Covid-19 : « 21 pays utilisateurs de l’Avigan affichent des taux de mortalité maîtrisés… », par Alexis Toulet

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Je n’ai pas forcément de réponse complète, mais je pense que la pharmacocinétique du favipiravir (Avigan) peut être un élément de réponse.

Voir par exemple l’avis du virologue britannique Stephen Griffin

Une étude des deux médicaments a constaté que le favipiravir n’était efficace contre le coronavirus qu’à des concentrations relativement élevées, et a considéré que le remdesivir était une meilleure option, en partie en raison de la façon dont les coronavirus se répliquent comparé à d’autres virus, indique M. Griffin.

Concernant la pharmacocinétique du favipiravir, comme les études à faible effectif déjà disponibles sur ce médicament, voir cette publication. Que je n’ai ni le temps ni d’ailleurs forcément la compétence pour étudier complètement – je ne suis ni biologiste ni médecin – mais je note tout de même deux choses :

  1. Un essai clinique a été conduit à Shenzhen montrant un effet significatif du favipiravir, les 35 patients traités se portant mieux que les 45 non traités avec ce médicament. Reste que même en espérant que l’auteur de l’étude n’est pas la version chinoise de Didier Raoult c’est-à-dire que les deux groupes sont effectivement plus ou moins comparables, les effectifs sont faibles et l’indication demande à être confirmée
  2. Le titre de la publication est « Favipiravir: Pharmacokinetics and Concerns About Clinical Trials for 2019‐nCoV Infection« . J’ai bien noté le mot « Soucis » pour les essais cliniques, ce qui suggère quand même qu’il y en a. Même si je ne peux pas en préciser les détails

Au sujet du très médiatique Didier Raoult on appréciera d’ailleurs ce « petit détail » concernant le fameux protocole défendu par ce professeur…

Covid-19 : selon la pharmacocinétique, le traitement à l’hydroxychloroquine ne peut pas marcher

Des mauvais résultats qui dès le début étaient prévisibles au regard de la pharmacocinétique, cette discipline qui étudie l’évolution des concentrations du médicament dans l’organisme. « La raison est simple. Les doses qu’il faudrait utiliser pour atteindre l’efficacité supposée de l’hydroxychloroquine sont tellement énormes, qu’elle tuerait les patients à coup sûr« , indique le professeur Mathieu Molimard spécialisé en pneumologie et en pharmacologie, chef de service de Pharmacologie Médicale du CHU de Bordeaux.

(…)  il faudrait théoriquement au minimum 67 comprimés de Plaquenil dosé à 200 mg soit 13.400 mg, pour avoir une concentration dans le plasma et la salive (les virus se trouvant dans les postillons) comparable à celle minimale nécessaire in vitro (1µM). « Or, la posologie habituelle, est de 1 à 2 comprimés par jour voire 2 à 3 maximum dans le traitement du lupus, soit 600 mg. On ne peut pas arriver à donner une telle dose même sur une semaine. Dans le traitement du Covid-19, un essai mené en Chine est monté à 1000 mg par jour. A 2000 mg c’est la mort assurée », s’empresse de rappeler Mathieu Molimard.

Eh oui, les spécialistes de la pharmacocinétique savaient déjà que les doses d’hydroxychloroquine qui in vitro mènent à destruction du coronavirus ne peuvent être atteintes dans le corps humain qu’en lui faisant prendre une telle quantité que le patient mourrait à coup sûr. Si bien que les essais de Raoult, qui se limitent évidemment à des doses non létales, ne peuvent en aucun cas mener à la destruction du virus – les pharmacocinéticiens le savaient déjà. Dommage qu’on ne le leur ait pas demandé plus tôt.

C’est ballot, hein ?…

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35 réflexions sur « Covid-19 : « 21 pays utilisateurs de l’Avigan affichent des taux de mortalité maîtrisés… », par Alexis Toulet »

      1. Mais il n’y a pas d’offense !

        L’essentiel c’est que vous restiez optimiste… puisque vous avez acheté aussi le billet retour 🙂

      1. Ah, pourquoi pas essayer l’eau lourde.

        C’est le crime parfait : faire boire à quelqu’un de l’eau lourde (sans doute au moins 5 litres) , que personne ne va penser à détecter.
        Qui sera disparue/échangée avec l’eau normale dans la plupart des échantillons usuels (peau, ongle)
        mais qui aura « disrupté » la cinétique chimique entre temps, car la liaison hydrogène est la seule qui soit assez sensible à la masse de l’isotope.
        (D=2 au lieu de H=1) , ce qui influe donc sur toute la chimie de l’ADN et des protéines.

        Ne pas pousser jusqu’au tritium, c’est dangereux pour l’assassin dans ce cas.

  1. La cinetique chimique ce n’est pas on / off mais un equilibre , vous pouvez boire une seule bière et non pas 20 et en ressentir tout de même les effets bien avant le coma ethylique

  2. …  » les essais de Raoult, qui se limitent évidemment à des doses non létales, ne peuvent en aucun cas mener à la destruction du virus – les pharmacocinéticiens le savaient déjà. Dommage qu’on ne le leur ait pas demandé plus tôt.  » …

    Sur cet ajout superfétatoire relatif à la cinétique d’action létale (pour le virus.!!…) de l’HCQ… il n’est que de bien écouter ou lire ce que D.R. déclare depuis toujours… que je résume en pesant mes mots :
     » Si un médecin , face à son patient , soupçonne que les constats de son anamnèse (clinique + historique du comportement des trois derniers jours) peuvent lui laisser supposer qu’il pourrait s’agir d’un TOUT DÉBUT DE PRÉMISSES D’UN COMMENCEMENT DE SURVENANCE HYPOTHÉTIQUE PAS ENCORE VRAIMENT ASSURÉ CLAIREMENT SANS DOUTE , ABSOLUMENT TOUT à FAIT VRAIMENT DÉBUTANT… de la maladie à coronavirus de 2019….. AU TOUT TOUT TOUT DÉBUT donc …!!…, à ce médecin je lui conseille de consulter les antécédents de son patient en recherche de contre-indications formelles et rédhibitoires d’office , de lui faite passer « fissa » un électrocardiogramme dédié au futur traitement bien précisé… et si « OK » suffisamment assuré … , je lui prescrit , pour 10 jours à commencer ce soir , la dose-type d’HCQ associée IMMÉDIATEMENT avec l’antibio AZYTH …DANS LE BUT NON PAS DE TUER LE VIRUS…MAIS de FAIRE BAISSER IMMÉDIATEMENT l’ éventuelle CHARGE VIRALE …pour que SON CORPS TOUT SEUL COMME UN GRAND ait le TEMPS DE RASSEMBLER SES PROPRES et immenses FORCES pour réagir face à l’attaque et ÉLIMINER TOUT SEUL le virus….. en tous cas SANS DEVOIR passer par la phase RÉA!!!  »

    Ajoutons : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/covid-19-clarifications-sur-la-pharmacocinetique-de-l-hydroxychloroquine_143879 à bien relire.

    (((((( C’est quand même pas moi qui vais devoir défendre la nivaquine j’espère… ce peut être une vraie sournoise saloperie EN AUTO-MÉDICATION ( ou en médication  » de routine = à la chaîne « …suivez mon regard..) , autorisée en vente libre en pharmacie en France depuis Mathusalem et jusqu’à il y a TROIS MOIS ………. Mais quand même , DR a suffisamment d’ennemis « objectifs » …même s’il a beaucoup d’ « amis » sans doute « simplets » … pour qu’on évite sur ce blog , en particulier en titres , les approximations.. disons hâtives! ))))))

    1. « Ajoutons : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/covid-19-clarifications-sur-la-pharmacocinetique-de-l-hydroxychloroquine_143879 à bien relire. »

      Merci pour ces précisions intéressantes.

      Mais qui ne changent pas le résultat ni le message de l’article précédent sur le sujet.

      Il demeure qu’atteindre une concentration de HCQ théoriquement propre à détruire le coronavirus ne serait possible que grâce à un apport massif de HCQ, apport qui n’est envisageable que sur une longue période. Comme le précise le pharmacocinéticien : « C’est une des raisons qui explique que les patients atteints de lupus commencent à sentir les effets de l’hydroxychloroquine après plus d’un mois de traitement  »

      Le protocole Raoult consiste en la prise de 600 mg de HCQ pendant trois à dix jours – ça change d’un essai à l’autre – c’est-à-dire de toute façon nettement moins que ce qui permettrait d’atteindre dans le corps humain la concentration qui permet in vitro de commencer à agir contre le coronavirus.

      Pour qu’il en soit autrement, il faudrait soit continuer la prise de HCQ pendant longtemps « plus d’un mois de traitement ». Soit en prendre beaucoup plus à la fois… ce qui tuerait le patient.

  3. C’est peut-être pour ça que, à l’insu de son plein gré, l’azithromycine est venue se rajouter opportunément au traitement.
    C’est pas « juste un antibio », ça a qqs effets un peu compliqués.

    Donc ça permet de prolonger la tactique « beaucoup de bruit et peu d’info = ma façon de communiquer »
    Et « j’ai raison parce que si je faisais comme l’establishement j’y arriverais pas alors que comme j’ai raison, je fais bien d’arriver à communiquer plus fort que les autres ».

    On pourra m’objecter que ce n’est qu’une pâle copie de ce que font les auto-proclamés économistes, dont les plus nobel d’entre eux.
    C’est pas faux.

  4. Autre chose :
    le point clé de la pharmacocinétique est l’énorme « volume plasmatique », c’est-à-dire le volume %%apparent%% dans lequel se « dilue » le principe actif.

    En gros il faut avaler 10 000 molécules pour en avoir une dans le sang (plasma).

    J’ai pas la réponse à la question « pourquoi » dans le cas d’espèce :
    – mauvais passage de la barrière digestive ? (bof, petite molécule) .
    – Métabolisme pré-intestin ? (une enzyme casse l’HCQ à 99,99% avant son assimilation) A ce moment on aurait fait des formes qui passe l’estomac, on sait faire la galénique de ce genre de chose pour tout ce qui irrite l’estomac, je crois. (Comprimés « retard »).
    – Métabolisme dans l’intestin : bile et autres sucs pancréatique. Assez plausible.
    – Métabolisme immédiat dans le sang. Je veux bien mais alors quelle est la voie d’élimination puisque cela reste assez longtemps.
    C’est en pharmaco ce qu’on appelle les études « ADME » ou  » ADME-Tox » :

    A bsorption (comprend début digestion ?)
    D istribution (comprend suite digestion ?)
    M étabolisme (typiquement, le foie vous dis-je et pas les poumons…)
    E xcrétion

    Tox, en plus : Toxicité

  5. Casser du sucre sur les inconsistances statistiques et les biais méthodologiques de Raoult sont de bonnes guerre dans la maîtrise du chiffre. Encore faudrait-il y incorporer l’insoutenable légèreté de la biologie dans un contexte non plus pharmacocinétique mais tout simplement de médecine pratique bêtement quotidienne. N’oubliez pas que l’hydroxychloroquine n’est pas seule dans la posologie préconisée à l’origine par les médecins chinois sur le front de Wuhan. C’est en association avec un antibiotique, l’azythromicine dans le cas Raoult, que la formulation révèle une efficacité. Pour se convaincre de ce type de pratique de terrain, un témoignage fort intéressant a été donné par une généraliste iséroise : https://blogs.mediapart.fr/cathy-lg/blog/140420/covid-19-lespoir-par-des-traitements-antibiotiques

    Le remdesivir brûle désormais opportunément les étapes de l’homologation soutenu par un fort levier de patriotisme économique mais ne semble pas se distinguer des placebos au consensus des études les plus larges. En attendant, un juteux business auréolé de son avenir radieux paraît se dessiner pour un nouvel expédient sorti du chapeau, à la satisfaction des assemblées générales.

  6. Bonjour, pour moi, parmi le molécules les plus prometteuses, on trouve celles identifiées par le travail des chercheurs de l’université de Californie, qui se sont associés à l’institut Pasteur [France], et au Mont Sinai [New York]:

    Des chercheurs de l’Université de Californie ont cherché, parmi 2000 molécules autorisées par la FDA, lesquelles pouvaient contenir des principes actifs en mesure de limiter l’entrée des particules virales dans les cellules [en en bloquant les récepteurs], ou en mesure de bloquer le réplication virale dans ces cellules infectées. Ils ont identifiés 69 molécules, dont 47 ont été envoyé à l’Institut Pasteur [Paris] ou au mont Sinaï à New York pour qu’elles soient testées sur des cellules de chimpanzé qui seraient infectées par le SARS-CoV-2. Les tests in vitro ont été concluants pour la ternatin-4 et le zotatifin [blocage de la réplication virale], ainsi que pour l’haloperidol, la melperone [antipsychotiques], la clemastine la cloperastine [antihistamiques], et égalemement le composant PB28 ansi que la progestérone [hormone féminine]. Ces 6 dernières molécules bloqueraient l’entrée des particules virales [action sur les récepteurs].
    Selon eux, l’Hydroxychloroquine agirait sur les récepteurs cellulaires pour bloquer l’entrée des particules virales, mais pas de façon très efficace.

    Ci-dessous les liens vers les articles correspondants:

    The Conversation:
    https://theconversation.com/we-found-and-tested-47-old-drugs-that-might-treat-the-coronavirus-results-show-promising-leads-and-a-whole-new-way-to-fight-covid-19-136789?utm_medium=email&utm_campaign=Latest%20from%20The%20Conversation%20for%20May%201%202020%20-%201609715429&utm_content=Latest%20from%20The%20Conversation%20for%20May%201%202020%20-%201609715429%20Version%20A%20CID_cfa7ad3bd4e988e0d3ba77c66d7e06f6&utm_source=campaign_monitor_us&utm_term=We%20found%20and%20tested%2047%20old%20drugs%20that%20might%20treat%20the%20coronavirus%20Results%20show%20promising%20leads%20and%20a%20whole%20new%20way%20to%20fight%20COVID-19

    Nature:

    https://www.nature.com/articles/s41586-020-2286-9

    1. C’est le chemin usuel du « screening » des molécules.
      Dans le cas du « high throughput screening », on en teste des centaines de milliers en tube contre un réactif recherché (au hasard une cytokine, marché solvable = anti-inflammatoire spécifique ), et c’est comme ça depuis 20 ans largement.
      Ces tests somme toute assez grossier conduisent à un millier de « hit » (les 1000 meilleurs des 400 000 disons), qui sont raffinés (test contre X cytokines et autre perlimpinpin au lieu de X=1 au 1er test), ce qui conduit à une dizaine de « leads » qui seront enfin explorés en phase clinique I puis II puis III (c’est là que les cours de bourse bougent…) , avec des coûts croissants. Et ça passe aussi par des modèles animaux bien sûr. C’est pour ça que Big pharma nous dit « c’est cher », c’est pas faux, mais c’est aussi la façon de fair et de surtaxer (pas qu’un peu) si ça marche, au motif qu’on ne sait pas quand on trouvera le suivant. Et qu’un médecin-chef, contrairement à une infirmière, n’est pas un pauvre, nom d’un SUV (ou deux) et d’une villa avec piscine.

      1. Cette fois, ci, les molécules, d’abord sélectionnées pour leur actions spécifique [sur les récepteurs ou sur la réplication virale], puis ont ont été testées sur des cellules de singes infectées par le Covid.
        En effet, s’il faut attendre les 3 phases d’essai clinique, on y sera pas avant dans 2 ans, et les laboratoires auront largement augmenté le prix de ces molécules pour maintenir [voire augmenter] leur ratio de dépense sur investissement.
        Mais, s’agissant de molécules:
        – Dont on connait les effets indésirables
        – Dont on connait les modes d’action,

        Celles de ces molécules ayant le meilleure rapport effet indésirable / coût / disponibilité pourraient peut-être bientôt être prescrites dans le cadre d’essais compassionnels… Dont nous pourrions avoir des premiers retours bien plus rapidement.

  7. Voilà un parfait exemple d’article pute à clic, tout juste bon à nourrir les péroraisons des experts en virologie du café du commerce.

    Comme le montre la suite (publiée dans le même canard), non seulement il faut avoir fait médecine pour se faire une idée sérieuse de la validité du raisonnement, mais même les toubibs n’ont pas l’air d’arriver à se mettre d’accord entre eux :
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/covid-19-clarifications-sur-la-pharmacocinetique-de-l-hydroxychloroquine_143879

    Suite à l’hystérie autour de la potion magique du vieux druide, on a lancé des dizaines de tests cliniques, qui seront bouclés dans quelques semaines.
    En attendant, plutôt que de continuer à alimenter les verbiages stériles, le plus sage serait de faire silencieusement le deuil du remède miracle.

  8. Letter from Toronto: An Infectious Diseases Specialist Reflects on COVID-19

    « What I am scared about is the loss of reason and wave of fear that has induced the masses of society into a spellbinding spiral of panic, stockpiling obscene quantities of anything that could fill a bomb shelter adequately in a post-apocalyptic world. I am scared of the N95 masks that are stolen from hospitals and urgent care clinics where they are actually needed for front line healthcare providers and instead are being donned in airports, malls, and coffee lounges, perpetuating even more fear and suspicion of others. I am scared that our hospitals will be overwhelmed with anyone who thinks they ” probably don’t have it but may as well get checked out no matter what because you just never know…” and those with heart failure, emphysema, pneumonia and strokes will pay the price for overfilled ER waiting rooms with only so many doctors and nurses to assess »

    « Ce qui me fait peur, c’est la perte de la raison et la vague de peur qui ont entraîné les masses de la société dans une spirale de panique envoûtante, accumulant des quantités obscènes de tout ce qui pourrait remplir adéquatement un abri anti-bombe dans un monde post-apocalyptique. J’ai peur des masques N95 qui sont volés dans les hôpitaux et les cliniques de soins d’urgence où ils sont en fait nécessaires pour les prestataires de soins de première ligne et qui sont au contraire mis dans les aéroports, les centres commerciaux et les salons de café, perpétuant encore plus la peur et la suspicion des autres. J’ai peur que nos hôpitaux soient submergés de personnes qui pensent qu’elles « n’ont probablement pas la maladie, mais qu’elles pourraient tout aussi bien se faire examiner quoi qu’il arrive parce qu’on ne sait jamais… » et que les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, d’emphysème, de pneumonie et d’accident vasculaire cérébral paieront le prix des salles d’attente surchargées des urgences, où le nombre de médecins et d’infirmières à évaluer est limité ».
    https://chestertownspy.org/2020/03/10/letter-from-toronto-an-infectious-diseases-specialist-reflects-on-corvid-19/

    ‘You can’t stop living’: Toronto doctor warns against becoming ‘paralyzed’ with fear over COVID-19
    https://www.cbc.ca/news/canada/toronto/toronto-dr-abdu-sharkawy-coronavirus-fears-1.5490534

  9. A propos de l’article de Mathieu Molimard du 24 avril, il semble qu’une réponse avait été donnée dans
    https://stopcovid19.today/wp-content/uploads/2020/04/COVID_19_RAPPORT_ETUDE_RETROSPECTIVE_CLINIQUE_ET_THERAPEUTIQUE_200430.pdf
    voir page 11
    du 30 avril cité ici le 4 mai
    https://www.pauljorion.com/blog/2020/05/01/covid-19-mane-thecel-phares-par-nikademus/#comment-796498
    La pharmacocinétique réserve-t-elle des surprises ?
    Qu’en pense l’auteur ?

    1. Un très grand merci pour le rapport des médecins; il m’avait échappé : trop d’info tue l’info !

  10. On ne sait pas si la bitherapie de Raoult marche.
    Mais ce que l’on sait qu’il ne s’agit oas d’une querelle d’ordre médical.
    C’est surtout la guerre entre les laboratoires pharmaceutiques.
    Pensez donc !!le premier qui trouve un remède ou un vaccin gagne le jackpot .
    Alors un médicament dans le domaine publique qui vaut quelques centimes , a toutes les chances d’attirer les foudres des investisseurs.
    Ce n’est pas dans les publications médicales que vous trouverez des réponses! C’est dans les revues financières et boursières.
    Voir la désinformation sur le teldevier de Gilead qui manipule son cours de bourse.
    Concernant Raoult on verra .
    Ce n’est que quand la mer se retire qu’on voit celui qui n’a pas de caleçon.
    Disent les traders.

  11. En attendant de revenir plus longuement sur les travaux et les résultats de D. Raoult, j’ai entendu qu’il y avait plus de 1000 tests de différentes molécules contre Covid-19, dans le monde. Aujourd’hui c’est la Chlorpromazine qui est proposée, le pré-anesthésique que l’on doit à Henri Laborit, autre grande gueule originale et praticien de terrain. Elle appartient à la même famille que l’hydroxy-chloroquine et le bleu de méthylène molécule utilisée pour soutenir les traitements post-cancéreux ( Cf le site Guérir du cancer et Laurent Schwartz https://guerir-du-cancer.fr/open-stream-on-covid-19-emergency/ ).
    Nous vivons une époque étonnante où l’épidémiologie, domaine scientifique particulièrement complexe se banalise; mais reste complexe. Il s’agit moins de « chercher à détruire le virus » que de l’empêcher de s’installer et de conduire au choc septique. D’un côté on peut tenter de détecter ses points d’ancrage ignorés et limiter les risques le plus tôt possible ce à quoi participent les molécules précitées. Et sans doute l’hydroxy-chloroquine. Je n’ai pas eu le temps de disséquer celles du pharmacologue de Bordeaux qui pose la question : la chloroquine combien de morts ? Il est sans doute temps de travailler enfin sérieusement ? A-t-il conservé des données envers lui pendant des décennies ? Je ne suis pas statisticien mais… j’en fais tous les jours. Et je m’en méfie quand on compare des choses qui ne sont pas comparables.
    La dernière vidéo de Paul nous dit que tout acteur a du mal à prendre du recul quand il est partie prenante. Les américains ont le terme de « wicked problem » dont je n’ai pas de traduction satisfaisante : problème piégeux ? En français on dit volontiers « C’est pas sorcier » mais on n’a pas le contraire : « C’est sorcier pour dire c’est complexe » ? Le complexe n’est pas seulement fait de pièces de puzzle mais de pièces qui se déforment quand on les démonte voire quand elles se déplacent (au cours de la duplication par exemple) lors du, fonctionnement normal, physiologique au sein de l’écosystème qu’est une cellule vivante. Ecosystème terriblement hétérogène mais passons. C’est ainsi que procède le vieillissement et l’évolution, mais aussi pathologie et thérapeutique, éventuellement.
    Quand un virus ou une bactérie s’immisce dans cette complexité il est du devoir du médecine, à défaut de le détruire, d’en limiter l’impact et d’en prévenir les complications. Dans le même ordre d’idée, j’ai eu l’occasion de signaler qu’il est inadmissible que les crèches de nos petits enfants soient des cultures de germes intolérables : virus et bactéries s’y complaisent et y mutent à loisir ! Pour être plus efficace l’an prochain !

    1. Vous découvrez aujourd’hui que les crèches sont des bouillons de culture ( et que c’est normal , et pour une grande part utile ) ?

      Tous les grands parents qui accompagnent cette descendance là le savent depuis longtemps , à quoi ils doivent des mises à plat souvent sévères d’un moins 5 jours à chaque fois .

      1. Tout à fait c’est là et à l’école que les enfants font leurs anticorps de toute façon on ne doit pas connaitre 1/100 des virus existants , donc faut faire confiance à son immunité

      2. @Blinblin :

        On en connait quand même quelques uns , et des microbes ou bactéries en tous genres , qui font quand même que lorsqu’un cas se déclare , on le réexpédie sensément chez lui …. ou en garde chez pépé -mémée , qui font confiance à ce qu’ils peuvent .

        PS : si c’est pas indiscret , je peux vous demander comment vous avez dégotter votre pseudo ( j’ai eu un collègue qui avait ce pseudo là comme  » patronyme » . Il a du passer par le service navigation de la seine à Paris ).

      3. ça vient du temps où j’étais à l’armée , je devais être pistonné par mon futur beau père de l’époque dans le contingent scientifique , mais finalement je me suis retrouvé dans un régiment disciplinaire en allemagne , un type de la caserne chantait vive le vent d’hivers et à la place des paroles il hurlait ‘blinblinblin ‘ ‘blinblinblin’ ‘ blinblinblinblinblin ‘

      4. @Blin blin :

        Merci . Peut être mon collègue a-t-il croisé le même type dans le même régiment , car il a fait son service dans un régiment disciplinaire en Allemagne , dont la tendre devise était  » Qui s’y frotte , s’y pique » . Mais il doit être bien plus âgé que vous .

      5. Je viens de découvrir cette pathologie et c’est peut-être le moment de proposer de mettre fin à cette situation affligeante. Paul vient de souligner que bien des troubles peuvent avoir des conséquences ultérieures. C’est aussi cela que doit traiter un médecin, en dehors de toute autre approche statistique……
        Il y a 50 ans le vétérinaire intervenait dans les fermes artisanales comme conseiller zootechnique. Souvent il n’y avait pas de « maladie » déclarée: il fallait intervenir avant ! Attendre deux ou trois jours correspondait à une perte sèche. Puis les vétérinaires ont été remplacés par les « marchands » de la coopérative qui distribuaient des « molécules » – sans compétence particulières. Le monde avait changé. Je n’ai pas la moindre idée de ce que le vétérinaire de campagne fait aujourd’hui.

      6. C’est peut-être le moment de lancer une campagne de signatures sur le thème « Libérons les jardins d’enfants et toutes les crèches des virus qu’elles concentrent ! »
        Et pas seulement en nettoyant les poignées de porte. Comme il existe des biofilms partout il faut traiter l’air ambiant par filtration – comme dans les avions !
        Le thème est déjà porté : https://www.dietal.com/

  12. Que ce passe t il par ici? Vous vous mettez à faire dans le voyeurisme comme dans les médias aux ordres !!! j’attendais vraiment autre chose sur ce blog..
    Vous voulez parlez de l’avigan, mais sans nous dire ce que relaient ces articles ??? je vous cite : » je n’ai ni le temps ni d’ailleurs forcément la compétence pour étudier complètement – je ne suis ni biologiste ni médecin » –alors à quoi bon, fermez le ban ! ..

    Ah mais oui, c’est juste un argument pour revenir à l’attaque sur l’HCQ !!!????? c’est ridicule !

    Je n’ai pas d’avis sur son remède, mais peut être le « covid sous le gorge » , je trouverais que ça vaudrait le coup de le tenter avant d’aller à l’hosto.. En attendant, j’observe que ce mec, qu’une grande partie de la profession médicale insulte, demeure très affirmatif .
    Donc :
    – soit il a raison et on le saura hélas trop tard, –
    – soit il a perdu toute conscience pour se ridiculiser devant le communauté scientifique internationale .. et les conséquences pour le centre de recherche seraient très lourdes.. un suicide est toujours possible.. un pétage de plomb…

    par ailleurs je ne partage pas l’argument consistant à dire qu’il a changé d’avis au fil des semaines : en substance il a toujours dit : « cette maladie n’est pas une catastrophe » et c’est le cas QUAND la structure médicale est prête à y faire fasse grace à du DEPISTAGE- DEPISTAGE- DEPISTAGE pour anticiper, soigner, suivre, au lieu des 3D ( Domicile Dodo Doliprane) et ainsi être à une mortalité de 0.5% … et mettre à disposition des masques pour limiter la diffusion..

    Mais de ce côté là , rappelez vous , nous n’avions ni tests, ni masques… donc on a géré ce virus en aveugle… d’où les dégâts !!

  13. Les soucis semblent concerner les interactions médicamenteuses (voire ethniques ?) , avec un certain nombre de médicaments dont la liste est donnée et où l’on trouve la Chlorpromazine.
    Ces médicaments sont-ils dans la liste des 1000 candidats ? ou au moins relève-t-on statistiquement l’incidence de leur usage sur le développement du Covid ?
    Le Favipiravir semble encore de diffusion assez confidentielle et peut-être encore à la recherche de tests d’inocuité.

  14. “Il vaut mieux mourir selon les règles, que de réchapper contre les règles.”
    Molière

    1. Ce fut la réponse de J. Benveniste conseiller scientifique de Chevènement à Solomides et Beljanski, chercheurs reconnus de l’Institut Pasteur mais porteurs de traitements anti-cancer (trop) orignaux ( pour les prix Nobel de l’époque. Il les a jetés !
      ça vaut bien : la République n’a pas besoin de savants!

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