Les inconvénients du bio !

J’ai commencé à manger un poulet bio hier, et cet animal a tellement eu l’occasion de courir en liberté qu’il n’a pas accumulé de graisse et que j’ai manqué m’y casser les dents.

Ça m’a rappelé Abidjan où l’on grille devant vous (… avec plus ou moins de succès 😀 ) des poulets en bonne santé sous des paillotes en bord de rue dont j’ai oublié le nom mais que vous (authentiques Ivoiriens ou grands voyageurs devant l’Éternel), allez me rappeler incessamment.

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74 réflexions sur « Les inconvénients du bio ! »

      1. Si je propose en supplément « poulet Yassa » ( connu au seul restau de l’ile de Ngor à Dakar en 1999 ) , est ce que j’ai aussi droit à un bouquin dédicacé ( ou pas , moi je prends tout ce qu’on me donne ) ?

        1. Non ! Mon offre est limitée à la Côte d’Ivoire (quelle que soit la beauté de l’Île de Ngor) : je parlerai du Sénégal – et de Rufisque en particulier – une autre fois !

  1. Comme il existe (heureusement encore ? ) une variété d’espèce volatile à cuisiner (du poulet, au coq, des espèces chassées – alors qu’en France le record est battu de la chasse d’espèce protégées, migratrices… heureusement qu’il n’y a pas de combat de coq élevé au rang de corrida – à celles « destinées à l’élevage » à des fins mercantiles)… il existe aussi une diversité de mode de cuisson et préparation (faisandage, marinade, pochage au cour bouillon de volaille, avant la cuisson au four, braisée, à la poêle, bouille…) de la dite volaille… pour l’accommoder à la quantité de divergence de manière de l’apprécier, de la déguster ce met (se rappeler de l’image médiatique, qui date, de l’Ortolan se savourant sous une serviette. Tous les goûts sont dans la « nature », n’est-ce pas…?)… Mais comme il existe aussi une probabilité que vous ayez présumé de la force, bonne santé, de votre dentition (gencive et dents), le seul conseil qui me vient, est : de vous éduquer à l’art culinaire plus en profondeur, en fonction de ce que vous voulez et pouvez en savourer (après avoir faire un bilan chez votre dentiste)… LOL.

  2. Suite et fin du commentaire comme suit (Juillot Pierre 11 juillet 2020 à 18 h 07 min). N’ayant pu empêcher mon ironie de brouiller la relecture correctrice des fautes, au point de me submerger d’enthousiasme (la blague de se casser les dents, m’a toujours fait rire, par rapport à du vécu – sur du pain qui plus est, alors que je suis friand de sa diversité…) m’excuse qui veut. Mais il ne m’a pas échappé non plus, la distinction à faire entre le savoir faire culinaire, pour se sustenter à son goût, quand on peut/veut… et le fait de dépendre de circonstance, vous en empêchant… l’acquisition du savoir faire, n’en demeure pas moins une manière de savoir ensuite poser les bonnes questions aux restaurateurs, afin de s’adapter à la carte… si elle existe…

  3. Les poulet bio, il faut les faire cuire plus longtemps pour les attendrir. Ce faisant, attention quand-même à votre bilan carbone personnel 🙂
    P.S. Le pain fait maison qui a connu son heure de gloire pendant le confinement est un gouffre énergétique par rapport à celui du boulanger.
    Dans les paillotes coréennes de montagne, on vous sert les blancs de poulet crus en entrée, encore chauds de vie, pour faire patienter pendant la cuisson de la bête.

    1. Je suis un jour (1975) tombé amoureux d’une jeune fille alors qu’elle enfournait dans une immense cuisinière AGA, la provision de pain (faite par elle) de toute une maisonnée (« commune ») pour une semaine.

      Nous étions insouciants, nous ignorions le bilan carbone ! (Circonstances atténuantes : nous n’étions pas de cruels Asiatiques mangeant du poulet cru !)

      1. Je me demande comment on peut prendre le temps de noter la marque de la cuisinière quand une jeune fille a un aussi beau visage ( bravo au photographe aussi ) , sans qu’on arrive à deviner si c’est une fille de l’Est ( ma préférence , mais ça ne colle pas avec la cuisinière ) , une italienne , une  » ionienne » ….

    2. Personnellement je ne ferais d’affront à quiconque en comparant les bilans carbones, de voyages en avion que des « petites gens » ne feront qu’une fois dans leur vie, au mieux (ce fut mon cas lors d’un « déplacement » Paris-Brive, en covalence…) en continuant de consommer du bon pain, ou de bons mets, à de si rares occasions, et encore quant elles se présentent – certes le pain est énergivore en production intensive commercialisable (culture du blé, récolte et transport polluant, transformation avec des heures de pétrin, repas à froid, et de cuisson…), mais avec d’autres variétés de céréales, plus riches en gluten, et moins en OGM, pesticides, etc, et plus digérables et goutteuses gustativement parlant qu’en est-il, a défaut de pouvoir se faire de la bonne cuisine (ayant comme bagage, entre autre, une formation dans l’hôtellerie… et connu une migration « infructueuse » vers la Capitale… je pense savoir de quoi je parle quand de trop maigres moyens, y compris de « mobilité », vous contraignent à vous accommoder de la « soupe aux pierres ») – par rapport à des déplacements aériens professionnels, à des fins d’études, d’expérimentations lointaines, de travaux de valeurs non négligeables… Sachant distinguer bien sûr les voyages aéroportés indispensables, nécessaires, du superflu, la comparaison s’arrête à la soit disant liberté, des plaisirs d’atteindre des destinations lointaines, et présumés « innocents » voyages d’affaires.

  4. Mon frère producteur de bio depuis plus de trente ans le rappelle souvent : c’est pas parce que c’est bio que c’est bon… Votre poulet il est pas bon parce qu’il a été pas assez nourri.

  5. Oui, mais en Afrique (au sud du Sahara) l’hygiène buccale est également bio. On se nettoie les dents avec un bâtonnet que l’on mâche pour en faire une brosse ! On a alors des dents et des gencives en béton comme dit la pub ! Aucun os de poulet bicyclette n’y résiste.

    Le bio est un cercle vertueux dont on subit quelques inconvénients tant qu’on y est pas encore complètement…

  6. Se casser les dents sur un poulet …
    Des poulets bio (avant le bio), j’en ai élevés avec mon beau père, rien à voir avec votre expérience malheureuse ; les clients les réservaient longtemps à l’avance.
    On vous a refilé une vieille carne.

  7. Ado, je passais le mois d’août chez un cousin à la ferme en Bretagne, du côté de Messac, et le poulet cuit à la cheminée par sa mère était pour moi, le gars de la ville, un régal dont je conserve encore le goût…
    Vous pouviez toujours essayer de casser l’os de la cuisse avec les dents… 😃
    Bon là aussi, le bilan carbone…?

    1. « Si je propose en supplément « poulet Yassa » »

      Je dis d’accord ! Miam, miam, oui, très bon, mes papilles frétillent. Je le partage volontiers avec vous Juan, accompagné d’un bon vin, bien sur…. 😉

  8. Les poulets des makis sont les meilleurs du monde. Tués, puis cuits immédiatement, leur chair reste tendre (pas de rigidité cadavérique). Cuits sur la braise, ils ne sont jamais brulés : la moindre flamme est éteinte en projettant un peu d’eau. On attend des heures en mangeant des bananes plantain frites sauce morue…. et en buvant d’énormes bières de 66 cl qu’on fait « péter » en les ouvrant avec un manche de cuillère. Accompagnement du poulet : l’atiéké, une semoules de manioc exquise… Tout ça est inoubliable….. et très pimenté.

      1. Ah la Haie vive…. mais il n’y a pas au Benin comme en Côte d’Ivoire cette culture de la cuisine de rue : le Béninois dîne à la maison. Mais déjeune près de son travail dans de petites cantines. Les ivoiriens dînent volontiers dehors dans les maquis qui proposent une cuisine souvent exquise.

      2. Haie vive??? est ce celle de Cotonou??
        Le monde est petit si c’est bien cela, car j’y ai vécu deux ans , 97à 99

  9. Les bananes plantain frites qu’on imagine cuites dans de l’huile de vidange de camion, s’appellent aloko. Aloko sauce morue : couverture énergétique assurée!

    1. Paul et moi étions de vaillants soldats de la direction des pêches à Cotonou (lui, plus vaillant que moi!), J’abitais à la « haie vive » et Paul au quartier « radio ». En 1988 je suis parti en Côte d’Ivoire approfondir ma science de l’aloco banane, des maquis et du poulet braisé. Pour 1000 raisons, l’Afrique est le continent qu’on n’oublie jamais et qu’on aime toujours.

  10. Avec l’age (!!!), les souvenirs précis reviennent petit à petit. La bière, c’est la FLAG. et on fait péter la Flag !

  11. Attention ! Un poulet coriace n’est pas forcement bio! On en trouve sur les marchés, ils vivent simplement plus longtemps, mais il faut être sur qu’il ne bouffent pas des saloperies.
    Quand à son bilan carbone il est forcement plus négatif si l’on mange cuit au lieu de brouter directement dans les champs ou dépecer une bête avec les dents sur place et dans son milieu naturel.
    Quand à la décence qui commande de s’habiller lorsqu’on sort , elle aussi néfaste et émettrice de carbone.

  12. Je ne vois pas … quand un poulet a tellement eu l’occasion de courrir en liberté (car bio), il n’accumule pas de graisse mais développe sa musculature.
    Ce poulet n’avait pas de graisse et vous vous êtes presque cassé les dents sur son muscle dur en raison d’une mauvaise cuisson.
    A moins que vous ayez mordu dans une carcasse de poulet car vous aviez oublié vos lunettes lors de l’achat 🙂
    Tant qu’à ABJ, c’est une autre histoire …

    1. « Une poule sur un mur. Qui picote… » autre chose que du pain dur, et est « trop bien nourrie » (pour exemple, un régime excessif ou même concentré, en graine concassée de maïs. La mauvaise graisse se fixe comme pour les canards et oies gavées pour leurs foies, entre la peau et les muscles et chairs des blancs, cuisses, etc) non seulement la stocke cette graisse métabolisée, malgré qu’elle soit en plein air, et fasse plus d’exercice qu’une autre élevée en batterie, ou en enclot réduit (certaines chartes de BIO l’autorisent), mais peu en mourir d’un prolapsus cloacal.

      Pour le poulet, mâle bien sûr (car la femelle élevée pour autre chose que la ponte et couvaison, est appelée poulette)… il faut d’abord qu’il ai échappé au broyage… (ou autres éliminations systématiques effectuées dans les élevages industriels. Je mis du temps à m’en remettre, d’avoir fait un job d’intérim d’une journée… remettant ma démission le soir même, dans ce genre d’emploi ou rien n’annonce verbalement ou par écrit, ce qui est attendu de vous) mais malheureusement pour lui, il risque de ne pas s’épargner la castration, s’il est « destiné » à donner une chair plus tendre que celle du coq.

      1. C’est vertigineux ces 😯 millions de tonnes de volaille consommés dans le monde!
        Le conventionnel laissant vivre le poulet 40 jours (avant qu’il se brise les pattes ou s’explose un organe), tandis que le bio AB, Ô grand Seigneur, double la mise (le prix surtout) jusqu’à 80 jours me semble-t-il.

  13. Vous faites la fine bouche là , et pourquoi pas un bon vieux poulet imprimé 3D ! Mais pas sur que ça nourrisse son homme non plus

    1. Cuisson d’une part, et d’autre part la préparation. Les marinades, avec enveloppement, bien préparées, à base d’aromatiques, condiments et vin , entre autres, attendrissent la chair, quel que soit le type de viande. Puis, il existe aussi, l’enveloppement avant cuisson, dans un sac spécial cuisson au four, auquel vous rajoutez la marinade avant cuisson, par exemple. Sinon, mangez des omelettes, ou des tortillas. Si il y a encore un problème de « moelleux » , et bien, c’est que le problème, pour la préparation et la cuisson des aliments, c’est vous, .

      1. Qu’est-ce que c’est que toutes ces histoires visant à faire de ce poulet autre chose que ce qu’il est ? Un bon poulet, c’est un poulet qui doit avoir le goût du poulet et pas d’un million d’autres choses plus ou moins exotiques !

      2. ça s’appelle cuisiner et c’est aussi diversifié que les TOUS peuples qui font cuire et cuisinent le poulet, entre autres !

        1. « Cuisiner » ! Quelle innocence dans ce mot apparemment banal mais cachant mal son manque de respect pour la saveur propre de l’auguste gallinacé : noyer son goût dans celui de fumets agressifs !

          Si vous aimez le romarin, si vous aimez la sauge ou l’estragon : mangez-en ! Mais sans importuner svp les amateurs de poulet : laissez-nous tranquilles !

  14. La pintade braisée avec une bonne bière 3/4. On me l’avait survendu ! Les muscles de la volaille m’ont laissé pantois. J’ai fait l’effort de mastiquer. On m’a quand même reproché de laisser le cartilage et presque de ne pas croquer les os! Mais il vaut mieux ça que les poulets congelés (décongelés et recongelés plusieurs fois et piqués aux produits chimiques) qui viennent du Brésil par bateaux. Expérience du Togo.

  15. Cocorico Monsieur Poulet de Jean Rouch, fut le plus grand succès de notre petit ciné club 35 mm au fond des bois, près de 70 personnes dans la grange ce soir là, oui, oui…

    J’ai reçu après la projection une lettre de spectatrice très émouvante qui avait monté des films de Jean Rouch à Paris pendant 20 ans et habitait par hasard, près d’ici…

  16. Un poulet n est pas bio par son activité mais par son régime. Pire s il est en liberté il est vraissemblablement plus contaminé que s’il est en captivité… On confond vite animalisme et ecologie et pourtant ça n a rien a voir. On peut meme comble de l horreur faire du foie gras bio 🙂

  17. Comme si l’éleveur n’avait pas depuis longtemps cherché des techniques pour améliorer le produit.
    Je me souviens des poulets élevés chez mes parents. Lorsqu’ils étaient venus c’est à dire qu’ils avaient atteint la taille adulte on les enfermait dans une mue où ils avaient à peine l’espace pour se déplacer, dans le noir permanent et nourris seulement à base de lait . Au bout de 3 semaines, ils étaient prêts à être consommés sans menacer les dents de personne.
    Poulets bio, de plein air, non castrés mais avec un traitement final qui heurterait peut être les amis des animaux.

  18. Prise de conscience tardive :

    « Il faudrait donc que pour mon seul plaisir, je mange des trucs dont je ne peux même pas regarder les images d’élevage et de massacre ? »

    Terminado la barbaque.

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