Le masque ça marche ou pas ? Et si oui, dans quel cas ?, par Jean-Baptiste Auxiètre

Il existe plusieurs qualités de masque norme AFNOR, FFP2 (à peu près équivalent KN95), FFP3 (à peu près équivalent KN99) en progression de protection mais aussi de difficulté à respirer quand on le porte.

Le problème de la contagion est un problème statistique : quelle est la probabilité que vous soyez en contact avec un virus actif (un seul suffit) ? On se retrouve avec des problèmes de dilution donc de diviser par 10, 100 etc… 1.000.000 pour espérer que s’il y avait 100 virus au départ une division par 10.000 statistiquement fait qu’il n’y en ait plus un seul (en fait on a vu que l’on pouvait en expectorer 10.000 !) Donc le problème n’est pas du tout le même si on converse sans masque à l’extérieur avec une personne 1 minute à 1 mètre de distance en face à face (distance en fait insuffisante d’après les études)  et si on passe 100 heures avec un masque norme AFNOR en intérieur en contact en fait avec quelqu’un de malade. 

A l’hôpital en en présence vérifiée du virus, environ 5% du personnel tombe malade, malgré les masques FFP2 et les dizaines de lavage des mains par jour, les visières de protection, les sur-blouses et les douches.

Donc dans un bureau en open-space avec des masques aux normes AFNOR en restant à proximité des mêmes personnes dans un espace clos des dizaines ou des centaines d’heures, le masque ne marchera globalement pas puisque 3 facteurs multiplicateurs vont en supprimer le bénéfice au point même de le rendre contreproductif : la durée qui est multipliée de quelques minutes à des dizaines d’heures, le masque filtrant à 80% à la place de 95%, et une climatisation qui n’est pas aux mêmes normes dans la plupart des cas qu’à l’hôpital où l’air ne circule qu’une fois depuis l’extérieur. Dans les types de climatisations généralement utilisés dans les bureaux, il y a un recyclage et un brassage de l’air qui n’est conçu que pour tenir un niveau de température et marginalement pour renouveler l’air suffisamment pour limiter le niveau de CO2, et éviter la légionellose due à une bactérie mais 20x plus grosse qu’un virus, les filtres n’étant donc pas toujours adaptés au cas d’un virus !

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51 réflexions sur « Le masque ça marche ou pas ? Et si oui, dans quel cas ?, par Jean-Baptiste Auxiètre »

    1. Pas de Zorro, ni de Père Noël 🙂 Une autorité municipale responsable, imposant une réponse pertinente!

    2. Accepter de porter un masque c’est montrer qu’on accepte de suivre les recommandations contre le virus et donc aussi de se laver souvent les mains, de ne pas s’embrasser ou se serrer la main, de se tenir á la distance recommandée, etc, etc, etc. Si certaines de ces recommandations sont peu ou pas efficaces cela n’est pas très important du moment que l’ensemble est efficace.

  1. La phrase « Donc dans un bureau en open-space […] le masque ne marchera globalement pas » me paraît faire le jeu des anti-masques : est-ce bien la position de l’auteur ?

    1. Voici un très bel exemple de phrase complotiste :

      La phrase « Donc dans un bureau en open-space […] le masque ne marchera globalement pas » me paraît faire le jeu des anti-masques : est-ce bien la position de l’auteur ?

      Prenez une observation, mettez soigneusement entre parenthèses le fait qu’elle soit avérée ou non (vous vous en fichez), mais posez la question à qui cette observation profite : de qui fait-elle le jeu ? C’est ça qui compte !

      Dans le complotisme, comme ici, la question de la vérité ou de la fausseté est éliminée, seuls comptent les camps, dans ce cas-ci : pro-masques et anti-masques.

      1. Pas compris, désolé.
        Contexte : 1) je pense que le masque est utile même s’il n’est pas efficace à 100% 2) je me bats tous les jours sur Twitter contre des gens qui soutiennent qu’il n’est qu’un instrument de domination élaboré par le gouvernement pour ruiner les relations sociales, et qu’il ne freine pas l’épidémie (voire qu’il l’aggrave).
        Donc oui, je suis sensible à toutes les prises de position sur le sujet.

        Et l’article ne me paraît pas clair du tout. Il semble dire que le masque sert à quelque chose (oui ? non ? si l’auteur connaît le sujet il serait bon qu’il se prononce clairement), mais la phrase clé est « en open space ça ne marche pas ». C’est ce qui est écrit. Est-ce le message que l’auteur souhaite transmettre ?

      2. « Dans le complotisme, comme ici, la question de la vérité ou de la fausseté est éliminée » : c’est tout le contraire. Chacun se réclame d’une vérité, cachée ou non, et si l’auteur a une compétence sur le sujet il serait bon qu’il nous éclaire avec ses arguments et ses conclusions.

        En l’occurrence j’aurais souhaité qu’il réponde clairement aux questions annoncées par son titre. En particulier :
        « si on converse sans masque à l’extérieur avec une personne 1 minute à 1 mètre de distance en face à face (distance en fait insuffisante d’après les études) » : ça marche ou pas ?
        « environ 5% du personnel tombe malade, malgré les masques FFP2 » : le « malgré » laisse penser que ça marche
         » en open-space le masque ne marchera globalement pas » : il ne marche pas. Il est donc inutile de le mettre ?

      3. Paul et l’auteur sont dans les faits, pas dans l’affect et les croyances.

        Est-ce plus clair dit comme cela ?

      4. @P.J. (11h46)
        n’aurait pas du écrire , en réponse à @Yogi (11h30) ceci , soigneusement découpé par mes soins :
        ++ Prenez une observation
        ++ mettez soigneusement entre parenthèses le fait qu’elle soit avérée ou non
        ++ vous vous en fichez
        à fin d’exemple-type de complotisme…!…
        …s’il avait relu attentivement la phrase (tronquée) de l’auteur de l’article dans son entier… à savoir :
        …  » Donc dans un bureau en open-space avec des masques aux normes AFNOR en restant à proximité des mêmes personnes dans un espace clos des dizaines ou des centaines d’heures, le masque ne marchera globalement pas puisque 3 facteurs multiplicateurs vont en supprimer le bénéfice au point même de le rendre contreproductif  » …

        Une punition exemplaire s’impose.
        Cinq minutes à genoux sur la première marche de l’escalier , la tête basse…

      5. @François M (14h14)

        Il y a lieu à mon sens de ne pas confondre une « observation » et une « affirmation » (étayée en sus).
        L’explication de @Yogi(12h10) me semble claire et suffisante.

      6. Les choses sont mal formulées par J-B A : il est très peu probable qu’un grand nombre de personnes vous entourant dans un bureau open-space soient malades en même temps ; par conséquent, vous allez être en présence d’un air contaminé non pas des dizaines ou centaines d’heures, mais quelques heures avant que les symptômes du premier malade n’apparaissent. De plus, la charge virale est bien moins importante (au moins 80% si j’ai compris les choses) si ce malade porte un masque. Donc la probabilité d’être contaminée est forcément plus faible que sans aucun masque. Elle n’est pas nulle, elle n’est pas non plus de 100%. De plus, intuitivement, il me semble que plus la charge virale de départ est faible, plus les risques de développer la maladie l’est aussi (c’est une supposition, non une affirmation, je lance un appel aux spécialistes qui peuvent nous renseigner là-dessus ).

      7. @François M (14h48)
        Je préfère votre interprétation.

        Pour en finir? dans la joie(j’espère..) :
        en réponse à votre dernière question :
        …  » De plus, intuitivement, il me semble que plus la charge virale de départ est faible, plus les risques de développer la maladie l’est aussi (c’est une supposition, non une affirmation, je lance un appel aux spécialistes qui peuvent nous renseigner là-dessus ).  »
        je propose de composer le n° +33 4 13 73 20 01 … °(^!^)°…

      8. « je propose de composer le n° +33 4 13 73 20 01 … °(^!^)°… »
        😂😂😂
        Je pense que ses subalternes en savent bien plus que lui… je le soupçonne d’être excellent en signature d’études faites par eux… mais pour le reste, j’ai des gros doutes. Enfin, chacun son domaine de compétence.
        Un autre contact plus sérieux ?

      9. Oui Jean-Baptiste, j’ai oublié les asymptomatiques. J’ai lu quelque part qu’un groupe de 80 personnes (sportifs ?) dont certains avaient été testés positifs en retour, il y avait de mémoire 18 asymptomatiques (soit 22,5%). Il y a effectivement un risque supplémentaire d’un quart d’avoir un asymptomatique dans un groupe de collègues où le virus circulerait.

        Ce que je n’ai pas dit non plus, c’est que la période où une personne malade est la plus contagieuse est les deux jours avant les symptômes. Avant, la charge virale est moins forte, après, il est en quarantaine et normalement, pour 80% des cas, sa charge virale est en diminution (en tout cas au niveau du nez). A tel point que les tests PCR peuvent à ce moment-là être négatifs. Pour les asymptomatiques, il est probable (mais c’est une hypothèse de ma part) que la courbe de la charge virale au niveau du nez a une forme de cloche avec un maximum vers 4 à 5 jours après le début de la contagion.

        Il faut aussi prendre en compte la manière dont le virus est expulsé : en parlant, en éternuant, en toussant, … Dans les deux derniers cas, il s’agit de symptômes possibles, et il faut donc que la personne soit immédiatement sortie du groupe et n’y revienne que si le test est négatif. Dans le premier cas, le volume expulsé est faible et normalement arrêté par le masque.

      10. Je suppose que vous savez comment on remédie à une fourchette aux échecs (on renverse le plateau). N’allez tout simplement pas au bureau ! Ne prenez pas le métro ne vous agglutinez pas sur les plages dans les bar et les restos. Mais ça on a pas droit de le dire, on est déjà trop dans la mouise des soussous…

  2. Avec un masque (au moins 90% de filtration), dont l’utilité en public et en milieu confiné pour une exposition relativement courte (1 ou 2 heures disons) est parfaitement justifiée et semble efficace, c’est l’idée qu’on peut tous continuer à vivre et bosser as usual pour faire tourner cette ridicule et stupide « machine économique » qui me pose foncièrement problème.

    Certains veulent le rendre obligatoire au bureau, dans les situations de non distanciation (1ml c’est de la foutaise, faut minimum le triple et en milieu confiné même de grande surface climatisé c’est s’en remettre à la loterie des flux d’air malgré la distance et le masque comme expliqué par JBA). C’est insupportable de laisser penser que dans le boulot le masque garantie une protection, les responsables le font tous, ces empaffés, pour que les bons gentils zumains ferment leur gueule et marnent comme des chiens afin d’éviter l’effondrement de leur pyramide. Jamais le système et sa finalité ne sont remis en cause, car la soupe est bonne pour beaucoup.

    Rien que pour cela, j’ai franchement du mal avec ses obligations qui nous ramène à l’état de clébards. Ce n’est plus une action citoyenne responsable des uns envers les autres, mais ça devient un impératif proche du marche ou crève ! Et je dois dire que cela m’est pénible…

    1. « ces » obligations, qui nous « ramènent » et la suite avec l’aide de Bescherelle pour le reste ! Vivement l’évolution du français façon CloClo.

      1. On passe de l’un à l’autre parce que cela n’est pas dissociable ! Ne pas comprendre cela c’est facile quand on n’a pas à le porter toute la journée… La seule raison qui le rend obligatoire n’est pas du tout l’aspect santé, mais juste qu’il faut faire tourner la machine. Tout ceci est assez hypocrite. Et l’efficacité demeure relative. C’est pas un scaphandre étanche.

        Avez-vous lu quelque part que par décret on limité les heures de travail dans la journée pour compenser les contraintes et gênes occasionnées aux travailleurs ? Avez-vous les gens, les responsables se mobiliser pour cela ? Moi pas.

        Et je le redis, c’est très facile d’adopter une position « pure » quand on reste chez soi.

    2. La ceinture de sécurité n’évite pas à 100% de mourir dans un accident de la route. On la supprime ?

      1. Comparaison n’est pas raison ! Tirée du Dictionnaire des citations à la noix contre des non arguments.

      2. Cloclo, vous évitez la question car vous ne voulez pas accepter la réponse. Stratégie d’évitement. Car la comparaison est tout à fait raisonnable… On a dans les deux cas un dispositif imparfait destiné à nous éviter d’être malade / blessé, voire dans des situations graves, de mourir. On l’adopte ou on ne l’adopte pas malgré son imperfection ?
        A noter qu’à l’époque où la ceinture devint obligatoire, les arguments de « ma liberté gnian gnian », ou « ça m’empêche de respirer » devaient très certainement fleurir sur les piliers de bars (le blog de PJ n’existait pas encore 😁)

      3. Mon cher francois M, puisque vous y tenez,

        Non, il n’y a aucun rapport entre la ceinture de sécurité et le port masque. On ne parle pas de la même chose. Si les différences de degré ne servent plus à quoi bon faire dans la nuance ? A force de tout mélanger, on ne peut plus penser. Ce que plusieurs font allègrement à coup de sermons et d’injonctions dénuées de toute réalité. Faut apprendre un peu à lire au lieu de réciter la doxa comme des mantras. D’ailleurs on attend encore que Philippe Soubeyrand nous précise ce qu’il entend par son « STOPPEZ TOUUUUUUT ». Toi tu ne vas recommencer avec cette histoire de masque ? Si ? Remarque chacun sa marotte.

        M’as tu lu au moins ? Ce qui m’étonnerait un peu.

        Ai-je écrit quelque part que le masque ne servait à rien ? Aucunement. J’ai même précisé son efficacité ! Et le porte dés que besoin. Mais je maintiens pour une durée minimale et des conditions particulières d’environnement.

        Or là on parle du boulot, tu sais ce lieu le plus souvent débile où la plus part ne produisent que des choses plus ou moins stupides et absurdes afin de remplir le frigo en subissant des contraintes ridicules indignes d’une société développée. Tu captes ou pas ? Et à tous ces gens on est entrain de leur dire, en plus de faire de la mer*** et de vous faire chi*** pendant des heures, va falloir le faire masqué sinon panpan fessée ! Tu souffles, tu suffoques, t’as chaud, ça te gratte, la ferme bosse et passe moi la pelle ! Et puis le soir, pas de Bar, pas de fêtes, pas de décompression, parce que c’est ainsi ! Et cela pendant des mois et mois ? Dis, pour voir un peu tu bosses dans quoi et dans quel cadre ? Les contraintes sont acceptées et acceptables dans certaines conditions, sinon.

        T’as bien compris que moi je dis que tout cela n’a rien à voir avec la ceinture (rapport au corps intime, qui n’oppresse pas, ne gratte pas, et qu’on ne porte pas toute la journée sauf métier spécifique) ni avec la santé ou la sécurité des autres. Tripoter un masque et le mettre dans sa poche ou au cou pour le remettre en place en tant que de besoin toute la journée, on nage dans l’absurde et le grand n’importe quoi. Il y a des règles strictes d’utilisation ! toi, tu porterais ta ceinture n’importe comment, autour de la gorge, en passant les deux bras dessous, les fesses dessus ? Sauf à dire que l’essentiel est de voir des gens masqués afin que tu sois tranquille quand toi tu le portes correctement et selon les normes car tu peux le faire (temps, argent…). Les autres, les travailleurs, tant pis pour eux, qu’ils s’adaptent ? C’est ça ? Donc je disais cela a avoir avec le sens, avec le sens de ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons. A te suivre, dans les comparaisons vaseuses à rallonge, pourquoi ne pas faire des dortoirs et des cantines au dessus des usines afin d’éviter la pollutions et son cortèges de morts, en supprimant les déplacements, les bouchons, les infrastructures lourdes, et miracle les bagnoles, tout le monde sous la main ! Si il n’y a pas du sens à cela, et là encore pas gagné, bien du courage pour le faire accepter !

        Je me demande si tu captes de quoi je suis entrain de te parler en fait. Non, une grande partie des gens ne sera plus d’accord pour turbiner comme des conna*** et ressemblant à Zéro, et je les comprends bien.

        Tous chez soi, et là je rejoins Philippe. Mais faut le préparer et changer de paradigme.

      4. Cloclo,

        Je te dirai ce que je fais comme travail et dans quelles conditions, mais j’aimerai auparavant que tu me dises ce que tu as comme arrière-pensée à ce sujet. Et, pour comparer, quelles sont tes conditions à toi ?

        Avant tout, je considère qu’il faut donner la priorité au télétravail bien évidemment. Je parle de l’utilisation du masque en entreprise lorsqu’il n’est pas possible d’avoir ce télétravail. L’open-space pour moi, c’est plus l’atelier de fabrication que le bureau d’étude ou la salle de presse, où là, il est souvent possible de télétravailler au moins en partie.

        Le masque a une durée de vie, ce qui n’est pas le cas pour la ceinture de sécurité. Alors bien sûr, il faut que l’utilisation du masque se fasse dans les règles : un masque tous les 3 à 4 heures, et plus souvent si la respiration a généré de l’humidité à l’intérieur. Il doit être fourni par l’entreprise au même titre que l’ordinateur ou le crayon. De même pour le gel hydroalcoolique.

        Le masque ne garantit pas l’absence de risque, il garantit une diminution importante du risque. Et bien sûr, ce n’est pas le porteur de masque qui est protégé, mais ceux qui sont en face de lui. Et comme il y a des asymptomatiques, et/ou des futurs symptomatiques, le principe de précaution s’applique.

        Sur le fond et l’absurdité d’un travail qui, pour certains, sont plus néfastes que bénéfiques à la planète, je suis OK. Sur le modèle de société fondé sur le mécanisme d’une création virtuelle qu’est l’argent, je suis OK aussi. J’ai d’ailleurs changé de métier, car dans mon précédent on me demandait de faire des choses qui m’étaient éthiquement pas acceptables.

      5. La ceinture de sécurité est standardisée, normalisée, tandis que les masques la majorité d’entre eux sont du « fait-maison ». Si chacun pouvait créer sa propre ceinture de sécurité (en caoutchouc) et la mettre à leur façon (autour du coup par exemple), il y a de fortes chances que la solution soit pire que le problème.

      6. Je n’ai aucune arrière pensée, je trouve juste que la moraline sur le port du masque venant de retraités qui ne sortent que pour faire les courses (car ils ont encore le compte en banque bien garni) tape un peu sur le système. Tous ces redresseurs de torts ont-ils simplement passés une journée au travail avec un masque sur le pif ? Tu sais, une bonne journée, hein pas pour faire les courses pendant une heure à la superette du coin, ou faire une balade sous à l’ombre des tilleuls, et pas dans un foutu bureau climatisé, assis le cul sur un fauteuil, devant un écran, même là ça soûle grave, mais sur un charriot à charger des colis, sur un chantier à porter des charges, dans un resto à servir des clients, assis à une caisse à passer des produits, toute la journée. Alors le masque faudrait pas trop nous prendre pour des cons, et faire les sauveurs de l’Humanité avec, car l’égalité serait en la matière de le rendre obligatoire partout en tout lieu en tout temps y compris en privé, y compris chez soi, y compris sous la douche, y compris en écrivant des articles. Comme ça par solidarité active ! A l’heure actuelle et dans les conditions actuelles, cela a un petit goût de merde cette obligation, surtout venant de personnes qui par leur condition restent tous pépéres à la baraque. Donc modérato, pédale douce sur la culpabilisation, et porter un masque ne vous transforme pas en super héros pour autant, un paquet vont juste suffoquer et sentir l’haleine fétide de leur propre respiration pendant qu’ils marnent pour que l’autre paquet puisse continuer à s’approvisionner et vivre tranquille émile. le bouchon faudrait pas trop le pousser non plus.

        Donc cette histoire de ceinture de sécurité faudrait un peu arrêter les conneries.

        1. Vous mélangez allègrement la question de savoir si le masque est agréable à porter et s’il est efficace. Dès qu’on vous coince un peu sur l’une, vous passez en douce à l’autre.

      7. Cloclo,

        1) Je ne suis pas retraité (il me manque encore une petite dizaine d’années…)
        2) Je travaille dans une salle d’un peu plus de 50 m2 dans laquelle il y a, toute la journée, entre 20 et 30 personnes.
        3) Je porte un masque pendant mon temps de travail.
        Je n’en dirai pas plus, puisque tu n’as rien donné te concernant.

        Côté moraline, tu as largement plus produit que moi je pense.

        Joss,
        Avoir autorisé la fabrication de masques en tissus par n’importe quel quidam est une connerie macronnienne (une de plus dans la longue liste qui lui appartient) qui montre juste le niveau abyssal d’impréparation de l’ètat qu’il est sensé gérer. Le pire, c’est qu’il en est fier… Mais contrairement à ce que tu dis, la majorité d’entre-eux ne sont pas des faits-maison, sans pour autant que les industrialisés soient garantis respectant la norme.

      8. Salut François M, je ne te demandais pas ton boulot mais les conditions d’exercice si tu bossais.

        « Je travaille dans une salle d’un peu plus de 50 m2 dans laquelle il y a, toute la journée, entre 20 et 30 personnes. »

        Dis donc c’est chaud ça ! Moins de 2 m2 par salarié ! Là le masque c’est H24 pendant le travail évidemment depuis le déconfinement, je compatis. Un peu de buée sur les lunettes, les démangeaisons, le nez qui gratte (attention ne pas toucher la face avant une fois en place), le gel avant de le touché, après l’avoir touché, la bonne haleine, 2 masques minimum par jour. Mais tout ça dans des pièces généralement climatisées, avec les moyens à disposition immédiatement pour l’hygiène. En usine, en atelier, sur chantier clos, déjà on change d’ambiance et les gestes réglementaires concernant le port et l’utilisation du masque sont justes irréalistes et très contraignantes physiquement…

        https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/08/16/de-nouvelles-regles-sanitaires-en-entreprise-proposees-d-ici-fin-aout-par-le-gouvernement_6049044_3234.html

        Tu vas voir les problèmes sociaux avec tout ça, et l’ambiance général dans certains secteurs, industrie, BTP. Tu sais, un directeur, pour se protéger, peut juste signer une note de service rendant obligatoire le port du masque, fournir les moyens adéquats et basta. Il sera obligatoire comme le port des EPI, et tout manquement répété pourra donné acte à des avertissements ou des sanctions disciplinaires pouvant aller pourquoi pas jusqu’au licenciement…

        Personnellement, le masque c’est juste momentané dans la journée de travail. Je peux m’isoler dans des locaux individuels la plus tard temps et inter agir à distance par les différents moyens technologiques disponibles actuellement.

      9. @CloClo
        Les EPI sont censés protéger le salarié contre les risques de son activité. Le masque basique est censé protéger nos collègues de travail si on est porteur asymptomatique, nuance.

      10. Non « on » ne la supprime pas ; « on » laisse à chacun le choix de la mettre ou non, et « on » laisse faire « la théorie de Darwin ».
        Sinon 100% d’accord avec CloClo…
        Néolibéralisme hypocrite, ces messieurs là ont pour nous à peu près les attentions d’un éleveur pour son cheptel !

  3. Bonjour à tous.
    Il y a une chose que je ne saisis pas.
    J’avais cru comprendre que les masques « de base » ne protégeait le porteur que très peu contre le corocorococo (il faut bien dédramatiser un peu), qu’ils étaient plutôt destinés à protéger les autres si on était infecté soi-même sans le savoir (en phase asymptomatique).
    Et que seuls les masques de qualité « médicale » apportaient une protection toute relative au porteur.
    Si ma compréhension de l’utilité des masques est correcte, alors il me semble que le débat dans les commentaires au-dessus n’a pas lieu d’être, car certains raisonnent comme si le masque « de base » protégeait son porteur, ce qui fausse toute la discussion, non ?

    1. En effet, FFP2 et FFP3 sont prévus pour protéger leur porteur, tandis que les autres masques (chirurgicaux et « fait-maison ») devraient protéger les autres individus du porteur.
      Les masques FFP2 et FFP3 sont calibrés pour filtrer des particules de 600nm de diamètre moyen. Les masques FFP2 laissent pénétrer 8% de ces particules et les FFP3 2%. Le virus a un diamètre moyen de 70nm (presque 10x plus petit).
      Les conditions très défavorables à la protection contre ces particules sont la mauvaise mise en place du masque au visage (masque non plaqué sur le pourtour) et le rythme respiratoire élevé.
      Attention certains masques comportent une petite valve expiratoire et donc ne protègent pas les autres individus du porteur ! Mais facilitent l’expiration du CO2 (et du virus si présent).

    2. Evidemment si le masque ne protège pas son porteur mais les autres et que le virus passerait préférentiellement que dans un sens , il faudrait que tout le monde en porte , il suffit qu’un seul rechigne et tout ce beau système s’écroule

    3. Vous avez raison mais pensez vous que la grande majorité pense qu’elle protège les autres en allant s’entasser à la plage avec leur masque??? C’est bien joli tous les beaux discours mais la réalité est toute autre : le vacancier moyen a 12 ans d’age mental et quand il rentre au boulot il descend peut être a 10 ans dans le metro à l’heure de pointe. Et puis surtout si vous êtes porteur asymptomatique vos mains qui, que vous le vouliez ou non trifouillent sous le masque imbibé de covid au moins une fois toutes les 10 minutes sont probablement de bien pire contaminatrices que vous exhalaisons… J’en peu plus des crétins masqués qui caressent ma chienne tous les 20 metres dans la rue sans rien me demander… vous croyez qu’ils portent le masque pour me protéger ceux là?
      Quand à la mémé anglaise même pas masquée que je viens de croiser en terrasse du resto et que je connais bien (on est des habitués tous les deux), elle avait un vieux cocker qui venait fricoter avec ma chienne assez souvent et bien elle est venu me mettre son portefeuille entre mon assiette et ma bouche pour me montrer la photo du pauvre défunt vieux pupy (et y avait que la photo du clebs… le pire c’est qu’au mieux je finirais comme elle mais c’est une autre histoire …), si elle avait bafouillé j’avais carrément le dentier dans l’assiette lol . A tel point que j’ai été obligé (est ce que je l’étais vraiment ?) de lui dire assez sèchement « oui oui c’est bon, c’est bon j’ai vu », elle a rien compris et elle est resté toute interloquée. J’ai rattrapé la sauce comme j’ai pu en parlant de feu pupy le magnifique, quand elle a un peu repris ses distances mais ça m’ a fait mal au coeur… Et quelque part si je m’en veux un peu c’est qu’ au fond, je sais bien que j’ai pas eu le temps de réfléchir assez pour l’avoir fait pour elle.. Je pourrais aussi détester la vieille c… sans masque mais c’est pas dans ma nature, enfin, quand je suis pas au volant.. 😉
      Et des comme ça je peux en raconter au moins 10 par jour… L’être humain ne peut pas échapper à sa sociabilité sauf a rester chez lui et même moi qui vit tout seul avec mon chien dans la montagne au bout d’un mois de confinement (j’allais au boulot mais j’y étais seul…) je me ruinais en conneries à la superette du village à hors de prix pour pouvoir discuter 5 min avec quelqu’un en chair et en os tout en me faisant croire que je maintenait le stock de provisions au cas ou lol… Si une solution aussi simple qu’un masque en tissus fonctionnait il y a longtemps que les humains auraient évité les pandémies… Et non! je ne dis pas de ne pas le porter!

  4. Ce que j’ai cru comprendre, c’est que le port du masque évite de postillonner et donc de propager le virus si l’on est porteur du virus. Mais, si son efficacité est avérée dans le sens « émission », il n’est pas toujours efficace dans le sens « réception ».
    On parle du « masque grand public » qui n’est pas « étanche » et peut laisser passer le virus dans les « mailles de son filet » si par malheur des postillons infectés du virus tombés sur le masque, ayant de fortes malchances d’être aspirés par inhalation respiratoire.
    Pour ce, porter le masque c’est protéger les autres.
    Ne pas le porter, c’est vouloir infecter les autres.

  5. Les conditions à remplir pour que la protection fournie par le masque fonctionne sont presque inapplicables sur le terrain par la majorité de la population. L’hôpital étant le lieu de son applicabilité idéal par des professionnels de la santé et pourtant des contaminations y ont lieu. Le masque est de mode chez nos amis asiatiques et pourtant ils connaissent aussi les épidémies annuelles de grippe (avec leurs belles vagues et pics) comme chez nous…et ne parlons pas des autres maladies respiratoires qu’ils connaissent aussi.
    Le masque n’est pas sans risque si les conditions d’utilisation ne sont pas remplies, ce qui est constaté dans la majorité des cas.
    Si on éternue ou tousse, il faut rester à la maison pour ne pas contaminer les autres. Si on est asymptômatique, il faudrait des études qui démontrent que la contagiosité soit inférieure à celle d’une personne symptômatique avec masque (bien porté). Par contre, il faut des masques qui protègent le porteur type FFP2 ou 3 pour les personnes à risque et les professionnels de la santé.

  6. j’ai lu une etude réalisée sur des hamsters placés dans des cages ( je ne sais pas comment peut e^tre qu’ils leur on fait des petits masques j’en sais rien ) enfin bref toujours est il que leur efficaité a été prouvée , bien que les trous soient plus gros que les virus , en fait les fibres chargées electrostatiquement aigiraient comme une sorte d’aimant à virus !

    1. Encore vous faut il un masque à trois couches avec un materiau synthétique au milieu type « polaire » ou peut être à la rigueur de la laine mais elle ne reste pas sèche bien longtemps et le polaire non plus d’ailleurs… sinon pour l’électrostatique avec le coton vous pouvez toujours frotter 🙂

  7. Bonjour
    C’est un peu bancal de balancer une vision aussi simpliste du fonctionnement du masque.

    Je suis médecin du travail, cela veut dire que je suis formée à analyser les risques et proposer des moyens de protection aux employeurs et employés. Je rédigé des rapports scientifiques sur les masques et le coronavirus depuis février 2020.

    Je vais résumer pour être audible.
    Mais si vous souhaitez des réponses techniques précises, je suis à disposition.

    – Aucun équipement ne confère une protection à 100%.
    – Dans le cas des masques normes FFP2(Europe)/N95(USA)/KN95(Chine) il y a max 8% de fuite.
    – ce n’est pas l’AFNOR qui classe ces masques, la norme est donnée par la National Institute for Occupational Safety and Health pour les USA et la EN 149 pour l’Europe.
    – Les cas de contaminations de soignants sont loin d’être seulement liés aux masques.
    – Le masque n’est pas juste un filtre à particules infectieuses car le coronavirus n’est pas aérien, il est inclus dans les sécrétions respiratoires. Le masque en tissu ou chirurgical absorbe ces sécrétions. La taille du virus importe peu. La filtration n’est pas seulement mécanique, elle est électrostatique.
    – ces sécrétions couvrent un large spectre: de la grosse goutte de salive aux micro-gouttelettes aérosolisées.
    – l’infectiosité dépend de plusieurs critères encore mal connus, mais la charge virale est un élément déterminant. Cette charge peut être identique chez les symptomatiques, les asympto et même les enfants. Par contre les sécrétions sont importantes et plus chargées de virus si on tousse, éternue, parle fort. Dans un open space où on parle dans son masque, la quantité de virus qui se retrouve dans l’environnement direct de l’infecté est négligeable. Surtout qu’à l’air libre les micro-gouttelettes sèchent très vite. La situation en hôpital est différente : les gens sont malades les milieux très clos et on effectue des gestes aérosolisants (intubation, lavement bronchique, frottis nasopharyngé…)
    – plusieurs études et modélisation ont démontré l’efficacité du masque, ffp2, chirurgical ou en tissu.

    Le savoir ne s’improvise pas.
    C’est dommage.

    1. Vous avez parfaitement raison sur toute la ligne.
      Je vais malgré tout me laisser aller à une petite poussée de plus ou moins mauvaise foi :
      Recommandez vous aux gens d’aller s’entasser au puy du fou ou ailleurs avec un pauvre masque en coton ? Parce qu’il faudrait peut être penser que c’est précisément ce qu’ils vont faire après que vous le sachant en blouse blanche leur ayez expliqué qu’ils sont bien protégés pour qu’ils portent le masque! Et oui, l’enfer est pavé de bonnes intentions… Le savoir prend du temps à acquérir et il est précieux mais il est parfois nécessaire d’utiliser un peu de son temps de cerveau disponible à se demander comment on va l’utiliser… Qui plus est comme le dit Tatiana dans la video sur un autre billet personne n’a de FFP2, la pénurie n’est pas réglée du tout. Regardez la réalité en face avant de laisser les gens croire qu’ils sont protégés en tenue de docteur du moyen âge! Vous voulez enrayer l’épidémie ou juste avoir une bande de moutons qui continue sa vie de tous les jours avec un torchon sur le nez? Ouvrez un peu les yeux ils ont le masque sur le nez et c’est les embrassades aux enterrements, des serrages de paluche en veux tu en voila, la queue partout, la cohue partout pour une barquette de frites ou un pot de nutella. Et pour ce qui est de la rentrée ya vraiment qu’un médecin du travail pour croire que dans la vraie vie on respecte tous les protocoles à la … noix …pour lesquels on nous fait brasser des tonnes de paperasses (en fait on passe le temps à faire la paperasse pour éviter l’amende au lieu de s’occuper de sécuriser vraiment les postes peut être dans 80% des cas, voire on démonte le truc impossible a utiliser que l’inspecteur à exigé) désolé de vous le dire un peu cruement mais j’ai eu ma dose d’inspecteur Absurdus qui me dit : Attention la corde du harnais doit être moins longue que la hauteur de chute! si si ! on déjà eu le cas !!! … c’est cela oui… ou comment être en règle en mettant vite fait un harnais au macabé… le port du masque me fait le même effet désolé j’y peut rien à ce niveau la je rejoint un peu Cloclo… On m’a même demandé de mettre un grillage à l’entrée d’un érrafloir SIC rien de plus logique pour mettre du raisin dans une machine qui est censée l’égrainer n’est il pas! devant ma fort juste protestation l’insecteur c’est graté la tête « ah oui c’est vrai » et il m’a fait mettre trois rempart suffisamment haut sur les trois cotés sauf du coté ou entre le raisin bien évidement, moralité mon ouvrier qu’est pas bien grand il se met sur la pointe de pieds pour passer le bras et pousser la grappe coincée et je l’engueule tous les jours et en prime avec les rebord il atteint pas le bouton d’arrêt d’urgence alors les leçons des sachant merci bien ! la machine est plus dangeureuse que sortie d’usine aux norme qui plus est… Pour le masque ce sera pareil on aura le masque sur le nez et on se fera passer la clé de 12 pleine de covid comme d’habitude en se croyant bien protégé… Vous ne devez pas ignorer que le gros vecteur c’est les mains mais bon je me trompe peut être… pourtant j’ai bien affiché les 12 pages de consignes que m’a envoyé l’agence de prévention à côté du robinet ou il faut se laver les mains à l’embauche… je crois bien que je suis le seul à les avoir lues, pour le plaisir évidemment, on dirait un roman d’Ionesco… gaffe ! avec le torchon sur le nez on vas pas voir pousser les cornes 🙂

  8. Merci de le partager, votre savoir.
    Ce qui est bien sûr ce blog, il y a toujours, question de patience, une personne sachant qui prend la peine de nous rendre moins con.
    Votre avis concernant les risques/avantages/efficacité du port d’un masque FFP2 en open-space, c’est mon milieu de travail, m’intéresse tout particulièrement.

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