Covid-19 – Risque de contamination : le passé n’influence pas le présent

Je peux me tromper, mais j’ai l’impression que la personne à qui je viens de parler pense qu’à chaque jour qui passe ses chances d’attraper le Covid-19 diminuent d’une certaine manière, du fait de ne pas l’avoir encore attrapé. L’idée est du genre : j’accumule un capital du type « personne passant entre les gouttes ».

Or le fait est qu’on n’accumule rien du tout. Oui la probabilité qu’on mette au point un vaccin efficace augmente de jour en jour mais tant qu’on n’a pas été vacciné, ça nous fait à chacun une belle jambe. Oui, le nombre de gens acquérant une certaine immunité pour avoir été malade (encore qu’on ne soit pas encore sûr que ce soit le cas) augmente, rendant la transmission plus difficile, mais d’ici qu’on en soit au point où cela fera une différence, beaucoup d’eau coulera encore sous les ponts, faisant encore beaucoup de morts en cours de route.

Le raisonnement, si l’on peut dire, c’est celui du joueur qui pense que ses chances d’avoir un six augmentent parce que ça fait une demi-heure qu’il n’en a pas eu. Or non, la chance d’avoir un six est une sur six à chaque coup, parce qu’il y a six faces sur un dé, les lancers sont indépendants : ceux du passé n’ont aucune influence sur ceux du présent.

À ça on va me répondre : « OUI MAIS si on jette un dé 600.000 fois, on est d’accord qu’on aura eu à peu près 100.000 fois un 1, 100.000 fois un 2, etc. 100.000 fois chacune des faces ? » Oui. « Et alors, disons qu’on a jeté le dé 599.999 fois et qu’on n’a toujours pas eu de 6, si on le jette maintenant, on a quand même plus de chance d’avoir un six ? » Non, rien n’a changé, les lancers sont indépendants : toujours une chance sur six d’obtenir un 6, ou un 5, ou un 4, etc.

Donc, si vous étiez tenté de vous dire « Je peux peut-être faire un peu moins attention puisque je n’ai rien attrapé jusqu’ici » : c’est faux, archi-faux, rien n’a changé, comme je l’ai dit, d’avoir eu de la chance hier ne vous en donne pas davantage ni pour aujourd’hui, ni pour demain : les coups sont indépendants, le risque d’infection pour vous n’a pas changé, maintenez la même vigilance exactement.

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32 réflexions sur « Covid-19 – Risque de contamination : le passé n’influence pas le présent »

  1. Sauf qu’à mesure que le temps passe la probabilité d’avoir été contaminé sans qu’aucun symptôme ne se soit manifesté augmente. A-t-on une idée du nombre de gens qui sont dans ce cas ?

    1. La réponse est simple : non.

      De deux, il n’a pas été prouvé qu’une première infection asymptomatique protège d’une deuxième infection. Et rien ne prouve que la deuxième infection serait asymptomatique. Et c’est pareil pour les infections suivante. Nous avons encore beaucoup à apprendre.

    2. Il a été dit par une étude que moins on est symptomatique, moins on a d’immunité au sens des anticorps Et celle-ci est plus courte.

      Maintenant, on est peut-être asymptomatique parce qu’on a une résistance « naturelle » au virus: immunité croisée, immunité cellulaire ? On reste quand même contagieux, et il est possible d’avoir également des destructions organiques dont on ne sait pas encore s’ils sont temporaires ou définitifs. Ainsi, tout récemment, on a appris que 78% d’anciens malades avaient des séquelles au niveau du coeur 2 à 3 mois après avoir été malade.

      https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/33405-Covid-19-trois-quarts-patients-gueris-des-sequelles-cardiaques/amp

      Voir ce lien pour l’immunité : https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/07/20/reponse-immunitaire-cellulaire-specifique-contre-le-coronavirus-sars-cov-2-des-resultats-encourageants-dautres-intrigants/

  2. On comprends assez bien le biais de cette pensée du fait que si on a eu de la chance on en aura plus ensuite. Cela correspond à une réalité sociale. L’exemple c’est Napoléon sur le pont d’ Arcole : Napoléon a survécu à la mitraille donc il a eu de la chance donc socialement on parie sur lui : ça s’est mal fini… Mais socialement l’homme fonctionne comme cela ce n’est plus une question de chance au sens de l’ aléa mais on donne socialement plus d’opportunité à ceux qui ont précédemment eu un aléa positif et on confond par la suite le fait que l’on est plus dans la chance au sens d’aléa mais bien d’une opportunité sociale. Oui les individus qui ont toutes les opportunités ont plus de chances mais cela ne correspond pas à la réalité de l’ aléa physique qui reste comme Paul le dit un tirage indépendant. Là où Napoléon aurait du se méfier il à cru à un destin ou une bonne étoile mais à chaque fois qu’il jouait évidemment que sa probabilité de perdre restait la même et d’ailleurs il à fini par perdre… Dans tous les cas ces opportunités sociales profitant aux plus chanceux auparavant n’ont aucune réalité dans la réalité physique !

    1. Au pont d’Arcole, c’était le général Bonaparte, un jeune homme tout à fait remarquable.
      Napoléon, c’est autre chose : comme il semble avoir changé de nature en perdant son patronyme, il est bon de distinguer les deux…

  3. Si vous appelez succès le fait de choper le covid ( ou du moins de le croiser ), le fait de répéter les expériences influe fortement sur les probabilités vu que vous êtes dans un schéma de bernouilli !

    1. Vu que les taux de reproduction effectif du virus sont plus ou moins variables d’un pays à l’autre (du fait de politiques elles-mêmes plus ou moins variables), la répétition de vos déplacements à travers le monde, vous conduit inexorablement vers une maximisation de vos gains (en virus SARS-CoV-2)…

      C’est comme un bandit manchot…

      Mais le Ro du virus reste le Ro, ce que les gens oublient la plupart du temps…

  4. Vous me faites penser aux Shadoks qui se dépêchaient de rater les 999 premiers essais de leur fusée pour réussir le millième, celui qui allait leur permettre de quitter leur planète.
    Redescendons sur la nôtre et oui, vous avez raison, le risque d’attraper ce virus est toujours le même, et peut-être bien en augmentation.
    Une des difficultés pour le respect du port du masque est aussi la variabilité du discours officiel sur le sujet. Lorsqu’on revoit Olivier Véran expliquer doctement que seuls les patients symptomatiques doivent le porter (tout simplement parce qu’il n’y en avait pas assez), on comprend mieux pourquoi, aujourd’hui, la plupart des gens ont du mal à y penser systématiquement. Et pourtant ! Il semblerait que ce soit une des solutions les plus efficaces, même si pas très glamour…

    1. Vous surestimez les Shadoks Beatrix !

      Ce sont quelques 999.999 essais ratés afin de tendre gentiment vers la dernière chance d’y arriver, leur Kosmogol 999 faisant le reste…

  5. En bon gniafron je dirais même que ça augmente car le virus a pris connaissance de nos différents organismes.

  6. Par contre, si vous êtes chanceux, ne pas attraper la covid-19 peut signifier que vous possédez un système immunitaire resistant.
    C’est le syndrome des « happy few », les élus qui donne des ailes en carton-pâte.

  7. Ce raisonnement foireux étant largement partagé, il induit un relâchement général qui aboutit à une situation inverse :

    Plein de petits boulevards pour Mme Covid.

  8. Et quelques supers continents pour Monsieur Sars-cov2 .
    Ne faites pas de boogie-woogie avant de faire vos prières du soir, maintenant l’amour est devenu péché mortel.

    « On confond pandémie avec menace mortelle » (carte blanche)
    29/07/20 à 14:37; Mise à jour le 30/07/20 à 10:47; Source : Le Vif

    « Psychose : Etat de panique collective provoqué par un événement ou un fléau vécu comme une menace permanente (Petit Larousse illustré 2007). »

    « Un autre élément mérite d’être souligné. La mortalité journalière attribuée à la maladie est assez stable depuis plusieurs semaines dans le monde (autour de 5.000 par jour), alors que le nombre de cas diagnostiqués par jour continue d’augmenter (3). La maladie semble donc de moins en moins mortelle. Cependant, lorsqu’on annonce des chiffres on omet de les expliquer. On nous signale le nombre de cas confirmés, mais on ne nous dit pas si ces gens sont malades ou s’ils se portent comme un charme. On entretient un climat d’anxiété, de peur, alors qu’en Belgique les hospitalisations et les décès continuent de diminuer, même si les cas confirmés augmentent. Et si les chiffres belges ne sont pas assez anxiogènes, on nous parle des Etats Unis où il y a beaucoup de morts (138.000), mais on ne fait pas remarquer qu’il y en a nettement moins par million d’habitants qu’en Belgique (415). »

    « On mélange, et on entretient une confusion entre cas confirmés, maladie bénigne, malades hospitalisés, soins intensifs. En sachant que seule une minorité des patients hospitalisés (12%) a besoin de soins intensifs, et que la plupart des cas confirmés s’en sortiront sans mal. On nous menace d’une deuxième vague en taisant que cette deuxième vague, si elle survient un jour, sera probablement bien moins grave. L’âge des nouveaux cas est inférieur à l’âge de la première vague, il y aura donc moins de cas graves et moins de morts. »

    « Voilà pour le premier plateau de la balance. Que trouve-t-on dans le deuxième plateau ? »

    « Un million de chômeurs temporaires. Dont un nombre incertain le resteront longtemps. Avec des revenus tout d’un coup inadaptés à la façon de vivre et qu’il faut donc brutalement restreindre en sacrifiant ce qu’on peut et parfois ce qu’on ne devrait pas. »

    « L’arrêt de l’éducation. On peut avoir l’opinion qu’on veut de l’éducation que nos écoles et universités sont censées offrir, et des effets de leur fréquentation. Que l’absence d’école puisse améliorer non seulement les cotes des examens, mais les résultats de l’éducation est fort improbable. »

    « L’arrêt de la vie culturelle au sens large. Terrible nouvelle pour ceux qui en vivent. Non moins forte pour ceux qui s’en nourrissent. »

    « L’enfermement carcéral et inhumain de la totalité des vieux vivant en maison de repos, ou plutôt survivant à peine, pendant des semaines sans fin, peut-être justement les dernières semaines de leur vie avec ou sans Covid-19 (car de toute façon environ un quart des pensionnaires des maisons de repos y meurent chaque année). »

    « L’enfermement des enfants et adolescents en pleine étape de socialisation, enfermement qui pour certains, dont l’exiguïté de l’habitat est le lot, transforme leur habitation en prison. »

    « La culpabilisation abusive et généralisée de la population rendue à tort responsable d’une épouvantable peste imaginaire muant les enfants fréquentant les grands-parents en assassins potentiels. »

    « La disparition du sourire. La disparition de la confiance. La disparition des manifestations de l’empathie, de la solidarité, de l’amitié, de l’amour. La disparition de la communication autre que par l’ersatz sans substance des écrans. Qu’on peut apprécier, mais seulement (comme tout ersatz) faute de mieux. »

    « La disparition de l’insouciance qui se nourrit de la confiance de nous savoir chez nous dans notre ville (ou village) et qui explique des magasins à moitié vides, le désespoir des commerçants, des entrepreneurs, des chômeurs. »

    « Que tirer comme bilan ? Il est clair à mes yeux sans le moindre doute que les mesures prises pour combattre cette maladie sont complètement disproportionnées par rapport à la gravité réelle de la maladie. Que la façon de présenter cette maladie (certes nouvelle et à laquelle les médecins ne comprenaient pas grand-chose au début et pas beaucoup plus maintenant, 4) est déformante, anxiogène, exagérée, injustifiée. »

    « Le coronavirus SARS-CoV-2 accusé de tous les maux de la terre n’aura rien à voir avec les pires conséquences de cette pandémie. Ce sont les mesures et décisions prises à l’encontre de cette maladie (mais qui en réalité étaient préparées pour une maladie vraiment mortelle, ce que celle-ci n’est pas) qui engendrent et engendreront les désastreuses conséquences dont nous tous serons les témoins. »
    Daniel Rodenstein – Médecin retraité
    https://www.levif.be/actualite/international/on-confond-pandemie-avec-menace-mortelle-carte-blanche/article-opinion-1315021.html?cookie_check=1596451458

    1. Archt dundee, tu es une grande folle ! ;D

      Pourquoi donc ma petite kalinka, toujours ce besoin irrépressible chez toi de courir toute nue au milieu des barils d’essence ouverts avec ton briquet allumé ? Tu m’épates !

      1. Bikoz, I am protected by three invisible Ninjas;
        et pis à poil parle pour toi mister Cloclo…

        C’est en plumes, comme Zizi Jeanmaire, cui cui cui..
        mdrrr ;-))))

      2. En parlant d’explosifs et de pandémie, pourquoi alors que 65 des communes de la Mayenne ont depuis peu donné l’obligation du port du masque à tous les individus; pourquoi ont ils fermé depuis vendredi les huit centres Covid19 existant en Mayenne ?

        Certes, l’Etat d’urgence sanitaire a pris fin, mais est-ce si et aussi dangereux que ce que déclarent en choeur les médias…?
        Et si oui, pourquoi alors fermer les HUIT centres de dépistage du Sars Cov2 ?
        Comme le dit J Castex, le virus n’est pas en vacance et nous non plus…Vi vi vi.

        Ah bon ?

        « Coronavirus : les huit centres Covid-19 ferment ce vendredi soir en Mayenne
        Alors que l’épidémie repart à la hausse en Mayenne, la fin de l’état d’urgence sanitaire au niveau national implique la fermeture des centre Covid. Il y en avait huit en Mayenne. »
        https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-les-huit-centres-covid-19-ferment-ce-vendredi-soir-en-mayenne-1594372479

        Je précise, ceci n’est pas un sketch de Raymond Devos qui dure depuis 6 mois. Détendez-vous. Vous pouvez gentiment boire une petite corona (sans le masque) , la première gorgée en sera m^me avec toutes ces joyeusetés encore plus magique et merveilleuse. Après il faut remettre la muselière, sinon bim 135 euros ! Ma coiffeuse m’a expliqué qu’en cas de controle pour elle c’était 1500 euros…Kesskonssmarre .

        Mais qui comprend quoi ? Bigrou

        Coronavirus : « On n’a pas compris » la décision de fermer les huit centres Covid-19 en Mayenne, déplore le président du syndicat Les Généralistes-CSMF
        « Les huit centres Covid-19 ont fermé le 10 juillet avec la fin de l’état d’urgence sanitaire au niveau national, alors que le département connaît actuellement « un seuil de circulation du virus, comme on n’avait pas connu en mars-avril », selon Luc Duquesnel. »
        https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-on-n-a-pas-compris-la-decision-de-fermer-les-huit-centres-covid-19-en-mayenne-deplore-le-president-du-syndicat-les-generalistes-csmf_4049875.html

      3. Je te dis on vit dans un monde de maboule, ma petite Mistinguett, déjà on s’en doutait et beaucoup le savait. Mais là, maintenant on le voit vraiment chaque jour qui passe amène son lot d’absurdité plus tarés les unes que les autres.

        Et je vais te dire, ben j’aime bien ce monde. Remarque j’ai pas trop le choix, y a que celui là.

        https://www.youtube.com/watch?v=BFvYjlgqh4Q

        Je me demande juste quand enfin, tous ces enfants qui se prennent pour des adultes, vont arrêter leurs bêtises ? Les farandoles et les parties de Loup, les caches caches, les mains qui se frôlent, et les jolis baisers volés c’est quand même autre chose bon sang de soir. Puis même quand y avait un peu de bagarre, un peu de méchanceté, vite ça s’arrange et on passe à la prochaine course. Enfin, tu vois quoi…

    2. Texte parfaitement charpenté , qui devrait être la base de toutes les réflexions publiques.
      Aujourd’hui et maintenant que la première « surprise » (février-mars-avril) est passée… maintenant que les « pénuries techniques liées-C19 » ont disparu… j’aimerais découvrir QUI a décidé à ma place/ »pour mon bien » que je pouvais mourir de TOUT , sauf de la C19 … et dans quel but?

  9. « la probabilité qu’on mette au point un vaccin efficace augmente de jour en jour  »
    Hum
    La probabilité est plus proche de 0. Il n’y a pas de vaccin possible contre ce genre de virus.
    Les labos se gavent juste d’argent public à bon compte (d’ailleurs, ils n’ont aucune obligation de résultat/contrainte de remboursement en cas d’échec… et ce n’est pas simplement dû à l’incertitude des activités de « recherche »)

    « Le raisonnement, si l’on peut dire, c’est celui du joueur qui pense que ses chances d’avoir un six augmentent parce que ça fait une demi-heure qu’il n’en a pas eu. »
    Non.
    Aussi étrange que cela puisse paraître, même si les lancers sont effectivement indépendants. Une bizarrerie mathématique.
    Le « si l’on peut dire est judicieux », parce-qu’à strictement parler, on ne peut pas. Ce n’est pas la bonne base de comparaison (le bon type de probabilité).

    Sinon, entièrement d’accord avec le propos.

    1. D’accord sur le succès ou pas d’un vaccin.
      Ce qu’il y a de positif dans l’évolution de maladies infectieuses c’est qu’elles peuvent perdre de la virulence sans qu’on ne sache forcément ni comment ni pourquoi. Il est étonnant qu’il n’y ait pas pour le moment d’immunité croisée avec les autres coronavirus. Mais je ne perds pas espoir ; un virus est une biochimie qui se réplique et ils ont forcément des trajets pathologiques communs. Au moyen âge le pouvoir politique demandait au clergé de faire des processions….
      On peut aussi penser que par recherche et/ou sérendipité, on finisse par constater que certaines populations résistent mieux en fonction de pratiques encore floues. Et en tirer des conclusions pratiques : il s’agit de « ralentir » la fixation puis la multiplication virale durant les premiers jours de la contamination ; des aides sinon des solutions peuvent venir de pratiques aujourd’hui ignorées. Je prends ma dose de sérum de Quinton (eau de mer) – sans publicité pour cette invention française magnifique d’il y a un siècle – quand je ne me baigne pas ! Les recommandations « bio » d’un précédent contributeur sont également recevables. Même l’aspirine et la vitamine C sont recommandables mais il faudrait en définir un mode d’emploi. Modifier la flore et les défenses de notre organisme ne se fait pas en quelques jours : c’est une évolution lente. La greffe fécale va devenir « LA » thérapie contre différentes pathologies lourdes de demain : elle rééquilibre les défenses immunitaires de manière étonnante. La mécanique en jeu est assez simple – mieux gérer les populations bactériennes intestinales –, l’interprétation scientifique suivra mais la technique d’installation reste nettement plus délicate.
      En pratique, au quotidien, on se heurte quand même à deux situations très désagréables, la sensibilité personnelle et le risque d’une dose infectante « élevée ». Je ne suis pas sûr que cette dernière ait encore été déterminée mais les atmosphères publiques « confinées » sont forcément des pièges à virus dont on peut se détourner

      1. La plupart des virus ne sont pas dangereux et jouent surement un role essentiel dans les mecanismes de notre adn recombinant , nous pouvons coder nous même la plupart des virus , le saviez tu ?

      2. BLINBLIN Merci de ce rappel indispensable.
        Effectivement on arrivera à « domestiquer » ce mécanisme. Mais dans un écosystème limité – forcément limité! -où des populations croissent et détruisent la biodiversité animale, végétale, et même microbienne, il n’est pas sur que nous aurons le temps de nous adapter. Les cancers sont aujourd’hui abordés comme des pathologies écologiques d’un écosystème perturbé. Il ne sera pas étonnant que des écosystèmes déséquilibrés – au niveau microbiologique – produisent sans cesse virus et bactéries plus pathogènes.

  10. On est donc dans l’aléa, ce qui donne l’incertitude. Comment vivons-nous l’incertitude ?
    Ce qui est frappant est l’hystérie (un autre mot plus idoine ?) d’informations tant du point de vue de la demande (notre peur) que du point de vue de l’offre (chiffres, graphiques, experts). Et la confusion dans les savoirs (par extrapolation notamment). Cela donne une addiction. Et comment en sortir tout en voulant savoir et comprendre.
    Disons aussi que les savoirs sont incertains et mouvants : aérosol, pas d’aérosol ? Air conditionné, pas air conditionné ? Effet Chaleur ou pas ? Effet latitude ou pas ? Masque ou pas ? Confinement ou pas ? Etc.
    Comment introduire la patience dans l’incertitude ? Toujours de la même chose, disent les conservateurs. Alors qu’il faut aussi prévoir de l’adaptation au risque.
    Dans la métaphore de la chance de Napoléon, il faut ajouter l’effet du pouvoir (on ne prête qu’aux riches), ou la gradation dans les opportunités. Ainsi Trump n’est pas protégé contre le covid (aléa) mais il a des moyens contre la malchance qui s’annonce.

    1. L’incertitude devrait commencer à la première affirmation. On serait mieux près aux aléas de l’existence.

  11. Sur une autre « bizarrerie » :

    Jorion, Paul, « Effet attracteur de la performance économique moyenne. Un test de la théorie de l’économie paysanne de Chayanov », Revue de l’Institut de Sociologie, 3-4, 1983 : 423-437

      1. C’est moins le passé/présent qui m’inquiète (j’ai bien compris le raisonnement statistique tout à fait logique) que l’endroit où je jette les dés. Entre la joggeuse seule croisée brièvement le long du Vincin (lu dans un autre de vos billets que je ne retrouve pas) et le chaud samedi après-midi porte Saint-Vincent aux terrasses pleines et à la porte goulot d’étranglement pour le passage des badauds, je crains que les dés ne deviennent pipés.

  12. La probabilité qu’après 999’999 jets de dé, le N°6 ne soit jamais apparu est très faible. Le passé !
    La probabilité de tirer le N°6 aux 1’000’000 jets est de 1/6. Le présent !
    No futur !

    C’est l’un des miracles du vivant, celui d’avoir grâce à la mémoire, pu explorer toutes les combinaisons possibles afin que nous puissions en débattre ici-même.

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