55 réflexions sur « Covid-19 : où ça s’arrange et où ça ne s’arrange pas »

  1. Faites passer quelques fonctions polynomiales sur toutes ces courbes, puis prolongez les d’au moins une semaine, et là seulement vous pourrez dire si oui ou non, certains se stabilisent vraiment…

    Car pour la France notamment, eh ! bien hélas ! non !

      1. La SNCF a longtemps utilisé des fonctions polynômes de degré 5 pour le tracé en plan des voies ferrées , jusqu’à l’arrivée des autoroutes qui utilisaient la fonction Clothoïde , plus réellement accompagnatrice de la dynamique et de la force centrifuge , et qui avait surtout commencé à être utilisée en Allemagne .

        Compte tenu des bons résultats allemands contre le Covid 19 , je propose qu’on lisse la courbe avec une clothoïde ( ça risque cependant de donner un résultat étrange ) .

      2. Oui, c’est ça, pour approcher les tendances en cours, puis les prolonger un peu, mais pas trop (une semaine = 7 points de mesure). Pour le calcul de l’erreur, une évaluation des moindres carrés suffit ; les fonctions ici sont assez « simples » (a priori)…

        Rq. Tronquer les quelques données des débuts (incertains) d’épidémie de chaque pays tout en les synchronisant au mieux entre eux…

        Pour la France, un degré 4 (les français sont incorrigibles et impatients, et il vaudrait mieux ne jamais rien leur dire trop tôt – en terme d’analyse comportementale tricolore, nous voilà fixé)…

        Pour l’Italie un degré 3…

        Pour l’Allemagne, la fonction devient affine à partir des décisions politiques prises fin mars début avril (l’efficacité de l’exemplarité allemande comparable pour le coup à l’efficacité de l’autorité chinoise – est-ce vraiment la Chine qu’il faut suivre)…

        Voilà…

        La courbe Russe est de degré 2, à ce stade ; pas bon en effet, mais ils démarrent beaucoup plus tard que nous (Poutine n’y croyait pas non plus – décidément)…

        Vu les périodes d’incubation avec une médiane située plutôt à 6-7 jours, on devrait correspondre avec ces tendances avec la réalité des mesures d’ici à 6-7 jours environ, puis la phase déconfinement « prématuré » prendra alors le relai de tout côté, le degré 4 devrait se généraliser rapidement en l’absence d’un vaccin ; c’est ce que suggère hélas ! l’oscillation hebdomadaire des courbes journalières (nb de nouveaux cas par jour, ne de décès par jour, etc.)…

    1. Surtout a ponderer des test pratiqués dans chaque pays. Me demandez pas les math pour le faire mais sans cela c est juste des courbes qui traduisent le nombre de test positifs sur un pays, en aucun cas l evolution comparative de la pandémie entre pays.

  2. Ce sont les courbes d’évolution des personnes infectées. Celles-ci ne sont -elles pas liées à la proportion de tests réalisés ? Dans ce cas, il est probable que la situation de la France soit plus dégradée.

    1. A strictement parler, les chiffres de deux villes distinctes – même dans le même pays – ne sont pas comparables. Si on prend cela au sérieux on ne peut évidemment que se taire. Mais est-ce le choix à faire ? Je ne pense pas.

      1. Si si, c’est bien, aussi, de se taire. Ou de dire que les chiffres sont sujets à caution. Ou de dire que ces chiffres ne justifient pas du tout le reset de l’économie et la dictature sanitaire.

      2. @ Armel Besançon

        « Dictature sanitaire » ? Ce n’est pas une dictature, il n’y a pas de dictateur.
        Ce serait plutôt une croyance allant de soi, naturelle, partagée, collective, une sorte de religion, ayant fait de la santé le Salut éternel, de la Vie une idole sacrée.
        Une telle croyance est louable, sans aucun doute. La vie, la vie humaine, la santé, sont éminemment précieuses. Y porter atteinte délibérément est le pire des crimes. Cette croyance en la Vie n’en a pas moins atteint un degré exagéré. Qui nous aveugle. Était-il justifié de sacrifier tant de soignants, de sacrifier la santé économique et sociale de tout un pays, donc indirectement de sacrifier tant de vies… pour sauver quelques vieux ? N’était-il pas possible de penser et de faire tout autrement ? Le débat n’est pas clos.

        Il est préférable de sauver des victimes que de les sacrifier. Mais si, en sauvant celles-là, on risque de sacrifier celles-ci, réfléchir avant d’agir n’est pas superflu.

      3. Quand on lit DMB, on ne peut être qu’étonné de sa démarche intellectuelle clopin-clopant. Et aussi on ne peut que se demander quel blocage cognitif lui fait encore écrire :

        « Était-il justifié de sacrifier tant de soignants, de sacrifier la santé économique et sociale de tout un pays, donc indirectement de sacrifier tant de vies… pour sauver quelques vieux ? »

        C’est donc ça le radotage avec l’âge ?

        En revanche on comprend mieux la psychologie de l’excuse de ceux qui ont autorisé le doublement bombardement atomique sur des CIVILS en 1945, DMB nous dit : « Il est préférable de sauver des victimes que de les sacrifier. Mais si, en sauvant celles-là, on risque de sacrifier celles-ci, réfléchir avant d’agir n’est pas superflu. » Truman DMB ===> Réflexion ====> BOUM BOUM.

        Mon pauvre, mais il ne peut y avoir que « la Vie » de sacré, au lieu de fanfaronner comme si une chose autre pouvait lui être supérieure, faudrait voir à arrêter de présenter tout le temps les choses entre Charybde et Scylla. Il n’y a de choix douloureux que dans l’état actuel des rapports humains et dans la tête de personnes qui à l’instar de tes propos semblent appréciées de rester enfermé dans ce schéma mental ras les pâquerettes. Maintenant ceci étant dit, je prétends nullement être moralement plus digne que toi DMB, ce n’est pas mon propos, mais c’est usant de lire cette non pensée qui se fait passer pour une interrogation pertinente, alors que c’est juste donner librement corps à la bêtise.

      4. Salut Denis,

        J’attends les réponses à mes questions naïves et même si je me doute bien que mes discussions vous passionnent peu, il y a quand même des trucs dedans que vous ne semblez pas avoir assimilés.

        En l’occurrence, la noblesse et l’esprit de sacrifice, ne seront que de peu de poids. Ça sent un peu la charge de cavalerie sur un nid de mitrailleuses votre histoire ! Il va falloir changer de cheval et adopter le mode « Panzer » en attendant mieux. Blindage de 80 et caisson étanche.

        Il n’y aura pas de retour en arrière, pas de retour à une vie « normale » sans une issue thérapeutique ou prophylactique (traitement ou vaccin). D’ici-là, ça va être Verdun. Et les poilus, c’est tous ceux qui ne peuvent pas éviter les contacts. Les vieux, les cadres en télétravail, ceux qui, en général ont des réserves pour tenir le temps qu’il faudra ou rester loin s’en tireront. Les autres… ?

        Ce n’est plus de préserver l’économie qu’il s’agit, c’est de l’extermination perlée – comme on dit d’une grève.

        Qu’est-ce que vous ne comprenez pas là-dedans ?

  3. J’ai regardé la conférence exceptionnelle de l’Académie des sciences de ce jeudi 7 mai
    https://www.academie-sciences.fr/fr/Seances-publiques/covid-19-seance-exceptionnelle.html
    l’un des intervenants, Olivier Faugeras, directeur de recherche émérite, groupe MathNeuro – Inria, membre de l’Académie des sciences
    traite du déconfinement, il mentionne notamment cet article
    https://science.sciencemag.org/content/sci/early/2020/04/14/science.abb5793.full.pdf
    dont il utilise quelques courbes correspondant à différents scénarios de déconfinement
    (elles sont à la page 17) qui envisagent que pendant quelques années au moins nous allons bien « vivre avec »

    par ailleurs je vous signale ce rapport :
    Comment la démocratie coréenne a-t elle dompté Covid- 19 ?
    https://static.mediapart.fr/files/2020/04/20/covid-en-coree-du-sud-rapport-amblard-partie-i-200417-diffusion-large-1.pdf
    François Amblard – Physicien et biologiste – Directeur de recherche au CNRS – Professeur, Ulsan National Institute of Science & Technology, – Corée du Sud – Ulsan, le 15 avril 2020

    1. le rapport sur la Corée du Sud se conclut en ces termes :

      …/… J’espère avoir livré une matière essentielle factuelle qui permettra au lecteur de neutraliser beaucoup d’idées fausses sur la Corée, et de préjugés qui éteignent souvent notre curiosité. Le succès coréen dans la lutte contre la pandémie ne s’explique pas par les particularismes culturels ou politiques de ce pays lointain, mais par le fait qu’il était prêt à répondre, avec des lois adaptées à une action cohérente et très rapide, avec une infrastructure sanitaire solide, et avec une industrie puissante. Mais ce n’est pas tout, car la mise en œuvre pratique de ces outils n’a réussi que par l’adhésion et la coopération massive de la société civile à l’ensemble des mesures sanitaires d’exception. Conformément à l’esprit démocratique, cette adhésion populaire et transpartisane fut d’autant plus naturelle et efficace que l’action pour l’intérêt général a été guidée par la connaissance médicale et scientifique, avec un cap fixe, et sous le commandement des professionnels de la santé. Les acteurs politiques ont également joué un rôle très important, qui sera analysé dans la seconde partie de ce rapport, à paraître sous peu. Les éléments de la solution coréenne sont parfaitement conformes à l’esprit originel de nos démocraties occidentales et au respect de la connaissance scientifique qui a porté le développement économique de l’Occident. Comment donc penser un instant qu’ils ne pourraient pas être transposés en France ? Pourquoi attendre plus longtemps pour mieux faire ? …/…

      Par ailleurs dans le corps du rapport il est précisé que la Corée du Sud ne se considère pas sortie d’affaire au vu de ses bons résultats, qu’elle n’a pas relâché ses actions de prévention et considère que la sortie de crise est dépendante de l’avènement de traitements efficaces et de vaccins.

      1. @Romain Vitorge
        Les comportements et l’état d’esprit de la population coréenne du sud sont assez éloignés des démocraties occidentales. Je ne pense pas que la transposition de leur recette en France soit aussi simple que le suggère l’auteur.
        « L’adhésion et la coopération massive de la société civile à l’ensemble des mesures sanitaires d’exception », vous y croyez chez les gaulois ?

      2. @ Arkao,
        Olivier Faugeras travaille en Corée depuis plusieurs années. Pour ma part je n’y ai jamais mis les pieds.
        Si les membres du gouvernement en France n’avaient pas raconté tout et son contraire il y aurait sans doute une meilleure acceptabilité de ses décisions.
        Olivier Figeras dans son rapport décrit bien la transparence avec laquelle cela se passe en Corée, l’attachement à la démocratie, vu l’histoire récente de ce pays, mais aussi que la maitrise de la stratégie a été donnée à des scientifiques et que les deux précédentes épidémies SRAS et MERS ont été mises à profit et participent à l’acceptabilité des mesures retenues.

    2. A voir absolument pour ne pas dire trop d’idioties .

      Mon impression cependant est que l’immunité de groupe est plus avancée qu’on ne l’a estimée jusqu’alors , mais on y verra beaucoup plus clair à la fin de la semaine prochaine quand le premier tir de tests aura donné son premier verdict . Mon doigt mouillé est en partie motivé par une information qui m’est venue de Lozère , département toujours considéré comme épargné et sans circulation de virus , et où habite ma fille qui me raconte qu’une batterie de tests opérés en maison de retraite à côté de chez elle , a décelé une forte proportion de résidents positifs sans autres désagréments ( il y a huit jours déjà ) .

      1. @juannessy
        Il semble qu’il y a aussi une question de charge virale, expliquant que des médecins « jeunes » et en pas trop mauvaise santé décèdent.
        A voir et à suivre.
        L’exode d’environ 800 000 Franciliens ne semble pas avoir diffusé le virus sur les territoires de l’ouest. Les zones rouges restent les primo-contaminée.

      2. @ Arkao, je vous rappelle que ces 800000 Franciliens furent confinés dans leurs résidences.

      3. Le secret contre le Covid : Le grand air !
        Et l’exode urbain, définitif, pour mieux en finir avec le néolibéralisme.

    3. @ Arkao, ces remarques sur une essence différentes des Coréens, ça ne passe pas pour moi.
      Un jour j’ai commencé à découvrir la gauche de gouvernement grâce à Edith Cresson et en particulier sa sortie dégueulasse sur les fourmis japonaises. Je ne nie pas les différences culturelles et de tradition mais pour ce qui des fondamentaux humains je pense que c’est une erreur déplaisante. Les Sud-Coréens ont subi des dictatures, ils se sont battus comme se battent les Hongkongais. En quoi sont-ils différents de nous?
      Tout est dit dans la conclusion du rapport copié par R. Vitorge:
      «Les éléments de la solution coréenne sont parfaitement conformes à l’esprit originel de nos démocraties occidentales et au respect de la connaissance scientifique qui a porté le développement économique de l’Occident. Comment donc penser un instant qu’ils ne pourraient pas être transposés en France ».
      Une société adhère quand elle respecte ses dirigeants et qu’elle ne sent ni humiliée ni infantilisée.

      1. @Jacques Seignan
        Ce n’est pas une question d’essence mais de culture millénaire. Leur rapport à la hiérachie et à l’Etat est différent du notre, sans jugement de valeur de ma part. En Corée du Sud, j’y ai vécu un an puis y suis retourné après pour des séjours plus court, mais je n’y ai plus d’amis aujourd’hui, les liens se sont distandus avec le temps. Je continue néanmoins de suivre ce qui s’y passe, à distance. Je persiste à penser qu’on ne peut pas facilement transposer la méthode coréenne en France.

      2. @ Arkao, je tombe dans le travers de commenter trop vite.
        Vous connaissant et vous estimant (même avec nos forts différends sur tel point), ma remarque était plus générale. J’entends parfaitement ce que représente une culture millénaire et c’est pour ça que j’estime tant les travaux de François Jullien comparant monde chinois et occident. J’admets qu’il y a ces sortes d’habitus sans doute lié aux influences confucéennes de la même manière que nous sommes imprégnés de nos « racines » judéo-hellénico-chrétiennes. Ce sur quoi je réagissais était que certains se sont réfugiés pour dissimuler leurs échec en disant que ce ne sont pas les résultats d’un pays mieux préparés mais que tout venait qu’ils n’étaient pas comme nous.
        Quant à la transposition de leurs méthodes, là je reste en désaccord avec vous car selon moi elles sont plus qu’une simple obéissance culturelle (avoir des tests, des masques etc…) mais surtout liées à du matériel.

      3. Et les Allemands, qui, jusqu’à preuve du contraire, font vraiment beaucoup, beaucoup mieux que nous (et quasiment les meilleurs en Europe, avec la plus forte population de surcroît), ils ont les yeux bridés? Je n’en fais pas des saints pour autant.
        Ce que vous dites, @Jacques Seignan, du respect des dirigeants, est peut-être au moins en partie une explication (je parle toujours des Allemands). Que je sache, Merkel ne leur a pas dit « Nous sommes en guerre » mais les a considérés comme des adultes responsables. Depuis le début, j’ai eu au contraire l’impression de la part de Macron et sa clique d’être traité comme un gamin qui sera puni si… D’autant plus insupportable quand on voit leur « gestion » calamiteuse de l’épidémie, évidemment aggravée par plusieurs décennies de « casse » (pardonnez le lexique cégétiste) de la santé publique.

      4. Todd vous ferait remarquer que l’auto-discipline des populations allemandes et coréennes a quelque chose a voir avec une caractéristique qu’elles partagent, la famille de type souche. Une hypothèse comme une autre.

      5. Quelqu’un dans un autre fil avait demandé l’explication du succès allemand contre le virus. J’ai retrouvé l’article (payant) du Soir, très superficiel sur une étude (de Jean-Philippe Platteau, professeur émérite actif, et Vincenzo Verardi, chercheur qualifié FNRS, qui travaillent au Centre de recherche en économie du développement de l’université de Namur) de comparaison des comportements : les allemands auraient moins de contacts sociaux que les belges, les italiens beaucoup plus. Il y aurait des modèles à ce sujet. Mais aussi une base génétique particulière. Je cite :
        « Récemment, des microbiologistes de l’université de Gand ont avancé qu’une partie des différences d’intensité de l’épidémie était imputable aux variations génétiques. Certaines populations seraient porteuses de gènes facilitant l’infection tandis que d’autres ont subi des transformations génétiques qui les rendent moins vulnérables. Dans cette seconde catégorie, on retrouve des régions comme l’Autriche-Allemagne, la Scandinavie, l’Europe de l’Est et le sud de l’Italie (des populations sur lesquelles la conquête normande a laissé son empreinte biologique) ».
        Toute la réflexion repose en fait sur un paramètre : la matrice de contacts. C’est une sorte de tableau à double entrée dans lequel on définit la façon dont les gens interagissent. On y fixe plus précisément la fréquence des contacts quotidiens entre chaque groupe d’âge. Les chercheurs ont pioché les matrices de contacts belge, allemande et italienne dans la littérature scientifique1. Et ont introduit la matrice belge dans un scénario basique de déconfinement (avec testing relativement faible et mesures de distanciation sociale modérées), qui prévoit un rebond plus progressif de l’épidémie quand on rouvre les vannes. Ensuite, la paire Platteau-Verardi a appliqué ce même scénario en remplaçant la structure sociale belge par celle de l’Allemagne. Que constate-t-on ? Que le scénario de déconfinement qui provoque un rebond avec les comportements belges serait parfaitement gérable si nous vivions « à l’allemande ». Autrement dit, la structure sociale de nos voisins (où les contacts sont culturellement moins fréquents) leur offre un avantage certain dans le contrôle de cette épidémie. A l’inverse, avec la structure sociale italienne, la situation serait bien plus complexe à gérer.
        https://plus.lesoir.be/298693/article/2020-05-04/le-deconfinement-serait-bien-plus-simple-si-les-belges-vivaient-lallemande?

    4. Le plus probable espoir semble être le vaccin pour 2021! Le moins probable un traitement efficace immédiat pour tous mais cependant des traitements adaptés, selon le stade du développement de la maladie et de la constitution physiologique de Pierre, Paul, Jacques, Alice, Mathilde et Ginette. La seule certitude continuer les gestes barrières, entre « relâchement » et confinement pour augmenter l’immunité collective, tout en souhaitant la disparition soudaine de cette saloperie.

    5. Denis Monod-Broca a dit :

       » Était-il justifié de sacrifier tant de soignants, de sacrifier la santé économique et sociale de tout un pays, donc indirectement de sacrifier tant de vies… pour sauver quelques vieux ?  »

      Arthur de Gobineau aurait sans doute pensé pareil.

      1. Serment d’Hippocrate : « Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice. »

      2. Ce sont les médecins qui font le serment d’Hippocrate, pas les politiques, pas les généraux ou assimilés puisqu’on nous dit que nous sommes en guerre, pas les simples citoyens.

        Faire un tri entre ces victimes-ci et ces victimes-là est légitime. C’est s’aveugler délibérément que de le nier.
        D’ailleurs les médecins eux-mêmes, en réanimation, le font aussi, ce tri, en permanence, et pas seulement en situation d’urgence, même si, pour nous rassurer, il est souvent affirmé le contraire. Bien obligés…

      3. Comme on va vers des temps socio-économiques plutôt violents , je propose que pour faire des économies et réserver les ressources humaines et financières à l’essentiel :

        – on refuse les soins aux plus de 65 ans , et qu’on pénalise l’acharnement thérapeutique quelque soit l’âge ,
        – la même chose pour ceux , quelque soit leur âge qui sont obèses , diabétiques , cardiaques , cancéreux ….
        – on interdise aux pompiers et forces de l’ordre de porter secours aux personnes en danger mais qu’on les conserve pour la préservation des biens ,
        – on supprime la sécurité sociale aux français de l’étranger,
        – on supprime la SNSM et le secours en montagne ( grosse économie d’hélicos )
        – on supprime la retraite aussi bien par répartition que par capitalisation ( spoliation des ressources correspondantes dans ce dernier cas ),
        -…..

        S’agissant du confinement total ou partiel , il est aussi peu honnête de considérer les morts ( et leur nature ) sans considérer les morts et « affaiblis » épargnés qui ne sont pas forcément exactement tous de la même nature .

      4. On a pas sauvé « quelques vieux » mais le système hospitalier et apparement 60 000 individus, c’est la base. Vous n’êtes plus un(e} ado je pense.. (attention je n’ai rien contre les ados..)

      5. @Mac :

        Si c’est à moi que ça s’adresse je vous confirme que non , je ne suis pas un ado .

        Si nécessaire , je précise que seul le dernier paragraphe de mon commentaire au dessus n’est pas ironique ( au sens de Socrate ) .

        Dur , dur : https://www.bing.com/images/search?view=detailV2&ccid=fdWQ4Z3U&id=8592D8AB4BF5E0D60C0E4A328F9285A0BCCA5553&thid=OIP.fdWQ4Z3UuF6mV696CSZelQHaFj&mediaurl=https%3a%2f%2fi.ytimg.com%2fvi%2f_IkpHh_wlQM%2fhqdefault.jpg&exph=360&expw=480&q=dur+dur+!&simid=608013016325030080&selectedIndex=11&ajaxhist=0

      1. Merci,
        j’ai quand même des doutes sur ces courbes, car sur une autre source les cumulative confirmed cases in France & Germany sont quasiment les mêmes (depuis le 100ème cas)
        https://ig.ft.com/coronavirus-chart/?areas=fra&areas=deu&cumulative=1&logScale=1&perMillion=0&values=cases

        Est-ce que les « active cases » sont comptabilisé de la même manière en France et en Allemagne? Je ne vois pas pourquoi, avec un nombre d’infecté sensiblement identique, il peut y avoir une si grande différence sur le nombre de « active cases »

        1. Je ne suis pas certain de comprendre la source de vos doutes : vous nous présentez des courbes de cas cumulés sur une échelle logarithmique, alors que je montre dans mon billet des nombres absolus de contaminés instantanés (journaliers) en échelle linéaire. Les effets mis en évidence dans mon billet sont indécelables dans les courbes que vous invoquez : instantané vs cumulé, linéaire vs logarithmique.

  4. Qu’est-ce qui a pu provoquer une cassure aussi nette de la courbe allemande, et de la courbe allemande uniquement ?
    Quelles mesures collectives, quelles attitudes individuelles peuvent avoir eu un tel effet sur la propagation du virus ?

    1. Le co.finement des positifs et le tracage de leurs contacts suite a des test en grand nombre je suppose.

  5. Les Allemands ont beaucoup testé et ont donc découvert beaucoup de cas qui sont restés cachés ailleurs. En France, nous découvrons de plus en plus de cas, car nous testons de plus en plus. La courbe française combine donc la baisse de l’intensité de l’épidémie et l’augmentation de son taux de détection.

    La statistique la plus solide est celle du taux de mortalité, bien visible sur le site de l’Insee.
    https://www.insee.fr/fr/information/4470857

    On voit que le pic de mortalité a eu lieu début avril, ce qui prouve que le pic d’infection a eu lieu plusieurs semaines avant, c’est à dire vraisemblablement à la fin février. Pour réduire la mortalité, il aurait fallu confiner début mars. Ce sont probablement les deux semaines d’avance dont ont disposé les Allemands qui explique la plus faible mortalité chez eux.

    On peut comparer la situation dans les différents pays européens sur le site ;
    https://www.euromomo.eu/graphs-and-maps

    Je ne sais pourquoi, malheureusement, les données allemandes manquent (il n’y a a que les Länder de Berlin et de Hesse). La surmortalité diminue partout. Elle a commencé sa décrue en Angleterre où elle reste pourtant très forte. C’est assurément le pays qui va payer le plus lourd tribut à la maladie en Europe. Elle a pratiquement disparu en France (voir la carte). (Quelqu’un aurait-il ces courbes pour les Etats-Unis ?)

    Cela ne préjuge en aucune manière ce qui va se passer maintenant. On peut imaginer toutefois que, si la maladie va continuer à se propager, elle se propagera moins chez les populations les plus vulnérables, qui, désormais, vont beaucoup plus se protéger.

    1. Les chiffres de l’Insee laissent penser que les mesures « gestes barrières » et interdiction de rassemblement de plus de 5000 puis 1000 personnes prises à partir de début mars sont plutôt efficaces (et que les français les ont plutôt bien suivi). Avec des masques et les nouvelles mesures prises dans les transports en commun, on peut imaginer que le déconfinement peut bien se passer, non ?

      1. Je me réponds, pas sur vu que les rassemblements jusqu’à 5000 personnes sont autorisés à partir du 11 mai.

      2. J’ai essayé de bien comprendre cette affaire de masques qui a tant agité le Landerneau. Quand on lit la littérature sur cette question (la grande enquête du Monde) par exemple, on a bien l’impression que les masques (chirurgicaux; je ne parle pas des FFP2) n’ont jamais été considérés par les épidémiologistes comme un instrument efficace de protection pour les personnes « saines ». Ils sont utiles en revanche pour limiter la propagation du virus par les personnes infectées. Du coup, leur utilité est aussi de rassurer la population sur la dangerosité des inconnus. Si les masques sont imposés dans les transports publics, c’est pour convaincre les passagers qu’ils peuvent les emprunter. C’est comme d’imposer des muselières aux chiens.

        Pourquoi sont-ils d’une utilité limitée ? Parce que l’essentiel des communications s’effectue par les mains. Le masque ne serait donc utile (pour se protéger soi) qu’avec une rigueur d’usage qu’il est très difficile d’avoir : ne jamais toucher son masque avec ses mains, bref se comporter comme un chirurgien.

        Ce qui, je pense, va faire la grande différence par rapport à la période d’avant confinement, c’est la disparition massive des gestes de salutation : serrement de mains et embrassades.

        Reste quand même la question des transports en commun, bien difficile à gérer. Et je pense qu’il faut s’interroger sur l’air conditionné. L’importance de la propagation sur le Jeanne d’Arc me semble difficilement pouvoir se comprendre autrement.

      3. @Olivier Reivilo
        Pas autorisés jusqu’au 31 août me semble-t-il pour les rassemblements de plus de 5000 personnes.
        (ce qui ne veut pas dire qu’ils seront autorisés après …)
        A partir du 11 Mai la limite me semble être de 10 personnes à moins que vous n’organisiez des obsèques auquel cas vous aurez droit à 20 personnes (dont il faut déduire les prestataires de pompes funèbres.
        Le défunt ne compte pas.

      4. « La seule indication fournie concerne les évènements de plus de 5000 personnes qui ne «pourront se tenir avant le mois de septembre», selon les mots du ministre de l’Intérieur » (https://www.lefigaro.fr/actualite-france/deconfinement-ce-qu-il-sera-permis-ou-non-de-faire-le-11-mai-20200507)

        Autrement dit les rassemblement jusqu’à 5000 personnes, comme le rassemblement de l’église évangéliste de Mulhouse en mars, sont autorisés à partir du 11 mai.

  6. Active Cases ? Currently infected ?
    Que regroupe précisément cet intitulé ?
    Par exemple 100 000 cas environ sur le graphe France ,ce qui semble correspondre aux chiffres John Hopkins : environ 175 000 cas , 25 000 Morts, 50 000 guéris , donc un solde de « 100 000 active cases  »
    Mai à l’intérieur de ce solde de 100 000 on trouve près de 60 000 personnes en EHPAD
    La vitesse de circulation du virus en EHPAD et dans le pays dans son ensemble ne peuvent être comparés
    Quelle signification dans ce cas peut-on accorder à cette moyenne , et à sa comparaison avec d’autres pays sans dissocier les deux composantes ?

  7. Entre parenthèse, ça ne change rien à l’aspect des courbes, mais pour la plupart de chaque pays européen, le nombre total de cas (confirmés ?) indiqués sur le site correspond aux données qu’on peut trouver sur les sites de référence de ces pays, au 7/05.
    (Espagne, Italie, Royaume-Uni, Allemagne, Belgique, Suisse)
    Par contre, il est indiqué 174 791 cas au total en France, ce site intègre donc les 37 012 ‘cas probables’ des résidents ESMS et les 137 779 ‘cas confirmés’ (toutes sources) du site SPF ou du site covid gouvernemental.
    D’ailleurs il faudrait aussi intégrer les ‘cas probables’ des personnels des ESMS, de 21 119 au 7/05.
    Les autres pays intègrent-ils automatiquement (comme la Belgique apparemment) les ‘cas probables’ si il y en a, ou pas ? 🙂

    1. Cela change un peu les choses tout de même
      Sur le site covinfo.fr les chiffres cumulés au 08 Mai sont les suivants :
      – 176202 cas détectés dont 63 336 Cas Ehpad
      – décès 26 233 dont 9999 EHPAD
      – guérisons 55 892
      Donc un solde de cas actifs , hors EHPAD, de 40 740 (dont 22 657 hospitalisés ) le 8 mai et non de 100 000
      Quand à l’aspect de cette courbe Hors EHPAD , il faut je crois attendre encore quelques jours
      https://www.covinfo.fr/france

  8. Pour apporter ma (très petite) pierre à l’édifice concernant les différences entre pays occidentaux et asiatiques : je connais bien le Japon et surtout mon épouse japonaise 😉
    Je peux vous dire qu’elle m’en a appris un rayon sur tous les risques de contagion par les mains et les projections (y compris toilettes) immédiatement, dès le début de l’épidémie. Elle savait déjà tous les gestes barrières bien avant le confinement.
    Les boutons d’ascenseur, les poignées de portes, les distances à respecter, ne pas se toucher le visage en encore moins le masque (comme l’a très négligemment fait Macron lors de sa visite d’école, mon épouse était effarée !!) (et moi aussi!)
    Bref, tout ce que, du quidam français moyen jusqu’à son président (non non, l’échelle intellectuelle sous-entendue n’est certainement pas croissante ! :))) ) a mis 3 semaines à apprendre et à mettre en oeuvre, eh bien je peux vous dire que les japonais le savent et l’appliquent depuis l’école primaire. Et ils avaient déjà tous des masques en stock à la maison.
    Ils ont donc gagné 2-3 semaines de contagions intenses.
    Je ne suis pas spécialiste et je ne saurais dire si cela suffit à expliquer de telles différences.
    Le respect et le suivi des avis scientifiques, ainsi qu’une bonne confiance envers la science et les scientifiques eux-même (plutôt qu’envers leur gouvernement… avis personnel…) est aussi en grande partie responsable du suivi des consignes au Japon.

  9. Si je me rappelle bien de ce qu’on pouvait voir sur le site Johns Hopkins dans le premier mois « fort » (mars-avril), les « guéris » n’étaient pas bien mis à jour par pas mal de pays. Dont la France. C’est une décision administrative sans doute qui a fait que toute personne ayant quitté le système de soin (hosto) et ne donnant plus de signe au bout de X jours a été déclarée guérie, car il fallait bien fournir des stats. Ces stats avec « guéris » sont faites pour les cas « classiques » de quarantaine : typhus par exemple. Dans leq quarantaines, on a les guéris sous la main évidemment. Mais pas pour COVID19, ils sont retournés chez eux « se confiner »…

  10. Bonjour,

    Désolé de faire de l’humour noir (encore que…), mais la vue de ces tableaux me fait penser aux futurs manuels de Mathématiques en Lycée (pour une prochaine réforme!): de no s jours, pour que nos chères têtes blondes fassent des études de fonction, il faut un cas concret… Merci le CORONAVIRUS!!!

  11. Je pense qu’il faut oublier les tests pour un certain temps pour essayer d’évaluer le contrôle de propagation.

    Je n’observe plus qu’une statistique, qui est à bien des égards peu sensible à quelque biais:

    les nouvelles hospitalisations quotidiennes (et pas leur solde net)

    C’est en effet un état clinique « seuil », un passage obligé, proportionnel à la propagation totale du virus et au nombre total de cas, qu’on les détecte ou pas! quelqu’un qui suffoque se fait hospitaliser, il n’a pas le choix que de se manifester… or c’est une proportion constante à grande échelle pour l’action du virus (certes ca varie par classe d’âge) mais je trouve que c’est l’élément le plus probant et fiable quand les cas sont si nombreux. Le jour ou on a une capacité massive de test et  » tres peu » de cas, le nombre de cas testés redeviendra une donnée interessante comme en corée (et peut être en allemagne) mais on est loin de cette situation.

    Le seul biais possible et il serait bon d’avoir cette info et hyper utile sur ce chiffre: l’origine du patient hospitalisé: maison de repos ou médecine de ville. En effet du fait de la décharge relative de l’hôpital on adresse d’avantage de patients agés issus des maisons de repos actuellement que lors de la vague. Mais la propagation en maison de repos est d’une autre « nature » que dans la population générale. Je remarque que depuis quelques jours en Belgique quand on annonce les hospitalisations quotidiennes on précise le nombre qui provient de maisons de repos.

    Le chiffre d’hospitalisation quotidiennes d’origine de « ville » est donc quelque chose à exiger actuellement pour sortir du brouillard, et detecter, certe avec la latence de l’incubation un défaut dans notre contrôle de propagation… (et il y a fort à parier que l’on soit décus prochainement)

    cette donnée est assez difficile à obtenir elle est mentionnée quotidiennement en vitesse en France et n’est rapportée en histogrammes que dans le rapport « hebdomadaire » de santé publique France. (beaucoup mieux en belgique on a l’histogramme quotidien mais sans le détail de l’origine qui est pourtant annoncée chaque jour dans le communiqué)

  12. Nouvelles hospitalisations pour « état clinique suspect covid  » bien sur.

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