Santa Monica, hier et aujourd’hui

Les deux vidéos ont été tournées au même endroit : « The Promenade » = 3d Street à Santa Monica, une artère commerçante piétonnière dans cette petite ville jouxtant Los Angeles en bordure d’Océan Pacifique (« Greater Los Angeles »).

La première vidéo, tout le monde la connaît.

La seconde vidéo a été tournée au même endroit hier.

P.S. J’ai habité Santa Monica de 2004 à 2009. C’était une période extrêmement heureuse de ma vie, mais je vous demande une faveur : ne dites pas dans vos commentaires, aussitôt que je mentionne la Californie dans mes billets (même si vous avez lu Mes vacances à Morro Bay 😉 ), que j’exprime ma nostalgie : c’est ma colère que j’essaie de communiquer aujourd’hui.

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23 réflexions sur « Santa Monica, hier et aujourd’hui »

  1. En colère contre qui, contre quoi ?

    Au sujet de la vidéo. Beaucoup moins tendu et violent de part et d’autre que sur les Champs Élysées l’année dernière.

    1. « En colère contre qui, contre quoi ? »

      Pas la moindre idée en réalité ! Je vais contacter un psy, il pourra peut-être m’aider (sait-on jamais ?).

    2. Oui sur les Champs-Elysées il y a un an et demi, alors que les rues faisaient pleurer des larmes bien piquantes au son lointain d’un hélicoptère de palais, nous avions déjà vu de telles scènes, mêlant des populations très différentes aux intentions non moins critiquables : https://flic.kr/p/2c3v5Ky

      1. Et concernant ce reporter de guerre présent à Paris, pensez-vous sincèrement que ses intentions étaient critiquables ?!

        https://www.youtube.com/watch?v=jryQKjRbCDU

        Ceci s’est déroulé en janvier 2019… Ce reporter a eu beaucoup de chance… Car des blessés beaucoup plus graves encore se sont accumulés tout au long de cette période…

        Alors dites ?! Les intentions sont elles à ce point critiquables, qu’il faille les mater à coup de LBD 40, voire toute autre forme de violence, où que ce soit dans le monde ?

        Qui sème le vent récolte la tempête… En France et notamment à Paris, le plus gros de la tempête eu lieu en mars 2019… Aux Etats-Unis, eh ! bien c’est maintenant…

        Alors attention, car à l’approche du solstice d’été 2020, on entre désormais de plein pied dans la période des ouragans ; et le climat n’a pas dit son dernier mot :

        http://tropical.atmos.colostate.edu/Realtime/index.php?loc=northatlantic

      2. Pour tout vous dire, quand j’ai pris la photo ce soir-là, plusieurs vitrines ont sauté dans les rues adjacentes à coups de masses et burins, dans une symbolique parfaitement établie, non-neutre et explicable. J’ai échappé aux blessures à force d’expérience en manif – au bout de 30 ans à Paris – et concède que ces images d’attaques délibérées de la presse dans les cortèges sont à la fois nouvelles et scandaleuses. Simplement, quand le soir de l’investissement de l’Arc de Triomphe j’entendis, bien réparties et séparées des deux côtés de la place de l’Etoile, les masses droitiére et gauchère de la foule en colère, le résultat du saccage m’apparut bien incertain. Peut-être s’agissait-il bien de cette opposition horizontale dont les médias étaient tenus de se distancier au prix de corps blessés. La douleur de cette réalité reste entière et gagne du terrain comme nous le montre le compte-rendu des événements états-uniens. Et nous devont prendre garde que le pouvoir ne se sente orphelin de ses fractions les plus autoritaires quitte à se consoler dans les bras du fascisme en condamnant ses contradicteurs.

      3. Vous n’avez sans doute pas compris mon propos, je suis contre tout retour de la culture collaborationniste qui a trouvé un terrain favorable dans ce pays. Je reste volontairement sur le ton de la chronique. Mes aïeux faisant partie des rares français ayant libéré Paris après avoir combattu Rommel en Afrique du nord, je ne me vois pas renier cet héritage et vous laisserai volontiers la parole sur le sujet.

  2. Il me semble avoir vu ces images en 1991/92 de Los Angeles suite à l’affaire Rodney King. Avec peut-être deux différences. Moins de protestations à travers les États-Unis et moins de participation de jeunes blancs. Mais ce sont de vieilles impressions d’une époque sans internet.

  3. Pas besoin de jeter des cailloux contre la lune , ce sont les premiers effets de la crise économique post covid , rien à voir avec ce malheureux qui est mort , il se passe plus ou moins la même chose à Montpellier

    1. « Pas besoin de jeter des cailloux contre la lune , ce sont les premiers effets de la crise économique post covid , rien à voir avec ce malheureux qui est mort , »

      Tout à fait. Le DC de G Floyd, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ie sauter le couvercle de la marmite en ébullition.

  4. Il y a un an, je me suis retrouvé au printemps sur une place de Bordeaux ensoleillée.

    Il y avait peut être 2000 personnes sur cette place, sur des terrasses de cafés, à se refraichir au soleil, et une chose m’a frappé, m’a sidéré même.

    Il y avait une uniformité de public irréelle : Pas un enfant , pas une personne âgée, pas un fauteuil d’handicapé, et des personnes de couleurs, comme on dit chez nous, en nombre homéopathique, pas de personne en surpoids à l’horizon, 90 % des personnes 25 / 50 ans propre sur soi…

    Et en voyant ça, moi qui débarque de ma campagne, je me disait que pour avoir ça sous les yeux, il fallait avoir aux alentours, une sacrée organisation de ghettos spécialisés…

    Bref, nous n’echapperons pas nous non plus, aux retours de balanciers que ce type d’organisation prépare même si les Us gardent leur spécificité.

    1. Ce qui est indéniable, c’est que pour lutter contre les ravages de la drogue, la formation des policiers s’est « musclée » depuis quelques années voire militarisée aux US. La technique d’immobilisation brutale qui a tué G. Floyd est une technique utilisée par des forces combattantes spéciales, mais à usage militaire, ie techniques de combat , ET également « enseignée » en France à nos forces de police. Et pas qu’au GIGN…
      Aux US, comme si cela n’était pas « suffisant », D Trump fera-t’il quand même appel à l’armée contre son peuple ?

      https://www.lci.fr/international/mort-de-george-floyd-a-minneapolis-un-nombre-anormalement-eleve-de-pertes-de-conscience-par-pression-nuque-2155332.html

      https://www.journaldemontreal.com/2020/06/02/mort-de-george-floyd-une-technique-jamais-vue-selon-le-chef-du-service-de-police-de-longueuil

      https://www.leparisien.fr/faits-divers/mort-de-cedric-chouviat-le-plaquage-ventral-une-technique-controversee-08-01-2020-8231613.php

      Ps : il y a aussi des manifestations pacifiques multi-raciales et de tous ages, type Gilets jaunes aux US, en ce moment, et m^me des rapports corrects et pacifiés avec les policiers. Les manifestants gueulent, expriment leur colère, mais ils ne cassent pas (cf entre autres Portland Oregon , sur un canal français !). NON, pas plus que les gilets jaunes de la « première heure », les américains ne sont pas tous des « pillards » et des agités au bord de la crise de nerfs. Comme le souligne Bernard, un président qui déclare qu’il va envoyer l’armée contre le populo, et ce , »la bible à la main »…oups, ça « tape » fort : une nouvelle « croisade » peut-être ?
      Mais que font les snipers….? Pffff

  5. Il y a une chose que je ne comprend pas, et une autre qui demande une explication, car c’est peut etre une spécificité US :

    – On voit une dame, (je suppose que c’est une dame), allongé par terre, les mains dans les dos, mais pas ligoté. A t’elle été interpellée, ou fait elle ça pour « sa propre sécurité » (ne pas se faire flinguer à vue ?).

    La chose que je ne comprend pas : Pourquoi piller un magasin de chaussures (des Nikes ?). Qui sont justement (pour moi) le symbole de l’oppression.
    A choisir, j’y mettrais seulement le feu…

  6. Je signale ceci dans le direct de FranceInfo :
    17h06 : Les propriétaires Noirs d’un commerce de Los Angeles protègent leur magasin des casseurs et des pillages. Ils alertent la police. Et finissent…menottés ! Tout le problème de la communauté Afro-US résumé en une séquence. #BLACK_LIVES_MATTER #GeorgeFloyd
    https://t.co/65t3cFJ3vK
    17h10 : Une autre séquence vidéo [cf. ci-dessus] circule beaucoup sur les réseaux sociaux. On y voit les propriétaires noirs d’un commerce de Los Angeles (Californie) alerter la police contre les pilleurs, en marge de manifestations. La police intervient pour… leur passer les menottes. Sous les yeux ébahis d’une reporter de télé, qui s’indigne de la situation auprès d’un policier.

    Quel désastre ! Comment surmonter ça ? la peur des flics sur une base raciste. La peur suscitée et celle ressentie, les flics font peur et ils ont peur.

    Mais nous, en France, où allons-nous ? D’aucuns 😉 disent que les USA ont juste quelques années d’avance…

  7. https://www.pauljorion.com/blog/2020/06/02/lecho-lallemagne-a-la-hauteur-des-esperances-de-keynes-enfin-le-2-juin-2020/#more-120846

    L’impérialisme Britt sans pudeur.

    Au nom de qui ou de quoi Keynes se permet-t-il de réorganiser l’Europe en 1940? Car n’en doutons pas, la prépondérance économique par lui accordée à l’Allemagne se traduirait tôt ou tard par une domination politique. Ce qui est finalement arrivé pour nous par la défaite.

    Il est pour le moins étrange que ses idées soient exprimées au mois de décembre 1940, alors que le Commonwealth est tout entier mobilisé vers une guerre de survie d’une métropole bien seule. En 1919 ou 1920, oui. Fin 1940, l’idée est plus que grotesque, mortelle si elle avait la moindre chance de réalisation.

    Les idées de Keynes sont habituellement respectables. Elles continuent à être un bon guide pour l’avenir. Mais là , il a trop laissé transparaître son hyper-britanocentrisme, hyper-britanocentrisme irresponsable en l’espèce. Il devait baigner dedans par ses relations.

    Il ne m’échappe pas que Paul joue l’ironie… aux dépens d’un malgré tout grand’homme.

    En fait la concomitance des 2 faits ( Keynes et Karlsruhe) est purement fortuite. La seule constante, sur plus d’un siècle et malgré bien des vicissitudes, est la puissance allemandes assise sur son industrie ( et son agriculture!…).
    Hier machen wir immer noch Dinge.

    1. Je ne doute pas un seul instant que votre analyse de la situation de la Grande-Bretagne en décembre 1940 soit de très loin supérieure à celle de Keynes.

      Désolé de vous avoir importuné en laissant entendre que son opinion méritait d’être mentionnée.

      1. Voyons Paul, vous ne m’avez pas importuné. Au contraire, jamais, si j’éprouve le besoin de réagir.

        Voulez-vous dire que Keynes explore les possibles après avoir gagné la guerre?
        Auquel cas, sans doute probable, je fais amende honorable.
        Mais je maintiens ma question principale: De quel droit? Comment peut-il disposer de l’avenir de certains pays? Où est le mandat?
        En 1919, à Versailles, il avait une position officielle au sein de la délégation de son pays dans une négociation collective.

        Après la seconde guerre, les questions de réorganisation du monde ont fait l’objet de multiples négociations bilatérales et de conférences. Les vainqueurs y ont imposés leurs vues , presque toujours mais non sans écouter ceux réduits à l’état de sujet. Keynes lui-même pourrait dire que les décisions arrêtées n’ont pas toujours été heureuses. Mais au moins les vainqueurs, du plus au moins, avaient une certaine légitimité, absente au mois de décembre 1940.

      2. Le seul élément qui justifierait ce que vous écrivez là c’est que vous imaginiez qu’en décembre 1940 on est après la Seconde guerre mondiale. Je vais supposer que vous mélangez simplement les dates.

      3. Ça devient difficile.
        Je me suis mal exprimé.

        Au lieu de « Voulez-vous dire que Keynes explore les possibles après avoir gagné la guerre? », lire:
         » Voulez-vous dire que Keynes s’est exprimé de la façon notée plus haut parce qu’il a été sollicité d’exprimer ses vues d’avenir en vue de reconstruire les relations économiques en Europe après que la guerre sera gagnée? ( Car Churchill, son gouvernement,etc… dont le roi, étaient persuadé que la guerre sera gagnée, quel qu’en soit le prix. C’était pour eux un devoir international de débarrasser le monde de la peste brune.) Ces vues étant exprimées aux alentours de fin 1940 pour prendre effet à la victoire, à une date encore inconnue fin 1940.

        Je vous prie de noter qu’il s’agit d’une question. Je fais ‘comme si’ votre réponse était positive -c’est la supposition charitable- mais je n’en sais rien.

        La fin de ma bafouille a pour but de bien montrer le départ entre une réorganisation imposée unilatéralement – donc impérialiste- et une négociation entre parties prenantes, même si le vainqueur avait presque toutes les cartes en main.

        Je sens que je vous ai choqué, ou quelque chose comme ça, soyez sûr que j’en suis désolé. Un grand’homme, car Keynes en est un, a toujours une part d’ombre. Quelle puisse être dissipée, c’est probable et souhaitable.

      4. Voulez-vous dire que Keynes s’est exprimé de la façon notée plus haut parce qu’il a été sollicité d’exprimer ses vues d’avenir en vue de reconstruire les relations économiques en Europe après que la guerre sera gagnée ?

        Oui

      5. Ce qui est sur , c’est que pour que l’Europe se fasse vraiment , il faut que el4allemagne le veuille vraiment . C’est le signe que Merkel a donné alors qu’on n’y croyait plus et il faut s’en réjouir .

        J’avais repris le credo énoncé ici par Paul Magnette selon lequel l’Allemagne n’évoluerait que de l’intérieur . Apparemment , c’est ce qui arrive enfin .
        Je ne sais pas dans le détail ce que Keynes retenait comme qualités propres à l’Allemagne ( elle n’a pas par contre changé de situation géographique !) pour la rendre apte à fédérer le reste de l’Europe . On aimerait savoir lesquelles et si elle sont toujours là en 2020 .
        Les autres pays européens ont par contre profondément évolué , et il faudra , comme c’est le cas depuis le début, beaucoup de compréhension , de mesure et d’innovation pour que la mayonnaise finisse de prendre .Les deux champions fous qui s’affrontent donnent la seule voie d’avenir qui nous reste .

        Qu’est ce qu’on va faire du Royaume uni désuni ? Le vendre aux américains , mais lesquels , républicains ou démocrates ?

        Brexit , brexit , morne plaine pour les anglais .

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