Mort de George Floyd : les enregistrements de la police

Nous disposons depuis aujourd’hui des enregistrements de la police. On a parlé, vous le savez, pour la mort de George Floyd le 25 mai à Minneapolis d’exécution, j’ai moi-même utilisé le terme assassinat. Je m’adresse aux citoyens ordinaires, je m’adresse aux policiers, que penser à partir de ce que l’on peut voir ici ?

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28 réflexions sur « Mort de George Floyd : les enregistrements de la police »

  1. Tous les policiers participant à l’arrestation de Floyd on graduellement, à mesure qu’il opposait une résistance passive et non violente, décidé de le faire taire en le tuant.
    Quand ils ont compris qu’il était mort, en lui prenant le pouls, ils ont pris conscience de leur acte et ont continué d’agir comme s’il était inconscient mais vivant.
    Pour ces policiers, tuer un innocent en public, induit une réaction de protection comparable à celle d’un enfant surprit la main dans le pot de confiture.
    L’esprit de corps a éteint toute réaction pour sauver Floyd, s’il devait en exister.
    Ils ont décidé de le tuer par incapacité collective et individuelle de gérer son arrestation.
    Tous coupables de meurtre au premier degré.

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  2. Je ne comprends pas l’anglais. Je vois un homme, Georges Floyd, craignant la police au moment où elle frappe à sa vitre . Il parle poliment aux policiers. Les policiers ne semblent pas écouter ses explications et ont un ton beaucoup plus agressif que George Floyd. Ils le mettent dans un voiture de patrouille par la force. Et dont il ressort ou en est ressorti par les policiers. C’est un peu la confusion et l’interpretation m’est difficile.
    Il est immobilisé au sol par deux policiers )alors qu’ils n’a jamais cherché à s’echapper depuis le début).
    Il dit assez rapidement qu’il ne peut respirer. Mais le policier qui lui appuie sur le cou ne bouge pas . Plus tard on dirait qu’un policier lui prend le poul. Puis l’ambulance arrive. Le policier qui l’immobilise par l’ecrasement du cou n’a pas bougé pas jusqu’à l’arrivée de l’ambulance.
    On sent une volonté d’annihiler Georges Floyd. La réponse policière paraît disproportionnée voire démesurée. Le policier qui avait le genou sur le cou de Georges Floyd semble halluciné quand la victime’ est dans l’ambulance.
    Ce qui est frappant, c’est qu’à aucun moment la police ne cherche à réanimer GFloyd malgré le constat qui est fait de sa perte de connaissance. Ce n’est pas une bavure où la victime est tuée par erreur.
    Une exécution ? Un assassinat? Je ne sais pas.
    Le policier à un moment donné a choisi de ne pas ôter son genou malgré le « I can’t  breathe »
    Pour moi , Il décide à ce moment là d’anéantir la victime.

    1. Pourquoi il dit déjà  » i will Die  » quand il est debout ? Je croyais qu’il disais ça couché simplement.

  3. Je ne comprends pas vraiment la question.

    Je pense que personne ne devrait jamais mourrir dans ces conditions, surtout entre les mains des forces de l’ordres. C’est donc bien un assassinat.

    Tu m’étonnes que les gens soient stressés, et encore plus si t’es pas totalement net et black, lorsqu’ils sont interpellés par pareils danger public (je parle des policiers). Le gars sort son pétard immédiatement c’est assez flippant !

    C’est insupportable. Demain ça peut t’arriver juste parce que tu ne portes pas un masque et que tu n’obtempère pas, tu t’agites un peu, ça dérape légèrement et hop t’es mort par la pression d’un idiot qui s’en fout complètement que tu lui dises que tu ne peux plus respirer, c’est la procédure autorisé (pour la sécurité…) parce que chaque flic le sait chaque interpellé est un simulateur qui plus est.

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      1. Faut pas « s’agiter » justement ?

        Quand on est un foutu mouton prêt à manger tout ce que l’on te sert, c’est facile à dire, quand on est un Homme c’est plus complexe.

        Es-tu un foutu mouton Mac de la Krèmerie ?

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  4. J’ai du mal à suivre l’escalade (dialogues…), mais escalade il y a, et on ne voit pas ce qui la provoquerait du côté de George Floyd.
    Menotter un type à son volant ou sa portière de voiture ne suffit pas à le neutraliser ?

  5. D’un côté, je voudrais rappeler que j’ai parlé d’assassinat et même d’exécution à propos des féminicides, ce que Paul et d’autres ont combattu, pour ne pas dire plus. Il faudrait définir les mots, juridiquement et dans une langue commune, partagée.
    D’un autre côté, je voudrais dire aussi qu’un policier doit toujours se méfier de la personne arrêtée, qui n’est pas toujours l’ange qu’il prétend être, qui peut avoir des réactions surprenantes (et parfois légitimes). Il a donc appris des techniques de maîtrise des corps qu’il doit appliquer à titre professionnel (ne pas le faire lui sera reproché et pourrait avoir des conséquences graves). Mais certaines techniques paraissent meurtrières .
    Et d’une troisième part, il faut constater que les violences policières inacceptables se multiplient qui dépassent le strict « maintien de l’ordre » ou la protection personnelle du policier. Les méthodes de « maintien de l’ordre » sont celles de la provocation à la violence (prise dans une nasse, gazage à courte distance de personnes assises, tir aveugle et risqué de grenades de « désencerclement »…), les méthodes de contrôle individuel sont celles de la mise en danger sans preuve, et la violence politique paraît régner à différents niveaux des forces policières et militaires. (J’ai pas pu voir la vidéo)

  6. Avocat du diable.
    Donner la mort est une faute professionnelle inqualifiable de la part de policiers hors légitime défense. L’objectif est toujours de présenter un mis en cause devant un procureur ou un juge, Mais devant un récalcitrant connu des services et qui vient de commettre un petit délit, la meilleures solution aurait été de le maitriser avec calme ce qui est le cas Sauf au moment où le policier « Chauvin » (!) l’étouffe sans raison. Là il tombe dans la violence irrationnelle. Une bouffée de gaz, voir une petite secousse électrique aurait largement calmer ce monsieur. Il faut savoir qu’une interpellation provoque une montée d’adrénaline chez tous les participants et que faire la morale quand on a jamais risqué sa vie, est dérisoire. J’ai risqué la mienne 25 ans. Et vous ne savez jamais immédiatement si vous avez affaire à une petite frappe ou un tueur en série. Ancien capitaine de police qui ne répondra pas à la provocation bien sûr. Amitié admirative à Paul Jorion.

      1. Bonne remarque Mac, qui boucle bien avec la « faute professionnelle ». (la tienne est passée).

        Mais faut peut-être pas froisser les braves gens…

    1. « Et vous ne savez jamais immédiatement si vous avez affaire à une petite frappe ou un tueur en série. »

      Le problème n’est-il pas en parti là ? Traiter systématiquement chaque personne rencontrée comme une petite frappe ou comme un tueur en série — au cas où — plutôt que comme un citoyen ?
      Du point de vue de ce dernier justement , c’est ce qui semble être enseigné dans les écoles de police, par opposition à la formation des gendarmes qui eux paraissent largement plus humains et respectueux de leurs concitoyens lorsque l’on rentre en contact avec eux.
      Probablement les policiers ont-ils l’excuse — que vous mentionnez — de conditions d’exercice de leur métier très difficiles et dangereuses. Cela pose la question du cercle vicieux : si du fait de ces conditions d’exercices ils ne savent plus se se comporter que de telle sorte qu’à l’exception des citoyens les plus vertueux, les plus stoïques, les plus maîtres de leurs émotions, les plus humbles et les plus dociles, toute personne rentrant en leur contact encours un péril grave, n’est-il pas trop tard pour sauver le genre citoyen ? La seule présence de la police engendrant des violences « légitimes » là où autrement aurait régné la paix ? On se souviendra de cet exemple, qui serait fameux s’il n’était trop banal, d’une personne inquiète pour l’une de ses amies ; ayant demandé à la police du quartier de passer vérifier que tout allait bien (wellness check dit-on me semble-t-il). L’amie allait bien ; elle a fini avec plusieurs balles dans le corps (quelques liens du même acabit https://www.bbc.com/news/world-us-canada-50032290 https://theintercept.com/2020/08/22/police-shooting-wellness-check-sandy-guardiola/ https://www.cbc.ca/news/canada/nova-scotia/police-wellness-checks-deaths-indigenous-black-1.5622320 https://www.vice.com/en_us/article/ep4vzj/canadian-police-killed-chantel-moore-ejaz-choudry-during-wellness-and-mental-health-calls ) Visiblement dans la police beaucoup sont prêts à risquer… la vie de leurs semblables. De mon confortable bureau je ne saurais leur jeter la pierre. Mais il me semble qu’il y ait là quelque chose de fort troublant.

  7. Assassinat ou exécution ? Meurtre, plutôt, non ? Question de préméditation et de volonté de donner la mort ? (Le droit américain est peut-être différent du droit français. )
    Mon niveau d’anglais ne m’a pas permis de suivre le commentaire notamment l’évocation des articles de la procédure d’interpellation.
    Néanmoins, pendant les premières minutes j’ai eu le sentiment que des policiers blancs ne supportaient pas qu’un homme noir, G Floyd,  » ne la ferme pas  ». L’intensité des échanges est devenue croissante jusqu’à atteindre un point de non retour à partir duquel il devenait impossible de de revenir en arrière sans perdre la face. Racisme ordinaire en toile de fond.

  8. A aucun moment il n’apparaît que la personne appréhendée se rebelle violemment de manière très ‘physique’, ce qui aurait justifié dans ce cas des gestes précis de la part des policiers pour s’en rendre maître ; non, il apparaît de toute évidence que ces policiers se sont donnés un rôle de justiciers appelés à infliger une sanction immédiate à celui qu’ils ont considéré comme un dangereux délinquant !
    Observez bien les gestes lorsque Floyd est transféré sur la civière : on le propulse comme une vulgaire chose, loin des égards à appliquer à une victime de malaise ou de blessures.

  9. Selon la théorie de Dumping et Kruger, ces policiers peinent manifestement à reconnaître leur niveau d’incompétence , tant ils sont certains d’être rester compétents… malgré le décès de Floyd.
    En effet, nous voyons clairement qu’ils agissent sans prendre en compte, loin s’en faut, les possibles conséquences sur la vie de George Floyd de leur interpellation par étranglement et plaquage ventral. Or, en premier point, à cause du choix de cette technique d’interpellation, quelque chose d’autre a dû les pousser à surestimer leurs propres capacités et/ou empêcher de se rendre compte de ce manque de compétence. Est-ce que la raison réside dans le fait que Floyd était noir ? Sa couleur de peau a-t-elle été Le facteur qui a accentué chez ces policiers la proportion à sous-estimer encore plus les dangers, pour la personne interpellée, qui peuvent découler d’une telle technique ? Ainsi, ce serait le cumul d’un aveuglement racial et d’une surestimation de soi en uniforme qui justifierait le terme d’assassinat, en tant qu’acte meurtrier « préparé » à l’avance…

  10. Georges Floyd n’existe pas pour ses bourreaux, pas plus qu’un mouton dans les vidéos de L214.

  11. Une chose m’interpelle : pourquoi Mr Floyd manifeste une telle réaction de peur dès le départ ? Il aurait suffit qu’il obéisse pour que les choses se passent autrement. Ce qui ne veut pas dire que je cautionne le geste des policiers, il y a bien assassinat c’est clair. Mais ma question porte plutôt sur la nature de la peur de l’interpellé. Connaîtrait-il le policier responsable de sa mort ? Y aurait-il un passif entre les deux hommes qui fait craindre à Mr Floyd autre chose qu’une simple arrestation ? Cela pourrait éventuellement expliquer son refus de monter dans la voiture de police.
    C’est juste une théorie. Peut-être quelque chose m’échappe car je n’ai pas tout compris des échanges entre lui et les policiers.

    1. Très bonne observation. Je rappelle que peu de temps après ce meurtre la presse américaine a rapporté que Floyd et Chauvin avaient travaillé ensemble dans un établissement genre grand restaurant ou boîte. Ce n’est pas interdit pour un « officier » de police américain d’avoir un autre emploi. Mais de mémoire pas dans la même activité, si je me souviens bien Chauvin à la sécurité, Floyd en salle. Bien entendu de nombreux commentaires ont trouvé ça curieux. Mais depuis les émeutes ce détail est passé au second plan. À moins que ce n’ait été une fausse information ?

      1. En effet je découvre cet information et je suis surpris qu’elle ai été aussi peu relayée. (Voir le lien ici-bas.)
        On pourrait se demander comment une personne qui connaissait Floyd et devait le savoir non dangereux à pu agir ainsi.
        On pourrait même aller plus loin : Y a-t-il autre chose derrière ? Affaire louche qui aurait mal tourné entre les deux hommes ? Informations sur Chauvin que détiendrait Floyd?
        https://www.google.com/amp/s/www.ladepeche.fr/amp/2020/06/11/george-floyd-et-derek-chauvin-se-connaissaient-et-avaient-deja-eu-des-problemes-selon-un-ancien-collegue-des-deux-hommes,8927412.php

      2. Cependant il y aurait une objection :
        Au départ de l’interpellation, Chauvin n’est pas présent. Il arrive plus tard en renfort.

      3. Yann et Argenton,

        « Il aurait suffit qu’il obéisse pour que les choses se passent autrement.  »

        As-tu idée à quel point cette remarque est inepte et ignoble dans cette histoire ?

        Comme ici en France :

        C’est du même genre que : si elle n’avait pas eu une mini jupe…

        Y en a marre de cette tolérance envers les violences et les méthodes des Forces de l’Ordre sur les citoyens ordinaires. Ca va, monter le ton ou être un peu excité quand on est interpellé ne fait pas de vous quelqu’un de forcément dangereux pour la société, surtout que tout ce genre de broutille peut totalement être géré autrement, mais oui y a une mentalité de justicier et de cow-boy chez la flicaille qui pour la plus part ne mérite pas de porter l’uniforme par manque de formation ou parce que carrément d’extrême droite et raciste.

        Petit cadeau pour mieux comprendre : (et dans le respect des gestes barrières et du port du masque !). A vomir.

    2. Quand tu es afro-américain et interpellé par la police aux USA, je pense que la réaction de peur est la plus naturelle qui soit. Sachant qu’il est mis en joue quasiment immédiatement.
      Il est aussi mentionné qu’il avait consommé de la drogue (je n’ai pas capté le nom par contre), donc raison de plus pour être très nerveux.

    3. Cher Cloclo,
      Ne vous fâchez pas. Avez-vous lu mon commentaire en entier?
      Dans la suite je précise qu’il ne s’agit en aucun cas d’une excuse pour les policiers.
      Ce que je tente de mettre en lumière c’est l’attitude irrationnelle de Mr Floyd face à la situation. Il dit avoir peur de se faire tirer dessus mais en même temps agit en prenant le risque de le provoquer en refusant d’obtempérer à plusieurs reprises.
      Ma question étant : est-ce dû à la panique ou à une autre cause inconnue ? Et donc j’ai avancé une théorie. Voilà tout.
      Passez une bonne soirée qui je l’espère ne sera obscurcie par ma petite phrase qui vous a fait si vivement réagir.

  12. Pour parler net : avec Larousse sur le web.
    « Dans la langue juridique, chacun de ces mots a un sens précis.
    Crime = infraction très grave (meurtre, pillage, incendie, viol, etc.) qui, sauf exception, est de la compétence de la cour d’assises.
    Homicide = action de tuer, volontairement ou non, un être humain.
    Meurtre = homicide volontaire sans préméditation.
    Assassinat = homicide volontaire avec préméditation.  »

    Comme on le voit, exécution n’est pas dans la liste. Exécution a un sens général très large : réaliser, achever (Musique, Construction, Convention entre parties, etc.) Au sens juridique, on parle d’exécution provisoire, d’exécution forcée d’un jugement, d’un accord etc. Mais tant Larousse que Wikipedia évoquent « la mise à mort de quelqu’un », et L’Internaute précise que c’est le sens du mot anglais « execution ».
    La pratique policière ne devrait tolérer que des homicides (et ce serait déjà une faute « accidentelle »). Tant le meurtre que l’assassinat ne sont pas acceptables. Or la question se pose clairement dans le cas de George Floyd.

    Par ailleurs, Il faut donc entendre Féminicide = action de tuer, volontairement ou non, un être humain de genre féminin (dans le but d’en faire un comptage séparé). Pour certains, cela évoque le meurtre pour le motif unique qu’elles sont femmes (tuerie de l’école Polytechnique au Canada ; tuerie par des membres du groupe des « Incels », « célibataires involontaires », contre leur gré). Mais de plus en plus, meurtre de toute femme, et notamment meurtre dans le cadre de liens de couples (usage fait notamment dans le dossier du Monde du mois de juin sur le récit de plusieurs féminicides).
    On ne peut aucunement mettre en balance l’action de tuer une femme avec la mort (naturelle) de malades.
    Statistiques belges récentes : des meurtres conjugaux en 2019, 92% sont des femmes tuées par l’homme, 8% des hommes tuées par la femme. Plus généralement (morts violentes), les femmes sont très souvent tuées par des hommes, les hommes sont très souvent tués par des hommes.

  13. Il y avait une liste de quatre points (Crime, Homicide, Meurtre, Assassinat) et ensuite des paragraphes (Exécution, Féminicide, Statistiques) dans mon commentaire, mais ils sont confondus…

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