Trump refusant de s’en aller, le spectre de la guerre civile plane désormais sur les Etats-Unis en crise paroxystique !, par Yorgos Mitralias

Force est de constater que tout est actuellement superlatif dans ces États-Unis de la plus grande crise économique, et sociale, et politique et sanitaire de leur histoire! Alors, il ne reste pour compléter ce tableau de fin du monde qu’une “bonne” guerre civile qui viendra décider du sort pas seulement des ambitions fascisantes et dictatoriales de ce Caligula de nos temps qu’est le président Trump, mais aussi et surtout de l’Establishment américain qui l’a fait naître, grandir et régner sur le monde entier…

Nous voici donc confrontés au spectre de la guerre civile qui plane désormais sur la super-puissance mondiale. En réalité, beaucoup sinon tout dépendra des “humeurs” (par définition imprévisibles) du psychopathe raciste qui ne manifeste la moindre disponibilité de respecter le verdict des urnes et d’abandonner “volontairement” la Maison Blanche. D’ailleurs, vue sous cet angle, toutes ses innombrables initiatives -apparemment improvisées et incohérentes- de neuf ou douze derniers mois acquièrent un sens. En effet, Trump est en train de tout faire pour éviter sa défenestration de la Maison Blanche. De quelle manière ? Tout d’abord, en « préparant » des élections à sa mesure, purgeant les listes électorales de millions d’électeurs « indésirables », diminuant drastiquement le nombre de bureaux de vote fréquentés par les afro-américains et les latinos, empêchant ou interdisant le vote par correspondance, etc.

Ensuite, et au cas où cette « préparation » des élections n’aurait pas les résultats souhaitées, Trump conteste déjà systématiquement son déroulement et son résultat le qualifiant par avance… de frauduleux. Ou mieux, au cas où toutes ses manœuvres restent sans effet, il tâte déjà le terrain pour reporter les élections « pour plus tard ». Et enfin, pour couronner tout ça, Trump prépare son coup de force, c’est à dire sa résistance contre toute tentative (électorale ou autre) de le chasser du pouvoir, en expérimentant déjà depuis des mois diverses actions de ses partisans « légaux » (police) ou illégaux (milices paramilitaires) qui ont comme dénominateur commun l’exercice de la violence physique contre ses adversaires.

En somme, Trump n’exclut aucun scenario et se prépare à toute éventualité avec comme seul objectif de rester coûte que coûte cramponné au pouvoir. Il y a deux ans, on était peut être deux ou trois de par le monde, pour dire que Trump n’accepterait jamais d’abandonner la Maison Blanche, mais aujourd’hui même la grande presse et les plus éminents représentants de l’Establishment américain affirment -enfin- publiquement la même chose. La conclusion à tirer est évidente : Alors, va-t-on voir les États-Unis plonger dans la guerre civile ? Notre réponse est nécessairement nuancée : Oui, on ne peut pas du tout exclure que Trump fasse le choix du pire. Mais en même temps, le déclenchement d’une « vraie » guerre civile ne dépend pas seulement de lui…

Pour être plus précis, dans l’actuel cas nord-americain, le terme « guerre civile » pourrait couvrir plus d’une réalité, de l’affrontement frontal prolongé des millions de gens (citoyens et/ou militaires) armés à des escarmouches ou même des actes de terrorisme d’une certaine ampleur menés de façon systématique contre le camp ennemi. Étant donné l’isolement et les échecs successifs de Trump, on serait enclin de penser que la variante de l’affrontement frontal prolongé des millions d’Américains est actuellement la moins probable, mais sans qu’elle soit totalement exclue. En réalité, la fidélité sans faille (?) des divers corps (militarisés) de police envers Trump n’étant pas suffisante pour faire pencher la balance en sa faveur, beaucoup dépendra de la position que prendra l’armée nord-américaine si Trump décide de se barricader dans la Maison Blanche. Si ça dépendait de son état major et de ses généraux, il n’y a pas de doute qu’elle se rangerait aux cotés des adversaires de Trump. Cependant, dans ces cas, le rôle déterminant n’est pas joué par les généraux mais plutôt par les colonels, et il n’est pas exclu que les purges dans l’armée américaine menés actuellement tambour battant par Trump, aient comme résultat que cette armée se déclare globalement « neutre », ne serait-ce que pour ne pas se voir transformée elle-même en champ (privilégié) de bataille de l’affrontement civil…

Ceci étant dit, beaucoup plus probable nous parait être la variante d’une guerre civile de moindre intensité qui s’apparente à une explosion plutôt « anarchique » des actes de terrorisme aveugle mais jouissant d’un certain soutien de masse, exercés en priorité contre les institutions mais aussi contre les minorités afro-américaines, latinos et indigènes ainsi que contre les forces progressistes et de gauche. Pourquoi ? Mais, parce que selon des centaines de sondages, il y a toujours un 28 %-33 % bétonné de la population nord-américaine qui suit aveuglement Trump depuis 4 ans, et chose encore plus grave, il y a une aile importante de ce peuple trumpiste qui se déclare prête à se battre pour lui car il se reconnaît pleinement dans ses « valeurs » racistes, , misogynessuprémacistes blanches, islamophobes, antisémites, complotistes, obscurantistes et néo-fascistes.

Évidemment, le fait que l’actuelle crise cataclysmique américaine n’a pas de précédent historique rend les prévisions très difficiles, d’autant plus que son protagoniste Trump est non seulement fortement déséquilibré mais aussi presque totalement incontrôlable car isolé -après les purges successives de ses proches collaborateurs- dans sa tour d’ivoire. Cependant, il y a un précédant historique qui offre de grandes similitudes avec ce qui se passe et ce qui pourrait se passer très prochainement aux États-Unis : C’est la toute dernière période du Troisième Reich qui a vu son chef mais aussi un nombre important de ses militaires et même de citoyens allemands de tout age se battre jusqu’au bout dans les combats sans espoir d’une guerre perdue depuis belle lurette !

Le fait qu’avec ou même… sans Trump, il y a actuellement dans cette société nord-américaine en ruine ultra-polarisée, divisée et traversée par des haines abyssales des foules considérables de fanatiques d’extrême droite armées jusqu’aux dents et décidées d’en découdre une fois pour toutes avec ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis mortels. Et si les plusieurs centaines de milliers de prétoriens de Trump que sont les policiers américains sont en principe « contrôlables », la même chose n’est pas valable pour les dizaines de milliers de membres des milices racistes et/ou néo-fascistes qui sont célèbres pour leur paranoïa exacerbée. Dans un pays comme les États-Unis plus que surarmés et habitué aux massacres et aux tueries de tout ordre, même une guerre civile de basse intensité menée par quelques centaines de ces milices racistes et néofascistes pourrait non seulement provoquer des véritables bains de sang, mais aussi et surtout influer gravement sur le cours de l’histoire américaine et mondiale. Exactement comme la résistance désespérée et profondément nécrophile autour du dernier bunker du Führer à Berlin a influencé ou même changé le cours de l’histoire allemande et mondiale de la deuxième moitie du 20e siècle !…

Il va sans dire que la condition sine qua non pour que Trump et ses acolytes parviennent a leurs fins est qu’ils triomphent du mouvement populaire de masse qui veut non seulement chasser Trump du pouvoir mais aussi changer radicalement les Etats-Unis et le monde entier. Mais, de ce mouvement populaire grandissant et toujours plus radicale on parlera dans notre prochain article.

Notes

1. Voir notre précédent article « Les États-Unis à l’heure de leur vérité » (https://www.cadtm.org/Les-Etats-Unis-a-l-heure-de-leur-verite)

Et aussi, deux articles écrits en Mars et en Octobre 2019, aux titres éloquents : « Les États-Unis un pas avant la guerre civile » (https://www.cadtm.org/Les-Etats-Unis-un-pas-avant-la-guerre-civile), et « Le spectre de la guerre civile hante déjà les États-Unis d’Amérique» (https://www.cadtm.org/Le-spectre-de-la-guerre-civile-hante-deja-les-Etats-Unis-d-Amerique)

Des milliers de textes, vidéos et images de première main venant des États-Unis et concernant tout ce qui se passe au sommet mais surtout à la base de la société nord-américaine, sont postés heure après heure sur le Facebook « Europeans for Bernie’s Mass Movement » que nous avons lancé il y a plus de 4 ans et que nous conseillons vivement aux lecteurs et lectrices de gauche : https://www.facebook.com/EuropeansForBerniesMassMovement/

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19 réflexions sur « Trump refusant de s’en aller, le spectre de la guerre civile plane désormais sur les Etats-Unis en crise paroxystique !, par Yorgos Mitralias »

  1. Bonjour Yorgos,

    Concernant Trump antisémite, pourriez vous donner un exemple ?

    Concernant Trump cramponné au pouvoir à 74 ans, pour quel avenir ? Sa famille ? Son parti ? Ses partisans ? Alors qu’il pourrait vivre encore quelques courtes années en profitant de ses milliards ?

    En ce moment Trump bluffe mais ne fait pas grand chose, c’est apparemment ce qu’il sait faire de mieux… En fait personne ne sait ce qui va se passer en novembre. Il acceptera peut-être tout simplement sa défaite comme notre illustre général De Gaulle qui riait de ceux qui voulaient le voir en dictateur.

    Votre scénario est donc possible mais pas certain. Je lui donne une probabilité de 20%.

    1. Une des difficultés d’une rubrique de commentaires comme celle-ci, ce sont les interventions de personnes comme vous qui se sentent autorisées à donner leur avis alors qu’elles ne disposent manifestement pas des informations minimales pour donner un avis, je ne dis même pas un avis éclairé, mais un avis tout court.

      Trump raciste, antisémite, par exemple. Alors qu’il constelle ses conversations familiales de propos injurieux envers les Noirs, les Juifs, les gens venus d’Amérique centrale ? Voilà près de trois semaines que sa nièce Mary Lea Trump en parle sur les chaînes de télévision. Et vous n’êtes pas au courant ? Et vous avez le culot d’écrire « Concernant Trump antisémite, pourriez vous donner un exemple ? »

  2. Paul,

    Je crois que la confusion vient du fait que Trump traite Netanyahu comme son grand ami.
    Des raisons électoralistes se cachent derrière ce soutien. Il ne faut pas confondre (anti)sionisme et (anti)sémitisme. Cette différence a déjà énoncée dans une vidéo sur le blog . Mais la position de Trump suffit à créer de la confusion…

    Voici déjà un élément à charge:
    https://twitter.com/i/status/1203530971896791040

    1. Effectivement, on oublie trop facilement les deux catégories des 1° philosémites antisionistes et 2° des antisémites sionistes à la Trump : « Je vous encourage à aller en Israël, et surtout à y rester ! ».

      1. Des antisémites pro-sionistes, je ne pensais pas que ça pouvait exister! mais en effet ça s’applique bien à Trump 😀

      2. Sionisme chrétien

        Le sionisme chrétien est le nom donné au courant du christianisme évangélique selon lequel la création de l’État d’Israël en 1948 est en accord avec les prophéties bibliques et prépare le retour de Jésus comme Christ en gloire de l’Apocalypse.

        Cette croyance se distingue du soutien apporté par d’autres chrétiens à Israël et au sionisme pour des raisons autres que religieuses. Par sa lecture fondamentaliste de la Bible, elle se distingue également du caractère « non religieux » du sionisme. Les évangéliques considèrent que l’existence même de l’État d’Israël ramènera Jésus sur terre, le fera définitivement reconnaître comme Messie et assurera le triomphe de Dieu sur les forces du mal, pendant que le peuple juif se convertira au christianisme.

        Le sionisme chrétien s’est progressivement développé aux États-Unis, où il est devenu une composante de la droite évangélique et bénéficie de la bienveillance du mouvement néoconservateur.

        Pour les sionistes chrétiens, les Juifs, peuple terrestre de Dieu, connaîtront la période des Tribulations, précédant le millénium. L’Antéchrist, qui pourrait être un Juif selon le pasteur sioniste chrétien Jerry Falwell, après avoir promu la paix dans le monde et unifié celui-ci et protégé Israël, se retournera contre le peuple juif et en particulier contre ceux qui se convertiront au christianisme. À l’issue de cette période, Dieu ayant vaincu son ennemi lors de la bataille d’Armageddon, les Juifs se convertiront et reconnaîtront en Jésus leur Messie et alors le jugement dernier pourra avoir lieu et le millénium s’accomplir.

      3. Sur Trump qui applique son « the Art of the Deal » cad qui bluffe, c’est vrai, j’ai donné mon avis. Sur Trump antisémite, j’ai posé une question. Votre réponse : Trump antisémite sioniste, donc comme les nazis des années 30, merci ! Ça valait bien une petite explication pour les lecteurs de passage.

      4. J’ignorais l’existence d’un sionisme chrétien. L’être humain m’impressionnera toujours par sa capacité à se raconter des histoires…

  3. Il m’arrive encore tous les jours de fréquenter des collègues américains par appel ou en visioconférence. Et le sujet Trump reste délicat. Mais avec les latino-américains ou portoricains, je n’ose pas trop me prononcer sur leur politique nationale. Les européens oublient trop facilement qu’ils ont une vue démocrate des Etat-Unis.

    A chaque visite professionelle aux Etats-Unis, j’ai été surpris par la tension et la ségrégation des idées (excepté New-York qui est une ville…. européenne). La remise en question ou la reconnaissance d’une erreur ne font pas partie du génôme américain. En 2007, je me souviens de cet exemple pathétique de mon taximen américain (blanc) avec qui j’ai discuté lors de mon trajet de Manhattan vers le New Jersey. Quand je lui ai énoncé le fait qu’aucune arme chimique n’avait été trouvée en Irak, il a commencé une série d’élucubrations abracadabrantes et illogiques sur les bienfaits de l’intervention et de la présence des troupes sur le sol irakien. Ces justifications auxquelles j’ai l’impression il ne croyait pas lui-même, mais qui lui permettaient de ne pas reconnaître l’erreur de son pays.

    Parfois, cela donne l’impression que même les électeurs démocrates n’osent pas reconnaître l’erreur qu’a été l’élection de Trump et d’ainsi de pouvoir remettre leur pays en question. Peut-être est-ce que parce qu’il a prêté serment la main sur la bible?

    Bref, pour reprendre George Santayana, « Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter ». La guerre civile du XIXe qui ne s’est jamais vraiment achevée, devra refaire surface par l’un ou l’autre mécanisme: conflit ou grande réconciliation, mais la première option est la plus probable à ce jour. D’autant qu’il est plus facile d’acheter des armes à Walmart, que des Kinder surprises (je vous laisse vérifier pourquoi).

    Après de telles tensions politiques passées et à venir, nous approchons une période houleuse et pleine de risques.

  4. « Il va sans dire que la condition sine qua non pour que Trump et ses acolytes parviennent a leurs fins est qu’ils triomphent du mouvement populaire de masse qui veut non seulement chasser Trump du pouvoir ».

    Voire: Trump est détesté par la gauche démocrate (grosso modo, les bobos urbains entre CSP+ et CSP+++ et une partie des noirs et latinos – mais pas tous). Ce n’est pas (pas encore ?) une majorité. Les raisons qui ont prévalu à son élection n’ont non seulement pas disparu, mais on pourrait avancer qu’elles se sont aggravées. Alors, Trump? Viré en novembre ? Possible, mais (pas encore) plié.

    1. LA Times : Trump’s base starting to erode, new poll shows, le 4 août

      President Trump’s support among Republicans and other conservative voters has begun to erode amid the continued coronavirus pandemic and its associated economic havoc, a new poll from UC Berkeley’s Institute of Governmental Studies shows.

      Biden leads Trump in California by 39 percentage points, 67% to 28%, the poll found.

      1. En même temps, j’ai le sentiment que nous assistons en direct à l’effondrement des Etats-Unis, sur le plan économique, culturel et bien sûr militaire, comme une réplique de l’effondrement de l’URSS 30 ans plus tard. Lequel effondrement ne manquera pas de nous mouiller sérieusement les pieds, à nous, européens. Dans ce contexte, il m’apparaît que la personne qui sera élue en novembre à la Maison Blanche importe peu : quelle qu’elle soit, je en pense pas qu’elle puisse ralentir, entraver et encore moins inverser la dynamique historique actuellement en cours. Elle ne sera qu’une marionnette dans les mains des Dieux. Les Etats-Unis me semblent suivre une trajectoire qui les emmène directement vers un moment historique qu’ils n’ont jamais connu : le moyen-âge. Fondamentalement, leur principal handicap est culturel : ils sont l’habitude d’imposer leur volonté et pas celle de s’adapter à des « volontés supérieures » (historiques en l’occurrence). Et ça, c’est un problème.

  5. Aucun sens de la retenue, aucune argumentation, vous répétez depuis 4 ans les mêmes litanies votre haine anti trump.
    Vous avez le droit de ne pas l’aimer, mais c’est un être humain et quoiqu’il dise il a droit à un minimum de respect.
    Il est antisemite et cela est condamnable, vous êtes anti trump et vous l’insultez comme il insulte les juifs, les noirs et tous les autres. Vous vous mettez à son niveau. pitoyable.
    Pour ceux qui vous admire et vous respecte, vous êtes entrain de les montez contre trump. Vous dégueulez votre haine, c’est laid, très laid.
    Mais Trump a fait plusieurs choses de bien.
    Il a nettoyé le marais;
    Affaire Harvey Weinstein le malade sexuel de hollywood democrate
    Jeffrey Epstein le pourvoyeur de petite fille à tous les politiciens, homme d’influence en occident.
    C’est le premier president depuis au moins Kennedy à ne pas avoir déclaré de guerre.

    Je n’attend pas de réponse
    Bonne fin de journée

    1. Mon pauvre ami, vous auriez pu mieux tomber !

      De gauche à droite : Donald T., Melania Knauss (devenue Trump), Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell

      Je ne vous ai pas poussé à la faute, vous ne pouvez que vous en prendre à vous-même.

      1. Sur la photo, deux juifs: Ghislaine Maxwell, fille de Robert Maxwell, né Benjamin Hoch en Ukraine (mais sa mère était catholique, donc techniquement j’ai tort) ; Jeffrey Epstein. (je n’ai aucune info. exclusive, c’est dans Wikipedia). Il y a aussi son gendre Jared Kushner. Trump est peut-être antisémite et sioniste (comme les antisémites français autour de 1900, qui trouvaient très bien que les juifs partent dans « leur » pays, comme le congrès de Bâle de 1897 leur en avait donné l’espoir). Ce n’est pas ça qui m’inquiète, c’est plutôt qu’il se prend pour le centre du monde.

  6. Il n’y a donc pas 36 solutions , il faut qu’il soit reélu , il en va de la sécurité du monde , ensuite il suffit de s’assoir le long de la rivère comme disait Lao Tseu

    1. S’asseoir au bord de la rivière pour regarder passer le corps de ses ennemis, c’est bien ça ? Mais à quel prix pour l’humanité toute entière ?

  7. le plus invraisemblable et inquiétant est que l’on puise considérer qu’un tel scénario de guerre civile n’est pas impossible ou plutôt que a) Trump ait pu arriver au pouvoir b) Trump puisse encore s’y maintenir. Cela montre la faillite totale des instituions US (et nous ne sommes pas à l’abri de tels scénarios en Europe). Cela devrait nous obliger à revoir complètement les mécanismes de désignation de nos dirigeants et leur condition de maintien au pouvoir.

    1. En effet. Le système d’ascension méritocratique et de cooptation au sommet, seul véritable concurrent de la démocratie représentative, a donné des preuves de stabilité et de qualité : L’Eglise catholique, bientôt deux millénaires de succès ininterrompu ; le Parti chinois, le succès le plus fulgurant du dernier demi-siècle. Et l’armée dans les pays où l’avancement n’est pas réservé à une caste peut s’en rapprocher. Certes, on pourrait argumenter en sens contraire avec la république des Etats Unis d’Amérique, qui après bientôt 250 ans de désordres (guerre civile comprise), d’horreurs (l’esclavage et la suite) et de choix indignes (le plus récent en cours) continue de prospérer et d’attirer les meilleurs de toutes les nations.

      Une variante de l’ascension méritocratique était le Cursus honorum de la république romaine: pour être éligible aux plus hauts postes de pouvoir, il fallait avoir servi à des postes de responsabilité dans la Ville, dans les provinces, dans l’armée, en suivant un parcours traditionnel (cursus). On devenait ensuite sénateur, et le Sénat n’était fait que de gens mûrs et expérimentés. Là encore, la république des USA a quelque chose de pas tellement éloigné (procureur, représentant d’un Etat, gouverneur, sénateur US …) Sauf qu’il arrive des accidents, des élus sans cursus, Trump étant l’exemple en cours.

      « … ce à quoi nous devons peut-être nous préparer, particulièrement dans la zone euro, c’est l’abolition de la démocratie. » (Emmanuel Todd, dans « Où en sommes-nous », 2017, chapitre 17 « la métamorphose de l’Europe »)

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