Un signal fort de la Cour suprême des États-Unis

La Cour suprême des États-Unis vient de déclarer irrecevable une proposition de loi en Louisiane qui aurait conduit à la fermeture de toutes les cliniques pratiquant l’avortement dans l’état, à l’exception d’une.

C’est la troisième fois en quelques semaines seulement que la Cour suprême rejette des mesures au coeur de l’agenda de Trump (déni des droits LGBT et de ceux des « Dreamers », les enfants d’immigrants illégaux nés aux États-Unis).

Le Président n’a de cesse de plastronner qu’il a su façonner une Cour suprême à sa botte par les nominations de Neil Gorsuch (qui l’a déjà « trahi » sur la question LGBT) et de Brett Kavanaugh.

La Cour suprême vient de lui adresser un signal fort : non, nous ne sommes pas aux ordres. Un message qui ne devrait pas tomber dans l’oreille d’un sourd s’il devait succomber à ses tendances séditieuses à l’occasion de l’élection présidentielle de novembre et contester les suffrages en mettant dans la balance le poids de ses pouvoirs présidentiels.

Gare en tout cas ! À vos abris anti-tweets !

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5 réflexions sur « Un signal fort de la Cour suprême des États-Unis »

  1. La troisième et dernière décision de la Cour suprême publiée aujourd’hui a donné gain de cause aux conservateurs qui luttaient contre le Bureau de protection du financement des consommateurs (CFPB), un organisme de surveillance du financement des consommateurs au sein du gouvernement créé pour protéger les consommateurs contre les abus des banques et autres institutions financières dans le sillage de la récession de 2008.

    Dans sa décision, la Cour suprême a donné au président le pouvoir de licencier la personne qui dirige le bureau. La loi qui a créé le CFPB a déclaré que le Sénat confirmerait un directeur qui serait nommé pour cinq ans et ne pourrait être licencié que pour « inefficacité, négligence ou malversation dans l’exercice de ses fonctions ».

    Trump, ainsi qu’une entreprise qui faisait l’objet d’une enquête du CFPB pour pratiques financières trompeuses, ont poursuivi le gouvernement en justice en disant que la loi limitait trop sévèrement le pouvoir du président. Le tribunal les a rejoints aujourd’hui, statuant 5-4 que le président a le droit de révoquer le directeur du CFBP « à volonté ».

    1. ça prouve que Trump sait lire le français et qu’il a lu le billet  » les limitations de l’auto- surveillance » .

  2. La Cour suprême a également annoncé aujourd’hui qu’elle avait décidé de ne pas se saisir d’une affaire concernant les exécutions fédérales.

    Cette affaire met fin à une longue bataille qui a commencé lorsque le procureur général des États-Unis, William Barr, a ordonné au Bureau des prisons de programmer des exécutions fédérales pour quatre détenus condamnés pour avoir tué des enfants, reprenant ainsi les exécutions fédérales pour la première fois depuis 2003.

    Certains des détenus ont contesté les nouvelles procédures adoptées par le ministère de la justice pour relancer les exécutions fédérales, arguant que le gouvernement contournait les méthodes appropriées afin de s’assurer que les détenus seraient exécutés rapidement.

    Pendant de nombreuses années avant sa présidence, Donald Trump s’est fait l’avocat de la peine de mort, en publiant une annonce tristement célèbre d’une page entière dans un journal de New York, disant que les cinq de Central Park, tous ceux qui ont été disculpés, devraient obtenir la peine de mort.

  3. Réponse du « suprémacisme » patriarcale, qui du haut de son « autorité naturelle », structurelle quoi, au travers des échanges monétaires, commerciaux, de « civilisation », tente de renvoyer à l’envoyeur opportuniste, profitant d’une « autorité conjoncturelle » « paternaliste » (« l’occident » que la macronie tente d’incarner au niveau Européen, dans son attitude « triomphale » par rapport à sa défaite électorale aux municipales, cuisante pour la démocratie, vis à vis du taux d’abstention… malgré la com’ du « greenwashing » insistante, « en même temps » que son show répondant aux conclusions de la « convention citoyenne sur le climat » essaie de teinter d’espoir, le monde d’après, « qu’on » ne devrait pas voire en pire, à « l’identitaire » exacerbé de celui d’avant… mais pas trop non plus pour que le duel Macron vs l’extrême droite persiste, jusqu’aux prochains scrutins…) effet miroir donc, renvoyant la formule du « tel est pris qui croyait prendre » dans l’imbroglio de la gestion structurelle d’institution judiciaire différente, de la notion de la séparation des pouvoirs, échappant à tous deux derrière l’absence d’harmonisation… ?

    Vu du « coté de la rue » de la « convention citoyenne… »

    « Un brin cynique n’est-ce pas…?

    Les citoyen.e.s de « la convention citoyenne sur le climat » vont pouvoir « valoriser » sur le CV, parcours professionnel, l’expérience, les acquis, qu’elles-ils auront à l’issu de cette « exercice de démocratie participative » (nonobstant les décisions et résultats, qu’en auront fait les politiques macronistes…?)… Qui comprend quelque chose aux théories de la relativité générale et restreinte…?

    Est-ce réjouissant, ou faut-il s’inquiéter « en même temps », que d’une part ;

    – comme il n’y avait pas de chômeur.e.s., de travailleur.e.s précaires, pauvres, en « fin de droits », en situation de NON RECOURS (c’est à dire ces « inégalités de destin », NON RECOURS, paraît-il, qui font que 30% des « bénéficiaires du RSA, en réalité ne touchent « aucun pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent », en plus de subir les discriminations impunies à l’embauche, dans l’accès aux logements, dans les brutalités policières commises lors des contrôles aux faciès, « manifestations interdites »… accumulant, pas des mandats, mais d’autres inégalité territoriales, scolaires, « sociétales »…) « c’est bien fait pour leur gueule », par exemple, d’être les plus exposé.e.s aux risques infectieux mortels, de pandémies de coronavirus (accumulation de facteurs de comorbidité comme l’obésité, le diabète, les maladies chroniques, insécurité alimentaire, sanitaire, « sociétale », « économique » manque de lits de réa, médicaments, personnel de santé publique, et austérité, recul de l’âge de départ à la retraite, alors que l’espérance de la vivre en bonne santé cette retraite, recule pour les plus pauvres, voire disparait avec une atteinte au covid-19) que le dérèglement climatique, la perte de biodiversité, toutes activités humaines nuisibles causent (exportation du modèle agroalimentaire productiviste et intensif, épuisant et consumant, trois planètes par an, polluant à coup de pesticides, etc, à « relativiser » avec celui des USA pour qui 6 c’est pas assez) …

    Qu’elles-ils se content de recevoir un « chèque alimentaire » (pour la GRATUITE, elles-ils repasserons), cette si « coûteuse et généreuse » « aumône » pour le « ras le bol fiscal », « poujadisme » des temps de cerveaux disponibles « qu’à vouer un « culte féroce » à la dictature des émotions » sondant leurs bas instincts, doutes incertitudes… pour aller la boire, la dépenser en drogue, en jeux de loterie (privatisés) et qu’elles-ils continuent de faire leur course dans les « grandes enseignes » en arbitrant avec d’autres explosions de dépenses pré-engagées, en se ruant hystériquement sur les « promotions de pots de patte à tartiner », « grands écrans », dernière « console de jeux », etc… , ou lors de la privation de la redistribution de la solidarité, soit de repas à pas chers, gratuits pour leurs enfants très pauvres… c’est opéré durant le confinement la privatisation des dividendes d’actionnaires, « grands patrons »… qui ne se sont pas gênés de faire socialiser leurs dettes fiscales, privées et pourries, pertes casinos, « en même temps » que d’avoir fait nationaliser des salaires… qui ne se privent non plus, pas de vouloir faire baisser les salaires, y compris les heures sup majorées, de vouloir supprimer des RTT congés payés, jours fériés, de vouloirs casser encore les droits du code du travail, les protections sociales de « l’État providence »… que toutes ces « aides », les sustentent, leurs suffisent… un point c’est tout…

    Qu’ils-elles continent de se battre aux guichets de la CAF, dans les territoires ou les inégalités explosent, contre des gilets jaunes (et/ou des réfugié.e.s…?) se précipitant pour y récupérer la mesure électoraliste de la hausse de la « prime d’activité de 90 euros/mois », au grand désarroi du personnel de ce service public de l’aide social, de la solidarité, débordé, saturé (comme certains hôpitaux l’ont été), déplorant de ne plus pouvoir remplir sa prérogative prioritaire : porter assistance aux personnes les plus en danger – NON RECOURS personnes handicapées, petites retraites, enfants en péril…

    « en même temps » que d’autre part :

    – ces citoyen.e.s « médaillés » de la convention… devraient peut être s’inquiéter de n’avoir plus que ça à mettre au « blason de leur employabilité », quand des vagues de licenciements massives, « l’ubérisation et ordinisation » défiscalisée et désocialisation du travail segmenté à la tâche, des savoirs et services publics privatiser, digitalisés, technocratisés et de l’emploi se précarisant quand il ne disparait… voire d’autres vagues épidémiques possibles… s’annoncent à l’horizon…? »

    Vu du prisme juridictionnel du « paternalisme occidental » se la jouant « localiste »… aux menaces par rapport à une destitution désavouée du « patriarcat », avorté précocement, alors que l’illégitimité d’élu.e.s locaux, avec pareille taux d’abstentions Historiques, font inquiéter des « puissants » se demandant « comment lutter contre la menace de justice sociale » (et « sociétale »…?).

    « « Justice aveugle » entonne la clameur médiatico-politisée, en défense d’un ex-élu (a qui il paraît que la « victoire », le « poste suprême » – le pouvoir suprématiste ? – fut volé). Cet ex-élu et premier ministre de la République, est condamné… faisant appel… pour « emploi fictif », etc… alors qu’un écho semble lui renvoyer en réponse : « gare à la République des juges »…

    Et ça tergiverse à n’en plus finir, version divertissante pour celles et ceux s’écoutant parler peut être, d’un « jour sans fin », sur le nombre d’anges et surtout la nature qu’ils devraient avoir (en esprits éthérés, ou en lettres sonnantes et trébuchantes), pour rester nombreux perchés… la haut… sur une tête d’épingle… Qu’en sera t-il avec une explosion de la croissance démographique…?

    Mais comment et ou purgera donc sa peine (en cas de confirmation de la sentence), ce puissant « déchu » « qu’on » voudrait nous faire chagriner… quand dans la confrérie corporatiste des anciens… « puissants »… un ministre en charge d’avoir menti, trahi, prétendu lutter contre les fraudes fiscales, des recettes fiscales, le denier public ayant manqué aux hôpitaux publics, etc – et n’ayant tellement jamais cru en la lutte des classes, qu’il s’est cru pouvoir échapper au respect de « l’ordre et de la loi », de devoir payer ses impôts, etc, d’avoir le droit de se servir de la fonction, pour camoufler son délit – se dore la pilule sous la « surveillance », du soleil de Corse…?

    Est-ce la justice qui est aveugle, au point de se désintéresser des provocations d’un autre « puissant », ex-élu et condamné en « sursis », lui aussi, suffisamment « impuissantisé » paraît-il, pour ne pas purger sa peine en prison, mais point n’en faut de trop, pour danser dans la Capitale, le soir de la fête de la musique, sans masque… malgré son « grand âge » – à ne pas confondre avec de la sagesse – et ses pathologies chroniques, à risque… ?

    Est-ce que la République, reste « une et indivisible », quand elle laisse juger (décision du Conseil d’Etat), quand elle prend même le parti pris idéologique, de la droite extrême (et extrême droite) pour qui les plus pauvres, les plus vulnérables, dont les facteurs de risque – comorbidité – les exposent le plus aux infections mortelles de coronavirus… ;

    – à la précarité d’emplois sous payés, sous protégés, « ubérisés », voire au manque d’emplois remplacés par des « caisses automatiques », et logiciels de THF – Trading Haute Fréquence – défiscalisés et désocialisés (pour ne pas parler du travail non déclaré par des employeur.e.s/particulier.e.s…?)… ;

    – à l’insalubrité de logements indignes et au manque de logements sociaux… ;

    – à l’insécurité permanente (comme « l’Etat d’urgence économique ») du manque de lits de réa, médicaments, masques, tests, respirateurs, etc…. ;

    – à des heures de garde à vu, et lourdes sanctions judiciaires, pour avoir fouillé des poubelles de supermarchés, ramené un paquet de pattes pour nourrir ses enfants… ;

    – à la malbouffe et à la privation de la distribution de la solidarité, incarnée par les repas gratuits, pas chers, des cantines scolaires qui ont été fermé durant le confinement, mais sans confiner non plus la privatisation des profits, dividendes, que la « grande distribution » en a tiré – pile elle gagne face le-a consommateur(trice) perd – en pariant à découvert, à nu, sur la hausse ou baisse des stocks et prix gérés en flux tendu (de denrées alimentaires mais aussi des masques, respirateurs, médicaments, etc) … en plus d’avoir fait socialiser des dettes fiscales, pertes casinos, et fait nationaliser des salaires (pas des stagiaires, ni du travail gratuit des chômeur..e.s, qu’elle exploite en CDD très courte durée renouvelable, etc).

    … est-ce que la République, reste « une et indivisible », donc, quand elle juge que toute cette misère du monde d’un certain territoire (en terre du Concordat par exemple) ou une droite extrême « Républicaine » règne en « seigneurie féodale locale » en prétendant « représenter » les plus fragiles, lui donne le droit d’estimer que celles et ceux au RSA (les NON RECOURS cités plus haut), ont le devoir de travailler gratuitement, de faire du « bénévolat contraint », contre l’accès à la solidarité, qui n’est plus inconditionnelle, à l’heure ou il est question de revisiter la constitution de nouveau, sur la nature du « sexe des anges »… ?

  4. Pardon, j’ai oublié de préciser dans mon premier commentaire soumettant en introduction un questionnement suggérant qu’il est positionné en réponse à tout ce qu’il expose… mis en parallèle à l’analyse de M. Jorion, d’autres alternatives possibles, comme la réflexion sur un effet secondaire, rebond, « collatérale » (au contraire de la culture de l’unilatéralisme ») interagissant de façon incontrôlable… plus ou moins indépendamment de la volonté du dit « patriarcat » et « paternaliste »…

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