« The Doors » and Me

D’avoir un jour eu une longue conversation avec le patron du restau en face du 17 rue Beautreillis (4e), qui se souvenait de Jim (j’habitais à deux pas : rue Saint-Paul).

D’avoir pris à de nombreuses reprises le Blue Bus pour me rendre de chez moi à Santa Monica à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) où j’étais membre du groupe de recherche Human Complex Systems, et de savoir ainsi que le Blue Bus n’était pas – comme il a beaucoup été avancé – une hallucination psychédélique mais le bus bleu constituant le moyen d’accès direct à la plage pour les étudiants de UCLA.

D’avoir hanté les « cafés de la plage » favoris des Doors à Venice Beach, tout particulièrement à l’heure du déjeuner de 2007 à 2009, entre mon licenciement par Countrywide Financial, pour cause de décès dû à la crise des subprimes, et mon retour en France, alors que je vivais aux crochets du contribuable US, ou plutôt quand je récupérais une partie des charges dont je m’étais consciencieusement acquitté avant que le secteur du prêt immobilier ne rende l’âme belly up (intraduisible).

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17 réflexions sur « « The Doors » and Me »

  1. Avec Paul Jorion, il vaut mieux souvent savoir « lire entre les lignes ».
    Mais là, je ne vois pas.
    Ce qui me trouble grandement, les Doors faisant partie des incontournables de mon univers musical personnel.

  2. J’ai aussi couru après le fantôme de Jim entre 2002 et 2003 le long de la PCH. J’habitais Westminster Blvd à deux pas de bolsa chica beach. Sacrès souvenir…
    Quelque années après j’étais à Bangkok et j’ai vu les conteneurs s’empiler de mon appartement en 2007 : J’ai cru voir Jim un instant, ou peut être est ce la vidéo de Paul sur RFI…

    1. C’est joli par là, avec la lagune. J’ai habité dans l’ordre sur 12 ans, Irvine (campus de UCI), Laguna Beach, Pasadena, Eagle Rock (LA), San Francisco et Santa Monica.

  3. Souvenir, souvenir…. la commémoration des 20 ans de la mort de la mort de Jim au Père-Lachaise était un événement totalement psychédélique réunissant le flot des anciens fans encore vaillants des seventies venus des 4 coins du monde, avec les tentes éparpillées du trottoir au macadam sur le boulevard de Ménilmontant, prêts à tenir un siège pour une nuit blanche en pow-wow, rassemblement bienveillant et communautaire comme un burning man en plein Paris, des filles dénudées déambulant au gré des volutes de fumée saisissant de stupeur les ménagères au retour des courses, des gars débraillés souriant sans raison et volontiers partageurs de provisions, le feu d’une époque idéalement cinématographique… qui s’est d’ailleurs fini par l’embrasement de la porte principale du cimetière à grand renfort de vapeurs chimériques… un Grand souvenir il faut le dire.

  4. J’ai l’original du « Live at the Hollywood Bowl » sauvé du massacre chez un copain dans un sale état… Un must. La version de « The End » utilisée dans « Apocalypse Now » est top aussi.

    Solo de ouf de Manzarek sur celle-là : https://www.youtube.com/watch?v=Zu-DT3Ietcs

    (ça devait être fort leurs trucs…) (je vous laisse mettre le code !)

    Et ça, « Roadhouse Blues » : https://www.youtube.com/watch?v=kE32pvvaDT8 Magique !

    Poursuivant DJ Moule, version improbable de « L.A. Woman » avec Joey Starr : https://www.youtube.com/watch?v=GHmsMh2eLUo Par curiosité mais la grosse patate quand même !

    The Doors, ma véritable rencontre adolescent avec le rock, comme le Velvet. Depuis, j’attends… but rock is dead ! Snif.

    De la Californie, je n’ai vu que le Nord, à la lisière de l’Oregon où je séjournais gamin, sur la plage par grand vent, baignade dans le Pacifique, impressionnant de puissance même pour un petit gars de la côte, des vagues d’au moins… pfiouuu ! 12 mètres de haut – me sembla-t-il – et pas du tout la météo à laquelle je m’attendais, ça caillait grave et l’eau était glacée ! Loin du soleil de L.A. et des images d’Épinal. Démesure…

    1. J’étais au concert de Londres – avec Jefferson Airplane en première partie : c’était pas la foule dans la Round House. La routine déjà ?
      Le surlendemain il n’est pas monté sur scène à Amsterdam (je crois), ayant absorbé trop de pilules de toutes les couleurs….

    2. @2Casa
      Certains ont comparé Bertrand Cantat de Noir Désir à Jim Morrison, pour sa présence sur scène.
      https://www.youtube.com/watch?v=XIoZ8SbaBn0
      Soit.
      Sinon, Noir Désir des deux premiers albums, du bon rock sous haute tension, les nerfs à vif, mais sombre évidemment. Un truc qui vous enfonce la tête sous la vase les soirs de solitude et qui donne envie de s’entailler la peau au rasoir rouillé.

      1. Assez d’accord avec ça… Voir la version de Tostaky en Allemagne sur YT. C’est volontiers provocateur – encore ! – de ma part, voir si les « vieux rockers » bougent encore… 🤘

  5. ‘La nostalgie n’est plus ce qu’elle était’, affirmait Simone Signoret ; eh bien si, la nostalgie du passé est toujours bien prégnante pour chacun de nous, la preuve 🙂

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