Covid-19 : Nombre de cas, nombre de décès

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À gauche : rangé par nombre de cas ; à droite, par nombre de décès (dernière colonne).

On dira qu’il y a anomalie si le rang diffère (il n’y a pas de jugement sur le fait que le nombre de cas et de morts est élevé ou peu élevé). Pour la France, au 4e rang, il n’y a pas d’anomalie.

Il y a anomalie pour la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne. Les deux premiers pays sont plus hauts en nombre de décès qu’attendu : la Belgique, au 6e rang des décès contre au 12e rang des cas.

Les Pays-Bas, au 10e rang des décès contre au 14e rang des cas.

L’Allemagne est plus basse en nombre de décès qu’attendu : au 7e rang des décès contre au 5e rang des cas.

P.S. Un commentateur particulièrement courroucé hier, fulminait que tous ces chiffres ne veulent rien dire. C’est le sens des débats que nous avons ici : ne veulent-ils rien dire ou disent-ils quelque chose, et dans ce cas, que disent-ils ?

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39 réflexions sur « Covid-19 : Nombre de cas, nombre de décès »

  1. ” …et dans ce cas , que disent ils ?)

    Ça a pas l’air de se précipiter pour répondre .

    Pas assez d’anthropologues sur ce blog .

    1. Joker.
      Juste une remarque. On parle beaucoup du modèle allemand, pourtant la Grèce et le Portugal, pays aux systèmes de santé très dégradés semblent bien s’en sortir avec cette pandémie.

      1. @ arkao, il semblerait que le Portugal ait eu le réflexe de confiner très vite tout comme la Bulgarie (bons résultats itou).
        Dans cette histoire, il faudra tenir compte de la réactivité et de la compréhension des informations venues de l’extérieur. On peut dire que la Chine c’est loin (ils nous cachent tout, ils ont des réflexes totalitaires, ils écrivent bizarre etc. etc. ) mais l’Italie c’est pas loin ! Il suffit de se référer au billet fondateur d’Alexis Toulet qui démontrait que l’évolution en en France pouvait soit suivre soit celle de la Chine, soit celle de l’Italie. Et on a vu décoller les chiffres exactement comme en Italie, indiquant très clairement que nous avions cette fameuse semaine de retard. (Mme S. Ndiaye avait fait une remarque méprisante sur les Italiens qui fut peu appréciée par eux ─ je suis mesquin de tirer sur une ambulance.) M. Renzi avait poussé un cri d’alarme « ne reproduisez pas nos erreurs », dommage personne n’a su l’écouter.
        Il y a des dirigeants à la hauteur : M. Costa (qui a été méchant avec le gentil ministre néerlandais), Mme Jacinda Ardern de Nouvelle-Zélande… et il y a les autres… C’est bien embêtant pour leurs voisins qui pourraient se sentir ridicules en comparaison : Mme Ardern avec le sinistre clown PM d’Australie, Mme Merkel avec … je n’ose l’écrire !

      2. @Arkao

        Je plussoie. D’ailleurs c’est assez étrange de constater à quel point ce Covid19 007 déjoue tous les “plans” mis en place par les différents gouvernements, voire fait “mentir” leurs prévisions et leurs précautions
        les plus élaborées. Covid 19 est-il vivant ou pas ? Quien sabe ? En tous cas, ce virus échappé d’on ne sait où, fout un bordel mondial incroyable et remet en cause beaucoup de certitudes, et ce, quel que soit le champ de connaissance, et pas qu’en “local” et “à la marge”. Sans parler des contorsions et des contradictions, auxquelles les habitués des grandes certitudes marmoréennes se font ramasser par les faits induits par ce fléau, et pas uniquement par ce qu’il y a beaucoup d’inconnus. Très très très bizarre le “précieux” à Gollum…

        Covid-19: En pleine 2e vague, Singapour prolonge le confinement d’un mois
        Après avoir parfaitement contenu la première vague de coronavirus, la cité-État assiste à un violent retour de l’épidémie.
        https://www.huffingtonpost.fr/entry/deuxieme-vague-coronavirus-singapour-confinement_fr_5e9ee8e4c5b63c5b587486f1

      3. Et sans parler des déclarations les plus fumeuses qui en disent long sur le discernement des zuns et des autres : ie la nicotine, mais bien sûr…
        Dont la dernière, ne manque pas de débilité infantilisante : les français sont des gros dégueulasses qui puent qui ne se lavent pas, mais par contre ils nettoient leur pioles à la javel+++ et se lavent ben les mimines au savon de Marseille, mdrrr !
        Argh sont dégueux et crados ces gueux….mdrrr :-))))
        Et pis l’hydroxychloroquine, c’est “pêcho”, alors que cela fait plus de 40 ans que les médecins de ville la prescrivent….et pas qu’aux malades attents de lupus !

        Pour info : pourquoi, à ce titre les EAU ont commandé et réceptionné récemment 5 millions de dose d’hydroxychloroquine… ?
        Pas de cardiopathie aux EAU… ?
        https://in.reuters.com/article/health-coronavirus-india-emirates-idINKBN22105I

        Au fait où en sont les recherches des chercheurs qui cherchent beaucoup et ne pratiquent pas, à contrario des médecins de terrain ?

        “En comptant tous les dieux, demi-dieux, quarts de dieux… il y a déjà eu 62 millions de dieux depuis les débuts de l’humanité !
        Alors, les mecs qui pensent que le leur est le seul bon…”
        Coluche.

    2. Ou en tous cas des esprits capables de maîtriser aussi bien l’analyse que la synthèse .

      Sinon , de mon côté , plus que la valeur absolue des nombres affichés , je note qu’on se borne à lister :

      – des pays ( 15) , ( ce qui donne des indications sur la dynamique et les éventuelles causes de la pandémie )
      – des “cas” ( ce qui implique qu’on s’intéresse à l’impact relatif de la pandémie sur la population totale pour éventuellement apprécier tant “l’immunisation de horde” , que l’efficacité des mesures de protection de tous ordres ).
      – des morts ( ce qui donne des indications sur la dangerosité de la maladie , sur l’efficacité du système de soins , sur la sensibilité de diverses tranches de populations à la pandémie )

      Personnellement la compétition olympique pour savoir qui est le meilleur ne m’intéresse pas trop , et je ne suis pas sur que le recueil acharné de chiffres par pays , pour mesurer le degré de sottise ou de pertinence de leurs dirigeants , le mesure vraiment car la communauté sanitaire et médicale a pris directement ou indirectement la main sur les fantaisies politiques , compte tenu de la gravité de la vague .

    3. Bonjour
      Afin de mieux comparer la situation des différents pays, ne serait il pas utile de mettre un pourcentage selon la population. Cela donnerait un éclairage pour relativiser car la population des états Unis n’est pas celle de la France.

    4. Pour freiner la pandémie ‘plusieurs principes pourraient se mettre en place facilement port du masque obligatoire. Avoir des solutions hydro alccoliques. Mais elles commencent a être présente dans le super marchés pour les petites surfaces. Restaurants et autres il suffirait de prendre la température frontale. Cela rassurerait le consommateur qui ne peut que difficilement apprécier la nourriture. Certes nous ne sommes pas des adeptes de confusius mais cela permettrait de retrouver un certaine sérénité. On va bien le faire parat il dansles transports

  2. Ces nombres présentés seuls ne veulent pas dire grand chose (ce qui est différent de rien). Il me semble que les classement qui diffèrent peuvent être le reflet de différents stades de l’épidémie (les US ont ils dépassés le pic ?).

    Le principal problème avec ce tableau de chiffres, à mon sens, est qu’il est composé de chiffres qui ont été mesurés chacun avec leurs propres méthodologies et qu’on compare peut être des pommes et des poires (voir des carottes, la poire étant toujours un fruit).
    1) La limitation des capacités de tests (propres à chaque pays), et les critères pour le contingentement des tests qui en découle rend peut représentatif cette donnée pour les modèles épidémiologiques (qui se basent alors sur le nombre d’hospitalisation et des soins intensifs, voir d’intubations, pour autant que le système de santé ne soit pas saturé).
    2) Le comptage des morts découle en partie du nombre de tests. On aura un aperçu réel de ce comptage qu’avec un peu de recul pour pouvoir connaitre la surmortalité observée en cette période (avec les corrections dues par exemple à la décroissance de morts dues aux accidents de circulation). Les premières données disponibles montrent en Belgique que notre comptage est proche de la surmortalité, alors que ce n’était pas forcément le cas pour les Pays-Bas par exemple. J’avoue ne pas avoir eu l’occasion de creuser le sujet et faire une comparaison complète des surmortalités…

    Donc, ça ne veut pas dire grand chose, mais cette comparaison fournit une information essentielle : ce virus est grave et la plupart des pays sont désarmés face à lui.

    1. D’accord ! On ne pourrait vraiment comparer qu’à politique de test identique. La surmortalité sera une approximation relativement pertinente selon si les morts sont certifiés (en positif et négatif). Mortalité directe si positif, indirecte si négatif, (auquel cas il pourrait s’agir d’une surmortalité par absence de soins mettant en cause la capacité du système de santé à absorber le choc).
      J’ajoute que l’expression de la maladie elle même peut tout fausser. Par exemple la conformation ( possiblement au moins en partie génétique) du récepteur ACE2, qui est la voie de signalisation d’entrée du virus dans la cellule. La proportion d’obèses, d’hypertendus etc…
      A mon sens aller plus loin en l’état est inutile voire dangereux.

    2. Je ne sais pas si l’analyse est complète et juste , mais j’adhère aux deux lignes d e synthèse finale .

    3. D’accord avec vous. Les métriques ne sont pas les mêmes et il n’y a pas de critères de normalisation. J’imagine que des analyses plus rigoureuses et donc instructives devraient “sedimenter” dans le futur.
      A la limite on pourrait en conclure que c’est un beau désordre sanitaire international même au niveau basique du suivi.

      1. Oui, Arnaud, c’est un point intéressant pour cette “répétition générale” d’effondrement (plutôt la “couturière” comme on dit au théâtre, où il n’y a pas que les concombres qui avancent masqués depuis Eschyle “& Co”).

        On n’a pas d’homogénéité des réponses des pays, ni de métrique pour que “le marché” sache où on en est !
        (n’en déplaise à Philippe Aghion qui pérorait sur France Culture dans l’émission où l’invitait Tiphaine de Rocquigny).

        Du coup on est face à des dynamiques qu’on ne comprend pas beaucoup plus que nos ancêtres ne comprenaient la peste.
        Et ceci même intra-pays (chiffres ajoutés des Ehpads en cours de route, même en Chine, chiffres ajoutées des CT (radiographie pulmo) assez probantes en l’absence de tests PCR, là aussi en cours de route.

        Or ces dynamiques ont des messages : Si pas mal d’îles y parviennent bien (belle courbe en chapeau, de courte durée : Islande, NZ, Mauritius), c’est que (i) la population sait adopter une attitude homogène (la quasi-île Singapour vient de se faire avoir par ses migrants, si j’ai bien compris: pas assez homogènes les singapouriens), et donc assez probablement aussi les dynamiques intra-familiales aussi sont contrôlables (grande famille en HLM => + 3 semaines de “traine”, par effet de contamination “à feu doux”, mille fois hélas). A l’inverse, des relations terrestres non coupées (route en Europe du Nord) maintiennent des dynamiques assez longues (voir le Luxembourg, ce que ça va donner, ou Andorre, même). L’Angleterre, elle, va nous montrer ce qu’il en coûte de tarder encore un peu plus que nous. Elle n’a pas encore compatabilisé ses “care homes” (ehpad) et va donc rejoindre l’Italie dans pas très longtemps.

        En cas d’effondrement un peu plus fort (famines, vague de chaleur, etc.), si l’on a affaire à un pareil patchwork, cela va par exemple encourager des gens ou des usines à avoir deux maisons, dans deux pays différents. Et dans chaque maison des pièces fraiches pour le télétravail. Donc une importante hausse de la demande immobilière de la part des “5%” les plus riches, disons. Ce qui va rogner sur l’offre pour les 50% les plus pauvres et ce sont des mécontentements dont les années 1930 ont gardé des fâcjheux souvenirs (initiés dans les années 1920, si on en croit John Maynard K et ses commentaires quant aux “Conséquences économiques de la paix” ).
        Il y a sans doute d’autres points encore plus pertinents, j’ai pris le premier qui me passait par la tête. Mais la logique d’une “doctrine du choc” qui joue non seulement pendant les X mois critiques mais aussi pendant la (les) décennie(s) qui sui(ven)t me parait aussi intéressante.

  3. 1.Les cas détectés , on sait qu’il y a trop de différence de moyens de calculs entre les pays pour que ces chiffres là soient significatifs en quoi que ce soit.
    2.L’histoire d’une « anomalie = rang qui diffère ne tient pas debout « , et ce dès le 2ème rang.
    3 .Par contre, le nombre de décès semble une base bien plus solide , si ces chiffres sont relativisés avec les chiffres de la surmortalité par pays .Bien évidement , il faut enlevé les véritables anomalies , c’est à dire les pays soupçonnés de dissimuler la réalité des chiffres pour des raisons politiques .
    4. Pour les matheux , moi j’ai la flemme :

    https://www.nytimes.com/interactive/2020/04/21/world/coronavirus-missing-deaths.html

    1. Concernant le 2 éme graphique : « Surmortalité« 

      « Graphiques montrant l’excédent hebdomadaire de décès (écart de la mortalité par rapport au niveau prévu) dans les pays partenaires de l’EuroMOMO fournissant des données pour les années passées, tous âges et par groupes d’âge. »
      Si on règle sur « weekly «  , on voit une chute phénoménale de la surmortalité de la semaine 15 à 16
      Pourra t’on en déduire que la pandémie est sur sa fin ??? Ou que c’est juste l’effet confinement ?

    2. Il y a vraiment de nombreux pays sans aucune surmortalité durant la période. Et très différents en capacité hospitalières, qui n’est donc pas le critère. C’est étonnant. De nombreux pays ont une surmortalité fortement marquée : Espagne, puis Belgique et Pays Bas, puis Italie et France… Ce virus a encore des comptes à nous rendre…

    1. La Turquie est spéciale…

      Elle enferme les journalistes qui parlent trop. Environ 180. Soutien au terrorisme, que les autorités disent. Ça leur vaut jusqu’à 11 ans de prison.

      Au début de la progression de la pandémie, 500 gazouilleurs ont eu le privilège de visiter, derrière des barreaux et pendant 48 à 72 h, le commissariat le plus proche: diffusion de nouvelles non autorisées.

      Le ministre de l’intérieur a présenté sa démission pour sa ‘gestion’ de la crise. Le grand vizir l’a refusée. Je suppose que le grand vizir a pardonné au ministre d’en avoir fait si peu pour lutter contre la pandémie.

      Enfin, l’Assemblée nationale a voté une loi d’amnistie pour cause de pandémie dans les prisons surpeuplées. Seuls les droits communs en ont bénéficié.

  4. Et s’il n’en faut qu’un, je Ferai celui-là.
    Ils disent avant tout notre soif de savoir. .. n’importe quoi. Sur une question de vie et de mort quand même. Soif inextinguible (la soif émeutière de se fournir en PQ… est un rituel qui ne dure qu’un moment)
    Si nous étions confinés dans une forteresse en 1348, nous viendrions aux fenêtres regarder les masques au long nez, puis les mercenaires portant les dépouilles, puis nous transmettrions les rumeurs. Bref l’épidémie locale. Ici on nous noie sous les chiffres exotiques (la Chine, puis le Monde : pas de suivi totalisant l’Europe par exemple, continent le plus riche et le plus touché), mais on ne sait que très peu des foyers (sauf si les hôpitaux saturent comme en Grand Est et en Île De France) et de l’état épidémique autour de nous. Bref les chiffres peuvent avoir l’effet d’une rumeur. Aujourd’hui, c’est le faible taux (5%) de contaminés qui intrigue. Hier c’était les chiffres de la surmortalité. Tout cela se discute. Toujours, ce sont les remèdes et les miracles. Et tout cela peut énerver !
    Autre rituel symbolique compensatoire : les applaudissements de 20 heures.
    Et l’essentiel, c’est la société mise en “confinement” (comme en forteresse jadis). Un autre mode de relation sociale. d’autres rituels, une très faible “convivialité”. Tout peut sortir de ce chaudron. Je me souviens d’un article à propos des syndicats devant reprendre le contrôle et mettre fin à une grève “spontanée” : “Comment tenir le couvercle tout en lâchant la vapeur” fut l’expression du journaliste. C’est bien l’enjeu de la “reprise” ou du changement.
    Deux chiffres en jaune dans le tableau : USA et Brésil. La pandémie aura-t-elle raison des dirigeants les plus délirants ? Cela aussi se discute…
    Je n’ai pas répondu à la question de Paul : les chiffres disent-ils quelque chose ? mais parlé de la soif de chiffres, de ce qui arrive à notre fonctionnement social.

  5. “La gouvernance par les nombres” tordus pour rendre compte des décisions des gouvernements ou plus simplement serions-nous gouvernés par des nombres ? Mais lesquels ?
    Les ingénieurs résument assez simplement la performance d’un système en dehors de son domaine de fonctionnement : garbage in, garbage out !, bef du beacoup de bruit aux deux extrêmités des processus.
    La courbe des cas confirmés et la prévalence d’anticorps IgG anti-SARS-CoV-2 de 5.5% à Genève confirme que nous commençons une mutation à très haut risque pour l’humanité.

  6. En tout cas, pour une fois la France est dans le haut du classement européen et mondial : c’est pas comme pour concours Eurovision de la chanson !

  7. Concernant la Belgique, elle a commencé par tester les cas graves principalement.
    Conséquence: beaucoup de tests positifs au corona.
    Les morts en hospital comptabilisés corona sont testés.
    Les morts en maison de repos comptabilisés corona ne pas nécessairement testés, s’ils ont eu des symptômes de la covid sans avoir été testés ils sont comptabilisés corona. Ce qui gonfle les stats de décès corona.
    Donc, sur 100 personnes testées positives gravement malades, on pourrait avoir 150 personnes décédées corona…bizarre (100 personnes testées toutes décédées + 50 personnes avec symptômes non testées décédées).

  8. Est-ce que comparer les taux de décès en Europe est utile, se demande le Guardian.

    Ça a au moins pour effet de contribuer à mettre en évidence la situation dans les EHPAD (ou équivalent) dans les différents pays:

    “La France compte plus de 10 600 établissements de soins publics et privés , qui constituent une partie du système de santé longtemps ignorée. Covid-19 a révélé un manque d’équipement et de matériel, notamment de masques et de tests. Mais il a également mis en évidence le dévouement écrasant des soignants, qui sont largement sous-payés et sous-reconnus pour leur travail.”

    https://www.theguardian.com/world/2020/apr/24/is-comparing-covid-19-death-rates-across-europe-helpful-

    1. Oui, aussi les autres établissements de soins, ça fait quelques années que c’est ‘compliqué’, et avec le covid-19 encore un peu plus, et bien que tardivement, la situation sanitaire semble s’être enfin améliorée, peut-être pas la situation sociale et syndicale… :-\
      Vous me direz “y’a pas de bonne ou mauvaise situation”… 🙂

      “Si on n’avait pas gueulé, on serait toujours en train d’étendre nos masques sur une corde à linge.
      En contrepartie, on se retrouve convoqué.”
      https://actu.fr/normandie/sotteville-les-rouen_76681/covid-19-agents-lhopital-rouvray-victimes-dune-chasse-lanceurs-dalerte_33129852.html
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/rouen/coronavirus-limites-aux-alertes-lancees-reseaux-sociaux-soignants-du-ch-du-rouvray-1819584.html

    2. Ne pourrait on pas aussi s’interroger sur le mode de ressources différents entre ehpad publiques et ehpad privées , dans le contexte d’une carence en équipement et en matériel apparemment identique ? Je connais au moins deux ehpad privées qui étaient et restent de “très bonnes affaires” et où cette carence était aussi d’actualité .

      https://www.capretraite.fr/blog/maisons-de-retraite/connaitre-differences-entre-maisons-de-retraite-privees-publiques/

      1. Oui bien sûr, je suppose que la différence ne se fait forcément entre statut public/privé, mais sur la façon dont la ‘crise’ a été géré dans chaque établissement, peut-être aussi en fonction de la situation (encore !) avant le covid ?
        Connais vaguement trois ehpad localement, deux publics et un privé, et à priori pas de malade et pas de décès jusqu’ici, dans une région pas parmi les plus touchées c’est vrai…
        Mais peut-être que les structures publiques ont des ‘comptes à rendre’ à l’autorité de santé ??

      2. De par chez nous ce sont plutôt des EHPAD privées qui sont touchées .

        Mais mon propos était d’avancer que les ehpads privées avaient a priori plus de ressources propres disponibles pour équiper préventivement leur personnel et leurs installation .

        Bref , y a pas que les politiques qui ont merdé .

      3. @juannessy
        “Bref , y a pas que les politiques qui ont merdé .”
        Oui, malheureusement, un ‘propriétaire’ de plusieurs ehpad est, je suppose, d’abord un ‘gestionnaire comptable’ avant d’être un ‘soignant’ ?
        @un lecteur
        Oui, quand il y a ‘lutte’ (et c’est allé assez loin) depuis des années comme dans l’exemple que j’ai mis en lien ci-dessus, “l’équation économique” n’est pas jouée d’avance, la preuve…

    3. Le rendement industriel/économique d’une EHPAD étant trop mauvais, le gouvernement les laisse vivre en réduisant les coûts dès que le bilan passe au rouge. Une gestion commerciale de la mort, un des acquis du néolibéralisme.
      Les seuls nombres qui comptent sont ceux qui rentrent dans une équation économique faisant la démonstration de sa justesse.

  9. Le nombre de cas est fonction du nombre de tests pratiqués. Si on compare la France et l’Allemagne, on voit que ces pays déclarent le même nombre de cas, mais qu’il y a quatre fois moins de morts en Allemagne. Ce rapport de un à quatre correspond à celui qu’il y a entre le nombre de tests pratiqués dans les deux pays. Il y a en fait vraisemblablement quatre fois plus de cas en France qu’en Allemagne. Il n’y a pas de raison en effet qu’on observe dans des pays similaires une telle différence de taux de mortalité pour une même infection. Les épidémiologistes semblent actuellement converger vers un taux de létalité de 0,5 %. Si on adopte ce paramètre, on peut recalculer le nombre de contaminations à partir du nombre de décès.

    Cela étant, les décès sont rarement mono-factoriels. La mortalité par covid se substitue en partie à d’autres mortalités. La mesure la plus fiable serait celle de la surmortalité telle que la calcule excellemment l’Insee :
    https://www.insee.fr/fr/information/4470857

    On voit dans ces courbes que, avant le covid, l’année 2020 était particulièrement peu meurtrière en France (faiblesse de la grippe). Le covid prend le relai avec un pic épidémique très marqué fin mars-début avril, à une période où la mortalité en principe régresse à la sortie de l’hiver. Il faudra voir si cette surmortalité se maintient ou si au contraire lui succède une plus faible mortalité parce que les personnes les plus fragiles auront disparu. En ce cas, la surmortalité ponctuelle peut être lissée dans l’année. C’est ce qui s’était passé avec la canicule. Ce ne sera vraisemblablement pas le cas cette année.

    Si certains d’entre vous pouvaient fournir des courbes comparables sur les autres pays européens, ce serait bien intéressant.

    Pour ce qui concerne les Etats-Unis, je persiste : l’échelle est trop grande. Les variations erratiques auxquelles on assiste sur la courbe globale de mortalité doivent être considérées comme la résultante de processus répartis dans le temps. Dans les premiers états touchés (New York), la courbe devient convexe comme en Europe; dans d’autres, elle est encore concave (phase de montée épidémique). Inversement, quand on prend un cas comme la Belgique, il faudrait le comparer à l’Etat de New York, à la Lombardie ou au Grand-Est en France. C’est manifestement un foyer épidémique. La carte de France qui figure sur le site de l’Insee vous montrera que la mortalité est en France en dessous des moyennes saisonnières dans l’ouest.

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