce qu’elles veulent puisque le nombre des décès enregistrés dans chaque commune par l’État civil n’est pas publié en temps réel (officiellement ou pas le maire de la commune risque cependant d’y avoir accès.)

      À plus long terme, en France et ailleurs, il me semble totalement impossible que le nombre total de décès puisse rester secret (sont au courant: les pompes funèbres, l’INSEE, les notaires, le ministère des finances et j’en oublie probablement. )

      1. Oui mais c’est un travail de grande minutie de reconstituer le réel. Et exactement rien ne peut être caché, et de toute manière cacher cela ne sert à rien quand on est véritablement humain.

      2. Oui, bien sur , on saura un jour.

        Mais la vérité qui sortira a posteriori dans un an aura beaucoup de mal à remplacer la petite histoire qu’on nous raconte aujourd’hui au fil de l’eau.

        C’est ça la com, et c’est pour ça que nous avons besoin de sources correctes maintenant.

    1. “Document seulement pour investisseurs”.(*)
      https://lnkd.in/g_diX47
      M’enfin un bel aveu tout cru à croquer et sentir le jus éclater comme une clémentine confite.

      (*) plus exactement :
      “Ce document à caractère promotionnel est destiné uniquement à une clientèle professionnelle, des contreparties éligibles ou des investisseurs qualifiés.
      Ce document est strictement confidentiel et ne peut être divulgué à un tiers sans l’accord préalable et écrit de Natixis. Si vous receviez ce document et/ou toute pièce jointe par erreur, merci de le(s) détruire et de le signaler immédiatement à l’expéditeur”

  6. Cargaison de masques chinois livrée par un avion russe (extrait du journal local):

    “Les 8 millions de masques livrés, ce lundi à Vatry, l’ont été à bord d’un avion russe, un Antonov An-124-100, appartenant à une compagnie russe, Volga Dnepr Airlines. C’est le plus gros avion du monde produit en série après l’Airbus A380. Créé en 1990, Volga Dnepr possède 12 supercargos Antonov capables d’embarquer 120 tonnes de fret dans leur soute pressurisée de 1050 mètres cubes, précise la compagnie sur son site. Un plancher roulant permet de charger et décharger rapidement la marchandise.
    L’Antonov qui a posé ses roues sur le tarmac marnais ce lundi est l’un des deux qu’a affrété le groupe de logistique français Geodis, filiale de la SNCF, pour assurer le pont aérien que le gouvernement a décidé de mettre en place pour importer 1 milliard de protections de Chine. « Le marché initial ne concerne que les masques, mais nous pourrons aussi transporter, si l’État le souhaite, d’autres matériels de protection (blouses, charlottes…) ainsi que des respirateurs ou pièces de respirateurs », explique Éric Martin-Neuville, directeur général de l’activité commission de transport international de Geodis, cité par nos confrères de Challenges.

    Vatry devra recevoir deux voire trois Antonov chaque semaine pendant 14 semaines en provenance de Shanghai ou de Shenzen. Le coût avancé de 1,5 million d’euros par vol n’a pas été confirmé par les autorités présentes à Vatry ce lundi, même si la somme semble plausible pour les professionnels du transport aérien. L’équipage russe arrivé à Vatry, ce lundi, en provenance de Shenzen, comptait une vingtaine de personnes. La forte demande mondiale sur les rares exemplaires de supercargos ne favorise pas les négociations commerciales. Et Geodis semble plutôt content d’avoir pu réserver deux appareils. « Nous avons pu compter sur nos relations anciennes avec Volga Dnepr pour y avoir accès sans trop de problèmes », confie Éric Martin-Neuville.

    Nous avons vraiment changé d’époque. Il y a soixante ans, cela aurait été des avions américains et britanniques avec des cargaisons made in USA.

    1. Une invasion.
      Dire que je n’aurais vécu que pour combattre la chevauchée des chars russes jusqu’à Brest (Bretagne). On disait, souvenir d’anciens combattants, ils vont de Brest (Litovsk) à Brest .

      Se sont bien modernisés, les bougres. Ils nous ont encore pris à contre-pied. Plus de chars en ruée sauvage, mais des avions de l’Aéroflot, cette succursale de leurs unités de transport stratégique. J’espère qu’ils auront eu la pudeur de débarquer le bitube de 23mm qu’ils avaient en queue.
      Et des gros porteurs, guettés, attendus, espérés. Un couloir aérien rien que pour eux. Autant dire un tapis rouge. L’envers du pont aérien de Berlin en 1948-49. Mortifiant.

      Mais que l’expérience de la Crimée nous serve: sous l’uniforme civil, on va trouver autant de petits hommes verts souriants, sans insignes. Mais tous, des spetsnaz ou du KGB. Tous, des bolchéviques, le couteau entre les dents, le réflexe d’espionnage chevillé au corps dès l’enfance.
      A quand le premier soviet en entreprise? Vatry annexée, après un référendum ? La France à l’encan, soumise à une subversion aussi insidieuse que générale? On commence avec Tchaïkovski et Tolstoï, on terminera avec Lénine et sa NKVD.

      Ce qu’une organisation ‘multilatérale’ avait pu obtenir au prix d’efforts héroïques durant 71 années exténuantes, un virus le défait en un clin d’oeil.
      Rien ne nous aura été épargné.
      Mes vieux os se retourne dans ma tombe.

    2. Autres temps , autres époques.

      1.« Ce matin sur le tarmac [de l’aéroport], en Chine, une commande française a été achetée par les Américains cash, et l’avion qui devait venir en France est parti directement aux Etats-Unis« 

      https://www.lexpress.fr/actualite/societe/une-commande-francaise-de-masques-detournee-vers-les-etats-unis_2122678.html

      2.« Ils payent le double et comptant, avant même d’avoir vu la marchandise« 
      https://www.liberation.fr/france/2020/04/01/une-commande-francaise-de-masques-detournee-vers-les-etats-unis-sur-un-tarmac-chinois_1783805

      1. 2 : Ca démontre l’absence de l’état français une fois de plus ! il ne devrait y avoir qu’un négociateur pour la France qui achète des miliards de masques. Masques à distribuer à l’arrivée à qui de droit. Je suis consterné… C’est quand même le béaba du commerce. Acheter en gros, faire jouer ses relations (ambassades)…

    3. @ Arkao Etes-vous sûr que depuis de nombreuses années l’armée française pour ses propres besoins à longue distance a toujours fait appel à des avions américains ou de l’OTAN et pas à justement ces avions russes (plus soviétiques depuis 30 ans), gros porteurs (comme pour le Paris-Dakar cette course automobile bien connue qui relie 2 villes d’Amérique du Sud ou d’Arabie Saoudite).

      1. @Ruiz
        Non je ne suis pas sûr. L’événement n’est peut-être qu’anecdotique en effet, mais prend une tonalité particulière dans le cadre de cette pandémie.

  7. Retranscription.

    Pujadas sur LCI :
    – Pr, vous dirigez un service d’urgence. Prescrivez-vous la Chloroquine ?
    – Dans l’attente de résultats sérieux, non.
    – Mais franchement, si un membre de votre famille, un de vos enfants avait des symptômes, lui donneriez-vous de la chloroquine ?
    – Très franchement, je ne sais pas. Je ne me suis pas posé la question.
    – Et si vous-même étiez atteint par le Coronavirus, prendriez-vous de la Chloroquine ?
    – J’ai été diagnostiqué positif au Coronavirus, il y a quinze jours. L’infectiologue de mon hôpital m’a donné un traitement à la chloroquine.
    – Et vous allez bien.
    – Oui je vais bien.

    1. Oui Hervey, j’avais vu cette séquence sur LCI : édifiant non ? Il va bien, incroyable ! Concernant ceux qui font un SDR et à qui l’administrer n’est plus d’aucune utilité amha, on ne peut pas en dire autant…

  8. “En même temps”, l’Enfumeur en chef continue de nous enfumer. Pour combien de temps?
    (Dans Mediapart ce matin. Et ce n’est pas du poisson).
    Hôpital public: la note explosive de la Caisse des dépôts
    Laurent Mauduit
    1 avril 2020
    À la demande d’Emmanuel Macron, la Caisse des dépôts travaille à un plan pour l’hôpital public. Mediapart en révèle le contenu. Au lieu de défendre l’intérêt général, il vise à accélérer la marchandisation de la santé et sa privatisation rampante.
    Depuis que la crise sanitaire a déferlé sur le pays, Emmanuel Macron a dit à plusieurs reprises qu’il veillerait à défendre l’État-providence. Une conversion surprenante : dans le passé, il a toujours défendu des positions néolibérales, très critiques à l’encontre de cet État-providence. Mais il assure désormais qu’il ne sera pas prisonnier de ces croyances. « Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, a-t-il dit lors de son allocution au pays le 12 mars, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, [pour] notre État-providence, ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe […]. Il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. »
    Malgré tout, sans doute est-il prématuré de croire dès à présent qu’Emmanuel Macron a changé. En tout cas, le plan que la Caisse des dépôts et consignations (CDC) est en train d’élaborer à sa demande pour l’hôpital public, et dont Mediapart est en mesure de révéler la première ébauche, va totalement à rebours de ses déclarations. Ce document expose une série de propositions qui s’inscrivent toutes dans la philosophie néolibérale qu’Emmanuel Macron a toujours défendue par le passé. Privatisation rampante au travers de sulfureux partenariats public-privé (PPP), marchandisation accélérée de la santé : voilà un plan qui tourne le dos aux valeurs de l’État-providence.
    Si l’on en croit les critiques que nous avons recueillies auprès de plusieurs experts de l’économie de la santé ou de l’hôpital, ce plan pourrait même attiser de violentes polémiques dans le pays, tant il contredit la posture prise par le chef de l’État depuis le début de la pandémie.
    L’origine de ce plan est connue. En déplacement à Mulhouse, mercredi 25 mars, pour visiter l’hôpital militaire de campagne qui venait d’y être construit, le chef de l’État a fait des promesses fortes, mais sans en révéler les modalités, ni les montants, ni le calendrier. Il a juste assuré qu’« à l’issue de cette crise, un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital ». Sans emporter la conviction, il a encore dit : « Beaucoup a été fait, sans doute pas suffisamment vite, pas suffisamment fort. » C’est dans ce cadre présidentiel que s’inscrivent les travaux préparatoires de la CDC.
    Ce plan est élaboré par la direction de l’investissement de la Banque des territoires, laquelle est chapeautée par la CDC. Selon nos informations, ce travail de réflexion a été engagé sur une commande de l’Élysée, sans que nous ayons pu savoir si la présidence de la République a sollicité d’autres services de l’État ou d’autres organismes. La note, qui est encore une mouture provisoire, a été écrite par deux hauts fonctionnaires de la CDC, Adelphe de Taxis du Poët et Pierre Menet.
    La voici :
    * La philosophie générale du plan. Tous les experts que nous avons interrogés – professeur de médecine, économistes, sociologue – portent sur cette note un regard similaire. S’ils relèvent ici ou là quelques avancées, ils constatent qu’elle ne tire aucun enseignement de la crise sanitaire historique que nous traversons et cherche à poursuivre et même à accélérer les processus de privatisation rampante et de marchandisation de la santé, qui étaient déjà à l’œuvre les années précédentes.
    Il est d’ailleurs assez frappant de relever que du début à la fin, la note ne cesse de mentionner le secteur privé, pour une cascade de raisons, comme s’il était un acteur majeur pour l’hôpital, dont le statut public est ainsi quasiment dissous. Cette référence au privé apparaît évidemment dans les fameux partenariats public-privé ; pour le développement de la « santé numérique », il est aussi fait mention du rôle de 700 start-up qui sont aussi… privées. Dans une note en bas de page, il est aussi fait l’éloge de nombreux assureurs privés qui soutiennent l’« Alliance digitale pour le Covid-19 », laquelle est « composée de Docaposte, la start-up lilloise Kelindi, l’agence Dernier cri, Allianz France et le cabinet d’avocats De Gaulle Fleurance & associés ». Et la note ajoute : « Le consortium est soutenu par AG2R La Mondiale, AstraZeneca, CompuGroup Medical, Johnson & Johnson, La Banque postale assurances, Malakoff Humanis, la plateforme de téléconsultation MesDocteurs et le groupe VYV. »
    Bref, d’une ligne à l’autre, c’est une ode de chaque instant au privé.
    Chargé de recherche au CNRS, rattaché au Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société (CERMES3), le sociologue Pierre-André Juven fait ce constat très sévère : « Le seul affichage du secteur marchand comme solution à la crise est potentiellement périlleux pour les responsables politiques qui cherchent toujours à éviter l’accusation de privatisation de l’hôpital public. L’intrusion encore plus grande du privé (car déjà existante) s’articule donc à celle – moins crispante pour beaucoup d’acteurs – de l’innovation et notamment de l’innovation numérique. » On trouvera sous l’onglet Prolonger associé à cet article la version intégrale de la note que nous a adressée le sociologue. Elle peut aussi être consultée ici.
    Et Pierre-André Juven ajoute : « Ce document est le révélateur très net des orientations actuelles en matière de réformes de la santé : nécessité de faire plus de place au privé ; croyance forte dans l’innovation numérique comme solution au double enjeu de la qualité des soins et de la contrainte financière ; responsabilisation et individualisation face au risque. Les quatre points généraux du document ne sont qu’un coup de tampon aux stratégies édictées depuis plusieurs années. Loin de remettre en cause les orientations délétères des réformes conduites depuis plus de vingt ans, ils conduisent à accélérer la casse de l’hôpital public. Ce document n’est pas seulement la marque d’une volonté d’étendre l’emprise du privé au sein de l’hôpital public, il traduit la conception technophile, néolibérale et paternaliste qu’une grande partie des acteurs administratifs et des responsables politiques ont de la santé. »
    Un conflit d’intérêts pour la CDC
    Interrogé également par Mediapart, le professeur André Grimaldi, fondateur du Collectif Inter-Hôpitaux, juge aussi sévèrement cette note. Il souligne en particulier qu’elle présente le vice majeur de mettre sur un pied d’égalité l’hôpital public et d’autres établissements, dont les établissements privés de santé à but non lucratif (Espic), qui, même s’ils sont détenus par des mutuelles et des fondations, sont régis par d’autres règles, notamment celles de la concurrence, ce qui leur permet d’embaucher les soignants sous des contrats individuels, de faire leur mercato pour débaucher des professeurs de renom, avec les rémunérations afférentes. Cette mise sur un pied d’égalité de ces établissements a, selon lui, pour effet d’effacer la frontière entre public et privé et s’inscrit dans une logique de marchandisation.
    Jean-Paul Domin, professeur de sciences économiques à l’université de Reims et membre des Économistes atterrés, soulève, avant toute chose, une question de méthode : « N’y a-t-il pas un évident conflit d’intérêts à demander un rapport à la CDC sur l’hospitalisation ? La CDC, via une de ses filiales Icade santé, est un acteur majeur de l’hospitalisation privée lucrative. Icade santé est détenue à hauteur de 38,8 % par la CDC et pour 18,4 % par Prédica SA (la filiale assurance du Crédit agricole). Icade s’est spécialisée sur le marché de l’immobilier sanitaire. Elle possède un portefeuille de 135 établissements de santé valorisé à hauteur de 5,5 milliards d’euros. Elle est déjà partenaire de marques reconnues (Elsan, Ramsay santé, Vivalto) ainsi que des groupes régionaux. Icade souhaite également investir le marché des Ehpad et annonce un accord de partenariat avec le groupe Korian. » On trouvera également sous l’onglet Prolonger associé à cet article la version intégrale de la note que nous a adressée Jean-Paul Domin. Elle peut aussi être consultée ici.
    Professeure d’économie à l’université de Dauphine, directrice du laboratoire d’économie et de gestion des organisations de santé, Brigitte Dormont s’interroge sur la fonction de « ce genre de note », qui commence par des éléments de diagnostic familiers à tous ceux qui connaissent la santé (les défis posés par l’augmentation des maladies chroniques, les problèmes budgétaires des hôpitaux publics, la nécessité de nouveaux modes de rémunération des professionnels de santé), avant d’insister lourdement et à plusieurs reprises sur l’intérêt qu’il y aurait à attribuer de l’argent public au secteur hospitalier non lucratif.
    Dans cette note se présentant comme une série de « propositions post-Covid-19 dans le domaine de la santé », la place faite aux établissements privé de santé à but non lucratif est pour le moins remarquable, avec l’idée que ces établissements auraient besoin d’un sauvetage financier spécifique. « Or, il faut savoir que ces établissements n’occupent qu’une place minoritaire dans l’offre de soins hospitaliers. Ils représentent, selon les dernières statistiques disponibles, 14 % des lits, bien moins que l’hôpital public (61,6 %) et moins aussi que les cliniques privées. Et leur situation financière est plutôt bonne, avec un résultat excédentaire dans les derniers comptes publiés et un endettement en baisse ».
    L’universitaire observe que ces Espic « sont financés via la tarification à l’activité (T2A) par de l’argent public de la même façon que les hôpitaux publics mais ont probablement aussi des ressources annexes ». Or, ils livrent à ces hôpitaux publics une véritable concurrence. N’étant pas contraints par la grille salariale de la fonction publique, ils peuvent offrir des rémunérations beaucoup plus attrayantes, ce qui entraîne une « fuite des médecins de haut niveau des hôpitaux publics à leur profit ».
    Des externes dans le cortège du 14 novembre 2019, à Paris. © CCCDes externes dans le cortège du 14 novembre 2019, à Paris. © CCC
    * La restructuration de la dette. À lire la note, on pourrait toutefois être rassuré sur un point : au moins la puissance publique est-elle consciente du poids que représente la dette pour les hôpitaux. Comme en novembre 2019 l’État avait annoncé qu’il reprendrait à sa charge un tiers de la dette des hôpitaux, la note préconise une restructuration des deux tiers de la dette restante.
    Mais la proposition est très ambiguë, car la note met effectivement sur un pied d’égalité l’hôpital public et les établissements privés de santé à but non lucratif. Or, les mutuelles, fondations ou associations qui les contrôlent sont le plus souvent devenues au fil des ans des organismes financiers mutants, ayant depuis longtemps abandonné l’idéal mutualiste pour copier les mœurs des marchés financiers. En clair, les mutuelles ou institutions de prévoyance agissent de plus en plus souvent comme des acteurs privés, par exemple de l’assurance. Elles sont soumises aux mêmes contraintes prudentielles et sont saisies des mêmes fièvres de concentration ou de regroupement. Comme le répète depuis longtemps le professeur Grimaldi, c’est par elles que transite le virus de la marchandisation et de la privatisation rampante dans le secteur de la santé.
    À la lecture de la note, il apparaît que la restructuration de la dette envisagée par la CDC concerne d’abord celle de ces Espic – ce qui est évidemment révélateur. D’où la proposition de la note : « Nous pourrions imaginer un fonds de dette qui prêterait en hybride soit aux hôpitaux, soit préférablement aux mutuelles. »
    L’amalgame public/privé ne s’arrête pas là, puisque, dans le cadre toujours de la restructuration de la dette, la note envisage aussi la « création d’un fonds de partage », un peu sur le modèle du fonds « F2i », créé par la Fondation de France. Si l’appellation est opaque, le but du dispositif est assez simple : il s’agit d’user des pratiques du « private equity » (investissement dans les entreprises non cotées) mais pour des buts à vocation sociale. Ou, si l’on préfère, il s’agit de créer un fonds hybride mariant, si cela est possible, les pratiques de la haute finance spéculative et le social. Pour ce mariage contre nature, la CDC envisage pour de « faire souscrire [à ce fonds] des investisseurs privés ou publics, corporate ou institutionnels ». Cette proposition résume à elle seule tout l’esprit de la note : il s’agit d’organiser une consanguinité généralisée entre le public et le privé.
    Mais il y a sans doute plus grave que cela, comme le relève Pierre-André Juven : « La création de “fonds” est à l’inverse de ce qu’il faut faire, à savoir une augmentation de façon pérenne et annuelle des moyens de l’hôpital public ; il y a des besoins d’investissement, certes, mais aussi de fonctionnement (“lits”, personnels, etc.). Le document traduit clairement la volonté de ne pas aller vers une augmentation de l’Ondam (objectif national des dépenses d’assurance maladie). » L’Ondam est cette norme d’évolution des dépenses fixée par le gouvernement dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale et qui organise l’austérité : pour l’hôpital, il est de +2,4 % pour 2020.
    De l’austérité qui étouffe l’hôpital depuis si longtemps, et contre laquelle tous les personnels hospitaliers ont sans cesse manifesté, notamment tout au long de l’année 2019, et jusqu’à ce que commence la pandémie, il n’est tout simplement pas fait mention.
    L’universitaire Brigitte Dormont relève, elle aussi, que la note de la CDC veut restructurer la dette des hôpitaux publics, mais tout autant celle des Espic, alors que leur endettement est en phase de réduction et parfaitement soutenable. « En gros, le contenu essentiel de la note, c’est de proposer que de l’argent public et des actions de consolidation financière soient orientés vers le secteur privé non lucratif, sans argument pour fonder cette proposition. » « Un petit passage surréaliste propose même que le fonds de dette s’adresse “préférablement aux mutuelles ou aux fondations propriétaires des Espic”, étonnant ! »
    La logique de la marchandisation généralisée
    * Les partenariats public-privé. « Mettre en place des PPP (partenariats public-privé) vertueux. » Avec cette seule recommandation, le comité de la Banque des territoires souligne combien il s’inscrit dans la même logique qui a conduit à une paupérisation sans précédent du secteur hospitalier, et à le mettre sous contrainte permanente de la dette pour le miner de l’intérieur.
    Car même si les nouveaux projets se veulent respectueux de l’environnement, comme il est recommandé dans la note, ce n’est pas pour cela que ces PPP en deviendront plus vertueux. Les mêmes mécanismes de surcoût, d’absence de contrôle, d’endettement massif, d’engagements très contraignants et sur le très long terme pour le seul profit du privé demeurent. Et ils sont mortifères pour le secteur hospitalier. « Utiliser le PPP pour construire un hôpital entier n’est pas très heureux, les besoins fonctionnels de l’hôpital évoluant trop rapidement, au fil des avancées technologiques », reconnaissait Jean-Philippe Vachia, président de la 4e chambre de la Cour des comptes, lors d’une commission d’enquête sénatoriale en 2014.
    Dans un rapport public au vitriol sur les partenariats public-privé dans le secteur hospitalier en 2014, la Cour des comptes en a recommandé le strict encadrement. À la suite de cette recommandation, le gouvernement avait légiféré pour en limiter l’usage. Manifestement, c’est cette limitation sur laquelle veut revenir la Banque des territoires. Au nom de l’urgence, de l’efficacité bien sûr.
    C’est au nom de l’urgence, de l’efficacité, que le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin a autorisé les hôpitaux à recourir massivement aux contrats de partenariat public-privé. Une formule alors vivement recommandée par Bercy : nommé directeur des affaires juridiques du ministère des finances, Jérôme Grand d’Esnon, ancien directeur des affaires juridiques de la Ville de Paris du temps de Jacques Chirac et grand connaisseur des financements politiques, s’était empressé dès son arrivée au ministère de dégager tous les obstacles de droit pour en favoriser le développement.
    Déjà utilisés par le ministère de la justice pour la rénovation des prisons et des palais de justice, les partenariats public-privé sont alors apparus au gouvernement Raffarin comme l’outil idéal pour mettre en œuvre son grand plan de modernisation de l’hôpital : le Plan hôpital 2007.
    François Fillon, alors ministre des affaires sociales et de la santé, avait déjà lancé son grand projet de sape de la Sécurité sociale : l’hôpital se devait de devenir une entreprise, la tarification à l’acte avait été introduite, les directeurs d’hôpitaux étaient considérés comme de vrais dirigeants, dispensés de tout contrôle. Mais il fallait poursuivre : réorganiser la carte hospitalière, organiser des regroupements, supprimer des lits et des structures hospitalières, rénover, voire construire de nouveaux établissements.
    Mais pour pouvoir mener à bien cette grande transformation, il fallait aussi de l’argent. Plutôt que de solliciter les moyens de l’État, le partenariat public-privé était, selon le gouvernement Raffarin et ses successeurs, la solution : les projets de modernisation hospitaliers seraient portés par le privé. Ils pourraient être menés à bien sans alourdir la dette de l’État, puisque tout l’endettement serait placé en hors bilan, donc n’apparaîtrait pas dans les fameux calculs d’endettement imposés par le traité de Maastricht.
    Tous les directeurs des agences régionales d’hospitalisation furent alors vivement encouragés à recourir à ce mécanisme. « Chacun d’entre eux devait présenter au moins un projet de PPP pour l’hôpital », rapporte la Cour des comptes dans son rapport de 2014. Vingt-quatre projets ont été signés sous cette forme dans la période 2003-2007, représentant un montant de 613 millions d’euros, pour un plan total de 15,9 milliards.
    Un de ces PPP, celui de l’hôpital sud-francilien, signé avec le groupe Eiffage, a défrayé la chronique. « L’exemple de ce qu’il ne faut pas faire », reconnut Jean-Philippe Vachia au Sénat. Dérapage des coûts, surdimensionnement, malfaçons, retards, hôpital vide pendant des mois car inachevé et inadapté, impossibilité réaliser la moindre transformation sans payer un large dédommagement au propriétaire… : ce contrat signé dans la plus totale opacité s’est révélé un fiasco sanitaire et financier. L’hôpital se doit cependant de payer quelque 51 millions d’euros de loyer par an (au lieu des 32 millions annoncés au départ).
    Les exemples de dysfonctionnement abondent. Chaque année ou presque, la Cour des comptes relève les errements auxquels on conduit ces PPP dans les hôpitaux. C’est par exemple, à l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille, la mutualisation des fonctions logistiques passées sous contrat de PPP, qui finalement se révèle plus coûteuse qu’auparavant. « Quatre ans après, l’intérêt économique du recours à la formule du contrat de partenariat public-privé n’avait donc toujours pas été établi », constate le rapport. Ce sont, à l’hôpital de Douai, ces deux contrats de partenariat public-privé pour la restructuration des services logistiques et la construction d’un établissement pour personnes âgées dépendantes en remplacement de l’ancienne maison de retraite. Des contrats d’une durée de 25 à 30 ans qui obèrent « structurellement les budgets annuels », note un autre rapport. Mais il y aussi l’hôpital de Saint-Nazaire, de Bourgoin-Jallieu ou du Haut-Limousin, et tant d’autres encore.
    Chaque fois ou presque, les mêmes critiques resurgissent : des contrats opaques et mal ficelés qui donnent tout pouvoir au privé, des surcoûts non contrôlés, un endettement massif à des taux beaucoup plus élevés que si la puissance publique avait assuré elle-même le financement et sur un très long terme, une surcharge financière qui ôte toute marge de manœuvre aux hôpitaux. Sans que le bénéfice du recours au privé n’apparaisse à un moment ou à un autre.
    Alors que les expériences passées démontrent l’inefficacité, voire la nocivité de ce type de contrat pour le secteur hospitalier, pourquoi la Banque des territoires propose-t-elle de les remettre en cour ? Tout le monde a appris des erreurs passées, l’État est mieux armé pour surveiller ce type de contrat, les acteurs privés ont changé leur approche, plaideront peut-être les défenseurs des PPP.
    Un récent rapport de la Cour des comptes européenne publié en mars 2018 montre qu’il n’en est rien. Après avoir examiné de nombreux contrats de partenariat privé-public passés dans toute l’Europe, celle-ci a constaté un « manque considérable d’efficience, qui s’est traduit par des retards de construction et par une forte augmentation des coûts », une opacité comptable qui compromet « la transparence et l’optimisation des ressources », une inadaptation de ces contrats de long terme à suivre « l’évolution rapide des technologies ». Sa première recommandation est qu’en l’état du droit et de la pratique, il faut cesser de recourir aux partenariats public-privé, tant que tous les problèmes juridiques et financiers n’auront pas été résolus, compte tenu des « avantages limités » de ces PPP.
    Proposer le recours massif aux PPP dans ce contexte revient à dire que les responsables dans l’entourage du gouvernement, en dépit des déclarations faites, n’ont pas changé : ils sont bien décidés à poursuivre la même politique de casse du secteur public hospitalier, dont nous constatons aujourd’hui les conséquences dramatiques. En utilisant d’ailleurs au passage l’argent de la Caisse des dépôts, c’est-à-dire de tous les Français, apporté en garantie de ces opérations, pour le seul bénéfice du privé, des Vinci, Bouygues, Eiffage et consorts…
    * La santé numérique. Dans la note analysant ce plan, Pierre-André Juven critique la logique financière dans laquelle elle s’inscrit, mais il se moque tout autant de « la logique technophile ». Il est assez frappant que « la santé numérique » constitue effectivement le point de départ de ce plan. Comme s’il s’agissait de la priorité des priorités. Et pour le sociologue, « ce n’est pas un hasard ».
    Explication de Pierre-André Juven : « La volonté de décharger l’activité hospitalière et donc les besoins en personnel de santé se marient parfaitement pour les acteurs administratifs et les réformateur/-trices à la e-santé, qui “fluidifierait” les prises en charge et l’organisation du soin. On trouve derrière l’idée que beaucoup de prises en charge/consultations seraient inutiles (à l’image des “fausses urgences ”). L’innovation numérique permettrait de pallier le manque de financement public. Dans le document est prise comme exemple “la saturation du 15”. Il y a toujours plusieurs façons de lire un problème : ici, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas assez de moyens mis dans le “15” que le problème se pose, mais parce qu’il n’y a pas d’alternatives efficientes (entendre par là privées). »
    Pour Jean-Paul Domin, la critique est similaire : « C’est le truc à la mode. Les opérateurs complémentaires (mutuelles, assurances) se sont lancés en proposant des solutions de téléconsultation (la société Mesdocteurs.com est financée en partie par Axa, qui est au capital). La CDC oublie que cette fausse solution nécessite que l’ensemble des patients puisse avoir accès au très haut débit, ce qui n’est pas le cas pour tout le monde. L’accès à la télémédecine est marqué par de fortes inégalités. »
    * Conversion de navires en navires-hôpitaux. Donald Trump a suggéré il y a quelques jours de reprendre les paquebots de croisière pour les transformer en hôpitaux. Alors que tous les croisiéristes sont en plein naufrage, après l’épisode du Diamond Princess où plusieurs milliers de passagers se sont retrouvés cloués à bord pendant plusieurs semaines pour cause d’épidémie de coronavirus, le président américain avait trouvé que ce serait une bonne idée de récupérer ces bateaux. Ce qui permettrait au passage de sauver le groupe de croisière Carnival, qu’il connaît bien.
    Mais on ne s’attendait pas à ce que la Banque des territoires reprenne cette idée dans une note sur la santé au temps du Covid-19. « Il s’agirait, écrit-elle enthousiaste, de conventionner avec des armateurs français la transformation, à la demande, d’un paquebot, d’un roulier, d’un ferry en navire-hôpital, en contrepartie d’une rémunération fondée sur la disponibilité (et des entraînements). Une annonce de cette nature serait sans doute très bien reçue par l’opinion publique et recevrait le soutien des Armateurs de France, très attachés au concept de flotte stratégique et à la croissance des navires sous pavillon français. La CDC pourrait financer dans le cadre de ce contrat d’affrètement les dépenses de conversion et le stock de matériel médical nécessaire à la montée en puissance de ces navires-hôpitaux ».
    Il y a longtemps que la marine a des bateaux-hôpitaux qui lui permettent d’avoir des capacités de soin un peu partout dans le monde. Mais est-ce que la transformation de paquebots de croisière, souvent gigantesques, apporte une bonne réponse au sous-équipement hospitalier actuel ? Avoir des installations mobiles pourrait peut-être permettre de répondre à des besoins des DOM-TOM, où certains territoires insulaires sont sous-équipés, mais pour la France, cet appoint serait par bien des aspects accessoire : le manque d’équipement médical et hospitalier est surtout criant sur tout le territoire, dans le Grand Est et le Massif central, dans la Creuse ou le Jura, par exemple, régions qui sont peu connues pour leur accès à la mer.
    Mais au-delà, ces navires monstrueux peuvent-ils apporter une réponse en cas de pandémie, comme celle du Covid-19 ? L’exemple du Diamond Princess (mais d’autres navires de croisière ont connu des expériences aussi dramatiques) tend à prouver que le confinement dans un espace inadapté, avec des règles inappropriées, se révèle contre-productif. Certes, ces paquebots peuvent être transformés. Mais cela demanderait des moyens gigantesques pour ce faire. Serait-ce pertinent de mobiliser tant de ressources financières pour un résultat incertain, en tous les cas tardif ?
    L’insistance avec laquelle la Banque des territoires soutient cette proposition, cependant, pose question. Car il semble y avoir beaucoup d’arrière-pensées et de non-dits dans cette suggestion. La raison en est peut-être ailleurs : la Société de financement local (Sfil), qui sert de bras financier à la banque des territoires, garantit un grand nombre de crédits exports. Elle s’est beaucoup engagée dans le secteur des croisières.Depuis 2017, elle a garanti plus de 3 milliards d’euros de crédits pour les commandes de paquebots passées par MSC (détenu par le cousin d’Alexis Kohler) et Royal Caribbean auprès des Chantiers navals de l’Atlantique. Ces garanties ont été consenties dans des conditions extrêmement généreuses, au-delà des pratiques habituelles.
    Or, ces croisiéristes sont aujourd’hui totalement à l’arrêt, et peut-être pour longtemps. Ils risquent de ne pas être en mesure d’assurer leurs échéances. Leur reprendre leurs bateaux et les transformer en hôpitaux permettrait de les soulager et peut-être de ne pas exposer les engagements hors norme pris pour eux avec de l’argent public. Mais est-ce vraiment le rôle de l’État d’assurer le sauvetage de groupes étrangers qui ont opté de longue date pour les paradis fiscaux ?
    La colère des professions de santé
    * La participation des patients. Dans son plan, la CDC évoque cette participation des patients en faisant notamment cette remarque : « Le développement des ALD [affections de longue durée – ndlr] oblige à une plus grande participation des patients à la prise en compte de leur santé… et la pandémie actuelle montre la nécessité d’une éducation (civique ?) à la santé et à la prévention… »
    Une remarque qui a le don d’agacer Pierre-André Juven : « La logique néolibérale, dit-il, se retrouve bien sûr dans la place faite au secteur privé mais on la retrouve aussi concernant la place des patient·e·s. Le point sur la “participation des patients à la prise en compte de leur santé” est un retournement des acquis et des revendications des associations de patient·e·s […]. En bref, là où les associations parlent d’empowerment pour revendiquer un droit à participer aux prises de décision, les pouvoirs publics entendent empowerment au sens d’autonomisation vis-à-vis des pouvoirs administratifs et médicaux : et donc traduisent autonomisation par individualisation. L’éducation civique à la santé traduit une approche très moralisatrice et paternaliste : en gros, il faut que les gens arrêtent de solliciter les structures de santé pour la moindre égratignure. »
    Des milliers de médecins, aides-soignants, infirmiers, doyens ou étudiants ont manifesté, jeudi 14 novembre, dans les rues de Paris. © CCCDes milliers de médecins, aides-soignants, infirmiers, doyens ou étudiants ont manifesté, jeudi 14 novembre, dans les rues de Paris. © CCC
    * Favoriser les soins de premiers recours. Il y a quelques points, en revanche, qui devraient faire consensus. C’est le cas par exemple de la participation plus active de la puissance publique (ou de la Banque des territoires ?) aux investissements envisagés depuis des lustres dans les centres de santé, maisons de santé, centres de soins de premier recours ou centres de répit. On serait tenté de dire : enfin ! Jusqu’ici, ces investissements étaient portés par les municipalités, surtout, et les hôpitaux. Jean-Paul Domin émet toutefois une réserve : « Les solutions préconisées reposent sur la mise en œuvre de solutions financières pour la création de centres de santé ou de maisons de santé. Bien entendu, la CDC valorise les solutions techniques en oubliant que le développement des déserts médicaux résulte essentiellement d’un manque de médecins dans des zones soit rurales soit socialement défavorisées. »
    Dans le même registre, Pierre-André Juven souligne « un point intéressant » : « Le soutien aux projets hospitaliers intégrés. » Explication : « Des projets, portés par des hôpitaux, le ministère de la santé et des collectivités, peuvent être soutenus afin de lier effectivement “la ville” et l’hôpital. Ils évitent des hospitalisations et une prise en charge institutionnalisée sans pour autant que le suivi avec les patient·e·s soit rompu une fois passée la prise en charge. Dans le domaine de la psychiatrie par exemple, il y a de belles initiatives de ce type. »
    * Le débat autour de ces propositions. Au sein même de la CDC, ce plan suscite de très vives critiques. Mediapart a soumis ce document à Éric Boubet, secrétaire général du SNUP CDC FSU qui, après lecture, dit sa consternation : « Je ne suis malheureusement pas surpris ! La CDC est le bras financier de l’État et à ce titre elle “obéit” aux ordres du pouvoir politique en place ! Avec la loi Pacte d’Emmanuel Macron, elle a perdu ce qui lui restait d’indépendance. Aujourd’hui, c’est “business et bla-bla com.” La crise du Covid-19 va encore une fois servir de prétexte. La CDC va afficher une aide considérable en faveur de l’hôpital au nom de l’intérêt général ! Mais en vérité, nous sommes bien loin de cela et l’épargne populaire servira les intérêts de la marchandisation et de la privatisation du secteur de la santé. Ici, on analyse ce drame en termes “d’impact sur les valorisations corporate de la crise actuelle.” »
    Et le responsable syndical ajoute : « Alors que l’ensemble des personnels médicaux – médecins urgentistes ou chefs de service – interpelle le gouvernement pour exiger depuis plus d’un an un plan d’urgence pour l’hôpital public, ce dernier répond par une opération de business. Le rôle de la CDC est de mobiliser les fonds nécessaires pour sauver les hôpitaux publics et non de poursuivre les financements qui le tuent comme les partenariats publics/privés. L’État doit effacer totalement les dettes et engager sur les fonds propres notamment les travaux nécessaires pour les hôpitaux existants et rouvrir ceux qu’il a fermés. Ce n’est pas d’hôpitaux dits de campagne ou d’appoint dont la France a besoin ! Enfin, la revalorisation des traitements et des carrières des agents doit être immédiate. »
    Jean-Philippe Gasparotto, secrétaire de l’Union des syndicats CGT de la CDC, est tout autant atterré : « C’est affligeant et très inquiétant. Cette note confirme le cours délétère de la Direction des investissements de la CDC et d’une façon générale de la Banque des territoires de la CDC qui suit elle-même l’exemple de BPI France dans sa logique libérale de banalisation bancaire. Loin de s’inscrire en réponse aux besoins criants de financements d’investissements publics d’un secteur public hospitalier à l’agonie : recherche fondamentale, manque de lits et de matériels, manque d’équipements dans tous les services, manque généralisé de valorisation des personnels, développement anarchique de secteurs privés, manque de service de prévention et surtension des urgences du fait de manque de places et de personnels, maillage territorial en déshérence, désagrégation des parcours de santé, dislocation du lien médecine libérale de ville/ hôpitaux/CHU et développement des déserts médicaux… ce qui aurait dû conduire la direction des investissements à proposer des modèles de financement et d’investissement de long terme compatibles avec l’intérêt général (utilisation des ressources d’épargne populaire (LA) ; réallocation d’actifs des fonds d’épargne ; recherches de co-investissements avec les fonds européens (BEI…) tels qu’ils sont développés par exemple sur le champ du logement social… »
    Et le responsable syndical ajoute : « Au contraire, la quasi-totalité des propositions avancées s’inscrivent dans une logique de continuité de la privatisation de l’hôpital et du secteur de la santé : soutien au PPP ; développement de secteur privé de recherche ; montage de fonds de partage et de dette avec des institutionnels privés, propositions saugrenues d’affrètement de navire-hôpital sur modèle des PPP pratiqués dans le remorquage, dette à gestion déléguée… tant de recettes éculées et hors sol, que l’on aurait plutôt attendues du service investissement corporate d’une banque commerciale. Triste. »
    Plus généralement, ce sont les professions médicales qui risquent de réagir vivement, quand ils vont découvrir les véritables projets du gouvernement. Dans les heures qui avaient suivi les annonces un peu évasives du chef de l’État à Mulhouse, Le Monde avait relevé qu’elles avaient été saluées « avec prudence et amertume » – c’est le moins que l’on puisse dire – par le corps médical. « C’est dommage d’avoir dû attendre une catastrophe, mais mieux vaut tard que jamais », estimait Anne Gervais, l’une des porte-parole du Collectif Inter-Hôpitaux (CIH), qui avait orchestré en janvier la démission de près de 1 200 médecins hospitaliers de leurs fonctions administratives pour réclamer davantage de moyens. « C’est positif, mais après tous les plans qu’on nous a proposés et qui étaient en deçà de ce qui était nécessaire pour les soins, on attend de voir », nuançait de son côté Hugo Huon, président du Collectif Inter-Urgences.
    Alors, pour ceux qui attendaient de voir, l’ébauche de plan de la CDC risque de les tétaniser. À croire que ce pouvoir n’a décidément rien appris du désastre en cours…
    Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr. Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.

    1. Le logiciel est rayZrkkkrkrkr Le logiciel est rayZrkkkrkrkr Le logiciel est rayZrkkkrkrkr Le logiciel est rayZrkkkrkrkr

      (comme un vieux disque rayé, le logiciel de la CDC et de la macronie)

      (Côté positif : aucune chance de s’illusionner sur les changements de l’intérieur de notre noyau dirigeant, même plus colbertien)

  9. Et si on essayait le confinement ? (J’ai rêvé).
    Ainsi, en s’informant, on comprend mieux les choses. Les gens meurent. Agés si possible. Donc les gens agés meurent, plus que les autres. En bonne santé le plus tard possible, et apaisés s’ils sont bien entourés. Mais ils sont les victimes prioritaires d’une épidémie. Surtout les aînés les plus malades, que la maladie à virus atteint plus gravement.
    En France, il y a 45.000 morts par mois, soit ± 1500 par jour et 500.000 par an. Les morts d’une épidémie sont la plupart du temps une variation statistique anodine (2%). Et ce qui vient en excès n’est qu’en avance de quelques mois/années sur la mort ‘naturelle’. On n’y prête guerre attention. On ne voit pas des annonces de décès « dû à la grippe ».
    Et si on essayait le confinement ? Et si les aînés étaient accueillis dans des résidences où le confinement serait facile à organiser ? On y prévoirait évidemment un stock de tests, de masques, de personnel protégé, des parloirs sans contact. Au surgissement des épidémies, le confinement serait prononcé. Par exemple, deux mois par an en hiver, à date à fixer… selon le surgissement du virus grippal, qui perd son activité avec le beau temps.
    On pourrait étendre ce confinement à des parts plus importantes de la population, si nécessaire (interrompre la promiscuité scolaire, par exemple) ; mais sans doute cela ne le serait pas. On pourrait limiter les mouvements touristiques et autres voyages professionnels ou d’étude. On a vu qu’un nombre important de gens se trouve à l’étranger en février, et d’autant plus en vacances.
    Cela introduirait dans le calendrier une « période spéciale » avec limitation collective des liens sociaux. Tous compte faits, les pays européens ont pratiqué depuis des siècles des périodes de « carème », d’autres des périodes de « ramadan » ou encore de « jeûne ». Au moment où le travail disparaît et devrait être partagé, une telle pratique ne serait pas très perturbante. Il n’est pas certain que des activités sociales de type café, restaurant, devraient cesser (mais sans doute les promiscuités des halls sportifs et culturels).
    On se passerait de la production d’un anti-virus de la grippe, à l’efficacité limitée. On construirait un réseau de maisons pour aînés, alors que la nécessité d’une aide massive aux vieux est annoncée avec la prolongation de la vie et la « perte d’autonomie » . On pourrait aussi maintenir des personnes confinées à domicile, pour autant qu’une même stratégie soit prévue qu’en logement collectif (tests, masques, limitation des visites et distanciation), avec un personnel mobile également protégé en priorité.
    De cette manière, on peut prévoir une courbe bien plus supportable pour les personnels médicaux et les hôpitaux et une moindre désorganisation. Avec un personnel plus nombreux et à la qualification moindre.

    Bien sûr, j’ai rêvé. Ce serait totalement attentatoire à la liberté. Foin de la prévention, vive la médication ! Un peu caricaturale, cette affirmation est sans doute pourtant la politique que nous appliquons inconsciemment. Il est d’autres domaines où nous l’appliquons aussi, avec la même inconséquence. En réalité, le remède tue la prévention. Il fut un temps où on se lavait systématiquement les mains avant le repas, où l’on lavait les sols à grande eau. Aujourd’hui, l’aspirateur et le pschitt-pschitt (la technologie et la chimie) ont déplacé les problèmes. L’aseptie et les médicaments réduisent sans doute notre capacité à renforcer notre immunité, à la maintenir avec le temps. Il faut reconnaître les prouesses de la médecine, mais pourquoi tomber alors dans cette ‘liberté’ négligente ?
    Pour organiser de telles mesures, il faut un consensus social important. Un pouvoir légitimé. Une discipline sociale. Et les risques de dérive autoritaire ne sont pas minces. Mais un confinement limité est-il si insupportable ? Aujourd’hui, ce qui est insupportable, c’est l’impréparation à la pandémie, l’insuffisance de masques et autres matériels, de tests, etc. L’alerte passée date d’il y a 12 ans : les précautions prises après la dernière pandémie ont été mis au rebut l’an passé. Et nous sommes tous envahis par une panique (qui a étonnamment fixé une première décompensation sur le papier-wc), et baignés dans une incertitude sanitaire, sociale et économique qui durera encore plusieurs mois. Sur ce coup-là, nous avons été très mauvais. Rêvons d’autre chose.

    1. IL y aurait quand même la question de qui (….”les aînés”….) isoler, 5 à 10 millions de personnes.
      Les > 70 ans ? les > 63 ans ? Et y rajouter les > 55 ans avec pb {diabète coeur rein poumons} ?

      Ce serait faisaible sur Jersey, Guernesey, au Vatican ou en Andorre, pas forcément mucho mas…

      1. @ timiota : Les plus de 80%, ce sera l’essentiel. « Selon des statistiques de l’Institut supérieur de la santé (ISS) basées sur 3.200 patients décédés et testés positifs au Covid-19, leur moyenne d’âge est de 78,5 ans, dont près de 30% sont des femmes. L’immense majorité de ces personnes décédées se trouve dans la tranche d’âge 70-79 ans (1134 morts) et 80-89 ans (1.309 morts). Neuf personnes seulement de moins de 40 ans sont mortes : sept présentaient de graves pathologies avant leur décès, précise l’ISS, tandis que les données ne sont pas disponibles pour les deux autres. Sur les 3.200 morts, 48,6% avaient trois ou plus de pathologies sur une dizaine de pathologies les plus courantes relevées sur les personnes décédées, et seulement 1,2%, six personnes au total, ne présentaient aucune pathologie. »”« Le Parisien », dimanche 22/03/2020, parlant de l’Italie. Cité par B Bauzamy,
        @Juanessy : Bréhat n’est pas mal, j’y ai goûté les crêpes et la bolée de cidre, c’était en ’61… On peut concevoir des bateaux de croisière spécial confinement… (l’expérience est commençée). Par contre, le Vatican : les réunions en lieux religieux ne sont pas recommandées, le diable est avec eux (Mulhouse, Iran, Corée du Sud…). Andorre, il est vrai, profite de la solidarité de son plus proche voisin : Cuba.

      2. Compte tenu des tranches d’âge que vous annoncez, je pourrais trembler , mais en fait je m’en fous , ça fait 10 mois que je suis confiné .

        Je peux même devenir coach en confinement .

      3. et moi en co-‘confinement’. (Je la quitte 15 jrs pour voir mes enfants, et je me retrouve bloqué loin d’elle… pour “un certain temps” — Fernand Reynaud parlant du temps réglementaire de refroidissement du fût des canons).

  10. BAROMETRE QUOTIDIEN DE SUIVI DE LA CRISE DU COVID 19 : VAGUE 14
    > Accéder aux résultats complets

    Alors que l’Italie, « en avance » de plusieurs jours sur la France, entrevoit des signes encourageants, des évolutions positives sont à noter dans notre outil de suivi quotidien, de notre côté des Alpes :

    Tout d’abord, confirmant la tendance observée hier, le moral des Français poursuit sa lente amélioration : 51% des sondés donnent une note comprise entre 7 et 10 pour qualifier leur moral, tandis que la note moyenne (6,3/10) reste à son niveau le plus élevé depuis le début du confinement.

    Mais surtout, pour la première fois depuis la mise en place de notre baromètre il y a près de deux semaines, la proportion d’individus qui pensent que « le pire est derrière nous » enregistre une timide progression, passant de 4% à 6%. Cette évolution est certes faible mais va de pair avec l’érosion continue de la proportion de Français qui estiment que « le pire est devant nous ». Ce chiffre est passé de 72% à 68% en 24 heures (-4 points) et a perdu 13 points depuis son point culminant il y a bientôt 10 jours (81% le 23 mars).

    En ce mercredi 1er avril, concentrons nous sur les bonnes nouvelles : la confiance concernant l’ambiance entre les membres du foyer dans les semaines qui viennent atteint son plus haut niveau depuis la mise en place de cet indicateur (77%). Et la proportion de parents en télétravail qui jugent qu’il est facile de s’occuper de leurs enfants dans le contexte actuel retrouve aussi son meilleur niveau (65%).

    De quoi espérer des jours meilleurs ! Sans perdre de vue, pour autant, les différences importantes de perception entre catégories de la population (cf. Vague 13) et le risque de fracture sociale accrue.


    Sondage réalisé du 30.03.2020 au 01.04.2020

    1. Il n’est pas nécessaire de conserver le mouchard FaceBook dans le lien
      https://energieetenvironnement.com/2020/04/01/lepidemie-en-train-de-stabiliser/
      suffit amplement.
      Sur le fonds 8000 morts à fin Mai c’est une estimation que l’on pouvait déjà pifométrer.
      (ou au doigt mouillé d’une solution hydroalcoolique si vous êtes atteint d’anosmie).
      Il reste une incertude de la méthode en particulier pour les données récentes dans la mesure où la mortalité concerne surtout les très seniors, en EHPAD ou à domicile et qu’il y a maintenant un certain temps qu’on ne les envoit probablement plus systématiquement à l’hôpital ni a fortiori en réanimation pour ne pas saturer trop vite les moyens.
      Par ailleurs si seulement 8000 morts (surtout vieux) aucune immunité de troupeau, ce que la papier suggère en annonçant d’autre vagues …

      1. Oui, et puis se méfier des évènements brusques : l’exode des parisiens + les élections, qui peuvent contribuer à une sous-flambée.
        Idem, sujet non abordé car à la limite on ne peut rien dire : contamination intra-foyer, ça double ou triple le temps de stabilisation dans pleins de foyers, vu les 5 à 9 jours de délais entre exposition et symptômes de vraie grippe (sans parler des cas graves, mettons que je parle d’un foyer nucléaire standard de 2 quadra + 2 collégiens).

      2. … ” aucune immunité de troupeau “…

        Et , alors que jusqu’à présent j’avais entendu un nombre oscillant entre 50&60%… , inquiétude de voir ce soir un (reconnu)) spécialiste annoncer sans sourciller un taux de contamination idéal plutôt de 70% … Douche … froide..!
        (( la vitesse de contagion et/ou l’ampleur de la multi-contamination serait supérieure à ce point?? à la faculté de NON-saturation de nos services de réanimation… qui , bien entendu , ne peuvent pas continuer à N’ÊTRE CONSACRÉS QU’A ce foutu virus…toutes les autre pathologies “reprenant du service” inévitablement et “récupérant leurs lits”… )) ?

  11. B O U M …!! ( à archiver ) Médiapart ce matin démarre sa très longue enquête comme suit… :
    ( ( grasses personnelles ) )

    … ” ” ” Mediapart publie aujourd’hui les résultats d’une enquête de plusieurs semaines qui retrace les nombreux dysfonctionnements au sommet de l’État, depuis le mois de janvier jusqu’à ce jour. Un mensonge d’État qui a conduit la France à l’impensable : la pénurie de masques de protection pour ses soignants face au Covid-19 et pour sa population en général .

    Basée sur de nombreux témoignages et documents confidentiels, auxquels nous avons pu avoir accès, notre enquête démontre que :

    Fin janvier et début février, le ministère de la santé, conscient de la faiblesse des stocks d’État, n’a décidé de commander qu’une très faible quantité de masques, malgré des alertes internes . Le matériel a de surcroît mis plusieurs semaines à arriver.

    Après ce premier fiasco, l’État a créé, début mars, une cellule interministérielle dédiée à l’achat de masques. Mais là encore, le bilan s’est avéré catastrophique : lors des trois premières semaines de mars, la cellule n’a pu obtenir que 40 millions de masques, soit l’équivalent d’une semaine de consommation au rythme contraint actuel. La cellule a notamment raté plusieurs possibilités de livraisons rapides.

    Le gouvernement a caché cette pénurie pendant près de deux mois et, en fonction des stocks, a adapté ses consignes sanitaires sur le port du masque . Fin février, le directeur général de la santé préconisait un masque pour toute personne en contact avec un porteur du Covid. Un mois plus tard, la porte-parole de l’exécutif déclarait que c’était inutile…

    Des entreprises dans des secteurs « non essentiels » de l’économie ont continué à consommer des masques, pour des raisons économiques . Exemple : l’avionneur Airbus, qui semble avoir bénéficié d’un traitement de faveur. Dans le même temps, des personnels soignants continuent à travailler sans ces masques protecteurs, faute de stocks suffisants.

    Le gouvernement tente désormais de renflouer les stocks, avec une stratégie à 180° : il faut préparer la sortie de confinement, « où on sait qu’il faudra massivement équiper » la population , ainsi que l’a admis la secrétaire d’État à l’économie, Agnès Pannier-Runacher, dans une réunion dont Mediapart a obtenu l’enregistrement . ” ” ” ((…………….. long suivi en sept chapitres……………..))

    1. Dieselgate à sa façon.
      On a délégué aux acteurs privés ou locaux le soin de faire des “stocks” alors que la logique ambiante est au court-terme et au flux tendu. ( equivalent à “on a délégué aux entreprises le soin de réduire les NOx/CO/PM2.5 alors que la logique etc.”).
      Les acteurs dissimulent l’obligation gênante comme ils peuvent (masques : “euh, ah bon”. Diesel “euh, ouais ok en truandant la puce au moment des tests).
      Et on se réveille un beau jour avec l’air pleins de PM et les stocks sans masque.

      1. Joli rapprochement. Comme le dit Jorion avec d’autres mots, c’est la loi de la jungle et l’état volontairement manchot. Sur le DieselGate, VW paye des rustines, personne n’est condamné (une démission symbolique, celle du grand chef). Les autres sont oubliés. Les propriétaires de voitures et les passants qui les ont subies sont les dindons d’une farce. Idem aujourd’hui pour ceux qu’on fait travailler sans protection.

    1. Bon courage aux journalistes pour sortir autre chose que des cas très partiels .

      Comme à n’importe qui d’autre d’ailleurs .

    2. @bernard “un audit du stock de masques ” Quel est le sens de la remarque ?
      Recherchez-vous une responsabilité ?
      Qu’y a-t-il de condamnable à stocker des masques pour le besoin de son personnel alors que c’est précisément la doctrine officielle (mal connue) ?
      Voulez-vous encourager un gouvernement à compter sur sa puissance de réquisition pour s’arroger la disposition de stocks qu’il n’aurait pas financé pour faire des économies et continuer à l’avenir dans cet esprit ?
      Ne serait-ce pas plutôt à l’Etat de s’assurer de l’état de préparation du pays conformément à sa doctrine en se dotant des moyens de contrôle de la présence physique de ces stocks de masques, par des déclarations, des inspecteurs, des contrôles, ce qui devrait le convaincre qu’il est sans doute moins couteux d’assurer un stockage centralisé, d’autant qu’il lui incomberait également de s’assurer de la continuité de l’offre suffisante de masques dans les officines et de prendre les mesures nécessaires et appropriées en cas de diminution des capacités de production nationales (honeywell 2018).

  12. J’apprends que Francis Rapp est mort à 93 ans, emporté par le CoviD-19. C’était un très grand historien (mais peu médiatique sans doute)
    https://www.dna.fr/edition-strasbourg/2020/03/29/francis-rapp-s-en-est-alle
    Wikipédia vous en dira plus… mais il était Alsacien et j’ai donc préféré mettre le lien des DNA.
    Je ne le connaissais pas mais j’ai appris grâce à lui des choses fondamentales sur l’Allemagne par exemple.
    Bien sûr dans les semaines qui viennent énormément de vieilles personnes vont être emportées, connus ou inconnus, qui tous ont fabriqué notre pays comme nous le fabriquons dans la durée de nos vies. Et on peut dire ma foi qu’à 93 ans, il eut une belle et longue vie. Ses livres lui survivront et si vous souhaitez comprendre ce qu’était le St-Empire, lisez-le.
    Mais ce soir, ça m’emplit de spleen, je l’avoue. Un monde disparaît.

  13. La sorite de crise économique vue par un ex-haut fonctionnaire belge et européen et homme d’affaires. Un grand moment d’enfumage et de propagande, y compris pour sa chapelle (il a investi dans une Cie aérienne en son temps).
    “Collectivement nous n’étions pas prêts. (…)Chaque état a agi, avant qu’une coordination s’organise. (…) Comme l’a si bien dit Jaques Delors, le poison du “chacun pour soi” menace l’Union Européenne.
    Or, nous venons d’apprendre la dure leçon que la dépendance exclusive envers autrui est une faute irréparable (! Relisez deux fois !)
    Que doit faire l’Europe ? Remédier aux conséquences du confinement : a) un plan européen pour la survie du secteur aérien qui a été un moteur de croissance économique ces dernières années ; b) des mesures concrètes de soutien aux PME. Relancer l’économie : a) plan d’urgence pour le secteur médical….
    Les Etats auto-proclamés frugaux doivent retrouver le sens de la solidarité. Certaines attitudes sont tout simplement honteuses. (…) L’heure n”est plus aux mesquineries habituelles. L’heure appartient aux vrais responsables. L’heure de vérité a sonné. ”
    Etienne Davignon, ancien vice-président de la Commission Européenne. (extraits d’un petit texte dans Le Soir du mercredi 1er avril.)

  14. Le 2 avril il y a en France 884 décès dans les Ehpad et 4503 décès en milieu hospitalier soit 5387 décédés du Covid-19 (en oubliant de compter ceux qui sont décédés chez eux).
    Sur Wikipédia on peut lire que le virus a un taux de létalité de 2%, ce qui veut dire que 2% des malades décèdent.
    Il me semble que je peux en conclure qu’il y a 50 fois plus de malades que de décès (2*50=100) soit 5387*50=269 350 malades en France, non ? Je fais une erreur quelque part ?

    1. Ce taux de fatalité n’est qu’une hypothèse invérifiée.
      A ce stade, l’hypothèse la plus vraisemblable est que le taux de mortalité est sans doute bien inférieur à 2 %, parce que comme le démontre l’Icelande, le taux de porteurs asymptomatiques est très élevé.

      1. Oui toutes ces informations sont assez complexes a bien appréhender et le calcul du taux de mortalité réel reconstitué après une épidémie est assez flou selon moi, (j’ai fait une exposition et extrapolation plus haut sur l’épidémie de grippe 2018/2019).

        Mais parler de gens asymptomatiques sans avoir réellement testé la population avec prise de sang est aussi aléatoire. Bref, tout est très flou, sauf les morts (sous estimé certainement et ceux à venir des séquelles) et les gens en situation d’urgence vitale.

      2. Oui les porteurs asymptomatiques, et chiffre des ‘cas détectés’ (testés/officiels) soit 59105 au 2 avril, et chiffre des ‘cas estimés’ soit “90 607 nouveaux cas de COVID-19 (IC95% :65 415 ; 115 799) ont consulté un médecin généraliste en semaine 13”
        (23/29 mars). Extrait du dernier “COVID-19 : point épidémiologique du 2 avril 2020” particulièrement bien documenté sur santepubliquefrance.fr
        À noter une augmentation de ‘seulement’ 2116 nouveaux cas ‘détectés’ le 2/04 par rapport à la veille, le plus faible pourcentage à ce jour (+ 3,71%), soit le presque pic, soit moins de tests effectués… ?

    2. Définition Wikipedia :
      « Le taux de létalité (souvent dit létalité) est la proportion de décès liés à une maladie ou à une affection particulière, par rapport au nombre total de cas atteints par la maladie ou concernés par la condition particulière (par exemple : exposition à un risque naturel ou industriel). « 

      Comme le nombre de CAS ATTEINTS par le Covid19 est difficile à cerner ( chaque pays n’ayant pas la même efficacité ) , ce taux de létalité est actuellement impossible à cerner . CQFD’

      Mais , il semblerait que certains pays fassent du dépistage de façon plus systématique que d’autres , la Corée du Sud apparaissant à ce jour comme particulièrement efficace.

      Source Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Pandémie_de_Covid-19_en_Corée_du_Sud
      «  Au 11 mars, le nombre de sujets recensés positifs à la maladie dans le pays s’élève à 7 869, parmi lesquels 60 morts et 333 rétablis, ce qui représente un taux de létalité de 0,76 % nettement inférieur aux 3,4 % annoncés par l’OMS. »

      La Corée du Sud est l’exemple type du pays ayant fait ce qu’il fallait , On peut en déduire que le taux de 0.76 est le minimum.
      En ce qui concerne le taux maximum , difficile à calculer puisque ceux qui auront les pires résultats seront
      ceux qui auront été incapables , entre autres, de cerner le nombres de personnes infectées .

      En ce qui concerne la France :
      1.La pénurie de masques augmente la diffusion.
      2. La pénurie de respirateurs artificiels implique que certains qui auraient pu être sauvé ne le seront pas.
      3. La saturation des hôpitaux de certaines régions sera cause de surmortalité.
      4. Seul point positif actuel permettant de faire baisser le taux de létalité : le confinement. ( bien que faire ses courses relèvent encore de la roulette russe vu l ‘absence de protection du personnel en magasin )
      5 . La pénurie de test de dépistage implique la difficulté d’endiguer la pandémie.
      6. La non traçabilité des personnes atteintes prolongeant le temps de diffusion du virus.

      Peut être peut on estimer le temps que met le virus à se propager sur tout le territoire ?? Peut être est ce possible par région ?
      Peut être que l’on peut aussi ramener le nombre de décès au nombre de consultations qui auraient révélés
      un des symptômes du Covid19?

      Pour finir, Un taux de létalité moindre que L’ Italie ?
      Selon ses convictions, reste la Prière ou l’Espérance quand le pire s’annonce certain.

    3. Pour revenir sur ce sujet, sur la page d’accueil de ‘santépubliquefrance.fr’, le chiffre des décès est de 6507 personnes, “données remontées des centres hospitaliers et signalements dans les ESMS”, dont les EHPAD font partie j’imagine, soit une différence de 1416 personnes par rapport aux données hospitalières seules (5091 au 3/04) via le lien vers le site ‘Géodes’.
      Précisé également, 17827 cas de covid-19 en ESMS.

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