Vie quotidienne – Publicité et capitalisme

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Parmi les propositions que certains membres de la Convention citoyenne pour le climat ont décidé de faire fuiter (j’imagine pour tenter d’empêcher un enterrement de première classe – mais je n’en sais rien) :

– Panneaux publicitaires prohibés « dans les espaces publics extérieurs », hors l’information locale ou culturelle
– Mention obligatoire dans toutes les publicités : « En avez-vous vraiment besoin ? La surconsommation nuit à la planète »

Ma question : « Selon vous, l’application de telles mesures porterait-elle un coup fatal au capitalisme ? »

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71 réflexions sur « Vie quotidienne – Publicité et capitalisme »

  1. Si « coup fatal » il est donné, je me demande, s’il n’est pas donné « ironiquement » par la capitalisme – du moins ose t-il le faire croire « qu’on peut rire de tout avec tout le monde » – à destination du crédit de cette « Convention citoyenne pour le climat », alors qu’il lui est attribué par cette mise en scène, de pauvres ambitions (y compris dans le domaine de la com’) en terme de lutte contre la pollution – visuelle – et le consumérisme (comme pour la pollution aux plastics, ou la responsabilité des citoyen.e.s est plus essentielle dans le moyen de lutter contre…. que celle des producteurs)…?

  2. Un coup fatal ? Ben oui ! 🙂 (= Stratégie de la ligne Maginot des colibris (r) contre les méchants capitalistes, bouh bouh !)
    Mais bon, le point 1 ferait un peu de bien, malgré tout… j’avoue.
    Anecdote 1.
    Dans le parking rénové d’un centre commercial dans ma banlieue, les ascenseurs tout neufs, sont équipés de petits écrans plats où il y a des vidéos de pub, en boucle.
    Je me suis donc posé la question de me doter d’un marteau pour libérer les cerveaux dont le temps libre est désormais capturé dans cet espace confiné et obligatoire car, américanisation oblige, les escaliers sont assez difficiles à trouver (une surprise pour moi aux USA).
    Anecdote 2.
    Un station service moderne près de Toulouse. À côté des pompes un écran plat avec des pubs en continu : tourner la tête impliquait de ne pas surveiller son remplissage… Encore une fois j’ai pensé au marteau.

    Mais la solution « marteau », c’est impossible pour moi : il y a des écrans de surveillance et je ne suis pas courageux…

    1. j’ai même vu des pompes avec l’écran intégré qui remplace les compteurs litres/prix classiques….et qui diffuse de la pub pendant le plein….avec même le son.

      Interdire certaines pubs + messages de dissuasion de consommation, pourquoi pas mais ça me fait penser aux messages « santé » que l’on voit au bas des pubs de malbouffe en France…. Ces messages sont-ils réellement efficaces ?

      Pour ralentir le consumérisme effréné, je pense qu’il faudrait agir aussi et peut-être même en priorité sur l’obsolescence programmée et ce au niveau européen : imposer une garantie très longue sur les biens (genre 5-10 ans) avec obligation de réparation sous garantie (et pas remplacement) + obligation de prévoir que ce soit réparable et assurer la disponibilité des pièces pendant au moins 2 fois la durée de la garantie.
      C’est tout à fait faisable, l’europe a déjà imposer une garantie de 2 ans sur les biens.
      Ensuite légiférer sur des normes de durée de vie minimale selon le type de bien et interdire ce qui n’atteint pas ces normes.
      On a bien réussi à interdire la vente de lampes à incandescence, on peut le faire pour d’autres biens pas assez durables.

    2. J’ai assez souvent débranché ces écrans dans les magasins, en tout premier pour pouvoir réfléchir au projet pour lequel j’étais venu. Je ne me suis jamais fait engueuler, au contraire, les vendeurs dans les rayons me faisaient des sourires pour approbation. Mais sauf exception ce n’est plus possible, les connecteurs et les câbles sont maintenant securisés sous des capots.

  3. Coup fatal je n’en sais fichtre rien. Mais c’est bien la première fois que je lis des propositions clairement anti-pub ailleurs que chez les groupuscules de « décrocheurs ». Jamais en tout cas à ma connaissance dans les milieux « de gôche ». « Dieu » sait pourtant si la pub -jadis la réclame pour les ménagères- est depuis toujours un des principaux bras armés du consumérisme débridé et nécessairement jamais assouvi (capitalisme?). Donc proposition à mes yeux authentiquement révolutionnaire. Chance d’être mise en oeuvre équivalente à zéro.
    Question subsidiaire: qu’y-a-t-il de plus c… qu’une pub?
    La seconde proposition me fait penser aux alertes sur les paquets de clopes.

      1. Merci. Autant pour moi. Je reconnais ne pas avoir lu, ou beaucoup trop distraitement, le programme des Insoumis. Un point à leur actif.

  4. Le capitalisme est habitué :

    Ça fait déjà longtemps que nous sommes bercés par les conjonctions contradictoires :

    – buvez, mais pas trop
    – fumez, mais c’est mal
    – achetez une bagnole de 200cv, mais roulez à 80
    – …

    Et la pente de tout ça n’a pas beaucoup varié, quelques asso anti en font du gras, mais ça me parait pas être une méthode, même pour un début.

  5. Comme d’autres moyens tels que le cinéma, la télévision, utiles pour promouvoir la consommation de choses considérées jusque là comme pas vraiment indispensables, la publicité a été utile au capitalisme pendant sa « période fordiste ».

    Je suis persuadé que cette période fordiste est en train de se terminer et que, même si interdire la publicité serait fort probablement vu comme une entorse à la concurrence, ça aurait surtout comme effet d’aider le capitalisme à s’adapter aux circonstances.

  6. En tous cas , il y aurait du travail pour l’assemblée et le gouvernement , rien que pour mettre à jour ça :

    https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/reglementation-publicite-enseignes-et-preenseignes

    Pour la deuxième forme d’action , quand on voit le succès des mentions de danger ( parfois à faire vraiment peur à un non fumeur ) sur les paquets de cigarettes ( je n’ai pas d’écho sans faille de l’impact de l’uniformisation des paquets proprement dit ), ça laisse rêveur sur la portée espérable sur les consommateurs accrocs .

    Bref , ça n’est pas avec cette fuite là qu’on va sauver le réel travail fait par ces 150 forçats du monde d’après .

    PS 1: la seule fois de ma carrière où je me suis retrouvé au tribunal , c’est pour avoir fait torpiller un 4×3 de la société Dauphin . Ça s’est réglé  » à la dure » .

    PS 2 : certains élus aiment bien les panneaux publicitaires ou autres  » quéquettes  » Decaux .

  7. Bonsoir,
    A défaut de supprimer totalement toute forme de publicité, il faudrait inventer des dispositifs qui feraient en sorte que les consommateurs aillent chercher de la publicité s’ils le souhaitent, pas le contraire…
    Qu’est-ce que cela serait bien, çà au moins!
    Je ne suis même pas sûr que cela serait techniquement compliqué à mettre en oeuvre…

  8. Par rapport à l’exposition des enfants, ça peut être une bonne chose. Mais la pub à la télé ou sur internet pourrait être réduite aussi ? On améliore certainement la qualité de vie, mais pour le climat… à voir avec les autres mesures prises dans leur ensemble.

  9. Ces mesures seules, sûrement n’ont que très peu d’impact. La question me semble donc naïve? Alors je reformule pour en saisir un autre sens: quelle sont les mesures qui, prises au nom de la sauvegarde du climat (donc peut-être du genre humain), pourraient remettre en cause le capitalisme (frontalement ou indirectement)? Et là, je ne vois rien de concret qui puisse être autre qu’anecdotique, hormis si on justifie de changer toutes les règles de notre république d’un coup (constituante avec visée démocratique et écologique). Il faut commencer par déssaisir les capitalistes de leur pouvoir, c’est-à-dire de leurs armes. Il faut donc déjà démontrer que lesdits capitalistes ne peuvent pas vouloir éviter la catastrophe.

  10. Non. Il trouverait le moyen de s’en servir. Les rapports de domination et d’exploitation ne seraient pas remis en question, sans parler de la propriété privée. La question de la répartition de la richesse produite resterait posée.

      1. Bien sûr que non monsieur. Il faudrait des pubs pour la pauvreté contre la consommation et contre la publicité pour bien faire.

      2. La sobriété* !

        Le petit en plus de ressembler à une cagette de tomates échouée dans une bouée-pneu au beau milieu d’une plage abandonnée, il prend l’école pour une garderie et ça c’est pas bien.

  11. Bon, et puis par définition, la pub consiste à contourner le cerveau pour s’adresser directement à l’intestin ou la b… du  » consommateur « ,

    Un bon changement de paradigme consisterait à arrêter de considérer les uns et les autres comme un troupeau à pousser – tirer à coup de slogans éphémères…

  12. Paul Jorion pourriez vous donner la source de ces proposition et si celle-ci n’est pas en accès libre indiquer les autres proposition que la convention a publiée ?
    Merci d’avance.

  13. Si ça supprime un peu de notre aliénation quotidienne, ce sera toujours ça de pris.
    Ça me rappelle une scène ‘culte’ de ‘Invasion Los Angeles’ de John Carpenter, 1986/87 un truc comme ça…
    (‘They Live’ en anglais je crois, c’est moins lourd)

  14. Thèse :
    Le pub existe
    (i) parce qu’elle est rentable.
    100 euros d’espace publicitaire feront augmenter le chiffre d’affaire de 1000 euros et les profits de 150 euros.
    (ii) parce que face à une marée de produits & services divers, la question informationnelle n’est pas mieux résolue : soit, en économie orthodoxe le questionnement suivant ;
    Comment savoir, dans un monde aux produits sans cesse nouveaux et en évolution, l’existence de nouveautés, et « en face de quel §§besoin§§ » elles se placent, quelle §§utilit駧 elles ont pour moi ?

    Antithèse :
    (i) l’utilité individuelle n’est pas une vraie utilité, à part les besoins fondamentaux (bas pyramide Maslow)
    (ii) Un besoin exprimé au sein d’un collectif est d’abord « médié » par celui-ci, pour former un embryon de savoir déjà métabolisé. Ce collectif se met alors en relation avec d’autres et l’achat (s’il a encore ce nom là !) devient tout autre chose qu’une compulsion déclenchée par une « réclame ».
    (iii) La rentabilité du capitalisme se déplace alors automatiquement entre les mains de ces collectifs , vraiment porteur d’un gros embryon de savoir.
    (iv) En conséquence, suite à la prise de pouvoir par le virus informationnel du savoir collectif métabolisé, le capitalisme agonise pour de bon, et passe la main (celle qui tenait l’arme à droite, pour qu’il passe l’arme à gauche)?

    1. Synthèse : si je crée un groupement mondial de diffusion de tous produits, je détruis la capacité d’une communauté à maîtriser sur son territoire la réponse à ses besoins et à défendre ses productions. Appelons cela la pandémie capitaliste. Je l’appelerais A-tha-zoon. (Les cpmmunautés pourraient envisager de se confiner « à ma zone ». Mais combien de jours cela tiendrait-il ?).

      1. Mais sinon, @chabian « synthèse » :
        l’idée est en effet « duale » du collectivisme soviétique « à chacun suivant ses besoins ».

        Ca rappelle aussi la brique de lait « solidaire » qui s’est faite quelque part en Rhone Alpes : les consommateurs acceptent de payer + 8 cts, et les producteurs ont une garantie d’un prix non laminé par Lactalis et autres coopératives « rapaces ». (cf les émissions Cash-inverstigation de E Lucet sur le sujet)

        La question d’une « certification » (énergétique/Durabilité/etc.) d’un produit mis en face d’un public à un prix donné, en jouant uniquement sur l’échelle (1000 unités en présérie => 30 testeurs, 10’000 unités=> 100 testeurs, 100’000 unités => 300 testeurs (sqrt(N) si vous préférez) , et ce sont eux qui « font la pub », mais doivent être coupé de tout conflit d’intérêt => Rôle de l’Etat (comme feu le BVP, qui marqua des tous petits points kâmême contre les dérives les plus éhontées / flagrantes).

  15. 2 constatations:

    les routes/champs/abords de rond points (1ère spécialité locale avant les crêpes et le far) de Bretagne sont parsemées de panneaux en tout genre, souvent les uns sur les autres, la Normandie beaucoup moins pour ne pas dire quasi pas. Quand on est en Normandie on se dit… comment en est on arrivé là en Bretagne…

    A Bruxelles grâce au covid… toutes les pub ont disparu. clear chanel et consors ont mis une affiche « flatten the curve » d’un discret bleu pastel…. partout (panneaux géants comme arrêts de bus) Mais que c’est bon! je me fais la reflexion à chaque sortie..

    Ca ne changera pas le monde de se débarrasser de cette pollution visuelle permanente, comme ramasser les poubelles n’implique pas qu’elles soient recyclées… Mais c’est incomparablement plus agréable visuellement.

  16. Mediapart / Titre de l’article ( payant ) de Ludovic Lamant :

    « À Bruxelles, l’épidémie n’a pas encore mis à mal le dogme du libre-échange  » :

    « Les fonctionnaires de la direction du commerce, au sein de la Commission européenne, continuent de négocier, confinés depuis leur domicile, des traités de libre-échange au nom de l’UE. Comme si la pandémie n’avait pas tout changé  »

    L’interdiction de la publicité ou du moins sa discrétion forcée ne semble pas d’actualité au sein d’une Union Européenne forte désormais de plus de 100 000 morts suite à la pandémie de Covid-19. L’urgence pour nos commissaires européens et leurs affidés est de maintenir le cap coûte que coûte, de la destruction capitaliste accélérée.

    1. C’est marrant cette grille de lecture totalement anachronique…

      S’il y a bien une chose que le virus a montré, c’est qu’il touche tous les continents de façon indifférenciée. Et qu’une réponse globale aurait été beaucoup plus efficace que le doigt plus ou moins mouillé de chaque contrée.

      Heureusement que les scientifiques vont à contre-courant de cette fermeture mortifère et collaborent GLOBALEMENT, eux.

      1. Faire ce qu’on a dit, rester droit dans ses bottes, y compris quand on a été salué par tous (comme Juppé par l’Assemblée en 95 pour sa réforme ambitieuse ou Hollande devant le congrès avec le retrait de la nationalité, Edouard Philippe et son 49.3 pour la retraite universelle, ou toute la classe politique pour le maintien du premier tour est une « constante » d’attitude de dirigeants qui ne savent pas s’adapter.
        Je ne pense pas qu’il s’agisse d’anachronisme.
        Est-ce en introduisant la révocation « ad nutum » de ceux qui n’appliqueraient pas leur programme qui les a fait élire démocratiquement qu’on arrangerait la chose ?
        Ce n’est pas certain.
        Le virus atteint tous les continents (merci Airbus), mais pas tout le monde de la même façon, demandez aux Vietnamiens, aux Coréens (du Sud et même du Nord), aux Taiwanais, ils sont sans doute très contents de ne pas avoir été soumis à une réponse globale, à voir l’efficacité de l’OMS, aux Allemands, à voir l’efficacité de l’UE (même incompétente et limitée à des échanges intergouvernementaux), la fermeture de l’esprit de certains fonctionnaires qui fonctionnent, n’est même pas délètère, tout juste hors sujet, alors que toute fermeture comme celle très rapide de la frontière du Vietnam ne l’est pas forcément.
        Le virus SARS dans sa version 2 a su réussir grace à la surprise, l’effet étant augmenté dans le monde occidental par le fait qu’il n’avait pas été touché par Sars version 1, par Ebola, par H1N1, instillant dans la têtes des décideurs et des sachants que ce n’était pas pour le monde civilisé, et que « en général » les non symptomatiques ne sont pas contaminants, hypothèse que les mesures prises au Vietnam n’ont visiblement pas prise en compte.

  17. Assez de demi-mesures.
    La pub doit être cataloguée pour ce qu’elle est : un crime contre l’humanité.
    Donc : interdiction ABSOLUE.

  18. Beaucoup, ici, en appellent à considérer un nouveau cadre pour réfléchir et pour agir. Un nouveau paradigme, donc, une fois que nous aurons, collectivement, accepté l’idée que le néo-libéralisme est la source principale de nos malheurs et ne peut durablement être défendu ni rétabli.
    Beaucoup s’impatientent et réclament que ceux qui depuis longtemps avaient conscience de l’imminence de l’effondrement se rassemblent enfin pour détourner le Titanic de sa course folle vers l’iceberg.
    Pour ramasser en une phrase la réalité à laquelle nous sommes confrontés, nous pourrions demander incessamment :  » Comment l’Humanité qui ne dispose que d’une seule planète pourrait-elle en consommer en moyenne, 1,7 chaque année ?  » Tenter d’y répondre avec les outils d’antan revient à chercher la quadrature du cercle, n’est-ce pas ?
    J’invite à lire les  » Propositions pour un retour sur la Terre  » publiées très récemment qui constitue à la fois un bilan de la situation présente, une vision pour l’avenir et par conséquent un socle sur lequel l’Humanité est invitée à rebâtir. C’est un manifeste, contenant de nombreuses mesures pratiques, rédigé par Dominique Bourg, Philippe Desbrosses, Gauthier Chapelle, Johann Chapoutot, Xavier Ricard-Lanata, Pablo Servigne et Sophie Swaton. Et publié sur différents sites de telle sorte qu’il est facile de le trouver.
    Nous verrons bien, une fois changées nos manières d’envisager nos vies, si les recours aux travestissements de la réalité seront toujours pertinents. ( La publicité forge un imaginaire puissant chez les enfants et les asservit durablement. )
    Pour terminer je parie que dans quelques semaines, l’interdiction de diffuser des spots publicitaires après 20 heures sur France Télévision aura volé en éclats. D’ailleurs les parrainages sont déjà omniprésents et de plus en plus développés.

  19. En Angleterre, il me semble avoir vu des petits écrans publicitaires à hauteur des yeux devant les urinoirs

      1. !! ++
        Un écran étanche et pas trop électrifié permettrait d’afficher une mouche animée (et non fixe comme pour le Nudge) et de combler certains instants de solitudes propices à l’introspection, par la détente d’un jeu vidéo de poursuite.
        L’affichage de publicités capterait un restant de temps de cerveau disponible, et procurerait des satisfactions inconnues à ceux qui honissent la consommation des productions présentées.

      2. @Timiota :

        Certains écologistes préconisent d’uriner directement dans son champs . Pas toujours au même endroit .

    1. François Ruffin en a fait de longs articles sur ce sujet dans Fakir et a même, je crois, évoqué son cri « Llaisez-nous pisser en paix » à l’Assemblée nationale…

  20. Descola (FQ ce matin20/4/20) rappelle que les Achuards respectent la Nature – dont nous faisons partie – en évitant de détruire plus que nécessaire.
    Le Katipatlisme sans sa capacité à détruire tout ce qu’il touche serait-il « domestiqué » ?

  21. Dans tous les cas nous seront obligés d’être encore plus hyperconnectés qu’avant, alors ça arrivera encore plus directement dans nos boites mail ou autre moyen électronique. Le coup fatal, on est en train de le vivre par le confinement, qui pourrait inspirer l’organisation pacifique d’une grève à domicile.

  22. Aucune mesure seule ne portera un « coup fatal » au capitalisme… Mille coups divers venus d’horizons différents et imprévus, comme l’attaque d’un essaim d’abeilles en colère, devrait quand même pas mal affaiblir la bête.
    Ayant tenu une rubrique « Fils de pub » il y a 25 ans dans la magazine écologiste « Imagine » et une identique dans la journal antiproductiviste « Kairos » ces dernières années (https://www.kairospresse.be/article/ils-nous-veulent-tous-con-necte-s/ ) je suis convaincu que la pub est un des atouts maîtres du capitalisme.
    Avez-vous conscience que beaucoup des premiers décroissants étaient des gens qui travaillaient dans la publicité? (un peu comme certain pourfendeur de la finance travaillait dans le secteur aux USA…).

  23. Est-ce que ce serait porter un coup fatal au capitalisme si des pubs et leur potentielle de population visuelle, comme ces grands panneaux en centre urbain, autour de rond-point, aéroports, etc, voir les nouveaux supports de pub -mini écran- dans les stations services, etc, ne diffusaient plus par exemple « d’envie de chocolat, « Nutella » – avec huile de palme, à pâques, à Noël, récolté par des enfants africains, etc, réduits en esclavage »…. exploité par des « experts » des « externalités négatives » polluantes aggravant la perte de biodiversité, amplifiant le dérèglement climatique »…? Aurai-je confondu pubs avec ces émissions sur le service public (d’Elise Lucet par exemple) et ces débats politiques, qui polluent de moins en moins « l’air/l »ère des capitalistes »…?

    Est-ce que ce serait porter un coup fatal au capitalisme si les « mentions légales » et « obligatoires », spécifiées dans les pubs – pubs qui même si elles étaient supprimées en tant que pollution visuelle, n’en resteraient donc pas moins présentes, et pressentes (seules les plus négatives dans les moyens de diffusions surdimensionnés, seraient « externalisées  » quoi… mais pas leurs finalités) – par exemple, si notre « volonté » de réfréner un « besoin », de ne plus consumer plus de trois planètes par an pour le modèle de croissance français, serait bénéfique aux enfants africains et d’autres du Bangladesh, etc, survivant à peine du soit disant « recyclage » des déchets occidentaux…?

  24. La publicité peut disparaître,
    Citroën ne s’affiche plus sur la tour Eiffel, (qui devient un monument de propagande synchronisante et unificatrice),
    la publicité (DUBON..) a disparu des tunnels de métro, mais s’affiche dans les rames sur les écrans des smartphones,
    la publicité qui égayait par la couleur de ses grandes affiches les quais du Métro va disparaître avec la généralisation de l’automatisation des lignes,
    la publicité se désengage de la presse, qui n’est ainsi plus subventionnée, actuellement elle se retire des chaînes de télévision non étatiques (promues par la gauche) qui assurent une diversité vis à vis de la propagande gouvernementale,
    elle reste omniprésente sur le NET tant pas son aspect économique de subvention des Youtube, Facebook et Twitter qui finissent de liquider la presse, que par son omniprésence dans le traçage des actions et intérêts des individus par les cookies et liens tiers, alors faut-il vraiment s’interroger sur l’existence des panneaux 4×3 en sortie de ville alors que tout le monde est confiné, que c’est sans doute un secteur sinistré qui devrait réclamer un soutien de l’ETAT.
    (colleurs, imprimeurs, créatifs, marqueteux ..) par exemple par une bonne campagne de propagande à l’occasion de la 1ére fin progressiiive du confinement.

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