« L’amour au temps du coronavirus » – Veille permanente

Ouvert aux nouvelles, informations, conseils, etc.

Vous avez exprimé le souci d’une veille du confinement, où nous pourrions rassembler l’info pratique. La voici. Je la maintiendrai en tête de gondole jusqu’à nouvel ordre.

Soyez gentils de continuer à mettre en commentaires de billets spécifiques vos considérations générales (je ferai le tri – dernier avertissement eh eh !).

Premier élément : l’attestation de déplacement_derogatoire (nouvelle version) à imprimer en France et à avoir avec soi si l’on sort (sous peine d’amende).

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713 réflexions sur « « L’amour au temps du coronavirus » – Veille permanente »

      1. Didier Raoult sur Marianne
        > La charge virale a une durée moyenne est de 12 à 14 jours, et le docteur Zhong a déjà montré que la chloroquine réduisait la persistance du virus à quatre jours. Parmi tous les produits testés, c’est le plus anodin au niveau des effets secondaires, le moins cher, et il a montré au moins partiellement son efficacité.
        > Fin février, j’ai fait une vidéo dans laquelle je présentais les résultats chinois. Elle a été postée et partagée sur Facebook, qui l’a qualifié de « fake news » après avis d’un décodeur du Monde. Le site du ministère de la Santé a alors affiché que je propageais une fake news, mais l’a vite retiré. Et deux semaines après, le ministère me demandait de rentrer dans le conseil scientifique dédié au coronavirus…
        > J’y dis ce que je pense, mais ce n’est pas traduit en acte. On appelle cela, des conseils scientifiques, mais ils sont politiques. J’y suis comme un extra-terrestre.

  1. Bonjour,

    Pour celles et ceux ayant des enfants en collèges et lycées publics, les connections à Pronote via mon ent présentent parfois quelques soucis, les serveurs d’authentification se retrouvant probablement en surcharge selon les régions.

    Si cela vous arrive, songez au fait que vous pouvez bifurquer via l’outil d’authentification France Connect en vous connectant à Pronote via vos propres comptes parents ; c’est ce que nous avons fait ce matin pour permettre à notre fille d’avoir accès à ses devoirs.

    Bien à vous, SARS-Cov-2 n’aura pas notre peau !

    Amitiés.

  2. Longues files d’attente et ruée massive vers les magasins d’armes aux États Unis – US sales of guns and ammunition soar amid coronavirus panic buying

    https://www.theguardian.com/world/2020/mar/16/us-sales-guns-ammunition-soar-amid-coronavirus-panic-buying#img-1

    Bon, chacun ses soucis, ailleurs on stocke du PQ. Pourtant, plutôt que de s’indigner, ne vaudrait-il pas mieux chercher à comprendre ?

    Comme on peut le voir sur la photo il y a surtout des gens jeunes, pas tous blancs et au moins trois jeunes femmes. D’après l’article la raison de ces achats est que « la crainte d’une éventuelle agitation sociale dans le cadre de la crise du coronavirus incite certains Américains à se tourner vers les armes à feu comme forme d’autoprotection. » et « Le type d’armes achetées reflète la peur qui règne chez les clients. Les fusils de chasse ne suscitent pratiquement aucun intérêt. Les gens choisissent plutôt des armes de tir et il y a une forte demande pour les fusils d’assaut semi-automatiques AR-15. »

    Les explications données par les acheteurs eux-même, du genre « Les politiciens et ceux qui sont contre les armes à feux nous disent depuis longtemps que nous n’avons pas besoin d’armes. Mais en ce moment, beaucoup de gens ont vraiment peur, et ils peuvent prendre cette décision eux-mêmes » ne nous expliquent pas non plus pourquoi les américains sont aussi nombreux à le faire ni surtout pourquoi ils le font ouvertement alors qu’en Europe on se cache quand c’est le cas.

    Avant l’indépendance posséder une arme pour se défendre des indiens était une obligation. C’est ce grand nombre d’armes qui a rendu l’indépendance possible. Après la révolution qui s’en est suivie c’est devenu un droit sur lequel même des gens comme Sanders hésitent à revenir…

    https://www.theguardian.com/world/2020/mar/16/us-sales-guns-ammunition-soar-amid-coronavirus-panic-buying

      1. Merci « Tout me hérisse »,  » Dario CIPRUT », et à M. Jorion (mais pas que…), modérant ces interrogations, de vous inquiéter aussi, de ce que certains corps des plus vulnérables, fragilisés, mal nourris, malades chroniques, sans lieux de confinement autres qu’insalubres, délabrés, dont la promiscuité est plus dangereuse encore que la rue… peuvent souffrir de la double peine de cette entrée en « Etat de guerre »…

        Entre les dispositifs anti-SDF, lois anti-mendicité, etc, l’ordinaire banalisé de la dégradation de leur condition de vie, dont l’esprit rend leurs survies, suspendues (« Jupiter » n’a pas dit qu’il suspendait ces dispositifs législatifs et matériels… mais les « réformes structurelles » menées par décrets, 49.3, ordonnances – Retraites, chômage ) plus haut et court que n’importe qu’elle autres bouts de chairs exposées à toutes les contaminations, et l’insuffisance de centre d’hébergement d’urgence, médicalisés, pour tenter de les sauver (on en est là… ?), leur faut-il hésiter à demander le statut de victimes collatérales, ou « chair à canon » (pour des testes cliniques… ?)… ?

        Et encore, la « demande » existe, quand certains savent qu’ils peuvent faire valoir leur droit (NON RECOURS – 30% des « bénéficiaires » du RSA, sur plus de 9,3millions d’individus, mères isolées… vivant sous le seuil de pauvreté… ne touchent aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent »).

        Alors qu’etait espéré, tous les ans, « faire une économie sur les dépenses sociales » de plus de 10 milliards d’euros (RSA et allocation familiale, logement, etc), qu’est-ce qui dans le discours « présidentiable » présage que cette espoir, change de camp, et que cette population la plus exposée à des contaminations et infections mortelles, deviendra prioritaire dans la crise sanitaire… ? J’ai peur d’avoir rein entendu, si ce n’est des généralités « qui ne mange pas de pain »…

        Le blocage des loyers, des factures d’électricité et d’eau, ces dépenses pré-engagées des ménages les plus pauvres, dont la gestion du budget représente un dilemme cornélien chaque 10 du mois, auxquelles angoisses se rajoutent de nouvelles contraintes, nourrir les enfants plus scolarisés, habituellement accueillis « gratuitement » dans les cantines scolaires… ne concerne t-il pas que les entreprises comme les colporte les médias mainstream en poussant un grand soulagement… ?

        Ce soucier de ce public modeste, discriminé en toute impunité quotidiennement, brutalité et violenté lorsqu’il manifeste, au bord du gouffre, n’est-ce pas l’empêcher de venir grossir les rangs des centaines de SDF mourant chaque année, dans nos rues, sans avoir besoin d’être atteint du Covid-19… ?

      2. « … des centaines de SDF mourant chaque année, dans nos rues, sans avoir besoin d’être « atteint du Covid-19…  »

        Vous avez entièrement raison.
        Dis-moi comment tu traites tes SDF, je te dirai ce que vaut ta société.
        La nôtre est lamentable.

      3. Pour équilibrer le débat, j’en ai connu un de clodo avec tout un tas de billets liquide ( beaucoup! ) pour matelasser sa veste, sans y toucher 😀 , mais qui avait fait ce choix.
        Ah non mais je vous jure y’a des drôles de bons hommes!

  3. Ceci aussi était bel et bien prévisible, voire inévitable…

    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-les-operateurs-telecoms-appellent-a-une-responsabilite-numerique-pour-eviter-une-surcharge-des-reseaux_3871067.html

    « Il y a plus de 15 000 techniciens et ingénieurs de tous les opérateurs télécoms qui sont mobilisés pour que les réseaux tiennent, pas seulement pour les prochains jours, mais pour les prochaines semaines, voire les prochains mois. Nous entrons dans une ère de discipline sociale et il faut aussi entrer dans une période de responsabilité numérique, individuelle et collective. La situation est tout à fait inédite. »

    Eh oui ! Hélas !

    Et concernant la responsabilité numérique, un bon conseil à toutes et à tous, évitez le plus possible les téléchargements gourmands, comme par exemple les vidéos ; sur YouTube, visualisez autant que possible les vidéos de votre choix en qualité < à 360p.

    1. Tu as raison Philippe, je crois que FORTNITE bas tous les records, Les site e Porn, je ne sais pas (toujours haut de toute façon en trafic…)

      Espérons que BJ Paul Jorion reste en ligne quand ça va sabrer !

      Sinon, quelqu’un sait si il faut une autorisation pour aller jeter les poubelles au point de ramasse (parfois à plusieurs KM…) ?

      1. Eh oui CloClo… Fortnite arrivant bel et bien en tête des problèmes en effet :
        https://downdetector.fr/

        Sinon, pour les poubelles. Tu crées une attestation (lien de Paul ci-dessus) réservée à cela en cochant la dernière case (à proximité du domicile).

        Tu précises en dessous : « pour enlèvement des ordures ménagères »

        C’est ce que nous avons fait, la gendarmerie se trouvant dans notre cas presque en face de nos conteneurs extérieurs.

      2. Mais à quoi peut bien servir une attestation sur l »honneur ? Il la garde ? Il vérifie quoi avec ça ? N’importe qui va écrire n’importe quoi la dernière fois que j’ai vu un gars qui avait de l’honneur il est mort dans un duel au pistolet, y a … longtemps !

      3. Il n’y a que les sociopathes qui vont écrire n’importe quoi, mais rappelez-vous – et vous avez sûrement dû en souffrir personnellement – ils ne sont pas la majorité.

      4. Disons que créer une vraie autorisation de circulation aurait nécessité une grande anticipation, on a bien vu que ce n’était pas le cas. Car il y a beaucoup de cas particuliers, de la femme enceinte aux malades chroniques par exemple… C’est très compliqué à gérer.

        Ce qui m’étonne quand même sur cette attestation sur l’honneur, c’est qu’il n’y a pas le trajet et les horaires de circulation estimés. Mais bon, cela vous empêche dans la très grande majorité des cas d’aller faire la bise à mamie si elle n’est pas sur le trajet d’un commerce ou d’un médecin. Et c’est tant mieux.

        Le simple fait de dire pourquoi on n’est pas chez soi limite beaucoup les lieux où aller. et donc on reste chez soi !

    2. Une des réponse à l’engorgement des réseaux serait de ne pas proposer du streaming comme unique choix mais du téléchargement.

      1. Aucune idée. Mais le Pr Raoult dans ses vidéos n’évoque jamais de soucis d’approvisionnements. Il est fabriqué dans le monde entier et utilisé depuis 70 ans.

      2. Oups 2011, mais c’est pareil aujourd’hui pas de stock. Le paludisme pensez vous un truc de pauvre et un médicament à 2 balles (qui coûte que dalle)… A quoi ça pourrait bien servir en OCCIDENT ? Bah peut-être à quelque chose mais faudrait se mettre à en produire un peu plus pour ici…

      3. Pas de stock ? Un des médicaments les plus fabriqué dans le monde depuis 70 ans distribué à des milliards d’individus. Plaquenil de Sanofi-aventis fabriquant français 3ème mondial. Va falloir qu’ils les aient bien accrochées pour nous dire plus de stock ..

      4. Le laboratoire français Sanofi s’est dit prêt à offrir aux autorités françaises des millions de doses de l’anti-paludique Plaquenil, pouvant traiter potentiellement 300 000 malades
        Plaquenil est le nom commercial de l’hydroxychloroquine (HCQ)

    1. Bon, bon, bon…

      Cette histoire de chloroquine (https://fr.wikipedia.org/wiki/Chloroquine), moi je veux bien, encore faudrait-il que tout cela soit parfaitement étayé, ce qui n’est pas du tout le cas, surtout lorsque je lis 30% là où un chercheur clame quant à lui haut et fort 25%… cela me pose un énième sérieux problème, un de trop à vrai dire compte tenu du climatosceptique patenté auquel nous avons affaire !

      Alors j’ai creusé la question un peu plus avant afin d’éclairer les lanternes des Amis du Blog de Paul Jorion qui j’en suis sûr, pourraient trouver un intérêt tout particulier à poursuivre la discussion…

      Déjà, les Sud Coréens, qui ont certes testé très tôt énormément de gens au sein de leur population, ne sont toujours pas tirés d’affaire eux aussi, car même s’ils ont su contenir à un niveau très bas le nombre de décès, le nombre de guérisons reste quant à lui dans des proportions comparables à celles des européens, nombre qui d’ailleurs n’apparait absolument pas dans la source indiquée dans la vidéo, à savoir le South China Morning Post, qui d’ailleurs s’appuie uniquement sur certaines données de l’OMS (https://www.scmp.com/news/china/society/article/3047066/what-do-you-need-know-about-new-coronavirus-china)… Il vaut donc mieux s’en tenir à la synthèse exhaustive présente sur Wikipédia et indiquant toutes ses sources ; le nombre de guérisons par pays y est d’ailleurs régulièrement mise à jour lui aussi :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Pandémie_de_maladie_à_coronavirus_de_2019-2020

      … synthèse que l’on peut d’ailleurs visualiser autrement ici :

      https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6

      Concernant les résultats des tests maintenant, il faut aussi pointer du doigt un élément important, voire majeur, mis en lumière par les Sud Coréens justement, dont l’échantillon est à ce jour très probablement le plus complet (https://www.statista.com/statistics/1095848/south-korea-confirmed-and-suspected-coronavirus-cases/), car ne négligeant pas, comme nous le faisons en France et ailleurs, les cas asymptomatiques : ce sont bel et bien les jeunes de 20 à 30 ans qui seraient les principaux porteurs du virus (~28% de l’échantillon testé) ! Cette information n’apparait absolument pas dans la vidéo de l’IHU (à 6:34) à l’issue des 4.050 tests réalisés mettant en évidence 234 cas positifs, en outre, contrairement à ce qu’affirme l’orateur de cette vidéo : « je ne crois pas qu’il y ait qui que ce soit qui ait des données contradictoires », la distribution globale des cas de Covid-19 selon l’âge des patients, établie sur la base des données exhaustives sud coréennes, ne ressemble absolument pas à l’ébauche qui nous est présenté ici comme vraie ! Ce qui montre bien que même un échantillon de 234 cas n’est absolument pas suffisant pour tirer de telles conclusions, alors imaginez-vous un échantillon de seulement 24 patients exposés à la chloroquine…

      Je ne saurais d’ailleurs trop vous recommander de voir/revoir cette vidéo réalisée par un français résident en Corée du Sud (notamment à 3:50) :

      https://www.youtube.com/watch?v=dq-_FzEBCAQ

      … et voici maintenant les données réelles sud coréennes venant étayer à la fois cette vidéo, ainsi que mon propos précédent :

      https://www.statista.com/statistics/1102730/south-korea-coronavirus-cases-by-age/

      Ensuite, concernant l’usage de chloroquine, de nombreuses études ont d’ores et déjà été publiées sur le sujet. Et la seule conclusion que l’on peut en tirer à ce stade de nos connaissances, c’est qu’il s’agit bel et bien d’un pari fou sur les vies des patients concernés. Cela n’a pas empêché les chinois d’utiliser ce traitement sur leurs patients, à raison de deux doses de 500 mg par jour pendant 10 jours :

      https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/32164085?tool=bestpractice.com

      … l’orateur de l’IHU faisant état quant à lui de doses de 600 mg par jour pendant 6 jours, prétendant qu’il s’agit d’une dose journalière bien plus maitrisable que celle utilisée par les chinois (à 12:45)…

      Il est certain que l’on se situe quotidiennement nettement en dessous de la dose de 2 g pouvant provoquer chez l’adulte une grave intoxication cardiaque, voire de la dose de 4 g qui devient très vite létale, mais qu’en est-il sur toute la durée du traitement, sachant que l’élimination de la chloroquine prend du temps ? Ni les chinois, ni l’IHU ne nous l’exposent clairement…

      https://urgences-serveur.fr/intoxication-a-la-chloroquine,293.html

      Question intuitive de systémicien : parmi les décès chinois, combien d’entre eux sont dus à la chloroquine ???

      Dans cette autre étude (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0166354220301145), il est d’ailleurs clairement dit ceci :

      « En conclusion, l’option d’utiliser la chloroquine dans le traitement du SRAS-CoV-2 doit être examinée avec attention à la lumière des récentes annonces prometteuses, mais également de l’effet potentiellement néfaste du médicament observé lors de précédentes tentatives de traitement de maladies virales aiguës. Nous exhortons les scientifiques chinois à rendre compte des résultats des essais provisoires actuellement en cours en Chine dès qu’ils seront disponibles. Cela devrait être fait de préférence dans une publication à comité de lecture contenant des informations détaillées pour permettre à la communauté scientifique internationale d’analyser les résultats, de confirmer dans les essais prospectifs l’efficacité du traitement proposé et de guider la pratique clinique future. »

      … ce à quoi j’ajouterais, sur la base d’un échantillon de cas cliniques conséquent, comparable notamment à l’échantillon des cas testés sud coréens…

      Sachant en outre qu’une revue scientifique à comité de lecture, ce n’est certainement pas le journal 20 minutes :

      https://www.20minutes.fr/sante/2742011-20200317-coronavirus-hydroxychloroquine-efficace-selon-professeur-raoult-ihu-marseille-apres-premier-test-restreint

      Un conseil, vraiment, lisez très attentivement la dernière mise à jour datant du 5 mars 2020 (https://www.rfcrpv.fr/chloroquine-point-dinformation/), du Réseau Français des Centres régionaux de pharmacovigilance, et dont je reproduis ci-dessous la conclusion :

      « Au total, en l’état des connaissances actuelles, et malgré quelques communications préliminaires (5,6), considérant les risques encourus pour des bénéfices cliniques inconnus, la chloroquine ne présente pas une balance bénéfices/risques favorable dans la prise en charge des infections à coronavirus COVID-19.  »

      Donc voilà… Rien n’est clair dans cette affaire de chloroquine, hormis sa dangerosité ! Et après avoir lu tout ça aujourd’hui, sans être spécialiste, je rejoins sans hésiter l’avis des scientifiques appelant à la retenue et à la prudence comme ici :

      https://www.dailymotion.com/video/x7sojqq

      En attendant, pour ceux que ça intéresse, voici un inventaire assez complet de toutes les études thérapeutiques en cours contre la maladie Covid-19 que provoque ce virus SARS-Cov-2 :

      https://bestpractice.bmj.com/topics/en-gb/3000168/emergingtxs#referencePop118

      Bonne nuit à tous.

      ps : sur le Blog de Paul Jorion, nous ne sommes peut-être pas plus d’un milliard de lecteurs/auditeurs comme en Chine, mais nous essayons modestement de réfléchir… à bon entendeur…

      1. Côté vécu, mon frangin m’a dit que lors de ses séjours (Angola de mémoire, avant qu’il vire au vert) avec nivaquine obligatoire bien sûr, il avait senti des effets secondaires assez forts, et ressenti une baisse (réversible ouf) de la vision.
        Bien sûr si on a un lot de malades dont la létalité prévisible est 45%, on peut essayer, mais sur le lot entrant à l’hosto standard, qui n’est « que » à 4 ou 8%, c’est en effet à pondérer « avec soin ».

      2. Notre chance de sauver le genre humain passe sans doute par la capacité de chacun à écouter le sage qui montre la lune. (même lorsqu’il a le look du guitariste de chez Metallica..)
        Aujourd’hui 18 mars Sanofi-aventis offre l’anti-paludique Plaquemil (hydroxycholoroquine) pour traiter 300.000 malades.
        https://urlz.fr/c6Xl

      3. Un peu de lecture pour Nicolas, mais aussi pour chacun de nous, tant cela ne peut que nous faire du bien en ces temps troublés…

        « Lorsque le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt… ou le classement de Shangai» (proverbe chinois), par
        Philippe Naszályi, Dans La Revue des Sciences de Gestion 2010/3-4 (n°243-244)

        https://doi.org/10.3917/rsg.243.0001

        Bonne lecture.

      4. Un peu d’explication pour Philippe,

        Le Pr Raoult avait raison depuis le début ne vous en déplaise. Après son étude sur 25 cas et ses interventions il est désormais suivi par plusieurs pays comme il l’explique dans sa dernière vidéo. Il fait de la médecine et il est confronté à d’autres qui font de la politique. Mais les choses avancent. Inutile de vouloir remettre en question le consensus sur la pertinence du bonhomme pour sauver votre argumentaire. Mais pendant que certains enfilent l’armure pour mener des guerres picrocholines la vraie se passe ailleurs elle est économique. En effet avec 300, 400 ou 500 mds de dettes supplémentaires j’espère que la jeunesse d’aujourd’hui ne sera pas victime de ce fameux proverbe chinois.
        Par ailleurs vous avez appliqué à votre estimation de 1,3M porteurs du corona un taux de mortalité de l’OMS (3,4%) qui lui est calculé à partir du nombre de cas de corona recensés. Or si vous la considérez votre estimation doit (sans le g) être comparer à la population des décès. Lune ne va pas sans l’autre. En comparant votre estimation au nombre réel de morts j+15 vous obtenez un taux de mortalité plus conforme à la réalité du terrain mais moins compatible avec l’agitation du moment. Justement Raoult évoque le souci avec le taux de mortalité dans sa vidéo. J’ai l’impression d’avoir mis le doigt sur un biais de confirmation. En espérant dans mes explications avoir été assez clair, de Lune bien sur.

      5. Comme je l’écrivais cette nuit, cher Nicolas, et ceci en introduction de mon commentaire très étayé :

        « Cette histoire de chloroquine, moi je veux bien, encore faudrait-il que tout cela soit parfaitement étayé, ce qui n’est pas du tout le cas, surtout lorsque je lis 30% là où un chercheur clame quant à lui haut et fort 25%… »

        https://www.pauljorion.com/blog/2020/03/18/lamour-au-temps-du-coronavirus-veille-permanente/#comment-775753

        Et Nicolas, pour votre gouverne, ce ne sont pas 25 patients, mais bel et bien 24… Alors oui, je vous l’accorde, c’est effectivement très peu, voire insuffisant, chaque patient représentant à lui tout seul un taux > à 4% ! Ce n’est donc pas encore un échantillon à ce stade…

        … puis je concluais à l’issue de mon commentaire :

        « Donc voilà… Rien n’est clair dans cette affaire de chloroquine, hormis sa dangerosité ! Et après avoir lu tout ça aujourd’hui, sans être spécialiste, je rejoins sans hésiter l’avis des scientifiques appelant à la retenue et à la prudence »…

        Eh bien le ministre de la santé va lui aussi dans le sens de la retenue et de la prudence, puisqu’il vient de déclarer, entre autres :

        « il est absolument fondamental d’asseoir toute décision de politique publique en santé sur des données scientifiques validées, et les processus de validation, on ne peut pas négocier avec »

        https://www.sciencesetavenir.fr/sante/coronavirus-le-gouvernement-parle-d-essais-prometteurs-avec-la-chloroquine-demande-leur-extension_142554

        Je remercie donc Olivier Véran de respecter les processus de recherche scientifique en lien avec la santé publique ! Paul Jorion nous parlait récemment d’un président tenant correctement sa place en sachant rester présidentiel… Eh bien voici désormais un ministre tenant lui aussi correctement sa place en sachant rester ministériel…

        Donc voilà (bis) Nicolas, que vous le vouliez, ou non ! L’appel à la retenue et à la prudence a bel et bien été entendu par le gouvernement ! Le Professeur Didier Raoult n’a plus qu’à s’appliquer à faire la preuve de son travail, sur la base de données cliniques suffisamment exhaustives, pour que tous les critères de pharmacovigilance en lien avec la chloroquine, penchent enfin en faveur d’ « une balance bénéfices/risques favorable dans la prise en charge des infections à coronavirus COVID-19 », pour reprendre ici les propos du Réseau Français des Centres Régionaux de Pharmacovigilance.

        Si Didier Raoult est dans le vrai, alors oui, « nous aurons tous l’occasion de nous en réjouir », pour reprendre ici les propos d’Olivier Véran !

        Y a plus qu’à, comme on dit… Mais on ne déroge pas au processus scientifique, surtout pas lorsque la vie des gens est en jeu, toute forme de communication sur le sujet n’intervenant normalement qu’après validation…

        ps : bien avant de m’intéresser à la systémique, j’ai travaillé pendant 5 ans au développement d’une application d’auto-formation et d’étude des cas cliniques destinée à un groupe pharmaceutique ; ce travail réalisé en étroite collaboration avec des formateurs et des médecins m’a beaucoup appris sur la pharmacovigilance…

      6. Ce type de réponse ne peut tenir à la lumière d’un minimum de logique. La pharmacovigilance pour un médicament vieux de 70 ans ? Donné à n’importe quel touriste qui part en zone de paludisme sans compter les populations sur place ? Vous seriez donc capable d’expliquer ou votre ministre en direct du JT qu’un porteur du corona va devoir attendre je ne sais quelle publication pour avoir sa chloroquine mais que le type dans le charter pour la Côte d’Ivoire c’est open bar ! Le monde d’aujourd’hui écoute ceux qui détiennent des solutions et n’a que faire d’un ministre en carton. Merci Raoult.
        Tenez cadeau : « Un article publié le 4 février dans la revue Nature a provoqué une rupture de stock de l’un des médicaments les plus connus par les voyageurs vers l’Afrique. Le nom de ce médicament : la Nivaquine. Ce médicament contient en effet une molécule, la chloroquine, qui aurait pour effet de réduire l’activité du coronavirus. »

      7. @Ph.S.
        Compte tenu de la remarque de @timiota de 0h07 , merci pour ce post éclairant de nombreuses zones d’ombre…

      8. Vous écrivez : « Le monde d’aujourd’hui écoute ceux qui détiennent des solutions et n’a que faire d’un ministre en carton. »

        Oui, oui, c’est ça, puis si problème il y a, c’est le ministre en carton qui saute , c’est vrai, c’est beaucoup mieux. Demeurons ultralibéraux à fond en dépit de la crise systémique globale en cours. Je vois le genre de philosophie que vous défendez en effet. Eh bien pour moi, non ! Cela reste mon opinion à la lecture des études d’ores et déjà publiées ; il faut étayer les premiers résultats obtenus comme préconisé.

        Car la pharmacovigilance en France oui, tout comme la FDA aux Etats-Unis sur laquelle d’autres chercheurs pro-chloroquine font actuellement de gentils appels du pied pour qu’il y ait une levée rapide de l’interdiction…

        Va falloir prendre date de tout ça afin de ne surtout rien oublier en cas de problème grave… L’essentiel étant bien évidemment ici de pouvoir sauver des vies, je vous l’accorde !

        Mais dites, il y a quoi de particulier avec cette molécule que j’aurais littéralement manqué ?
        Serait-ce le nouvel or noir post SARS-Cov-2 ??? D’où l’effondrement du cours du Brent ?????

        Eh bien rassurez-vous Nicolas, je vais finir par croire que OUI !
        https://twitter.com/elonmusk/status/1239650597906898947

        Car si même Elon Musk nous dit maintenant qu’il faut y aller, alors ça voyez-vous Nicolas, ça vaut forcément aux yeux du monde, tous les comités de lecture en carton réunis… Aussi qu’attendons-nous, allons-y !!! ;)))

      9. « Question intuitive de systémicien : parmi les décès chinois, combien d’entre eux sont dus à la chloroquine ??? » (Philippe Soubeyrand)

        J’ai retrouvé une ordonnance délivrée en 1999 par le CHU de Grenoble pour 1 comprimé par jour de SAVARINE à prendre entre la veille du départ et 3 semaines après le retour.

        « Ce médicament est préconisé dans la prévention du paludisme. Il contient de la chloroquine et du proguanil. »

        Composition en substances actives
          Comprimé (Composition pour un comprimé)
        >  chloroquine  100,00 mg  sous forme de : phosphate de chloroquine   161,20 mg
        >  chlorhydrate de proguanil  200 mg Présentations
        > plaquette(s) thermoformée(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 28 comprimé(s)
        Code CIP : 341 279-5 ou 34009 341 279 5 3
        Déclaration de commercialisation : 19/07/1996
        Cette présentation est agréée aux collectivités
        En pharmacie de ville : Prix hors honoraire de dispensation : 13,72 €
        Honoraire de dispensation : 1,02 €
        Prix honoraire compris : 14,74 €
        Taux de remboursement : 65%

        http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/extrait.php?specid=61006320

        Bien sur ça n’implique absolument pas que la chloroquinine soit utile contre le coronavirus. Il faut vérifier qu’il est efficace avant d’en distribuer à tout le monde mais il faut aussi éviter de suggérer que l’industrie pharmaceutique s’amuse à empoisonner ses clients avec des prescriptions qui ne lui rapportent presque rien.

      10. @Lagarde Georges

        Il faut aussi prendre le temps de lire correctement toutes les informations indiquées depuis le début de ces échanges…

        Nous avons parlé ici d’un traitement nécessitant des doses journalières beaucoup plus grandes que 100 mg… On parle ici de doses journalières de 600 mg, voire 2x 500 mg (ou 1g) côté chinois… Soit 6x ou 10x plus par jour que le traitement que vous venez d’évoquer ; une paille dites vous ?!

        Il est donc amplement justifié que de tels dosages journaliers soient scrupuleusement soumis à l’étude clinique pour validation de la balance bénéfice/risque, comme cela vient d’être fait pour la Lopinavir-Ritonavir, et comme cela doit être fait pour tous les autres traitements envisagés par l’industrie pharmaceutique pour tenter de lutter proprement contre cette maladie, et surtout sans aggraver la santé des patients les plus à risque.

        La pharmacovigilance est là pour faire son travail, l’industrie pharmaceutique elle pour faire le sien. il n’y a rien d’anormal à cela, au contraire. Prenez par exemple les conclusions de l’étude clinique de la Lopinavir-Ritonavir, plus de 13% des patients testés ont présenté des effets secondaires, pour un gain quasi nul du traitement du Covid-19 sur des adultes, le tout sur la base d’un échantillon de 200 patients divisé en deux groupes : Lopinavir-Ritonavir vs Traitement standard.

        Bonne soirée.

    1. En effet mais sauf qu’il est faut d’attribuer cela au confinement comme le fait Le Monde puisque il a débuté en Italie le 08 mars. Compte tenu de 20 jours d’incubation (déclare l’étude du Pr Raoult) les premiers signes visibles de baisse ne peuvent qu’apparaitre fin mars. S’ils apparaissent avant c’est donc pour d’autres raisons plus naturelles. Le nombre de mort en France du corona est de 243 le 18 mars. Même à 2000 décès, si ce gvt d’amateur suit sa logique il faudra confiner les français à la prochaine saison de grippe qui fait 10.000 morts par an..

  4. Cocasse : sur les établissements pouvant rester ouverts en France, je ne vois pas indiqué « les producteurs de biens alimentaires ». Pourtant nous avons « panier de légumes » ce soir chez notre horticulteur par abonnement SANS intervention d’une association (enfin, un groupe informel un peu anar qui n’aime pas les arguties juridiques). Faudrait-t-il expliquer à l’élite que les légumes ne poussent pas la nuit dans les magasins ? Et qu’ils l’expliquent au gendarme ? Dans le rural, on fait vite 15 km pour accéder à un choix de ressources alimentaires.

    1. C’est bien ce qui me fait peur depuis le début la planète entière est ralentie pour l’instant il y a encore des réserves mais ça va bien se ressentir à un moment où à un autre sur la production , pendant la guerre les gens faisaient parfois plus de 50 km à vélo pour un sac de patates

    1. Pas à Notre-Dame, mais en mieux : aux sans-abris !
      mais que font les grands « donateurs » de ND ? Pfff ….

      En tout M’Bappé a fait un beau geste :

      La Fondation Abbé Pierre a annoncé un don du footballeur du PSG Kilian Mbappé.
      « Kilian Mbappé a décidé de participer à l’effort de tous contre l’épidémie de coronavirus et ses conséquences. La Fondation Abbé Pierre l’annonce ainsi sous le titre « Du talent et du coeur » :
      « Soucieux des conséquences de la grave crise sanitaire qui frappe notre pays, mais aussi de toutes les conséquences qu’elle peut engendrer sur les personnes les plus fragiles, Kylian Mbappé vient d’effectuer un très gros don pour soutenir le travail de la Fondation Abbé Pierre. Sa générosité permettra notamment de mettre en œuvre des actions de première urgence : accès à l’eau et à l’hygiène des personnes en grande précarité, accès à l’alimentation et mise à l’abri de personnes sans domicile, financement de maraudes, etc. La Fondation adresse à Kylian Mbappé ses plus vifs remerciements pour sa générosité et son attention en direction des personnes en grande précarité. »
      https://www.parisdepeches.fr/2-Societe/128-75_Paris/14034-M_Bappe_aide_Fondation_Abbe_Pierre.html

  5. Bonjour

    Quelque chose me trouble profondément dans tout ce qui se passe aujourd’hui avec le Covid 19 et le confinement.

    Oui, cela se justifie. OUi, il est responsable de se protéger et de protéger les autres en limitant les interactions. Mais quelque chose me gêne…

    Je suis plutôt conservateur, avec un profond respect de l’autorité et des règles. Je n’ai pas pu suivre le mouvement des gilets jaunes, car ce non respect de la chose publique, quelles qu’en soient les raisons, légitimes ou non, me faisaient penser plus aux ligues fascistes qu’à autre chose.

    Mais là, quelque chose ne va pas. En très peu de temps, il est si facile et si « légitime » de restreindre les libertés publiques et fondamentales, au nom du bien de tous justement. Et de comparer avec les autorités autoritaires de la Chine, citée en exemple dans la gestion de la crise.

    Quelque chose me gêne. Les mesures sont temporaires, sans doute. Mais il est maintenant inscrit des les esprits que cela est possible. Et cela me fait presque plus peur que le Covid 19…

    1. Vous pouvez les jumeler car elles vont de pair.
      C’est même un quadruplé : activité humaine, mondialisation, virus, quarantaine.
      Un arrêt inédit qui nous ramènerait presque au temps des nomades cueilleurs.
      La quarantaine pour comprendre.
      Pour digérer ça sera plus coton.

    2. En fait, il semblerait tout simplement que nous soyons désormais majoritairement tout à fait OK avec le confinement. Je n’ai pas le moyen de faire un grand sondage national, mais il semblerait que la prise de conscience ce soit faite très rapidement ces derniers jours. Et c’est tant mieux, non ?
      Car, franchement, on ne voit pas d’autres solutions.
      D’ailleurs toutes les réformes en cours sont suspendus. Le second tour des municipales est reporté. Ouf 🙂
      A priori, pas de quoi s’inquiéter pour le moment. (enfin si : peut-être de la crise financière, économique, sociale, et sanitaire en cours 🙂 )

      1. Et, j’ai oublié, crise politique…mais je ne connaissais pas les dernières nouvelles.
        🙁 🙁 🙁 🙁 🙁 (mauvaises nouvelles)
        #Buzin

      2. @Chevallier Joël
        Je pense que les premières mesures n’ont pas été comprises pour deux choses :
        1) Le gouvernement avait répété à tout va depuis plusieurs semaines que ce n’était pas grand chose (une grosse grippe), et qu’il ne fallait pas arrêter sa vie sociale pour cela. Il est donc difficile à une population d’avoir conscience de la gravité de la situation si le gouvernement lui-même, sensé être mieux informé, ne l’est pas.
        2) En ayant fait passer la 1ère étape de la réforme de la retraite avec du 49.3, certains se sont dit que la soudaine gravité de ce virus n’était en fait qu’un subterfuge gouvernemental pour éviter les contestations.

        En annonçant lundi que toutes les réformes étaient gelées tant que cette crise sanitaire n’était pas réglée, Macron a indiqué qu’il n’y aurait plus de coup bas, ce qui calme forcément l’opposition, qui peut accepter cette trêve plus facilement. Il faut absolument que Macron tienne parole là-dessus. De plus, l’information sur la saturation du système de santé n’est plus cachée, alors qu’elle avait tendance à l’être auparavant (on retrouve désormais le nombre de cas graves par exemple). Le fait que de plus en plus de mesures similaires sont également prises chez nos voisins accentuent la compréhension de la gravité.

        Là où ça va être compliqué, c’est que la durée de la crise est à mon avis sous-estimée… On ne lisse pas 5% de cas sévères nécessitant des soins intensifs rapidement si une grande partie de la population devra être touchée, lorsque l’on a proportionnellement très peu de disponibilité. Il est urgent d’investir massivement pour augmenter les capacités en soins intensifs. Ce ne sera pas un investissement perdu, car le nombre de nouvelles maladies épidémiques devraient, selon des chercheurs, être en augmentation importante dans le futur.

      3. @François 1h25
        Oui, la prise de conscience aurait été tout à fait plus rapide si le gouvernement avait été plus rapide. Ça aurait été mon cas par exemple…car j’ai pris conscience de tout ça sur ce blog…donc bon, au moins une semaine pour prendre conscience de ça puis au moins 1 semaine pour avoir le courage d’agir (au moins individuellement)…Je ne peux pas m’empêcher de penser aux centaines de personnes que j’ai rencontré ces dernières semaines…Enfin, c’est trop tard…laissons tomber Buzin et compagnie (contrairement à mon commentaire de 19h40…) et maintenant, dans l’urgence, qu’ils mettent tous les moyens dans les services hospitaliers et services de réanimations. Pour limiter le nombre de mort, il n’est jamais trop tard. Chacun à son poste !

    3. Et si cela nous permettait de mieux chérir ce à quoi nous tenons ?
      Rappelez moi de quand date le texte fondateur du CNR ? (Conseil National de la Résistance) « Les Jours Heureux »…

    4. Non, il ne faut pas raisonner comme cela. Il faut bien avoir conscience que toutes ces mesures qui vont devoir durer quelques semaines, auraient dû être prises beaucoup plus tôt afin de limiter au maximum le nombre de porteurs du SARS-Cov-2… Aussi, vous devriez bien plus avoir peur des comportements inacceptables des français déniant, même encore aujourd’hui, la gravité de cette pandémie mondiale…

      https://www.who.int/fr/news-room/detail/16-03-2020-icc-who-joint-statement-an-unprecedented-private-sector-call-to-action-to-tackle-covid-19

      A ce stade, l’action du gouvernement français est donc amplement justifiée, hélas ! Et n’oubliez jamais ceci : avant d’être inscrite dans les esprits, cette situation est bel et bien inscrite dans notre Constitution ; les français sont donc autorisés à toujours garder cela à l’esprit, et ceci tout au long de leur vie…

      https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041723296&dateTexte=20200317

      Car si « nul n’est censé ignorer la loi », alors nul n’est censé ignorer la Constitution également… C’est elle qui garantie notre unité nationale face à un tel évènement systémique qui ne sera pas, hélas ! le dernier…

      https://www.legifrance.gouv.fr/Droit-francais/Constitution/Constitution-du-4-octobre-1958

    5. Fafa,

      La chose publique…

      Ce serai pas mal à définir, sculpture à 10 balles au pieds de l’Arc de Triomphe, ou système de solidarité issu du CNR de 1945 ?

      Du coup, le fasciste, c’est celui qui détruit quoi ?

      Le confinement vous inquiète, les gilets jaunes aussi,

      C’est quoi du coup, votre idée d’action pour le bien commun en ce moment ?

    1. ? CNR_virus ?
      77 ans après, il est temps.

      Test1 : financement du système de santé et de ses personnels
      Test2 : financement des retraites
      Test3: relocalisation des « subsistances », comme disaient St Just et Robespierre

      Comme disait Muti en 2011, « j’ai souvent été comme les muets (Muti) parlant aux sourds »
      https://www.youtube.com/watch?v=tPANwyaSlX4
      (son explication est au milieu avant le bis … pour son rayon, la culture, c’est le « ce à quoi nous tenons »)

      1. Je travaille sur le déroulement de 44 dans un village à deux pas du Vercors. Les gens vivaient dans la terreur entretenue par l’ennemi qui pouvait à tout moment survenir, ou bombarder, ou raffler les jeunes… Ils n’osaient plus loger dans le village (deux fois bombardé) durant six semaines, où ils venaient en journée travailler, etc. Il fallait discipliner les enfants, et les rendre responsables très tôt (porter un message). Mais en plus, il y avait donc des risques de violence, de démolition, de combats avec la résistance (parfois imprudente), et pas d’alimentation (nourriture de guerre, recettes spécifiques). Donc, c’est la guerre, mais elle est différente.
        Lecture : https://lundi.am/Monologue-du-virus
        Et dans l’esprit de l’article de Paul, l’amour au temps de…, cette page de ressources : https://mensuel.framapad.org/p/covid_acentrale

      2. @timiota
        J’exprime avec plaisir ma convergence avec cette idée: le programme du Conseil National pour l’après Covid-19.

        C’est maintenant, en plein désastre, quand les esprits les plus hostiles sont ébranlés, qu’il faut enfoncer notre clou : une déclaration solennelle, simple, courte, capable d’être soutenue spontanément par les 2/3 de la population, sur ce que nous voulons tous (sauf quelques-uns), et sur ce dont nous ne voulons plus (sauf quelques-uns).

        Le programme du monde d’après, qui sera complètement différent, c’est à peu près sûr, ne serait-ce qu’à cause de l’écroulement garanti du Moloch financier. C’est le moment ou jamais, maintenant.

  6. Une proposition d’analyse de l état de la finance avant l’arrivée du Covid:
    -La croissance réelle (hors inflation des actifs) en Europe s’arrête avec le pic du pétrole conventionnel au milieu des années 2000.
    -étant alors en jeu a somme nulle, on ne peut pas donner à Jacques sans déshabiller Paul ( prenons l’apôtre dans cet exemple et pas PJ), la légère croissance de population et l’appetit des Golden Boys content de leur 28 joujous européens en concurrence fait que le lent protocole de paupérisation commence en Europe
    -Pour continuer a servir des intérêts il faut augmenter la dette par une pyramide de Ponzi et des QE.(2008-2020…)
    -….
    Qu’en pensez vous? C’est trop simpliste?
    Aidez moi merci
    C’est ce que j’ai cru comprendre en rassemblant les bouts chez Jancovici (qui à part ses positions sur le nucléaire- svp ce n’est pas ce débat que je souhaite aborder ici-et quelques biais d’analyse offre une approche qui me remue dans mes certitudes) voir vers 53′ ici:
    https://youtu.be/j5-zoSxCsZw

    Humblement

    Alexandre Venisse

    1. @ Alexandre Venisse

      On peut dire oui à votre analyse, mais la toile de fond de l’extractivisme ne devrait pas se résumer à des réservoirs qui s’épuisent et causalement simplement donnent la paupérisation de ceci, de cela.

      Pour moi, il y a aussi une organisation « fractale » de ces réservoirs, le fracking étant l’exemple parfait du fait qu’on va chercher plus loin, avec un EROI (Energy Return on [energy] Invested) plus bas.

      Le même processus a lieu pour les procédés productifs de biens de base (métaux, ciments, voitures, semi-conducteurs dans une certaine mesure pour les étapes consommatrices de main d’oeuvre). On fait bouger la « frontière de la valeur ajoutée » (là où le ratio valeur extraite/salaire est maximal) vers les périphéries, d’abord en important la main d’oeuvre (Renault Peugeot 30 glorieuses) puis en allant voir en Corée à Taiwan ou au Maghreb (au Japon au temps des 1eres Honda), et puis au Bengla-desh/Inde/VIetnam Chine, et dans la Chine entre son centre riche et sa périphérie, qui pèse par ses 100 millions de migrant comme « l’atelier du monde », à Shenzen, Guangdong etc.

      Les processus d’extraction se jouent par ailleurs dans l’immobilier où cette fois-ci la frontière est « implosive » faisant monter le prix vers les centre-ville, puis gentrifiant les quartiers où on ne voyage pas trop loin sur les « bonnes » lignes. Ca crée et/ou extrait de la valeur tout en maintenant les « nouveaux pauvres » encore dispo pour les services (ménages, uberisation, hotels), et un peu trop loin pour les services, ce sont les zones rurales en survivance d’où viennent les Gilets Jaunes (lire de Benoit Coquard : « Ceux Qui Restent », enquête immersive dans le Grand Est — cf. Commercy –depuis 2012).

      Bref, c’est sur ce paysage que se manifestent les effets que visibles sur l’énergie. Je pense qu’il faut interroger les montées au moins autant que les plateaux, plus le fait que l’émergence de nouveaux objets exerce des « disruptions » assez importantes sur des secteurs majeurs de la société : le frigo sur l’alimentaire et les abattoirs massifiés dès Chicago 1895, la voiture et son artificialisation des sols (pavillons et « raquettes » de route les desservant : gros gâchis, un peu d’herbe pour jouer serait mieux, et la prolongation : échangeurs, des milliers de tonnes de béton pour 1 croisement ou 2 ), le smartphone et son rôle sur les réseaux sociaux (oui il y a eu la presse la radio et la télé aussi, entre ces limites).
      Donc je pense que le message de Jancovici est à prendre comme ceci « voilà un thermomètre à consulter », plus que comme cela « voyez, c’est pour cela que votre fille est muette ».
      L’analyse de Jancovici sur le plan des crises est un peu moins suprenante si on remarque que de toute façon, le couplage entre PIB et énergie est presque parfait, avec des petits découplages lors des guerres et probablement lors des effets des innovations (transport, communication notamment, le meuble en bois n’a pas trop changé lui-même, ni même l’acier de la scie qui a coupé le bois, c’est la logistique du bois au magasin Hiikkkkéééaa qui a changé, grâce au transport et aux communications).

      1. J’ajoute que la logique de l’immobilier est celle du « néopropriétarisme » de Piketty, une focale intéressante évidemment, même si il ne l’a déployée que de façon avantageuse pour sa thèse (pas de considération forte du monde de l’Antiquité pour l’instant… peut-être dans 5 ans ? pourtant le droit romain de la propriété est intéressant en diable : usus, abusus… et a laissé des traces socio-juridiques fortes: usufruit, usucapion)

  7. J’aimerais bien savoir le nombre de personnes qui, ayant assisté au match de foot à Lyon contre les italiens ont commencé à développer des symptômes.
    Ainsi que les votants du premier tour.
    C’est pas pour juger, ça pourrait nous en apprendre.

    1. Moi, ce que j’aimerai bien savoir, c’est le nombre de cas déclarés depuis une semaine et qui ont été au salon de l’agriculture. Je pense que ce salon a été une bien plus grande scène de crime que le stade de Lyon (et j’étais bien sûr pour l’interdiction du match Lyon – Turin avec du public, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit).

      Je pense que l’apparition de cas un peu partout en France, quasi simultanément, n’est pas lié uniquement au rassemblement religieux de Mulhouse.

  8. https://www.theguardian.com/australia-news/2020/mar/18/new-rapid-covid-19-testing-kit-can-return-results-in-15-minutes-but-not-yet-available-in-australia

    Le titre actuel du Guardian Australie (mais pas la version US ni UK) est actuellement « New rapid Covid-19 testing kit can return results in 15 minutes but not yet available in Australia » soit « un nouveau test pour Covid-19 peut fournir le résultat en 15 minutes mais il n’est pas disponible en Australie ».

    Ce test est moins fiable que les autres (il ne porte pas sur la présence du virus mais seulement sur la présence des anticorps qui cherchent à le combattre.) Le plus important est il ne nécessite pas de passer par un labo. C’est pas un bobard vu les réponses que les autorités australiennes (quelque peu embarrassées) ont faites aux journalistes…

    Quand ce test sera massivement disponible il permettra au moins de mettre en quarantaine les malades sans symptômes et aussi de mieux mesurer l’effet des mesures destinées à combattre la propagation du virus.

    Moralité: parlons-en pour aider les responsables en faire fabriquer en plus grandes quantités (ne serait-ce que pour aider le personnel médical qui en a bien besoin.)

    1. https://www.theguardian.com/world/2020/mar/17/testing-for-coronavirus-what-being-done-in-uk

      Un article (et une photo d’un kit de test en 10 minutes) du Guardian UK sur l’intérêt qu’il y aurait à faire beaucoup plus de test. Les médecins et infirmiers, qui sont en contact permanent avec les malades, sont très mécontents de ne pas pouvoir être testés: ils risquent de contaminer d’autres malades, d’autres médecins et infirmières et leur propre famille.

      « Un médecin junior d’une unité d’évaluation des urgences a lancé une pétition, intitulée « Testez en priorité le personnel de première ligne du NHS pour le Covid-19″, qui a recueilli à ce jour près de 700.000 signatures. »

      Et en France ?

  9. Je reviens à l’immunité de groupe…

    Le journal Forbes n’apprécie pas vraiment la théorie de l’immunité de groupe, et ne l’attaque pas sous l’angle de la saturation des systèmes de soins (ce ne doit pas être un vrai problème pour un riche apparemment), mais sur l’angle de la durée de l’immunité (qui elle, est importante pour le riche, qui souhaiterait pouvoir sortir de son castel une fois l’immunité de groupe fonctionnelle). Or si la durée de l’immunité est faible, il n’y a de fait pas d’immunité de groupe.
    https://www.forbes.fr/environnement/est-il-possible-dattraper-le-coronavirus-deux-fois/?cn-reloaded=1

    Un chiffre que je ne connaissais pas, c’est que pour le SRAS, des études ont montré une chute brutale du nombre d’anticorps dans la troisième année qui suivait l’infection. L’immunité acquise semble donc bien plus courte. Est-ce le cas pour tous les virus de type coronavirus ? Question visant en premier ce sars-cov-2 …

    Des cas de malade du Covid-19 ont déjà été recensé de personnes considérées comme guéries qui finalement, quelques jours après, font une rechute. Une étude controversée chinoise indiquerait que 14% des gens ne ferait pas d’immunité contre sars-cov-2.

    Il existe d’autres coronavirus, non létaux, que l’on rencontre chaque hiver : pourquoi avons-nous chaque hiver un ou plusieurs rhumes ? Est-ce parce qu’il y a une flopée de virus différents qui produisent les mêmes symptômes du « nez qui coule » mais qui ne sont pas tous des coronavirus ? Est-ce parce que l’on n’arrive pas à avoir une immunité suffisante d’une année sur l’autre avec ces types de virus ? Est-ce parce que le virus mute trop souvent, et que l’on se trouve à chaque fois avec une souche éloignée de l’hiver précédent ?

    Si quelqu’un peut éclairer ma lanterne sur tout cela …

    1. Salut François,

      Dans l’article de Forbes, j’ai retenu la fin que je vous livre :

      « Donc, tout patient qui guérit du coronavirus doit rester vigilant et suivre les consignes de sécurité tant que l’épisode pandémique n’est pas terminé. C’est à dire rester à l’écart des rassemblements, se laver les mains longuement et fréquemment, ne pas se toucher le visage, et nettoyer les surfaces et objets activement.  »

      C’est du délire de lire cela, comment savoir qui a été touché par COV19 puisque une GRANDE partie ne fait que peu de symptômes (classe d’âge 20 à 30 ans) et qu’ils représenterait une grosse partie des « malades » malgré eux ! A moins de dépister les 7 milliards d’habitants avec un taux de certitude du Test de 100% on nage en plein délire.

       » C’est à dire rester à l’écart des rassemblements, se laver les mains longuement et fréquemment, ne pas se toucher le visage, et nettoyer les surfaces et objets activement.  » Mais sérieusement c’est juste inhumain ça et impossible à faire. Et si j’ai déjà été contaminé, que j’ai guéri, en quoi je ne peux pas me toucher le visage, si je contamine mes mains moi même par ma propre salive, c’est du n’importe quoi cette phrase.

      Et je redemande parce que j’ai bien compris le confinement, je suis con, mais quand même, j’ai souffert (de quoi aucune idée) mais quand même, mais je pense que là on veut retenir un ouragan que rien n’arrêtera si je m’arrête à ce genre d’article. Ou alors c’est que la construction même de l’article est en fait orienter pour créer l’effet inverse de ce qui est annoncé, « on est contre la théorie de l’immunité collective bla bla bla », puis quelques contraintes impossible à gérer humainement, donc autant baisser les bras et hop on accepte la dite théorie en fait et pan des millions de vieux et de faibles dégagent un bon coup et basta, on redémarre vite le système, et au lieu de perdre quelques 650 000 personnes par an de la grippe Influenza, « on » accepte d’en perdre d’un facteur COV 19 en plus (soit une facteur 10 ou 30 donc jusqu’à 20 millions par ans), on (les pays riches) calibre l’appareil sanitaire dessus sur quelques années, et puis voilà, comme l’écrit un dénommé BASTOS sur un autre fils ici même.

      Et vu que les adeptes du confinement, et ce n’est pas de leur faute, ne peuvent pas affirmer quand va finir ce truc. Je vous laisse imaginer la suite. Sociopathe Paul ?

      Je ne suis pas optimiste du tout, pas glop pas glop …

      1. Ce n’est pas une gripette cloclo , la ministre de la santé en personne , la mère Buzyn a craqué , completement à la ramasse , et ils sont tous en train de sérieusement partir en roue libre , Dieu seul sait ce qu’est cette saloperie alors respectez le confinement et cessez vos jérémiades

      2. Je me suis mal exprimé, bien sur que ce n’est pas une grippette et ce n’est pas du tout le fond de ma pensée, je parle d’après, évidemment que je suis confiné et incite partout dés que je peux dans toutes mes fonctions auprès de tous mes interlocuteurs, privés, professionnels, amicales, partout, que certains ici n’en reviendraient même pas, et depuis longtemps, si tu savais ce que j’ai ramassé dans la gueule en appliquant les gestes et la distanciation, on me prenait pour un dingue. Et ça fait un moment, je lis comme vous, mais je pense aussi sur d’autres points et j’ai besoin de revalider, confronter, assurer, remettre en cause en permanence mes choix et regarder les options avec sincérité et réalisme pas avec mes croyances et mes aspirations.

        J’en connais un paquet qui s’en cognent à un point, j’ai encore des demandes hallucinantes à C+2 que parfois je me demande si je n’ai basculé dans un épisode de Benny Hill …

    2. @ Cloclo,
      Le confinement est actuellement le moyen le plus efficace de lutte contre la pandémie.
      Les faits prouvent que c’est vrai : en Chine et maintenant dans les premières zones confinées en Italie.

      Vous n’avez pas compris (je sais que votre hypothèse « je suis con » est fausse) car la nuit vous devriez dormir au lieu de venir déverser vos angoisses ici à 4h15.

      1. Angoisses, …

        On peut le voir ainsi, mais quand tu baignes dans un milieu qui ne capte pas trop, faut prendre les coups de butoir en face, et trouver les mots, les idées, les concepts, les arguments, ça vient rarement en dormant. Eh oui je ne dors pas trop depuis plusieurs semaines, l’inverse serait surprenant.

      2. @Cloclo

        « Angoisses, …On peut le voir ainsi, mais quand tu baignes dans un milieu qui ne capte pas trop, faut prendre les coups de butoir en face, et trouver les mots, les idées, les concepts, les arguments, »

        Oui, c’est vrai Cloclo , je suis d’accord avec toi et c’est angoissant, mais parfois il faut savoir accepter les différences et faire confiance et/ou faire un pas de coté : la VIE est plus forte que ça !!!. Chacun a son vécu et fait ses prises de conscience perso selon son rythme. Actuellement nous sommes tous « bousculés » dans nos certitudes. En outre, ne t’inquiète pas, tes angoisse sont normales, d’autres sont m^me en état de panique, et juger et critiquer qui que ce soit pour ces perturbations émotionnelles intenses au regard des évènements que nous traversons est surement bien la dernière des choses à faire. Tu te fais « secouer » pour que tu « te calmes » et que tu te « recentre »… Je t’envoie plein de bonnes choses positives pour que tu t’apaises et que tu retrouves confiance en toi et en ce que tu portes en toi, car comme le dit Juanessy, il faut savoir « voir » au-delà des fulgurances et des apparences, 😉

        « ça vient rarement en dormant. »

        Détrompe toi, c’est m^me souvent l’inverse…mais l’angoisse est aussi « créative » ! ;-).

      3. Puisqu’ils le disent tous. Dont ACTE !!! 🙂

        « La crise va durer « très, très longtemps » selon le chancelier autrichien
        Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a averti mercredi que la situation d’exception du pays liée au coronavirus allait « durer très, très longtemps », prédisant au cours d’une interview avec la chaîne Krone.tv que « le monde serait ensuite complètement différent ».

        « Les conséquences de la pandémie mondiale « vont nous occuper encore des mois », a prévenu le patron des conservateurs autrichiens, promettant de « tout faire pour soutenir les entreprises et garantir les emplois ». Le patron des conservateurs autrichiens, qui gouverne avec les Verts, a reconnu que cette crise interrogeait le paradigme de la mondialisation et aurait des conséquences « sur la façon dont nous nous comportons les uns avec les autres et dont nous vivons ». »
        https://www.lefigaro.fr/sciences/2020/03/18/01008-20200318LIVWWW00001-en-direct-coronavirus-covid-19-France-confinement-epidemie-urgences-symptomes-mesures.php

    1. Très intéressant. Plus que des nouvelles de chez Boris, il s’agit de la présentation de l’étude qui a fait changer le gouvernement français. A lire par tous, y compris CloClo.

      Conclusion de l’étude : Pour Neil Ferguson et ses collègues, la conclusion est que l’endiguement de l’épidémie « est la seule stratégie viable actuellement. Les effets sociaux et économiques des mesures nécessaires pour y parvenir seront profonds. » Ils notent que plusieurs pays les ont d’ores et déjà adoptées, mais que même ceux qui n’en sont encore qu’à un stade précoce de l’épidémie sur leur sol « tels que le Royaume-Uni, devront le faire de façon imminente ». La France vient de le précéder sur ce chemin.

  10. Interdiction des ventes à découvert :
    https://www.lefigaro.fr/flash-eco/l-amf-confirme-l-interdiction-temporaire-des-ventes-a-decouvert-pour-92-valeurs-20200317
    (Même chose à la bourse de Francfort, je crois.)
    C’est temporaire: ça devra être définitif.
    Les solutions contre les dérives, la spéculation, les produits financiers absurdes (mais si profitables pour les riches joueurs), etc. ont été faites par P. Jorion il y déjà un moment.
    Après la crise, nous allons devons exiger qu’on en finisse !

    1. Merci Jacques Seignan, pour l’échange d’info et le rappel de quelques judicieuses propositions, de notre hôte (dont la « hotte » est pleine), que je partage.

    2. Est-ce une leçon tirée de la nocivité constatée en »direct », de ces CDO, CDS, etc, qui permettent à celles et ceux ayant des moyens suffisant de convaincre que « leurs risques sont couverts » (comme pour la crise des subprimes. Les « paris nus », c’est à dire sans avance d’argent, sont permis quand même à des « acteurs solvables », il me semble), de parier et gagner à coup sûr, que le « marché » des 92 valeurs en question, soit à la hausse ou à la baisse (en exemple les « marchés » alimentaires – des grandes enseignes, producteurs/distributeurs/transformateurs, de leurs stocks réels et potentiels risques de pénuries – soit des paries faits sur le risque de faim dans le monde, comme en 2008 ou 10 et une famine dans certains pays d’Afrique… avec les banques françaises… leurs actionnaires… prises et pris la main dans le pot de confiture)…?

      N’est-ce pas un peu tard et léger comme réaction quand leurs interdictions, permettraient aussi d’avancer sur la mise en place de la « gratuité » pour l’essentiel, l’indispensable : s’assurer que la production de denrées alimentaires, ne pollue plus les sols, l’air, l’eau potable, la biodiversité, n’aggrave plus le dérèglement climatique, ne soit plus source de conflits territoriaux, ethniques – guerres commerciales, monétaires, de « civilisation » pour satisfaire la « compétitivité » de croissance démographique…) et de spéculations…?

      https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Fmrmondialisation.org%2Fces-trois-banques-francaises-qui-speculent-sur-la-faim%2F%3Ffbclid%3DIwAR2W8m3B_xuj1PNOwzE149_bDNdkoHY-akcqTJNGM9Gil2BHeR02KjuOXFE&h=AT1VvpQ_1sy6fzxIecO7niXWXumd2XBdmfDqwgOaOyh5JyIObImR_AA_nqUkMYUfHe7me57OxSCtIL0egbSsT7gQlZzJQlMV6WEAP_eU-k_VTfepJFb02xodEoIop_Zy2vZV15GyarzAxQAr

      1. C’est à ça qu’on voit que rien n’a changé en finance.

        En 13 années de prôner un retour aux lois abrogées qui interdisaient la spéculation, aucun décideur n’a repris l’idée – je ne suis même pas arrivé à susciter un grand intérêt pour cette proposition ici sur le blog. J’ai le souvenir d’une personne qui y a pensé, indépendamment de moi. C’est tout. J’ai pourtant le sentiment que c’est la première chose à faire.

    3. Eh oui, Paul, c’est la première chose à faire !
      Mais pouvait-on demander gentiment à Al Capone d’arrêter ses trafics lucratifs ? Aux mafieux de renoncer?
      Ceux qui peuvent « faire » sont complices et stipendiés par ceux qui s’en mettent plein les poches : une sorte de vol légalisé à une échelle jamais vue.
      Solutions :
      1) – prise de conscience massive (à l’occasion d’une grande crise pour la 2d fois?) ;
      2) – débrancher les dévidoirs de novlangues et mettre au chômage les chiens de gardes (actuellement très décrédibilisés..) ;
      3) – modifier le rapport de force et se mobiliser pour ça avoir des « représentants » élus vraiment responsables devant nous (idée de la Commune de Paris) ;
      4) – mettre en œuvre tes propositions (et sans aucune indemnisation si besoin) ;

      n) -pour plus tard : un jugement type Nuremberg est indispensable. Il n’évite pas les résurgences (on le voit malheureusement 60 ans après) mais il a valeur historique et pédagogique (et punitive) . L’ultralibéralisme tue mais ce n’est pas un virus : des êtres humains féroces , cupides et psychopathes en sont responsables et bénéficiaires.

  11. « Systémique » dirait un ami médecin biologiste:
    https://reporterre.net/Comment-la-pollution-nous-rend-plus-vulnerables-au-coronavirus
    Comment! Les grands prêtres de la religion féroce (dont fait partie notre Enfumeur en chef) n’avaient pas prévu ça!
    La vérité est qu’ils sont totalement dépassés.
    Les « aveux » de la Buzyn, quand même! Jadis destructrice patentée, sans pitié -et fière de l’être- de service public de santé! Faut pas pleurer, Agnès!
    Ça ne les empêche pas de prétendre aujourd’hui trouver des solutions, y compris en nous culpabilisant.
    Pour emmener Médor faire pipi, n’oubliez pas votre ausveis.

    1. @Michel
      Facteur aggravant sans doute pour Milan, Turin, et la plaine du Pô, mélange ‘concentrations industrielle et population, plus situation géographique’. En ajoutant l’Alsace, l’ouest de l’Allemagne, Benelux et jusqu’à Londres; j’ai pas les chiffres mais la ‘Banane Bleue’ en première ligne ??
      https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9galopole_europ%C3%A9enne
      Ou ‘Blaue banane’. https://de.wikipedia.org/wiki/Blaue_Banane

  12. Ce matin un beau billet de Nicole Ferroni : anniversaire de la mobilisation des hôpitaux et des services des urgences :
    https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-nicole-ferroni/le-billet-de-nicole-ferroni-18-mars-2020

    À quelque chose le malheur est bon, dit-on… La société française se fige : elle va rejoindre les retraités qui ont deux choses précieuses, du temps libre et pas de patrons, chefs, employeurs et autres. Certes le stress est là, mais réfléchir et échanger aident à le surmonter comme nous pouvons le faire sur ce fil.
    Les choses s’éclairent , des discours s’effondrent, des absurdités se dévoilent.

    Après cette grande crise, nous devrons agir à partir des constats effectués. Rien ne devra plus être comme avant.

    C’est aussi la belle leçon du Conseil National de la Résistance : pendant la lutte l’avenir se préparait.

      1. SARS COV2 ====> =====> CNR 2.

        L’Ocasio ou jamais, comme on dira aux USA en 2024, en parlant plus d’Alexandria que d’Alexa pour une fois.

  13. Un outil pratique vu sur linkedin:
    Un générateur d’attestation de déplacement sur Smarphone.
    Un générateur d’attestation de déplacement sur Smarphone:
    https://vik.io/sortie/
    Il permet de remplir et même signer avec le doigt son attestation de déplacement à montrer à la Police ou la Gendarmerie.

  14. @ Paul Jorion 18 mars 2020 à 11 h 46 min… Je crains que : Est-ce que cette si merveilleuse idée, la logique de sa priorité apparaissant avec un telle limpidité aujourd’hui, que son incontournable évidence semble plus gêner, que soulager… ne coulerait pas d’une source (en notre « fort intérieur », « inconscient »), qui prête à se tarir, montrant son denier filet de gouttes, avant le risque d’extinction, feraient réagir « l’espèce humaine », comme ce que les médias mainstream aiment à faire du « sensationnalisme », devant des clientèles se battant pour les derniers produits de rayons, creusés par leurs vides… de certains supermarchés…? L’indécrottable pessimisme du tort de celles et ceux voulant danser avant de monter dans des canaux d’infortunes, que l’orchestre (du Titanic) joue jusqu’à sa mort, l’emportant sur l’optimisme voulant croire qu’il est possible, qu’ensemble, tous n’a pas été tenté… ?

    1. Désolé de rectifier ma dernière interrogation, ou en essayant d’inverser les positions des valeurs du pessimisme et d’optimisme, selon qui y place une finalité ou un moyen, je me suis embrouillé les pinceaux. Cela aurait du donner alors : « L’indécrottable pessimisme du tort retors de celles et ceux voulant danser avant de monter dans des canaux d’infortunes, s’effondre que l’orchestre (du Titanic) refuse de jouer jusqu’à sa mort, l’emportant sur l’optimisme voulant croire qu’il est possible, qu’ensemble, tous n’ai pas été tenté… ? »

  15. Est-ce une nouvelle en mesure de nous rassurer sur l’avenir de l’espèce humaine ?

    En tout état de cause, il y a de fortes chances que les seuls survivants de l’épidémie soient les candidats de « Big Brother », le « Loft Story » allemand… En effet, confinés depuis février, ils sont à l’abri !

    Imaginez une planète peuplée seulement de « Marseillais » ?!

    Misère…

    1. 2Casa,

      Tu viens de faire ma journée mon grand ! Faut en faire un mème de ton commentaire, j’ai ris à me pisser de dessus. (presque je ne suis pas assez vieux pour ça encore)

      J’ai même vu le ton, les mimiques, une quintessence de sktech.

    2. « Imaginez une planète peuplée seulement de « Marseillais » ?! »

      ou « d’Italiens » ?, mdrr.
      Bien vu ! Yepa, j’imagine sans problème 😉 et ça leur ferait pas de mal !!!

      1. Cela dit, les allemands, pas plus qu’aucun peuple actuellement, ne se marrent pas trop itou… Avec 9877 cas confirmés (compter environ entre 20 et 25% en plus des « contaminés réels mais non déclarés » voire testés et porteurs selon l’avis des médecins et infectiologues), ils nous « devancent » sur la carte Hopkins et sont juste derrière l’Espagne…bref, covid ça tape !
        https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6

        Sur le Fig : « L’Allemagne va doubler ses lits d’assistance respiratoire
        Le gouvernement allemand a annoncé doubler ses lits d’assistance respiratoire pour faire face à la pandémie de coronavirus. La chancelière Angela Merkel va s’adresser directement à ses concitoyens pour la première fois. »

      2. Les conditions artificielles ouvrent en effet la voie au scénario d' » Idiocracy « …

        A revoir, puisqu’on a du temps…

  16. L’importance indéniable de la létalité et du temps d’incubation du virus masque le taux de porteur asymptomatique pour organiser la sortie de la phase de confinement.
    Est-ce qu’il existe des études/mesures en cours pour préciser ce taux ?
    La Chine et toutes les autres Nations ont besoin de connaître de ce taux précisément, pour relancer l’économie (processus lent) sans risquer de devoir retomber dans le confinement avec des conséquences cette fois bien plus graves. Au redémarrage, il faut aussi organiser au niveau mondial les outils de production en fonction de leur importance pour la population et ses besoins. Qui fait ça ?

    1. Il semble quand même que le mode de fonctionnement japonais et taiwanais (voire coréen) permette un fonctionnement semi-normal, sans « confinement à domicile ».
      Harigato kozaimas.

      1. Pour les Italiens, les Iranien et j’en passe, cela s’annonce insurmontable dans un si court laps de temps (moins d’une année).
        Je pensais pas que nous allions être converties à la culture asiatique par l’entremise d’un virus..

  17. Lecture : https://zintv.org/naomi-klein-comment-lelite-mondiale-va-tenter-dexploiter-la-pandemie/
    Le camp d’en face est au pouvoir. Il se prépare tout en disant prendre soin de nous.
    Même si Paul a sans doute « réponse à tout » (et nous sommes ici pour l’entendre, effectivement) dans son nouveau livre avec Vincent Burnand-Galpin, il me semble qu’un processus un minimum collectif doit se mettre en place chez les « progressistes », la gauche, les verts », etc.
    On évoque le programme du CNR ? Il a fallu 2 ans de perplexité (Pétain, un espoir ?) et de divisions (communistes, socialistes et francs-maçons, gaullistes) pour réagir, construire une unité ou plutôt une certaine cohésion (fin 43, vu l’urgence, avec le STO) et finalement faire un programme (mi 44 ?). Dans la clandestinité. Et avec bien des disparitions de responsables.
    Il faut faire une liste de problèmes et une liste de « réponses que nous ne voulons pas ». La tache est immense.
    Or notre mode de fonctionnement sur le Web (billets, commentaires) est plus démocratique, mais usant nos neurones et nos émotions aussi.

    1. Depuis 2008 : 12 ans de perplexité . Ce fut notre première Débâcle.
      Mais l’occupation par l’envahisseur néolibéral fut douce,
      et nous pûmes collaborer sans presque nous en rendre compte : « à découvert », « en option », aux marges…
      Oui, ça nous revient en soliton bien raide, tout ça…

      1. Parfois votre langage m’est inaccessible. Non soliton, je ne comprends pas, non. Non, la dépotation (le 17 à 23h57) je n’ai pas trouvé d’explication même en cherchant longuement.
        Ensuite, vous êtes mieux dans le premier cercle des Amis pour lancer quelque chose. Esquissons.
        Travail : il faut évacuer ce chômage et ce sentiment de précarité. Partage immédiat du temps de travail (en supprimant l’inutile ) hebdo ou mensuel à presque mi-temps et revenu universel de base, et quelques paliers salariaux supplémentaires) avec obligation de prestations au profit de la collectivité…
        Secu : pour le financement, il faut sortir de toute privatisation (épargne-pension), de toute dé-cotisation (titres-repas ou service, voitures de société et autres frais forfaitaires.Pour la contribution, il faut éviter les plafonds de cotisation mais aussi faire contribuer les revenus non-salariaux à la sécurité sociale. Pour la dépense, il faut sensibiliser les bénéficiaires à leur bienfait (compte individuel de recette), maîtriser les lobbys par des initiatives publiques, type médicament générique….
        Mais je suis mauvais, là : je suis déjà dans le « il faut », dans les réponses. Je voulais dire : problème du sentiment de précarité est très urgent. Problème de l’insuffisance de sécurité sociale est très urgent, problème de la couverture de santé pour l’essentiel est très urgent, problème de l’assainissement des finances publiques, dépenses et impôts, est très urgent, car on sent bien que les élites néolibérales font tourner la planche à billets pour couvrir le trou sans fond de la crise, et qu’ils nous le ferons payer par l’austérité (comme depuis 2008, notre débâcle est là) ou alors par l’inflation comme dit Piketty de l’après guerre, soit l’appauvrissement de tous. On en vient à souhaiter une chute des riches comme en 1929, mais les pauvres ont aussi trinqué, est-ce souhaitable donc ?
        Ma préoccupation, c’est que des brutes d’extrême droite sont prêtes à installer un régime de terreur, ils attendent leur heure proche, et c’est le néolibéralisme qui leur ouvrira la porte et le robinet. Le populisme/nationalisme est la feuille de vigne de cette option de la violence égoïste.
        Un programme de solidarité type CNR « des jours heureux » serait utilement à construire !

      2. @ Chabian
        (réponse tardive, sorry)
        « soliton » au sens de Jorion, conjonction de crise économique (post 2008, sans mesure adaptées), écologique (les pangolins et les chauve-souris n’ont pas contaminé par hasard) et « de la complexité » (ici le lien entre systèmes de santé, d’éducation, de transport, d’habitation, de logistique…).

        Dépotation : substantif forgé ici pour le verbe « dépoter », « ça dépote », ce que vous aviez mis en lien.

        Pour le programme type CNR, je vois que ça peut prendre, qui sait.
        => Les choses positives récentes dans le même sens : le mouvement des « sardines » en Italie (Emilie-Romagne, Bologne).
        => Les réactions des employés dans les lieux collectifs. Ca reconstruit un sens de « classe »,
        Ca suffit pas encore, c’est à suivre.

        Merci du commentaire en tout cas

  18. @ Decoret Lucas 18 mars 2020 à 16 h 52 min . Les billets de Monopoly (pas celui dit du « tricheur » – quoi que celui qui aime tellement y jouer, qu’il en est devenu la première fortune du pays, la quatrième au monde pour ce « premier de cordée » du luxe, de la luxure et autres… pourrait nous en dire plus) comme bien d’autres faux billets, isolent aussi bien du froid, que le film « Un fauteuil pour deux », ou autres parodies… isolent, « confinent » les téléspectateur.e.s, dans de vulgaires contes de fée (pas la version Disney – quoi depuis que la firme optimise grâce au Luxembourg, qui sait…? – mais version Netflix, etc). Non, qu’on soit riche ou pauvre, on est pas des égaux (certain.e.s se foutent de la fraternité, de la liberté, et de la solidarité en ces temps disruptifs) par rapport à cette épidémie, et à l’accès aux soins sauvant des vies, et aux conditions de vie digne permettant de mieux les préserver, protéger.

  19. A l’instant lors d’une conférence de presseLe chef de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lance un avertissement à l’ Afrique il faut se préparer au pire et se préparer aujourd’hui

    1. On y apprends entre autre que les personnes intubees / ventilees le restent longtemps ( semaines ) ce qui explique :

      – l’engorgement rapide des services
      – la nécessité de faire du tri ( ne pas ventiler les + de 80 ans ) dès maintenant, alors même qu’il y a des places dispo…

      En effet, on ne pourrai pas detuber dans 15 jours, des personnes âgées sous pretexte que des jeunes arrivent !

      Place aux jeunes, en quelque sorte, comme dit Georges.

  20. Pour Alexis Toulet en particulier (qui risque malheureusement de ne pas voir ce post…)

    Ici Londres – Les politiques parlent aux industriels

    Le Guardian a publié 3 jours de suite des articles sur le fait que les industriels britanniques se sont vus demander de fabriquer 20.000 respirateurs artificiels. Ça risque de paraitre farfelu mais ça l’est pas forcément !

    https://www.theguardian.com/politics/2020/mar/15/coronavirus-uk-manufacturers-urged-to-consider-switching-to-making-ventilators

    https://www.theguardian.com/business/2020/mar/16/vauxhall-owner-psa-car-shuts-european-plants-amid-coronavirus-fears

    https://www.theguardian.com/business/2020/mar/17/uk-manufacturers-regear-factories-build-ventilators-nhs

    « Plus de 60 fabricants ont reçu un plan pour fabriquer jusqu’à 20 000 respirateurs pour traiter les patients atteints de coronavirus, « à toute vitesse », comme l’a demandé Boris Johnson à l’industrie britannique pour aider le gouvernement à se préparer à une augmentation des cas. »

    J’ai vu aussi quelque part que des spécialistes imprimante 3D avaient fabriqué des pièces de rechange manquantes pour des respirateurs. Chaque appareil réparé = plusieurs vies.

  21. les types qu’on mérite
    Donald J. Trump
    @realDonaldTrump
    I always treated the Chinese Virus very seriously, and have done a very good job from the beginning, including my very early decision to close the “borders” from China – against the wishes of almost all. Many lives were saved. The Fake News new narrative is disgraceful & false!
    277K
    12:46 PM – Mar 18, 2020

    Trump’s Coronavirus Calendar
    https://www.youtube.com/watch?v=ch7_t2Ri2Zg

  22. Idée pratique réplicable :

    Plusieurs copropriétés de par ici ont pris l’initiative , via leur conseil syndical , d’organiser un pool de  » volontaires coursiers  » recrutés parmi les copropriétaires réputés les plus valides ou moins fragiles , pour « faire les courses » des personnes réputées plus en danger ( couples âgés , malades , personnes seules isolées , mère de famille débordée par la garde des enfants ….) . Il y a ainsi un « marché  » besoins / bonnes âmes qui se noue d’autant mieux qu’il y a un ou deux référents pour centraliser et garder un œil sur l’affaire ( généralement le ou la présidente du conseil syndical ) ; ça démarre juste , mais ça a l’air de marcher au moins dans les copros ou il n’y a pas de vieux cadavres dans les armoires .

  23. Message reçu :

    Impact de COVID-19 : Pendant que les commerçants ferment leurs portes, les pirates se mettent au travail

    Tandis que nous luttons pour contenir l’épidémie de coronavirus, son impact continue de se faire sentir dans le monde entier. Des pays ferment leurs frontières et imposent l’isolement de villes ou de régions entières, des entreprises réduisent leurs activités, le monde du divertissement entre en hibernation et des commerçants du monde entier ferment leurs portes.

    Bien sûr, lorsque l’économie réelle vacille, l’économie souterraine entre en action. Des pirates du monde entier profitent de l’épidémie de Covid-19 pour accélérer leurs activités et propager leurs propres infections.

    Épidémie de domaines liés au coronavirus

    Dans un précédent rapport, nous avons vu que les domaines liés au coronavirus ont 50 % plus de chances d’être malveillants que les autres domaines enregistrés pendant la même période, et plus que les autres thèmes saisonniers récents.

    Depuis début janvier, pendant la période où les premiers foyers d’infection ont été signalés, plus de 16 000 nouveaux domaines liés au coronavirus ont été enregistrés.

    Rien qu’au cours des trois dernières semaines (depuis la fin février 2020), nous avons constaté une énorme augmentation du nombre de domaines enregistrés. Le nombre moyen de nouveaux domaines est presque 10 fois plus élevé que le nombre moyen constaté au cours des semaines précédentes. 0,8 % de ces domaines ont été jugés malveillants (93 sites web), et 19 % ont été jugés suspects (plus de 2 200 sites web).

    La semaine dernière, plus de 6 000 nouveaux domaines ont été enregistrés, soit une augmentation de 85 % par rapport à la semaine précédente.

     

    Immédiatement après l’annonce de l’épidémie de Covid-19, des cybercriminels ont commencé à tirer parti de l’intérêt du public pour répandre leurs activités malveillantes. Le graphique ci-dessous montre la tendance des recherches portant sur le coronavirus par Google Trends, par rapport aux tendances que nous avons observées dans les discussions sur les réseaux sociaux sur la cybersécurité et la cybercriminalité à propos du virus.

    Et nous voyons maintenant que les pirates considèrent cette pandémie comme une excellente opportunité d’accélérer leurs activités. Comme le « Cyber Monday » ou le « Black Friday », nos chercheurs ont trouvé plusieurs « offres spéciales pour le coronavirus » !

    Les offres spéciales des différents pirates sont des promotions sur leurs « biens », généralement des logiciels malveillants ou des outils d’exploitation de vulnérabilité, vendus sur le dark net avec « COVID19 » ou « coronavirus » comme codes de réduction, ciblant les cybercriminels en herbe. En voici quelques exemples :

    « Remise pour le CoronaVirus ! 10 % sur TOUS les produits » – Et non, ce n’est pas pour des articles de mode, ni une nouvelle smartwatch. Parmi les « biens » disponibles à l’achat à des tarifs spéciaux, citons « Contournement de WinDefender » et « Conçu pour contourner la sécurité de la messagerie et de Chrome ».

    Dans l’exemple suivant, nous avons trouvé un groupe de pirates appelé SSHacker, qui se décrit comme « fournissant les meilleurs services de piratage depuis 2005 » et qui propose maintenant un service de piratage de comptes Facebook à un tarif réduit !

    15 % de réduction avec le code COVID-19

    Et cela continue. Bien sûr, il existe de nombreuses fausses « ventes » en ligne proposant des produits premium à des prix incroyables. Un vendeur qui se fait appeler « True Mac » propose le modèle de « Mac le plus apprécié », le MacBook Air, au prix fantastique de 390 dollars américains comme « offre spéciale pendant le coronavirus ». Comme le dit l’adage, si c’est trop beau pour être vrai, c’est probablement le cas.

    Comme toujours, méfiez-vous de tout site web proposant des offres « uniques », même si elles semblent authentiques. Pour éviter d’être victime d’escroqueries en ligne, nos recommandations pour un comportement sûr en ligne sont les suivantes :

    1. Faites preuve de prudence avec les emails et les fichiers reçus d’expéditeurs inconnus, surtout s’ils proposent des offres spéciales ou des réductions.
    2. N’ouvrez pas de pièces jointes inconnues et ne cliquez pas sur les liens contenus dans les emails.
    3. Vérifiez que vous faites vos achats auprès d’une source authentique. NE cliquez PAS directement sur des liens de promotion dans des emails. Recherchez plutôt le détaillant souhaité sur Google, puis cliquez sur le lien figurant sur la page des résultats de Google.

    N’oubliez pas qu’en plus de vous laver les mains régulièrement, il est important de maintenir une bonne cyber-hygiène.

    Philippe Rondel

    Cyber évangéliste

    Check Point Software Technologies France

  24. Pour aider les grands parents à résister à la tentation de voir leurs petits enfants , et pour que les petits enfants ne profitent pas de la situation , blague qui court le net et que m’envoie un de mes petits enfants qui est dans la cible :

    un papy a acheté une tablette et commence à se débrouillé pas trop mal … il reçoit alors un mail d’un petit fils de 17 ans : » Bonjour papy, tu vas bien?? Super qu’on puisse communiquer par mail en ces périodes de confinement .Je n’aurai plus besoin de prendre le bus pour venir te voir avec mamy ! …Pour mon argent de poche , tu pourrais le virer sur mon compte PI31416 . C’est facile , non ?! ton Arthur qui t’aime  » .

    Ce à quoi le papy répond :  » mamy et moi allons bien . Je n’arrive pas à me servir du « homebanking » mais j’ai un scanner . J’ai pu scanner un billet de 50 euros que je t’envoie en retour . Fais en bon usage . Ton papy qui t’aime aussi » .

    1. Mignon, mais elle courait déjà avant l’épisode de covid-19 😉

      Moins drôle, la fermeture au public des EHPAD. Toutes les personnes âgées ne sont pas à l’aise avec les nouvelles technologies. Ma mère de 97 ans n’a jamais pu s’y mettre. Sa vue défaillante et son manque de mobilité des mains ne lui permettent plus même d’utiliser un téléphone. Petite consolation, j’ai pu aller lui rendre visite juste avant le bouclage et l’avertir qu’on ne pourrait plus se voir avant un bon bout de temps (malheureusement pour elle, sa conscience du temps est parfaitement intacte). J’ai quand même la possibilité de l’informer que tout le monde va bien dans la famille (enfin, pour l’instant) par le biais du secrétariat (en espérant qu’ils transmettent réellement). C’est sûr que la peine de ne plus voir ses enfants et ses petits enfants risque d’abréger sa vie bien autant que le virus. Pour autant, peut-être est-elle consciente par le biais des infos télévisées que la maladie peut être très dangereuse aussi pour la génération de ses enfants et qu’il vaut mieux éviter tout contact (elle en a déjà perdu de sa progéniture, hélas).

      Pour info:
      Un de mes fils a été rapatrié de l’étranger cette nuit (pas d’une zone encore fort impactée -enfin pour ce qu’on en sait). Mais quand même, zéro contrôle à Roissy, zéro contrôle sur la route…

      1. Oui et ça dure depuis longtemps. Lors du vol Beijing-Paris le 27 janvier dernier, c’était déjà le cas, alors que de très nombreux passagers toussaient et se mouchaient abondamment.
        En Chine on atteignait le pic de contamination à cette date.

  25. Pardon d’avance, de choquer des oreilles chastes, mais SVP, est-il possible de prendre ce qui suit, comme la liberté d’expression d’un modeste « bouffon », d’un roi qui ne touche plus, même de l’autre coté de la rue, parce que dieu étant mort, dit la psychanalyse, il ne te guérira plus, finis les soins thaumaturgiques…?

    « Jupiter » aurait-il la « comprenette » difficile, ou serait-il « dur de la feuille » quand il mélange les genres (comme à droite aussi est mélangé les genres pour accuser la gauche, « comme c’est bizarre, vous dit bizarre… » ?) quand il confond ou rend confuse la distinction à faire entre BESOIN d’aller faire son marché pour acheter des denrées alimentaires périssables sur les marchés de centre urbains (parisiens en l’occurrence de sa situation dans un quartier pauvre. Celles et ceux qui ont gavé les quais bordelais… l’ont échappé belle…? Le risque d’être contaminé n’est-il pas plus grand dans un centre commercial confiné…?) et l’ENVIE la plus vulgaire d’aller se promener à la plage, dans des parcs, pour des « exilé.e.s » (dans leurs résidences secondaires tertiaires…) qui veulent vivre le « confinement », « l’effort de guerre »… et maintenant « l’Etat d’urgence », en se la « coulant douce » sous le « climat encore modéré » de nos littoraux (combien de super-riches sont partis sur leurs îles désertes, dans leurs blockhaus, vous rétorqueront-il-elles pour éviter l’amende », la vindicte populaire…?)… Mais est-il le seul à incriminer par rapport à la perche que lui tendent les médias de masse, les chaînes d’info en continue (même « C dans l’air » est tombé dedans), et l’idéologie de LR, etc, se contenant de focaliser l’attention là ou la distraction est rentable électoralement tant que la FIN est indistincte, confondue, avec les MOYENS, et inversement…?

    1. Au cas ou la curiosité vous pique, le « bouffon » a un fils qui travaille courageusement dans un EHPAD (de retraité.e.s essentiellement), même atteint depuis peu, du Covid-19, et une enfant qui lourdement handicapée (à bientôt 30 ans, elle a un âge mental d’une enfant de 7 mois – syndrome d’Ito) est immergée, « confinée », dans une milieu ou des pathologies chroniques, lourdes, et respiratoires, sont communes…

    2. Mince alors. Aurais-je oublié celles et ceux, des « Ké-ké », qui ont profité, « à gavé con », des calanques de Marseille…, pour qui le montant ridicule, des amendes, vaut ce que leur argent de poche, dépensé à la journée, est l’équivalent d’un mois de salaire minimum, ou d’un minima social…?

  26. Les gens sont en liesses à leur fenêtre à 20h. On dirait qu’ils applaudissent le virus. Ça fait glauque Mais j’arrive pas à me dire qu’ils applaudissent sincèrement les soignants.

      1. Qu’ils s’applaudissent eux même, s’encourageant de proche en proche, ou que certain.e.s honorent prioritairement les soignants, dont peut être, ils sont porches, font partie de leur proche (à ce propos, je viens d’apprendre, l’instant téléphonique, que mon fils n’avait qu’une angine, que les docteurs ont minoré, préférant appliquer un principe de précaution, qui nous a préoccupé, il est vrai, mais pas lui qui y retourne plus motivé que jamais), n’est-ce pas là, la morale de l’Histoire…? Je préfère en tout cas me convaincre de cette version, plutôt que celle ou il serait suspecter que des gens applaudissent un virus, du moins sa morale…

      2. Non non il n’applaudissent pas un virus. Mais dans les faits les événements prioritaires et l’apparition de ce virus, et le deuxième événement qui me fait réagir et l’applaudissements de mes voisins à 20h. pragmatiquement c’est ça qu’il se passe.
        Je pense que c’est leur petit ego tout rabougri qui essaye de se rassurer en faisant Clapoter sa chair ignorée le reste du temps.

      3. P.s. D’ailleurs je suis persuadé qu’en d’autres temps le neurochirurgien Monsieur Moncef Beruma qui m’a m’a sauvé la vie en accomplissant son travail, trouverait assez indécent d’applaudir un soignant en acte.

  27. j’ai du mal à comprendre comment des gens vont tenir 2 mois confinés dans des immeubles , et en croisant les doigts pour qu’aucun tuyau ne se bouche ou tout autre problème de ce genre ! Combien de personnes vont tenter de revendre leurs appartements du centre ville pour se mettre au vert à la campagne si un jour on sort de cette crise ? De combien de % leur bien a t’il déja dévalué ?

    1. Dominique,

      Les infrastructures et les compétences du pays n’ont pas disparu par enchantement avec le confinement.

      Si des canalisations sont bouchés, des gens sans courant, des gens sans frigo, sans téléphone, sans internet, bref, toutes les filières sont encore là pour assurer les dépannages et ce genre d’urgence en intervenant ponctuellement dans le respect des règles de sécurité et d »hygiène pour la grande majorité des logements. C’est pour cela qu’il est important et vital d’arrêter toute les activités et secteurs non vitaux et stratégiques pour maintenir un confinement supportable. Au lieu de dépenser les stocks matières et les hommes en simple machine à consommer pour faire tourner le système.

      On n’aurait pas le droit de manger en famille en comité restreint, se balader sur un littéral comme la côte atlantique, mais on pourrait aller prendre et faire prendre des risque sur des chantiers parce qu’ils sont en « plein air » (d’ailleurs une fois le clôt couvert ils ne le sont plus) ?

      Allons ce gouvernement est un ramassis d’abrutis pour la plus part, les hommes réaliste et avec un sens moral élevé ont du mal à s’y faire entendre, tellement la gangrène mentale est importante.

      C’est les populations les plus pauvres et les plus démunis qui sont dans l’inquiétude. Mais même là, je pense que la solidarité devrait jouer, et la gratuité la règle. Tous les « patrons » ne sont pas des chiens avide de pognon, enfin je pense.

      1. Bon j’ai renoncé à toute auto correction, je vous demande pardon, c’est un massacre de la langue.

  28. Pour vous donner envie de lire cet article de Wired voici la traduction de ses trois premiers paragraphes (je ne sais pas s’il est possible de publier une traduction de l’ensemble de l’article mais ça vaudrait vraiment le coup.)

    https://www.wired.com/story/coronavirus-interview-larry-brilliant-smallpox-epidemiologist/

    Un médecin qui a contribué à vaincre la variole explique ce qui va arriver: l’épidémiologiste Larry Brilliant, qui a mis en garde contre la pandémie en 2006, affirme que nous pouvons vaincre le nouveau coronavirus, mais qu’il faut commencer par faire beaucoup plus de tests.

    LARRY BRILLIANT dit qu’il n’a pas de boule de cristal. Mais il y a 14 ans, Brilliant, l’épidémiologiste qui a contribué à l’éradication de la variole, s’est adressé à un auditoire TED et a décrit à quoi ressemblerait la prochaine pandémie. À l’époque, cela semblait presque trop horrible pour être pris au sérieux. « Un milliard de personnes tomberaient malades », a-t-il déclaré. « Jusqu’à 165 millions de personnes mourraient. Il y aurait une récession et une dépression mondiales, et le coût pour notre économie, de 1000 à 3000 milliards de dollars serait bien pire pour tout le monde que la mort de 100 millions de personnes seulement, parce que tellement plus de gens perdraient leur emploi et leurs prestations de soins de santé que les conséquences sont presque inimaginables. »

    L’impensable est maintenant là, et Brilliant, le président du Fonds Skoll pour les menaces mondiales, partage son expertise avec ceux qui sont en première ligne. Nous sommes loin des 100 millions de décès dus au nouveau coronavirus, mais ce virus a bouleversé notre monde. Brillant essaye de ne pas dire trop souvent « je vous l’avais dit ». Mais il nous l’a dit, non seulement dans ses discours et ses écrits, mais aussi en tant que conseiller technique principal pour le film d’horreur sur la pandémie Contagion, qui est maintenant en tête des sélections en streaming. Outre sa collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé dans le cadre de la lutte contre la variole, Brilliant, qui a aujourd’hui 75 ans, a combattu la grippe, la poliomyélite et la cécité, a dirigé la section à but non lucratif de Google, Google.org, a cofondé le système de conférence The Well, et a voyagé avec les Grateful Dead.

    Nous avons parlé au téléphone mardi. À l’époque, la réponse du président Donald Trump à la crise avait commencé à changer, passant de « pas de soucis du tout » à la prise de mesures plus importantes pour endiguer la pandémie. Brillant vit dans l’un des six comtés de la Bay Area où les habitants ont reçu l’ordre de rester chez eux. Lorsque nous avons entamé la conversation, il venait de raccrocher le téléphone avec quelqu’un qu’il a décrit comme un haut fonctionnaire du gouvernement, qui a demandé à Brilliant « Comment diable en sommes-nous arrivés là ? » Ce que je voulais savoir c’est comment nous allons nous en sortir.

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    Même si grace à Trump c’est très mal parti aux États Unis, c’est un pays qui ne manque ni de resources ni de gens compétents pour les mettre en oeuvre.

    1. Oui, et puis l’affaire qui aurait pu être simple de la chloroquine (si c’est un bon médoc, et qu’il faut 8 semaines pour le tester, et que l’on va vers un scénario à ~ 100 000 morts à ce moment là, on peut essayer de l’administrer en masse malgré ses risques pour un enjeu de 50 000 morts) vient de se compliquer pour les siècles des siècles :
      Trump en a parlé !
      On ne peut pas imaginer pire contagion de la connerie sur un sujet quel qu’il soit,
      je renonce donc après ce post à en dire quoi que ce soit de plus, j’espère le meilleur bien sûr…
      mais on est exactement dans un cadre politique où des profs se voulant bien en vue pour le monde d’après (« nouveau monde », si ce n’était galvaudé) vont faire accroire au CDC (Centre for Disease Control) qu’ils ont bien suivi le Guide Suprême #realGuideSupreme. La capacité de désorganisation de ce gus aura donc été maximale. Et après tout, c’était bien dans le programme de ses soutiens (lui n’avait pas de programme, pas assez de neurones pour ça): exercer la plus forte pression de sélection possible sur les humains, même si lui ne savait pas comment ni vraiment pourquoi.

      1. Très joli Hashtag timiota… vraiment !!!

        Et lorsqu’on lit ceci ce matin, en découvrant Trump et Musk sur la même longueur d’onde, et si possible sans s’étrangler tout en buvant son café, eh bien on se demande bel et bien quelle sera la personne providentielle (femme ou homme) qui sera enfin en mesure de permettre à l’Humanité de sortir une bonne fois pour toutes de cette ornière sans nom, et ceci après près de deux siècles de dérives industrielles pour le moins iniques…

        https://www.cnbc.com/2020/03/19/what-is-chloroquine-trump-and-elon-musk-have-touted-for-coronavirus.html

        La chloroquine ! Ils ont finalement réinventé « la trempette »… C’est le nouvel or noir des ultrariches qui se profile délicieusement à leur horizon de courte vue (et voilà aussi comment l’on pervertit sournoisement l’intelligence humaine tout en divisant l’ensemble de la communauté scientifique) ! Alors vivement le dénouement final de la tragédie sans nom qui se met décidément bel et bien en place sous nos yeux hagards malgré nous !

        Car dans mes souvenirs d’enfants, l’inventeur de « la trempette » finit vraiment très très mal dans le film de Robert Zemeckis intitulé, « Qui veut la peau de Roger Rabbit » :

        https://www.youtube.com/watch?v=hyO9Cx3qvQM

        Mais d’ici là, beaucoup de « Toons » se verront probablement sacrifiés sur l’Autel de l’ultralibéralisme à l’agonie, et ceci bien malgré eux !

        Bonne journée.

    2. Une autre tranche de l’article (je saute des paragraphes où il explique que ce qu’il a prédit être inévitable en 2006 n’a pas été pris en compte.)

      Est-ce la pire épidémie que vous ayez jamais vue ?

      C’est la pandémie la plus dangereuse de notre vie.

      On nous demande de faire des choses que je n’ai jamais vu demander avant : rester à la maison, rester à 2 mètres des autres personnes, ne pas aller à des réunions de groupe. Recevons-nous les bons conseils ?

      Eh bien, pendant que vous me parlez, je fais semblant d’être en retraite de méditation, mais en fait, je suis en semi-quarantaine dans le comté de Marin. Oui, c’est un très bon conseil. Mais avons-nous reçu de bons conseils du président des États-Unis pendant les 12 premières semaines ? Non. Tout ce que nous avons obtenu, ce sont des mensonges. Il a dit que c’était faux, en disant que c’était un canular démocrate. Il y a encore des gens aujourd’hui qui croient cela, malheureusement. En tant que responsable de la santé publique, c’est l’acte le plus irresponsable d’un élu dont j’ai été témoin au cours de ma vie. Mais ce que vous entendez maintenant [s’isoler, fermer des écoles, annuler des événements] est valable. Est-ce que cela va nous protéger complètement ? Est-ce que cela va rendre le monde plus sûr pour toujours ? Non. C’est une bonne chose parce que nous voulons étirer la maladie dans le temps.

      En la ralentissant ou en aplatissant la courbe nous n’allons pas diminuer le nombre total de cas, nous allons en retarder beaucoup, jusqu’à ce que nous ayons un vaccin – nous aurons un vaccin parce que rien dans la virologie de ce vaccin ne me fait craindre que nous n’ayons pas de vaccin dans 12 à 18 mois. Finalement, nous arriverons à l’anneau d’or de l’épidémiologiste.

      Qu’est-ce que c’est ?

      Cela signifie A) qu’un nombre suffisamment important d’entre nous aura attrapé la maladie et sera devenu immunisé. B) que nous aurons un vaccin. La combinaison de A plus B suffit à créer une immunité collective, qui est d’environ 70 ou 80 %.

      J’espère que nous obtiendrons un antiviral pour le Covid-19 qui soit curatif, mais aussi prophylactique. Ce n’est certainement pas prouvé et c’est certainement controversé, et beaucoup de gens ne seront certainement pas d’accord avec moi. Mais je présente comme preuve deux articles publiés en 2005, l’un dans Nature et l’autre dans Science. Ils ont tous deux fait une modélisation mathématique de la grippe, pour voir si la saturation en Tamiflu d’une zone autour d’un cas de grippe pouvait arrêter l’épidémie. Et dans les deux cas, cela a fonctionné. J’apporte également comme preuve le fait qu’à un moment donné, nous pensions que le VIH/SIDA était incurable et qu’il était synonyme de condamnation à mort. Puis, des scientifiques formidables ont découvert des médicaments antiviraux, et nous avons appris que certains de ces médicaments peuvent être administrés avant l’exposition et prévenir la maladie. En raison de l’intérêt intense que suscite la victoire sur Covid-19, nous mettrons notre poids scientifique, notre argent et nos ressources au service de la découverte d’antiviraux ayant des caractéristiques prophylactiques ou préventives qui peuvent être utilisés en plus des vaccins.

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    3. De l’importance de pouvoir faire beaucoup de tests pour savoir qui est guéri

      Comment saurons-nous quand nous en aurons fini avec ce virus ?

      Le monde ne commencera à paraitre normal que lorsque trois choses se seront produites.

      1) nous devons déterminer si la distribution de ce virus ressemble à un iceberg dont on ne voit qu’un septième au dessus de la surface de l’eau, ou à une pyramide, que nous voyons en entier. Si nous ne voyons actuellement qu’un septième de la maladie réelle parce que nous ne faisons pas assez de tests, et que nous sommes simplement aveugles, alors nous sommes dans un monde de souffrance.

      2) nous aurons un traitement qui fonctionne, un vaccin ou un antiviral.

      3) c’est peut-être le plus important, nous commencerons à voir un grand nombre de personnes – en particulier des infirmières, des prestataires de soins à domicile, des médecins, des policiers, des pompiers et des enseignants – qui sont immunisées contre la maladie, et nous les aurons testés pour savoir qu’ils ou elles ne sont plus contagieuses.

      Nous aurons un système qui les identifie, soit un bracelet, soit une carte avec leur photo et une sorte de tampon. Nous pourrons alors renvoyer nos enfants à l’école en toute tranquillité, car nous saurons que l’enseignant n’est pas contagieux.

      Et au lieu de dire « Non, vous ne pouvez rendre visite à personne en maison de retraite », nous aurons un groupe de personnes qui sont certifiées pour travailler avec les personnes âgées et vulnérables, des infirmières qui peuvent retourner dans les hôpitaux et des dentistes qui peuvent ouvrir la bouche et regarder dans votre bouche et ne pas vous donner le virus.

      Lorsque ces trois choses se produisent, c’est à ce moment-là que la normalité reviendra.

      Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

      1. Concernant le point 3, il faut voir si effectivement on acquiert l’immunité une fois sortie de la maladie.

        Le SRAS, qui heureusement a été éradiqué, n’a pas tué tout le monde. Ceux qui s’en sont sortis ont gardé des anticorps pendant 2 ans. La troisième année, la quantité d’anticorps s’est effondrée. Est-ce que le système immunitaire perdait la mémoire du virus SRAS, ou serait-il capable de refabriquer des anticorps en cas de ré-infections ?

        Il y a aussi les cas d’anciens malades qui ont de nouveau de symptômes, sont positifs au test et peuvent même en mourir après y avoir échappé une première fois. Est-ce qu’ils ont été considérés trop tôt comme guéris ? Est-ce au contraire un système immunitaire défaillant, et dans ce cas, pour quel pourcentage de population ?

        Bref, il reste encore beaucoup de questions non résolues, et je trouve que les épidémiologistes sont un peu trop sûrs d’eux-mêmes à ce sujet. Comme certains d’entre eux l’ont été sur les ondes de nos télés et radios en janvier et février derniers.

      2. Il y a également un autre point rarement abordé : les organes touchés.

        Outre les poumons, ce virus touche également les reins, et il me semble aussi (à vérifier) le foie. Ainsi que le sens de l’odorat, chez certains. Est-ce des atteintes réversibles ou au contraire irréversibles ? Est-ce uniquement ceux qui ont été gravement atteints, ou y-a-t-il aussi des dégradations sur des personnes paucisymptômatiques ?

        Bien évidemment qu’il faut espérer en la science, mais le chemin sera peut-être plus long, plus compliqué que prévus. Si l’effondrement n’a pas eu lieu.

      3. @François – En ce qui concerne le fait de contracter deux fois de suite la maladie il indique que – à moins d’avoir une preuve solide du contraire – on peut considérer que l’immunité se conserve et que les cas de double infection sont le résultat des inévitables erreurs se produisant lors des tests et de la transmission des résultats.

  29. Je pense qu’on sous-estime grandement l’impact qu’il va avoir cette immobilisation sur tout. Le réveil va être tendu il va falloir être là.

    1. Il commence par dire qu’il n’y a pas vraiment de problème, pour conclure que c’est le Dr. Raoult qui nous sauvera d’une pareille horreur. Cela me rappelle cet article du Washington Post qui rapportait que les personnes convaincues que la princesse Diana n’est en réalité pas morte sont les mêmes qui pensent qu’il ne s’agissait pas d’un accident mais d’un meurtre.

      Le principe est le suivant : choisir des « bien-pensants » que l’on cherche à décrédibiliser puis affirmer le contraire. Le problème est qu’il y a souvent plusieurs contraires. La princesse est morte dans un accident donne « pas morte » et « morte dans pas un accident ».

    2. Merci pour le lien fnh !
      J.-D. Michel ne dit pas que Raoult sauvera quiconque mais ceci :  » Confiner l’ensemble de la population sans dépister et sans traiter, c’est digne du traitement des épidémies des siècles passés.

      La seule stratégie qui fasse sens est de dépister massivement, puis confiner les positifs et/ou les traiter, tout comme les cas à risque puisque c’est possible, comme on le voit en Chine et en Corée, qui ont intégré l’association de dépistages massifs avec la prescription de chloroquine dans leurs treatment guidelines. »

      J’ajoute que cela pourrait se faire sans recours aux GPS et dispositifs de surveillance comme cela s’est fait en Chine et en Corée-du-Sud, à partir des pharmacies de quartier par exemple si on les équipait pour. C’est une question de volonté collective, qui serait d’autant plus réellement collective que chacun saurait s’il est malade ou pas. Pour l’heure cette ignorance est entretenue par des chefs qui paniquent et précipitent la catastrophe qu’ils redoutent.

      J.-D. Michel ne dit pas non plus qu' »il n’y a pas de problème » mais que le problème aurait été bien moindre si… Chacun peut lire l’article sans requérir quelque « bien-pensant », et moins à Jorion qu’à un autre en l’occurrence.

  30. Les inégalités et le virus, premières leçons.
    Je reprends le conseil de Juannessy, prenez le temps de charger la vidéo et de la voir [et de toute façon, du temps on en a] : Leçon de Philippe Sansonetti au Collège de France.
    http://www.college-de-france.fr/video/philippe-sansonetti/2020/sansonetti-20200316.mp4
    Il y présente une diapo sur laquelle la carte de la pandémie (gros points rouges) est comparée à celle des liens aériens (lignes vertes) relatifs à la mondialisation : le Pr. Sansonetti parle ainsi de l’anthropocène. L’explosion de la propagation est bien liée à cette intensification des déplacements des humains (et de leurs marchandises).
    Le professeur constate en outre que cette superposition (parfaite) principalement désigne notre monde du nord (mais avec quelques points dans le sud, cf. Afrique du Sud), le monde riche, et que le sud semble encore épargné, Amérique du sud, Afrique, et en effet ces contrées sont relativement à l’écart de la ‘globalisation’ (sauf pour les extractions diverses). Mais il est impossible que la pandémie avec retard ─ retard sans doute dû aux infrastructures encore trop peu développées) ne fasse son œuvre de mort en Afrique (un milliard de Terriens) ou ailleurs dans le sud, souvent pauvre et démuni. D’une pandémie on risque ainsi d’aller vers une endémie mondiale avec stock de virus mutants comme ceux de la grippe (probabilité toujours omise quand on évoque le nombre de contaminés : sa limitation diminue ce risque).
    Leçons provisoires.
    La Chine va effectivement apparaître comme l’a dit P. Jorion comme le seule puissance mondiale car elle est seule en mesure d’aider les pays africains. On me dira que c’est son intérêt « impérialiste » mais peu importe : enfant, né 7 ans après la fin de la Guerre, je sais que j’ai profité du plan Marshall sans lequel mon pays ne serait pas relevé si vite.
    Les riches et les pauvres : je repense au chef-d’œuvre du Coréen Bong Joon Ho, le film « Parasite ».
    Les « riches » ─ et Français je m’inclus dans la catégorie ─ ne peuvent et ne pourront jamais faire sécession des « pauvres ». La magnifique villa parasitée par des pauvres vivant en sous-sol ne sera jamais assez étanche contre des virus. Il y a des dystopies avec des villes sous globe ou dans l’espace (Elysium) où cet apartheid est envisagé mais en 2020, c’est trop tard et je crois (j’espère) infaisable.
    Aider massivement les pays pauvres était et est une simple exigence logique, non seulement éthique, mais pratique : nous sommes depuis notre sortie d’Afrique une seule et même espèce, aucun mur ne nous séparer, par classes ou pays. La lutte contre les inégalités est vitale.
    Nous survivrons ensemble ou nous disparaitrons ensemble.

  31. @ Decoret Lucas 20 mars 2020 à 8 h 57 min . Excusez moi, mais, est-il besoin de continuer, par tous les moyens, d’échanger sur ce qui me paraît être un épiphénomène sur ce fil de billet de blog (pas du même niveau en terme de mobilisation… par rapport par exemple à « l’unanimisme » de « Je suis… » ou « Je ne suis pas… ») que d’autres aimables commentateur.e.s utilisent à des fins de partages le plus large, ouvert, possible, n’ont peut être pas envie de lire… ?

  32. Intérêt de faire beaucoup de tests

    Ça permet d’isoler non seulement les malades (qui de toutes façons ont tendance à rester au lit) mais aussi les « non malades » (sans symptômes mais pourtant contagieux) qui semblent être à l’origine de beaucoup de contagions (par exemple en allant travailler)

    Vo’Euganeo, en Vénétie, 3 000 habitants.  Lundi 16 mars.  

    « A Vo’, nous avons testé tout le monde. Maintenant, Vo’ est l’endroit le plus sain d’Italie ». « C’est la preuve que le système des tests fonctionne. Ici, on a eu les deux premiers cas, et nous avons testé tout le monde, même si certains médecins nous disaient que c’était inutile. Sur 3 000 tests, nous en avons trouvé 66 positifs, puis on les a isolés 14 jours. A la fin, nous avons refait les tests et il restait encore 6 positifs… » 

    « Plus l’on fait de tests, plus l’on trouve de cas sans symptômes, constate le médecin vénitien Alessandro Malagnini. Du coup, il devient possible de les mettre en quarantaine plut tôt. » Pour l’heure, cette méthode n’a pas permis de faire reculer la maladie, mais elle a évité à la Vénétie les taux de croissance de cas vertigineux des régions italiennes voisines. 

    C’est pour ça de les tests rapides, mêmes imparfaits, sont utiles, surtout s’ils ne nécessitent pas un labo et des specialistes.

  33. Est-ce que quelqu’un de compétent pourrait nous faire la « trousse d’urgence » à prévoir pour la prochaine vague ?

    Hors piques, fourches et chanvre… 😎

    1. Salut Juan !

      Comment vous dire ? En postant, je m’attendais effectivement à un déferlement de vannes, ça ne m’étonne qu’à moitié que ce soit de votre fait ! Mais si c’est là le secret de votre longévité et de votre acuité mentale, j’en boirai deux litres par jour jusqu’à mes un-décante-un an ! A moins que vous n’ayez un mode d’emploi plus approprié…

      Amitiés Juan, si vous saviez comme ça me fait plaisir de vous lire alors que je m’étais mépris ! J’avais montré votre dessin (St Pierre et les mots de passe) à mon entourage en disant que c’était la hauteur à laquelle j’aimerais pouvoir m’élever le moment venu (l’humour, s’entend). Malheureusement mon expérience personnelle m’incite à croire que les préoccupations sont alors moins… métaphysiques !

      A bientôt et au plaisir de vous lire !

  34. Je sollicite votre avis pour savoir que penser des procédures de protection adoptées en France comparées aux procédures actuellement appliquées en Chine.

    Par exemple, sur ces 2 vidéos, on voit des mesures de protection très poussées en Chine :
    (les mesures de protection du quotidien à Nanjing alors que plus aucun nouveau patient covid n’est enregistré dans cette ville),
    http://www.compim-lyon.fr/1584653044123.mp4 (les mesures de protection pour accueillir des voyageurs en provenance d’Europe ou d’Iran)

    Même dans les services MIT de l’hopital, le personnel se déplace avec un masque FFP2/N95 sur le nez seulement.

    Je ne comprends pas ces différences de protection. Avez-vous une idée ?

    1. Ils ont les machines pour fabriquer des masques , quand j’étais etudiant je travaillais en interim dans une immense usine à papier , certaines lignes moins rentables commençaient à fermer , les chinois rachetaient tout , même des vieilles machines du 19 ème siècle , des mastodontes de 50 m de long , il ne restait plus un seul boulon dans les hangars , inutile de vous dire qu’aujourd’hui cette usine est fermée

    1. La conclusion de l’article est : « le vrai ennemi, c’est notre inaptitude à bien penser et bien agir. »

      Tout est là en effet. Et c’est là l’extraordinaire effet révélateur de ce fichu virus : nous ne savons plus penser correctement, et donc plus non plus agir correctement.

      Nous faisons passer l’action avant la pensée. Nous agissons pour agir, nous agissons pour être efficace (en vue d’un profit, d’une réussite, d’une supériorité sur autrui…) avant de penser. Et donc sans nous demander, sans nous demander vraiment, pourquoi nous agissons et avec quels objectifs.

      « Réfléchir avant d’agir » est le mot magique de Plick et Plock, les deux petits lutins de Colomb (qui signait Christophe). Il est bien oublié.

      Mais comment penser quand on ne croit plus ni en la vérité ni en la parole ?…

      1. @ Denis Monod-Broca,
        Selon moi vous avez tort de dire : « nous ne savons plus penser correctement, et donc plus non plus agir correctement. « .
        Je ne peux absolument pas considérer ce NOUS comme inclusif.
        Je crois bien au contraire que ceux qui ont implanté le « management » dans le système de santé l’ont pensé avec une forte « rationalité  » économique. Et ce fut effectivement un succès : grosses économies.
        Comme par ex. : mutualiser les lits pour les accouchements => fermer de petites cliniques => obliger des femmes à faire en urgence 50 km…

      2. @ Jacques Seignan

        On peut bien dire « c’est eux les fautifs ». Sous-entendu : « laissez nous faire ; nous, nous saurons faire ce qu’il faut ».
        Ce n’est pas si simple. Relisez « La ferme des animaux ». Ceux qui ont mené le combat contre les oppresseurs et ont pris le pouvoir deviennent oppresseurs à leur tour. N’en a-t-il pas toujours été ainsi ?

        Donner un sens à ce NOUS, l’accepter, le faire sien, est essentiel.
        Nous sommes une collectivité nationale, une collectivité nationale capable de penser, de parler et d’agir par elle-même. Il n’y a pas de politique possible, au sens propre et noble du terme, en dehors de cette hypothèse.
        C’est vrai, nous sommes aussi une collectivité européenne, une collectivité occidentale, une collectivité humaine… Mais la pierre politique de base est la collectivité nationale. Il n’y a là ni bien ni mal, il y a là un état de fait, né des hasards de l’histoire et des effets de l’évolution. Le nier c’est se condamner, c’est se laisser entraîner passivement (même si c’est en criant et s’agitant beaucoup) par la loi du plus fort…

        Nous sommes collectivement responsables de notre actuelle impréparation devant le tsunami de l’épidémie, et c’est en l’admettant que nous pourrons changer de route, faire en sorte que ça ne se reproduise plus…

      3. Bonjour Denis,

        Changeons de focale deux secondes : spatiale et temporelle;

        Qu’en pensent les Corses, les Basques, les Bretons, les Catalans, les Ecossais, etc ? Ceux de maintenant et ceux d’avant ?

        Qu’en penseront les Européens dans quelques siècles de « hasard et d’évolution » ? Mieux… les humains ?

        Qu’il aura fallu écraser quelques particularités individuelles au profit d’un plus grand bien sans doute. Que les Britts ont bien fait suer au départ, les Germains aussi, quant aux mangeurs de grenouilles, toujours à renâcler, on leur aura un peu tordu le bras (Forbidden to spit and to speak french !) et puis voilà.

        Les idées disparaissent avec leurs défenseurs, sans doute la preuve qu’on ne change pas d’idées si facilement. Le « noyau dur de croyances » en somme. Le socle sur lequel on se construit. Notre vision du monde est datée et appelée à disparaître que nous soyons en mesure de voir le cadre ou non.

        Vous ne pensez pas ?

      4. @2Casa

        Je ne sais pas ce que les Corses, les Catalans, les Européens ou les Zoulous penseront demain. Rien n’est en effet figé en la matière.

        Je sais que la politique est nationale, que l’Europe est une organisation régie par des traités signés par les nations-membres, que l’ONU, héritière de la Société des Nations, est l’Organisation des Nations Unies et que toutes les nations-membres y ont toutes, à égalité, 1 voix…

        On peut balancer tout ça par-dessus les moulins. On peut être révulsé par le seul mot de nation parce qu’un certain parti l’utilise. Mais, en tant que Français, je ne connais pas d’autre mot, et je ne connais pas d’autre cadre qui permette de dire « nous » et ainsi, collectivement, de penser, parler, agir, librement, souverainement, c’est-à-dire d’avoir une politique, au sens propre et noble du terme, politique intérieure et extérieure bien sûr, et de participer par là-même au bien commun.

        Le seul fait qu’il soit si difficile d’être d’accord sur ce point de départ, sur ce socle initial, me fait craindre que tout aille irrémédiablement de mal en pis.

      5. Denis,

        Qu’on choisisse cette base là ou une autre, je passe sur l’argument décliniste – faut pas trop lire Finkelkraut c’est mauvais pour la digestion !

        Je passe également sur la quasi hypostasie que vous effectuiez tout-à-l’heure, je ne vous ai pas lu critiquant l’hypothèse Gaïa l’autre jour ?

        On peut percevoir l’idée de nation comme positive, rien n’empêche pourtant de la percevoir négativement – pourquoi pas un enclos pour le cheptel d’une bande de brigands en cols blancs, quel problème alors à changer la taille de l’enclos ? Ou un frein à la Babel que vous évoquiez l’autre jour ? Pour avoir – un petit peu – traîné dans des capitales culturelles version melting pot je peux vous affirmer avoir perçu mon « enracinement culturel » comme un poids, plus qu’une aide. Et les variations culturelles elles-mêmes comme relégables au rayon « folklore » – comme le béret, la galette et la wassingue – au regard de ce qui nous rapprochait…

        Si une crise comme celle que nous traversons aujourd’hui ne nous ouvre pas définitivement les yeux sur notre destin commun – je ne parle pas de ce petit virus ridicule ! – mais de la perspective de l’extinction de l’espèce humaine – sans parler des autres – qu’est-ce qu’il peut bien nous falloir ?!

        Rien dans ce que vous citez n’est « naturel », il ne s’agit que de constructions intellectuelles, tenter de les rendre pérennes ou les croire telles c’est aller contre le sens de l’Histoire modulo les phases régressives à la Trump. Que cet attirail juridique ne soit plus opérationnel pour les problèmes à traiter ne vous alerte pas sur sa nature contingente justement ?

      6. Pour terminer mon message de 16h20 et faire écho à notre hôte – qui doit avoir les mêmes divertissements culturels le soir – et prouver s’il était besoin qu’il y a tout autant de philosophie dans la culture populaire que de vérités anthropo-sociologiques dans les séries, une petite chanson :

        https://www.youtube.com/watch?v=D1KC8b8k75s

        Peace, Love, Unity !

      7. @ 2Casa

        Finkelkraut fait partie des gens qui savent réfléchir.
        L’hypothèse gaïa n’est pas ma tasse de thé. Je ne me rappelle pas l’avoir mentionnée.
        La tour de Babel, oui, est pour moi une référence pleine de signification.

        La nation existe, avec son histoire, sa géographie, sa langue, etc. Elle n’est pas une invention intellectuelle, non, je ne crois vraiment pas. Ses institutions, oui, qui précise ses contours sur le plan en effet intellectuel et aussi juridique, etc.

        Une nation peut agir mal comme elle peut agir bien. Comme un individu.

        Mépriser les nations, rêver à leur disparition, sous prétexte de leurs mauvaises actions et mauvaises pensées, au premier rang desquelles le nationalisme, revient à vouloir supprimer les individus pour leur fâcheuse tendance à être violents ou individualistes, à vouloir supprimer les malades pour vaincre la maladie.

        Et c’est se condamner soit au totalitarisme (les nations disparues, restent les empires) soit à l’impuissance.

    2. @ Vincent Burand-Galpin,
      Merci pour ce lien instructif.
      Il faut souligner une chose exceptionnelle dans un crise de cette gravité : son anticipation par les gens qui seraient en première ligne, soit l’ensemble du personnel de la santé.
      Il est aisé de trouver dans la mémoire du Net toute la chaîne du processus et tous les avertissements, type « catastrophe annoncée ».

      Par ex. entre cent :
      https://sante.lefigaro.fr/actualite/2009/04/16/9500-reforme-bachelot-denoncee-par-medecins-renommes

      https://www.nouvelobs.com/sante/20170112.OBS3735/grippe-les-hopitaux-en-souffrance-a-cause-des-lits-supprimes-par-touraine.html

      Je partage l’opinion de Julien que je cite :  » la polémique politique n’a strictement aucun intérêt à ce stade. Bilan et comptes ça se fait après. Et il y aura évidemment beaucoup de choses à dire. »
      Cette attitude rejoint celle des médecins ou autre soignants : ils se battent dos au mur et presque sans moyen.

      Par contre il n’est pas interdit (puisque bien des gens étant confinés, ils ont plus de temps « libre » forcé), de structurer ces éléments pour préparer le futur. Je dirais avec ironie que les politiques de santé à mettre en place seront faciles à définir : le contre-pied de celles suivies à ce jour (sauf en Corée du Sud, Taiwan, RPC…)

    3. Un autre article du même auteur avait été cité plus tôt dans la journée par fnh

      J’ai enfin pris le temps de lire cet article, et j’en retire un avis différent de celui de Paul Jorion.
      Il commence par dire que ça n’aurait pas du être un problème, si les bonnes mesures avaient été prises dès le départ, sur l’exemple de la Corée , c’est à dire en dépistant massivement et en ne confinant individuellement que sur la base de ces tests.
      A ceci près, fait-il remarquer, que notre capacité, française/européenne, de prise en charge en cas de complication de la maladie n’est plus à la hauteur, à cause de la politique de destruction de l’hôpital de ces dernières années.
      C’est là que le Dr. Raoult fait figure de sauveur avec la chloroquine. Ce docteur et l’hôpital où il officie sont une référence internationale sur ce médicament et ses dérivés et les résultats annoncés sont indéniablement prometteurs.

      On en arrive à la partie abordée plus spécifiquement détaillé dans l’article proposé par Vincent Burnand-Galpin : les différentes réactions psychologiques face à tout ça.
      Le confinement de la population, le décompte quotidien des personnes infectés et de la mortalité, les discours, martiaux dans les intentions, mais très ambigus dans la mise en place, tout ça nous amène tout proche de la psychose, du moins selon l’auteur.
      Quant au traitement réservé aux annonces du Dr. Raoult, après un bref emballement médiatique, c’est la critique de la méthode scientifique qui a prévalu.

      La conclusion de l’article est alors imparable.

      Bon par contre je reconnais volontiers que l’auteur des articles est un peu léger dans les références qu’il cite et qu’il manipule les chiffres de façon assez cavalière.

    4. @DMB :

      Le seul fait que tout aille irrémédiablement de mal en pis ( Coronavirus , »santé », économie , système financier , sécurité , climat , biotope ,systèmes maffieux …) , me fait espérer que par intérêt et obligation , les nations et les peuples se décideront enfin à conforter les agrégats qui leur permet authentiquement de penser , agir , parler librement , pour qu’ils assurent le socle de leur survie et de leurs espoirs.

      Sauf s’ils acceptent , par abandon de leur liberté , de devenir vassal d’un seul , ce qui peut être un socle assez confortable et douillet , mais plutôt paradoxal par rapport à l’ambition théorique .

  35. Coronavirus. Les cinq bonnes initiatives normandes pour soutenir les soignants, dont il faut absolument parler !

    https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/coronavirus-les-cinq-bonnes-initiatives-normandes-pour-soutenir-les-soignants-dont-il-faut-absolument-parler-GH16559807

    Et peut-être d’autres idées toujours bonnes à prendre pour améliorer le quotidien. Il y a assez de cerveaux ici pour trouver quelques pépites qui pourraient être regroupées quelque part… crowdsoursing en force !

  36. Une mesure à généraliser:
    Bank of America permettra aux emprunteurs de suspendre leurs versements hypothécaires
    -C’est sur une base « au cas par cas »
    -Les paiements seront ajoutés à la fin de leur prêt (c’est-à-dire que vous devrez toujours payer plus tard)

      1. Prévu dès le départ ? C’était quand le départ ? allez dire ça aux infirmiers-ers, ambulanciers-es, auxiliaires de vie, médecins, etc. Branco ne vous sied pas ?
        Il y a moins d’1 mois, le DG de la Santé apaisait les inquiétudes face à la progression du #Covid19 en Europe. « Il n’y pas de sujet de pénurie » indiquait, au sénat, Jérôme Salomon au sujet des masques évoquant alors des « stocks stratégiques importants. »

      2. Tout ce que je dis, c’est qu’il a zéro corrélation a priori entre la décision publiée par LCL et les 3 tweets de Branco. Alors que par exemple dans l’affaire Pavlenski, il y avait une corrélation irréfutable entre ses actes et l’abandon de Griveaux.

        Pour le reste la polémique politique n’a strictement aucun intérêt à ce stade. Bilan et comptes ça se fait après. Et il y aura évidemment beaucoup de choses à dire.

      3. Effectivement on dirait un peu qu’il essaye de tirer son épingle du jeu alors que c’est pas trop le moment. Il faudrait qu’il se calme! C’est pas plus mal de se faire oublier, j’en prends note.

      4. En Plus mon avis c’est que si il s’inquiétait vraiment pour les gens sans masques, il achèterait ce qu’il faut et se débrouillerait pour en fabriquer et en envoyer aux gens dans le besoin.
        En tout cas C’est ce que je ferais si je bougeait mes satanés doigts.

        Pour le feu aux poudres,
        je crois que les réservoirs sont déjà plein et non grâce à Piotr.

      5. Une agence de LCL a parmi toutes ses responsabilités celle de faire des dons en nature à l’ARS ?
        Bof, c’est une vocation comme une autre. Et qui montre bien que la Banque se glisse par tous les interstices de notre vie. En plus, un bon exemple de charité privée se doit d’être public.
        Si ça se trouve, c’est une prime de fidélité au client, l’ARS du coin logeant son fond de roulement dans cette agence ?

        En tout cas, LCL donne un exemple percutant de la haute qualité des prévisionnistes gouvernementaux. Ils ont peut-être, à LCL, un conseil scientifique au top.

  37. Le virus entre dans l’organisme par les yeux, le nez ou la bouche. Pas par la peau, sinon en cas de plaie sans doute.

    Il entre par contact avec une main ou des postillons. Il n’est pas dans l’air qu’on respire, sauf en cas d’aérosol.

    Donc, pour se protéger, plutôt qu’un masque et des lunettes, c’est une sorte de casque intégral de moto qu’il faudrait, simplifié, allégé, lavable.

    Si des inventeurs bricoleurs lisent ces lignes, il y a là pour eux une idée à creuser, non ?

      1. Oui, mais ça ne n’empêche de porter les mains à son visage.
        Il faudrait ça mais enserrant complètement la tête et descendant plus bas sous le menton.

      2. J’ai utilisé ces écrans faciaux pendant plusieurs années, faciles à trouver chez les distributeurs d’équipements pour les artisans. Il descendent assez bas en facial, environ 5 cm sous le bas du menton, écran galbé latéralement, donc risque très faible de toucher involontairement le visage. Il sont essentiellement utilisés pour la protection aux projection directes, meulage, burinage, débroussaillage… postillons ! Port des lunettes de vue conservé et pas de condensation …

        Et CloClo, merci d’être revenu de là-haut nous faire la leçon ! 😉
        https://youtu.be/AgC5maQacMk?list=WL

  38. Les enfants et l’amour !

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/03/20/c-est-totalement-explosif-l-aide-sociale-a-l-enfance-dans-la-tourmente-de-l-epidemie-due-au-coronavirus_6033857_3224.html

    C’est insupportable de lire cela. Je ne sais pas moi, mais dans des hôtels réquisitionnés, disposant d’un parc, ne pourrait-on pas y faire emménager les jeunes de ces centres urbains pendant le confinement ? Ils auraient au moins l’intimité d’une chambre avec salle de bain et TV, et connexion wifi.

    Pourquoi les laisse-t-on mariner dans des foyers ?

    1. Entièrement d’accord
      Je ne comprends pas que dans un monde où la compartimentation est (hélas) nécessaire et gérable sur quelques semaines à coup de plateaux repas et de linge changé une fois par semaine pas plus, on n’ait pas réquisitionné hotels et chaines qui louent les « chalets-hotels » qui se sont multipliés dans le grand ouest notamment.

      1. Tu sais Timiota,

        Ce monde est livré à Mamon.

        Il y a des milliers d’appartements, de chambres, totalement libres, très bien équipées, tout confort comme on dit, dans le pays et on entasse des gens dans des gymnases, dans des foyers, sans parler de personnes et de ménages précaires dans des logements exigües ou insalubres, ou la promiscuité va devenir explosive sous peu. Surtout que nous ne savons même pas comment cela va se terminer niveau sanitaire et si on ne remet pas le couvert cet hiver.

        Pour moi, tout cela n’aucun sens, Au gouvernement et les très haut dirigeants ils ne regardent que l’équilibre morts/CA, afin d’éviter la chute de la croissance et de leur petites affaires juteuses, de l’autre côté des patrons ne regardent que leur trésorerie et sont prêts à tout pour éviter le naufrage financier, enfin des salariés pensent à leurs maigres salaires pour combler le découvert tournant. Chacun à sa hantise de … perdre son argent. Aucun n’est libre. Trop encore n’ont pas encore réalisé que la vie, le réel, ce n’est pas cela.

        L’argent ce n’est rien qu’une convention. Ca ne se mange pas, ça ne guéris pas.

        Je suis atterré, il y a tant de richesses disponibles et monopolisables ici et maintenant, et ils s’écharpent pour encore en accumuler. Pendant ce temps là, beaucoup encaissent sans broncher. Combien de temps le feront-ils encore ?

  39. Deux derniers paragraphes: il dit exactement ce que je pense.
    Il n’est pas épidémiologiste, moi encore moins. Néanmoins: puisque la mesure la plus efficace (avec l’hygiène élémentaire) est la distanciation sociale (sinon pourquoi confiner?), en quoi puis-je mettre ma vie en danger et celle d’autrui lorsque je me promène seul en pleine nature? Je l’ai encore fait hier, beaucoup plus de trente minutes, à beaucoup plus d’un kilomètre (avec une attestation dans la poche…). Eté ce matin au supermarché: beaucoup moins rassuré!
    Bientôt suivi par drone dans ma sauvage campagne cévenole comme sur les plages?
    Vous mauvais Français!
    https://blogs.mediapart.fr/saintupery/blog/210320/mike-davis-les-vraies-lecons-de-wuhan

    1. Peut-être qu’une appli disant simplement combien de gens « bornent ailleurs que leur borne principale » dans un secteur donnée et passant à l’orange à un certain chiffre (puis au rouge à +30% de ce chiffre), ferait l’affaire ?
      Bon, les gens couperaient leur téléphone, rien n’est simple.

      1. @ timiota,
        tu es cruel. Tu réinvente l’âne de Buridan !
        Imagine : courir ou couper son smartphone ?
        Des gens, debout mais immobilisés, tressautant sur place le smartphone à la main… je coupe ou pas ? 🙂

      2. Suffit d’imposer le « papier » et le smartphone ouvert en cas de contrôle.. rien de plus simple de savoir à la seconde près pour l’ « interpellant » dans quel état se trouvait le smartphone de l’ « interpellé »… (a.m.h.a.)

    2. Le préfet de mon département vient d’interdire de se promener dans les bois, le long des rivières, au bord des lacs. Vu la faible densité de population du coin, le risque semblait minime pour soi et pour les autres, mais je ne vais pas juger.
      Trop tard pour adopter un chien, dommage.

      1. Tout cela est contradictoire avec la volonté manifeste et affichée du gouvernement de maintenir les gens au travail. On peut d’un côté pour produire n’importe quoi de non nécessaire à la situation de crise, tant qu’on peut assurer l’application stricte des gestes et postures sanitaires, mais dans le même temps, même si on respecte ces mêmes gestes en extérieur, ça ne le fait pas.

        Je me doute bien que dans l’entreprise la responsabilité pénale d’obligation de RESULTAT en matière de sécurité, fait que le « flic » dans ce cas, c’est le patron. Que donc les règles seront appliquées…

        Devant tant de stupidité, j’ai un peu de mal à garder mon calme légendaire, et j’ai envie de faire des distributions gratuite de coup de pelles en haut lieu …

      2. Quand je me balade, je suis vraiment SEUL (enfin sans humain en vue, ni devant, ni derrière, ni sur les côtés, ni en principe dans les airs) « en pleine nature », mais ni dans les bois, ni le long d’une rivière, ni au bord d’un lac. Mais mauvais citoyen cela va de soi. Et comme vous pas l’excuse du chien (notre chat n’aime pas être tenu en laisse: un peu comme moi).

      3. @CloClo
        Nous ne sommes pas non plus à l’abri de petits chefaillons locaux se montrant « plus royaliste que le roi » et appliquant à l’extrême le principe de précaution, non pas pour le bien commun mais pour préserver leur avenir personnel quand l’heure des réglements de compte sonnera.

      4. Ou bien c’est l’antienne punition collective, et les relents de seule la sueur vaut, mourir dans l’effort plus que dans le confort. Je ne sais pas.

        Un truc, qui le reste du temps, ne les dérange pas trop. Mais c’est vrai, que je dois avouer qu’il y a un certain sentiment de culpabilité à disposer de ce genre de facilité (campagne par rapport à la ville), d’être dans une position privilégiée quand d’autres triment ou vivent dans l’inconfort et la privation.

        Y a quand même une chose qui mérite qu’on y réfléchisse quelques instants avant de tomber dans considérations sanitaires. J’entends de droite et de gauche dire que pas mal de personnes âgées en fin de vie, souhaiteraient voir leurs proches si ils le souhaitent eux aussi, et tant pis pour leur contagion éventuelles à au risque mortel, car à quelques mois près, ce n’est plus ce qui fera la différence. Finir sa vie seule, loin des siens, je ne sais pas trop. Enfin, de toute façon, ceux qui le feront, personne ne le verra, c’est une attestation sur l’honneur. Et franchement, c’est pas pire que ces enfoirés qui veulent remettre tout le monde au travail ou presque, sauf télétravail (cadre CSP +++), je dirais même plus que dans ce cas, c’est juste tragiquement humain, et c’est aussi ça l’humanité.

  40. Réfléchissons d’abord aux leçons du passé, y compris des siècles passés.
    Qui n’a pas éprouvé une légère ironie en voyant dans des gravures anciennes, des médecins munis de longs masques en forme de bec ? Eh oui : nos masques (quand on peut en avoir…) sont plus petits mais l’idée est bien la même (avec un petit bec pour les chirurgicaux). Pareil pour les riches qui fuient la pestilence (de « peste », « épidémie » en latin) de la ville pour gagner leurs manoirs campagnards (Île d’Oléron…). Il y a donc en tous sens du terme « distanciation sociale ».
    Un mot appelle notre attention : la quarantaine. Tristement revenue d’actualité là aussi mais cette fois-ci, ce n’est plus pour une ville entière (cf. Marseille en 1721) mais pour des pays, avec des dizaines de millions d’habitants.
    On sait que normalement deux semaines suffisent pour savoir si l’on est contaminé (d’où la quatorzaine) mais comme le coronavirus contamine alors que le patient est asymptomatique, on doit envisager comme en Italie que notre confinement sera obligatoirement étendu. On a évoqué, quatre à six semaines, 45 jours : on revient donc à l’ancienne formule, la quarantaine. Nous sommes modernes.

    Examinons maintenant certains effets induits.
    Timiota dans un commentaire détaillé évoque à juste titre les problèmes psychologiques qui s’en suivront, à long terme. La distanciation sociale en synergie avec les inégalités sociales constitue un cocktail délétère. Se confiner dans 20 m² ou dans une maison avec 50 m² de jardin : est-il nécessaire de poursuivre ?
    Mais nous avons malheureusement une sorte d’expérimentation séculaire du confinement : les prisons. On en connaît les conséquences multiples sur des personnes qui de plus sont parfois très fragiles psychologiquement. Or en France nous avons une situation indigne et abominable dont presque tout le monde se fiche (peuple et gouvernements). Des prisons infectes qui nous mettent au ban des nations « civilisées », avec parfois des prisonniers à quatre dans des cellules pour deux, dormant par terre sur des matelas, près des tinettes. Tout se passe comme si après l’abolition de la peine de mort, tous les gouvernements successifs (obéissant au FN) avaient décidé de s’en laver les mains. Impardonnable.

    En Italie il y a des révoltes carcérales. Que va-t-il se passer en France ? Comme pour nos pauvres vieux relégués dans des EPHAD (certains = usines à fric) et qui sont coupé des contacts, les prisonniers n’ont plus de parloir. Mort sociale.
    Je pourrais aussi évoquer le sort nos banlieues (« défavorisées ») à l’abandon dont une des seules sources de revenus (les trafics) va être bloqué. Fera-t-on venir l’armée ?

    La comorbidité est un facteur d’aggravation pour le SARS-CoV2. Une société malade comme la nôtre, minée par des problèmes tels que ceux-ci (en un mot, des inégalités de plus en plus faiblement compensées par un État-providence), affronte désormais une nouvelle version de la peste avec également des facteurs de comorbidité ─ sur ce blog, ils sont non seulement analysés mais des solutions urgentes sont proposées.
    Tirez-en les conclusions que vous voulez.

  41. Il n’aura pas tenu promesse une semaine !

    Macron : « toutes les réformes sont gelées ».

    Loi d’urgence sanitaire : elle permet de définir par ordonnance la remise en cause des congés payés, des 35h, le repos hebdomadaire, … et sans limite de temps.

    https://www.marianne.net/politique/conges-35-heures-licenciements-la-loi-d-adaptation-au-coronavirus-va-nous-faire-basculer

    Et il le fera, sinon pourquoi en demander l’autorisation dans la loi d’urgence ?

    Le « quoi qu’il en coûte » c’est bien au salarié qu’il s’adressait… pas aux financiers.

    Quel salopard ! (je suis obligé d’être grossier là, désolé !). le résultat, c’est qu’il n’y avait déjà que peu de confiance envers ce gouvernement et ce président, il n’y en aura plus aucune.

    1. J’espère juste ne pas le retrouver au deuxième tour de la prochaine présidentielle, car, et malgré toutes les suppliques que pourra nous sortir Julien Alexandre, jamais je ne voterai pour lui. quoi qu’il en coûte ! Ça, c’est gravé à vie dans mon petit cerveau.

    2. Ca s’appelle « La stratégie du choc », et ça a été expliqué par Naomi Klein dans son livre eponyme.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Strat%C3%A9gie_du_choc

      Extrait de Wikipedia :
      « S’appuyant sur plusieurs recherches documentaires Naomi Klein soutient que, de la même manière, des désastres (catastrophes naturelles, changements de régimes, attentats), qui conduisent à des chocs psychologiques, permettent aux chantres du capitalisme d’appliquer la doctrine de l’école de Chicago dont Milton Friedman est l’un des représentants les plus connus. Ils imposeraient à l’occasion des désastres des réformes économiques que Naomi Klein qualifie d’ultra-libérales telles que la privatisation de l’énergie ou de la sécurité sociale »

      Qu’en pense Paul ?

      1. Salut François,

        Je ne sais pas si c’est vous qui êtes intervenu si abondamment ces derniers temps et avec autant d’infos super importantes mais si c’est le cas : Merci !!! Sinon ça vaut pour l’autre François.

        Un peu monomaniaque, je poursuis mon illustration du propos de monsieur Jorion sur les vérités anthropo-sociologiques dans les séries et, si je ne me trompe pas, de deux autres points : 1/ l’accent et son importance en Grande-Bretagne ; 2/ la nécessité que nous devenions tous « de vieilles fortunes » – en gros qu’on ait l’assurance de garder les fesses au chaud en toute occasion et la tranquillité d’esprit que cela induit.

        Par la bande, j’illustre votre propos.

        Je vous suggère donc de visionner un court extrait de Game of Thrones, ici de la minute 2.45 à 3.00. C’est court, tout le monde n’a pas que ça à faire !

        https://www.youtube.com/watch?v=WcisB3xFHKQ

        Je situe la scène : un jeune arriviste quasi parvenu (Petyr Baelish) rencontre le patriarche d’une des sept plus grandes familles du royaume (Lord Tywin Lannister) alors que la guerre fait rage pour la couronne et que les intrigues vont bon train pour lui faire part de ses réflexions (insight).

        « – Chaos is a ladder » affirme Baelish. C’est une des phrases clefs du roman par ses implications.

        Mais ce qui est vraiment intéressant c’est la façon dont Tywin lui répond. L’acteur est ici admirable (j’ai pensé à Lawrence Olivier, perso) tant dans le mépris exprimé par le ton, que par l’apparente évidence pour lui de ce que lui assène notre jeune Rastignac.

        « -Do you think you’re the first man alive… » and so on.

        D’où le 1/ le ton est sans doute une illustration de ce que monsieur Jorion avait évoqué sur cet incident dans un hôtel et la stratification sociale britannique.

        le 2/ si c’est une découverte pour le parvenu, ce n’en est certainement pas une pour « la vieille fortune ». Quand on ne lutte pas au quotidien pour sa survie, effectivement, le monde n’est qu’une longue suite d’opportunités qui ne demandent qu’à être saisies. A quelque chose pour moi le malheur d’autrui est bon ! (voir le commentaire de Timiota sur les sénateurs étazuniens).

        3/ La stratégie du choc ? a/ si c’est une découverte pour nous, est-ce que ça l’est vraiment pour tout le monde ? b/ Quelle est sa portée heuristique réelle ? c/ son principal travers n’est-il pas de présenter une pente naturelle de « je tire profit de la situation puisque j’ai, de toute façon et en toute occasion les fesses bien au chaud » à « est-ce qu’il n’organiserait pas un peu le chaos quand même ?! » et sa dérive complotiste inévitable.

        Montrer qu’il y a des charognards, très bien, mais est-ce seulement une découverte (les pilleurs de cadavres c’est pas neuf), prêter le flanc à une dérive complotiste, bof.

        Les événements récents montrent sans doute que bien en peine de l’organiser, ce chaos, ne rien faire suffit à offrir ces opportunités à nos zélites…

      2. Heuristique, hypostase, hypothèse… hypertrophie des commentaires, promis, demain j’attaque le I ! 🙂

  42. Les charmes du confinement à la campagne. Tondeuses, débroussailleuses, tronçonneuses, ça turbine en ce moment, c’est l’occasion ou jamais de faire le grand ménage au jardin. Et puis comme les déchetteries sont fermées, ça en crame du déchet vert et tant qu’à faire en mettant la radio à fond. C’est vrai, quoi, c’est insupportable ce silence maintentant qu’il n’y a presque plus d’avions. Et puis quand c’est fini, allez un p’tit tour en quad ou en moto-cross. Peuvent toujours courir les flics pour verbaliser ici…

    1. Et même du barbecue dans le voisinage, au mois de mars, en Normandie… Y’a plus de climat ! 😉
      En aire urbanisée, après l’arrêt des tondeuses et autres taille-haies, un presque silence étonnant qu’on avait plus ou moins oublié.
      En attendant, dans ce calme relatif, des prototypes sont sur le banc d’essais…
      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-40-prototypes-de-masques-en-cours-de-tests-annonce-le-premier-ministre_3878181.html

  43. Puis-je me permettre d’interférer ainsi…? En réaction à la vidéo du jour que notre hôte a publié sous le titre de « Un chant de rédemption », et des réflexions qui y sont faites, j’ai été inspiré concomitamment ou presque (dès ce matin j’y travail, et l’ai enfin finalisé ce soir) par ce texte, s’inscrivant dans une série sur laquelle j’œuvre depuis quelque temps maintenant (vous en ayant proposé quelques épisodes).

    « Dystopie… Être ou ne pas être disruptif.

    Alors qu’une communication « virale », sous forme de vidéo, d’un « artiste connu » (Soprano), envahie la toile avec une « vague » d’enthousiasmants messages de soutiens destinés aux services hospitaliers, et à leurs personnels, son introduction ouvrant sur une vue de la tour Eiffel, illuminée en pleine nuit parisienne… prise d’un balcon où l’on entend rebondir des applaudissements, sifflets, et cris de joie, de fenêtres en balcons,… ne semble questionner personne. Le propre de la disruption n’est-il pas de rompre, ce qui est fait apparaître comme une évidence… une généralité même dans ce cas… ? Passons sur le montage vidéo, qui peut faire faire et dire tout et son contraire, à n’importe quoi et qui, car le but de ce second épisode de la nouvelle saison de notre série, n’est pas non plus de critiquer des soutiens aux dévouements courageux du « petit personnel » de la santé publique.

    Est-il besoin d’avoir fait l’ENA, ou de connaître à fond le marché de l’immobilier, pour suspecter que le montant du loyer à cet endroit, qui plus est du salaire pour l’occuper (en location plus de 4 fois le montant du loyer est demandé. Sinon le prix du mètre carré y explose) n’a rien d’équivalent, aux logements insalubres, dont la promiscuité de vivre la misère du confinement à plusieurs, dans trop souvent des circonstances de délabrement de certains habitats, qui sont proposés par des marchands de sommeil, est encore plus dangereuse, car susceptible d’entretenir des pathologies chroniques respiratoires, avec d’autres problèmes de malnutrition, etc … ? Epargons-nous un débat long et compliqué sur les locations types Airbnb, etc, qui plus que d’entretenir une bulle spéculative sur la hausse des loyers, induit aussi la gentrification, l’exclusion des pauvres et SDF des centres urbains, en empêchant la construction de logements sociaux, de centres d’hébergement d’urgence et d’accueil.

    Rajoutant à cela que les applaudissements et irruptions hystériques parfois, de joie… provenant de fenêtres d’immeubles à loyers plus modérés dans le sens de « grand standing », même si l’image les met dans le noir… que sont ceux des HLM, de quartiers et cités sensibles (baisses des APL, etc)… ou de quartiers pauvres de Paris… loin donc d’exprimer derrière la « généralité » qu’elle laisse sous entendre à « l’émoi », la liberté oppressée, de la fraternité réprimée, et de l’égalité et de la solidarité qui n’est pas manifestée envers les plus pauvres (puisque « l’interdiction de manifester » est elle généralisée) est-il question alors de se prémunir du pessimisme, de la peur du déclin… avec une « immunité de groupe »… ?

    Est-ce que « l’Etat d’urgence » donnant plein pouvoir démocratique à « l’unanimisme » interdit de demander s’il n’y aurait pas de l’opportunisme derrière cette « viralité » numérique, qui ne voulant pas retomber dans le piège reconnu maintenant de « Je suis… » comme excluant… tente de surfer sur des « ressentis » comme d’autres « like des chats »… ? Sont-ce les même d’ailleurs pour qui la démocratie, le dialogue social, exercé à coup de 49.3, ordonnances, décrets… répression brutale… il y a peu… ou une « dictature des émotions » sondées, ne les choquent pas moralement et au niveau éthique… ?

    Sont-ce les mêmes d’ailleurs, qui n’ayant jamais « ressentis » d’empathies, en n’eurent aucunes envies et/ou besoins de manifester leurs soutiens d’indignés quelconques, pareillement qu’actuellement, par rapport aux personnels des services publics des CAF… qui malgré qu’ils alertèrent, il y a peu aussi, qu’avec la mesure électoraliste de « hausse de prime d’activité » de 90 euros, à qui se précipitaient aux guichets les réclamer, souffrent maintenant (demande de chômage partiel, etc) d’avoir à s’inquiéter de ne pouvoir répondre favorablement à l’urgence de leur prérogative prioritaire… qui est de porter assistance aux personnes les plus en danger, comme le sont les « 30% de bénéficiaires du RSA » – cas de NON RECOURS – qui ne touchent aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent » (rappelons qu’un corps sain, sans pathologies chroniques dans un esprit sain ne peut que mieux résister aux virus, y compris au Covid-19)… ?

    Bien que le soutien au « petit personnel » de la santé publique est totalement comme sincèrement exprimé dans cette série… il fut relativisé dans certains épisodes, le fait que par exemple certains propriétaires privés… de commerces… « d’activités économiques »… auront eux le privilège d’un confinement confortable, qui les exonérera de devoir payer loyer, facture d’électricité, d’eau, etc…

    N’est-ce pas à se demander si « les bonnes intentions » dans l’emploi des termes de solidarité, « d’unité » et « quoi qu’il en coûte »… ne sont pas à comprendre qu’au sens disruptif, quand les plus modestes vont vivre un confinement infernal, pavé de tellement de misères, d’inégalités, d’injustices, que certain.e.s préfèrent croire que leur réalité n’est qu’une dystopie, exagérée… tant que cette « gratuité » provisoire accordée à des propriétaires privés de « l’économie », ne sera pas étendue et exclusivement consacrée, à l’Humain, à ce qui est du domaine des premières nécessités, que ce soit la nourriture dont les dépenses pré-engagées pour en acquérir explosent avec des enfants à la maison à tout les repas (les cantines scolaires assuraient la gratuité, pour les enfants de familles modestes), les dépenses énergétiques, et ou les loyers d’habitations, pour certaines, ne méritent même pas la dignité d’être nommée ainsi, malgré leurs coûts exorbitants… ? »

  44. J’ai bien aimé ceci (dans le 2e article, cité par Vincent B-G : « Le recours aux métaphores militaires doit toujours nous alerter. Elles visent en effet à peu près toujours à réaliser une « entente sacrée » derrière les gouvernants d’une manière qui permette de masquer les causes réelles d’un problème. Nous sommes en guerre contre le terrorisme ? Certes, mais nous avons fait tout ce qu’il fallait depuis 30 ans pour le produire -notamment la désastreuse guerre d’Irak. En guerre contre la précarité ? Oui, mais ne faisons rien de sérieux depuis la première crise pétrolière pour en venir à bout -comme le housing first ou le revenu universel. »
    J’en conclus qu’il faut réfléchir aux guerres à mener au moment où on nous fera une guerre sociale et économique ; et que faire un plan de bataille  » les jours heureux que nous voulons » est le mieux à s’occuper (paraît qu’il y a un appel de François Ruffin en ce sens : l’An O1 ; j’ai pas encore vu).

    1. Eh oui ! il est difficile de parler de mobilisation (indispensable) sans entendre en arrière-plan le son du clairon (Clémenceau : « La justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique »).

      1. C’est en tous cas ce que démontre notre Marseillaise républicaine .

        La Brabançonne , moins militaire , est quand même aussi sanglante .

    1. Situation Multi-factorielle…, je n’ai pas pu remonter à l’étude de départ.
      Que le virus vive longtemps « grâce à la pollution », ne me parait pas évident. Rien de sympa pour une enveloppe bactérienne dans une particule de suie (des doubles C=C et simples C-C , avec qqs CH et qqs cycles C6, en gros, plus des sulfures et des C-OH dans les coins) sauf le fait qu’elle sert de noyau à la gouttellette d’eau (nucléation comme dans les nuages) . Que la présence de PMxx puisse métastabiliser des gouttelettes plus longtemps, et favoriser la contagion à hygrométrie donnée, en revanche, c’est plausible. Et que les gens éternuent plus souvent etc. Dur à dé-nablater, tout ça.

      1. Non seulement pas évident, mais clairement ramené au rang anecdotique dans le rapport de l’OMS en Chine où les experts consultés excluent ce vecteur des principaux responsables de la propagation.

        A ce stade, personne n’a davantage de recul qu’eux.

      2. @ timiota, @ Julien Alexandre,
        Ok, merci pour les infos, peu probable pour l’instant donc…

      1. la RTBF vient de publier les directives de soins aux hospitalisés. Ce n’est pas le médicament de Raoult, mais un autre proche qui est recommandé. mes sauts de connexion ne permettent pas d’xpliquer..

      2. Hydroxychloroquine pour l’instant en Belgique pour les SDR modérés, lopinavir et ritonavir pour ceux pour qui l’hydroxychloroquine est contre-indiquée, et pour les cas désespérés, Remdesivir, qui n’est approuvé ni par l’AEM ni son équivalent belge, mais qui est utilisé sur demande et à discrétion.

      3. De ce que je peux voir du petit bout de ma lorgnette : business as usual, faut bien éprouver le PCA, et il y a des opportunités à saisir.
        Il y a des choses, tant que c’est pas enterré et que le deuil n’est pas accompli, qui auront toujours des devots et des partisans…
        J’espère également que ce qui survivera sera à la hauteur de ce qui nous attends.
        Amicalement

      4. Bonsoir à tous,

        Je fais un passage éclair juste pour étayer votre échange :

        A ce stade, les premières études cliniques n’ont pas été satisfaisantes pour les lopinavir-ritonavir (cf. lien plus haut dans ce file) et remdesivir ; les chinois mènent toujours leur étude clinique avec la chloroquine…

        Toutefois, pendant qu’on nous parle de chloroquine à toutes les sauces en occident, et ceci en dépit du fait qu’en France :

        https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2020/1/13/SSAP2001007A/jo/texte

        … les autorités chinoise viennent quant à elles de saluer cette semaine l’efficacité du favipiravir ; on dirait que cette information est littéralement passée sous nos radars occidentaux, ou presque :

        http://french.xinhuanet.com/2020-03/17/c_138888096.htm

        https://www.aa.com.tr/fr/monde/le-favipiravir-permettrait-de-réduire-la-durée-de-guérison-des-personnes-positives-au-covid-19/1770560

        https://www.theguardian.com/world/2020/mar/18/japanese-flu-drug-clearly-effective-in-treating-coronavirus-says-china

        Les chinois ont mené cette étude depuis février :

        https://emedz.net/favipiravir-covid-19-infection/

        Bonne fin de soirée.

      5. Merci Philippe.

        Cependant, comme tout le monde ne prendra pas la peine de lire toute la littérature, il convient de préciser que le favipiravir n’a montré une efficacité relative que dans le traitement des cas modérés.

        Dans les cas sévères, comme les autres molécules, les résultats obtenus varient entre rien et pas grand-chose.

        Tout le monde aimerait que les choses soient simples et que l’on ait la formule magique sous la main et qu’il faille juste la « repurpose » pour endiguer, mais ce n’est malheureusement pas encore le cas semble-t-il.

      1. Ce soir 23 mars 2020, les parisiennes et les parisiens, peuvent revoir un ciel étoilé : ce n’est pas rien.

  45. John Burn-Murdoch, ( du Financial Times )
    Suivi du coronavirus: les derniers chiffres de la propagation de la pandémie

    Voici les dernières trajectoires de cas pour les principaux pays:

    • La courbe des cas américaine a dépassé celle de la Chine
    • Les flambées à l’échelle de l’Italie restent inévitables pour la plupart des pays
    (source @John Burn-Murdoch )

    https://pbs.twimg.com/media/ETqQ7A1XsAEa5x7?format=jpg&name=small

    Le Royaume-Uni est vraiment en difficulté ici.
    Selon les tendances actuelles, le Royaume-Uni pourrait atteindre le nombre de décès en Italie dans environ 9 jours. L’Italie s’est enfermée il y a 10 jours. Le Royaume-Uni est déjà en retard sur ce calendrier.)

    https://pbs.twimg.com/media/ETqSWpzWAAcf7av?format=jpg&name=small

    L’Italie s’est enfermée par étapes. Il a fermé des écoles il y a 17 jours. Il a enfermé sa région la plus touchée il y a 13 jours.

    Donc: le Royaume-Uni est déjà sur une courbe de mortalité plus abrupte que l’Italie, et n’a apparemment tiré aucune leçon, il se verrouille donc plus lentement.

    https://pbs.twimg.com/media/ETqTJiUWoAAq6r4?format=jpg&name=small

  46. Ne nous illusions nous pas sur l’embrayage tout azimut de tous ces individus qui votent pour le moins d’état, moins d’impôt, & qui vià leurs canaux communicationnels fort aiguisés transmettent toute leur solidarité spéctaculaires à l’endroit du petit personnel des ultimes nécessités.
    L’ère, et les moyens techniques qui permettent cette possibilité, est propice à l’épandage d’une communication instantanée et généralisée – cett emonnaie de singe que sont les mots trouve encore à acheter l’adhésion d’une population sans mémoire – sans histoire,
    Espérer de cette crise un aggiornamento de notre système économique est une bluette, les sauveurs seront nos fossoyeurs, et les bienfaiteurs seront les payeurs.
    Les puissants auront leur modélisation d’un monde réduit en quarantaine, ils sauront s’en servir le cas échéant – rassérennés par la docilité des peuples – leur férocité s’en trouvera renforcée.
    Je ne trouve pas beaucoup de lumière à tirer de cette expérience, à l’aune des outils technologiques, économiques – les banques centrales comme trous noirs économiques qui absorbent & compensent sans conséquences toutes les pertes du monde de la finance – la dissymétrie des rapports de forces entre le peuple – ceux sur lesquels s’exèrcent les pouvoirs et qui n’en retournent aucun – et les décideurs n’a jamais été aussi prononcée.
    Le monde des idées est riche, comme jamais, des alternatives, d’autres sociétés possibles – mais tellement démunie quant à lever des armées, à faire que les 90% se reconnaissent enfin dans une communauté d’exploités.

  47. Quoi c’est déja fini l’apocalypse ? ils ont déja trouvé un traitement ? Moi je commençais à m’y habituer au confinement , j’etais bien peinard , j’ai tout ce que je veux , mes coquillettes mon pinard et tout , va falloir retourner au boulot alors ?

    1. Tu vois bernard,

      Sous une question posée sur un ton joviale, je voudrais livrer une confession un peu dans ce sens, que je lis sous tes propos.

      Il y a au moins 40 que je t’attends ce moment très particulier où tout s’arrête, tout. Partout, quasiment partout, enfin dans notre environnement à large échelle et sur une grande profondeur. Moi aussi, ce confinement me va bien pour un aspect très particulier de la chose.

      D’abord je pense comme Pascal, que le grand malheur de l’homme est de ne pas savoir vivre dans sa chambre.

      Donc je disais, j’attendais ce moment, ou chacun serait obligé de rester avec soi même, que le silence se ferait, et le dehors ne serait plus perturber ou presque par les va et vient incessants de la futilité.

      Malheureusement cela se fait aux prix de départs définitifs vers la tranquillité éternelle de nombre de nos semblables. Qu’ils ne partent donc pas pour rien !

      De cette pause momentanée, me semble-t-il devrait pour chacun jaillir devant ses yeux l’essentiel (c’est ma vision) :

      – Un toit, à manger, à boire, de l’échange et de l’affection. Tout cela dans un monde déjà occupé par d’autres espèces vivante, on peut enfin réentendre toute la journée même en ville les oiseaux, les cloches, le pas des gens, les paroles des gens qui marchent…

      De cette pause j’attends beaucoup en fait. Mais déjà les vieux démons, luttent de toutes leurs forces pour continuer leur massacre, on les entends, partout, même Musk, cette icône dorée stupide high tech, est aux aboies et montre son vrai visage.

      Pas besoin de violence, ni de manifestation, ni de révolution. Restons chez nous, encore un peu, ça les tuera tous.

      (Bien entendu, je ne suis pas totalement naïf, et c’est très dur déjà pour beaucoup, déjà trop dur, et certains sont au front dehors, santé, distribution, transport, énergie, télécom …) mais la masse critique pour achever ce système sans détruire les infrastructures dont nous avons tous besoin, est là. Juste là, il suffit qu’elle tienne la durée que le côté sanitaire nous impose…

      Je rêve certainement par manque de sommeil,

      A plus

    2. « Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours sur la « bénédiction du travail », je vois la même arrière pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, ce qu’on sent aujourd’hui, à la vue du travail – on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir – , qu’un tel travail constitue la meilleure des polices, qu’il tient chacun en bride et s’entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l’amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme la divinité suprême. – Et puis ! épouvante ! Le « travailleur », justement, est devenu dangereux ! Le monde fourmille d’« individus dangereux » ! Et derrière eux, le danger des dangers – l’individuum* ! (…) Êtes-vous complices de la folie actuelle des nations qui ne pensent qu’à produire le plus possible et à s’enrichir le plus possible ? Votre tâche serait de leur présenter l’addition négative : quelles énormes sommes de valeur intérieure sont gaspillées pour une fin aussi extérieure ! Mais qu’est devenue votre valeur intérieure si vous ne savez plus ce que c’est que respirer librement ? si vous n’avez même pas un minimum de maîtrise de vous-même ? »
      Nietzsche, Aurore

      1. Nietzsche peut-il être lu comme l’autre réponse à la nature névrosée de la société bourgeoise (devenant républicaine) de la fin du XIXème siècle ?
        La réponse de référence étant bien sûr celle de Freud.
        Mais je me référais au « Tyrannies de l’intimité » de Richard Sennett, qui voit dans la mise en avant de codes ambigus dans la vie sociale comme une source majeure ce cette société névrosée. Ces codes ne permettent plus aux femmes notamment d’avoir confiance dans la représentation qu’elles ont d’elles-mêmes, appréhendant la perception qu’en auront les autres. Du coup une forme de complicité sociale doit bien exister pour que cet inconfort perdure. Le travail tel que critiquée par Nietzsche ne participe-t-il pas d’une telle complicité sociale ? Groucho me susurre que oui.

      2. Oui oui oui !

        Il était barjot mais quelles fulgurances parfois…

        C’est sans doute pour ça que certains ne souffriront pas du confinement. Une fois ôté le seul truc vraiment pourri de leur existence : le taf ! Tout ce temps perdu, toute cette énergie dépensée en vain pour produire des trucs inutiles qui enrichissent des porcs.

        Enfermé dans 27m2 et enfin libre ?!

        Des nouvelles de Pierre-Yves ? De Dissonance ?

        Une grippe à Toulouse, une grippe en Hollande, une grippe en Bretagne… pour l’instant bénignes. La tranche d’âge n’est pas encore critique mais ça frappe partout et sans considération de revenus…

  48. « Nous sommes vos ancêtres, au même titre que les pierres et les algues, et bien plus que les singes. Nous sommes partout où vous êtes et là où vous n’êtes pas aussi. Tant pis pour vous, si vous ne voyez dans l’univers que ce qui est à votre semblance ! Mais surtout, cessez de dire que c’est moi qui vous tue. Vous ne mourez pas de mon action sur vos tissus, mais de l’absence de soin de vos semblables. Si vous n’aviez pas été aussi rapaces entre vous que vous l’avez été avec tout ce qui vit sur cette planète, vous auriez encore assez de lits, d’infirmières et de respirateurs pour survivre aux dégâts que je pratique dans vos poumons.  »
    Monologue du virus :
    https://lundi.am/Monologue-du-virus

  49. Au moins, les riches n’ont pas raté l’occasion de passer pour des salopiauds:

    https://www.vox.com/2020/3/20/21188144/senators-dumping-stock-as-market-tanks

    Senators allegedly dumping stock as the market tanks is why some people think senators shouldn’t own stock
    As the economy slides toward a recession, some senators have already sold their stocks.

    Rassurez vous, l’ordre de grandeur n’est « que » le million de $.
    Et un des sénateurs n’est « que » membre du « Intelligence Committee » qui suivait le coronavirus au Sénat et disposait d’anticipation à ce titre.
    Et l’autre a pour conjoint le chef du NYSE (la bourse de Wall Street), et a acheté des actions d’un boite sur le télétravail.

    Allez, hop, au boulot dans une maison de retraite ou mieux au ménage d’une prison. Avec un demi masque par semaine quand même restons humains.

    1. Hmmm, c’est pas Akinator ce site.

      Il me conseille d’aller consulter… 😛

      Je m’en serais un peu douter. Tu coches un seul signe et si tu as > à 50 ans ====> conseil de voir son médecin !

      Gros algorithme c’est sur.

  50. On parle beaucoup de masques (17 fois dans ce fil) mais très peu des gants (zéro pour ce fil.) Est-ce parce que ça ne sert pas à grand chose ou parce que ça se voit moins?

     Vu que beaucoup de gens on des gants de ménage, de jardin, de bricolage, etc, c’est peut-être très dommage ? 

    Où se servir de gants ?
    Quand se servir de gants ? 
    Comment se servir de gants ?
    Pourquoi se servir de gants ?

    Excellent article à propos des masques: https://www.lemonde.fr/international/article/2020/03/21/le-denigrement-du-masque-en-europe-suscite-la-consternation-en-asie_6033926_3210.html 
     

    1. Le lien semble ne pas fonctionner. Le texte :

      Le dénigrement du masque en Europe suscite la consternation en Asie

      Le port préventif du masque a contribué à juguler les contaminations dans les pays développés d’Extrême-Orient, où l’appel à ne pas en porter en France si l’on n’est pas malade est vu comme une grave erreur.

      Par Brice Pedroletti Publié hier à 08h00, mis à jour à 05h14

      Dans les rues de Taipei, à Taïwan, le 5 mars. CHIANG YING-YING / AP

      Le confinement généralisé de la population en France, après l’Italie et l’Espagne, rend perplexes les pays développés d’Asie. Ceux-ci voient tout à coup des sociétés aux économies sophistiquées n’avoir comme seule solution pour contrer l’explosion des contaminations que de recourir à une méthode primitive, au coût économique immense, que seule la Chine autoritaire, la première touchée par l’épidémie, a dû mettre en œuvre.

      En serions-nous arrivés là si nous n’avions pas regardé de haut les mesures prophylactiques mises en place par les tigres asiatiques ? Celles-là même qui ont permis à Taïwan, Hongkong, la Corée du Sud et Singapour, et aussi, jusqu’à aujourd’hui le Japon, de se protéger d’une propagation exponentielle du virus. Voire, comme pour la Corée du Sud, de la juguler.

      Une telle riposte, aux allures de ratage, laisse aujourd’hui un goût amer à ces pays qui doivent désormais se barricader contre l’arrivée de personnes infectées, venues non plus de Chine directement, mais de pays contaminés dans un deuxième temps.

      Article réservé à nos abonnés Lire aussi Taïwan se veut un modèle dans la lutte contre le coronavirus
      Tous ces Etats asiatiques ont tiré des leçons de l’épisode de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) survenu en 2003, du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) en 2015 et de plusieurs accès de grippe aviaire. Les aéroports de la région s’étaient alors dotés de caméras infrarouges mesurant la température des passagers, une mesure écartée en France au prétexte que « son efficacité n’est pas prouvée ». Les voyageurs ont pris l’habitude de remplir des formulaires de santé pour les remettre à des préposés en blouse blanche.

      Face à l’épidémie de Covid-19, ces protocoles ont été très vite activés et enrichis de nouveaux dispositifs, afin d’établir la traçabilité des personnes déclarées plus tard infectées. Des mises en quarantaine ont ciblé les individus venant de zones infectées, ainsi que des restrictions à l’entrée du territoire – du moins à Taïwan, Hongkong et Singapour.

      La mise à disposition de gels hydroalcooliques dans les lieux publics et la désinfection régulière des surfaces ont été la règle depuis le début. Enfin, les gouvernements se sont vite assurés que des masques étaient disponibles – tout en en réservant suffisamment, et de qualité supérieure, au personnel médical. Certains pays comme la Corée du Sud ont misé sur le dépistage massif, avec succès.

      Mode de confinement ambulant

      En France, comme dans le reste du Vieux Continent, cette chaîne prophylactique est largement incomplète, du moins vue d’Asie. Ainsi du port préventif du masque, qui n’est autre qu’un mode de confinement ambulant et individuel très largement présent dans la panoplie de la région.

      A Hongkong, le microbiologiste Yuen Kwok-yung qui conseille le gouvernement de la région autonome et a fait partie de la délégation de scientifiques qui a visité la ville chinoise de Wuhan en janvier, épicentre de l’épidémie, a immédiatement préconisé le port « universel » du masque du fait des caractéristiques du virus, très présent dans la salive : pour se protéger soi, mais aussi les autres, en raison de la contagiosité de personnes asymptomatiques ou ressentant peu de symptômes.

      Le masque relève en Asie du « bon sens » : une rame de métro bondée où des gens discutent entre eux, soupirent et toussent est le scénario idéal de propagation de l’infection. Dans les villes chinoises, il est ainsi devenu au plus fort de l’épidémie interdit de se déplacer sans masque – ce qui a permis d’autoriser les sorties, tout en régulant leur fréquence au niveau de chaque immeuble. « Vous voulez stopper l’épidémie ? Mettez un masque ! », a lancé Hu Shuli, la fondatrice du site d’information chinois Caixin, dans un édito daté du 19 mars à l’attention des Occidentaux.

      Née il y a des décennies au Japon, où c’est une politesse pour les gens se sentant malades d’en porter, la culture du masque s’est généralisée lors de la crise du SRAS dans toute l’Asie du Nord-Est. En Chine, la pollution de l’air en a fait un attribut normal du citadin, qui en fait des réserves chez lui.

      Aussi, les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), reprises par les pouvoirs publics en France, de n’en porter que si l’on est « malade » ont dérouté en Asie, tout comme l’argument selon lequel les différentes normes de masques rendent compliquée son utilisation.

      Résultat du déni initial

      Cela a nourri une culture du déni, et du dénigrement : des vidéos d’incidents montrant des Asiatiques conspués précisément parce qu’ils portaient des masques dans le métro à Paris ont profondément choqué en Asie. Comme le fait que le personnel en contact avec le public français – les policiers, les caissières, les serveurs et le personnel médical non urgentiste – susceptible de propager le virus n’en porte pas. Le port de masque est même parfois proscrit pour le personnel de vente en France par crainte de « faire fuir le client » – l’inverse de l’Asie où un vendeur sans masque indispose.

      L’autre argument mis en avant en Europe est de prévenir la pénurie de masques pour le personnel médical. Or, celle-ci a bien lieu, alors que la Chine a rétabli ses stocks et souhaite en livrer aux Etats européens. Les pays d’Asie ont connu des difficultés d’approvisionnement en masques en janvier. La Corée du Sud a mis en place des mesures de rationnement. D’autres ont dopé leurs productions face à la demande.

      A Hongkong, des fabriques ont surgi pour en confectionner. A Taïwan, des associations industrielles ont uni leurs forces pour monter soixante lignes de production en un mois. En Chine, General Motors et le constructeur de voitures électriques BYD ont décidé d’en fabriquer en masse. Une réponse dans l’urgence en forme de leçon pour l’Europe.

      1. On remarquera au passage que lorsqu’un(e) ministre de la santé fait son boulot en commandant en masse des vaccins et des masques , tout le monde se fout de sa gueule et hurle à la dépense inutile .

        Demandez à Roselyne Bachelot .

      2. « Née il y a des décennies au Japon, où c’est une politesse pour les gens se sentant malades d’en porter, la culture du masque s’est généralisée lors de la crise du SRAS dans toute l’Asie du Nord-Est. En Chine, la pollution de l’air en a fait un attribut normal du citadin, qui en fait des réserves chez lui. »

        Autant j’y crois pour les postillons et les éternuments (ça ne les arrête pas tous mais presque tous) autant recommender un simple masque de chirurgien pour arrêter la pollution me semble revenir à se moquer des gens (ça n’arrête presque rien voire rien du tout.)

        Bon, d’accord, ma grand-mère me faisait garder le « papier d’argent » pour envoyer des sous aux petits chinois.

  51. On rend hommage avec raison aux personnels soignants . J’ai de bonnes raison pour le confirmer pour le tester assez régulièrement depuis quelques années , avant mêm les situations inouïes .

    je veux ici rendre hommage aux personnels de l’éducation nationale qui déploient des trésors d’attention et de créativité pour aider les élèves dans les circonstances qu’on sait ,en l’illustrant par cette liste des actions conduites en continu dans un collège fréquenté par l’un de mes petits fils ( et qui a un site internet vachement bien foutu et tenu à jour) :

    https://clg-larguier-lagrandcombe.ac-montpellier.fr/les-questions-reponses-sur-la-fermeture-du-college-0

    J’étends d’ailleurs mon hommage à tous les fonctionnaires nationaux ou des collectivités locales , ainsi qu’aux agents des organismes para -publics ou associatifs , qui répondent présents dans la tourmente .

    Un coup de chapeau aussi aux cliniques privées qui jouent ( au moins de par chez nous ) à fond la solidarité et le partage du fardeau avec le secteur public .

  52. Yuval Noah Harari: the world after coronavirus

    […]

    The emergency pudding

    One of the problems we face in working out where we stand on surveillance is that none of us know exactly how we are being surveilled, and what the coming years might bring. Surveillance technology is developing at breakneck speed, and what seemed science-fiction 10 years ago is today old news. As a thought experiment, consider a hypothetical government that demands that every citizen wears a biometric bracelet that monitors body temperature and heart-rate 24 hours a day.

    The resulting data is hoarded and analysed by government algorithms. The algorithms will know that you are sick even before you know it, and they will also know where you have been, and who you have met. The chains of infection could be drastically shortened, and even cut altogether. Such a system could arguably stop the epidemic in its tracks within days. Sounds wonderful, right?

    The downside is, of course, that this would give legitimacy to a terrifying new surveillance system.

    If you know, for example, that I clicked on a Fox News link rather than a CNN link, that can teach you something about my political views and perhaps even my personality. But if you can monitor what happens to my body temperature, blood pressure and heart-rate as I watch the video clip, you can learn what makes me laugh, what makes me cry, and what makes me really, really angry. It is crucial to remember that anger, joy, boredom and love are biological phenomena just like fever and a cough. The same technology that identifies coughs could also identify laughs.

    If corporations and governments start harvesting our biometric data en masse, they can get to know us far better than we know ourselves, and they can then not just predict our feelings but also manipulate our feelings and sell us anything they want — be it a product or a politician.

    Biometric monitoring would make Cambridge Analytica’s data hacking tactics look like something from the Stone Age. Imagine North Korea in 2030, when every citizen has to wear a biometric bracelet 24 hours a day. If you listen to a speech by the Great Leader and the bracelet picks up the tell-tale signs of anger, you are done for.

    You could, of course, make the case for biometric surveillance as a temporary measure taken during a state of emergency. It would go away once the emergency is over.

    But temporary measures have a nasty habit of outlasting emergencies, especially as there is always a new emergency lurking on the horizon. My home country of Israel, for example, declared a state of emergency during its 1948 War of Independence, which justified a range of temporary measures from press censorship and land confiscation to special regulations for making pudding (I kid you not).

    The War of Independence has long been won, but Israel never declared the emergency over, and has failed to abolish many of the “temporary” measures of 1948 (the emergency pudding decree was mercifully abolished in 2011).

    Even when infections from coronavirus are down to zero, some data-hungry governments could argue they needed to keep the biometric surveillance systems in place because they fear a second wave of coronavirus, or because there is a new Ebola strain evolving in central Africa, or because . . . you get the idea. A big battle has been raging in recent years over our privacy.

    The coronavirus crisis could be the battle’s tipping point. For when people are given a choice between privacy and health, they will usually choose health.

    1. S’il y a des classes sociales,
      Si certaines sont conscientes d’elles-mêmes,
      S’il y a une guerre des classes,
      Et que le but de tout bidule est de persévérer dans son être,
      Alors tous les moyens sont bons.

      Capture du pouvoir, captation des postes et subséquemment des compétences supposées et de l’autorité conférée, écriture des lois par des représentants des deux présupposés précédents et plus tactiquement ouverture de fronts simultanés, saisies des opportunités, etc.

      C’était mon point, ça relate un état de fait, quelque chose qui intervient plus bas dans la chaîne. Pas au principe et pas comme « intention première » mais comme « opportunité » supplémentaire.

      Sinon avec les lois « travail », « retraite », « chômage », on était conscients et pas stupéfiés (hors avance à marche forcée et diversité des fronts) mais c’est passé quand même…

      (Ceci dit les images des marchés balisés par des barrières, les espaces entre les gens et des policiers masqués qui les font respecter, même les pires dystopies n’ont osé les rêver en 48h !)

  53. Traduction (pour moi et pour d’autres au cas où)

    Yuval Noah Harari : le monde après le coronavirus

    […]

    Le « pudding » d’urgence

    L’un des problèmes auxquels nous sommes confrontés pour déterminer notre position en matière de surveillance est qu’aucun d’entre nous ne sait exactement comment nous sommes surveillés et ce que les années à venir pourraient nous apporter. La technologie de la surveillance se développe à une vitesse fulgurante et ce qui semblait de la science-fiction il y a dix ans n’est plus d’actualité aujourd’hui. À titre d’expérience de réflexion, considérons un gouvernement hypothétique qui exige que chaque citoyen porte un bracelet biométrique qui surveille la température du corps et le rythme cardiaque 24 heures sur 24.

    Les données qui en résultent sont accumulées et analysées par les algorithmes du gouvernement. Les algorithmes sauront que vous êtes malade avant même que vous ne le sachiez, et ils sauront également où vous avez été et qui vous avez rencontré. Les chaînes d’infection pourraient être considérablement raccourcies, voire carrément coupées. Un tel système pourrait sans doute stopper l’épidémie en quelques jours. Cela semble merveilleux, n’est-ce pas ?

    L’inconvénient est, bien sûr, que cela donnerait une légitimité à un nouveau système de surveillance terrifiant.

    Si vous savez, par exemple, que j’ai cliqué sur un lien de Fox News plutôt que sur un lien de CNN, cela peut vous apprendre quelque chose sur mes opinions politiques et peut-être même sur ma personnalité. Mais si vous pouvez surveiller ce qui arrive à ma température corporelle, à ma tension artérielle et à mon rythme cardiaque pendant que je regarde le clip vidéo, vous pouvez apprendre ce qui me fait rire, ce qui me fait pleurer et ce qui me met vraiment, vraiment en colère. Il est crucial de se rappeler que la colère, la joie, l’ennui et l’amour sont des phénomènes biologiques tout comme la fièvre et la toux. La même technologie qui identifie la toux pourrait aussi identifier le rire.

    Si les entreprises et les gouvernements commencent à récolter nos données biométriques en masse, ils peuvent apprendre à nous connaître bien mieux que nous ne nous connaissons nous-mêmes, et ils peuvent alors non seulement prédire nos sentiments mais aussi les manipuler et nous vendre tout ce qu’ils veulent – que ce soit un produit ou un politicien.

    Grâce à la surveillance biométrique, les tactiques de piratage de données de Cambridge Analytica ressembleraient à quelque chose de l’âge de pierre. Imaginez la Corée du Nord en 2030, où chaque citoyen doit porter un bracelet biométrique 24 heures sur 24. Si vous écoutez un discours du Grand Leader et que le bracelet détecte les signes de colère, vous êtes fichu.

    Vous pouvez bien sûr plaider en faveur de la surveillance biométrique en tant que mesure temporaire prise pendant l’état d’urgence. Elle disparaîtrait une fois l’état d’urgence terminé.

    Mais les mesures temporaires ont la fâcheuse habitude de durer plus longtemps que les urgences, d’autant plus qu’une nouvelle urgence se profile toujours à l’horizon. Mon pays d’origine, Israël, par exemple, a déclaré l’état d’urgence pendant la guerre d’indépendance de 1948, ce qui a justifié toute une série de mesures temporaires allant de la censure de la presse et de la confiscation de terres à des réglementations spéciales pour la fabrication du pudding (je ne plaisante pas).

    La guerre d’indépendance a été gagnée depuis longtemps, mais Israël n’a jamais déclaré l’état d’urgence et n’a pas réussi à abolir bon nombre des mesures « temporaires » de 1948 (le décret d’urgence sur le pudding a été heureusement aboli en 2011).

    Même lorsque les infections par les coronavirus sont réduites à zéro, certains gouvernements avides de données pourraient faire valoir qu’ils doivent maintenir les systèmes de surveillance biométrique en place parce qu’ils craignent une deuxième vague de coronavirus, ou parce qu’une nouvelle souche d’Ebola est en train d’apparaître en Afrique centrale, ou encore parce que… vous comprenez l’idée. Ces dernières années, une grande bataille a fait rage au sujet de notre vie privée.

    La crise des coronavirus pourrait être le point de basculement de cette bataille. Car lorsque les gens ont le choix entre vie privée et santé, ils choisissent généralement la santé.

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

  54. Trois remarques:
    – le Covid-19 se réplique en consommant quelques femtowatts alors qu’un virus informatique a besoin de quelques watts.
    – La mise en application d’une contrainte physique sur un individu par l’État consomme des centaines de watts.
    – La Nature, vue par le prisme darwinien, applique des contraintes sur les individus, dont les infections virales font partie, pour « optimiser la symbiose » de tous les organismes vivants.

    Un État peuplé d’être vivant, comme les humains, qui tiendrait en laisse sa population dégénèrerait très rapidement en consommant beaucoup plus d’énergie que ses consoeurs.

    1. @ Un lecteur
      Georgescu-Roengen, sort de ce corps ! (ou Roddier).

      Sinon, Watt Sap, ça voudrait dire Puissance (énergie quoi) et Sève (sap en anglais, ah, l’érable canadien…)

      D’où la future défense et illustration d’humains qui échangent assez d’information montante et descendante (sève) pour limiter leur rebuts énergétiques (Watts CO2 PIB … jusqu’en 2019).
      Cette sève serait le fluide des « milieux associés » à la Stiegler/Simondon (et / Timiota le cas échéant, j’ai défendu ici ou là l’aviation civile et l’industrie des semi-conducteurs comme incarnation de ces milieux associés, assez indépendamment (pas 100%…) de la question de l’énergie).

      1. M’assimiler à un élève de Schumpeter qui fait de la écono-thermodynamique en dillétante <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Nicholas_Georgescu-Roegen"Nicholas_Georgescu-Roegen(sensation de déjà vue..), je me dis que j’émets les mauvais signaux! Roddier, je le lirai quand j’aurai un peu de temps.
        Concernant l’information et sa définition thermodynamique qu’utilise Shannon, je préfère Ouroboros, là au moins c’est explicite.
        Par contre je vous suis pour le semi-conducteur et l’aviation, deux domaines dans lesquels le top-down et le bottom-up se partage le gâteau.

  55. Le Monde: Article très utile pour les expatriés … mais réservé aux abonnés

    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/03/19/le-gouvernement-face-a-l-urgence-du-retour-de-110-000-francais-de-l-etranger_6033731_3210.html

    Cet article contient des informations extrêmement utiles aux 2 millions d’expatriés français et à leur famille, que les sites officiels risquent fort de ne pas présenter de manière aussi compacte et claire.

    En résumé les Affaires Étrangères, les consulats s’efforcent de récupérer les cas dramatiques, les touristes mais demandent aux résidents permanents d’attendre avant d’essayer de rentrer.

    Je me suis plein – sans résultat – de ce que l’article ci-dessus soit réservé aux abonnés. Si vous connaissez des gens importants au Monde n’hésitez pas à leur signaler la chose!

    Tant qu’à faire, sachez aussi que:

    « Les expatriés de retour en France, pendant la crise sanitaire, pourront accéder directement à la Sécurité sociale : l’Assemblée nationale a également voté dans la nuit de samedi à dimanche la suspension du délai de carence de trois mois (pour bénéficier de l’assurance-maladie) habituellement imposé aux Français après un long séjour à l’étranger. C’est le gouvernement qui a soumis cet amendement lors de l’examen du projet de loi d’urgence. La mesure pourra être précisée par décret, mais elle permet à ce stade de déroger à ce système de carence entre le 1er mars et le 1er juin. »

    1. Je ne comprends pas que le Monde ne soit pas en lecture gratuite, sur tout ce qui touche à ce sujet, mais en même temps, plus rien ne me surprend, et tous font ainsi…

      Sauf, le taulier ! Rendons lui hommage, amen !

      1. Cela fait un peu mal au c…l de le dire, mais le site d’un célèbre grand journal français de doite est très bien et en très grande partie en accès libre sur le Covid-19.

      2. Arkao,

        Tu serais surpris de voir les réactions de ce que l’on appelle certains conservateurs de droite (sociale il est vrai) et de certains libéraux de gauches dans cette crise. Assez édifiant, sur le proverbe l’habit ne fait pas le moine.

      3. @CloClo
        Non, pas surpris.
        J’ai été bien vaccinés par l’exemple de ceux qui ont choisi la résistance ou la collaboration pendant la Deuxième Guerre mondiale.

    2. …  » Les expatriés de retour en France, pendant la crise sanitaire, pourront accéder directement à la Sécurité sociale  » …
      J’ai lu aussi qu’on allait réexaminer leur situation fiscale et leur réclamer les cotisations de sécu, sociales et suppléments d’imposition forfaitaire sur les 5 dernières années…… allo..? allo…? oui , oui ,..!?..on me dit dans l’oreillette que je me suis trompé de dépêche.. passons donc au sport pour la suite du journal ….

  56. Petit lexique a l’intention des étrangers voulant comprendre le président de tous les Français :
    – Confinement : Grossièreté synonyme de grève nationale contre la mobilité.
    – Le peuple : Ouvriers incapables de traverser la route.
    – Allocution présidentielle : Discours solennel en prévision des prochaines élections.
    – État-providence : un État qui rapporte plus qu’il ne coûte.
    – …
    La distance qui sépare Trumpland de Microland fond comme neige au soleil.

  57. Harari (suite)

    La police du savon

    Demander aux gens de choisir entre vie privée et santé est, en fait, la racine même du problème. Car il s’agit d’un faux choix. Nous pouvons et devons jouir à la fois de la vie privée et de la santé. Nous pouvons choisir de protéger notre santé et de mettre un terme à l’épidémie de coronavirus non pas en instituant des régimes de surveillance totalitaires, mais plutôt en donnant aux citoyens les moyens d’agir. Ces dernières semaines, certains des efforts les plus fructueux pour contenir l’épidémie de coronavirus ont été orchestrés par la Corée du Sud, Taiwan et Singapour. Si ces pays ont fait un certain usage des applications de suivi, ils se sont beaucoup plus appuyés sur des tests approfondis, sur des rapports honnêtes et sur la coopération volontaire d’un public bien informé. 

    La surveillance centralisée et les sanctions sévères ne sont pas les seuls moyens de faire respecter les directives bénéfiques. Lorsque les gens sont informés des faits scientifiques, et lorsqu’ils font confiance aux autorités publiques pour leur communiquer ces faits, les citoyens peuvent faire ce qu’il faut, même sans qu’un Big Brother veille sur eux. Une population motivée et bien informée est généralement beaucoup plus puissante et efficace qu’une population policée et ignorante. 

    Pensez, par exemple, à vous laver les mains avec du savon. C’est l’un des plus grands progrès jamais réalisés en matière d’hygiène humaine. Cette simple action permet de sauver des millions de vies chaque année. Bien que nous le considérions comme allant de soi, ce n’est qu’au XIXe siècle que les scientifiques ont découvert l’importance du lavage des mains au savon. Auparavant, même les médecins et les infirmières passaient d’une opération chirurgicale à l’autre sans se laver les mains. Aujourd’hui, des milliards de personnes se lavent quotidiennement les mains, non pas parce qu’elles ont peur de la police du savon, mais plutôt parce qu’elles comprennent les faits. Je me lave les mains avec du savon parce que j’ai entendu parler des virus et des bactéries, je comprends que ces minuscules organismes causent des maladies et je sais que le savon peut les éliminer. 

    Mais pour atteindre un tel niveau de coopération et de conformité, il faut de la confiance. Les gens doivent faire confiance à la science, aux autorités publiques et aux médias. Ces dernières années, des politiciens irresponsables ont délibérément sapé la confiance dans la science, dans les autorités publiques et dans les médias. Aujourd’hui, ces mêmes politiciens irresponsables pourraient être tentés de prendre la voie rapide de l’autoritarisme, en arguant du fait qu’on ne peut tout simplement pas faire confiance au public pour faire ce qui est juste. 

    Normalement, la confiance qui a été érodée pendant des années ne peut pas être reconstruite du jour au lendemain. Mais nous ne vivons pas en temps normal. Dans un moment de crise, les esprits aussi peuvent changer rapidement. Vous pouvez avoir des disputes amères avec vos frères et sœurs pendant des années, mais lorsqu’une urgence survient, vous découvrez soudain un réservoir caché de confiance et d’amitié, et vous vous précipitez pour vous aider les uns les autres. Au lieu de mettre en place un régime de surveillance, il n’est pas trop tard pour rétablir la confiance des gens dans la science, dans les autorités publiques et dans les médias. Nous devrions certainement aussi utiliser les nouvelles technologies, mais ces technologies devraient donner du pouvoir aux citoyens. Je suis tout à fait favorable à la surveillance de ma température corporelle et de ma tension artérielle, mais ces données ne devraient pas être utilisées pour créer un gouvernement tout puissant. Au contraire, ces données devraient me permettre de faire des choix personnels plus éclairés, et aussi de tenir le gouvernement responsable de ses décisions. 

    Si je pouvais suivre mon propre état de santé 24 heures sur 24, je saurais non seulement si je suis devenu un danger pour la santé des autres, mais aussi quelles sont les habitudes qui contribuent à ma santé. Et si je pouvais accéder à des statistiques fiables sur la propagation du coronavirus et les analyser, je serais en mesure de juger si le gouvernement me dit la vérité et s’il adopte les bonnes politiques pour lutter contre l’épidémie. Chaque fois que l’on parle de surveillance, il faut se rappeler que la même technologie de surveillance peut généralement être utilisée non seulement par les gouvernements pour surveiller les individus – mais aussi par les individus pour surveiller les gouvernements. 

    L’épidémie de coronavirus est donc un test majeur de citoyenneté. Dans les jours à venir, chacun d’entre nous devrait choisir de faire confiance aux données scientifiques et aux experts de la santé plutôt qu’aux théories de conspiration infondées et aux politiciens égoïstes. Si nous ne faisons pas le bon choix, nous pourrions nous retrouver à renoncer à nos libertés les plus précieuses, en pensant que c’est le seul moyen de préserver notre santé.

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

    1. Je dois réagir…

      Monsieur Harari est bien gentil, sauf que la science en laquelle le public doit avoir confiance est hélas ! minée de tout côté ; le débat que nous avons sur l’autre file du Blog de Paul Jorion concernant la chloroquine en est d’ailleurs un exemple flagrant…

      Comme lors des guerres précédentes, on n’empêche toujours pas à certains chercheurs de vouloir tirer profit de la situation, et en cela, n’importe quel public, même peu informé, ne l’oubliera jamais…

      Non. Ce sur quoi il faudrait mettre l’accent, c’est le rétablissement immédiat, dans le monde entier, de la libre circulation des informations et des données de la science, de sorte que le débat collectif puisse enfin se mettre en place sur tous les continents, sur tous ces sujets, les technologies nous apportant alors tous les moyens nécessaires à ce débat, tout en muselant une bonne fois pour toute la propagande lobbyiste de masse.

      Monsieur Harari parle de test majeur de citoyenneté en excluant de ce test l’ensemble de la communauté scientifique elle-même, comme si il était tacitement établi pour cette catégorie de personnes. Or non, ce n’est absolument pas le cas. Ce sont donc les scientifiques eux-mêmes qui doivent faire les premiers, la preuve de leur citoyenneté au regard de l’urgence systémique en cours, en commençant par libérer unanimement l’ensemble des informations et des données de la science.

      Tout cela n’aurait jamais dû se monnayer par le passé, et ne doit surtout pas se monnayer aujourd’hui et encore moins dans les jours prochains. La gratuité s’impose donc d’elle-même ici ! C’est bel et bien une question de survie !

      Tant que rien ne sera fait en ce sens, les populations n’ont pas à recevoir des leçons de ce type qui de toute façon ne produiront pas le résultat attendu dans ces conditions, et conduiront inévitablement vers toujours plus d’autorité hélas ! d’ores et déjà nécessaire de la part de l’Etat français par exemple ; ce que la Chine sait quant à elle, bel et bien anticiper avec toute l’efficacité qu’on lui connaît, la Chine étant experte internationale dans la non libération des informations et des données de la science auprès de sa population, du fait des politiques mises en oeuvre au sein de son propre secteur privé d’ores et déjà sous contrôle…

      A l’inverse, le débat collectif abondamment nourri sans attendre des informations et des données de la science pourrait enfin avoir lieu, et produirait le choc nécessaire désormais tant espéré !

      Alors voilà, et Monsieur Harari, tout comme beaucoup d’autres scientifiques d’ailleurs, ici ou ailleurs, quelles que soient leurs spécialités, feraient bien de laisser humblement leurs galons et leurs titres au vestiaire !

      Car cette crise est aussi la leur ! Le fruit de décennies d’erreurs accumulées. Il n’est donc jamais trop tard pour se remettre une bonne fois pour toutes en question publiquement.

      C’est le moment où jamais…

      1. Le 26 avril 1986, le réacteur numéro quatre de la centrale nucléaire de
        > Tchernobyl explosait. C’était une autre catastrophe, qui créait elle
        > aussi un effet de sidération. Plus de 100.000 personnes étaient alors
        > évacuées de la région entourant la centrale. Cette explosion du réacteur
        > a provoqué une contamination massive par césium et strontium pour
        > plusieurs centaines d’années, et par plutonium et radio-nucléides à vie
        > longue pendant plusieurs milliers d’années. Le « nuage » a survolé
        > l’ensemble du continent européen, disséminant une contamination massive
        > au-delà des frontières. Il a même saturé l’atmosphère de la planète en
        > radioactivité. 150.000 km² sont contaminés à plus de 37.000 becquerels
        > de césium 137/m². Un quart de la Biélorussie est fortement contaminé.
        > L’Ukraine et la Russie sont également très touchées. Une zone étendue
        > autour de la centrale a même été baptisée « zone d’exclusion » et reste
        > interdite. C’est en fait un territoire invivable qui se découvre où huit
        > millions d’habitants et d’habitantes doivent s’adapter pour survivre en
        > zone contaminée. L’eau, la terre et le bétail sont contaminés dans une
        > région essentiellement agricole. La vie est placée sous le signe de la
        > contamination. La « vie sous contrainte radiologique » est testée comme
        > dans un immense labo. Les experts ne sont pas des poètes.
        >
        > Quelques antinucléaires s’auto-organisent alors au sein du Comité
        > Irradiés de tous les pays unissons-nous. Les analyses qu’ils font alors
        > du rôle de l’Etat et des nucléocrates en situation de gestion de crise
        > sont parfaitement concordantes avec la situation actuelle. Il était
        > alors affirmé que :
        > « le nucléaire a placé les individus dans une situation de plus grande
        > dépendance par rapport à l’Etat. Après leur avoir imposé ces monstres
        > que sont les centrales et autres lieux de production et de stockage de
        > matières fissiles, il se présente comme la seule force ayant les moyens
        > sinon d’empêcher, du moins de juguler leurs principes, et recommande à
        > tout un chacun de le laisser s’occuper de la sécurité, sans discuter la
        > moindre des décisions prises au nom de cette sécurité. C’est ainsi que
        > l’Etat et les nucléaristes, ayant mené l’humanité à un stade
        > d’insécurité jamais atteint auparavant, se prétendent les seuls
        > habilités à protéger l’humanité des dangers dont ils sont la cause.
        > Partout, ils se présentent comme l’unique recours possible contre la
        > dégradation, qu’ils produisent, des conditions d’existence, et invitent
        > les populations à venir se ranger en bon ordre sous leur bouclier
        > fissuré. Ce qui reste de réactions humaines, de réflexes de solidarité,
        > en cas de catastrophes est transformé en participation civique à un
        > processus dont l’Etat reste le maître exclusif. S’il suggère aux
        > individus de se jeter aveuglément dans ses bras salvateurs, c’est avec
        > la force de sa police et de son armée, par le quadrillage militaire des
        > régions et la déportation ou le « confinement » des populations, seules
        > solutions qu’il ait prévues en cas de catastrophe. C’est d’ailleurs bien
        > normal puisque le même déploiement militaro-policier sert déjà à
        > réprimer les révoltes des « citoyens » bafoués contre les décisions qui
        > les affectent. »

  58. « Aujourd’hui, des milliards de personnes se lavent quotidiennement les mains, non pas parce qu’elles ont peur de la police du savon, mais plutôt parce qu’elles comprennent les faits. Je me lave les mains avec du savon parce que j’ai entendu parler des virus et des bactéries, je comprends que ces minuscules organismes causent des maladies et je sais que le savon peut les éliminer. « 

    C’est un peu plus compliqué en ce qui concerne la science: au début l’utilité de se laver les mains a en effet du être acceptée par les médecins et les profs sur une base scientifique. Ensuite c’est passé par « arrête de discuter et va te laver les mains, sinon… » Moi on m’avait fait croire que le savon tuait les microbes, mais depuis peu de temps j’ai appris qu’il ne sert qu’à décoller les microbes de la peau et qu’en conséquence il faut laisser ses mains dans le jet d’eau qui sort du robinet pendant plusieurs dizaines de secondes.

    Comme Harari le suggère ensuite c’est parce que les gens ont confiance les uns dans les autres (plutôt que d’avoir confiance dans des preuves et théories scientifiques) que des milliards d’entre eux se lavent désormais les mains.

    Ce système est loin d’être parfait comme le montre l’exemple des masques de chirurgiens que beaucoup croient capables d’arrêter la pollution mais si je comprends bien (enfin, et seulement à presque 80 ans, d’où l’intérêt qu’il y aurait à enseigner un peu d’anthropologie à l’école) l’imitation des gens en qui on a confiance est le meilleur moyen dont on dispose.

  59. Harari (suite et fin)

    Nous avons besoin d’un plan global

    Le deuxième choix important auquel nous sommes confrontés se situe entre l’isolement nationaliste et la solidarité mondiale. L’épidémie elle-même et la crise économique qui en résulte sont toutes deux des problèmes mondiaux. Ils ne peuvent être résolus efficacement que par une coopération mondiale. 

    Avant tout, pour vaincre le virus, nous devons partager l’information à l’échelle mondiale. C’est le grand avantage des humains sur les virus. Un coronavirus en Chine et un coronavirus aux États-Unis ne peuvent pas échanger des conseils sur la façon d’infecter les humains. Mais la Chine peut donner aux États-Unis de nombreuses et précieuses leçons sur les coronavirus et la manière de les combattre. Ce qu’un médecin italien découvre à Milan au petit matin pourrait bien sauver des vies à Téhéran dans la soirée. Lorsque le gouvernement britannique hésite entre plusieurs politiques, il peut demander conseil aux Coréens qui ont déjà été confrontés à un dilemme similaire il y a un mois. Mais pour cela, nous avons besoin d’un esprit de coopération et de confiance au niveau mondial. 

    Dans les jours à venir, chacun d’entre nous devrait choisir de faire confiance aux données scientifiques et aux experts de la santé plutôt qu’aux théories de conspiration infondées et aux politiciens égoïstes

    Les pays doivent être disposés à partager les informations ouvertement et à demander humblement des conseils, et doivent pouvoir faire confiance aux données et aux idées qu’ils reçoivent. Nous devons également déployer un effort mondial pour produire et distribuer du matériel médical, notamment des kits de test et des appareils respiratoires. Au lieu que chaque pays essaie de le faire au niveau local et accumule les équipements qu’il peut obtenir, un effort mondial coordonné pourrait accélérer considérablement la production et assurer une distribution plus équitable des équipements vitaux. Tout comme les pays nationalisent des industries clés pendant une guerre, la guerre humaine contre les coronavirus pourrait nous obliger à « humaniser » les chaînes de production cruciales. Un pays riche qui compte peu de cas de coronavirus devrait être prêt à envoyer du matériel précieux à un pays plus pauvre qui compte de nombreux cas, en ayant confiance que s’il a besoin d’aide par la suite, d’autres pays lui viendront en aide. 

    Nous pourrions envisager un effort mondial similaire pour mettre en commun le personnel médical. Les pays actuellement moins touchés pourraient envoyer du personnel médical dans les régions les plus touchées du monde, à la fois pour les aider dans les moments difficiles et pour acquérir une expérience précieuse. Si, plus tard, le centre de gravité de l’épidémie se déplace, l’aide pourrait commencer à circuler dans la direction opposée. 

    Une coopération mondiale est également indispensable sur le plan économique. Étant donné la nature mondiale de l’économie et des chaînes d’approvisionnement, si chaque gouvernement fait ce qu’il veut au mépris total des autres, il en résultera le chaos et une crise de plus en plus grave. Nous avons besoin d’un plan d’action mondial, et nous en avons besoin rapidement. 

    Une autre exigence est de parvenir à un accord mondial sur les voyages. La suspension de tous les voyages internationaux pendant des mois causera d’énormes difficultés et entravera la guerre contre le coronavirus. Les pays doivent coopérer afin de permettre au moins à un petit nombre de voyageurs essentiels de continuer à traverser les frontières : scientifiques, médecins, journalistes, hommes politiques, hommes d’affaires. Cela peut se faire en concluant un accord mondial sur le contrôle préalable des voyageurs par leur pays d’origine. Si vous savez que seuls les voyageurs soigneusement sélectionnés sont autorisés à prendre l’avion, vous serez plus enclin à les accepter dans votre pays. 

    Malheureusement, à l’heure actuelle, les pays ne font pratiquement rien de tout cela. Une paralysie collective s’est emparée de la communauté internationale. Il semble qu’il n’y ait pas d’adultes dans la salle. On aurait pu s’attendre à voir, il y a quelques semaines déjà, une réunion d’urgence des dirigeants du monde entier pour élaborer un plan d’action commun. Les dirigeants du G7 ont réussi à organiser une vidéoconférence cette semaine seulement, et cela n’a pas abouti à un tel plan. 

    Lors des précédentes crises mondiales, comme la crise financière de 2008 et l’épidémie d’Ebola de 2014, les États-Unis ont assumé le rôle de leader mondial. Mais l’administration américaine actuelle a renoncé à ce rôle de leader. Elle a fait savoir très clairement qu’elle se souciait de la grandeur de l’Amérique bien plus que de l’avenir de l’humanité. 

    Cette administration a abandonné même ses plus proches alliés. Lorsqu’elle a interdit tout voyage à partir de l’UE, elle n’a pas pris la peine de donner un préavis à l’UE, et encore moins de consulter l’UE sur cette mesure drastique. Elle a scandalisé l’Allemagne en offrant prétendument 1 milliard de dollars à une société pharmaceutique allemande pour acheter les droits de monopole sur un nouveau vaccin Covid-19. Même si l’administration actuelle finit par changer de tactique et par proposer un plan d’action mondial, rares sont ceux qui suivraient un dirigeant qui ne prend jamais ses responsabilités, qui n’admet jamais ses erreurs et qui s’attribue systématiquement tout le mérite de ses actes tout en laissant les autres en porter la responsabilité. 

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

    1. Qu’en pensez-vous Denis ?

      Voeu pieux ou orgueilleuse Babel ?

      Sinon que penser de l’exemple de la « communauté scientifique » en tant que telle ?

      1. Peut-être est-il utile de préciser que sur les quelques parties jouées à l’heure actuelle on n’a pris que des raclées…

    2. Considération intempestive encore, mais en 1988 :
      « Il faut pourtant ajouter, à cette liste des triomphes du pouvoir, un résultat pour lui négatif : un État, dans la gestion duquel s’installe durablement un grand déficit de connaissances historiques, ne peut plus être conduit stratégiquement. » Guy Debord, « Commentaires sur la société du spectacle ». Dans ce radeau de la Méduse où la planète a versée, le temps est passé de bavarder sur les moyens techniques de se protéger. Paul, les libéralistes d’aujourd’hui sont le cousins modernes des staliniens et des nazis : il faut dépasser l’État comme on on disait avant d’avoir si peur…
      « C’est lorsqu’on est surpris qu’il faut surprendre l’ennemi lui-même » (Sun-Tse, L’art de la guerre)

  60. Mon appel aux parents !
    Je viens de lire un article du Monde (18.03.2020) sur « La dépression en hausse chez les enfants » ─ cela indépendamment d’une certaine actualité anxiogène ; l’autre jour j’ai lu l’avis d’un psy qui disait en gros pour les parents confinés avec leurs gamins de ne pas leur tomber dessus pour les cours et les études.
    Je sais, je sais, si par exemple la Corée du Sud est devenue ce pays « d’élite » ─ nous regardons sur des écrans, des smartphones ou des tablettes Sam**ou L** des infos nous montrant leur succès dans la lutte anti-coronavirus ─, c’est aussi grâce à un effort éducatif massif (comme au Japon ou en Chine) mais qui souvent brise beaucoup d’enfants soumis à un tel stress compétitif.
    Mais j’ai connu mai 68 (OK boomer !). Rien à comparer pour sûr : l’arrêt des écoles, lycées ou universités fut festif ! Nous étions plutôt ‘déconfinés’ ! Par contre ce que je sais, c’est que manquer quelques semaines de cours n’a aucune importance en soi (je ne commenterais pas plus sur l’intérêt général de ce qui est enseigné de nos jours…, j’aggraverais mon cas). On s’en remet très bien !

    Je pense avec solidarité aux ados confinés avec leurs parents : c’est la double peine, il faut en plus qu’ils subissent leur pression due à l’impératif actuel : « travaille, sois performant et peut-être que tu auras un CDD renouvelable après 5 ans d’études… »
    Mon appel : « foutez-leur la paix ! »

    PS – par contre les chats sont très heureux d’avoir un couple de serviteurs confinés à demeure

    1. @Jacques Seignan
      🙂
      Mes voisins qui ont recueilli leurs grands enfants étudiants (et leurs conjoints du moment) ont ressorti du grenier les vieux jeux de sociétés d’antan.
      Sinon, l’historienne Laurence de Cocq, disciple de Freynet et blogueuse sur Médiapart, a lancé une plateforme pour recueillier les récits de confinés des enfants. Ecrire, partager.
      https://blogs.mediapart.fr/laurence-de-cock/blog/180320/chers-enfants-je-vous-ecris-de-je-ne-sais-ou
      P.S. Assurément, ce virus c’est un complot de l’internationale féline. Gratouilles et papouilles à volonté 🙂

    2. Oups! Rectificatif.
      Une enseignante me glisse dans le tuyau de l’oreille que dans les familles où papa et maman picolent et cognent, ça va pas être facile le confinement pour les p’tits. Et puis porno et Call of Duty toute la journée, c’est pas ce qu’il y a de mieux 🙁

      1. eh oui Arkao: situation amplificatrice des inégalités sociales…
        Je repense à l’autobiographie d’Édouard Louis …

  61. CONSEIL D’ETAT
    statuant
    au contentieux

    N° 439674
    __________

    SYNDICAT JEUNES MEDECINS
    __________

    Ordonnance du 22 mars 2020

    RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

    LE JUGE DES RÉFÉRÉS
    STATUANT DANS LES CONDITIONS PRÉVUES AU
    TROISIEME ALINEA DE L’ARTICLE L. 511-2 DU CODE DE JUSTICE ADMINISTRATIVE

    Vu la procédure suivante :

    Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 19 et 22 mars 2020 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, le syndicat Jeunes Médecins demande au juge des référés du Conseil d’Etat, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

    1°) d’enjoindre au Premier ministre et au ministre des solidarités et de la santé de prononcer un confinement total de la population par la mise en place de mesures visant à : – l’interdiction totale de sortir de son lieu de confinement sauf autorisation délivrée par un médecin pour motif médical ; – l’arrêt des transports en commun ; – l’arrêt des activités professionnelles non vitales (alimentaire, eau et énergie, domaines régaliens) ; – l’instauration d’un ravitaillement de la population dans des conditions sanitaires visant à assurer la sécurité des personnels chargés de ce ravitaillement ;

    2°) d’enjoindre au Premier Ministre et au ministre des solidarités et de la santé de prendre les mesures propres à assurer la production à échelle industrielle de tests de dépistage et de prendre les mesures réglementaires propres à assurer le dépistage des personnels médicaux.

    Il soutient que :

    la condition d’urgence est remplie eu égard au caractère préoccupant de la situation française, à l’augmentation exponentielle du nombre de patients infectés par le Covid-19, aux déclarations du directeur général de la santé qui évoque un doublement des cas tous les jours et à la mention de l’urgence dans les visas du décret du 16 mars 2020 ;

    il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie rappelé notamment par l’article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;

    les Français, notamment les professionnels de santé, sont exposés au risque de propagation du virus du fait de l’insuffisance des mesures de confinement prononcées par le décret du 16 mars 2020 ;

    les hôpitaux français risquent une saturation rapide de leurs services ;

    le confinement total de la population est justifié face à la pandémie du Covid-19 dès lors que cette mesure constitue, en l’état de la lutte contre le virus, une stratégie thérapeutique qui fonctionne ;

    il est nécessaire pour endiguer la progression du virus et permettre aux professionnels de santé de soigner les patients atteints dans les conditions les plus favorables possibles ;

    la réalisation de tests de dépistage constitue une mesure nécessaire afin de dépister le plus grand nombre de citoyens et de limiter la propagation du virus.

    Par un mémoire en intervention et un nouveau mémoire, enregistrés les 21 et 22 mars 2020, l’InterSyndicale nationale des internes (« l’ISNI ») conclut à ce qu’il soit fait droit aux conclusions de la requête. L’ISNI soutient que :

    son intervention est recevable ;

    la condition d’urgence est remplie dès lors que, d’une part, la situation sanitaire de la France est proche de la saturation et, d’autre part, la propagation du virus se poursuit nonobstant les mesures prévues par le décret du 16 mars 2020 ;

    l’insuffisance des mesures prévues par le décret du 16 mars 2020 porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie ;

    il est nécessaire d’aplatir la courbe des personnes contaminées, d’une part, afin d’éviter de devoir recourir à la priorisation dans la délivrance des soins et, d’autre part, compte tenu de la pénurie de matériel ;

    la carence de l’autorité publique dans la mise en œuvre de mesures sanitaires est établie du fait de l’absence de mesures proactives et anticipées.

    Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mars 2020, le ministre des solidarités et de la santé conclut au rejet de la requête. Il soutient que ne peut être retenue aucune carence de l’autorité publique de nature à constituer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale dès lors que les autorités administratives et sanitaires, tant nationales que locales, ont pris et continuent de prendre, compte tenu des connaissances et des projections scientifiques disponibles, les mesures appropriées et utiles pour éviter une saturation du système de santé et protéger les professionnels de santé comme l’ensemble de la population.

    Par un mémoire en intervention, enregistré le 21 mars 2020, M. Renaud Le Mailloux conclut, à titre principal, à ce qu’il soit fait droit aux conclusions de la requête et à ce que le Défenseur des droits soit invité à formuler des recommandations et, à titre subsidiaire, à ce que soit ordonné, d’une part, au Premier ministre de fournir, dans un délai de 48 heures à compter du prononcé de l’ordonnance, du gel hydroalcoolique et des masques pour l’ensemble des personnels médicaux et paramédicaux exerçant sur le territoire français, éventuellement sous astreinte et, d’autre part, toute mesure pour permettre un dépistage massif de la population française. Il soutient qu’il a intérêt à intervenir, que la condition d’urgence est remplie et qu’il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie, au droit de mener une vie privée et familiale normale et au droit à la santé.

    Par un mémoire en intervention, enregistré le 22 mars 2020, le Conseil national de l’Ordre des médecins conclut à ce qu’il soit fait droit aux conclusions de la requête. Il soutient qu’il a intérêt à intervenir et que les moyens de la requête sont fondés.

    La requête a été communiquée au Premier ministre qui n’a pas produit d’observations.

    Vu les autres pièces du dossier ;

    Vu :
    – la Constitution ;
    – la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
    – le code de la santé publique ;
    – le décret n° 2020-260 du 16 mars 2020 ;
    – le code de justice administrative ;

    Après avoir convoqué à une audience publique, d’une part, le syndicat Jeunes Médecins, l’ISNI et le Conseil national de l’ordre des médecins, d’autre part, le Premier ministre et le ministre des solidarités et de la santé ;

    Ont été entendus lors de l’audience publique du 22 mars 2020 à 11 heures :

    – Me Coudray, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, avocat du syndicat Jeunes Médecins ;

    – les représentants du syndicat Jeunes Médecins ;

    – Me Poupot, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, avocat du Conseil national de l’Ordre des médecins ;

    – les représentants de l’InterSyndicale nationale des internes ;

    – les représentants du ministre des solidarités et de la santé ;

    et à l’issue de laquelle l’instruction a été close.

    Considérant ce qui suit :

    Sur les interventions

    1. L’InterSyndicale Nationale des Internes (ISNI) et le Conseil National de l’Ordre des médecins (CNOM) justifient d’un intérêt suffisant pour intervenir au soutien de la requête du syndicat des jeunes médecins (SJM). Leur intervention est, par suite, recevable. Il en va de même de l’intervention de M. Le Mailloux.

    Sur le cadre juridique du litige :

    2. D’une part, le Premier ministre peut, en vertu de ses pouvoirs propres, édicter des mesures de police applicables à l’ensemble du territoire, en particulier en cas de circonstances exceptionnelles, telle une épidémie avérée, comme celle de covid-19 que connaît actuellement la France. En outre, aux termes de l’article L. 3131-1 du code de la santé publique : « En cas de menace sanitaire grave appelant des mesures d’urgence, notamment en cas de menace d’épidémie, le ministre chargé de la santé peut, par arrêté motivé, prescrire dans l’intérêt de la santé publique toute mesure proportionnée aux risques courus et appropriée aux circonstances de temps et de lieu afin de prévenir et de limiter les conséquences des menaces possibles sur la santé de la population./Le ministre peut habiliter le représentant de l’Etat territorialement compétent à prendre toutes les mesures d’application de ces dispositions, y compris des mesures individuelles. (…). » Sur ces fondements ont été pris, le 16 mars 2020 un décret portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus covid-19 et à partir du 4 mars plusieurs arrêtés du ministre de la santé. Enfin, le représentant de l’État dans le département et le maire disposent, dans les conditions et selon les modalités fixées en particulier par le code général des collectivités territoriales, du pouvoir d’adopter, dans le ressort du département ou de la commune, des mesures plus contraignantes permettant d’assurer la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques, notamment en cas d’épidémie et compte tenu du contexte local. Par ailleurs, le Parlement a été saisi d’un projet de loi pour faire face à l’épidémie de covid-19 permettant l’instauration d’un état d’urgence sanitaire.

    3. Dans cette situation, il appartient à ces différentes autorités de prendre, en vue de sauvegarder la santé de la population, toutes dispositions de nature à prévenir ou à limiter les effets de l’épidémie. Ces mesures, qui peuvent limiter l’exercice des droits et libertés fondamentaux, comme la liberté d’aller et venir, la liberté de réunion ou encore la liberté d’exercice d’une profession doivent, dans cette mesure, être nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif de sauvegarde de la santé publique qu’elles poursuivent.

    4. D’autre part, aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ».

    5. Le droit au respect de la vie, rappelé notamment par l’article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, constitue une liberté fondamentale au sens des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. Lorsque l’action ou la carence de l’autorité publique crée un danger caractérisé et imminent pour la vie des personnes, portant ainsi une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté fondamentale, le juge des référés peut, au titre de la procédure particulière prévue par cet article, prescrire toutes les mesures de nature à faire cesser le danger résultant de cette action ou de cette carence. Toutefois, ce juge ne peut, au titre de cette procédure particulière, qu’ordonner les mesures d’urgence qui lui apparaissent de nature à sauvegarder, dans un délai de quarante-huit heures, la liberté fondamentale à laquelle il est porté une atteinte grave et manifestement illégale. Le caractère manifestement illégal de l’atteinte doit s’apprécier notamment en tenant compte des moyens dont dispose l’autorité administrative compétente et des mesures qu’elle a, dans ce cadre, déjà prises.

    Sur les conclusions à fin d’injonction

    6. Le syndicat des jeunes médecins soutient que les mesures de confinement ordonnées par le Premier ministre et le ministre de la santé afin de prévenir la propagation du covid-19 sont insuffisantes, en raison en particulier des exceptions qu’elles prévoient, font l’objet d’interprétations contradictoires et sont inégalement appliquées. La carence des autorités constitue ainsi, selon le requérant et les intervenants, une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie et à la santé de la population, en particulier de l’ensemble des personnels soignants particulièrement exposés aux contaminations. Pour faire cesser cette atteinte, les intéressés demandent qu’il soit enjoint au Premier ministre et au ministre de la santé de décider l’interdiction totale de sortir de son lieu de confinement, sauf autorisation délivrée par un médecin pour motif médical, l’arrêt des transports en commun, l’arrêt des activités professionnelles non vitales et la mise en place d’un ravitaillement à domicile de la population dans des conditions sanitaires visant à assurer la sécurité des personnels chargés de ce ravitaillement. Il demande, en outre, que soient prises les mesures propres à assurer la production massive de tests de dépistage et permettre le dépistage de tous les professionnels de santé.

    En ce qui concerne les mesures de confinement total

    7. Il résulte de l’instruction et des échanges qu’ainsi qu’il a été dit ci-dessus, le ministre de la santé a, par plusieurs arrêtés successifs, notamment interdit les rassemblements de plus de cent personnes, décidé la fermeture, sauf exceptions, des établissements recevant du public ainsi que des établissements d’accueil des enfants et des établissements d’enseignement scolaire et supérieur. Le Premier ministre a, par le décret en date du 16 mars 2020, interdit jusqu’au 31 mars 2020 le déplacement de toute personne hors de son domicile, sous réserve d’exceptions limitatives, tenant à diverses nécessités, ainsi que tout regroupement avec la possibilité, pour le représentant de l’État dans le département d’adopter des mesures plus strictes si des circonstances locales l’exigent. Ce dispositif, régulièrement modifié, est susceptible d’être à nouveau adapté en fonction des circonstances, notamment, ainsi qu’il résulte des déclarations faites à l’audience, en fonction de l’avis que le conseil scientifique mis en place par le Gouvernement doit rendre lundi 23 mars sur la durée et l’étendue du confinement et pour la mise en œuvre des dispositions législatives issues du projet de loi mentionné au point 2.

    8. Si un confinement total de la population dans certaines zones peut être envisagé, les mesures demandées au plan national ne peuvent, s’agissant en premier lieu du ravitaillement à domicile de la population, être adoptées, et organisées sur l’ensemble du territoire national, compte tenu des moyens dont l’administration dispose, sauf à risquer de graves ruptures d’approvisionnement qui seraient elles-mêmes dangereuses pour la protection de la vie et à retarder l’acheminement des matériels indispensables à cette protection. En outre, l’activité indispensable des personnels de santé ou aidants, des services de sécurité de l’exploitation des réseaux, ou encore des personnes participant à la production et à la distribution de l’alimentation rend nécessaire le maintien en fonctionnement, avec des cadences adaptées, des transports en commun, dont l’utilisation est restreinte aux occurrences énumérées par le décret du 16 mars 2020. Par ailleurs, la poursuite de ces diverses activités vitales dans des conditions de fonctionnement optimales est elle-même tributaire de l’activité d’autres secteurs ou professionnels qui directement ou indirectement leur sont indispensables, qu’il n’apparaît ainsi pas possible d’interrompre totalement. Par suite, il n’apparait pas que le Premier ministre ait fait preuve d’une carence grave et manifestement illégale en ne décidant pas un confinement total de la population sur l’ensemble du territoire selon les modalités demandées par le syndicat requérant.

    En ce qui concerne le renforcement des mesures actuelles

    9. En l’état actuel de l’épidémie, si l’économie générale des arrêtés ministériels et du décret du 16 mars 2020 ne révèle pas une telle carence, celle-ci est toutefois susceptible d’être caractérisée si leurs dispositions sont inexactement interprétées et leur non-respect inégalement ou insuffisamment sanctionné.

    10. En premier lieu, les échanges ayant eu lieu au cours de l’audience font apparaitre l’ambiguïté de la portée de certaines dispositions, au regard en particulier de la teneur des messages d’alerte diffusés à la population.

    11. Il en va ainsi tout d’abord du 3° de l’article 1er du décret du 16 mars 2020 qui autorise, sans autre précision quant à leur degré d’urgence, les « déplacements pour motif de santé ».

    12. La portée du 5° du même article qui permet les « déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie » apparait trop large, notamment en rendant possibles des pratiques sportives individuelles, telles le « jogging ».

    13. Enfin, il en va de même du fonctionnement des marchés ouverts, sans autre limitation que l’interdiction des rassemblements de plus de cent personnes dont le maintien paraît autoriser dans certains cas des déplacements et des comportements contraires à la consigne générale.

    14. En deuxième lieu si le non-respect par la population des « gestes barrière » imposés par les autorités sanitaires et des interdictions de déplacement, alors qu’il appartient à chaque personne de contribuer ainsi à la non propagation du virus, ne saurait constituer une carence manifeste des pouvoirs publics, il appartient néanmoins à ces derniers de mettre en place les mesures d’organisation et de déploiement des forces de sécurité de nature à permettre de sanctionner sur l’ensemble du territoire les contrevenants aux arrêtés ministériels et au décret du 16 mars 2020. Il résulte, en outre, des déclarations faites à l’audience que des dispositions pénales plus sévères, pouvant aller jusqu’à des peines délictuelles, sont en cours d’adoption. Il appartient également à ces mêmes autorités de s’assurer, dans les lieux recevant du public où continuent de s’exercer une activité, du respect des « gestes barrière » et de la prise des mesures d’organisation indispensables.

    15. En troisième lieu, dans le cadre du pouvoir qui leur a été reconnu par ce décret ou en vertu de leur pouvoir de police les représentants de l’Etat dans les départements comme les maires en vertu de leur pouvoir de police générale ont l’obligation d’adopter, lorsque de telles mesures seraient nécessaires des interdictions plus sévères lorsque les circonstances locales le justifient.

    16. Enfin, une information précise et claire du public sur les mesures prises et les sanctions encourues doit être régulièrement réitérée par l’ensemble des moyens à la disposition des autorités nationales et locales.

    17. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu d’enjoindre au Premier ministre et au ministre de la santé, de prendre dans les quarante-huit heures les mesures suivantes :
    – préciser la portée de la dérogation au confinement pour raison de santé ;
    – réexaminer le maintien de la dérogation pour « déplacements brefs à proximité du domicile » compte tenu des enjeux majeurs de santé publique et de la consigne de confinement ;
    – évaluer les risques pour la santé publique du maintien en fonctionnement des marchés ouverts, compte tenu de leur taille et de leur niveau de fréquentation.

    En ce qui concerne le dépistage

    18. Il résulte des déclarations du ministre de la santé et de celles faites à l’audience d’une part que les autorités ont pris les dispositions avec l’ensemble des industriels en France et à l’étranger pour augmenter les capacités de tests dans les meilleurs délais, d’autre part que la limitation, à ce jour, des tests aux seuls personnels de santé présentant des symptômes du virus résulte, à ce jour, d’une insuffisante disponibilité des matériels. Les conclusions de la demande ne peuvent, par suite, sur ce point, eu égard aux pouvoirs que le juge des référés tient des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, qu’être rejetées.

    ORDONNE :
    ————–

    Article 1er : Les interventions de l’InterSyndicale Nationale des Internes, du Conseil National de l’Ordre des médecins et de M. Le Mailloux sont admises.

    Article 2 : Il est enjoint au Premier ministre et au ministre de la santé, de prendre dans les quarante-huit heures les mesures suivantes :
    – préciser la portée de la dérogation au confinement pour raison de santé ;
    – réexaminer le maintien de la dérogation pour « déplacements brefs, à proximité du domicile » compte tenu des enjeux majeurs de santé publique et de la consigne de confinement ;
    – évaluer les risques pour la santé publique du maintien en fonctionnement des marchés ouverts, compte tenu de leur taille et de leur niveau de fréquentation.

    Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté

    Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat Jeunes Médecins, à l’InterSyndicale nationale des internes, au Conseil national de l’ordre des médecins, à M. Renaud Le Mailloux, au ministre des solidarités et de la santé et au Premier ministre.

    Délibéré à l’issue de la séance du 22 mars 2020 où siégeaient : M. Jean-Denis Combrexelle, président de la section du contentieux, présidant ; M. Nicolas Boulouis et M. Christophe Chantepy, conseillers d’Etat, juges des référés.

    Fait à Paris, le 22 mars 2020

    Jean-Denis Combrexelle

    La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

    1. Si  » l’impératif catégorique » était la requête des plaignants , et que l’approche avantage- inconvénient était celle de l’Etat , comment qualifier ce jugement ?

    2. 1 – Syndicat Jeunes Médecins + InterSyndicale Nationale des Internes + Conseil National de l’Ordre des médecins :
      État d’urgence sanitaire gravissime

      2 – Pr Didier Raoult :
      Tempête dans un verre d’eau

      3 – Paul Jorion :
      Soit Syndicat Jeunes Médecins + InterSyndicale Nationale des Internes + Conseil National de l’Ordre des médecins,
      soit Pr Didier Raoult,
      se trompe

      Je ne connais pas la réponse, je n’ai aucune expertise dans le domaine, ni accès privilégié à l’information, je m’adresse aux spécialistes : qui se trompe ?

      1. Les spécialistes potentiels .

        Mais occupons nous plutôt des masques , des tests , des personnels au front , des matériels , des expérimentations , des échanges d’info avec les autres pays ( il semble qu’une deuxième vague revienne en Asie ce qui était évoquée comme possible dans la vidéo Sansonetti ) , du durcissement du respect des règles , de la qualité et fréquence de la communication gouvernementale , de la valorisation des solutions de terrain , de l’association des syndicats aux grands choix concernant l’économie , du partage de l’élaboration des solutions par le pouvoir avec les acteurs institutionnels et sociaux , de l’attention particulière à porter aux plus fragiles , de la cohérence avec les décisions des pays voisins ( ou éloignés) ….

      2. Raoult a un quadruple agenda (politique, institutionnel, mandarinal, personnel), ET un positionnement au coeur de la question. Je ne dis pas qu’il a tort, mais être grande gueule à Marseille, c’est rarement promouvoir une neutralité éthérée quant aux 4 volets que j’ai mentionnés, chacun ayant connu une déclinaison dans les 5 dernières années.

        Les faits devraient se suffire, et le besoin d’accélérer sera satisfait par les autres pays, un changement progressif en faveur de l’hydroxichloroquine se fera en France serait idéalement fait progressivement, en identifiant les risques au fur et à mesure. Et surtout sans crier victoire, c’est contre-productif.

      3. Dans la politique préconisée par Didier Raoult, il y a la chloroquine et il y a aussi le test et le diagnostic.
        Qu’attendons-nous pour fabriquer des tests, la Corée du Sud en fabrique des dizaines de milliers par semaine, ou par jour je ne sais plus, et pour définir une politique de test et de diagnostic.
        Tester, diagnostiquer puis traiter (si possible) et isoler. Cela a une grande cohérence, même si nous n’avons la « discipline » coréenne.
        Et de toutes façons, avant de sortir du confinement, nous devrions mettre en place une telle politique.

        Nous attendions une catastrophe. N’avons-nous pas, inconsciemment, par le retard de nos décisions, favoriser la survenue de la catastrophe attendue ? N’avons-nous pas, par notre impréparation, acte manqué, transformé une maladie « banale » en une épidémie échappant à tout contrôle ?
        Comme le lapin qui, fasciné par la lumière des phares, se fait tuer par la voiture qui fonce sur lui au lieu de faire le pas de côté qui le sauverait…

  62. Le président de la section du contentieux veille essentiellement à l’unité et à la cohésion de la jurisprudence, surtout lorsqu’il est amené à juger d’une requête mettant en cause des décisions politiques.
    Il n’est pas inutile de s’intéresser au président actuel de cette section, il a été Directeur du Travail à l’époque de F. Fillon et rédacteur du rapport qui permis à M.Valls de ‘réformer’ le code du travail..
    Donc : pas de vague durant la vague du coronavirus..

    1. Toute justice reste humaine , mais :

      – il n’est pas seul à apprécier , même s’il est le seul à signer .
      – les cinq  » Vu » initiaux s’imposent et sont pertinents .
      – ne pas confondre justice administrative ( en forçant le trait , ce pourrait être l’approche analytique ) et justice pénale ( en forçant le trait , ça pourrait être « l’impératif catégorique  » ) . Les avocats le savent .

      Mais , dans les deux cas , le juge s’efforce , au delà de la définition des responsabilités et de l’éventuel sanction , de « réparer » autant que faire se peut le préjudice , ou de situer les pistes de progrès . C’est d’ailleurs la vraie finalité de la Justice qui devrait inspirer tous les justiciables .

      1. Pour celles et ceux qui mettent leur salut dans la guillotine pour les irresponsables véreux , quelques conseils pour les aider à monter leur dossier :

        https://www.francetvinfo.fr/politique/quel-tribunal-pour-juger-les-ministres_122193.html

        http://www.leclubdesjuristes.com/les-publications/juger-un-president-de-la-republique/

        On est prié de remonter ( en France ) jusqu’aux origines , soit , selon moi , au « tournant de la rigueur  » de François Mitterrand , voire à l’abandon de « l’ardente obligation » du plan gaullien par Pompidou et Giscard .

        Voire au désintérêt patent des français de base pour la gestion de la chose publique , quand il faut un peu se mouiller et supporter en responsabilité l’impact de ses désirs sur la durée .

      2. @ Juannessy, tout à fait d’accord pour remonter aux années 80 et on pourrait dire à la lumière d’une vidéo de Pompidou assumant des choix déjà ultra que le vers était dans le fruit…
        Vous dites « ceux qui mettent leur salut dans la guillotine pour les irresponsables véreux » mais je crois que la vraie question des jugements concerne plutôt leurs effets possibles pour l’avenir, comme un effet de dissuasion potentiel.
        Il est faible , je reconnais.
        En se rappelant de Nuremberg, on voit que ça tient près de 70 ans en Allemagne… puis le virus réémerge…
        Pauvres de nous.

      3. Juger les responsables ?
        A quoi bon ? Nous avons eu ceux que nous nous sommes donnés.

        Mais juger les politiques menées, oui, mille fois oui, les politiques menées depuis près de 50 ans.
        – l’abandon du Plan, en effet,
        – le tournant de la rigueur, aussi,
        – mais n’oublions pas l’acceptation de la dérégulation des années 80
        – ni le traité de Maestricht et l’euro,
        – ni les promesses non tenues de re-régulation d’après 2008.
        – ni les incantations sans lendemain autour du réchauffement climatique…

        Mais comment trouver une volonté commune de changer de route ?

    1. Pourquoi ‘la honte’ ?
      Cuba est reconnu pour ses soins de qualité dans certains domaines, quand y’a le feu (si j’ose dire) on ne regarde pas d’où vient la flotte ! 😉

      1. ‘La honte’, dans le sens où l’Italie est placée dans l’obligation d’accepter de l’aide d’un pays au niveau de développement moins accentué et vivant par ailleurs une situation économique très dégradée, alors que l’UE s’est montrée incapable de réagir et proposer des solutions d’entraides entre pays la composant…

    2. Cuba a une tradition d’aide médicale à l’étranger, un soft power issu des années de guerre froide, notamment autour de l’Angola, puis plus récemment au Venezuela.
      Je crois que leur médecins formés à Moscou ont été assez bien formé pour les situations des années 50 et 60, dont on avait tiré l’essentiel des leçons dans les années 70 et 80.
      Donc vaccination, etc. dans le grand mouvement qui a permis le recul de la variole, du choléra de la polio, de la tuberculose.
      En revanche, j’aurais tendance à penser qu’il ne faut pas leur demander de PCR (biomoléculaire), ce n’est pas à l’ordre du jour. Or c’est le test de dépistage qui fait que Corée, Allemagne et le village de Vo’ Euganeo peuvent gérer les isolements correctement et maitriser R0 (incrément journalier) ou la convergence de l’isolement vers l’éradication.

      1. Il me semblait que l’intervention médicale cubaine en Angola se pratiquait avec une seringue nommée Kalachnikov…

        Par ailleurs Cuba produit un médicament contre le corona, un interféron, que la Chine a essayé avec succès. (Source de cette info: un journal d’Amérique du Sud en espagnol. Ref perdue).

      2. @daniel
        À la suite de l’opération « Carlota », qui déclencha l’indépendance de la Namibie et permis d’initier la fin de l’apartheid en Afrique du sud, Cuba quitta l’Angola n’emportant que les dépouilles de ses soldats tombés au combat pour la défense de la jeune république, au contraire de certains pays envahisseurs mettant la main sur les ressources de l’envahi…
        Quant au médicament, il s’agit de l’interferon Alfa 2B utilisé par la Chine:
        https://blogs.mediapart.fr/manuel-aguilar/blog/180320/coronavirus-interferon-alfa-2b-medicament-cubain

  63. À titre d’illustration complémentaire de la vidéo de Vincent, je voudrais attirer votre attention sur cet article d’Eva IIlouz:
    https://www.nouvelobs.com/idees/20200323.OBS26443/l-insoutenable-legerete-du-capitalisme-vis-a-vis-de-notre-sante-par-eva-illouz.html

    Ce texte au fond ne révèle rien de plus que ce que nous savons (ou pour ceux qui veulent savoir) mais justement sa synthèse est remarquable. D’autant pour les situations nationales qu’elle parle du particulier pour l’étendre à l’universel : Israël est un pays exceptionnel, conduit actuellement par un néo-fasciste, mais avec de grands intellectuels (sans oublier écrivains et cinéastes). C’est un peu comme pour les USA le pire ne doit pas faire oublier le meilleur, Trump vs. AOC.

  64. Qu’est il arrivé à la vidéo de VBG et à l’ouverture des commentaires ?

    J’espère qu’il n’a pas fait une overdose de Chloraquine

    PS : j’ai bouffé de la Nivaquine au Gabon pendant presque trois ans entre 1967 et 1969 . Qu’est ce que c’était chiant de ne pas oublier sa boite de pilules journalières .

      1. Lambaréné existait bien ( et existe encore je pense ) . Je n’ai jamais rencontré Schweitzer . …qui était déjà mort depuis peu .

        Je sévissais en fait entre Koula-Moutou ( au beau milieu de la forêt des abeilles ) et Franceville au début des plateaux du pays Bakota , ville natale d’Albert Bernard Omar Bongo .

      2. Un beau-parent de ~1927 (hélas disparu depuis peu) a donc du faire la « coloniale » vers 1955-56 et être en service au Gabon jusque vers 1962-64 (je crois), donc à la fin de la vie de l’inclassable Albert Schweitzer (musicologue, organiste élève de Widor, médecin, théologien, …) .
        La fonction publique « projetée » (colonies etc.) était un débouché classique pour les corses qui réussissaient dans les études, l’agriculture corse n’assurant pas les rendements de la normande.

  65. Arrêté de « notre » préfète. En résumé: j’ai encore le droit de marcher sur le bitume (« pas plus d’une-demi heure, à pas plus de deux kilomètres », si j’ai bien compris) mais en aucune façon sur quelque chose qui peut s’apparenter à la nature: sentiers, chemins, voies vertes, balisés ou non, forêts, rives…
    Les Allemands sont décidément des irresponsables.
    https://reporterre.net/Contre-le-coronavirus-les-Allemands-pedalent
    Si j’ai bien compris aussi: j’ai encore le droit de polluer en prenant ma bagnole pour aller faire mes courses au supermarché. Bien moins risqué que d’aller marcher seul en pleine nature. Mais c’est vrai qu’acheter une boîte de conserve c’est vital, pas marcher seul en pleine nature. Délire intégral.

    1. Disons que c’est plus simple d’assurer un contrôle de masse sur un parking de supermarché que de jouer aux gendarmes et aux voleurs dans les bois .

      1. LE préfet pourrait ouvrir un quota de chasse aux chasseurs pour descendre quelques in-confinés, dans un intérêt prophylactique … comme pour le surplus de sangliers ou de loups…

      2. Bof ! Maladroits et impulsifs comme ils sont , ils seraient encore capables de se tirer dessus mutuellement .

        Et puis ça mobiliserait inutilement des personnels de soins et secours .

    2. Comment éviter la tentation du picnic « clandestin » à 5 ou 10 dès qu’il fera > 16°C à midi ?
      Bon, faut voir combien de gens ça concerne, c’est vrai que ça va faire péter les plombs aux « péri-urbains » et « aux ruraux… »

  66. Encore émue par le reportage de la RTS.ch sur la région italienne de Bergame, ma tendre moitié (italienne) m’a fait remarquer ce midi la réponse d’une femme interrogée dans la rue sur la raison du drame humain qui s’abat sur eux.
    – C’est une punition divine, dit-elle.
    Plus tard, on apprend par la journaliste que plusieurs curés ont succombé au covid-19.
    Je crois que la femme a inconsciemment préféré invoquer la punition divine plutôt que le rite de l’eucharistie.
    J’espère me tromper.

      1. Les voleurs et détrousseurs de cadavres étaient plus futés que les distributeurs d’extrême onction . Ils connaissaient le  » vinaigre des 4 voleurs » . Voir 2 Casa pour le mode d’emploi .

    1. Il y a un billet de Guillaume Ermer sur France Culture à ce sujet : le locus of control . Et l’explication divine. https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/titre
      Il y a aussi un billet sur le journal de confinement. J’ai donc décidé d’entamer un « journal pour la postérité ». Ainsi j’écris mais je ne m’affiche pas (j’attends mon heure !) et j’essaie de réfléchir en mon for intérieur à ce qui nous arrive…
      https://www.franceculture.fr/litterature/latheorie-journaux-de-confinement-la-lutte-des-classes

      1. A propos du lien «  bonnes pratiques pour ėviter de contaminer les toilettes « 
        « Les données de survie du virus sur les surfaces montrent qu’il résiste 4 heures sur le cuivre, jusqu’à 24 h sur le carton et 2 à 3 jours sur le plastique et l’inox. Ces données, même si elles ont été publiées avant d’être expertisées, sont du même ordre d’idée qui ce qui a été observé pour le SARS-CoV-1 et pour d’autres virus de même structure.« 
        Une explication possible pour la performance du cuivre ( même si tout ça n‘est pas expertisé ) ?

      2. Il y a assez longtemps, j’ai lu qu’il convenait d’équiper les hôpitaux de poignées de porte en cuivre pour limiter la transmissions des infections dites nosocomiales mais je ne sais pas si l’étude qui le justifiait était financée par le syndicat des mines de cuivre.

      3. Ces 3 chroniques matinales de FC me manquent (Mathilde Serrell toujours bien hors des clous, Gardette un peu plus « journaliste », et Bellanger un peu foutraque) ainsi qu’Olivia Gesbert (Grande table Idées…)

      4. Pour la question du cuivre , il y a quelque chose même si je ne connais pas d’explication, personnellement c’est L’expression avec ou pas l’histoire de la cuillère d’argent dans la bouche qui avait attiré mon attention il y a quelques temps, l argent ce métal la tradition, l’expérience avait noté qu’il protégeait les enfants plus que les autres , l or a aussi cette même réputation très ancienne, leur valeur est une conséquence et pas une cause de l’intérêt qu’on leur porte, ces 3 métaux précieux ont chose en commun mais je ne suis ni chimiste ni physicien

      5. L’action du Cuivre semble être (2012) via les lipides membranaires des bactéries. Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle comme antiviral, je dirais plutôt oui (sinon on a supposé que c’était la génotoxicité du Cu2+ rentrant dans le cytoplasme, mais c’est plutôt faux).

        https://aem.asm.org/content/aem/78/6/1776.full.pdf
        Presque compréhensible avec un niveau bac + 2 en physique-chimie générale :
        La première étape est la capacité du Cu(I) (premier stade d’oxydation) de former un radical ·OH .
        (…)
        Taken together, these results implicate the Cu-dependent oxidation of unsaturated fatty acids in the E. coli membrane as the major cause of the rapid, efficien tcell death observed in cells exposed to dry metallic copper alloy surfaces. Nonenzymatic lipid peroxidation is a three-step process: initiation, propagation, and termination (3, 8, 13, 16, 20, 22).

        The hydroxyl radical (·OH) produced by Cu(I) via the Fenton-like reaction initiates membrane lipid peroxidation by removing a hydrogen from aOCH2 group close to the carbon-carbon double bond of an unsaturated fatty acid (reaction 1)[voir ci-dessous]. This is followed by reaction with molecular oxygen O2 and molecular rearrangement to produce a lipid peroxyl radical (reaction 2), which, in turn, is capable of removing another hydrogen from a site near a different unsaturated double bond (reaction 3).

        Reaction 3, the propagation step, occurs predominantly in polyunsaturated fatty acids (PUFAs) due to the proximity of unsaturated double bonds, thereby producing a chain reaction that amplifies the amount of lipid peroxidation. No evidence in the literature precludes the possibility of a propagation event via reactions between different fatty acid molecules but is reported to be unlikely.

        Reaction 1: LH+OH· –>LH· + OH [[[ . = free radical termination ]]]
        Reaction 2: L·+O2 –> LOO· (lipid peroxyl radical)
        Reaction 3: LH+LOO· –> L·+ LOOH
        Propagation can be terminated by a “chain-breaking” reactionsuch as (i) the breakdown of unstable LOO· to various products,including aldehydes, (ii) the reaction of LOO· with an antioxidant to form LOOH, or (iii) the reaction of LOO· with another radical. Approximately 50% of the E. coli membrane phospholipids are composed of the mono-unsaturated fatty acids, cis-vaccenic acid((C?)18:1\Delta11) and palmitoleate (C16:1\Delta9), with no significant levelsof PUFA (50, 60). While the propagation step of lipid peroxidation may not occur in E. coli membranes, evidence suggests that E.coli membrane lipids can undergo oxidation.
        (etc.)

  67. Info pratique :

    Arrêt maladie pour décharger les généralistes.
    A remarquer que , si j’ai bien compris, si tu fais partie du personnel soignant et que tu es à risque , et ben tant pis pour toi , on te demande de t’exposer quand même au Covid, le temps qu’un médecin du travail examine la situation au cas par cas.
    https://declare.ameli.fr/assure/conditions

    Petit rappel de notions de base du secourisme : Sécuriser le lieu de l’accident et vérifier son exposition personnelle avant de secourir la victime, sinon on complique encore plus le problème .
    https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200323.OBS26453/deux-medecins-francais-meurent-du-coronavirus-dans-le-grand-est.html

    Ave Jupiter, morituri te salutante.

  68. En ces temps de solidarité nécessaire et que je souhaite volontaire, que font les rentiers assis sur leurs biens immobiliers pour soulager les locataires qui ne peuvent plus travailler et qui vont essuyer une baisse de revenu pour absorber le manque à gagner des pauvres actionnaires et patrons milliardaires à la tête des entreprises qui font la France, hein Micron ! ils ont prévu quoi tes copains !

  69. Je m’attends au pire suite à la déclaration du secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria.
    Bille en tête, il évoque la nécessité d’un programme de relance aux allures dantesque pour que notre système d’autodestruction retrouve ses couleurs d’antan.
    Quel con !

    1. Cher Lecteur, ce soir je serai en ligne avec le blog le plus optimiste du monde.
      L’OCDE, tous, ils peuvent proclamer ce qu’ils veulent avec leur système mortifère mais c’est fini ! C’est un peu comme si des c***ards avaient dit que l’on redémarrerait un jour Fukushima. Leur pompe à fric, elle est brisée, pétée, comme une bielle coulée, qui pète un carter.
      Fini ! Ils n’arrivent pas encore à comprendre ! Regardez l’histoire pathétique des bourses : tous les trucages sophistiqués possibles n’arrivent pas à enrayer les baisses.
      Oh oui, ils vont s’accrocher, comme des chiens enragés qui ne peuvent pas desserrer leurs les crocs. L’implosion va nous faire souffrir : c’est toujours la voie néolithique, les opprimés trinquent d’abord, mais sur les décombres fumants, il y aura autre chose qui va nous permettre enfin d’affronter le prochain défi, débarrassé des salop***s.
      Je veux revenir à nos hôpitaux, nos remparts.
      Avant la crise des chefs de service ont démissionné collectivement. Ils se taisent car ils luttent, au prix de leur vie.
      Mais APRES, qui peut croire qu’ils vont accepter de se soumettre à toute cette administration managériale purement parasitaire mise en place pour détruire le système à des fins d’économies ?
      Un compte-rendu dans Le monde https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/21/a-l-hopital-le-personnel-je-ne-le-manage-pas-je-le-menage_6033929_3232.html
      d’un livre du Dr Velut : « un petit ouvrage instructif sur l’origine du mal-être hospitalier, sorti mi-janvier : L’Hôpital, une nouvelle industrie, de Stéphane Velut, édité par Gallimard dans sa collection d’essais courts (48 pages) à petit prix (3,90 euros), « Tracts ».
      Je cite le Dr Velut :
      « Ce qu’il qualifie de « fabrique du consentement » a sauté aux yeux de Stéphane Velut il y a environ deux ans, à l’occasion d’une réunion au CHU, à laquelle participait le jeune salarié d’un cabinet de consulting ayant pignon sur rue. Au cours de la discussion, ce dernier adressa au professeur la remarque suivante : ‘Tout en restant dans une démarche d’excellence, il [faut] désormais transformer l’hôpital de stock en hôpital de flux. ‘ Pour dire les choses plus prosaïquement : les patients restent trop longtemps dans les lits de son service ; il serait bien d’accélérer le débit, la circulation, le mouvement – le « flux », en un mot. (…) L’as du scalpel en resta coi, stupéfait qu’on puisse parler de malades comme de vulgaires draps, du type de ceux qui couvrent les lits en question. ‘ Je vivais jusque-là dans une cécité heureuse. Cette intervention m’a réveillé politiquement au sein de mon propre environnement ‘»
      Des entretiens dévaluations sont programmés. Il reçoit : « [un] pli [qui]contenait un « guide méthodologique » l’invitant à préparer l’entretien annuel individuel (EAI) qu’il va devoir faire passer, pour la première fois, aux sept praticiens de son service »
      Qui peut penser que lui et tous les soignants vont accepter après la crise de se soumettre à ces gens-là, ces infâmes ? (Penser à mai 68 où de pauvres profs de fac virent leurs bureaux envahis… )
      Dans les hôpitaux je suis persuadé que tous ces parasites managers seront expulsés manu militari, et nous applaudirons à leur côté !
      Oui, je suis sûr ce soir que rien ne pourra être comme avant. Trop c’était trop. Hybris.

  70. ‘Il n’y aura pas d’après » disait Dominique Bourg. Presqu’aussi optimiste que Lordon, apôtre des grands soirs.
    https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2743779-20200319-coronavirus-debut-destabilisation-cours-apres-selon-philosophe-dominique-bourg
    Ça dépend de l’après.
    Je crains fort qu’il ne ressemble à ça.
    https://blogs.alternatives-economiques.fr/gadrey/2020/03/23/covid-19-macron-et-philippe-incoherents-en-apparence-mais-coherents-comme-fondes-de-pouvoir-de-l-oligarchie
    Aucune illusion vraiment: chez nous comme ailleurs, « ils » ne lâcheront rien. Au contraire. L' »après » sera pire que l’avant. Hélas.

  71. Un réseau de solidarité pour relier les groupes d’entraide locaux et s’auto-organiser face à la pandémie
    https://covid-entraide.fr/

    ———-*************—————

    Et maintenant on culpabilise les citoyens
    Une des stratégies les plus efficaces mises en œuvre dans toute situation d’urgence par les pouvoirs forts consiste à culpabiliser les individus pour obtenir d’eux qu’ils intériorisent la narration dominante sur les événements en cours, afin d’éviter toute forme de rébellion envers l’ordre constitué.
    https://france.attac.org/se-mobiliser/que-faire-face-au-coronavirus/article/et-maintenant-on-culpabilise-les-citoyens?fbclid=IwAR2OOId5qWAwEiKzSBrEGpxiOAL62rUT8beX9ZDMdRQbYXPvbeAmuAt8ADA

    1. Tout seul dans la nature sans aucun humain à l’horizon: récalcitrant! Mise en danger de la vie d’autrui! Mauvais citoyen!
      On en est là. Le virus, un test « grandeur nature » -et mondialisé- pour le pire. La prochaine fois (mais pas pour un péril sanitaire), on vous aura à l’oeil (d’ailleurs on l’a déjà).

      1. Evidemment ,à la fin du test , la prochaine fois, mais quelle prochaine fois ? Peut être qu’il n’y aura pas de prochaine fois , dans le fond vous croye que c’est un test et vous attendez que tout redevienne comme avant pour remettre sur le tapis vos théories sur la décroissance en restant dans votre petit confort , mais là on y est en pratique dans la décroissance , pas pour rire et peut être pour toujours , avez vous envisagé cette possibilité ?

    1. Oui l’antipaludique , pourquoi pas après tout ? Mais j’ai comme l’impression que le soufflé est déjà en train de retomber 🙁

      1. Ce n’est pas un soufflé, c’est très probablement, en tout cas pour Trump c’est certain, une politique de laisser faire pour mitiger la pression sur l’incurie des idiots psychopathes que nous avons mis aux manettes.
        En Suisse, la communication officielle sur ces médicaments est limpide en comparaison de la France et des USA.

      2. Maintenant que les premiers morts par automédications viennent remplir les premières pages des médias, attendez-vous à un discours autoritaire de nos gouvernements, qui vont profiter de l’occasion pour vous montrer comment les psychopathes font de la politique.

  72. A propos de vos rencontres (je m’en réjouis), une question à aborder serait la fiscalité. Ayant lu le dernier Piketty presque jusqu’au bout (devais le rendre à ma bibliothèque villageoise), je me pose cette question : il dit que durant les guerres, tous les pays s’endettent sans compter. A mon sens, ils font tourner la planche à billets. Et c’est que que le monde entier est en train de faire. (premières questions : du bon usage de la planche à billets dans une crise économique en l’absence de guerre, qui décide, quelles limites ? Je n’ai jamais vu distribuer aussi vite des « salaires » (alloc de chômage économique en Belgique).
    Après la guerre, comment payer ses dettes ? Par l’inflation, pour la plupart des pays, et c’est toutes les familles qui trinquent (aussi dévaluation ?). Mais aussi par un impôt de crise sur les grosses fortunes pour diminuer d’un coup le capital et les intérêts et rendre la dette plus supportable. Deuxième question Quelle politique devons nous désirer (et imposer) ?
    Or nous subissons encore l’endettement de 2008, sauvetage des banques. C’est à dire l’austérité salariale, la diminution des coûts de l’état (hopitaux, masques, enseignants, service public restreint…). L’inflation serait une illusion d’augmentation dans une vraie perte de pouvoir d’achat. Question trois : comment renverser la vapeur, une piste est elle possible ?
    C’est juste une suggestion, au moment où notre cerveau est un peu confiné et monomaniaque…

    1. Je crois que l’avenir sera inchangé dans ses objectifs: tendre vers le niveau de vie ( salaire etc…) du bangladesh,- © Paul, 2009 je crois-, pour la plèbe.
      A noter: l’expérience en temps réel de l’Ukraine, oligarques compris (leur 1%, toujours aussi plantureux). Ils y sont ou très proches.

    2. L’immobilier est devenu un verrou dans la redistribution,

      de pair avec les regroupements des entreprises à haute valeur ajoutée (La Défense, ouest de Paris) loin des autres (Montereau par exemple à l’opposé de l’IdF, ou Mantes plus à l’ouest, etc.), les hauts salaires étant justifié par le désir d’entre soi immobilier en boucle.

      Casser cette boucle serait un des points d’entrée, évidemment pas le seul.

  73. Emile Cioran :
    « Le propre des régimes agonisants est de permettre un mélange confus de croyances et de doctrines et de donner en même temps l’illusion qu’on pourra retarder indéfiniment l’heure du choix… C’est de là − et uniquement de là − que dérive le charme des périodes prérévolutionnaires.  »

    « Marcher dans une forêt entre deux haies transfigurées par l’automne, c’est
    cela un triomphe . Que sont à côté suffrages et ovations ? « 

  74. Je crois comme Jacques Seignan que rien ne sera plus comme avant mais que forcément, ils essaieront de faire perdurer ce système mortifère.

    Il me semble que le rapport du Club de Rome n’a pas encore été abordé dans ce fil. Pourtant leurs prévisions datant de 1972 semblent coller à une triste réalité:

    https://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/1972-2012-le-club-de-rome-confirme-114264

    https://atterrissage.org/occasion-sortir-crise-globale-5a69fd9b94df

    Je crois à L’an 01. Cela fait 20 ans, depuis ma découverte de ce rapport que j’espérais vivre ce moment. La fin de l’ère thermo-industrielle, le choix du feu (Alain Gras- 2007) qui a été fait par l’humanité, tout au moins sa bourgeoisie, il y a désormais plus de 200 ans. Il ne tient donc plus qu’à nous de dire stop à ce monde là, collectivement et solidairement…Game over!

    Les temps seront sans aucun doute difficiles et les défis à relever pourront paraître insurmontables.

    L’école à la maison depuis cette période de confinement m’a fait encore plus prendre conscience de ce qu’est cette sournoise machine nommée néoliberalisme: faire de nos enfants de bonnes chairs à canon démunis de quelconques bon sens et esprit critique. L’avenir est à l’autonomie et à l’entraide chères à de nombreux anarchistes.

    Ne leur laissons pas nous mettre les masques, nous vendre leurs vaccins et nous couper les uns des autres.

    Décroissance, Démocratie Directe, Désurbanisation! Organisons-nous pour faire de cette période un moment historique de joie et de liberté.

    1. @ Larry Paille, j’espère que vous parlez au second degré dans votre conclusion.
      Moi au contraire je souhaite avoir masques et vaccins et, autant que ça sera nécessaire, être confiné ─ ce qui n’implique pas de se couper totalement les uns des autres, comme le prouve ce blog.

      Quant à vivre ce moment attendu depuis 20 ans, « l’An 01 » , de cette manière, avec ce fléau, je devine que vous êtes un petit veinard déjà immunisé au Covid-19 🙂

  75. Bonjour Mr Jorion,
    Dans votre article « Les États-Unis, pays le plus fragile devant la pandémie » vous dites que « la pente de la progression dans ce pays (US) par rapport aux autres : elle n’en est qu’à son début mais c’est la plus raide de toutes »
    Mais est-ce qu’il ne faudrait pas plutôt un graphique qui montre le pourcentage de « cas confirmés » par rapport à la population totale de chaque pays pour pouvoir faire une comparaison juste ?

    1. Les différents pays sont d’un point de vue statistique, incomparables pour ce qui est des cas confirmés, étant donné leur politique plus ou moins rigoriste ou laxiste en matière de test. A strictement parler, on ne devrait comparer que le nombre de morts. Mais il n’est pas totalement inutile de comparer les chiffres que chaque pays communique comme étant le « nombre de cas ». À la guerre comme à la guerre, comme on dit. Et dans ce cas-ci, à juste titre.

      1. Le raisonnement est simple : tant que nous ne mettons pas en oeuvre un dépistage de masse, il n’y a pas grand intérêt à comparer strictement les cas détectés par rapport à la population, parce que le niveau de sous-estimation du nombre de cas avérés dépend de la politique de test et de la disponibilité des dits-tests.

      2. Les comparaisons ici n’ont de sens qu’en tenant compte de la timeline à partir du premier décès et de la prise de mesures de confinement, qui changent complètement les dynamiques des courbes.

        Pour référence :

      3. @Julien Alexandre, merci pour ces précisions, je comprenais le raisonnement de Mr Jorion mais ai trouvé qu’il ne répondait pas à ma question. Celle-ci portait uniquement sur l’intérêt de comparer de valeurs absolues / échantillons très différents et donc des « pentes » qui n’ont pas vraiment de rapport les unes avec les autres. Cela dit l’avis de Mr Jorion sur la situation des US est peut-être très juste.

  76. Je ne crois pas avoir vu sur ce fil un post évoqué le rapport du Club de Rome de 1972 (ou rapport Meadows). Pourtant la réalité rattrape les simulations de façon étonnante :

    https://jancovici.com/recension-de-lectures/societes/rapport-du-club-de-rome-the-limits-of-growth-1972/

    https://www.alternatives-economiques.fr/previsions-rapport-meadows-se-realisent-0102201988382.html

    https://atterrissage.org/occasion-sortir-crise-globale-5a69fd9b94df

    C’est la fin de l’ère thermo-industrielle…Game over!

    Décroissance, Démocratie Directe et Désurbanisation…On y est. A nous de organiser, solidairement et collectivement, ici et maintenant.

    1. Vous avez tout à fait raison : s’il y a bien un endroit où on ignore de Rapport de Rome ou Rapport Meadows, c’est bien ici !

      Dans « Comment sauver le genre humain », le Rapport de Rome est tout particulièrement ignoré à la page 115 :

      Malthus a eu le malheur de poser sa question bien trop tôt. Quand Dennis Meadows et son épouse Donella la reposèrent dans leur fameux rapport du Club de Rome en 1972, Les Limites à la croissance, le moment était bien davantage propice, car ils pouvaient mettre en évidence dans leurs modèles le dépassement prévisible de la capacité de charge de notre espèce dans un contexte qui aurait fait dresser sur sa tête les cheveux du révérend Malthus : le chiffre de la population humaine multi- plié par 3,5 au cours des 170 ans séparant son Essai du Rapport de Rome. À quoi il faut ajouter que nous ne nous sommes pas spécialement inquiétés du fait que, durant le demi-siècle qui nous sépare, nous, du Rapport de Rome, le chiffre de la population ait cette fois doublé. On entend dire que nous serons sûrement 10 milliards à la fin du xxie siècle, or le chiffre est exagérément bas, car si la tendance actuelle se poursuit, ce n’est pas 10 ou 11 milliards que nous serons, mais 21 milliards, c’est-à-dire pas loin d’un triplement du chiffre d’aujourd’hui.

      1. Les prévisions démographiques de saturation vers 10-12 milliards sont assez courantes et assez logiques dans un certain cadre.

        Elles intègrent l’effet positif de l’urbanisation et de la création de classes moyennes, comme observé en Asie, en Amérique du Sud et Centrale, et sans doute dans certains endroits d’Afrique (régions d’Ethiopie ? du Zimbabwe ? du Sénégal ? ), quand la mortalité des enfants descend en-dessous d’un certain seuil, les multiplier n’est plus la condition pour s’assurer un soin dans ses vieux jours (résumé bien trop rapide d’une sociologie autrement complexe). Mais certes pas sur l’Afrique en moyenne, qui pouvait rester dans un régime d’accroissement à elle seule.

        Le chaos sur la visibilité du progrès sanitaire et urbain qu’engendre le cas actuel du covid19 va évidemment affecter cette tendance de fond.
        Il faut surveiller l’Asie sur ce point, l’Inde notamment, l’autre poids lourd.
        On peut imaginer que les poids assez lourds de l’Afrique (Egypte, Nigéria) aient un oeil sur l’Inde, et éventuellement soient mis en « tutelle écono-démographique » soft par … la Chine (d’ici 20 ans) comme scénario modifié, car en effet celui des classes moyennes qui « absorbent mollement » l’exponentielle démographique » n’est plus aussi plausible qu’avant.

  77. Je n’ai pas lu votre ouvrage encore mais je suis heureux qu’il y fasse référence. Malheureusement aucun gouvernement n’a pris au sérieux ces Cassandre!

    1. Comme lecteur de Serge Audier et en ce moment de Pierre Charbonnier, sur le thème « gauche et écologie », la question du rapport de Rome est toujours soulignée.
      Mais aussi le fait qu’il était conçu dans un modèle cybernétique assez simple (equa diff nonlinéaire à 5 variables, en gros), qu’on peut encore prolonger un certain temps, mais qui n’inclut pas les rupures en cours : le monde numérique, l’impossibilité de freiner facilement les fossiles sauf crise actuelle, les retours écologiques complexes de la chute de biodiversité (multiplier les abeilles, mais d’une seule espèce, est une tendance dangereuse par exemple) etc.

  78. Quelqu’un saurait-il comment nous allons faire pour reprendre le pouvoir après que la crise actuelle aura prouvé l’impéritie de nos dirigeants, la faillite du système capitaliste et son caractère mortifère ?

    Nous devrions déjà nous organiser en comités de salut public, comités de quartiers, unions de travailleurs, si nous voulons achever le système avant que l’on nous demande une fois de plus de le refinancer au prix de sacrifices toujours plus lourds pour les prolétaires, les travailleurs, les classes populaires, comme nous voudrons bien nous qualifier (mais sûrement pas classes moyennes, je n’ai rien de moyen et tout de commun).

  79. C’est en priorité pour les vieux Qu’on reste enfermé et une personne qui est obligé de bouger souvent ( Mon auxiliaire de vie) me rapporte qu’elle n’a jamais vu autant de cheveux blancs dehors.
    Il y a vraiment une génération de ratés qui sacrifie les autres.
    Coronavirus climat biodiversité même combat.

    1. Vous n’êtes vraiment pas obligé de poster ce commentaire car je me rends compte qu’il est quelque peu haineux même si il est sincère et surtout pas à la hauteur de la situation. Comme vous voudrez 🙂

  80. Le préfet de l’Aisne vient d’interdire la vente d’alcool aujourd’hui sur le territoire du département.
    https://www.aisnenouvelle.fr/id77245/article/2020-03-24/la-vente-dalcool-est-interdite-dans-laisne-compter-de-ce-mardi-24-mars
    Il est con celui-là ou quoi ?
    Ah bien sûr, le bourgeois qui a une bonne cave, il s’en fout.
    Mais les pauvres gens confinés dans leur 20 m2, ils n’ont plus droit de boire un petit coup pour se soutenir le moral ?
    Les violences conjugales ont bon dos. Parce qu’il pense que des gens en manque deviennent doux comme des agneaux ?
    Il a pensé ce préfet, qu’un alcoolique ne peut pas être sevré du jour au lendemain ?
    Va falloir une ordonnance du médecin pour acheter un litre ?
    Pour qui il se prend ce type ?
    C’est quoi la prochaine restriction ?
    Le chocolat ?
    Le café ?
    C’est pas possible des sombres crétins comme ça !

    1. @ arkao, je m’indigne avec vous !
      Et ce soir je prends (avec modération bien sûr) un petit verre blanc à l’apéro, en espérant que je pourrais au moins continuer ça. Oui vraiment un c**.

      1. Suite : « Après consultation de spécialistes en addictologie, le préfet a décidé de faire marche arrière. »
        Ce n’est pas si anecdotique et c’est pour ça que mets à jour. Comme vous dites Arkao, la question indirecte est savoir d’où vient ce préfet ? Ses origines sociales ? Sa formation (ENA ?). Pourquoi, vous et moi, pouvions penser qu’un sevrage immédiat était dangereux et pas lui ?
        Cette anecdote me semble illustrer la façon dont nous sommes gouvernés ou plutôt encadrés comme du bétail par des gardiens bornés et méprisants.

    2. J’ai déjà lu un article en Belgique : les gens vont boire plus durant le confinement. J’aimerais bien qu’on donne le débit des boissons des dizaines de milliers de cafés en France et en Belgique pendant un mois. Avant qu’on boive tout cela à domicile en plus de la dose habituelle à la maison. .. Donc la décision du préfet est une double punition inutile.
      Enfin, j’ai un dilemme. Est-ce que les hommes violents passent plus à l’acte avec une dose d’alcool ou avec un énervement « à sec » ? Ce serait le bon motif. Ce bon motif pourrait-il atteindre un préfet ?

      1. Il n’a pas fallu 12 heures pour que cet imbécile soit obligé de rétropédaler.
        Une illustration de plus de la polarisation et des zélites qui ne comprennent rien.

        Sa bio:

        Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA, promotion Saint-Exupéry).
        Maîtrise de droit communautaire et de droit international privé à l’université Paris II.
        Diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris.
        Diplôme de l’Institut national des hautes études de sécurité et de justice.
        Enseignant à l’ENA

      2. Ca recoupe l’ignorance de certaines réalités qu’un haut fonctionnaire devrait savoir en effet :

        – pourquoi la police laisse des zones de trafic de drogue: de façon à contrôler quelque chose en sachant au moins où ça se passe (St Ouen présentement en IdF) et en ayant une population d’indic à gérer, ce pour quoi il faut une connaissance locale des carottes et des bâtons, ça ne s’apprend pas à l’ENA.

        – Ou la question (que j’avais évoqué pour le compromis que représente le confinement « jamais parfait » mais ça vaut mieux) du type de police qu’il faut quand les soldats reviennent du front à l’arrière se « reposer ». On doit tolérer des débordements de divers ordres (la filmographie des années 40 à 60 en est témoin, notamment), mais on met en oeuvre la police militaire, qui a comme spécialité cette gestion. Et je doute qu’on mette un énarque à sa tête, on mettra celui qui sent le mieux le terrain.

  81. Voyager au temps du Coronavirus (entre deux chapitres du bouquin de PJ et VBG bien sûr !)
    Une initiative qui ouvre des horizons, écrit une de mes libraire préférée dans sa newsletter du mois.
    En effet, les éditions Zulma – éditeur de littérature du monde entier dont les couvertures multi-graphismes-multicolores font leur marque de fabrique ! – , nous offre un bien beau cadeau intitulé : « Une nouvelle pour échapper aux nouvelles ». Ainsi, est proposé, jour après jour, la lecture de nouvelles pour que chacun s’échappe de chez soi.
    Et si le cœur vous en dit, Zulma vous propose également des ateliers d’écriture et jeux littéraires !
    https://www.zulma.fr/

  82. À propos de la révolution industrielle au 19e siècle en Angleterre :
    « Le gin, le rhum, le whisky, les tabacs grossiers rendirent les palais moins sensibles et abusèrent les sens. Mais la boisson resta « le moyen rapide de sortir de Manchester » […] l’opium devint la religion du pauvre »” (in Technique et civilisation, Lewis Mumford, p. 165, édition du seuil, 7950, p. 165).

    Les fenêres
    Las du triste hôpital, et de l’encens fétide 

    Qui monte en la blancheur banale des rideaux 

    Vers le grand crucifix ennuyé du mur vide,
    
Le moribond sournois y redresse un vieux dos,


    Se traîne et va, moins pour chauffer sa pourriture 

    Que pour voir du soleil sur les pierres, coller 

    Les poils blancs et les os de la maigre figure 

    Aux fenêtres qu’un beau rayon clair veut hâler,


    Et la bouche, fiévreuse et d’azur bleu vorace, 

    Telle, jeune, elle alla respirer son trésor, 

    Une peau virginale et de jadis ! encrasse 

    D’un long baiser amer les tièdes carreaux d’or.
    

Ivre, il vit, oubliant l’horreur des saintes huiles,
    
Les tisanes, l’horloge et le lit infligé,
    
La toux ; et quand le soir saigne parmi les tuiles, 

    Son œil, à l’horizon de lumière gorgé,


    Voit des galères d’or, belles comme des cygnes, 

    Sur un fleuve de pourpre et de parfums dormir
    
En berçant l’éclair fauve et riche de leurs lignes 

    Dans un grand nonchaloir chargé de souvenir !


    Ainsi, pris du dégoût de l’homme à l’âme dure
    
Vautré dans le bonheur, où ses seuls appétits 

    Mangent, et qui s’entête à chercher cette ordure 

    Pour l’offrir à la femme allaitant ses petits,


    Je fuis et je m’accroche à toutes les croisées 

    D’où l’on tourne l’épaule à la vie, et, béni,
    
Dans leur verre, lavé d’éternelles rosées, 

    Que dore le matin chaste de l’Infini


    Je me mire et me vois ange ! et je meurs, et j’aime
    
— Que la vitre soit l’art, soit la mysticité — 

    À renaître, portant mon rêve en diadème, 

    Au ciel antérieur où fleurit la Beauté !


    Mais, hélas ! Ici-bas est maître : sa hantise 

    Vient m’écœurer parfois jusqu’en cet abri sûr,
    
Et le vomissement impur de la Bêtise
    
Me force à me boucher le nez devant l’azur.


    Est-il moyen, ô Moi qui connais l’amertume,
    
D’enfoncer le cristal par le monstre insulté 

    Et de m’enfuir, avec mes deux ailes sans plume
    — Au risque de tomber pendant l’éternité ?
    Mallarmé

  83. Vous prêtez beaucoup de pouvoirs aux dirigeants , il faut pas s’attendre à des miracles , vous croyez qu’ils seront capables de relancer la machine disons 28 semaines plus tard ? L’économie de guerre et le monde décroissant on y est , on peut très bien imaginer un petit revenu universel pour tout le monde , on travaillerai dans des sortes de kolkhozes avec des masques pour faire pousser la nourriture et le minimum vital presque gratuit serait déposé chaque semaine devant notre porte par des robots et des drones ( 1 kg de farine , une bouteille d’huile , quelques légumes ) merci l’intelligence artificielle , pourquoi voulez vous signer une pétition ?

    1. La décroissance est un recul volontaire et organisé en privilégiant les plus faibles. Ici, nous sommes dans la récession néolibérale. Tout autre chose qui ressemble plus à la Berezina qu’à une sagesse due à la réflexion.

    1. Une autre contribution, analyse de la situation tout à fait convergente avec ce qui se dit ici depuis des années, et que je trouve remarquable de clarté et de densité, par Alain Supiot : https://www.alternatives-economiques.fr/alain-supiot-seul-choc-reel-reveiller-dun-sommeil-do/00092216
      Juriste spécialiste du droit du travail, et professeur au collège de France, Supiot a publié récemment « la gouvernance par les nombres », qui a déjà été évoqué sur le forum. Pour ceux qui ne sont pas abonnés, je peux l’envoyer par mail, ou la mettre à disposition ici (envoi par mail à PJ).

    2. La vaste question des imaginaires de gauche face à l’écologie et à l’industrie.

      En tout cas, il sera bon de ne pas rester aveugle aux déchets que nous avons externalisés par le biais des importations massives.

      On pourrait au fond imaginer qu’un modèle dont l’extractivisme soit « national » (on ne fait d’industrie extractive qu’avec ce qu’on a dans son sol, à la limite extrême) ferait revisiter la fameuse théorie ricardienne des « avantages comparatifs » (pilier de l’orthodoxie éco, jusque chez Krugman, qui avait même fait pour le fun un modèle intergalactique de cela, relativité comprise), en obligeant à mettre **aussi** le nez dans nos poubelles.
      Détail qui cloche (comme dirait la chanson de Vian sur la bombe atomique): l’énergie, qui fait l’objet d’une mondialisation très réelle et très profonde (charbon australien compris, pas que pétrole saoudien ou américain, gaz russe ou hollandais, etc.)

  84. Je suis en réunion (Catho Lille), si quelqu’un pouvait traduire par Deepl.

    The Washington Post :

    Scramble for medical equipment descends into chaos as U.S. states and hospitals compete for rare supplies
    With prices rising and supplies uncertain, governors and health-care officials are urging the Trump administration to use the Defense Production Act to bring order
    Doctors across the U.S. sound the alarm as coronavirus cases rise
    The Washington Post spoke to doctors across the country who say shortages in medical equipment and supplies could cost lives. (Video: Whitney Leaming/Photo: Kolin Pope/The Washington Post/The Washington Post)
    By
    Jeanne Whalen,
    Tony Romm,
    Aaron Gregg and
    Tom Hamburger
    March 25, 2020 at 1:08 a.m. GMT+1

    A mad scramble for masks, gowns and ventilators is pitting states against each other and driving up prices. Some hard-hit parts of the country are receiving fresh supplies of N95 masks, but others are still out of stock. Hospitals are requesting donations of masks and gloves from construction companies, nail salons and tattoo parlors, and considering using ventilators designed for large animals because they cannot find the kind made for people.

    The market for medical supplies has descended into chaos, according to state officials and health-care leaders. They are begging the federal government to use a wartime law to bring order and ensure the United States has the gear it needs to battle the coronavirus. So far, the Trump administration has declined.

    “I can’t find any more equipment. It’s not a question of money,” said New York Gov. Andrew M. Cuomo, whose state is battling the nation’s worst outbreak. “We need the federal help and we need the federal help now.”

    At best, Cuomo said, his team has secured enough protective gear for health workers to last a few weeks. It’s been unable to buy most of the 30,000 ventilators it estimates it will need to keep hospitalized patients breathing at the peak of the crisis, he said.

    New York’s Cuomo urges Trump to use Defense Production Act
    Amid the coronavirus pandemic, New York Gov. Andrew M. Cuomo said March 22 that President Trump should « order factories to manufacture » medical equipment. (New York state)
    His pleas are echoed by others, including the American Medical Association, Illinois Gov. JB Pritzker and Democratic presidential candidates Sen. Bernie Sanders (I-Vt.) and Joe Biden, who have called on the Trump administration to use the Defense Production Act to order companies to mass produce medical supplies. The law, enacted during the Korean War, allows the government to require companies to manufacture certain goods and to pay them for it.

    Although governors and hospital leaders welcome the many U.S. companies stepping forward to make masks and ventilators, they fear the voluntary efforts will be too scattershot without federal coordination.

    “When we went to war, we didn’t say, any company out there want to build a battleship? Who wants to build a battleship?” Cuomo said.

    President Trump and his trade adviser, Peter Navarro, have repeatedly said they don’t need to force companies to produce under the Defense Production Act because so many manufacturers are volunteering to make medical supplies. Trump seemed to acknowledge the chaos on Tuesday, however, calling the world market for masks and ventilators “crazy” in a tweet, adding that it was “not easy” to acquire them.

    But he also tweeted that he hasn’t had to use the Defense Production Act “because no one has said NO! Millions of masks coming as back up to States.” In a briefing Tuesday evening, Trump added: “Companies are heeding our call to produce medical equipment and supplies because they know that we will not hesitate to invoke the DPA in order to get them to do what they have to do. It’s called leverage.”

    Early Tuesday, Peter Gaynor, the head of the Federal Emergency Management Agency, told CNN the government planned to use the DPA to acquire 60,000 coronavirus test kits. But later, FEMA Press Secretary Lizzie Litzow said the agency “at the last minute” had been « able to procure the test kits from the private market without evoking the DPA.”

    In the meantime, states and hospitals are describing extraordinary efforts to secure equipment. In a briefing this week, Pritzker said he had a team of people working the phones seven days a week trying to buy medical supplies all over the globe. He asked nail salons, tattoo parlors and elective surgery centers to donate their stockpiles of masks and gloves while they are closed for business.

    Pritzker said his team has made progress, including a big purchase of 2.5 million N95 masks, the government-certified masks that can screen out small particles and that are favored by health-care workers dealing with the virus. But he said his team is “running up against obstacles that shouldn’t exist,” including orders by other states and the federal government.

    In conversations with ventilator makers, one company “told me I was competing with FEMA to get ventilators,” Pritzker said. “I called another manufacturer of ventilators, and he pointed out to me that I would be competing with countries other than the United States. … I better put in as big an order as possible in order to put myself higher on the list of priority.”

    Pritzker also called on the White House to use the Defense Production Act to centralize the buying process.

    W. Craig Fugate, the FEMA administrator under President Barack Obama, said in a phone interview Sunday that the response should be led by governors but directed and funded by the federal government. That includes a more coordinated process for buying and distributing supplies so that states and the federal government can stop trying to outbid one another, he said.

    Rhonda Medows, president of population health management at Providence St. Joseph Health, a chain of hospitals and clinics based in Seattle that spans seven states, said her health system is considering requesting veterinary ventilators used to treat large animals because it is concerned that it will not have enough ventilators designed for humans.

    “We have Third World countries who are better equipped than we are now in Seattle,” she said in an interview. “For weeks we have been asking the federal government to compel manufacturers to produce more [personal protective equipment] because we knew from our own modeling that there would be a serious shortfall.”

    Soaring demand and competitive bidding is driving prices up. Premier, a health-care company that purchases equipment and supplies for 4,000 acute-care hospitals, used to pay about 30 cents for an N95 mask but is now seeing prices between $3 and $15 per mask, Group Vice President Chaun Powell said in an interview.

    The United States typically uses up to 25 million of the masks a year but is on track to use four times as many over the next year, he said.

    “There has been a global run on production. And there’s been a decrease in supply … after factories in Wuhan closed” he said, referring to the Chinese manufacturing city where the coronavirus outbreak originated late last year.

    Some of the hardest-hit hospitals are using between four and 10 times as much equipment as two weeks ago, according to David Gillan, a sourcing operations executive at Vizient, an intermediary that helps more than 3,000 hospitals and other health-care centers purchase supplies.

    His company is “vetting any source that even makes a noise” to find masks. His team managed to find 500,000 N95 masks last week from a source he did not disclose, which Vizient then helped 37 hospitals acquire, an amount he said hardly met the need.

    Some hospital systems said they remain hopeful about their access to supplies. That includes Tufts Medical Center in Boston, which began in February to cache and conserve critical supplies as the coronavirus spread outside China and around the globe.

    Tufts is also part of a broader network of hospitals that purchase products in bulk, said Nicholas Duncan, its director of emergency management. “If we continue down this path of conserving [personal protective equipment] appropriately … we shouldn’t run out,” he said.

    Tamara West, vice president of patient services and chief nursing officer at Noyes Health, which runs a hospital and other facilities in Upstate New York, said that the network is in “good shape” for now but that she worried about rising costs for supplies and possible shortfalls if coronavirus infections rise sharply.

    On Sunday, Noyes Health officials asked the community via Facebook to donate spare masks and “equipment to protect them over the long haul.” Construction companies sent unused masks — N95 masks are also used for industrial work — and food-service workers shipped over gloves because “nothing’s open,” West said.

    Noyes Health workers are “being very careful in when they wear PPE, and I’m afraid they’re being too careful and not wearing when they should. They could get sick because of that,” West said.

    Voluntary manufacturing efforts are multiplying by the day, sometimes in coordination with the White House. General Motors announced a partnership with Ventec Life Systems, a Seattle-based company that makes ventilators, to help it step up production.

    “We are working closely with Ventec to rapidly scale up production of their critically important respiratory products to support our country’s fight against the COVID-19 pandemic,” General Motors Chairman and CEO Mary Barra said in a statement Friday.

    Aidee Cuellar sews masks at an American Giant facility in Middlesex, N.C. (Courtesy of American Giant)
    Aidee Cuellar sews masks at an American Giant facility in Middlesex, N.C. (American Giant facility in Middlesex, N.C. Courtesy of American Giant)
    Navarro in recent days also helped strike a deal with a group of U.S. T-shirt makers to convert manufacturing lines to produce millions of protective masks.

    HanesBrands is making a thick cotton fabric for the masks and distributing it to sewing factories for stitching. The Food and Drug Administration has determined that the masks may be used in a health-care setting, though not in a surgical setting, the agency said in an emailed statement.

    “FDA has given Hanes a pathway forward to manufacture and distribute these face masks during the COVID-19 emergency response,” the agency said.

    Bayard Winthrop, founder of the clothing company American Giant, said the mask-sewing effort required a complete retooling of the company’s manufacturing lines in North Carolina, which typically make T-shirts and sweatshirts.

    The company has stopped production of much of its normal clothing, he said. “It’s been very disruptive but also an easy decision to make,” he said. “The message we are getting out of Navarro’s office is, make as many as you can, as fast as you can, as long as you can.”

    Winthrop said he is “honored” to help health-care workers. But he added: “I don’t think American Giant ought to be in the mask-producing business. I think it’s crazy we are in this situation and I hope it is causing all of us to ask the question, why we have so thoroughly lost the ability to make things in this country.”

    1. Voici (n’ai revu qu’un peu le début):

      La ruée vers les équipements médicaux plonge dans le chaos alors que les États et les hôpitaux américains se disputent les rares fournitures.

      Face à la hausse des prix et à l’incertitude des approvisionnements, les gouverneurs et les responsables de la santé exhortent l’administration Trump à utiliser la loi sur la production de défense pour mettre de l’ordre.

      Les médecins américains tirent la sonnette d’alarme alors que les cas de coronavirus augmentent.

      Le Washington Post s’est entretenu avec des médecins de tout le pays qui affirment que la pénurie de matériel et de fournitures médicales pourrait coûter des vies.
      Jeanne Whalen,
      Tony Romm,
      Aaron Gregg et
      Tom Hamburger
      25 mars 2020 à 1h08 GMT+1

      Une folle ruée vers les masques, les blouses et les ventilateurs oppose les États les uns aux autres et fait grimper les prix. Certaines régions du pays durement touchées reçoivent des masques N95 neufs, mais d’autres sont encore en rupture de stock. Les hôpitaux demandent des dons de masques et de gants aux entreprises de construction, aux salons de manucure et aux salons de tatouage, et envisagent d’utiliser des ventilateurs conçus pour les gros animaux car ils ne trouvent pas assez de ceux qui sont faits pour les personnes.

      Le marché des fournitures médicales a sombré dans le chaos, selon les responsables de l’État et les responsables des soins de santé. Ils supplient le gouvernement fédéral d’utiliser une loi de guerre pour rétablir l’ordre et s’assurer que les États-Unis disposent du matériel nécessaire pour combattre le coronavirus. Jusqu’à présent, l’administration Trump a décliné.

      « Je ne trouve plus de matériel. Ce n’est pas une question d’argent », a déclaré le gouverneur de New York, Andrew M. Cuomo, dont l’État lutte contre la pire épidémie du pays. « Nous avons besoin de l’aide fédérale et nous avons besoin de l’aide fédérale maintenant. »

      Au mieux, a déclaré M. Cuomo, son équipe a obtenu suffisamment d’équipements de protection pour que les travailleurs de la santé puissent tenir quelques semaines. Elle n’a pas pu acheter la plupart des 30 000 respirateurs dont elle estime avoir besoin pour maintenir la respiration des patients hospitalisés au plus fort de la crise, a-t-il dit.

      # Le New-Yorkais Cuomo demande à Trump d’utiliser le Defense Production Act

      Au milieu de la pandémie de coronavirus, le gouvernement de New York, Andrew M. Cuomo, a déclaré le 22 mars que le président Trump devrait « ordonner aux usines de fabriquer » du matériel médical. (État de New York).

      Ses appels sont repris par d’autres, notamment par l’Association médicale américaine, le gouverneur de l’Illinois JB Pritzker et les candidats démocrates à la présidence, le sénateur Bernie Sanders et Joe Biden, qui ont demandé à l’administration Trump d’utiliser le Defense Production Act pour ordonner aux entreprises de produire en masse des fournitures médicales. Cette loi, promulguée pendant la guerre de Corée, permet au gouvernement d’exiger des entreprises qu’elles fabriquent certains biens et de les payer pour cela.

      Bien que les gouverneurs et les responsables d’hôpitaux se félicitent des nombreuses entreprises américaines qui se lancent dans la fabrication de masques et de ventilateurs, ils craignent que les efforts volontaires ne soient trop dispersés sans coordination fédérale.

      « Quand nous sommes allés à la guerre, nous n’avons pas attendu qu’une entreprise veuille construire un cuirassé ? Nous n’avons pas demandé Qui veut construire un cuirassé ? » a déclaré Cuomo.

      Le président Trump et son conseiller commercial, Peter Navarro, ont déclaré à plusieurs reprises qu’ils n’avaient pas besoin de forcer les entreprises à produire dans le cadre de la loi sur la production de défense car de nombreux fabricants se portent volontaires pour fabriquer des fournitures médicales. Cependant, mardi, M. Trump a semblé reconnaître le chaos, qualifiant de « fou » le marché mondial des masques et des ventilateurs dans un tweet, ajoutant qu’il n’était « pas facile » de les acquérir.

      Mais il a également tweeté qu’il n’a pas eu à utiliser la loi sur la production de défense « parce que personne n’a dit NON ! Des millions de masques qui affluent aux États-Unis ». Lors d’une réunion d’information mardi soir, M. Trump a ajouté : « Les entreprises tiennent compte de notre appel à produire des équipements et des fournitures médicales car elles savent que nous n’hésiterons pas à invoquer la DPA pour les amener à faire ce qu’elles doivent faire. C’est ce qu’on appelle un effet de levier ».

      Tôt mardi, Peter Gaynor, le chef de l’Agence fédérale de gestion des urgences, a déclaré à CNN que le gouvernement prévoyait d’utiliser la DPA pour acquérir 60.000 kits de test de coronavirus. Mais plus tard, l’attachée de presse de la FEMA, Lizzie Litzow, a déclaré que l’agence avait pu « à la dernière minute » se procurer les kits de test sur le marché privé sans activer la DPA.

      En attendant, les États et les hôpitaux décrivent des efforts extraordinaires pour sécuriser les équipements. Lors d’un briefing cette semaine, Pritzker a déclaré qu’il avait une équipe de personnes travaillant au téléphone sept jours par semaine pour essayer d’acheter des fournitures médicales dans le monde entier. Il a demandé aux salons de manucure, aux salons de tatouage et aux centres de chirurgie élective de faire don de leurs stocks de masques et de gants pendant qu’ils sont fermés.

      Pritzker a déclaré que son équipe avait fait des progrès, notamment l’achat de 2,5 millions de masques N95, les masques certifiés par le gouvernement qui peuvent filtrer les petites particules et qui ont la faveur des travailleurs de la santé confrontés au virus. Mais il a ajouté que son équipe « se heurte à des obstacles qui ne devraient pas exister », notamment les commandes d’autres États et du gouvernement fédéral.

      Lors de conversations avec des fabricants de ventilateurs, une entreprise « m’a dit que je faisais concurrence à la FEMA pour obtenir des ventilateurs », a déclaré M. Pritzker. « J’ai appelé un autre fabricant de ventilateurs, et il m’a fait remarquer que je serais en concurrence avec des pays autres que les États-Unis. … Je ferais mieux de passer une commande aussi importante que possible afin de me placer plus haut sur la liste des priorités ».

      Pritzker a également demandé à la Maison Blanche d’utiliser le Defense Production Act pour centraliser le processus d’achat.

      W. Craig Fugate, l’administrateur de la FEMA sous le président Barack Obama, a déclaré dans une interview téléphonique dimanche que la réponse devrait être menée par les gouverneurs mais dirigée et financée par le gouvernement fédéral. Cela inclut un processus plus coordonné pour l’achat et la distribution des fournitures afin que les États et le gouvernement fédéral puissent cesser d’essayer de surenchérir les uns sur les autres, a-t-il dit.

      Rhonda Medows, présidente de la gestion de la santé de la population à Providence St. Joseph Health, une chaîne d’hôpitaux et de cliniques basée à Seattle qui s’étend sur sept états, a déclaré que son système de santé envisage de demander des ventilateurs vétérinaires utilisés pour traiter les gros animaux car il craint de ne pas avoir suffisamment de ventilateurs conçus pour les humains.

      « Nous avons des pays du tiers monde qui sont mieux équipés que nous ne le sommes actuellement à Seattle », a-t-elle déclaré dans une interview. « Depuis des semaines, nous demandons au gouvernement fédéral d’obliger les fabricants à produire davantage [d’équipements de protection individuelle] parce que nous savions, d’après notre propre modélisation, qu’il y aurait une grave pénurie ».

      La montée en flèche de la demande et la mise en concurrence des offres font monter les prix. Premier, une entreprise de soins de santé qui achète des équipements et des fournitures pour 4 000 hôpitaux de soins aigus, payait auparavant environ 30 cents pour un masque N95, mais voit maintenant les prix se situer entre 3 et 15 dollars par masque, a déclaré le vice-président du groupe, Chaun Powell, dans une interview.

      Les États-Unis utilisent généralement jusqu’à 25 millions de ces masques par an, mais sont en passe d’en utiliser quatre fois plus au cours de l’année prochaine, a-t-il déclaré.

      « Il y a eu une course mondiale à la production. Et il y a eu une diminution de l’offre … après la fermeture des usines à Wuhan », a-t-il dit, en faisant référence à la ville chinoise de production où l’épidémie de coronavirus est apparue à la fin de l’année dernière.

      Certains des hôpitaux les plus touchés utilisent entre quatre et dix fois plus de matériel qu’il y a deux semaines, selon David Gillan, responsable des opérations de sourcing chez Vizient, un intermédiaire qui aide plus de 3 000 hôpitaux et autres centres de soins à acheter des fournitures.

      Sa société « contrôle toute source qui fait du bruit » pour trouver des masques. Son équipe a réussi à trouver 500.000 masques N95 la semaine dernière à partir d’une source qu’il n’a pas divulguée, que Vizient a ensuite aidé 37 hôpitaux à acquérir, une quantité qui, selon lui, ne répondait guère aux besoins.

      Certains systèmes hospitaliers ont déclaré qu’ils gardaient espoir quant à leur accès aux fournitures. C’est le cas du Tufts Medical Center de Boston, qui a commencé en février à mettre en cache et à conserver des fournitures essentielles alors que le coronavirus se répandait en dehors de la Chine et dans le monde entier.

      Tufts fait également partie d’un réseau plus large d’hôpitaux qui achètent des produits en vrac, a déclaré Nicholas Duncan, son directeur de la gestion des urgences. « Si nous continuons sur cette voie de la conservation appropriée des équipements de protection individuelle, nous ne devrions pas en manquer », a-t-il déclaré.

      Tamara West, vice-présidente des services aux patients et infirmière en chef de Noyes Health, qui gère un hôpital et d’autres installations dans l’État de New York, a déclaré que le réseau est « en bonne santé » pour l’instant, mais qu’elle s’inquiète de l’augmentation des coûts des fournitures et des éventuelles pénuries si les infections à coronavirus augmentent fortement.

      Dimanche, les responsables de Noyes Health ont demandé à la communauté via Facebook de faire don de masques de rechange et de « matériel pour les protéger sur le long terme ». Les entreprises de construction ont envoyé des masques non utilisés – les masques N95 sont également utilisés pour le travail industriel – et les travailleurs de la restauration ont été expédiés avec des gants parce que « rien n’est ouvert », a déclaré M. West.

      Les travailleurs de Noyes Health sont « très prudents lorsqu’ils portent des EPI, et je crains qu’ils ne soient trop prudents et ne les portent pas quand ils le devraient ». Ils pourraient tomber malades à cause de cela », a déclaré M. West.

      Les efforts volontaires de fabrication se multiplient de jour en jour, parfois en coordination avec la Maison Blanche. General Motors a annoncé un partenariat avec Ventec Life Systems, une entreprise de Seattle qui fabrique des ventilateurs, pour l’aider à accélérer sa production.

      « Nous travaillons en étroite collaboration avec Ventec pour augmenter rapidement la production de leurs produits respiratoires d’une importance capitale afin de soutenir la lutte de notre pays contre la pandémie COVID-19 », a déclaré Mary Barra, PDG de General Motors, dans un communiqué vendredi.

      Ces derniers jours, Navarro a également aidé à conclure un accord avec un groupe de fabricants américains de tee-shirts pour convertir les lignes de fabrication afin de produire des millions de masques de protection.

      HanesBrands fabrique un tissu de coton épais pour les masques et le distribue aux usines de couture pour la couture. La Food and Drug Administration a déterminé que les masques peuvent être utilisés dans un environnement de soins de santé, mais pas dans un environnement chirurgical, a déclaré l’agence dans un communiqué envoyé par e-mail.

      « La FDA a donné à Hanes une voie à suivre pour fabriquer et distribuer ces masques pendant l’intervention d’urgence COVID-19 », a déclaré l’agence.

      Bayard Winthrop, fondateur de l’entreprise de vêtements American Giant, a déclaré que l’effort de couture des masques nécessitait un réoutillage complet des lignes de fabrication de l’entreprise en Caroline du Nord, qui fabriquent généralement des T-shirts et des sweatshirts.

      L’entreprise a arrêté la production d’une grande partie de ses vêtements habituels, a-t-il dit. « Cela a été très perturbant mais aussi une décision facile à prendre », a-t-il déclaré. « Le message que nous recevons du bureau de Navarro est le suivant : faites-en autant que vous le pouvez, aussi vite que vous le pouvez, aussi longtemps que vous le pouvez ».

      Winthrop s’est dit « honoré » d’aider les travailleurs de la santé. Mais il a ajouté : « Je ne pense pas qu’American Giant devrait être dans le secteur de la production de masques. Je pense qu’il est fou que nous soyons dans cette situation et j’espère que cela nous amène tous à nous demander pourquoi nous avons perdu si complètement la capacité de faire des choses dans ce pays ».

      Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

  85. 24 mars , Magnifique intervention de Baptiste Beaulieu ( médecin )sur TMC ( émission Quotidien) :

    Il craint se qui découle d’une économie de guerre.
    «  ce n’est pas une guerre, c’est une crise sanitaire »
    «  en guerre on donne des ordres , en crise on donne des moyens « 

    Vidéo sur mytf1 à la 24eme minute 59 seconde , sinon première partie de l’emission quotidien de ce soir.

  86. 25/03/20

    Après des essais concluant sur 4 patients en Chine, les Espagnols vont essayer des traitements à base de cellules souche, ils sont assez à la pointe dans ce domaine espérons qu’ils auront des résultats, ils viennent d’annoncer sur le canal 24h qu’ils vont y aller à fond et assumeront les critiques en cas d’échec… :

    https://www.cronista.com/internacionales/Comprueban-que-las-celulas-madre-sirven-para-tratar-casos-graves-de-coronavirus-20200305-0011.html

    https://bio-cord.es/noticias/ensayo-clinico-con-celulas-madre-para-tratar-el-coronavirus/

    1. Un bel exemple de ce que la nature peut encore apporter à l’Humanité afin de l’aider à surmonter l’épreuve…

      C’est beau !

      Merci Julien pour ce partage !

  87. Info pratique :
    Si ça se dégrade, pour les citadins , où trouver de quoi bouffer ( liste de liens dans article France Info)

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/covid-19-acheter-fruits-legumes-frais-locaux-ailleurs-que-marche-c-est-possible-1804298.html

    PS: la décision de fermer bien des marchés va concentrer l’offre sur des sites déjà en surchauffe…

    Je crains que le choix de concentrer l’offre au lieu de l’organiser (de façon à ce qu’elle ne soit pas vecteur de diffusion du virus ) soit une énorme erreur.
    Nb : encore merci pour la traduction des articles en anglais.
    Que la force soit avec vous !